L’ambassade d’Israël offre un lot de 60 chaises roulantes

L’ambassade d’Israël au Sénégal a remis, jeudi, un lot de 60 chaises roulantes aux enfants vivant avec un handicap du centre Talibou Dabo et de trois autres services pédiatriques du pays, a constaté l’APS.

Ce lot a été remis en présence du maire de Grand Yoff, du directeur des établissements de santé du Sénégal, représentant le ministre de la Santé et de l’Action sociale et de l’ambassadeur d’Israël au Sénégal.

Le centre Talibou Dabo a reçu 48 chaises, alors que le centre hospitalier Albert Royer, l’hôpital des enfants de Diamnadio, le service de pédiatrie de l’hôpital Principal ainsi que l’hôpital régional de Saint-Louis, ont reçu chacun trois chaises.

’’Cette action entre dans le cadre de la célébration des 70 ans d’Israël. En effet, une partie de notre budget allouée à la fête nationale du 19 avril, a servi à donner aux enfants plus de mobilité, d’espoir et d’indépendance’’, a soutenu la chef de mission adjointe à l’ambassade d’Israël au Sénégal, Shir Gideon.

Pour elle, ces chaises de l’espoir libèrent doublement les enfants et leur offrent non seulement la mobilité, mais aussi leur facilitent l’intégration sociale et leur ouvrent les portes d’une meilleure éducation.

’’En donnant l’accès à l’éducation, nous créons une nouvelle génération consciente, compétente et confiante’’, a-t-elle fait valoir.

Pour sa part, le directeur du centre Talibou Dabo, Mademba Sow, a souligné que ce don venait à son heure, dans ce sens où il permet de résoudre le problème de la mobilité auquel les pensionnaires du centre ont toujours été confrontés.

Il a noté plusieurs problèmes dont souffrent le centre, notamment ceux liés à l’administration et aux finances, qui constituent, selon lui, des freins dans les actions quotidiennes.

’’Il fallait des fauteuils adaptés aux conditions des enfants pour leur permettre d’être plus automnes dans leur mouvement. Et ces chaises seront données à des enfants ayant moins de 40 kg’’, a-t-il ajouté.

Le port de Dakar veut être ‘’le plus compétitif’’ de la Cedeao à travers un nouveau plan stratégique

Le Port autonome de Dakar (PAD) lance ce jeudi son nouveau Plan stratégique 2019-2023 pour devenir ‘’le moteur de l’émergence, et le plus compétitif de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à l’horizon 2023’’.

La cérémonie se tient à l’hôtel King Fahd Palace depuis 9h, sous la présidence effective de Amadou Ba, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, et de Oumar Gueye, ministre de la Pêche et de l’Economie Maritime.

En présence des partenaires et des investisseurs, Aboubacar Sédikh Beye, Directeur général du Port autonome de Dakar, dévoilera les grandes lignes du plan stratégique 2019-2023.

Cette vision ‘’a pour ambition de faire du port de Dakar, un port moteur de l’émergence, et le plus compétitif de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à l’horizon 2023’’, explique le Port dans un communiqué.

‘’Le but de ce nouveau Plan stratégique est d’améliorer la compétitivité du port et d’attirer beaucoup plus de trafic afin de positionner Dakar comme un hub logistique régional’’, selon le document reçu à l’APS.

Il rappelle que depuis sa création en 1865 sous la forme d’un port de commerce, et ensuite son érection en société nationale, il y a 30 ans, le Port de Dakar a connu ‘’des mutations majeures’’.

Le nouveau Plan stratégique 2019-2023 constitue ‘’une nouvelle étape supplémentaire dans son statut de fleuron de l’économie sénégalaise’’, indique le communiqué, notant que le PAD ‘’joue un rôle essentiel dans l’économie nationale, en contribuant pour 30% dans le budget national et pour environ 90% dans les recettes douanières’’.

Avec ce Plan stratégique, le Port ‘’ambitionne plus que jamais d’être l’un des piliers du Plan Sénégal Émergent (PSE), programme de développement cher au Président de la République Macky Sall’’.

Plus de 14 milliards de la BOAD pour l’école et l’agriculture Sénégalaises

La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a approuvé, mercredi, deux financements de 9,4 milliards de francs CFA et de 5 milliards de francs CFA pour respectivement le projet de construction de 1850 salles de classe et le refinancement d’opérations au titre de la campagne intrants agricoles 2018-2019.

L’opération concernant le Projet de construction de 1 850 salles de classe, en remplacement d’abris provisoires et d’ouvrages annexes au Sénégal, porte sur une deuxième tranche de 500 salles de classe, explique la BOAD, dans un communiqué de presse.

Outre la construction dans les quatorze régions du Sénégal de ces 500 salles de classe équipées, en remplacement d’abris provisoires, elle va permettre la réalisation de 318 bureaux-magasins équipés dans les écoles primaires et de 16 bâtiments administratifs qui le seront également.

Ce financement va en même temps aider à mettre en place 500 mètres de clôtures dans les différents collèges concernés, 10 bâtiments administratifs équipés et 1 000 mètres de clôtures dans les différents lycées.

« Le projet permettra de contribuer à la satisfaction de la demande en salles de classe, de promouvoir l’égalité des chances sur le territoire national et d’améliorer la qualité de l’environnement scolaire », souligne le communiqué.

Le Conseil d’administration de la Banque qui s’est réuni à Lomé, a également donné son feu vert à une ligne à court terme en faveur de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (CNCAS) pour le refinancement d’opérations au titre de la campagne intrants agricoles 2018-2019.
« Il s’agit de l’octroi d’une ligne de refinancement à court terme destinée à renforcer les ressources financières de la CNCAS, pour lui permettre de soutenir adéquatement les besoins de trésorerie des fournisseurs d’intrants », explique le communiqué de la BOAD.

Il ajoute que « la ligne contribuera notamment à l’acquisition d’environ 40 500 tonnes d’intrants, dont 37 500 tonnes d’engrais NPK et urée, ainsi que 3 000 tonnes de semences de riz ».

Au total, lors de sa 109e session tenue au siège de la BOAD, les administrateurs ont « approuvé onze (11) nouvelles opérations. Il s’agit de sept prêts à moyen et long termes pour un montant total de 90,8 milliards FCFA, d’une ligne de refinancement pour un montant de 10 milliards FCFA, d’un prêt à court terme d’un montant de 5 milliards FCFA et de deux prises de participation pour un montant de 6 milliards FCFA ».

Ces opérations portent à 5201 milliards FCFA, le cumul des engagements (toutes opérations confondues) de la BOAD depuis le début de ses activités.

Aliou Cissé : ’’pas de calcul à faire contre la Colombie’’

L’équipe nationale de football du Sénégal, opposée à celle de la Colombie jeudi à Samara, en match comptant pour la 3e journée des phases de groupe du Mondial 2018, ne fera pas de calcul et va viser la victoire, assure le sélectionneur des Lions, Aliou Cissé.

« Il n y a pas de calcul à faire. Demain, on entre sur le terrain avec la consigne claire de jouer pour gagner », a répondu le sélectionneur sénégalais en conférence de presse, en réponse à la question de savoir s’il va jouer la Colombie pour obtenir un match nul.

Un nul suffit au Sénégal, premier ex-aequo de la poule H avec le Japon (4 points), pour se qualifier pour les huitièmes de finale du Mondial, alors que son adversaire du jour, la Colombie, doit gagner ou faire match nul en comptant éventuellement sur un résultat négatif du Japon pour passer au prochain tour.

L’entraîneur dit s’attendre à « un match disputé » face aux Colombiens qui selon lui « ont un jeu fait d’impact dans les duels’’, sans compter qu’ils disposent également d’une « belle équipe techniquement ».

« Nous savons que c’est un match difficile qui nous attend », mais « on va entrer sur le terrain avec l’intime conviction de nous qualifier », a assuré Cissé, ajoutant ne se focaliser « sur aucun joueur colombien en particulier’’, misant plutôt sur « l’engagement » de ses joueurs.

Le sélectionneur des Lions affirme bien connaître l’équipe de la Colombie qu’il a joué en 2014 en amical et pense que ses joueurs « sont dans le bon tempo ».

L’équipe nationale du Sénégal, arrivée à Samara ce mercredi aux environs de midi (heure locale), s’est entraînée sur le terrain annexe du stade devant abriter le match contre la Colombie, suite à une injonction de la Fifa demandant que la pelouse soit préservée.

Le partenariat douane-entreprise magnifié

Le directeur de la facilitation et du partenariat avec l’entreprise (FPE) a magnifié mercredi l’évolution des relations entre la douane et l’entreprise, saluant des ’’acquis’’ et des ’’avancées’’ régulièrement actualisés.

’’L’évolution des relations de partenariat Douane-Entreprise est faite d’acquis et d’avancées’’, a déclaré le colonel Pape Thialaw Fall lors de l’atelier portant sur le programme des Opérateurs économiques agréés (OEA).

Selon M. Fall, l’objet de cet atelier est le ‘’remplacement du Programme de partenaires privilégiés (PPP)’’, mis en place depuis 2011 par le programme OEA, pour être’’ conforme à l’Accord de facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), signé en 2013 et ratifié par le Sénégal en 2016.

‘’L’exercice qui nous réunit consiste à échanger sur les projets de textes et aussi recueillir les avis, observations et suggestions du secteur privé sur l’ensemble du document’’, a-t-il renseigné, assurant qu’en tout état de cause, l’administration des douanes ‘’compte travailler avec les entreprises au cours de l’élaboration du cadre juridique, de sa mise en œuvre ainsi que du suivi évaluation’’.

Concrètement, a-t-il expliqué, ce nouveau programme permettra à la douane ‘’d’octroyer un agrément, gage de sérieux et de conformité aux opérateur économiques comprenant notamment des fabricants, importateurs, exportateurs, agents en douane, transporteurs, agents de groupage, intermédiaires, exploitants de ports, d’aéroports, terminaux, opérateurs intégrés, entrepôts, distributeurs’’.

A l’en croire, un tel programme comporte des avantages certains autant pour la douane que pour les entreprises.

Pour la douane, il s’agit, a-t-il expliqué, de ‘’gérer plus facilement les risques, d’avoir une meilleure utilisation des ressources, d’optimiser la perception des recettes et contribuer à l’amélioration de l’environnement des affaires pour attirer davantage d’investissements directs étrangers au Sénégal’’.

Quant aux entreprises, elles auront ’’un traitement plus rapide des marchandises, gage de réduction du temps et des coûts de passage en douane, mais également une crédibilité et une réputation renforcées grâce à l’agrément’’, a-t-il poursuivi.

Pour sa part, le lieutenant-colonel Birahim Samba Souna Fall a précisé qu’une fois mis en œuvre, le programme OEA ’’se substituera définitivement au PPP, après six mois d’exécution’’.

Mais, ‘’les opérateurs économiques affiliés, disposeront après substitution, d’un délai de grâce supplémentaire de six mois, pour se conformer aux nouvelles dispositions’’a-t-il rassuré.

Plus de 140 kg de chanvre indien incinérés à Kaffrine

Cent quarante kilogrammes de chanvre indien ainsi que des produits impropres à la consommation saisis par les forces de défense et de sécurité dans la région de Kaffrine (centre) ont été incinérés, mercredi, au cours d’une cérémonie présidée par le gouverneur, Jean Baptiste Coly, a constaté l’APS.

‘’Les 140 kg de chanvre incinérés [corespondent] à une valeur de 7 millions et demi de francs CFA. Et les produits pharmaceutiques et les denrées impropres à la consommation [représentent] environ 4 millions de francs CFA’’, a détaillé M. Coly, en marge de cette séance d’incinération.

L’opération de saisie de ces produits, a expliqué Jean Baptiste Coly, a mobilisé à la fois la police, la gendarmerie, le service du commerce, la brigade d’hygiène, les douanes, entres autres services.

Cette cérémonie d’incinération entre dans le cadre de la semaine nationale de sensibilisation et de mobilisation contre la drogue. Elle a enregistré la présence du président du tribunal d’instance de Kaffrine, Samba Sèye, du chef de la brigade régional des stupéfiants, de sapeurs-pompiers, et des quatre préfets des départements de Kaffrine.

Selon Jean Baptiste Coly, les stupéfiants et les produits contrefaits proviennent de différents circuits. ‘’Nous avons deux secteurs difficiles à contrôler, à savoir la frontière et le corridor qui travers la région de Kaffrine, sans citer les autres sources d’approvisionnement’’, a-t-il dit.

Le gouverneur de Kaffrine a, par ailleurs, appelé ses administrés à collaborer, à aider les forces de défense et de sécurité dans la traque des produits impropres à la consommation et des trafiquants de drogues.

‘’Les trafiquants de drogues ne manquent pas à Kaffrine. Nous avons incinérés 140 kg de chanvre. Et, certainement, il y a des trafiquants qui nous passent au nez, à la barbe parce que ces stupéfiants bénéficient des circuits connus par les populations. Mais, malheureusement, ces dernières n’aident pas les forces de défense et de sécurité’’, a-t-il déploré.

‘’Nous demandons aux populations de mettre la main à la pâte, de collaborer et de nous donner les bonnes informations, pour que nous puissions lutter contre le trafic des stupéfiants et des denrées impropres à la consommation’’, a insisté M. Coly.

Lutte contre la drogue : Aly Ngouille Ndiaye prône une réponse holistique

La réponse au caractère complexe et multidimensionnel de la drogue devra être holistique et concerner, entre autres, la prévention et la réduction des risques, a indiqué mardi le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye.

’’En raison du caractère complexe et multidimensionnel de la drogue, la réponse doit être holistique et concerner aussi bien la prévention, la répression, la prise en charge médicale, la réduction des risques et la réinsertion socio-économique’’, a-t-il déclaré, lors de la cérémonie de lancement officiel de la semaine nationale de sensibilisation et de mobilisation contre les drogues à Dakar.

La semaine a été lancée à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de lutte contre la drogue, axée sur le thème ’’Ecoutez d’abord’’. Au niveau national, la journée est célébrée sur le thème : « Le Plan stratégique national de lutte contre la drogue, une réponse globale’’.

Selon le ministre de l’Intérieur, cette journée constitue une importante occasion de sensibiliser largement la population aux dangers auxquels s’exposent les consommateurs de la drogue. Elle permet aussi de mesurer les progrès réalisés par le Sénégal, dans la prévention et la lutte contre la drogue.

M. Ndiaye a estimé qu’en raison de ses conséquences négatives sur le plan tant économique, social que sanitaire, la drogue interpelle tous les citoyens et devra faire l’objet d’une prise en charge concertée et vigoureuse.

Cela permettra, selon lui, de préserver le pays de l’instabilité, du ralentissement économique, du désespoir des familles et de l’augmentation des dépenses de santé dans la prise en charge des consommateurs de drogue.

Le ministre de l’Intérieur a par ailleurs soutenu que l’élaboration du Plan stratégique national de lutte contre la drogue a reçu un écho favorable sur le plan international. D’après lui, cela démontre que le pays reste un modèle dans ce domaine et continue d’honorer son rang dans le concert des nations.

Il a toutefois reconnu que le problème de la drogue restait actuel et très préoccupant, en dépit de tous les efforts consentis par les pouvoirs publics et de l’importante contribution de la société civile.

’’Nous saisissons cette opportunité pour lancer encore une fois de plus, un appel solennel aux autorités pour un soutien conséquent aux organisations de la société civile engagées dans la lutte contre la drogue’’, a pour sa part souligné le représentant de la société civile, Cheikh Diop.

En intervenant dans la prévention et la prise en charge communautaire des consommateurs de drogue, ‘’sans moyen commis à la dimension de leur mission’’, la société civile est parfois confrontée à des difficultés, a-t-il déclaré.

Pour lui, cela explique le caractère ponctuel et éphémère de ses interventions et des limites dans cette lutte.

Commerce illicite : Brima Mangara pour des ‘’solutions technologiques opérationnelles, efficaces et adaptées’’

Le ministre chargé du Budget, Birima Mangara, a réitéré, mardi à Dakar, la volonté de l’Etat sénégalais de discuter avec tous les acteurs, pour mettre en place des ‘’solutions technologiques opérationnelles, efficaces et adaptées’’, en vue de lutter contre le commerce illicite dans la zone CEDEAO.

‘’Je voudrai réitérer la volonté de l’Etat d’ouvrir la concertation la plus large avec tous les acteurs pour la mise en place de solutions technologiques opérationnelles, efficaces et adaptées’’, a-t-il notamment déclaré à l’ouverture des travaux d’une rencontre de haut niveau sur le thème : ‘’Commerce illicite dans la zone CEDEAO : enjeux et perspectives’’.

Environ 75 participants venus du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Mali et du Nigeria prennent part à cette rencontre de deux jours organisée par la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (CNES).

Le ministre a indiqué que les initiateurs de cette rencontre ‘’viennent encore une fois rappeler la nécessité de bâtir entre le secteur privé et l’Etat des coalitions fortes lorsque les fondements de notre économie, voire de nos Etats sont menacés’’.

‘’L’Etat du Sénégal s’engage irrévocablement à cultiver avec tous les acteurs économiques cet esprit de concertation et de dialogue dans la recherche de toutes les solutions permettant aux opérateurs économiques d’exercer leurs activités dans un cadre sécurisé garanti par la puissance publique qui en a la charge régalienne’’, a-t-il assuré.

‘’Des économies animées entre 40 et 80% par le secteur informel et souffrant globalement d’une faible intégration financière, constituent naturellement un terreau favorable aux activités illégales avec des transactions qui se font souvent en liquide, échappant au système de contrôle avec un grand risque de financer des activités terroristes’’, a expliqué M.Mangara.

A ce propos, il a indiqué que ‘’les Etats ont, sous l’égide de la CEDEAO, initié une réflexion pour adopter une directive sur un système de suivi et de traçabilité concernant des produits particulièrement ciblés par le commerce illicite comme le tabac’’.

Outre ses effets de déstabilisation des économies, le commerce illicite a été identifié comme une source majeure de financement du terrorisme, at-il encore expliqué, soulignant que le phénomène intéresse d’autres produits comme les médicaments, ’’les boissons alcoolisées, dont il est enregistré une montée en puissance inquiétante de la consommation chez les jeunes’’.

Citant des conclusions du Rapport de ‘’Global initiative’’ rédigé avec le soutien de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement (BAD), il a fait savoir que ‘’le manque à gagner pour l’Afrique dû au commerce illicite, dépasserait 50 milliards de dollars, soit plus de la moitié de l’aide au développement octroyée aux 15 pays de la région’’.

Pour sa part, le vice-président de la CNES, Aboubacar Sadik Sy, a souligné que le secteur privé souhaite avoir avec les Etats ‘’une vision partagée qui met en avant la concertation et le dialogue dans des dossiers comme celui du commerce illicite qui représente une grande menace de désagrégation de nos économies’’.

Les emplois dans l’aquaculture au menu d’un atelier

Les opportunités d’emploi pour les jeunes dans le secteur de l’agroalimentaire par le biais de systèmes aquacoles sont au coeur d’un atelier de formation qui réunit à Dakar des pays de l’Afrique de l’Ouest.

L’atelier de formation sur la conduite de l’aquaculture comme activité commerciale se tient depuis lundi.

Il est organisé par la FAO et l’Agence nationale de l’aquaculture (ANAT) dans le cadre du le projet GCP/RAF/254/MUL, dénommé ‘’Création d’opportunités d’emploi pour les jeunes dans le secteur de l’agroalimentaire par le biais de systèmes aquacoles et de chaînes de valeur du manioc durable, en Afrique de l’Ouest’’.

Autour de 35 participants de Afrique de l’Ouest venant du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de la Guinée-Bissau, du Nigeria et du Sénégal, pays bénéficiaires du projet GCP/RAF/254/MUL, prennent part à cet atelier de formation qui prend fin le 29 juin.

L’atelier vise à ‘’renforcer la capacité des agents et des aquaculteurs à développer le sens des affaires en aquaculture, afin de faciliter la transformation de l’aquaculture en Afrique en un secteur économiquement dynamique et durable’’.

L’objectif est d’aider aussi les participants à ‘’évaluer le niveau de rentabilité et le patrimoine financier des exploitations aquacoles afin d’aider à prendre des décisions d’investissement’’.

Le directeur général de l’Agence nationale de l’aquaculture, Dr Magatte Ba, a mis en exergue l’importance de l’aquaculture, capable selon lui de ‘’renforcer la sécurité alimentaire et créer des emplois’’.

Au Sénégal, ‘’le développement de l’aquaculture doit permettre de produire environ 10% du volume de pêche de capture et fournir 20 000 emplois à l’horizon 2023’’, a-t-il dit dans un document reçu à l’APS.

‘’Cet engagement a été conforté par la Lettre de Politique sectorielle de développement de la pêche et de l’aquaculture qui ambitionne de contribuer à l’atteinte de cet objectif du PSE avec une production visée de 40 000 tonnes, à l’horizon 2023’’, a-t-il souligné.

Le représentant de la FAO au Sénégal, Reda Lebtahi, a justifié l’importance de cet atelier par la hausse mondiale de l’aquaculture, qui ‘’contribue actuellement pour plus de 50 % à l’offre en poissons‘’, expliquant ainsi ‘’sa contribution à la sécurité alimentaire et au bien-être humain ‘’.

Les élus locaux : des acteurs clés pour la réalisation de la Cmu (ministre)

Les élus locaux représentent les acteurs clés sur lesquels le chef de l’Etat sénégalais compte pour parvenir à la couverture sanitaire universelle (CMU), avec la nécessité de l’implémentation d’une bonne gouvernance sanitaire, a déclaré mardi le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr.

‘’C’est une question de justice sociale et d’efficacité dans la politique de santé et d’action sociale’’, a-t-il dit lors de la cérémonie de lancement des comités de développement sanitaires, mardi à Dakar.

La réussite de la CMU se fera par la conjugaison des efforts de l’ensemble des  acteurs du système, ‘’une condition sine qua none pour réaliser l’ambition d’une meilleure accessibilité à des services de santé et d’action sociale de qualité et à moindre coût, a-t-il précisé.

Il a souligné que la mise en place de ces CDS, institués par décret en janvier 2018, constituera sas doute ‘’un pas important dans cette amélioration continue de la gouvernance locale’’.

La rencontre contribuera au renforcement du dialogue consensuel et prospectif avec tous les acteurs clés de notre système de santé, a salué Abdoulaye Diouf Sarr. Il s’est félicité des contributions constructives tout au long de ce processus qui a pris le temps utile pour bâtir un large consensus, gage d’une appropriation par tous les acteurs.

Pour le président de l’Union des associations des élus locaux (UAEL), Adama Diouf, la mise en place des CDS, qui remplacent les comités de gestion, est un ‘’ acte important entrant dans le cadre de la gouvernance sanitaire’’. ‘’C’est un secteur qui nous intéresse, du fait de sa place centrale dans les politiques publiques locales’’, a-t-il ajouté.

Il s’agit ainsi d’un processus de révision du système pour adapter les comités de santé au contexte de l’heure. Cela a été ‘’une préoccupation des collectivités locales’’, a rappelé Adama Diouf qui ajoute que ‘’plusieurs tentatives ont été faites, mais on n’est pas arrivé à stabiliser les propositions en incubation depuis dix ans’’.

Le développement du secteur ne peut résulter que des actions concertées entre le niveau central, les élus locaux et les populations bénéficiaires avec une gestion concertée, la couverture sanitaire universelle et la gestion transparente des deniers publics, a affirmé Adama Diouf.

La place des collectivités territoriales est centrale en termes de responsabilisation et de leadership véritable, a ajouté le président du Conseil départemental. Les élus locaux ont dit également leur disponibilité ‘’à l’heure de l’évaluation et des ajustements inhérents à toute réforme majeure’’.