Les États-Unis soutiennent des élections libres et équitables au Sénégal

Tensions à la Place de la Nation : La Police nationale intervient massivement

La Police nationale a déployé un important dispositif à la Place de la Nation (ex-Obélisque), où l’opposition et la société civile avaient appelé les Sénégalais à se rassembler après la prière du vendredi. Dès 14 heures, les forces de l’ordre ont dispersé tous les rassemblements. Même les fidèles sortant de la prière du Jummah à la Grande Mosquée Massalikoul Djinane ont été visés par des projectiles de la part de la police.

La place emblématique a été fermée par un cordon sécuritaire impressionnant. Des affrontements violents, semblables à une guérilla urbaine, ont éclaté dans les rues avoisinantes, notamment à Colobane et au quartier des HLM 6 angle Mousse, où un taxi a été incendié près du marché de Colobane.

Il est à rappeler que depuis dimanche dernier, date initiale du début de l’élection présidentielle prévue le 25 février, le Sénégal est en proie à des manifestations suite à la décision du président Macky Sall de reporter indéfiniment le scrutin. Candidats, acteurs politiques, société civile, religieux, ainsi que la communauté internationale (CEDEAO, UE, Washington), tous condamnent cette décision et exhortent le chef de l’État – dont le mandat expire le 2 avril prochain – à respecter le calendrier initial.

Malgré l’appel au dialogue lancé par le président Sall, la grande majorité des acteurs ont catégoriquement refusé cette offre de discussion.

La FIFA clarifie : Pas de carton bleu dans les principales compétitions

L’annonce de la mise en place d’un carton bleu, prévoyant des exclusions temporaires en cas de faute d’antijeu ou de protestation contre un arbitre, a suscité de vives réactions. Les médias, notamment The Telegraph, ainsi que de nombreux fans sur les réseaux sociaux, ont exprimé leur mécontentement face à cette nouvelle mesure.

Face à cette controverse, la FIFA a été contrainte de clarifier la situation. Selon le site beIN Sport, ce test ne sera pas appliqué dans les principales compétitions. La FIFA a affirmé que les informations circulant sur ce qu’on appelle le carton bleu au niveau élite du football sont erronées et prématurées. Elle a ajouté que de tels essais, s’ils sont menés, devraient se limiter à des niveaux de jeu inférieurs.

Initialement prévue pour être annoncée ce vendredi par l’IFAB, l’adoption de cette nouvelle règle ne sera pas effective. Cette évolution fera l’objet de discussions lors de l’assemblée générale de l’IFAB le 2 mars.

Mgr Benjamin Ndiaye exprime son inquiétude sur la situation politique au Sénégal

Mobilisation contre le report de l’élection présidentielle au Sénégal

La Ministre de la Justice clarifie les enjeux autour du report des élections au Sénégal

Dans un entretien exclusif avec le journal français « Le Figaro », la ministre de la Justice et garde des sceaux, Me Aïssata Tall Sall, revient sur les tensions entre le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire au Sénégal. Alors que l’Assemblée nationale a voté en faveur du report des élections suite à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire, la ministre rejette toute implication de l’exécutif dans cette décision.

Selon Me Aïssata Tall Sall, le report des élections est le résultat d’une initiative de l’opposition, préoccupée par le traitement réservé à son candidat, Karim Wade, par le Conseil constitutionnel. Elle insiste sur le respect de la séparation des pouvoirs et décline toute responsabilité de l’exécutif dans cette affaire.

La ministre rappelle également que le président Macky Sall, en tant que garant de l’ordre constitutionnel, ne pouvait pas intervenir dans le différend entre l’Assemblée nationale et le Conseil constitutionnel. Elle souligne que la durée du mandat présidentiel demeure inchangée, conformément à l’article 27 de la Constitution sénégalaise.

Malgré les critiques émanant de l’opposition et de la société civile, qualifiant la situation de « coup d’État constitutionnel », Me Aïssata Tall Sall défend la légalité des actions entreprises par le gouvernement. Elle affirme que le Sénégal reste une démocratie solide où la primauté de la loi est respectée.

La ministre assure également que le dialogue est engagé avec la communauté internationale pour expliquer la situation et garantir le déroulement pacifique et inclusif des élections à venir. Elle réaffirme l’engagement du gouvernement à maintenir l’ordre public dans le calme et la stabilité, conformément aux principes démocratiques du pays.

Déclaration d’inconstitutionnalité : Loi n°04/2024 contestée par des parlementaires

Après la contestation de la loi n°04/2024 par le groupe parlementaire Yewwi Askan Wi, une nouvelle requête a été déposée devant le Conseil constitutionnel le jeudi 8 février.

Les députés Thierno Alassane Sall de la République des Valeurs, Papa Djibril Fall du mouvement les Serviteurs, Ndèye Fatou Guisse du mouvement politique Fékke Ma Ci Boole, ainsi que 14 parlementaires de Taxawu Senegal ont soumis un recours en inconstitutionnalité contre la loi n°2024-04 du 5 février 2024. Le document a été publié sur Facebook par Babacar Abba Mbaye.

Concernant la recevabilité du recours, les députés ont agi conformément à l’article 74 de la Constitution, qui stipule que le Conseil constitutionnel peut être saisi d’un recours par au moins un dixième des membres de l’Assemblée nationale dans les six jours suivant l’adoption définitive d’une loi. La requête, signée par 18 députés, a été déposée dans le délai imparti et est accompagnée de deux copies de la loi en question.

La compétence du Conseil constitutionnel est incontestée dans ce domaine, étant la juridiction chargée de veiller au respect de la Constitution. La décision précédente du Conseil constitutionnel a clairement établi que la durée du mandat présidentiel ne peut être ni abrégée ni prorogée, quelle que soit la raison. Ainsi, toute loi dérogeant à cette règle est contraire à la Constitution.

Par conséquent, le Conseil constitutionnel a jugé la requête recevable et a déclaré la loi n°2024-04 du 5 février 2024 contraire à la Constitution, celle-ci ayant été adoptée en séance plénière de l’Assemblée nationale le 5 février 2024.

Renforcer la transparence financière des organisations internationales en Afrique de l’Ouest

Les joueurs et l’entraîneur de la RDC manifestent contre la violence armée avant la demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations

Les membres de l’équipe nationale de football de la République démocratique du Congo (RDC), accompagnés de leur entraîneur Sébastien Desabre, ont exprimé leur solidarité avant la demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations en mettant en lumière la violence armée qui sévit dans l’est du pays.

Lors de l’hymne national de la RDC, les joueurs et Desabre ont symboliquement placé leur main droite sur leur bouche et deux doigts sur leur tempe. En plus de cela, les joueurs ont arboré un brassard noir lors de leur affrontement en demi-finale contre la Côte d’Ivoire.

S’exprimant après la défaite de son équipe (1-0), Desabre a souligné : « C’était un message de solidarité envers les victimes, afin de sensibiliser sur la réalité des événements qui se déroulent à l’Est du pays. Il est crucial de mettre en lumière ces problématiques. Les joueurs sont également affectés par cette situation. »

Il a ajouté : « Une équipe nationale de football joue un rôle crucial dans la représentation d’une nation. Ce soir, il était de notre devoir de mettre en avant ce qui se passe dans les coulisses. »

Le capitaine Chancel Mbemba et l’attaquant Cédric Bakambu avaient déjà tenté d’attirer l’attention sur cette question via les réseaux sociaux dès lundi, et elle avait été évoquée lors de la conférence de presse précédant le match, mardi.

L’est de la RDC est le théâtre d’une armée de violence persistante depuis des décennies, avec plus de 120 groupes en conflit pour le pouvoir, le contrôle des terres et des ressources minérales précieuses, tandis que d’autres tentent de défendre leurs communautés. . Les groupes armés opérant dans cette région riche en minéraux ont été accusés de multiples massacres.

Le conflit s’est intensifié à la fin de 2021 avec la résurgence d’un groupe rebelle appelé M23, qui a lancé des attaques pour s’emparer de territoires. Les Nations Unies et les organisations de défense des droits de l’homme ont affirmé que ce groupe bénéficiait du soutien du Rwanda voisin, bien que ce pays réfute ces allégations.

La Côte d’Ivoire en final de la Can à domicile

La Côte d’Ivoire a validé son billet pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations hier mercredi 7 févri

La Côte d’Ivoire a validé son billet pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations ce mercredi 7 février, en remportant une victoire méritée (1-0) contre la République démocratique du Congo au stade Alassane Ouattara d’Abidjan. Les Éléphants se mesureront au Nigeria pour le titre, dimanche à 20h00 GMT, au stade Alassane-Ouattara d’Ebimpé, au nord d’Abidjan.

Les Léopards de la RDC affronteront l’Afrique du Sud samedi à 20 heures GMT lors du match pour la troisième place de cette CAN.

La Côte d’Ivoire, qualifiée pour la finale à domicile, a renversé la vapeur dans cette Coupe d’Afrique des Nations en éliminant la République démocratique du Congo (1-0), ce mercredi 7 février à Abidjan. Ils affronteront le Nigeria pour la victoire finale dimanche à 21 heures.

Sébastien Haller a été le héros de la soirée. Emerse Faé et son équipe ont vaincu la malédiction du stade Alassane Ouattara d’Abidjan, où ils avaient subi une défaite lourde en phase de poules contre la Guinée équatoriale (0-4). Haller, avec une reprise de volée spectaculaire, a marqué le seul but de la rencontre à la 65e minute, après plusieurs occasions franches, dont un tir sur le poteau de Franck Kessié à la 42e minute.