Rose Wardini, candidate à la présidentielle, déférée devant le parquet pour dissimulation de double nationalité

Le procureur de la République a demandé l’ouverture d’une enquête judiciaire à l’encontre de Rose Wardini. Son dossier entre les mains du juge d’instruction, elle pourrait être inculpée pour plusieurs chefs d’accusation, dont celui de dissimulation de sa double nationalité lors de sa candidature à la présidentielle.

Le leader du mouvement « Sénégal Nouveau » se retrouve ainsi confronté à la justice. Les charges qui pèsent contre elle comprennent l’escroquerie au jugement, le faux en écriture publique, entre autres. Sa comparution devant le tribunal est imminente, où il sera décidé de son inculpation ou non.

Rose Wardini a été conduite devant le parquet de Dakar après son arrestation par la Division des investigations criminelles (Dic) le 2 février 2024. Son sort repose désormais entre les mains du procureur de la République.

La Coalition Gakou 2024 dénonce un coup d’État constitutionnel et réclame le respect du calendrier électoral

Dans un communiqué publié aujourd’hui, la Coalition Gakou 2024 exprime son indignation face au vote de la proposition de loi par l’Assemblée nationale et à la publication du décret 2024-04 du 03 février 2024, abrogeant le décret 2023-2283 du 29 novembre 2023 et fixant la date de l’élection au 15 décembre 2024.

Malick Gakou, leader de la coalition, dénonce fermement cet acte, le qualifiant de forfaiture et de coup d’État constitutionnel. Il appelle toutes les forces vives de la nation à se mobiliser pour exiger le respect du calendrier électoral initial et la tenue de l’élection le 25 février 2024.

La Coalition Gakou 2024 a pris des mesures concrètes en déposant une requête ce lundi 05 février auprès du greffe du Conseil constitutionnel, enregistrée sous le numéro J/C/24 du 05 février 2024. Cette requête vise à demander la poursuite du processus électoral et à contester la légalité de la proposition de loi et du décret en question.

La coalition en appelle au Conseil Constitutionnel pour qu’il use de ses prérogatives régaliennes et traite avec diligence les requêtes des candidats à la présidentielle. Elle demande également au Conseil de déclarer la proposition de loi et le décret comme étant anticonstitutionnels, afin de rétablir l’intégrité du processus électoral.

L’opposition dénonce les agissements de Macky Sall et exige la liberté d’expression

Dans une déclaration poignante, Mamadou Diallo, délégué régional de Thiès, a pointé du doigt le président Macky Sall, l’accusant de priver l’opposition de tout moyen d’expression légitime. Cette réaction fait suite à l’interpellation de leur leader, Madame Anta Babacar Ngom, présidente d’ARC, le dimanche 4 février 2024, alors qu’elle exerçait ses droits constitutionnels.

Les partisans d’Anta Babacar Ngom insistent sur le respect du calendrier électoral et condamnent fermement la décision unilatérale d’annulation du processus électoral.

« Nous mettons en lumière les actes de violence infligés à notre leader, Madame Anta Babacar Ngom, présidente de l’ARC, devant l’opinion nationale et internationale. Nous demandons instamment la tenue rapide de l’élection présidentielle pour sortir de cette crise délibérément entretenue par Macky Sall et ses partisans. Nous userons de tous nos droits pour garantir l’expression démocratique », a souligné Diallo.

Cette déclaration met en lumière les préoccupations croissantes concernant la liberté d’expression et le respect des droits démocratiques fondamentaux dans le pays.

Mobilisation générale pour défendre la liberté de presse au Sénégal

La Coordination des associations de presse (CAP) lance un appel urgent à tous les responsables des médias pour une réunion élargie visant à élaborer un plan d’action efficace et inclusif. Face à une menace sérieuse contre la liberté de la presse, toutes les sensibilités journalistiques sont conviées à se mobiliser sans réserve.

La décision de retirer des licences de presse constitue une attaque directe et discriminatoire contre l’ensemble de la presse sénégalaise. C’est un affront qui ne peut être toléré et qui nécessite une réponse collective de la part de tous les acteurs médiatiques.

La CAP invite ainsi tous les directeurs de publication, coordonnateurs, directeurs de rédaction et rédacteurs en chef à se rassembler le mardi 6 février à 15h à la Maison de la presse. L’objectif est de mettre en place rapidement un plan d’action pour contrer les agissements de ce ministre qui, au lieu de soutenir le secteur, semble vouloir le détruire à chaque opportunité.

Abrogation du décret de convocation électorale pour l’élection présidentielle du 25 février 2024

Le projet de décret annonçant l’abrogation du décret N°2023-2283 qui avait convoqué le collège électoral pour l’élection présidentielle du 25 février 2024 a été rendu public lundi soir.
Selon l’article premier daté du 03 février, contresigné par le Premier ministre Amadou Ba, « le décret 2023-2283 du 29 novembre 2023 convoquant le corps électoral pour l’élection présidentielle du 25 février 2024 est annulé ».
L’article deux précise que « le ministre de l’Intérieur, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, le Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur ainsi que le Ministre des Finances et du Budget sont chargés, chacun dans leur domaine de compétence, de mettre en œuvre le présent décret qui sera publié au journal officiel ».
Le rapport accompagnant le texte indique que « par décret en date du 29 novembre 2023, les électeurs sénégalais, qu’ils résident sur le territoire national ou à l’étranger, avaient été convoqués pour l’élection présidentielle du dimanche 25 février 2024 ».
« Cependant, ajoute le rapport, après avoir pris connaissance de la proposition de loi constitutionnelle visant à déroger à l’article 31 de la Constitution, dont vous avez été saisis pour avis, il est proposé d’annuler le décret 2023-2283 du 29 novembre 2023 convoquant le corps électoral pour l’élection présidentielle du 25 février 2024 ».

Retrait progressif de la Monusco au Sud-Kivu d’ici fin avril 2024

D’ici la fin d’avril 2024, environ 2 000 casques bleus quitteront le Sud-Kivu, conformément au plan de désengagement de la Monusco, visant à céder les positions occupées aux forces de défense et de sécurité congolaises. Lors d’une rencontre avec le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Pierre Lacroix a exprimé le souhait de préserver tous les acquis de la Monusco au bénéfice de la population congolaise après son retrait.

Jean-Pierre Lacroix, le secrétaire général adjoint aux opérations de paix des Nations Unies, reconnaît toutefois la persistance de problèmes sécuritaires. Il souligne que la mission de maintien de la paix n’est pas conçue pour rester éternellement dans un pays, d’où le plan de désengagement. Il précise que le retrait progressif des éléments de la Monusco se fera en parallèle avec l’arrivée des forces armées et de sécurité congolaises.

Face à l’afflux continu de milliers de déplacés du Nord-Kivu vers le Sud-Kivu, le gouverneur de la province, Théo Ngwabidje, se veut rassurant. Des mesures sont prises pour rétablir la paix après le départ de la Monusco. Il souligne que la menace persiste, mais il est confiant que les FARDC compléteront le vide laissé par la mission onusienne, avec l’engagement du gouvernement congolais à protéger sa population. Théo Ngwabidje souhaite que le processus se déroule de manière calme.

Jean-Pierre Lacroix a également pris en compte les attentes des acteurs de la société civile concernant le retrait de la mission onusienne. Ce dimanche, il prévoit de visiter une base de la Monusco à Mikenge, dans le territoire de Mwenga, où la force de l’ONU assure la protection de milliers de déplacés internes campant aux alentours de la base.

Le CUSEMS Conteste le Report de l’Élection Présidentielle et Appelle au Respect de la Constitution

Le Cadre Unitaire Syndical des Enseignants du Moyen et du Secondaire (CUSEMS) exprime son mécontentement face à la décision du président Macky Sall de reporter l’élection présidentielle du 25 février 2024. Selon l’organisation syndicale, le chef de l’État ne possède pas la compétence nécessaire pour reporter une élection présidentielle.

Dans un communiqué, le CUSEMS souligne que le président, outrepassant ses prérogatives, a pris la décision d’abroger le décret 2023-2283 du 29 novembre 2023, portant convocation du corps électoral pour le 25 février 2024, par le décret n°2024-106 du 03/02/2024.

Le syndicat estime que cette décision est anticonstitutionnelle et témoigne d’une dérive liberticide observée depuis quelques années. Il affirme que le pluralisme démocratique s’exprime par des élections libres, où le peuple peut élire ses représentants en toute liberté et transparence, au moyen du vote secret au suffrage universel.

Face à cette situation, le CUSEMS condamne vigoureusement cette « forfaiture » jugée dangereuse pour le pays. Il souligne que le président de la République, en recevant les recalés du parrainage, avait souligné l’impossibilité de revenir sur la décision du Conseil constitutionnel, appelant les concernés à s’y conformer. Le syndicat rappelle que le président, en tant que clé de voûte des institutions, ne devrait pas passer outre cette règle fondamentale.

Le CUSEMS appelle toutes les forces vives de la Nation à former un large front pour contrer ce qu’il qualifie de « monarchisation » de l’État du Sénégal. Il encourage la mise en œuvre de toutes les stratégies nécessaires pour contraindre le président à restaurer la légalité constitutionnelle. En conclusion, le syndicat appelle à un retour aux valeurs en politique afin d’éviter des lendemains incertains pour le pays.

Restrictions de circulation pour les motocyclettes à Dakar le 5 février 2024

Dans un communiqué, le préfet de Dakar, Chérif Mouhamadou Blondin Ndiaye, annonce l’interdiction de la circulation des motocyclettes et cyclomoteurs dans le Département de Dakar le lundi 5 février 2024, de 06 heures du matin à minuit, pour des raisons de sécurité.

Le préfet précise que cette interdiction ne s’applique pas aux motocyclettes et cyclomoteurs utilisés par le personnel des forces de défense et de sécurité, ainsi que ceux mobilisés par les autorités sanitaires.

Il est également souligné que, sous réserve de motivations valables, une dérogation peut être accordée aux personnes dont les activités professionnelles nécessitent l’utilisation de ces véhicules. Cependant, tout contrevenant aux dispositions de cet arrêté sera passible des sanctions et peines prévues par les lois et règlements en vigueur, avertit l’autorité préfectorale, selon l’arrêté signé par Chérif Mouhamadou Blondin Ndiaye.

Crédit Photo PressAfrik

Affaire Rose Wardini : La famille réfute les accusations de fraude sur la nationalité

L’affaire entourant Rose Wardini suscite des réactions, notamment  de la famille de la gynécologue, son frère, le colonel à la retraite Antoine Wardini, a tenu à clarifier les accusations portées contre elle. Rose Wardini est accusée de fraude sur sa nationalité, affirmant détenir la nationalité française en plus de la nationalité sénégalaise.

Le colonel Antoine Wardini, ancien directeur de la direction des relations publiques de l’armée (Dirpa), a formellement contesté ces allégations en déclarant : « Je le jure sur ma vie, Rose Wardini, accusée de ceci ou de cela, n’a pas de père français, n’a pas de mère française, n’a aucun frère français et n’a aucune sœur française. »

En outre, l’ancien ambassadeur du Sénégal au Brésil a rappelé les liens de sa sœur avec le Sénégal : « Si vous voulez savoir qui est Rose Wardini, allez à Mbacké et au village de Latmingué. Rose n’a jamais vécu en France, n’a jamais travaillé pour la France, n’a jamais servi les intérêts des Français. »

Malgré ces déclarations, Rose Wardini demeure en garde à vue, et la gynécologue devrait comparaître devant le procureur de la République ce lundi.

L’Église du Sénégal désapprouve le report des élections présidentielles

L’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, a exprimé son désaccord face au report des élections présidentielles annoncé par le président Macky Sall lors de son discours à la nation le samedi 3 février. Il souligne la nécessité de respecter les règles et d’éviter la technique du contournement.

La décision du président Macky Sall de reporter les élections a suscité des réactions critiques, y compris celle de l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, qui s’est déclaré dérouté par cette annonce. Il partage la tension actuelle avec ses concitoyens et souligne l’importance de promouvoir la cohésion nationale. Il insiste sur le respect des institutions et de leurs missions pour permettre l’avancement collectif, mettant en garde contre la pratique du contournement des règles.

Rappelons que lors de son discours du 3 février, le président Macky Sall a justifié le report des élections en évoquant un conflit entre des institutions.