Aliou Cissé, sélectionneur du Sénégal, sans salaire avant la CAN 2023 : la polémique enfle »

À quelques jours du coup d’envoi de la CAN 2023, une information troublante émerge. Les réseaux sociaux s’embrasent d’indignation suite aux révélations de Dsport, nouveau média sportif, sur le fait qu’Aliou Cissé, le sélectionneur national, ne perçoit aucun salaire depuis six mois. Cette situation est d’autant plus préoccupante compte tenu du statut du Sénégal en tant que champion d’Afrique en titre et deuxième pays africain au classement FIFA, ainsi que des ambitions élevées pour la Coupe d’Afrique des nations 2024 en Côte d’Ivoire (13 janvier-11 février).

Quelle est la réaction d’Aliou Cissé à ce sujet ? Selon une source A, le coach des Lions déplore vivement cette controverse. Le journal rapporte que l’ancien capitaine des Lions serait profondément mal à l’aise face à cette situation surgissant à quelques semaines seulement du début de la Coupe d’Afrique des nations.

Source A a également révélé que lorsqu’elle avait confronté Aliou Cissé aux rumeurs en novembre dernier, ce dernier avait éludé la question. Le sélectionneur avait déclaré : « Je ne souhaite pas discuter de cela ! Mon attention est entièrement focalisée sur la préparation pour défendre notre titre de champion d’Afrique », rapporte la Source A.

Les Lions entament leur phase de préparation le 30 décembre à Dakar, avec un match amical prévu contre le Niger le 8 janvier, juste avant leur départ pour Yamoussoukro, leur camp de base en vue du tournoi.

Placé dans le groupe C de la CAN, le Sénégal affrontera la Guinée en match d’ouverture le 15 janvier à 14h GMT, suivi du Cameroun et de la Gambie. Cette situation financière délicate du sélectionneur pourrait-elle impacter la préparation et la performance de l’équipe sénégalaise pendant le tournoi à venir ?

« Ousmane Sonko contourne les obstacles : candidature déposée au Conseil constitutionnel

Ousmane Sonko, l’opposant sénégalais incarcéré depuis fin juillet, a officiellement soumis son dossier de candidature au Conseil constitutionnel. Cette action intervient après le refus de l’administration sénégalaise, notamment la Direction générale des élections, de lui délivrer les fiches de parrainage nécessaires, à quelques heures de la clôture des dépôts de candidature.

Ayib Daffé, le mandataire d’Ousmane Sonko, a confirmé le dépôt du dossier sans révéler qui avait effectivement déposé ces documents, gardant cet acte secret depuis dimanche dernier. Même les journalistes présents devant le siège du Conseil constitutionnel n’ont pas pu apercevoir le mandataire officiel ou obtenir de réactions de sa part, contrairement à la pratique habituelle pour les autres candidats.

Selon une source du parti dissous, Pastef, cette stratégie vise à détourner l’attention de l’administration centrale, qui a rejeté la caution de leur candidat ainsi que les fiches de parrainage. Cette manœuvre intervient après l’annulation de la radiation d’Ousmane Sonko des listes électorales par un tribunal de Dakar. Cependant, les avocats de l’État ont annoncé leur intention de former un pourvoi en cassation contre ce jugement, ce qui pourrait remettre en question la participation de Sonko à l’élection présidentielle du 25 février 2024.

La date limite pour le dépôt des dossiers de candidature pour tous les postulants à cette élection est ce soir à minuit.

Le Sénégal inaugure un Géoportail pour Gérer les Risques d’Inondation : Résumé de l’Atelier Présidé par le Ministre de l’Eau et de l’Assainissement »

Le ministre sénégalais de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, a annoncé la création d’un nouveau géoportail lors d’une réunion à Dakar. Ce portail offrira des informations détaillées sur les terrains disponibles pour la construction.

Lors de cet événement, Serigne Mbaye Thiam a présidé un atelier visant à présenter les conclusions de la cartographie des zones inondables dans la région pilote du triangle Dakar-Tivaouane-Joal, l’une des sept zones sélectionnées pour cette initiative.

Il a rappelé le coût global du Projet de gestion intégrée des inondations au Sénégal, évalué à 10 milliards de francs CFA, avec une part importante allouée à la cartographie (environ 4 milliards FCFA). Ce projet comprend la création d’un modèle numérique de terrain à l’échelle nationale pour mieux comprendre l’écoulement des eaux dans les bassins versants.

Pour affiner cette compréhension, le ministère a utilisé le système Lidar dans la zone pilote, une technologie permettant de mesurer précisément les altitudes et les flux d’eau sur de courtes distances. Cette méthode a permis de simuler des scénarios de précipitations extrêmes, allant de pluies centennales à millénaires.

Serigne Mbaye Thiam a souligné que le Sénégal est pionnier en Afrique subsaharienne dans l’utilisation de ce modèle. Il a insisté sur la nécessité de valoriser cet outil novateur.

Mihoub Mezouaghi, représentant de l’Agence française de développement, a salué la mise en place de cet outil, soulignant qu’il offre une meilleure gestion des incertitudes et renforce la capacité d’adaptation pour prévenir les événements catastrophiques. Il a également souligné que ces résultats sont essentiels pour orienter les politiques publiques relatives à la gestion des inondations.

En somme, cette initiative marque une avancée significative dans la gestion des risques d’inondation au Sénégal, offrant un nouvel outil précieux pour la prévention et la planification des catastrophes.

Visite Officielle du Président de la Chambre des Représentants du Maroc à Dakar

Le président de la Chambre des Représentants du Maroc, Rachid Talbi El Alami, est prévu pour une visite de trois jours à Dakar en tant qu’invité du président de l’Assemblée nationale, Amadou Mame Diop, selon des sources officielles.

Durant son séjour, M. El Alami prononcera un discours devant les députés sénégalais lors d’une session plénière. Il bénéficiera également d’une audience avec le président de la République, comme indiqué dans un communiqué.

En parallèle, le président de la Chambre des Représentants du Maroc s’apprête à signer avec son homologue sénégalais, Amadou Mame Diop, un « mémorandum d’entente ». De plus, il visitera en compagnie de sa délégation certains sites culturels sénégalais, comme l’a souligné la source.

Cette visite de la délégation parlementaire marocaine offrira l’opportunité de consolider le partenariat entre les deux nations. Ces liens historiques et la coopération diversifiée, où l’économie occupe une place prépondérante aux côtés des relations politiques étroites, seront au cœur des discussions.

Le Sénégal se positionne en tant que troisième bénéficiaire des investissements directs étrangers marocains en Afrique subsaharienne. De plus, il représente le deuxième client du Maroc en Afrique de l’Ouest, soulignant ainsi l’importance des relations économiques entre les deux pays.

58 artistes du monde entier participeront à la 15e Biennale de l’art africain contemporain de Dakar »

La directrice artistique de la 15e Biennale de l’art africain contemporain de Dakar, Salimata Diop, a annoncé la sélection de 58 artistes représentant une vaste gamme de pays pour l’exposition internationale prévue du 16 mai au 16 juin 2024.

Les artistes choisis proviennent de pays africains, européens, des États-Unis et d’Amérique latine, parmi lesquels le Sénégal, l’Afrique du Sud, la France, la Tunisie, la République Dominicaine, le Mali, la Colombie, la Côte d’Ivoire, le Nigéria, l’Éthiopie, le Kenya, l’Algérie, le Bénin, la Sierra Leone, les États-Unis, le Maroc, le Gabon, le Cameroun, le Burkina Faso, l’Argentine, le Mexique et l’Ouganda.

Cette sélection inclut des artistes sénégalais tels que Arebanor Bassène, Mad In Pixel, Mohamed Diop, Aliou Diack et Dior Thiam.

La directrice artistique a salué la rigueur du processus de sélection basée sur des critères de qualité, de maîtrise et d’originalité de la création. Elle a également souligné que l’exposition sera centrée sur la thématique de cette édition, ‘The Wake – L’éveil, le sillage’, offrant une expérience immersive grâce à une scénographie narrative et évocatrice.

Salimata Diop a mis en avant la diversité des médiums artistiques présents, allant du dessin à la réalité virtuelle, en passant par le son, la sculpture et la photographie. Elle a souligné l’engagement de la biennale en faveur de l’exclusivité et de la célébration de la diversité artistique à travers le monde et la diaspora.

De plus, la secrétaire générale de la biennale, Marième Ba, a mentionné que le Cap Vert était pressenti comme pays invité d’honneur, tandis que les États-Unis d’Amérique avaient accepté l’invitation d’honneur pour cet événement artistique majeur.

« Grève de la justice : Un blocage persistant des réformes du statut des fonctionnaires entraîne une paralysie prolongée »

Le Service Public de la Justice reste paralysé depuis plusieurs heures ! Le Syndicat des travailleurs de la justice (SYTJUST) a décidé d’entamer une grève le mardi 19 et le mercredi 20 décembre 2023 pour dénoncer le blocage des réformes du statut des fonctionnaires de la justice. Cette initiative découle d’un sabotage sur la réforme du statut, entraînant une coexistence de deux hiérarchies au sein du même corps de fonctionnaires. Les récentes promotions de greffiers sorties du Centre de Formation judiciaire (CFJ) occupent désormais des positions plus élevées (hiérarchie A2) que leurs prédécesseurs, créant un déséquilibre.

Le Bureau Exécutif National du syndicat rappelle que malgré les mesures correctives entreprises par le Ministre de la Justice, notamment l’élaboration d’un nouveau projet de décret, le processus est entravé par Monsieur Gallo BA, Ministre de la Fonction publique, bloquant ainsi la signature du décret par le Président de la République. Cette attitude obstinée de Monsieur Gallo BA persiste malgré les efforts du Garde des Sceaux pour régler cette situation préjudiciable aux fonctionnaires de la justice.

Face à cette situation, le SYTJUST persiste dans sa lutte, décrétant ainsi une grève de 48 heures les mardi 19 et mercredi 20 décembre 2023. Le syndicat invite également le Président de la République à intervenir pour résoudre ce blocage et reprendre en main ce dossier crucial.

La convergence des contributions littéraires au Sénégal : Entre négritude, soufisme et études arabes

Le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne a mis en lumière un lien significatif entre Léopold Sedar Senghor, auteur de l’Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache, et le professeur Amar Samb, dont l’ouvrage « Essai sur la contribution du Sénégal à la littérature d’expression arabe » remonte à près d’un demi-siècle.

Selon le Professeur Diagne, directeur des études africaines à l’Université de Columbia et membre de l’Académie du Royaume du Maroc, l’œuvre du Pr Samb est à la fois « pionnière » et représente un « véritable manifeste ». Il a souligné cela lors d’un colloque scientifique organisé à Rabat sur « les pionniers de la culture arabo-islamique au Sénégal ».

Diagne a mis en exergue le lien entre les deux penseurs en citant A. Samb, déclarant que « cette contribution du pays de Senghor à la littérature d’expression arabe sera (…) à la fois un défi et une caution devant l’histoire ». Cette déclaration a été introduite dans le cadre du thème : « Contributions sénégalaises à la philosophie du soufisme ».

Le philosophe a également comparé cette contribution à celle d’une autre anthologie poétique de 1948 qui avait marqué la littérature d’expression française à son époque.

Pour Diagne, la convergence entre Senghor et Samb réside dans leur volonté de défendre et d’illustrer le génie et la contribution des auteurs noirs dans les langues française et arabe. Il considère que l' »Essai » de Samb s’inscrit dans le champ de la négritude, cherchant à unir les intellectuels francophones et ceux que Ousmane Kane a qualifiés d' »intellectuels non europhones ».

Le champ d’étude des Timbuktu Studies, témoignant d’une tradition intellectuelle non europhone à travers des manuscrits faisant l’objet d’une grande attention et de recherches, a été évoqué par Diagne pour situer la contribution sénégalaise dans cette perspective.

Il a insisté sur le caractère pionnier de l' »Essai » du Professeur Samb dans les Timbuktu Studies, soulignant les défis pour établir une tradition intellectuelle d’expression arabe ou ajami en Afrique de l’Ouest.

En outre, Diagne a pointé du doigt les difficultés de localisation et de persuasion des familles pour accéder à ces manuscrits, soulignant le caractère affectif et superstitieux de certains rapports des familles avec ces écrits.

Il a également mentionné des chercheurs confrontés à ces mêmes défis, soulignant la valeur monétaire des manuscrits.

Diagne a conclu en soulignant que la circulation et la traduction sont essentielles pour honorer la contribution sénégalaise à la littérature d’expression arabe, insistant sur l’importance des traductions en français de divers auteurs pour faciliter cette reconnaissance.

Enfin, il a appelé à considérer la contribution théorique au-delà du propos poétique, élargissant ainsi la portée de l’ouvrage d’Amar Samb.

 

L’ARTP décroche la certification ISO 9001 pour son management de qualité

L’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) a annoncé fièrement avoir obtenu, pour la toute première fois, le certificat ISO 9001 version 2015 pour la qualité de son management. Abdou Karim Sall, directeur général de l’ARTP, a partagé cette nouvelle lors d’une conférence de presse à Dakar.

Il a souligné l’importance de cette certification qui témoigne de la qualité du management selon les normes ISO 9001 version 2015. Pour lui, cette reconnaissance signifie l’engagement de l’ARTP à suivre rigoureusement ses engagements à travers des processus documentés.

La certification ISO 9001, mondialement reconnue, est une référence pour améliorer les performances des organisations, répondre aux attentes des clients et démontrer un véritable engagement envers la qualité.

Cette démarche implique que l’ARTP a mis en place des processus efficaces et formé son personnel pour garantir de manière systématique des produits et des services de qualité.

Abdou Karim Sall a souligné l’importance de cette certification, notamment pour les processus clés et de soutien de l’ARTP. Il a salué l’engagement de ses collaborateurs et leur respect du processus ayant conduit à l’obtention de cette certification, fruit d’audits blancs et réels.

L’ARTP, en tant qu’organisation publique, a pour mission principale de réguler les télécommunications et les postes au Sénégal.

Intronisation du nouveau chef coutumier de Walaldé : Héritage ancestral et rôle contemporain »

Le village de Walaldé, dans l’Ile à Morphil (Podor), a récemment célébré l’intronisation de son nouveau chef coutumier, « Farba » Mamadou Amadou Guéladio Dieng. Il succède à feu « Farba » Bocar Demba Korka Dieng, ayant dirigé la chefferie pendant 35 ans avant son décès il y a six mois.

La cérémonie, honorée par la présence de divers invités de villages voisins et de représentants officiels, s’est déroulée en présence de personnalités telles que les « Farba » de Wothi, Ibrahima Dieng, et de Diowol, Amadou Rella Diack, ainsi que d’autres dignitaires locaux.

Âgé de 84 ans et ancien enseignant à la retraite, « Farba » Mamadou Amadou Guéladio Dieng, de la lignée de Weyndé Dieng, est désormais le gardien de cette traditionnelle succession remontant à Mbagnou Sargane, le premier Farba en 1300 après J.C, comme expliqué par son frère, Ardo Amadou Guéladio Dieng.

La cérémonie d’intronisation s’est déroulée dans une atmosphère empreinte de traditions, où le turban blanc, symbole de cette fonction, a été remis à « Farba » Mamadou Amadou Guéladio Dieng après les prières d’Imam Thierno Amadou Tidiane Aw.

Le maire de la commune, Moussa Sow, a souligné l’importance du rôle traditionnel du chef coutumier dans le maintien de la cohésion sociale et a rappelé le respect des prérogatives de cette institution, affirmant qu’elle demeure une réalité à Walaldé.

L’adjoint au sous-préfet de Cas-Cas, Xavier Tine, a salué l’intégrité morale et l’expérience des chefs coutumiers, reconnaissant leur rôle crucial dans la gestion communautaire. De plus, le représentant du ministre de la Culture et du Patrimoine historique a envisagé la réhabilitation de la chefferie traditionnelle, soulignant son implication significative dans la vie citoyenne.

Résultats de la 8e journée de la Ligue 1 : Teungueth FC toujours en tête »

Teungueth FC a consolidé sa position en obtenant un match nul (0-0) lors de son déplacement au stade Lat Dior de Thiès contre le Sonacos de Diourbel, désormais classé 13e et premier candidat à la relégation avec 6 points. Ce résultat a été obtenu lors de la 8e journée de la Ligue 1.

Avec 16 points, Teungueth FC reste en tête du classement, conservant une légère avance sur son poursuivant immédiat, le Jaraaf (2e, 14 points). Le Jaraaf, également connu sous le nom des « Vert Blanc », a été accroché chez lui (0-0) par l’As Pikine (4e, 12 points) lors d’une rencontre disputée sans le soutien de ses supporters. Pendant ce temps, Dakar Sacré-Cœur (3e, 14 points) a maintenu sa position sur le podium malgré un match nul (1-1) contre l’US Ouakam (7e, 9 points), restant à deux points du leader.

Après le changement d’entraîneur survenu après la 6e journée, le Casa Sports a enregistré sa première victoire (1-0) sous la direction de l’entraîneur intérimaire Cheikh Cissé, battant Génération Foot (10e, 8 points) au stade municipal de Kolda. Cependant, le club de Ziguinchor demeure en queue de classement (14e, 5 points) pour cette saison.

Dans d’autres matchs, l’Us Gorée a remporté une victoire précieuse (2-1) dimanche au stade Iba Mar Diop contre le Stade de Mbour (12e, 6 points), maintenant ainsi sa position à la 11e place avec 7 points.

De son côté, Diambars de Saly a remporté une victoire serrée (1-0) au stade Lat Dior de Thiès contre les promus de Jamono de Fatick (8e, 9 points). Cette victoire permet aux Académiciens de grimper à la 6e place avec 9 points. Quant au Guédiawaye FC, il a été tenu en échec (0-0) à domicile au stade Amadou Barry par la Linguère de Saint-Louis (5e, 11 points), restant ainsi à la 9e place avec 9 points.