Coupures d’électricité au Sénégal : la Senelec passe au gaz naturel

La Senelec a annoncé des coupures d’électricité prévues du 13 au 19 mai 2025, principalement en soirée, pour permettre le passage de la centrale de Bel Air du fuel lourd au gaz naturel. Cette décision marque une étape clé dans la transition énergétique du Sénégal.

Des coupures ciblées en soirée

Invité du journal télévisé de 20h sur RTS1, Arona Baldé, Directeur d’exploitation du système, a précisé que les interruptions d’électricité se limiteront aux heures de pointe. « De 2h du matin à 20h, il n’y aura pas de coupure. Le risque, c’est le soir à partir de 20h », a-t-il expliqué.

Un basculement vers le gaz naturel

Depuis le 30 avril, la centrale de Bel Air fonctionne partiellement au gaz, après la réception d’une première cargaison le 28 avril. À partir du 13 mai, l’ancien navire fonctionnant au HFO (fuel lourd) sera remplacé par un nouveau navire alimenté au gaz naturel.

M. Baldé a reconnu que cette transition pourrait causer quelques désagréments temporaires pour les consommateurs, mais a assuré que toutes les mesures techniques sont en place pour limiter l’impact sur les ménages et les entreprises.

Appel à la compréhension

La Senelec a appelé les Sénégalais à faire preuve de compréhension durant cette période, en soulignant l’importance de cette étape pour moderniser et rendre plus écologique le réseau électrique national.

Hivernage 2025 : Le Gouvernement renforce la prévention et la gestion des inondations

Le 12 mai 2025, un conseil interministériel a eu lieu à la Primature. Les autorités se préparent à gérer les risques d’inondations liés à l’hivernage. Après les crues dévastatrices des années précédentes, elles ont pris des mesures renforcées pour protéger les populations.

Un Plan d’Action Ambitieux

Dès juillet 2025, le gouvernement commencera à renforcer ses actions préventives. Les travaux concerneront la réhabilitation et l’entretien des infrastructures hydrauliques. Les priorités incluent les bassins de rétention et les canaux de drainage. Ces structures régulent les eaux de pluie et préviennent les inondations.

L’objectif est de garantir un contrôle optimal des écoulements d’eau, notamment dans les zones à haut risque de débordement. Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a annoncé des stratégies nouvelles pour renforcer la résilience du pays face aux catastrophes naturelles.

Une Surveillance Renforcée

Le plan inclut la surveillance continue des zones sensibles. Les niveaux d’eau dans les réservoirs, les barrages de Diama et Manantali, et d’autres infrastructures critiques seront régulièrement vérifiés. Ces actions visent à éviter toute défaillance pouvant causer des inondations massives. La gestion des lâchers d’eau sera coordonnée pour limiter les risques de crue, en particulier dans les zones urbaines et rurales.

Sensibilisation et Information de la Population

Informer la population sur les risques d’inondations est essentiel. Le gouvernement lancera une campagne de communication sur les médias traditionnels et numériques. Elle visera à toucher un large public, en particulier les jeunes. Les messages encourageront la prévention, comme l’évacuation rapide en cas de crue et l’entretien des canalisations.

Des sessions d’information se tiendront dans les zones vulnérables. Les autorités locales et les organisations communautaires collaboreront pour expliquer aux citoyens comment se préparer à la saison des pluies.

Collaboration avec les Acteurs Locaux

Le gouvernement travaille en étroite collaboration avec les acteurs locaux, notamment les autorités municipales, les ONG et les entreprises spécialisées en gestion des eaux. Cette collaboration garantit une approche coordonnée, surtout dans les zones moins bien équipées.

Des stations de surveillance et des centres de crise locaux seront installés pour réagir rapidement en cas d’incident. Des formations seront également dispensées aux équipes locales pour mieux gérer les urgences pendant l’hivernage.

Suivi et Réactions Rapides

Le plan met l’accent sur une réactivité maximale. En cas d’alerte, des équipes d’intervention seront prêtes à déployer des solutions rapides. Ces actions incluent la distribution de kits de secours, la mise en place de zones de refuge et la réparation urgente des infrastructures endommagées.

Le plan du gouvernement pour l’hivernage 2025 témoigne de son engagement à protéger la population et à limiter les effets des crues. Grâce à une préparation renforcée, une surveillance continue et une communication claire, le gouvernement entend réduire les risques. La mobilisation des citoyens et la collaboration avec les acteurs locaux seront déterminantes pour la réussite de cette initiative.

Maroc-États-Unis : Début des Manœuvres « African Lion 2025 » pour une Coopération Militaire Renforcée

Les Forces armées royales du Maroc et les forces armées américaines ont donné, ce lundi 12 mai à Agadir, le coup d’envoi de la 21ᵉ édition de l’exercice militaire « African Lion ». Cet événement, qui se tiendra jusqu’au 23 mai, mobilise des troupes de plusieurs nations et se déroule sur des sites stratégiques tels que Tan-Tan, Tiznit, Kénitra, Benguérir et Tifnit.

La cérémonie officielle, marquée par la présence du général de division Mohammed Benlouali et du général de brigade Brian Cederman, a souligné l’importance de cet exercice pour renforcer les alliances militaires. Les opérations prévues incluent des entraînements interarmées, des manœuvres de terrain et des simulations complexes pour améliorer la coordination tactique et stratégique.

En plus des manœuvres militaires, « African Lion 2025 » prévoit des actions médico-humanitaires et des exercices de décontamination NRBC, témoignant de l’engagement des forces alliées pour la stabilité régionale et la sécurité internationale.

Bassirou Diomaye Faye au cœur du renouveau économique africain à l’Africa CEO Forum 2025

Le Président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a participé ce matin à l’ouverture officielle de l’Africa CEO Forum 2025 à Abidjan. Cet événement majeur a réuni plusieurs chefs d’État africains, dont Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), Paul Kagame (Rwanda), Cyril Ramaphosa (Afrique du Sud) et Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani (Mauritanie).

Sous le thème « Un New Deal public-privé peut-il rebattre les cartes au profit du continent ? », ce forum se veut une plateforme stratégique pour repenser les modèles de croissance économique en Afrique. Il met l’accent sur l’importance des partenariats public-privé pour stimuler l’innovation, renforcer l’intégration économique et favoriser un développement inclusif.

La participation active du Président Faye à cette rencontre illustre l’engagement du Sénégal pour une coopération économique solide et durable, capable de transformer les économies africaines et de relever les défis contemporains.

Bassirou Diomaye Faye en mission économique à Abidjan pour l’Africa CEO Forum 2025

Le Président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar hier matin pour rejoindre Abidjan. Il participe à l’Africa CEO Forum 2025, à l’invitation d’Alassane Ouattara, Président de la Côte d’Ivoire. Ce forum réunit chaque année des décideurs politiques, des chefs d’entreprise, des investisseurs et des journalistes. Ils échangent sur les stratégies pour dynamiser les investissements en Afrique. Le thème de cette édition : « Un New Deal public-privé peut-il rebattre les cartes au profit du continent ? »

À son arrivée, Bassirou Diomaye Faye a reçu un accueil chaleureux de la part des autorités ivoiriennes. La communauté sénégalaise établie à Abidjan lui a également témoigné son soutien.

Pour sa première journée, le Président a rencontré Jean Kacou Diagou, PDG du Groupe NSIA. Ensemble, ils ont discuté de nouvelles collaborations économiques. Il a également échangé avec Diariétou Madina Gaye, Présidente de Schneider Electric Afrique, pour explorer des coopérations technologiques. Ces rencontres visent à renforcer les liens économiques entre le Sénégal et ces grandes entreprises.

Le Président a ensuite dialogué avec la communauté sénégalaise en Côte d’Ivoire. Il a salué leur engagement et leur contribution au développement national. Il a aussi réaffirmé le soutien du Sénégal envers sa diaspora, essentielle pour l’essor du pays à l’international.

Tidjane Thiam se retire de la présidence du PDCI-RDA à quelques mois des élections

Tidjane Thiam a démissionné de la présidence du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) ce 11 mai 2025, une décision annoncée par le président par intérim Ernest N’Koumo Mobio. Cette démission intervient alors que Thiam fait face à une contestation judiciaire concernant sa nationalité, une question cruciale pour sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre 2025.

Le 22 avril 2025, le Tribunal de première instance d’Abidjan a radié Thiam de la liste électorale, affirmant qu’il avait perdu sa nationalité ivoirienne en vertu de l’article 48 du Code de la nationalité ivoirienne de 1961. Cet article stipule que tout Ivoirien majeur ayant volontairement acquis une nationalité étrangère perd automatiquement sa nationalité ivoirienne. Thiam, qui avait obtenu la nationalité française en 1987 avant d’y renoncer en mars 2025, a dénoncé cette décision comme une « agression injuste » et une tentative de l’écarter de la présidentielle.

« Le pouvoir vient d’éliminer, à travers un raisonnement juridique inique et incompréhensible, son rival le plus sérieux pour l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, » a-t-il déclaré dans une vidéo publiée après le verdict. Thiam a affirmé être déterminé à mener cette bataille, insistant sur son droit de représenter les Ivoiriens.

Malgré cette radiation, Thiam avait commandé un sondage montrant qu’il devancerait ses principaux rivaux, dont l’ex-président Laurent Gbagbo et l’actuel président Alassane Ouattara, avec une avance de plus de 15% au second tour.

Toutefois, face à l’incertitude juridique et aux tensions internes au sein du PDCI, Thiam a finalement choisi de se retirer, laissant le parti en quête d’un nouveau leadership à quelques mois d’une élection cruciale.

Diplomatie en mouvement : Sénégal et Niger renforcent leur alliance stratégique

Le Sénégal et le Niger ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur coopération en matière de défense, de sécurité et d’échanges économiques lors de la visite du ministre sénégalais des Forces armées, général Birame Diop, à Niamey.

Accompagné d’Amadou Hott, candidat à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD), le général Diop a rencontré le président nigérien, général Abdourahmane Tiani, marquant un rapprochement après une période de tensions suite au coup d’État de juillet 2023.

Lors de cette rencontre, le général Diop a réitéré l’engagement du Sénégal à renforcer ses liens avec le Niger, mettant en avant la coopération militaire, les échanges commerciaux et la sécurité régionale. Il a également souligné l’importance de l’intensification des échanges de renseignements pour lutter efficacement contre le terrorisme, ainsi que le besoin de renforcer la connectivité aérienne pour faciliter les échanges entre les deux pays.

Cette visite fait partie d’une vaste offensive diplomatique sénégalaise pour soutenir la candidature d’Amadou Hott à la tête de la BAD, alors que le pays cherche à consolider ses alliances stratégiques à travers le continent.

Le Sénégal et la Banque mondiale ouvrent une nouvelle ère pour l’Afrique de l’Ouest

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, a officiellement inauguré, ce 9 mai 2025 à Dakar, le nouveau siège régional du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Cet édifice moderne, regroupant toutes les composantes régionales du Groupe, symbolise un renforcement des liens entre l’institution et les réalités locales, avec une approche centrée sur l’humain et le développement durable.

Lors de son discours, le Président Faye a souligné l’harmonie entre cette initiative et la Vision Sénégal 2050, un plan stratégique national visant à bâtir un Sénégal souverain et prospère. Il a également rappelé les priorités communes, telles que l’agriculture, l’emploi des jeunes, l’accès à l’énergie, la formation professionnelle, la digitalisation et le soutien au secteur privé.

Cette inauguration reflète l’engagement du Sénégal pour un multilatéralisme renforcé, basé sur la solidarité et l’inclusion, au bénéfice des populations locales et de toute l’Afrique de l’Ouest.

La Fin de l’Impunité ? Le Discours Choc de Guy Marius Sagna sur les Dérives Politiques

Lors du débat sur la mise en accusation de cinq anciens ministres devant la Haute cour de justice, le député Guy Marius Sagna, membre de la coalition au pouvoir, a livré un discours percutant. Il a dénoncé la complicité systémique et l’impunité qui gangrènent l’administration sénégalaise. « L’impunité des grands entraine l’incivisme des petits », a-t-il lancé, pointant du doigt un laxisme généralisé qui aurait permis l’enracinement de la corruption.

La Complicité Silencieuse des Fonctionnaires

Selon Sagna, les détournements de fonds ne sont pas le fait de ministres isolés, mais le résultat d’un réseau de complicités actives et passives au sein de l’administration. « Quand ces ministres détournaient de l’argent, c’était avec la complicité de fonctionnaires qui ont fermé les yeux parce qu’ils en profitaient aussi », a-t-il accusé, appelant à une purification profonde de la fonction publique. Pour lui, la responsabilité ne repose pas uniquement sur l’ancien président Macky Sall, mais aussi sur « des agents publics qui ont trahi leur mission ».

Une Société Civile Complice ?

Le député a aussi interpellé la société civile, critiquant une pression sociale excessive sur les responsables politiques. « Où vont-ils trouver cet argent ? » a-t-il demandé, dénonçant une culture clientéliste où les citoyens sollicitent constamment les ministres pour des dépenses personnelles, comme les mariages, les baptêmes et les funérailles.

Un Avertissement pour les Nouveaux Dirigeants

En s’adressant au représentant du gouvernement, Sagna a lancé un avertissement clair à la nouvelle équipe dirigeante : « Ce que nous faisons aujourd’hui, ce n’est pas uniquement pour solder le passé, c’est un message pour les nouvelles autorités. Qu’ils sachent que même pour deux climatiseurs ou deux biscuits, nous n’hésiterons pas à poursuivre. »

Un Appel à la Transparence Totale

En réaffirmant son engagement pour une gouvernance fondée sur la justice et l’exemplarité, Guy Marius Sagna a rappelé les valeurs de la campagne présidentielle, « jub, jubeul, jubanti » (droiture, transparence, intégrité). Il a invité le Sénégal à rompre définitivement avec la culture de l’impunité et à refonder son rapport au pouvoir et à l’argent public.

Justice et Transparence : Personne n’est au-dessus des Lois

Les députés sénégalais ont récemment débattu de la mise en accusation de cinq anciens ministres devant la Haute cour de justice. Alla Kane, député du parti Pastef–Les Patriotes, a insisté sur l’importance de l’égalité devant la loi. Selon lui, personne ne devrait échapper à la justice, quel que soit son statut. « Aujourd’hui, partout au Sénégal, des citoyens sont jugés quotidiennement. Pourquoi les ministres devraient-ils échapper à cette règle ? », a-t-il questionné, dénonçant toute forme de privilège.

Le Rôle Limité de l’Assemblée Nationale

Alla Kane a précisé que l’Assemblée nationale ne se substitue pas à un tribunal. Elle se contente de transmettre les dossiers sur la base des rapports des corps de contrôle. Il a rappelé que les irrégularités liées au Fonds Force Covid-19 ont été relevées par la Cour des comptes avant que le procureur ne saisisse la Division des investigations criminelles (DIC). « Nous n’inventons rien. Nous appliquons simplement une loi existante », a-t-il affirmé.

La Question des Droits des Accusés

De son côté, le député Abdou Karim Sall a critiqué la Haute cour de justice. Il a dénoncé l’absence de voies de recours, un élément qu’il considère comme une violation des droits fondamentaux. En citant l’article 35 de la loi organique n°2002-10, il a rappelé que les arrêts de cette cour ne peuvent faire l’objet d’appel ni de pourvoi en cassation. « Si un citoyen ordinaire peut contester une décision, pourquoi priver les ministres de cette opportunité ? », a-t-il demandé, plaidant pour une réforme en profondeur.

Malgré leurs divergences, les deux députés s’accordent sur un point : le besoin de renforcer la transparence et de garantir l’égalité devant la loi. Pour eux, cette réforme est essentielle pour restaurer la confiance des citoyens dans leurs institutions.