Mort d’un étudiant à l’UCAD : la presse sénégalaise dissèque la parole gouvernementale

REVUE de PRESSE

Les quotidiens parvenus, mercredi, à l’Agence de presse sénégalaise (APS) accordent une large place au point de presse du gouvernement consacré au décès de l’étudiant Abdoulaye Ba, survenu lundi lors d’affrontements avec les forces de l’ordre à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar.

L’exécutif a animé, à la Primature, une conférence de presse en lien avec la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba. Ont pris part à cet exercice de communication la ministre de la Justice, garde des Sceaux, le ministre des Forces armées, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, ainsi que le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

« Un mort, la République secouée », titre Sud Quotidien à sa Une, estimant que « la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba lors des violences à l’UCAD a provoqué une onde de choc à l’échelle nationale. Face à l’émotion et à l’indignation, le gouvernement promet de faire toute la lumière sur les circonstances du drame et annonce l’ouverture d’enquêtes judiciaires et administratives ».

Selon le journal, « des questions de sécurité publique à la justice, en passant par l’enseignement supérieur et les forces armées, les autorités appellent à l’apaisement, au dialogue et à la responsabilité collective ». Mais, ajoute Sud Quotidien, « ce drame remet sur la table le débat sur la gestion des crises universitaires, la réponse sécuritaire et l’avenir d’une institution appelée à demeurer un sanctuaire du savoir et de la vie humaine ».

Libération souligne que « l’État promet la lumière » sur la mort d’Abdoulaye Ba et « met en cause des influences extérieures ». Le quotidien rapporte que, lors de la conférence de presse, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a diffusé des vidéos, tandis que le ministre de l’Enseignement supérieur a évoqué de possibles « remises d’argent ».

La garde des Sceaux, ministre de la Justice, Yassine Fall, s’est engagée « devant le peuple à faire toute la clarté sur cette affaire », écrit Libération.

Pour Vox Populi, « le gouvernement s’explique, annonce des enquêtes et des poursuites, et fait des révélations ». Le journal mentionne la découverte de grenades lacrymogènes ainsi que d’armes blanches et contondantes lors de fouilles dans des chambres d’étudiants à l’UCAD, des éléments avancés pour justifier l’intervention des forces de l’ordre sur le campus social.

Les Echos relève que « face à une opinion publique profondément choquée, le ministre de l’Intérieur a livré une communication mêlant compassion officielle, justification sécuritaire et rappel ferme de l’autorité de l’État ».

Selon le quotidien, Mouhamadou Bamba Cissé « a condamné les violences policières tout en pointant la responsabilité de certains étudiants ».

Le Soleil note que le gouvernement « appelle à l’apaisement », précisant que le ministre de l’Intérieur a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire.

Le journal, qui s’est rendu au campus social, décrit un climat de « consternation » et de « désolation ».

« Au lendemain des violences qui ont secoué l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) et coûté la vie à l’étudiant Abdoulaye Ba, le campus social s’est progressivement vidé de ses occupants dans une atmosphère lourde. Sommés de quitter les lieux avant midi, sur décision du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD), des milliers d’étudiants ont quitté le campus dans la précipitation, laissant derrière eux un espace marqué par la tristesse et un profond sentiment de désillusion », écrit Le Soleil.

De son côté, L’Observateur rapporte que « les autorités ont pris la parole pour exprimer leur compassion et livrer leur lecture des événements ». Les ministres de l’Enseignement supérieur, de l’Intérieur et de la Justice ont, selon le journal, insisté sur la nécessité d’identifier les responsabilités et de préserver l’université en tant qu’espace de savoir.

Pour Le Quotidien, « l’origine des affrontements ayant conduit à la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba au campus social de l’UCAD ne saurait être réduite à la question des franchises universitaires ou au paiement des rappels de bourses ». Le journal précise que « les ministres intervenus lors du point de presse ont condamné les violences ayant conduit à ce drame, tout en promettant que toute la lumière sera faite sur cette affaire ».

OGC Nice : Yehvann Diouf bousculé dans la cage après l’arrivée de Claude Puel

À l’OGC Nice, l’arrivée de Claude Puel a redistribué les rôles dans les cages. Yehvann Diouf, pourtant solide en première partie de saison, a perdu sa place au profit de Maxime Dupé, relançant le débat sur son avenir immédiat.

 

Un vent nouveau souffle sur la Côte d’Azur. Depuis la prise de fonctions de Claude Puel sur le banc de l’OGC Nice, fin décembre, la hiérarchie des gardiens a été profondément réaménagée. Maxime Dupé, longtemps cantonné au rôle de remplaçant, s’est installé comme titulaire, reléguant le portier sénégalais Yehvann Diouf sur le banc.

Un contexte profondément remanié

Avant la trêve hivernale, Yehvann Diouf (26 ans) faisait partie des rares motifs de satisfaction d’un début de saison compliqué pour le Gym. Aligné à seize reprises en Ligue 1, le gardien sénégalais avait affiché une constance appréciable et multiplié les arrêts décisifs. Sa cote avait également grimpé sur la scène continentale lors de la CAN 2025 au Maroc, où, remplaçant d’Édouard Mendy, il s’était distingué par son attitude solidaire, protégeant le matériel du gardien titulaire sous la pression marocaine, une séquence largement relayée.

Mais son départ pour la CAN a coïncidé avec un changement majeur au club. Franck Haise, l’entraîneur qui l’avait recruté et installé comme numéro un, a quitté Nice. Dans la foulée, Claude Puel a été nommé à la tête de l’équipe. Un tournant décisif.

L’effet Claude Puel

À son arrivée, Claude Puel a dû faire sans Diouf, engagé avec la sélection sénégalaise. Il a alors accordé sa confiance à Maxime Dupé (32 ans), gardien expérimenté, titularisé lors de cinq rencontres de Ligue 1. Solide et rassurant, Dupé a répondu présent. À un poste aussi exposé, la stabilité reste primordiale. Pragmatique, le nouvel entraîneur a choisi de maintenir le joueur qui donnait satisfaction.

Interrogé sur la gestion de ses portiers, Claude Puel s’est voulu sobre : « Le gardien est un élément du onze. J’ai observé les deux joueurs et nous avons fait le point. » Une sortie qui confirme une concurrence ouverte, sans garantie de retour automatique pour Diouf.

Une équation complexe pour Diouf

Pour Yehvann Diouf, la situation s’annonce délicate. Troisième dans la hiérarchie des gardiens en équipe nationale du Sénégal, une position déjà surprenante, il nourrit l’ambition de s’imposer durablement chez les Lions. Peut-il se contenter d’un rôle de doublure en club, à quelques mois de la Coupe du monde aux Amériques ? La question est posée.

À 26 ans, le temps reste un allié, mais le poste de gardien réclame rythme et exposition. Sans temps de jeu, difficile de franchir un palier et de convaincre les sélectionneurs. Le Sénégalais devra désormais saisir la moindre opportunité pour rappeler à Claude Puel qu’il a le profil d’un numéro un.

La rivalité entre Dupé et Diouf pourrait s’inscrire dans la durée. Si l’expérience et la dynamique actuelle favorisent Dupé, le potentiel et les qualités du portier sénégalais demeurent incontestables. Le changement d’entraîneur a rebattu les cartes. Reste à savoir si Yehvann Diouf saura reprendre l’ascendant… et conserver les gants.

UCAD : le gouvernement sénégalais annonce un point de presse après la mort d’un étudiant

Un point de presse est prévu ce mardi à la Primature pour faire la lumière sur la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba lors d’affrontements à l’UCAD, qui ont également provoqué des manifestations dans plusieurs villes sénégalaises.

 

Le gouvernement sénégalais tiendra un point de presse ce mardi à 16h30 à la Primature, pour faire le point sur la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba, survenue lundi lors d’affrontements à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar.

« Compte tenu de la gravité des faits et dans un souci de transparence, un point de presse se déroulera ce mardi 10 février 2026 à 16h30 à la Primature, en présence du ministre de la Justice, garde des Sceaux, du ministre des Forces armées, du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, ainsi que du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation », précise le communiqué publié par la porte-parole du gouvernement, Marie Rose Khady Fatou Faye.

Le gouvernement insiste sur son attachement à la manifestation de la vérité et au respect de l’État de droit, s’engageant à « faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame et à établir les responsabilités éventuelles conformément aux lois et règlements en vigueur ».

« Le gouvernement réaffirme également sa détermination à garantir la sécurité du campus et la protection de tous les étudiants. Des mesures immédiates et appropriées seront prises à cet effet », ajoute le communiqué.

L’étudiant Abdoulaye Ba a trouvé la mort lundi dans des échauffourées impliquant les forces de l’ordre, qui se sont déroulées à l’intérieur de l’université, sur l’avenue Cheikh-Anta-Diop et la corniche ouest de Dakar. Les mouvements de protestation étudiante dénoncent la fermeture des restaurants universitaires et la réforme annoncée du système de bourses. Des manifestations similaires ont été signalées dans d’autres universités publiques du pays, notamment à Saint-Louis, Thiès et Ziguinchor.

Décès d’un étudiant à l’UCAD : l’État promet toute la lumière

Le décès d’un étudiant lors d’affrontements à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar plonge la communauté universitaire dans l’émoi. Le gouvernement promet de faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame, sur fond de tensions persistantes.

 

Le gouvernement sénégalais a fait part de sa vive émotion après le décès d’un étudiant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, tout en assurant que les responsabilités seront situées, dans un climat marqué par de nouvelles tensions sur le campus.

Les autorités sénégalaises ont réagi, mardi, à la mort d’un étudiant de l’UCAD, survenue la veille à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, à la suite d’affrontements liés à des revendications estudiantines. Dans un communiqué transmis à APA, l’exécutif a promis que « toute la lumière sera faite » sur les circonstances de ce drame.

Dans ce document officiel, le gouvernement a confirmé le décès d’Abdoulaye Ba, étudiant en deuxième année de licence en médecine. Il a également adressé ses condoléances à la famille de la victime, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire.

L’exécutif a appelé l’ensemble des acteurs concernés à la retenue, à la responsabilité et à l’apaisement, tout en réaffirmant son attachement au respect de l’État de droit.

Il a par ailleurs assuré que les circonstances de la mort de l’étudiant de l’UCAD seront établies conformément aux lois et règlements en vigueur. Des mesures immédiates ont été annoncées afin de renforcer la sécurité du campus social et garantir la protection des étudiants. Un point de presse est prévu ce mardi à la Primature, en présence notamment des ministres de la Justice, des Forces armées, de l’Intérieur et de la Sécurité publique, ainsi que de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Selon des sources concordantes, le décès de l’étudiant est survenu aux environs de 18 heures. L’information a été confirmée par Serigne Saliou Fall, responsable de la commission sociale de l’Amicale des étudiants de la faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie de l’UCAD, dans une déclaration à Radio Futurs Médias (privée).

Ce nouveau drame ravive le souvenir de précédents décès liés aux mouvements de contestation estudiantine au Sénégal. En août 2014, l’étudiant Bassirou Faye avait perdu la vie lors d’affrontements avec les forces de l’ordre à l’UCAD, sur fond de manifestations liées au paiement des bourses. En mai 2018, la mort de Fallou Sène à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, touché par balle lors d’une intervention sécuritaire, avait profondément choqué l’opinion et relancé le débat national sur la gestion des crises universitaires.

Les heurts de lundi se sont déroulés à l’intérieur du campus universitaire, mais également sur l’avenue Cheikh Anta Diop et la corniche ouest de Dakar, provoquant d’importantes perturbations de la circulation.

Les étudiants protestent notamment contre la fermeture de restaurants universitaires et une réforme annoncée du système de bourses. Des mouvements de contestation ont aussi été signalés dans d’autres universités publiques, notamment à Saint-Louis, Thiès et Ziguinchor, selon l’APS, dans un contexte où la mort étudiant UCAD continue de susciter une vive émotion.

UCAD : la colère estudiantine vire au drame

La mort de l’étudiant Abdoulaye Ba, lors des affrontements à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, secoue la presse sénégalaise. Les quotidiens décrivent une journée de violences inédites ayant plongé la communauté universitaire dans l’émoi et l’indignation.

 

Les quotidiens parvenus, ce mardi reviennent largement sur la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba, survenue lundi lors des violents affrontements à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), un drame qui remet au premier plan la question de la mort étudiant UCAD.

« Du feu, du gaz et la… mort d’un étudiant », titre Vox Populi. « Un mort, le chaos », affiche L’As. « Une mort de trop », souligne Libération.

« L’irréparable » s’est produit à l’UCAD, estime L’Observateur, qui retrace la « chronique d’une journée de fureur ayant coûté la vie à l’étudiant Abdoulaye Ba ».

« La crise estudiantine a basculé dans le drame, hier lundi 9 février 2026, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Alors que de violents heurts ont opposé étudiants et Forces de défense et de sécurité (FDS) dans plusieurs zones du campus et sur les axes avoisinants, des blessés ont été enregistrés et la mort d’un étudiant a été annoncée par ses camarades, plongeant la communauté universitaire dans une profonde consternation », écrit L’Obs.

« En l’espace de quelques heures, la stupeur a traversé l’UCAD, figée dans une douleur immense. Abdoulaye Ba, âgé d’une vingtaine d’années, étudiant en deuxième année de Médecine dentaire, nourrissait pourtant de grands espoirs pour l’avenir », souligne le quotidien.

Pour WalfQuotidien, c’est le « chaos total à l’UCAD ». « Alors que les étudiants avaient observé une journée morte sans manifestation, les forces de l’ordre ont fait irruption lundi matin à l’intérieur du campus, procédant à des tirs massifs de gaz lacrymogène, y compris dans les pavillons. Une situation jugée inhumaine par la communauté estudiantine, déjà éprouvée par la fermeture prolongée des restaurants universitaires et l’absence de prise en charge médicale », rapporte le journal.

Le Soleil évoque, pour sa part, le retour des « vieux démons » à l’UCAD. « La tension est montée d’un cran à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, où les restaurants du campus social sont quasiment fermés depuis vendredi, à la suite des “journées sans tickets” décrétées par le Collectif des amicales pour exiger le paiement des arriérés de bourses. Hier, l’UCAD a encore connu une journée particulièrement tendue, marquée par l’intervention des forces de l’ordre dans le périmètre du Centre des œuvres universitaires (COUD), aux environs de 10 heures », note la publication.

« Gaz lacrymogène, pavillons en flammes, l’université transformée en champ de bataille », affiche Sud Quotidien à sa Une.

« Les manifestations étudiantes ont dégénéré en véritables scènes de guérilla, plongeant l’opinion sénégalaise dans la stupeur et l’inquiétude. Ce qui n’était au départ qu’une mobilisation revendicative a rapidement tourné au chaos, une situation rarement observée sur le campus », analyse Sud.

Le Quotidien parle d’un « dérapage mortel », soulignant que « les scènes vécues lundi à l’UCAD ont marqué les esprits par leur brutalité extrême ».

« Des grenades lacrymogènes tirées jusque dans les résidences universitaires, des forces de sécurité pénétrant dans les chambres pour en expulser les occupants ont semé la panique. Un étudiant, violemment interpellé, s’est retrouvé étendu au sol pour recevoir des soins d’urgence, tandis qu’une autre séquence montre un jeune battu à coups de pied sous les yeux de ses camarades, suscitant une vague d’indignation », décrit le journal, dans un contexte toujours marqué par la mort étudiant UCAD.

Sénégal : la levée de l’immunité de Farba Ngom au cœur d’une nouvelle enquête judiciaire

L’Assemblée nationale a constitué une commission pour statuer sur la levée de l’immunité parlementaire de Mouhamadou Ngom, dit Farba Ngom, impliqué dans de nouvelles accusations liées à des téléphones portables détenus en prison et à un blanchiment de capitaux.

 

L’Assemblée nationale sénégalaise a validé, lundi 9 février 2026, la liste des dix membres de la commission ad hoc chargée d’examiner la levée de l’immunité parlementaire du député de l’opposition Mouhamadou Ngom, dit Farba Ngom, désormais visé par de nouvelles poursuites judiciaires.

Une commission mixte pour statuer sur l’immunité de Farba Ngom

La commission comprend les députés Babacar Varore, Amadou Dia, Fatou Ngom, Mohamed Sélim Ayib Daffé, Marie Angélique Mame Selbé Diouf, Youngar Dione, Alioune Ndao, Ansoumana Sarr (Pastef, majorité), Djimo Souaré (Takku Wallu, opposition) et Moussa Hamady Sarr (non-inscrit). Après la ratification, les membres doivent se réunir pour élire leur bureau et examiner, dès lundi prochain, le projet de résolution relatif à la levée de l’immunité de Farba Ngom.

Nouvelles accusations contre le député

Détenu depuis février 2025 dans le cadre d’une affaire présumée de blanchiment de capitaux, le député est désormais visé par des accusations de « trouble à l’intégrité de la justice et à l’ordre public », après la découverte de deux téléphones portables dans sa cellule.

Lors d’un point de presse le 13 janvier, la ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Yassine Fall, a indiqué que Farba Ngom, maire d’une commune de la région de Matam et proche de l’ex-président Macky Sall, aurait diffusé des procès-verbaux confidentiels, partagé des contenus pornographiques et mené des échanges politiques susceptibles de perturber l’ordre public.

Selon Mme Fall, malgré sa détention dans une cellule réservée aux prisonniers malades, le député utilisait les téléphones pour communiquer avec des journalistes, des avocats, des personnalités politiques et des contacts à l’international (États-Unis, Autriche, Maroc, Mali et Bangladesh). L’exploitation des appareils aurait révélé la possession de documents judiciaires confidentiels et de contenus illicites.

Une affaire de blanchiment de capitaux de 125 milliards FCFA

Farba Ngom est également accusé de blanchiment de capitaux portant sur 125 milliards de francs CFA, selon le Pool judiciaire financier (PJF). Il reste sous mandat de dépôt depuis le 27 février 2025, après sa deuxième comparution devant le collège des juges d’instruction. Son co‑prévenu, l’homme d’affaires Tahirou Sarr, a été placé sous liberté provisoire avec contrôle judiciaire.

La nouvelle enquête vise à déterminer la responsabilité de Farba Ngom dans ces faits graves et à situer l’impact de ses actions sur l’ordre public et le respect de la législation pénitentiaire.

Chelsea : Mamadou Sarr de retour avec de grandes ambitions

De retour à Chelsea après l’arrêt prématuré de son prêt à Strasbourg durant le mercato hivernal, Mamadou Sarr retrouve un environnement où son talent est clairement reconnu. Le manager des Blues, Liam Rosenior, s’est montré satisfait de pouvoir intégrer le jeune défenseur sénégalais, tout en insistant sur le niveau d’exigence qui l’attend.

 

Dans un entretien accordé au site officiel de Chelsea, le technicien britannique de 41 ans a salué la décision prise par la direction du club. « Je suis très heureux de l’avoir avec nous. Je remercie les directeurs sportifs et les propriétaires d’avoir soutenu ce que je considérais comme la meilleure option, à la fois pour l’équipe et pour la progression de sa carrière », a confié Rosenior.

L’entraîneur londonien a également souligné l’évolution notable du joueur, observée aussi bien en club qu’en sélection nationale. « J’ai vu une réelle progression chez Mamadou, y compris lors de sa prestation en finale de la CAN. Il a franchi un cap sur le plan physique et tactique. C’est aussi un secteur où nous avions besoin de renforts », a-t-il expliqué, évoquant ainsi Mamadou Sarr.

Pour autant, Liam Rosenior n’a pas éludé la forte concurrence qui règne au sein de l’effectif. « Il aura des opportunités, mais il sait qu’il devra les mériter. La concurrence est rude, car nous disposons de nombreux défenseurs centraux de grande qualité », a-t-il averti.

L’un des principaux atouts de Mamadou Sarr reste toutefois sa grande polyvalence. « Trevoh Chalobah peut évoluer à plusieurs postes, Wesley Fofana aussi, Mamadou est capable de jouer sur les trois positions défensives, tout comme Josh Acheampong. Cette flexibilité est précieuse, notamment dans notre manière de construire le jeu », a détaillé le coach.

Pour le manager des Blues, le défenseur sénégalais dépasse largement un rôle figé. « Je ne considère pas un joueur comme simplement axial, droit ou gauche. Mamadou peut occuper tous les postes défensifs et le faire à un niveau très élevé », a conclu Rosenior, rappelant une polyvalence déjà démontrée en sélection sénégalaise lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations au Maroc.

Sénégal oriental : Diomaye Faye promet un développement plus juste et équilibré

En tournée économique à Tambacounda et Kédougou depuis le 5 février, le président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé sa détermination à réduire les inégalités territoriales et à renforcer la justice sociale, tout en saluant l’engagement des populations et des Forces de défense et de sécurité.

 

Le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé sa ferme volonté de lutter contre les disparités sociales et territoriales, tout en œuvrant à un développement « plus équitable », à l’issue de sa tournée économique entamée le 5 février dans les régions de Tambacounda et de Kédougou.

« Je conclus ma tournée à Tambacounda et à Kédougou avec un profond sens du devoir et de gratitude […] Je quitte le Sénégal oriental avec une détermination encore plus forte : celle de poursuivre, avec rigueur et constance, les réformes engagées afin de transformer concrètement le quotidien des populations, réduire les inégalités et promouvoir un développement plus juste, mieux réparti et plus humain », a-t-il déclaré dans un message publié sur le réseau social X, évoquant ainsi la tournée Diomaye Faye.

Le président de la République a tenu à exprimer sa reconnaissance aux populations de ces deux « magnifiques régions » pour l’accueil qui lui a été réservé, saluant la chaleur humaine et la sincérité des échanges.

« Leur écoute attentive, leur patience et leur confiance illustrent combien la relation entre l’État et les citoyens repose sur le respect mutuel et une présence effective sur le terrain », a-t-il souligné.

Au fil des différentes étapes de cette tournée Diomaye Faye, le chef de l’État indique avoir recueilli des préoccupations « légitimes et récurrentes », notamment en matière d’emploi, d’accès aux services sociaux de base, de désenclavement, de formation professionnelle et de sécurité.

Selon lui, ces attentes traduisent « une aspiration profonde à l’équité territoriale et à la justice sociale », rappelant que le développement ne peut être pertinent que s’il bénéficie à toutes les populations, sans discrimination géographique ou sociale, et qu’aucune région ne doit rester en marge de l’effort national. Par ailleurs, le président Bassirou Diomaye Faye a rendu hommage aux Forces de défense et de sécurité, ainsi qu’à l’administration territoriale, pour leur engagement constant, leur professionnalisme et leur sens élevé du devoir.

Il a estimé que la présence des Forces de défense et de sécurité, leur vigilance et leur proximité avec les citoyens constituent « un pilier fondamental de la stabilité, de la cohésion nationale et du développement durable », insistant sur le fait que la République leur doit « reconnaissance et soutien permanents », partout où elles sont déployées, notamment dans le cadre de la tournée Diomaye Faye.

Sénégal oriental : Diomaye Faye à Kidira pour inspecter la route Kidira-Bakel

Poursuivant sa tournée économique dans le Sénégal oriental, le président Bassirou Diomaye Faye est arrivé ce vendredi à Kidira. Il doit notamment s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de la route Kidira-Bakel, exécutés à près de 90 %.

 

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, est arrivé à Kidira, dans l’est du Sénégal, ce vendredi peu avant 10 heures, dans le cadre de la poursuite de sa tournée économique dans le Sénégal oriental. L’hélicoptère transportant le chef de l’État s’est posé à 9h46 dans l’enceinte de la gare des gros porteurs de Kidira. À son arrivée, le président Faye a été accueilli par les ministres en charge des Forces armées et de l’Intérieur.

Les autorités administratives locales, les élus territoriaux du département, ainsi que le directeur général de la Société d’exploitation du marché d’intérêt national et de la gare des gros-porteurs (SEMIG.SA) figuraient également parmi les officiels présents à l’accueil.

Au cours de cette étape, Bassirou Diomaye Faye doit visiter le chantier de la route Kidira-Bakel, dont le taux d’exécution des travaux est estimé à 89 %. Le chef de l’État regagnera ensuite la capitale régionale dans la journée. Il y accomplira la prière du vendredi à la grande mosquée de Tambacounda, avant de se rendre, dans l’après-midi, à la centrale de Ségou Coura.

Travail des enfants à kaolack : une précarité qui hypothèque l’avenir

À Kaolack, ville carrefour du centre du Sénégal, des milliers d’enfants vivent au rythme du travail précoce. Dans les marchés, les rues et les transports, cette réalité sociale, nourrie par la pauvreté et des pesanteurs socioculturelles, compromet gravement leur droit à l’éducation, à la santé et à la protection.

 

Un nombre préoccupant d’enfants de Kaolack, commune stratégique du centre du Sénégal, vivent aujourd’hui dans des conditions de grande précarité. Pour survivre, ils exercent diverses activités informelles : vente ambulante, portage, cirage de chaussures, ramassage d’ordures ou mendicité. Une situation alarmante qui affecte durablement leur scolarité, leur bien-être et leurs perspectives d’avenir.

Avec 7,1 % de la population nationale, Kaolack est la quatrième région la plus peuplée du Sénégal, après Dakar, Thiès et Diourbel. Selon les données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), la région comptait en 2023 près de 1,34 million d’habitants, dont plus de 581 000 enfants âgés de moins de 15 ans.

En valeur relative, cette tranche représente 43,5 % de la population totale. Une jeunesse particulièrement concentrée dans la commune de Kaolack, considérée comme le poumon économique du bassin arachidier. Mais derrière cette vitalité démographique se cache une réalité plus sombre : près de 49,6 % des habitants vivent dans la pauvreté, un terreau favorable au développement du travail des enfants.

Le marché Geej, symbole d’un phénomène banalisé

Aux premières heures du jour, lorsque la ville s’éveille timidement, le marché Geej commence déjà à bourdonner. Les étals se dressent, les épices embaument l’air et, au milieu de cette effervescence commerciale, les enfants s’activent. Leur présence est devenue presque invisible tant elle est intégrée au décor.

Vendeurs, portefaix ou cireurs de chaussures, ces mineurs se déplacent avec agilité dans les allées étroites, affrontant la poussière, le froid matinal et les risques quotidiens. Pour beaucoup, l’école n’est plus une priorité, reléguée derrière l’urgence de subvenir à des besoins immédiats.

Une exploitation à peine voilée

Certains de ces enfants travaillent pour des commerçants, d’autres à leur propre compte. Parmi eux figurent de nombreux enfants talibés, pensionnaires d’écoles coraniques, qui revendent des produits issus de l’aumône.

Abdou Sall, 11 ans environ, en est un exemple. Pieds nus, vêtu de vêtements usés, il parcourt chaque jour le marché avec un seau d’oignons verts. Sa journée commence dès l’aube par le nettoyage de l’espace de vente de sa « patronne », avant de chercher des clients. En fin de matinée, il reçoit entre 300 et 500 francs CFA, somme qu’il reverse intégralement à son maître coranique.

Comme lui, Mafall Sylla, 14 ans, a quitté l’école après la disparition tragique de son père en mer, sur la route de l’émigration. Depuis 2024, il vend des condiments pour soutenir sa mère et ses frères. Une responsabilité d’adulte imposée à un enfant.

Des enfants livrés à eux-mêmes

Dans les rues de Kaolack, le phénomène dépasse largement le cadre des marchés. Dans les quartiers populaires, les enfants charretiers et les jeunes conducteurs de mototaxis « Jakarta » sont omniprésents. Selon une étude de 2018 de l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane, les 10-20 ans représentent 18 % des conducteurs de mototaxis dans la ville.

Pour les acteurs sociaux, cette situation est profondément préoccupante. Mariama Cissé Niass, coordonnatrice régionale de l’Action éducative en milieu ouvert (AEMO), alerte sur les risques multiples : exploitation, maltraitance, abus sexuels et délinquance.

Brahim Fall, point focal du Comité départemental de protection de l’enfance, souligne le caractère complexe du phénomène. Ville de transit, Kaolack accueille de nombreux mineurs venus d’autres régions ou de pays voisins, souvent contraints de travailler pour survivre.

Entre pauvreté et pesanteurs socioculturelles

Au-delà de la précarité économique, des facteurs socioculturels accentuent le problème. Pour certains parents, l’enfant reste perçu comme une propriété familiale, sans droits propres. Une vision qui favorise le travail précoce, parfois au détriment total de l’éducation.

Malgré un arsenal juridique conséquent, incluant les conventions de l’OIT et le Code du travail sénégalais interdisant le travail des moins de 15 ans, l’application des textes reste limitée. Le juriste Bassirou Diallo plaide ainsi pour l’adoption effective d’un Code de l’enfant, afin de renforcer la cohérence juridique et la protection des mineurs.

Des réponses encore insuffisantes

Les autorités locales tentent néanmoins d’agir. La mairie de Kaolack a doublé son budget de fournitures scolaires pour l’année 2025-2026, atteignant 28 millions de francs CFA, afin de soutenir les familles démunies. Des aides ciblées sont également prévues pour les enfants orphelins, handicapés ou issus de familles vulnérables.

Mais pour les acteurs de la protection de l’enfance, seule une approche coordonnée, mêlant prévention, sensibilisation et prise en charge, permettra de freiner durablement le travail des enfants à Kaolack.