Sénégal : Abdoulaye Wade célébré à 100 ans, gouvernement Diomaye et délestages au cœur de l’actualité

La célébration du centenaire de l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade, la recomposition politique consécutive à la formation du nouveau gouvernement ainsi que le retour des coupures d’électricité dominent l’actualité commentée par la presse sénégalaise ce jeudi.

Consacrant sa une à l’ancien chef de l’État, Le Soleil souligne que la célébration d’Abdoulaye Wade constitue avant tout une reconnaissance de son rôle majeur dans l’histoire politique du Sénégal. Le quotidien rappelle que celui qui fut pendant plusieurs décennies la principale figure de l’opposition a marqué durablement la vie démocratique du pays avant de conduire, en 2000, la première alternance politique depuis l’indépendance. Le journal indique que le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye est attendu aux cérémonies organisées en l’honneur de son prédécesseur.

Le Quotidien évoque pour sa part un hommage national d’une ampleur exceptionnelle. Les festivités prévues les 4 et 5 juin au Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Coumba Rose combineront cérémonie officielle, concert populaire et rencontres académiques internationales destinées à retracer l’héritage politique de celui que de nombreux Sénégalais surnomment « le Bâtisseur ». Parallèlement, la formation du gouvernement dirigé par Ahmadou Al Amine Mohamed Lo continue d’alimenter les analyses politiques.

Selon WalfQuotidien, la principale interrogation porte désormais sur la capacité du président Bassirou Diomaye Faye à gouverner durablement avec une équipe dont est absente la majorité parlementaire issue du Pastef. Le journal s’interroge sur les conséquences politiques de cette configuration inédite et sur les rapports de force qui pourraient en découler.

De son côté, Sud Quotidien relève l’apparition de tensions au sein de la plateforme politique « Avenir Sénégal Bii Ñu Bëgg ». Le journal rapporte que certaines voix proches de la coalition APTE réaffirment leur fidélité au projet politique porté par Ousmane Sonko, mettant en lumière les premiers signes de divergences apparus après la formation du nouvel exécutif.

La question de la représentativité féminine au sein du gouvernement est également mise en avant par Le Témoin Quotidien. Le journal observe que seules quatre femmes figurent parmi les trente membres du gouvernement, un niveau de représentation jugé faible au regard des engagements régulièrement affichés en faveur du leadership féminin et de l’égalité des genres.

Au-delà des questions politiques, la presse s’inquiète également du retour des délestages électriques dans plusieurs régions du pays.

L’Observateur parle d’un « retour inquiétant d’un cauchemar national », soulignant que les coupures de courant enregistrées ces derniers jours ravivent le souvenir d’une crise énergétique que beaucoup considéraient comme définitivement résolue.

Le quotidien rapporte que ces interruptions affectent aussi bien Dakar que plusieurs régions de l’intérieur du pays, suscitant de nombreuses interrogations chez les usagers. Dans un communiqué relayé par le journal, Senelec explique que le réseau électrique national fait face à des contraintes exceptionnelles d’exploitation liées à l’indisponibilité temporaire de certaines capacités de production.

L’entreprise publique précise que plusieurs opérations de maintenance sont actuellement menées sur des installations stratégiques, notamment la centrale flottante Kar-powership, considérée comme un élément clé du dispositif énergétique sénégalais.

Entre hommage national à Abdoulaye Wade, recomposition du paysage politique et préoccupations énergétiques, l’actualité sénégalaise demeure marquée par des enjeux à la fois institutionnels, économiques et sociaux.

Sénégal : la presse décrypte le premier gouvernement d’Ahmadou Al Aminou Lô

La publication de la composition du nouveau gouvernement sénégalais, lundi soir, continue d’alimenter les commentaires et les analyses dans la presse nationale. Entre renouvellement des équipes, rééquilibrage politique et affirmation du leadership présidentiel, les quotidiens proposent des lectures diverses de cette nouvelle étape de la vie politique du pays.

 

Pour Le Soleil, la mise en place de l’équipe dirigée par Ahmadou Al Aminou Lô traduit une importante réorganisation de l’appareil gouvernemental. Le journal souligne que le nouvel exécutif repose à la fois sur la continuité de certaines figures de l’administration et l’arrivée de nombreux nouveaux responsables. Selon le quotidien, dix-huit personnalités font leur entrée au gouvernement, issues aussi bien du Pastef que de la coalition Diomaye Président, des partis alliés et de la technocratie.

De son côté, Libération estime que le président Bassirou Diomaye Faye a choisi d’élargir sa base politique en associant différentes sensibilités à la nouvelle équipe gouvernementale. Le journal relève notamment la présence de plusieurs responsables proches du Pastef ainsi que de partenaires politiques qui ont décidé de poursuivre leur participation à l’action gouvernementale. Selon cette lecture, le chef de l’État consolide également son entourage politique en promouvant de nouvelles personnalités au sein de l’exécutif.

Sud Quotidien voit dans cette composition gouvernementale la volonté d’affirmer davantage l’autonomie du pouvoir exécutif. Le journal met en avant le profil des ministres retenus, composé d’experts, de technocrates, d’alliés politiques et de quelques membres reconduits de l’équipe précédente. Pour le quotidien, cette nouvelle architecture gouvernementale traduit autant une recomposition politique qu’une nouvelle méthode de gouvernance destinée à répondre aux défis économiques et institutionnels du moment.

Pour L’As, l’attente suscitée par la formation du gouvernement a finalement débouché sur une équipe mêlant expérience, compétences techniques et nouveaux visages. Le journal estime que plusieurs nominations apparaissent cohérentes au regard des responsabilités confiées aux différents ministres.

À travers son analyse, L’Observateur considère que Bassirou Diomaye Faye a privilégié la stabilité institutionnelle plutôt qu’une logique de rupture brutale. Selon le quotidien, le président sénégalais a choisi une approche fondée sur la continuité de son projet politique, en évitant les règlements de comptes ou les affrontements internes que certains observateurs anticipaient. Le journal décrit une démarche axée sur la consolidation des institutions et la recherche d’équilibres politiques durables.

Dans une lecture plus politique, WalfQuotidien estime que ce nouveau gouvernement marque une étape importante dans l’évolution des rapports entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Le quotidien considère que le chef de l’État affirme désormais sa propre orientation politique à travers une équipe davantage articulée autour de la coalition Diomaye Président et de la Vision 2050, présentée comme le cadre de référence des futures politiques publiques.

Au-delà des différentes interprétations, la publication de ce gouvernement met fin à plusieurs jours d’attente et ouvre une nouvelle séquence politique au Sénégal. L’attention se tourne désormais vers les premières décisions de l’exécutif et la capacité de la nouvelle équipe à répondre aux attentes des populations dans un contexte marqué par d’importants défis économiques, sociaux et institutionnels.

Sénégal : l’attente du gouvernement Al Aminou Lo alimente les interrogations de la presse Sénégalaise

La formation du nouveau gouvernement sénégalais continue de faire couler beaucoup d’encre. Dix jours après le départ d’Ousmane Sonko de la Primature et plus d’une semaine après la nomination d’Ahmadou Al Aminou Lo à la tête du gouvernement, la composition de la nouvelle équipe ministérielle n’a toujours pas été dévoilée. Une situation qui domine largement les commentaires de la presse nationale ce lundi.

 

Plusieurs quotidiens s’interrogent sur les raisons de ce délai inhabituel. Pour de nombreux observateurs, cette attente prolongée traduirait l’existence de négociations complexes au sein de la majorité présidentielle.

Le Quotidien évoque notamment des discussions intenses entre le nouveau Premier ministre et les responsables du PASTEF, formation politique qui dispose aujourd’hui d’une confortable majorité à l’Assemblée nationale. Selon le journal, le parti chercherait à peser sur les choix gouvernementaux afin de préserver ses équilibres internes et ses orientations politiques.

Cette période de flottement suscite également des critiques. Dans ses colonnes, L’As estime que le pays traverse une phase d’incertitude alors que plusieurs dossiers économiques et sociaux exigent des décisions rapides. Le journal souligne que la nomination du chef du gouvernement n’a pas encore permis de relancer pleinement l’action de l’exécutif. Cette situation nourrit les spéculations sur d’éventuelles divergences stratégiques au sommet de l’État et sur les arbitrages nécessaires pour constituer une équipe consensuelle.

Au-delà des considérations politiques, plusieurs observateurs rappellent que les attentes de la population restent fortes dans un contexte marqué par de nombreux défis liés à l’emploi, au coût de la vie et aux réformes économiques annoncées.

Sur le terrain diplomatique, un autre sujet retient l’attention de la presse sénégalaise. Le Sénégal a officiellement décidé de présenter la candidature du général d’armée aérienne Birame Diop à la présidence de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Cette candidature, soutenue par le président Bassirou Diomaye Faye, sera portée lors du prochain sommet des chefs d’État de l’organisation régionale prévu en juillet 2026.

Plusieurs médias mettent en avant l’expérience du général Birame Diop dans les domaines de la sécurité, de la prévention des conflits et de la gouvernance. Son parcours est présenté comme un atout majeur pour diriger l’institution sous-régionale dans un contexte marqué par de nombreux défis sécuritaires et politiques en Afrique de l’Ouest.

La visite officielle effectuée ce week-end par le président sénégalais en Gambie occupe également une place importante dans l’actualité. À Banjul, Bassirou Diomaye Faye et son homologue Adama Barrow ont échangé sur le renforcement de la coopération bilatérale, la stabilité régionale ainsi que plusieurs dossiers d’intérêt commun.

Enfin, la presse revient largement sur le centenaire de l’ancien président Abdoulaye Wade. Figure majeure de la vie politique sénégalaise, le fondateur du Parti démocratique sénégalais (PDS) est célébré pour son rôle dans la démocratisation du pays et son long combat dans l’opposition avant son accession au pouvoir en 2000.

De nombreux éditorialistes rappellent le parcours singulier de celui qui aura marqué plusieurs générations de Sénégalais, aussi bien par sa longévité politique que par son influence sur l’évolution démocratique du pays.

CAN U17 et Tabaski à la une de la presse sénégalaise

La qualification de l’équipe nationale du Sénégal des moins de 17 ans pour la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de la catégorie ainsi que la célébration de la Tabaski dominent les sujets abordés par les quotidiens sénégalais parvenus ce vendredi.

Le quotidien Rewmi met en avant la performance des Lionceaux, victorieux du Maroc en demi-finale au terme d’une séance de tirs au but particulièrement disputée. « Le Sénégal élimine le Maroc et se qualifie pour la finale », affiche le journal en une.

Jeudi à Rabat, les jeunes Sénégalais ont décroché leur billet pour la finale après leur succès 7 tirs au but à 6 face au pays hôte. Les deux équipes s’étaient quittées sur un score de parité (1-1) à l’issue du temps réglementaire. Le Sénégal affrontera la Tanzanie en finale prévue mardi prochain.

De son côté, Walfquotidien revient largement sur les célébrations de l’Aïd el-Kébir, plus connue sous le nom de Tabaski au Sénégal. Le journal souligne que plusieurs imams ont consacré leurs sermons aux questions liées à la crise politique, à la corruption et à la dégradation des valeurs sociales.

« Le rappel à l’ordre des imams », titre le quotidien, mettant en avant les appels des autorités religieuses à davantage de responsabilité et de cohésion sociale.

Rewmi Quotidien évoque également plusieurs faits dramatiques enregistrés durant la fête. Le journal parle d’une Tabaski marquée par des violences et des accidents mortels.

À Dakar, dans le quartier de Fadia, un homme aurait mortellement poignardé son frère. Par ailleurs, un accident de la circulation sur l’axe Kébémer–Ngaye Mékhé a causé la mort de trois personnes.

Le quotidien qualifie ainsi cette célébration d’« Aïd el-Kébir sanglant ».

🗞️ LA UNE DES QUOTIDIENS NATIONAUX

Les consultations engagées par le président Bassirou Diomaye Faye avec les forces vives du Sénégal dominent l’actualité de la presse sénégalaise ce vendredi 22 mai. Les quotidiens reviennent largement sur les audiences accordées à plusieurs anciens Premiers ministres dans le cadre du nouveau format du Dialogue national.

Selon Le Soleil, cette nouvelle formule du Dialogue national a débuté jeudi au Palais de la République dans une atmosphère plus restreinte et plus discrète que les éditions précédentes. Le journal souligne que le chef de l’État a reçu séparément plusieurs anciens chefs du gouvernement afin d’échanger sur les grandes préoccupations nationales. Parmi les personnalités reçues figurent Cheikh Hadjibou Soumaré, Abdoul Mbaye, Aminata Touré, Amadou Ba, Sidiki Kaba et Mamadou Lamine Loum.

Les Échos évoque également le démarrage de ces concertations présidentielles, présentées comme une démarche d’écoute et de dialogue avec les différentes composantes de la nation. De son côté, Sud Quotidien estime que le président sénégalais « dialogue avec la Primature », tout en soulignant que Idrissa Seck a décliné l’invitation. L’As rapporte que les anciens Premiers ministres ont salué l’ouverture affichée par le chef de l’État, même si plusieurs d’entre eux ont exprimé leurs inquiétudes concernant la situation économique, sécuritaire et sociale du pays.

Pour Le Quotidien, le président Bassirou Diomaye Faye cherche à installer le dialogue comme une méthode durable de gouvernance plutôt qu’un simple outil de gestion de crise. Le journal met particulièrement en avant l’audience accordée à Amadou Ba, qui aurait alerté sur la dégradation des notations financières du Sénégal et sur la nécessité de restaurer la crédibilité économique du pays auprès des partenaires financiers internationaux.

L’actualité sportive occupe également une place importante dans les colonnes des journaux avec la publication de la liste des joueurs retenus pour la Coupe du monde de la FIFA 2026.

WalfQuotidien souligne que le sélectionneur Pape Thiaw a convoqué 28 joueurs pour préparer la compétition, même si deux éléments devront quitter le groupe avant la liste définitive imposée par la FIFA. Le journal met notamment en lumière la première convocation de Bara Sapoko Ndiaye, jeune joueur du Bayern Munich, considéré comme l’une des nouveautés majeures de cette sélection.

🗞️ LA UNE DES QUOTIDIENS NATIONAUX

Les consultations politiques initiées par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye ainsi que la publication attendue de la liste des Lions pour la Coupe du monde 2026 dominent l’actualité des quotidiens sénégalais ce jeudi.

 

Le chef de l’État a décidé de remplacer le format habituel de la Journée du dialogue national, traditionnellement organisée le 28 mai, par une série de consultations directes prévues du 21 au 31 mai 2026. Cette réorganisation est liée à la célébration prochaine de la Tabaski.

Selon plusieurs journaux, les premières audiences concernent les anciens Premiers ministres ainsi que d’anciens ministres chargés des Finances et de l’Intérieur. Les échanges doivent porter sur les questions économiques, sociales, sécuritaires et politiques du pays.

Le quotidien Le Soleil s’interroge notamment sur « le sens d’une démarche » engagée par le président, tandis que Le Quotidien évoque « le bal des anciens » pour qualifier cette phase de concertations politiques.

Toutefois, cette initiative suscite déjà des critiques au sein de l’opposition et de certains acteurs de la société civile. Le journal Les Échos rapporte que l’Alliance pour la République (APR), formation de l’ancien président Macky Sall, refuse de participer à ces consultations.

Le Front pour la défense de la démocratie (FDR) ainsi que l’opposant Thierno Bocoum ont également exprimé leurs réserves. De son côté, WalfQuotidien estime que le dialogue national démarre dans un climat tendu, notamment en raison des critiques sur l’absence de termes de référence clairement définis.

L’actualité sportive occupe également une place importante dans les journaux avec l’annonce attendue de la liste des joueurs retenus pour la Coupe du monde 2026.

Le sélectionneur Pape Thiaw doit dévoiler ce jeudi les 26 joueurs qui représenteront le Sénégal au Mondial organisé aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

Le quotidien sportif Record affiche à sa Une : « Les 26 Lions pour conquérir l’Amérique », tandis que L’Observateur souligne que le technicien sénégalais fait face à « l’un des choix les plus délicats de son mandat » à l’approche de cette compétition mondiale.

Sénégal : Tabaski, vol de bétail et démonstration de force de Pastef à la une des journaux

Les quotidiens parus ce lundi au Sénégal reviennent largement sur les préparatifs de la Tabaski, la recrudescence du vol de bétail ainsi que sur la mobilisation politique du Pastef à Dakar.

 

Selon Le Soleil, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, s’est rendu à Médina Ndiathbé, dans le département de Podor, principal point d’entrée du bétail mauritanien au Sénégal. Le journal indique qu’à la date du 15 mai 2026, plus de 584 000 moutons avaient déjà été enregistrés, traduisant un niveau d’approvisionnement jugé satisfaisant à l’approche de la fête. Malgré cette disponibilité, les éleveurs restent préoccupés par la multiplication des vols de bétail.

Le phénomène occupe également une place importante dans les colonnes du quotidien L’As, qui évoque une situation devenue particulièrement alarmante. S’appuyant sur des données de l’Association pour la protection des productions animales et de lutte contre le vol de bétail, le journal rapporte que le vol de bétail aurait représenté 62 % des infractions enregistrées en 2025, avec plus de 1 000 têtes dérobées.

L’association, réunie récemment au foirail de Thiès, a appelé les autorités à appliquer plus strictement la loi criminalisant le vol de bétail. Toujours sur la Tabaski, plusieurs journaux signalent une divergence sur la date de célébration, certains évoquant des festivités prévues les 27 et 28 mai selon les différentes sensibilités religieuses.

Sur le plan politique, Le Soleil indique que le Pastef prépare deux événements majeurs au mois de juin. Le congrès du parti est annoncé pour le 6 juin afin de désigner son président, tandis qu’une cérémonie d’investiture de Ousmane Sonko est prévue le lendemain. Ces annonces ont été faites à l’issue de la randonnée patriotique organisée dans les rues de Dakar par des responsables du parti, dont le maire de la capitale, Abass Fall.

Le quotidien Les Echos estime que cette marche s’est transformée en démonstration de force politique en faveur de Ousmane Sonko. Le journal souligne l’importance de la mobilisation populaire observée durant l’événement, marquée par des slogans appelant à une candidature présidentielle de Sonko en 2029 et par des critiques visant aussi bien l’opposition que certains alliés de la coalition au pouvoir.

De son côté, WalfQuotidien estime que le Pastef cherche à reprendre l’initiative dans le débat public après une période de relative discrétion liée à des tensions internes. Le journal évoque plusieurs signes de remobilisation, notamment l’organisation de conférences, des rencontres entre cadres du parti ainsi que des réunions stratégiques autour de Ousmane Sonko.

À quelques mois des élections territoriales, le parti semble vouloir accélérer sa réorganisation politique et renforcer sa présence sur la scène publique sénégalaise.

Sénégal : La crise concernant le dialogue national se resserre et les tensions autour du prix du pain font le tour de l’actualité

La presse sénégalaise de ce vendredi revient largement sur la nouvelle formule du Dialogue national décidée par le président Bassirou Diomaye Faye. Les quotidiens mettent également en avant les enjeux internes au sein du PASTEF et les inquiétudes des boulangers face à la hausse des coûts de production.

 

Les quotidiens reçus ce vendredi à Dakar accordent une large place à la réorganisation du Dialogue national décidée par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Plusieurs journaux soulignent que le chef de l’État a choisi de modifier le format habituel de cette concertation nationale en raison de la proximité de la Tabaski.

Le quotidien L’AS indique ainsi que le président sénégalais a remplacé la journée de dialogue prévue le 28 mai par une série d’audiences au Palais présidentiel. Dans le même registre, Sud Quotidien rapporte que Bassirou Diomaye Faye a privilégié des consultations directes et plus restreintes à la place du format traditionnel.

Le Soleil confirme également cette nouvelle orientation et précise que les audiences se dérouleront du 21 au 31 mai prochains. Au-delà du Dialogue national, les questions politiques occupent aussi une place importante dans les colonnes des journaux sénégalais. Les préparatifs du congrès du parti PASTEF-Les Patriotes, prévu le 6 juin, alimentent notamment les commentaires de la presse.

L’AS annonce l’ouverture des candidatures pour l’élection du président du parti, tandis que L’Observateur précise que les dépôts de dossiers sont programmés du 15 au 20 mai 2026. Toujours sur le terrain politique, L’AS relaie les critiques formulées par Serigne Mbaye Thiam contre le Parti socialiste, qu’il juge en recul par rapport à ses ambitions historiques.

De son côté, WalfQuotidien s’intéresse aux implications de la réforme du code électoral dans le dossier concernant Barthélémy Dias. Le journal évoque les interrogations autour de l’application rétroactive de cette loi et parle d’un État confronté à un véritable dilemme juridique et politique.

La presse revient également sur les tensions croissantes dans le secteur de la boulangerie. Selon WalfQuotidien, la Fédération nationale des boulangers du Sénégal réclame la tenue d’un conseil interministériel consacré au pain et menace d’augmenter les prix. Le Quotidien évoque de son côté la colère des boulangers autour du maintien du prix de la baguette à 150 FCFA.

Le Soleil souligne également que les professionnels du secteur estiment désormais difficile de conserver ce tarif pour une baguette de 190 grammes face à la hausse continue des intrants. Le quotidien national s’est par ailleurs intéressé aux perspectives liées à l’exploitation pétrolière et gazière du Sénégal.

Le journal met notamment en avant les financements innovants envisagés pour accompagner le développement du secteur des hydrocarbures.

CENTIF et FMI : Dakar sous pression financière

Le blanchiment de capitaux et les relations entre le Sénégal et le FMI occupent le devant de la scène médiatique. Entre nouvelles formes de criminalité financière et discussions autour de la dette publique, plusieurs quotidiens sénégalais mettent en lumière les défis économiques auxquels fait face Dakar.

Les questions économiques dominent largement la presse sénégalaise ce mercredi 13 mai. Les quotidiens reviennent principalement sur le dernier rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) ainsi que sur les échanges entre le président Bassirou Diomaye Faye et la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, en marge du sommet Africa Forward à Nairobi.

Dans ses colonnes, Sud Quotidien met l’accent sur les « flux suspects » liés au blanchiment de capitaux et aux circuits financiers illicites. Le journal rapporte que la CENTIF a enregistré 866 alertes en 2025 contre 928 en 2024. Une baisse qui, selon le quotidien, ne remet pas en cause la progression des activités suspectes observées ces dernières années.

Le journal revient également sur les discussions entre le chef de l’État sénégalais et la patronne du FMI. Les échanges ont porté sur la dette du Sénégal ainsi que sur les perspectives de gestion des finances publiques. Pour Sud Quotidien, Dakar cherche désormais à préserver ses marges budgétaires sans fragiliser sa crédibilité économique ni les objectifs du référentiel Sénégal 2050.

De son côté, Le Soleil titre à sa une : « La CENTIF brise le silence ». Le quotidien insiste sur les nouvelles formes de criminalité financière auxquelles le Sénégal fait face. Dans les pages intérieures, le président de la CENTIF, Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, évoque les enjeux liés à la souveraineté économique et à la lutte contre le financement du terrorisme.

Le journal souligne aussi la dimension financière du déplacement du président Bassirou Diomaye Faye à Nairobi. Le chef de l’État s’est entretenu avec Kristalina Georgieva, mais également avec Odile Renaud-Basso et Serge Ekué autour des questions économiques et financières.

Le Quotidien parle quant à lui d’un « cash-cash continu entre le Sénégal et le FMI ». Le journal indique que le président sénégalais entend désormais suivre personnellement le dossier des relations avec l’institution financière internationale. Kristalina Georgieva a pour sa part confirmé que les discussions ont porté sur les réformes et la gestion de la dette.

L’AS s’intéresse davantage aux secteurs considérés comme les plus exposés au blanchiment de capitaux. Le quotidien cite notamment la finance digitale, l’immobilier, les jeux ainsi que la vente et la location de véhicules. Le journal évoque également une transformation progressive du paysage criminel au Sénégal.

Dans la même dynamique, WalfQuotidien se penche sur le débat autour du patriotisme économique. Le journal relaie les avis d’universitaires et d’experts qui appellent à la prudence dans l’élaboration de cette future loi. Certains spécialistes mettent en garde contre une confusion entre patriotisme économique et nationalisme économique.

L’Observateur insiste pour sa part sur les « chiffres alarmants » du blanchiment de capitaux. Le journal révèle notamment que 95 déclarations ont été jugées suffisamment graves pour déclencher des procédures judiciaires.

Enfin, EnQuête évoque des « enjeux majeurs » autour du rapport 2025 de la CENTIF. Le quotidien révèle que 37 rapports ont déjà été transmis au Pool judiciaire financier. Le journal note également l’apparition de nouvelles formes de blanchiment liées à la cybercriminalité, notamment la cyberpornographie et le cyberproxénétisme.

Sénégal : le meeting de Mbour relance les spéculations autour de Bassirou Diomaye Faye et du pouvoir

L’absence du chef de l’État au meeting de la coalition Diomaye Président alimente les débats sur les recompositions politiques en cours au Sénégal.

L’actualité politique sénégalaise reste dominée par les interrogations autour du meeting organisé samedi à Mbour par la coalition Diomaye Président, dans un contexte marqué par des tensions persistantes au sommet de l’État. Plusieurs quotidiens sénégalais ont largement commenté l’absence du président Bassirou Diomaye Faye à cette rencontre politique présentée comme une démonstration de force de son camp.

Le journal L’AS évoque un « faux bond » du chef de l’État à ses militants, tandis que L’EnQuête souligne que le président ne s’est finalement pas rendu à Mbour malgré une forte mobilisation. Selon plusieurs médias, le chef de l’État a invoqué sa participation au sommet Africa Forward organisé à Nairobi pour justifier son absence. Il s’est adressé aux militants par visioconférence depuis le palais présidentiel.

Le quotidien Le Quotidien parle d’un « rendez-vous raté », alors que WalfQuotidien et Sud Quotidien mettent davantage l’accent sur la mobilisation des partisans du président et les perspectives politiques autour d’un éventuel second mandat. Cette séquence intervient dans un climat politique marqué par des spéculations croissantes autour des relations entre Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko.

Plusieurs observateurs évoquent des recompositions internes au sein du pouvoir, sur fond de débats autour du leadership politique et des échéances électorales futures. La réforme du Code électoral continue également d’alimenter les discussions. Adoptée en seconde lecture par l’Assemblée nationale, la loi place désormais le président face à la question de sa promulgation. Certains analystes évoquent le risque d’une crise institutionnelle en cas de refus présidentiel.

Parallèlement, d’autres formations politiques tentent de se repositionner. Le congrès de Khalifa Ababacar Sall et les activités politiques du PASTEF ont également marqué le week-end politique sénégalais.

Le quotidien Le Soleil évoque ainsi une période de « forte effervescence politique », illustrant l’intensité des recompositions en cours sur la scène politique nationale.

Sénégal : presse sous tension et transport paralysé au cœur de l’actualité

Entre la publication du rapport du FADP et la grève illimitée des transporteurs, la presse sénégalaise met en lumière des tensions persistantes dans les secteurs des médias et du transport.

 

Dakar, 8 avril :  La publication du Fonds d’appui au développement de la presse (FADP) et la paralysie dans le secteur du transport figurent parmi les principaux sujets traités par les quotidiens sénégalais.

Le quotidien Le Soleil met en avant le rapport 2025 du FADP, indiquant que plus de 1,09 milliard de francs CFA ont été alloués aux radios communautaires et à la presse privée. Le journal précise que ce document, rendu public par le ministère en charge de la Communication, détaille les montants, les bénéficiaires ainsi que les critères d’attribution, dans une volonté affichée de transparence.

Selon le ministre, cité par la publication, cette démarche s’inscrit dans une logique d’équité et de gestion rigoureuse des ressources publiques. Toutefois, cette lecture est loin de faire l’unanimité. Le journal Le Témoin évoque une transparence affichée, mais estime que certaines zones d’ombre subsistent quant aux choix opérés et à l’efficacité réelle du dispositif.

Dans la même dynamique, Sud Quotidien souligne que, malgré la publication du rapport après plusieurs reports, des tensions persistent avec le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal. L’organisation prévoit de se prononcer sur ce qu’elle qualifie de « répartition inique et illégale » de l’aide à la presse.

De son côté, Le Quotidien rapporte que le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal dénonce une gestion jugée opaque et discriminatoire du fonds. L’organisation patronale annonce une sortie publique pour exiger davantage de transparence dans l’attribution des subventions.

Parallèlement, la presse revient largement sur la grève des transporteurs qui continue de perturber le pays.  Initialement prévue pour 72 heures à partir du 30 mars, la mobilisation a été reconduite et transformée en mouvement illimité depuis le 6 avril. Malgré les appels au dialogue du ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, les discussions peinent à aboutir.

Selon plusieurs journaux, la paralysie est presque totale dans des zones stratégiques comme Dakar, Thiès et Saint-Louis, impactant fortement les déplacements des populations et les activités économiques. Les revendications des transporteurs portent notamment sur les tracasseries routières, le non-respect des engagements pris par les autorités et la hausse des charges d’exploitation.

Face à cette situation, L’As indique que le gouvernement durcit le ton tout en maintenant la porte ouverte aux négociations. Les autorités évoquent la possibilité de prendre des mesures pour garantir la continuité du service public, malgré la fermeté affichée des syndicats.

Sénégal : Ousmane Sonko dévoile les premiers résultats de la renégociation des contrats économiques

Au Sénégal, les révélations du Premier ministre Ousmane Sonko sur la renégociation de plusieurs contrats dans des secteurs stratégiques dominent la Une de la presse. Les journaux évoquent des pertes importantes pour l’État et une nouvelle orientation vers la souveraineté économique.

 

La presse sénégalaise commente largement les annonces faites par le Premier ministre Ousmane Sonko sur la renégociation des contrats du Sénégal dans plusieurs secteurs clés de l’économie nationale. Plusieurs quotidiens sont revenus sur les conclusions présentées jeudi par le chef du gouvernement.

D’après Sud Quotidien, le Premier ministre a livré un bilan détaillé des travaux du comité interministériel chargé de revoir les contrats et conventions dans différents domaines de l’économie. Le journal souligne que les chiffres révélés montrent l’ampleur des pertes subies par l’État sénégalais dans certains secteurs. Les domaines concernés incluent notamment les phosphates, les cimenteries et les hydrocarbures.

Pour le quotidien Libération, ces révélations mettent en lumière des accords jugés déséquilibrés, conclus dans des secteurs stratégiques. Le journal cite notamment les dossiers des Industries chimiques du Sénégal et de plusieurs blocs pétroliers offshore. Selon le Premier ministre, certains contrats auraient entraîné des pertes financières importantes pour l’État.

La renégociation des contrats au Sénégal concerne plusieurs secteurs dont les mines, les infrastructures, les télécommunications et l’agriculture. Selon les informations rapportées par la presse, les analyses du comité interministériel révèlent des manques à gagner de plusieurs centaines de milliards de francs CFA. Dans le cas des Industries chimiques du Sénégal, les pertes sont estimées à plus de 1 075 milliards de francs CFA.

D’autres gains financiers pourraient également être obtenus grâce à la révision de certains accords dans les infrastructures et les marchés de construction. Le quotidien Le Soleil évoque pour sa part les premières retombées positives de cette renégociation des contrats au Sénégal. Selon le journal, le gouvernement affirme avoir déjà réalisé des économies importantes qui devraient être réaffectées à des projets de développement économique et social.

Le journal L’Info parle d’un héritage lourd dans la gestion des ressources nationales. Selon la publication, le gouvernement pointe des accords considérés comme défavorables au Sénégal et annonce plusieurs mesures. Parmi celles-ci figurent la résiliation de certaines concessions et la reprise d’actifs jugés stratégiques. L’objectif affiché par les autorités est de mettre en place une nouvelle doctrine de gestion des ressources nationales.

Le quotidien L’As indique également qu’une commission d’enquête parlementaire devrait être mise en place pour examiner les contrats qualifiés de « léonins ». Cette initiative s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à renforcer la souveraineté économique du pays. À travers ces annonces, le Premier ministre Ousmane Sonko affirme vouloir corriger les déséquilibres hérités de certains accords et défendre davantage les intérêts de l’État sénégalais.

Sénégal : justice et tensions politiques dominent l’actualité

L’actualité politique au Sénégal est marquée par une double séquence sous haute tension : l’avancée de la procédure judiciaire visant d’anciens ministres et la comparution très attendue du Premier ministre devant les députés.

 

L’Assemblée nationale du Sénégal a franchi un cap important en validant la mise en accusation de Me Moussa Bocar Thiam devant la Haute Cour de justice. L’ancien ministre de la Communication devra répondre des faits liés à l’aménagement du projet « Sénégal Connect Park ».

En revanche, le dossier d’Abdoulaye Diouf Sarr a été jugé incomplet. Il est renvoyé pour complément d’information, ralentissant ainsi la procédure à son encontre.

Ces poursuites s’inscrivent dans une dynamique de reddition des comptes engagée après la gestion du fonds Covid-19 sous l’ancien président Macky Sall. Plusieurs anciens responsables sont visés par des enquêtes liées à l’utilisation de ces ressources publiques.

Parallèlement, le climat politique reste tendu. Le Premier ministre Ousmane Sonko est attendu à l’hémicycle pour une séance de questions d’actualité. Un exercice démocratique qui s’annonce délicat.

Malgré une majorité confortable, le chef du gouvernement devra faire face à des sujets sensibles. Parmi eux : la criminalisation de l’homosexualité ou encore des affaires judiciaires ayant suscité une vive émotion dans l’opinion.

Dans ce contexte, l’opposition promet de ne rien laisser passer. Elle exige un débat respectueux et menace de quitter la salle en cas de dérapage.

Sur un autre front, les autorités durcissent également le ton sur la sécurité routière. Dès le 3 mars, une vaste opération de contrôle technique sera lancée. Elle ciblera les véhicules de transport en commun de 12 à 19 places, notamment les célèbres minicars « Cheikhou Cherifou ».

Le ministre des Transports a déjà entamé des visites de terrain à Dakar et à Diamniadio pour superviser le dispositif. Environ 7 000 véhicules sont concernés par cette opération.

Entre justice, politique et sécurité publique, le Sénégal entre dans une phase où chaque décision pourrait avoir des répercussions majeures sur le climat national.

 

Mort d’un étudiant à l’UCAD : la presse sénégalaise dissèque la parole gouvernementale

REVUE de PRESSE

Les quotidiens parvenus, mercredi, à l’Agence de presse sénégalaise (APS) accordent une large place au point de presse du gouvernement consacré au décès de l’étudiant Abdoulaye Ba, survenu lundi lors d’affrontements avec les forces de l’ordre à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar.

L’exécutif a animé, à la Primature, une conférence de presse en lien avec la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba. Ont pris part à cet exercice de communication la ministre de la Justice, garde des Sceaux, le ministre des Forces armées, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, ainsi que le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

« Un mort, la République secouée », titre Sud Quotidien à sa Une, estimant que « la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba lors des violences à l’UCAD a provoqué une onde de choc à l’échelle nationale. Face à l’émotion et à l’indignation, le gouvernement promet de faire toute la lumière sur les circonstances du drame et annonce l’ouverture d’enquêtes judiciaires et administratives ».

Selon le journal, « des questions de sécurité publique à la justice, en passant par l’enseignement supérieur et les forces armées, les autorités appellent à l’apaisement, au dialogue et à la responsabilité collective ». Mais, ajoute Sud Quotidien, « ce drame remet sur la table le débat sur la gestion des crises universitaires, la réponse sécuritaire et l’avenir d’une institution appelée à demeurer un sanctuaire du savoir et de la vie humaine ».

Libération souligne que « l’État promet la lumière » sur la mort d’Abdoulaye Ba et « met en cause des influences extérieures ». Le quotidien rapporte que, lors de la conférence de presse, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a diffusé des vidéos, tandis que le ministre de l’Enseignement supérieur a évoqué de possibles « remises d’argent ».

La garde des Sceaux, ministre de la Justice, Yassine Fall, s’est engagée « devant le peuple à faire toute la clarté sur cette affaire », écrit Libération.

Pour Vox Populi, « le gouvernement s’explique, annonce des enquêtes et des poursuites, et fait des révélations ». Le journal mentionne la découverte de grenades lacrymogènes ainsi que d’armes blanches et contondantes lors de fouilles dans des chambres d’étudiants à l’UCAD, des éléments avancés pour justifier l’intervention des forces de l’ordre sur le campus social.

Les Echos relève que « face à une opinion publique profondément choquée, le ministre de l’Intérieur a livré une communication mêlant compassion officielle, justification sécuritaire et rappel ferme de l’autorité de l’État ».

Selon le quotidien, Mouhamadou Bamba Cissé « a condamné les violences policières tout en pointant la responsabilité de certains étudiants ».

Le Soleil note que le gouvernement « appelle à l’apaisement », précisant que le ministre de l’Intérieur a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire.

Le journal, qui s’est rendu au campus social, décrit un climat de « consternation » et de « désolation ».

« Au lendemain des violences qui ont secoué l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) et coûté la vie à l’étudiant Abdoulaye Ba, le campus social s’est progressivement vidé de ses occupants dans une atmosphère lourde. Sommés de quitter les lieux avant midi, sur décision du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD), des milliers d’étudiants ont quitté le campus dans la précipitation, laissant derrière eux un espace marqué par la tristesse et un profond sentiment de désillusion », écrit Le Soleil.

De son côté, L’Observateur rapporte que « les autorités ont pris la parole pour exprimer leur compassion et livrer leur lecture des événements ». Les ministres de l’Enseignement supérieur, de l’Intérieur et de la Justice ont, selon le journal, insisté sur la nécessité d’identifier les responsabilités et de préserver l’université en tant qu’espace de savoir.

Pour Le Quotidien, « l’origine des affrontements ayant conduit à la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba au campus social de l’UCAD ne saurait être réduite à la question des franchises universitaires ou au paiement des rappels de bourses ». Le journal précise que « les ministres intervenus lors du point de presse ont condamné les violences ayant conduit à ce drame, tout en promettant que toute la lumière sera faite sur cette affaire ».

Le refus d’Ousmane Sonko de déférer à la convocation du juge à la une

La décision prise par l’opposant Ousmane Sonko de ne pas se présenter devant le juge d’instruction en vue de son audition dans l’affaire de mœurs le concernant est le sujet dominant de l’édition des quotidiens pour ce vendredi.
Le député, leader des Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), est accusé de ‘’viols répétés’’ et de ‘’menaces de mort’’ par une jeune femme, employée d’un salon de beauté et de massage. Les députés sont convoqués ce vendredi en séance plénière pour examiner la requête des autorités judiciaires visant à le priver de son immunité parlementaire, afin qu’il puisse être légalement auditionné.
Une commission ad hoc a été constituée par l’Assemblée nationale pour diriger la procédure.
‘’L’accusé récuse la commission ad hoc et ne compte pas déférer à la convocation du juge’’, rapporte Le Soleil.
‘’A la veille de la séance plénière portant sur la procédure de levée de son immunité parlementaire, le député Ousmane Sonko a averti qu’il ne déférera à aucune convocation’’, ajoute le même journal, selon lequel l’opposant a invoqué de nouveau un ‘’complot politique’’ visant à le neutraliser politiquement.
Le journal Les Echos s’attend à ‘’une journée [qui] s’annonce rude pour le leader de Pastef’’.
‘’Un vendredi décisif’’, souligne Libération. ‘’Après avoir promis de répondre à toute convocation si son immunité est levée, Ousmane Sonko a changé de position. Il estime (…) que tel serait le cas si la procédure était régulière’’, poursuit le même journal.
WalfQuotidien affirme que ‘’ce vendredi risque d’être très mouvementé’’.
‘’Le patriote en chef vendra chèrement sa peau. Résistance à l’oppression étatique, refus de déférer à toute convocation de la justice, crachat sur le délibéré de ses [collègues] concernant son immunité parlementaire et graves accusations contre les magistrats chargés de son dossier. Ousmane Sonko défie le pouvoir et promet de [faire] capoter le projet funeste ficelé pour abréger sa carrière politique’’, commente Kritik’.
‘’Ousmane Sonko sonne la résistance’’, écrit Sud Quotidien, ajoutant que ‘’le juge ne verra pas l’ombre du député et leader de Pastef, dans le cadre de l’enquête pour ‘viols répétés’ et ‘menaces de mort’, à moins qu’il ne soit pris de force’’.
Lors d’une conférence de presse tenue au siège de son parti, le député, candidat au scrutin présidentiel de 2019, a dit qu’‘’il considère cette accusation de viol comme le dernier ou l’avant-dernier combat après la présidentielle de 2024’’, lit-on dans Tribune.
‘’Sonko se radicalise’’, titre WalfQuotidien, ajoutant que l’opposant juge ‘’viciée’’ la procédure menée en vue de son immunité parlementaire.
‘’La tension est montée d’un cran après le refus’’ d’Ousmane Sonko de se présenter au juge d’instruction, selon WalfQuotidien.

Le même journal prétend connaître la psychologie du leader de Pastef : ‘’Durant sa déclaration, Sonko s’est touché la bouche et s’est souvent gratté le côté droit du cou. Cela montre qu’il est dérangé par cette affaire de viol. Ousmane Sonko paraît (…) agacé par cette affaire (…) Le stress et l’agacement semblent être les sentiments qui animent le plus Ousmane Sonko.’’

‘’Le député Ousmane Sonko peut considérer qu’il n’est pas lié par une quelconque décision de levée de son immunité parlementaire (…) Mais cela n’engagerait que lui’’, explique à L’Observateur le spécialiste de droit pénal Iba Barry Kamara.

Une levée de son immunité parlementaire permettra au juge de le convoquer et de lui décerner un mandat d’amener s’il n’obtempère pas, selon M. Kamara. ‘’En ce moment-là, il va être appréhendé manu militari pour être présenté au juge’’, ajoute-t-il.

Le Témoinb Quotidien estime que ‘’cette affaire (…) fera sans doute couler plein d’encre au fil des jours à venir’’.
‘’Ousmane Sonko ouvre le chapitre de la confrontation avec tous les pouvoirs de l’Etat’’, y compris le pouvoir judiciaire dont il remet en cause l’impartialité, selon EnQuête, qui ajoute : ‘’Engagé dans ce combat à l’issue incertaine, Ousmane Sonko prend la mesure des jours et des nuits empreints de convulsions, d’effroi, de colères et de violences en tous genres, qui se préparent pour lui et pour le Sénégal.’’
Les quotidiens se sont également intéressés à la vaccination contre le Covid-19, un exercice auquel s’est prêté le président de la République, jeudi.
Les commentaires de la presse portent surtout sur cette déclaration de Macky Sall : ‘’Ce serait dommage qu’on ne prenne pas ces vaccins. Si on ne les prend pas, je vais les donner à d’autres pays qui en besoin.’’
‘’Un peuple averti en vaut mille’’, commente L’As.
‘’On le sait, le moi est haïssable (…) Les doses acquises avec les deniers publics, il en fait sa propriété personnelle, oubliant que c’est à la sueur de millions de personnes qu’il le doit’’, commente Le Témoin Quotidien.
Le Quotidien y va également d’un ton réprobateur : ‘’Non content d’avoir offert nos vaccins à des pays étrangers sans l’avis de notre parlement, il continue de menacer les Sénégalais de les dépouiller du restant des vaccins pour les donner à d’autres.’’

‘’Un président de devrait pas dire ça’’, réagit WalfQuotidien.

Le naufrage d’une pirogue et d’autres sujets en une des quotidiens dakarois ce 17 Septembre

Le chavirement d’une pirogue, lundi soir, au large de la Corniche ouest à Dakar et des sujets se rapportant aux accidents de la route et à la politique sont traités en priorité dans les quotidiens reçus mardi à l’APS.
Une pirogue avec à son bord près de 40 personnes a chaviré, hier lundi soir, au large de la Corniche Ouest (Dakar), près de l’île de la Madeleine, faisant 4 morts et 35 rescapés.
Parlant de cet accident, L’Observateur affiche en Une « Ilot Sarpan, l’horrible drame’’ avec ce bilan : ‘’4 morts, 35 rescapés dont 6 Français, 2 Allemands, 2 Suédois et 3 Bissau-Guinéens’’.
‘’Ils sont 39 passagers au départ de la pirogue pour une excursion dans les Iles de la Madeleine. Au moment du retour, la forte pluie a fait chavirer l’embarcation’’, selon le journal.
La publication ajoute : ‘’Le bilan provisoire fait état de 4 morts et 35 rescapés qui sont obligés de passer la nuit sur l’ilot Sarpan. L’opération d’évacuation est prévue mardi matin à 8h (…)’’.
‘’Tragique excursion’’, dit Vox Populi qui fait également état de 4 morts et 35 rescapés. Il y a ‘’3 enfants de 2, 7 et 9 ans le lot des miraculés qui ont passé la nuit sur l’Ile’’, selon Vox Populi qui ajoute : ‘’Branle-bas de combat au plus haut sommet de l’Etat : Macky Sall sur place avec plusieurs ministres dont Sidiki Kaba (Forces armées) qui a des membres de sa familles parmi les victimes’’.
L’As note que ‘’l’hécatombe’’ se poursuit sur les routes avec trois accidents qui ont fait 3 morts et une vingtaine de blessés. A Petit-Mbao, dans la banlieue dakaroise, un accident a fait lundi matin trois morts et 18 blessés, selon le journal, ajoutant qu’un bus Tata s’est renversé au niveau du pont de Hann, faisant 10 blessés.
Enquête aborde la question de l’importation des véhicules et affiche en Une : ‘’L’Etat reprend la main’’.
‘’Sept ans après avoir porté l’âge limite des véhicules importés de 5 à 7ans, le gouvernement fait un virage à 180° en prenant toute une batterie de mesures dont la finalité est de lutter contre l’importation des véhicules de plus de 5 ans. L’Etat envisage, en effet, d’infliger des pénalités pouvant aller jusqu’à 60% de la valeur vénale aux importateurs de tels véhicules’’, écrit le journal.
En politique, Sud Quotidien souligne que la Commission cellulaire chargée de conduire les travaux de concertation sur le processus électoral va tenir ce mardi sa 25e réunion de travail consacrée à l’introduction du bulletin unique.
« Cette rencontre s’annonce décisive en ce sens que le Général à la retraite, Mamadou Niang, qui préside ladite Commission cellulaire va tenter d’obtenir l’accord de la majorité, le seul des trois acteurs du dialogue politique à rejeter le bulletin unique’’, écrit Sud.
Walfadjri analyse le ‘’silence bruissant’’ de Idrissa Seck. ‘’Idrissa Seck est actuellement l’opposant le plus absent sur la scène médiatique. Alors que les opposants sont vent debout contre le président Macky Sall, il est accusé de pactiser avec le pouvoir. Le tout, sur fond d’un silence intrigant’’, écrit Walf qui affiche en Une : ‘’L’énigme Idy’’.
Libération s’intéresse à l’affaire de la drogue saisie au Port de Dakar et signale que le couple allemand et les deux italiens qui ‘’voulaient se faire la belle’’ après leur liberté provisoire ‘’sont cloués à Dakar’’. Le parquet s’est opposé, lundi, à la restitution de leurs passeports, selon le journal, ajoutant que ‘’contrairement à certaines informations, ils ne sont pas sous contrôle judiciaire’’.
Le quotidien Le Soleil annonce que le Fonds international de développement agricole (FIDA) vient d’accorder au gouvernement du Sénégal une enveloppe de 30 milliards de francs CFA pour accompagner 150 000 jeunes dans l’agriculture.