Sénégal : presse sous tension et transport paralysé au cœur de l’actualité

Entre la publication du rapport du FADP et la grève illimitée des transporteurs, la presse sénégalaise met en lumière des tensions persistantes dans les secteurs des médias et du transport.

 

Dakar, 8 avril :  La publication du Fonds d’appui au développement de la presse (FADP) et la paralysie dans le secteur du transport figurent parmi les principaux sujets traités par les quotidiens sénégalais.

Le quotidien Le Soleil met en avant le rapport 2025 du FADP, indiquant que plus de 1,09 milliard de francs CFA ont été alloués aux radios communautaires et à la presse privée. Le journal précise que ce document, rendu public par le ministère en charge de la Communication, détaille les montants, les bénéficiaires ainsi que les critères d’attribution, dans une volonté affichée de transparence.

Selon le ministre, cité par la publication, cette démarche s’inscrit dans une logique d’équité et de gestion rigoureuse des ressources publiques. Toutefois, cette lecture est loin de faire l’unanimité. Le journal Le Témoin évoque une transparence affichée, mais estime que certaines zones d’ombre subsistent quant aux choix opérés et à l’efficacité réelle du dispositif.

Dans la même dynamique, Sud Quotidien souligne que, malgré la publication du rapport après plusieurs reports, des tensions persistent avec le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal. L’organisation prévoit de se prononcer sur ce qu’elle qualifie de « répartition inique et illégale » de l’aide à la presse.

De son côté, Le Quotidien rapporte que le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal dénonce une gestion jugée opaque et discriminatoire du fonds. L’organisation patronale annonce une sortie publique pour exiger davantage de transparence dans l’attribution des subventions.

Parallèlement, la presse revient largement sur la grève des transporteurs qui continue de perturber le pays.  Initialement prévue pour 72 heures à partir du 30 mars, la mobilisation a été reconduite et transformée en mouvement illimité depuis le 6 avril. Malgré les appels au dialogue du ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, les discussions peinent à aboutir.

Selon plusieurs journaux, la paralysie est presque totale dans des zones stratégiques comme Dakar, Thiès et Saint-Louis, impactant fortement les déplacements des populations et les activités économiques. Les revendications des transporteurs portent notamment sur les tracasseries routières, le non-respect des engagements pris par les autorités et la hausse des charges d’exploitation.

Face à cette situation, L’As indique que le gouvernement durcit le ton tout en maintenant la porte ouverte aux négociations. Les autorités évoquent la possibilité de prendre des mesures pour garantir la continuité du service public, malgré la fermeté affichée des syndicats.

Sénégal : Ousmane Sonko dévoile les premiers résultats de la renégociation des contrats économiques

Au Sénégal, les révélations du Premier ministre Ousmane Sonko sur la renégociation de plusieurs contrats dans des secteurs stratégiques dominent la Une de la presse. Les journaux évoquent des pertes importantes pour l’État et une nouvelle orientation vers la souveraineté économique.

 

La presse sénégalaise commente largement les annonces faites par le Premier ministre Ousmane Sonko sur la renégociation des contrats du Sénégal dans plusieurs secteurs clés de l’économie nationale. Plusieurs quotidiens sont revenus sur les conclusions présentées jeudi par le chef du gouvernement.

D’après Sud Quotidien, le Premier ministre a livré un bilan détaillé des travaux du comité interministériel chargé de revoir les contrats et conventions dans différents domaines de l’économie. Le journal souligne que les chiffres révélés montrent l’ampleur des pertes subies par l’État sénégalais dans certains secteurs. Les domaines concernés incluent notamment les phosphates, les cimenteries et les hydrocarbures.

Pour le quotidien Libération, ces révélations mettent en lumière des accords jugés déséquilibrés, conclus dans des secteurs stratégiques. Le journal cite notamment les dossiers des Industries chimiques du Sénégal et de plusieurs blocs pétroliers offshore. Selon le Premier ministre, certains contrats auraient entraîné des pertes financières importantes pour l’État.

La renégociation des contrats au Sénégal concerne plusieurs secteurs dont les mines, les infrastructures, les télécommunications et l’agriculture. Selon les informations rapportées par la presse, les analyses du comité interministériel révèlent des manques à gagner de plusieurs centaines de milliards de francs CFA. Dans le cas des Industries chimiques du Sénégal, les pertes sont estimées à plus de 1 075 milliards de francs CFA.

D’autres gains financiers pourraient également être obtenus grâce à la révision de certains accords dans les infrastructures et les marchés de construction. Le quotidien Le Soleil évoque pour sa part les premières retombées positives de cette renégociation des contrats au Sénégal. Selon le journal, le gouvernement affirme avoir déjà réalisé des économies importantes qui devraient être réaffectées à des projets de développement économique et social.

Le journal L’Info parle d’un héritage lourd dans la gestion des ressources nationales. Selon la publication, le gouvernement pointe des accords considérés comme défavorables au Sénégal et annonce plusieurs mesures. Parmi celles-ci figurent la résiliation de certaines concessions et la reprise d’actifs jugés stratégiques. L’objectif affiché par les autorités est de mettre en place une nouvelle doctrine de gestion des ressources nationales.

Le quotidien L’As indique également qu’une commission d’enquête parlementaire devrait être mise en place pour examiner les contrats qualifiés de « léonins ». Cette initiative s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à renforcer la souveraineté économique du pays. À travers ces annonces, le Premier ministre Ousmane Sonko affirme vouloir corriger les déséquilibres hérités de certains accords et défendre davantage les intérêts de l’État sénégalais.

Sénégal : justice et tensions politiques dominent l’actualité

L’actualité politique au Sénégal est marquée par une double séquence sous haute tension : l’avancée de la procédure judiciaire visant d’anciens ministres et la comparution très attendue du Premier ministre devant les députés.

 

L’Assemblée nationale du Sénégal a franchi un cap important en validant la mise en accusation de Me Moussa Bocar Thiam devant la Haute Cour de justice. L’ancien ministre de la Communication devra répondre des faits liés à l’aménagement du projet « Sénégal Connect Park ».

En revanche, le dossier d’Abdoulaye Diouf Sarr a été jugé incomplet. Il est renvoyé pour complément d’information, ralentissant ainsi la procédure à son encontre.

Ces poursuites s’inscrivent dans une dynamique de reddition des comptes engagée après la gestion du fonds Covid-19 sous l’ancien président Macky Sall. Plusieurs anciens responsables sont visés par des enquêtes liées à l’utilisation de ces ressources publiques.

Parallèlement, le climat politique reste tendu. Le Premier ministre Ousmane Sonko est attendu à l’hémicycle pour une séance de questions d’actualité. Un exercice démocratique qui s’annonce délicat.

Malgré une majorité confortable, le chef du gouvernement devra faire face à des sujets sensibles. Parmi eux : la criminalisation de l’homosexualité ou encore des affaires judiciaires ayant suscité une vive émotion dans l’opinion.

Dans ce contexte, l’opposition promet de ne rien laisser passer. Elle exige un débat respectueux et menace de quitter la salle en cas de dérapage.

Sur un autre front, les autorités durcissent également le ton sur la sécurité routière. Dès le 3 mars, une vaste opération de contrôle technique sera lancée. Elle ciblera les véhicules de transport en commun de 12 à 19 places, notamment les célèbres minicars « Cheikhou Cherifou ».

Le ministre des Transports a déjà entamé des visites de terrain à Dakar et à Diamniadio pour superviser le dispositif. Environ 7 000 véhicules sont concernés par cette opération.

Entre justice, politique et sécurité publique, le Sénégal entre dans une phase où chaque décision pourrait avoir des répercussions majeures sur le climat national.

 

Mort d’un étudiant à l’UCAD : la presse sénégalaise dissèque la parole gouvernementale

REVUE de PRESSE

Les quotidiens parvenus, mercredi, à l’Agence de presse sénégalaise (APS) accordent une large place au point de presse du gouvernement consacré au décès de l’étudiant Abdoulaye Ba, survenu lundi lors d’affrontements avec les forces de l’ordre à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar.

L’exécutif a animé, à la Primature, une conférence de presse en lien avec la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba. Ont pris part à cet exercice de communication la ministre de la Justice, garde des Sceaux, le ministre des Forces armées, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, ainsi que le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

« Un mort, la République secouée », titre Sud Quotidien à sa Une, estimant que « la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba lors des violences à l’UCAD a provoqué une onde de choc à l’échelle nationale. Face à l’émotion et à l’indignation, le gouvernement promet de faire toute la lumière sur les circonstances du drame et annonce l’ouverture d’enquêtes judiciaires et administratives ».

Selon le journal, « des questions de sécurité publique à la justice, en passant par l’enseignement supérieur et les forces armées, les autorités appellent à l’apaisement, au dialogue et à la responsabilité collective ». Mais, ajoute Sud Quotidien, « ce drame remet sur la table le débat sur la gestion des crises universitaires, la réponse sécuritaire et l’avenir d’une institution appelée à demeurer un sanctuaire du savoir et de la vie humaine ».

Libération souligne que « l’État promet la lumière » sur la mort d’Abdoulaye Ba et « met en cause des influences extérieures ». Le quotidien rapporte que, lors de la conférence de presse, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a diffusé des vidéos, tandis que le ministre de l’Enseignement supérieur a évoqué de possibles « remises d’argent ».

La garde des Sceaux, ministre de la Justice, Yassine Fall, s’est engagée « devant le peuple à faire toute la clarté sur cette affaire », écrit Libération.

Pour Vox Populi, « le gouvernement s’explique, annonce des enquêtes et des poursuites, et fait des révélations ». Le journal mentionne la découverte de grenades lacrymogènes ainsi que d’armes blanches et contondantes lors de fouilles dans des chambres d’étudiants à l’UCAD, des éléments avancés pour justifier l’intervention des forces de l’ordre sur le campus social.

Les Echos relève que « face à une opinion publique profondément choquée, le ministre de l’Intérieur a livré une communication mêlant compassion officielle, justification sécuritaire et rappel ferme de l’autorité de l’État ».

Selon le quotidien, Mouhamadou Bamba Cissé « a condamné les violences policières tout en pointant la responsabilité de certains étudiants ».

Le Soleil note que le gouvernement « appelle à l’apaisement », précisant que le ministre de l’Intérieur a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire.

Le journal, qui s’est rendu au campus social, décrit un climat de « consternation » et de « désolation ».

« Au lendemain des violences qui ont secoué l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) et coûté la vie à l’étudiant Abdoulaye Ba, le campus social s’est progressivement vidé de ses occupants dans une atmosphère lourde. Sommés de quitter les lieux avant midi, sur décision du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD), des milliers d’étudiants ont quitté le campus dans la précipitation, laissant derrière eux un espace marqué par la tristesse et un profond sentiment de désillusion », écrit Le Soleil.

De son côté, L’Observateur rapporte que « les autorités ont pris la parole pour exprimer leur compassion et livrer leur lecture des événements ». Les ministres de l’Enseignement supérieur, de l’Intérieur et de la Justice ont, selon le journal, insisté sur la nécessité d’identifier les responsabilités et de préserver l’université en tant qu’espace de savoir.

Pour Le Quotidien, « l’origine des affrontements ayant conduit à la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba au campus social de l’UCAD ne saurait être réduite à la question des franchises universitaires ou au paiement des rappels de bourses ». Le journal précise que « les ministres intervenus lors du point de presse ont condamné les violences ayant conduit à ce drame, tout en promettant que toute la lumière sera faite sur cette affaire ».

Le refus d’Ousmane Sonko de déférer à la convocation du juge à la une

La décision prise par l’opposant Ousmane Sonko de ne pas se présenter devant le juge d’instruction en vue de son audition dans l’affaire de mœurs le concernant est le sujet dominant de l’édition des quotidiens pour ce vendredi.
Le député, leader des Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), est accusé de ‘’viols répétés’’ et de ‘’menaces de mort’’ par une jeune femme, employée d’un salon de beauté et de massage. Les députés sont convoqués ce vendredi en séance plénière pour examiner la requête des autorités judiciaires visant à le priver de son immunité parlementaire, afin qu’il puisse être légalement auditionné.
Une commission ad hoc a été constituée par l’Assemblée nationale pour diriger la procédure.
‘’L’accusé récuse la commission ad hoc et ne compte pas déférer à la convocation du juge’’, rapporte Le Soleil.
‘’A la veille de la séance plénière portant sur la procédure de levée de son immunité parlementaire, le député Ousmane Sonko a averti qu’il ne déférera à aucune convocation’’, ajoute le même journal, selon lequel l’opposant a invoqué de nouveau un ‘’complot politique’’ visant à le neutraliser politiquement.
Le journal Les Echos s’attend à ‘’une journée [qui] s’annonce rude pour le leader de Pastef’’.
‘’Un vendredi décisif’’, souligne Libération. ‘’Après avoir promis de répondre à toute convocation si son immunité est levée, Ousmane Sonko a changé de position. Il estime (…) que tel serait le cas si la procédure était régulière’’, poursuit le même journal.
WalfQuotidien affirme que ‘’ce vendredi risque d’être très mouvementé’’.
‘’Le patriote en chef vendra chèrement sa peau. Résistance à l’oppression étatique, refus de déférer à toute convocation de la justice, crachat sur le délibéré de ses [collègues] concernant son immunité parlementaire et graves accusations contre les magistrats chargés de son dossier. Ousmane Sonko défie le pouvoir et promet de [faire] capoter le projet funeste ficelé pour abréger sa carrière politique’’, commente Kritik’.
‘’Ousmane Sonko sonne la résistance’’, écrit Sud Quotidien, ajoutant que ‘’le juge ne verra pas l’ombre du député et leader de Pastef, dans le cadre de l’enquête pour ‘viols répétés’ et ‘menaces de mort’, à moins qu’il ne soit pris de force’’.
Lors d’une conférence de presse tenue au siège de son parti, le député, candidat au scrutin présidentiel de 2019, a dit qu’‘’il considère cette accusation de viol comme le dernier ou l’avant-dernier combat après la présidentielle de 2024’’, lit-on dans Tribune.
‘’Sonko se radicalise’’, titre WalfQuotidien, ajoutant que l’opposant juge ‘’viciée’’ la procédure menée en vue de son immunité parlementaire.
‘’La tension est montée d’un cran après le refus’’ d’Ousmane Sonko de se présenter au juge d’instruction, selon WalfQuotidien.

Le même journal prétend connaître la psychologie du leader de Pastef : ‘’Durant sa déclaration, Sonko s’est touché la bouche et s’est souvent gratté le côté droit du cou. Cela montre qu’il est dérangé par cette affaire de viol. Ousmane Sonko paraît (…) agacé par cette affaire (…) Le stress et l’agacement semblent être les sentiments qui animent le plus Ousmane Sonko.’’

‘’Le député Ousmane Sonko peut considérer qu’il n’est pas lié par une quelconque décision de levée de son immunité parlementaire (…) Mais cela n’engagerait que lui’’, explique à L’Observateur le spécialiste de droit pénal Iba Barry Kamara.

Une levée de son immunité parlementaire permettra au juge de le convoquer et de lui décerner un mandat d’amener s’il n’obtempère pas, selon M. Kamara. ‘’En ce moment-là, il va être appréhendé manu militari pour être présenté au juge’’, ajoute-t-il.

Le Témoinb Quotidien estime que ‘’cette affaire (…) fera sans doute couler plein d’encre au fil des jours à venir’’.
‘’Ousmane Sonko ouvre le chapitre de la confrontation avec tous les pouvoirs de l’Etat’’, y compris le pouvoir judiciaire dont il remet en cause l’impartialité, selon EnQuête, qui ajoute : ‘’Engagé dans ce combat à l’issue incertaine, Ousmane Sonko prend la mesure des jours et des nuits empreints de convulsions, d’effroi, de colères et de violences en tous genres, qui se préparent pour lui et pour le Sénégal.’’
Les quotidiens se sont également intéressés à la vaccination contre le Covid-19, un exercice auquel s’est prêté le président de la République, jeudi.
Les commentaires de la presse portent surtout sur cette déclaration de Macky Sall : ‘’Ce serait dommage qu’on ne prenne pas ces vaccins. Si on ne les prend pas, je vais les donner à d’autres pays qui en besoin.’’
‘’Un peuple averti en vaut mille’’, commente L’As.
‘’On le sait, le moi est haïssable (…) Les doses acquises avec les deniers publics, il en fait sa propriété personnelle, oubliant que c’est à la sueur de millions de personnes qu’il le doit’’, commente Le Témoin Quotidien.
Le Quotidien y va également d’un ton réprobateur : ‘’Non content d’avoir offert nos vaccins à des pays étrangers sans l’avis de notre parlement, il continue de menacer les Sénégalais de les dépouiller du restant des vaccins pour les donner à d’autres.’’

‘’Un président de devrait pas dire ça’’, réagit WalfQuotidien.

Le naufrage d’une pirogue et d’autres sujets en une des quotidiens dakarois ce 17 Septembre

Le chavirement d’une pirogue, lundi soir, au large de la Corniche ouest à Dakar et des sujets se rapportant aux accidents de la route et à la politique sont traités en priorité dans les quotidiens reçus mardi à l’APS.
Une pirogue avec à son bord près de 40 personnes a chaviré, hier lundi soir, au large de la Corniche Ouest (Dakar), près de l’île de la Madeleine, faisant 4 morts et 35 rescapés.
Parlant de cet accident, L’Observateur affiche en Une « Ilot Sarpan, l’horrible drame’’ avec ce bilan : ‘’4 morts, 35 rescapés dont 6 Français, 2 Allemands, 2 Suédois et 3 Bissau-Guinéens’’.
‘’Ils sont 39 passagers au départ de la pirogue pour une excursion dans les Iles de la Madeleine. Au moment du retour, la forte pluie a fait chavirer l’embarcation’’, selon le journal.
La publication ajoute : ‘’Le bilan provisoire fait état de 4 morts et 35 rescapés qui sont obligés de passer la nuit sur l’ilot Sarpan. L’opération d’évacuation est prévue mardi matin à 8h (…)’’.
‘’Tragique excursion’’, dit Vox Populi qui fait également état de 4 morts et 35 rescapés. Il y a ‘’3 enfants de 2, 7 et 9 ans le lot des miraculés qui ont passé la nuit sur l’Ile’’, selon Vox Populi qui ajoute : ‘’Branle-bas de combat au plus haut sommet de l’Etat : Macky Sall sur place avec plusieurs ministres dont Sidiki Kaba (Forces armées) qui a des membres de sa familles parmi les victimes’’.
L’As note que ‘’l’hécatombe’’ se poursuit sur les routes avec trois accidents qui ont fait 3 morts et une vingtaine de blessés. A Petit-Mbao, dans la banlieue dakaroise, un accident a fait lundi matin trois morts et 18 blessés, selon le journal, ajoutant qu’un bus Tata s’est renversé au niveau du pont de Hann, faisant 10 blessés.
Enquête aborde la question de l’importation des véhicules et affiche en Une : ‘’L’Etat reprend la main’’.
‘’Sept ans après avoir porté l’âge limite des véhicules importés de 5 à 7ans, le gouvernement fait un virage à 180° en prenant toute une batterie de mesures dont la finalité est de lutter contre l’importation des véhicules de plus de 5 ans. L’Etat envisage, en effet, d’infliger des pénalités pouvant aller jusqu’à 60% de la valeur vénale aux importateurs de tels véhicules’’, écrit le journal.
En politique, Sud Quotidien souligne que la Commission cellulaire chargée de conduire les travaux de concertation sur le processus électoral va tenir ce mardi sa 25e réunion de travail consacrée à l’introduction du bulletin unique.
« Cette rencontre s’annonce décisive en ce sens que le Général à la retraite, Mamadou Niang, qui préside ladite Commission cellulaire va tenter d’obtenir l’accord de la majorité, le seul des trois acteurs du dialogue politique à rejeter le bulletin unique’’, écrit Sud.
Walfadjri analyse le ‘’silence bruissant’’ de Idrissa Seck. ‘’Idrissa Seck est actuellement l’opposant le plus absent sur la scène médiatique. Alors que les opposants sont vent debout contre le président Macky Sall, il est accusé de pactiser avec le pouvoir. Le tout, sur fond d’un silence intrigant’’, écrit Walf qui affiche en Une : ‘’L’énigme Idy’’.
Libération s’intéresse à l’affaire de la drogue saisie au Port de Dakar et signale que le couple allemand et les deux italiens qui ‘’voulaient se faire la belle’’ après leur liberté provisoire ‘’sont cloués à Dakar’’. Le parquet s’est opposé, lundi, à la restitution de leurs passeports, selon le journal, ajoutant que ‘’contrairement à certaines informations, ils ne sont pas sous contrôle judiciaire’’.
Le quotidien Le Soleil annonce que le Fonds international de développement agricole (FIDA) vient d’accorder au gouvernement du Sénégal une enveloppe de 30 milliards de francs CFA pour accompagner 150 000 jeunes dans l’agriculture.