Sénégal : entre négociations avec le FMI, crise au Parti socialiste et pénurie de sang, l’actualité s’accélère

À Dakar, les regards se tournent d’abord vers les discussions attendues avec le Fonds monétaire international. Alors qu’une mission de l’institution est annoncée dans la capitale sénégalaise, les quotidiens du pays décrivent un moment décisif pour une économie confrontée à d’importants défis financiers.

 

Pour L’Observateur, ce nouveau rendez-vous intervient dans un contexte où la restructuration de l’économie sénégalaise alimente de nombreux débats. Le journal relaie notamment les analyses de spécialistes qui s’interrogent sur les conséquences des choix à venir pour les finances publiques et les besoins de financement du pays.

Dans les colonnes de Sud Quotidien, le constat est tout aussi préoccupant. Le quotidien rappelle qu’un an et demi après le gel du programme conclu avec le FMI, le Sénégal se trouve à un tournant. Entre les exigences de transparence, les discussions autour des subventions et des négociations qui peinent à avancer, le pays évolue dans un climat d’incertitude.

Le journal revient également sur les explications du professeur Thierno Thioune, qui qualifie la situation d’inédite. Selon cette analyse, le programme de 1,8 milliard de dollars a été suspendu après la révélation d’un important « misreporting ». Le rapport de la Cour des comptes publié en février 2025 a notamment fait apparaître un niveau d’endettement nettement supérieur aux chiffres précédemment communiqués, avec une dette publique ayant atteint près de 119 % du PIB en 2024, puis estimée à 132 %, sur fond d’une dette cachée accumulée entre 2019 et 2024.

Sur le front politique, c’est la crise interne du Parti socialiste qui retient l’attention. Vox Populi rapporte que les tensions entre les deux principales tendances du parti ont dégénéré lors de l’Assemblée générale des secrétaires généraux de coordination.

Ce qui devait être une réunion politique s’est transformé en scène d’affrontements. Selon le quotidien, des militants fidèles à la direction conduite par Aminata Mbengue Ndiaye et des membres du courant « Dundal PS » se sont opposés dans de violents échanges, faisant plusieurs blessés et provoquant d’importants dégâts matériels. L’intervention rapide des forces de l’ordre a permis d’éviter une escalade plus grave.

Le journal explique que les incidents auraient éclaté après l’interdiction faite à certains responsables du parti, dont les anciens ministres Alioune Ndoye et Serigne Mbaye Thiam, d’accéder à la salle où devait se tenir la rencontre.

Les Échos évoque également une assemblée générale qui a tourné aux affrontements. Le quotidien décrit des jets de pierres, une intervention policière appuyée par l’usage de grenades lacrymogènes et une secrétaire générale du parti qui pointe directement la responsabilité d’Alioune Ndoye dans les événements.

À côté de ces préoccupations économiques et politiques, Le Soleil met en lumière un autre enjeu majeur : le don de sang. Le quotidien souligne que le Sénégal enregistre une progression de 34 % des dons volontaires entre 2020 et 2024, une évolution encourageante qui reste toutefois insuffisante pour couvrir les besoins nationaux.

Le pays a besoin d’environ 180 000 dons de sang chaque année pour répondre aux demandes des établissements de santé publics et privés. En 2024, le Centre national de transfusion sanguine et le réseau transfusionnel national ont collecté 136 347 dons, laissant un déficit de plus de 43 000 poches de sang, soit près d’un quart des besoins annuels.

Entre les négociations économiques qui s’annoncent décisives, les fractures politiques qui se creusent et les défis sanitaires qui persistent, la presse sénégalaise dresse ainsi le portrait d’un pays confronté à plusieurs fronts simultanément.

Assemblée nationale : deux vice-présidents quittent le Bureau mais restent dans l’arène parlementaire

Une nouvelle page s’ouvre au sein du Bureau de l’Assemblée nationale sénégalaise. Ce vendredi, les députés Dr Ismaïla Diallo et Cheikh Thioro Mbacké ont choisi de renoncer à leurs fonctions de vice-présidents de l’institution parlementaire, tout en conservant leur mandat de député et leur engagement politique.

Le premier à annoncer sa décision a été Dr Ismaïla Diallo. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, celui qui occupait le poste de Premier vice-président de l’Assemblée nationale a expliqué avoir fait ce choix « dans un esprit de responsabilité et de fidélité » à son engagement. Au moment de tourner cette page, il a tenu à remercier ses collègues députés pour la confiance qu’ils lui ont accordée et a salué la qualité de la collaboration entretenue avec les membres du Bureau tout au long de son mandat.

Le parlementaire a également adressé un message de reconnaissance au peuple sénégalais pour son soutien, tout en affirmant que son départ de cette fonction ne marquait pas un retrait de la vie parlementaire. « En tant que député, je continuerai à porter la voix de nos concitoyens avec la même disponibilité et le même engagement », a-t-il assuré, avant d’adresser ses vœux de réussite au président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko.

Quelques minutes plus tard, Cheikh Thioro Mbacké a, à son tour, rendu publique la lettre par laquelle il notifiait sa démission au président de l’institution. Dans ce courrier, le député explique que sa décision est le fruit d’« une réflexion approfondie » et répond à des « convenances personnelles et politiques » qui le conduisent à consacrer davantage de temps à d’autres responsabilités.

Au moment de quitter ses fonctions de vice-président, il a tenu à exprimer sa gratitude envers le président de l’Assemblée nationale, les membres du Bureau, l’ensemble des députés ainsi que le personnel administratif pour leur collaboration et leur sens du service public.

Tout en se retirant de cette responsabilité institutionnelle, Cheikh Thioro Mbacké affirme vouloir poursuivre son engagement au service de la Nation. « En me retirant de cette fonction de vice-président, je réaffirme mon attachement indéfectible à l’Assemblée nationale et ma volonté de continuer à servir la Nation avec le même engagement », a-t-il écrit.

Ces deux démissions interviennent dans un même mouvement, mais elles ne remettent pas en cause la présence des deux élus au sein de l’hémicycle, où ils entendent poursuivre leur mission de représentation des citoyens sénégalais.

Maroc–Brésil : choc d’entrée pour les Lions de l’Atlas face au géant mondial

Le Maroc, vice-champion d’Afrique et demi-finaliste de la dernière Coupe du monde, lance sa campagne mondiale samedi au MetLife Stadium, dans le New Jersey, avec un affrontement d’entrée face au Brésil, considéré comme le sommet du groupe C.

Dès leur entrée en lice, les Lions de l’Atlas sont confrontés à l’un des plus grands défis du football international. Face à eux, la Seleção brésilienne, nation la plus titrée de l’histoire avec cinq sacres mondiaux, incarne un premier test de très haut niveau dans cette phase de groupes.

La préparation marocaine a cependant été perturbée par une série de blessures. Parmi les absences récentes figurent notamment l’ailier Abde Ezzalzouli et le défenseur Nayef Aguerd, tous deux touchés lors du dernier match de préparation face à la Norvège la semaine dernière. Malgré ces coups durs, les hommes du sélectionneur Mohamed Ouahbi comptent s’appuyer sur la profondeur et l’expérience de leur effectif pour tenir tête aux Brésiliens.

En face, le Brésil arrive avec une ambition clairement affichée : reconquérir un titre mondial qui lui échappe depuis 2002. Pour mener cette mission, la fédération brésilienne a confié son destin à un entraîneur d’expérience, le technicien italien Carlo Ancelotti, chargé de ramener la Seleção au sommet.

Ce duel face au Maroc constitue déjà un premier test majeur pour le sélectionneur italien, attendu pour imposer rapidement sa marque et lancer idéalement une campagne mondiale où le moindre faux pas pourrait peser lourd dans la course au titre.

Dans l’autre rencontre du groupe C, l’Écosse sera opposée à Haïti, présenté comme le petit poucet de cette poule, dans un match où chaque point comptera pour la suite de la compétition.

Mbappé avant Sénégal-France : un choc « pimenté » attendu au Mondial 2026

À quelques jours d’un choc très attendu du Mondial 2026, Kylian Mbappé a affiché toute sa détermination avant la confrontation entre la France et le Sénégal, programmée mardi dans le cadre de la phase de groupes. L’attaquant des Bleus n’a pas caché l’importance particulière de ce duel, soulignant que l’histoire entre les deux nations donne à cette affiche une dimension encore plus intense.

Dans un entretien accordé à la chaîne française M6, le capitaine de l’équipe de France a insisté sur le contexte unique de cette rencontre. « C’est une grande équipe (Sénégal), c’est super de commencer comme ça. On ne peut pas nier qu’il y a une histoire aussi entre la France et le Sénégal, donc il y a une histoire qui va faire de ce match quelque chose de plus pimenté, ça va être super », a-t-il déclaré.

La Coupe du monde 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Mexique et le Canada, a débuté jeudi et se poursuivra jusqu’au 19 juillet. Dans ce calendrier déjà chargé, l’entrée en lice du Sénégal attire particulièrement l’attention. Les Lions de la Téranga débuteront leur tournoi face à la France le 16 juin, au stade MetLife du New Jersey, dans une affiche aux allures de remake chargé de symboles.

Mbappé a également évoqué l’enjeu sportif de cette première rencontre, rappelant l’importance de bien démarrer la compétition. « Le match est à 21h en France (19h), les enfants ne seront pas couchés, à nous de bien commencer, ça peut nous permettre de dissiper les premiers doutes parce qu’il y aura de l’anxiété chez pas mal de personnes, pas chez nous mais chez certaines personnes. Ça nous donnera aussi ces trois points », a-t-il ajouté, mettant en avant la nécessité de lancer idéalement le tournoi.

Le joueur français a aussi reconnu le caractère stimulant de cette affiche, face à une sélection sénégalaise qu’il considère comme l’une des références africaines. « On joue contre le champion d’Afrique… », a-t-il lancé avec humour, avant de faire allusion aux débats autour des compétitions continentales et des dernières grandes finales africaines, tout en gardant un ton détendu.

Le Sénégal et la France évoluent dans le groupe I, aux côtés de la Norvège et de l’Irak, un groupe relevé où chaque point comptera dans la course à la qualification pour la phase à élimination directe.

Coupe du monde 2026 : un match d’ouverture déjà dans la lignée des soirées les plus disciplinaires de l’histoire

Le match d’ouverture de la Coupe du monde 2026 entre le Mexique et l’Afrique du Sud, marqué par trois cartons rouges, s’inscrit déjà parmi les rencontres les plus sanctionnées de l’histoire du tournoi, au regard du nombre de décisions arbitrales ayant rythmé la partie.

 

Ce type de scénario n’est pas sans rappeler certaines affiches du passé, à commencer par Croatie-Australie lors de la troisième journée du groupe F de la Coupe du monde 2006. Dans cette rencontre particulièrement tendue et disputée, l’arbitre avait distribué trois cartons rouges ainsi que douze avertissements, illustrant déjà une intensité disciplinaire hors norme.

Dirigée par l’arbitre brésilien Wilton Sampaio, la rencontre inaugurale du Mondial 2026, conclue sur un score de 2-2, a ainsi ravivé le souvenir de ces matchs où la tension dépasse parfois le simple cadre sportif pour s’exprimer dans les sanctions.

Elle renvoie également à la soirée du 25 juin 2006 à Nuremberg, lorsque le Russe Valentin Ivanov avait établi un record toujours inégalé de discipline dans une Coupe du monde, avec vingt cartons distribués au total, soit seize avertissements et quatre expulsions lors du match Portugal-Pays-Bas, resté dans les mémoires sous le nom de “la bataille de Nuremberg”.

Cette rencontre, remportée 1-0 par le Portugal grâce à un but de Maniche, est entrée dans l’histoire du football mondial pour son intensité et sa violence. Chaque camp avait terminé la partie à neuf, avec les expulsions de Costinha et Deco côté portugais, ainsi que de Khalid Boulahrouz et Giovanni van Bronckhorst côté néerlandais. Le record de quatre cartons rouges dans un seul match de Coupe du monde demeure, à ce jour, intact.

D’autres affiches ont également marqué l’histoire du tournoi par leur accumulation de sanctions disciplinaires. En 2022, le match de phase de groupes entre le Cameroun et l’Allemagne détient ainsi le record du plus grand nombre de cartons jaunes sur une rencontre, avec 18 avertissements et deux expulsions, Ramelow côté allemand et Suffo côté camerounais.

Toujours lors du Mondial 2022, le quart de finale entre l’Argentine et les Pays-Bas est resté célèbre pour ses 17 cartons jaunes et une expulsion, tandis que la finale de 2010 entre l’Espagne et les Pays-Bas avait déjà illustré cette tendance avec 14 avertissements et un carton rouge, confirmant que certaines grandes affiches du Mondial se jouent aussi dans la tension et les sanctions disciplinaires.

Coupe du monde : le Sénégal parmi les géants africains du but

Le Sénégal s’est imposé, au fil de ses trois participations à la Coupe du monde (2002, 2018 et 2022), comme l’une des sélections africaines les plus efficaces offensivement de l’histoire du tournoi. Selon les statistiques officielles de la FIFA, les Lions de la Teranga occupent la cinquième place du classement continental des équipes les plus prolifiques, avec 16 buts inscrits par 13 buteurs différents.

En tête de ce classement, le Nigeria domine le football africain sur la scène mondiale avec 23 buts marqués par 17 joueurs, répartis sur six participations entre 1994 et 2018. Le Cameroun suit de très près avec 22 réalisations signées par 17 buteurs en huit éditions, de 1982 à 2022, confirmant sa régularité historique dans la compétition.

À égalité de buts mais avec moins de buteurs, le Ghana complète le podium africain avec 22 réalisations inscrites par 13 joueurs lors de quatre participations entre 2006 et 2022. Le Maroc, lui, occupe la quatrième place avec 20 buts marqués par 14 buteurs sur six phases finales disputées entre 1970 et 2022, juste devant le Sénégal qui referme le Top 5.

Derrière les Lions, la Tunisie totalise 14 buts inscrits par 11 joueurs en six participations, tandis que l’Algérie et la Côte d’Ivoire affichent chacune 13 buts, respectivement avec 11 et 8 buteurs. L’Afrique du Sud suit avec 11 réalisations, avant l’Égypte qui compte 5 buts en trois participations.

Plus bas dans le classement, l’Angola et le Togo affichent chacun un but marqué lors de leur unique apparition en Coupe du monde en 2006.

Au total, treize nations africaines ont déjà disputé une phase finale du Mondial, dont la République démocratique du Congo, engagée en 1974 sous le nom de Zaïre. Cette première participation reste la seule sans le moindre but inscrit, malgré quinze buts encaissés en phase de groupes, un record peu envié sur la scène continentale.

Qualifiée pour l’édition 2026, la RDC aura cette fois l’occasion de briser cette statistique et d’inscrire son premier but en Coupe du monde. Le Cap-Vert rejoint également ce cercle élargi en devenant le quatorzième pays africain à participer au tournoi mondial organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

Dans cette histoire offensive du football africain, quelques noms se détachent. Papa Bouba Diop reste le meilleur buteur du Sénégal en Coupe du monde avec trois réalisations, devant Henri Camara, Sadio Mané et Boulaye Dia, auteurs de deux buts chacun. Au total, 13 joueurs sénégalais différents ont contribué aux 16 buts inscrits par leur sélection.

À l’échelle du continent, l’Afrique a inscrit 161 buts en Coupe du monde grâce à 117 buteurs différents. Le sommet individuel est détenu par le Ghanéen Asamoah Gyan, auteur de six réalisations entre 2006 et 2014, devant la légende camerounaise Roger Milla et ses cinq buts, et le Nigérian Ahmed Musa avec quatre réalisations.

Le premier but africain de l’histoire du Mondial remonte à 1934, signé par l’Égyptien Abdel Rahman Fawzi. Le dernier en date a été inscrit par le Marocain Achraf Dari lors du match pour la troisième place au Qatar.

Ces statistiques pourraient évoluer dès la Coupe du monde 2026, où dix sélections africaines sont attendues : le Sénégal, le Maroc, la Tunisie, l’Égypte, l’Algérie, le Ghana, la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud, la RD Congo et le Cap-Vert.

Dans leur entrée en lice, les Bafana Bafana ont déjà connu un départ difficile, battus 2-0 par le Mexique au stade Azteca, rappelant que chaque but comptera dans une compétition plus ouverte que jamais.

Sénégal : entre l’espoir des Lions et les manœuvres politiques, l’actualité se partage la une des journaux

Au lendemain du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, les quotidiens sénégalais consacrent une large place à l’entrée en scène des Lions de la Téranga, tout en gardant un œil attentif sur les évolutions de la vie politique nationale.

La compétition a débuté sur une victoire du Mexique face à l’Afrique du Sud. Un succès que Sud Quotidien décrit comme un lancement réussi de « sa fête du football », avec un score de 2 buts à 0 obtenu contre des Bafana-Bafana rapidement dépassés, réduits à dix durant une grande partie de la seconde période avant une fin de rencontre marquée par plusieurs expulsions.

Mais au Sénégal, l’attention est déjà tournée vers le rendez-vous du 16 juin, lorsque les Lions affronteront la France pour leur premier match. Malgré une préparation ponctuée d’une défaite, d’un match nul, de deux buts inscrits et de trois encaissés, Record estime que le sélectionneur Pape Thiaw a profité de ces rencontres pour évaluer son effectif et préciser les contours de la défense qui débutera le tournoi.

Au cœur des attentes figure également Idrissa Gana Guèye. Le milieu de terrain, qui s’apprête à disputer sa troisième Coupe du monde après les éditions de 2018 et 2022, aborde la compétition avec une préparation perturbée. Éloigné des terrains depuis le mois de mai, il n’a retrouvé le rythme de la compétition qu’à l’occasion du match amical disputé contre l’Arabie saoudite. Pour autant, rapporte WalfQuotidien, sa détermination reste intacte. S’il prône une approche match après match, son ambition demeure de conquérir le trophée mondial.

En attendant cette entrée en lice, les Lions ont rejoint leur camp de base de Jersey City. Selon Le Soleil, leur arrivée à l’aéroport de Newark a suscité un important élan populaire, une foule nombreuse étant venue les accueillir. L’équipe doit effectuer sa première séance d’entraînement ce vendredi sur le campus de l’université Rutgers, à Piscataway, où elle poursuivra les derniers réglages avant son premier défi mondial.

Sur le terrain politique, les journaux relèvent également une accélération des préparatifs en vue des prochaines échéances électorales. WalfQuotidien souligne que le président Bassirou Diomaye Faye s’investit pleinement dans l’organisation des élections locales de 2027 et de la présidentielle de 2029, malgré les rumeurs persistantes d’un éventuel report du calendrier électoral.

Cette implication est aussi mise en avant par L’As, qui observe que le chef de l’État, pourtant engagé à se tenir au-dessus des affrontements partisans, a procédé à la nomination de cinq nouveaux superviseurs adjoints au sein de la coalition « Diomaye Président », dans le cadre de sa restructuration.

De son côté, Sud Quotidien rapporte que le Parti socialiste traverse une nouvelle période de tensions internes à l’approche de l’assemblée générale des secrétaires généraux de coordination. Le lancement du manifeste « Dundal PS – Faire revivre le Parti socialiste » ravive les débats autour de l’avenir et de l’héritage de cette formation historique fondée par Léopold Sédar Senghor.

Enfin, Le Soleil met en lumière les avancées du secteur agricole, en révélant que le Programme des industries chimiques du Sénégal pour le soutien à l’agriculture, conduit avec le ministère de l’Agriculture et Miname Export, a permis la production de semences certifiées de maïs de contre-saison, une initiative destinée à renforcer les capacités de production nationale.

11 juin 1958 : le jour où Dakar est devenue la capitale du Sénégal moderne

Il y a exactement 67 ans, le 11 juin 1958, le Sénégal prenait une décision qui allait durablement redessiner son organisation territoriale et politique : le transfert de sa capitale de Saint-Louis à Dakar, quelques années seulement avant son accession à l’indépendance.

Derrière ce choix historique, dont les motivations restent encore peu connues du grand public, se mêlent considérations administratives, logiques économiques et enjeux politiques majeurs. Si Dakar s’imposait déjà comme un centre plus proche des principales activités du pays, c’est surtout une lecture stratégique de la situation qui aurait accéléré la décision.

Dans ses mémoires, l’ancien président du Conseil du gouvernement sénégalais, Mamadou Dia, apporte un éclairage plus sensible sur les coulisses de ce basculement. Il y évoque une menace pesant sur l’intégrité territoriale du pays au moment des faits. Selon son récit, des notables de la collectivité léboue de Dakar auraient formulé une revendication visant à détacher la presqu’île du Cap-Vert pour en faire un territoire directement rattaché à la France.

« C’est à ce prix que Dakar n’a pas été perdue pour le Sénégal », écrit-il dans Mémoires d’un militant du tiers-monde, résumant ainsi l’urgence et la gravité du contexte qui aurait entouré cette décision.

Au-delà des considérations techniques et administratives souvent avancées pour justifier ce transfert, cet épisode révèle donc une dimension plus politique et stratégique, où la préservation de l’unité territoriale aurait pesé lourd dans la balance.

Depuis ce 11 juin 1958, Dakar s’est imposée comme le centre névralgique du Sénégal, concentrant les fonctions politiques, économiques et diplomatiques du pays, et s’inscrivant durablement comme la capitale incontournable de son histoire contemporaine.

Assemblée nationale : Onze députés, qualifiés de « taupes » au sein du groupe parlementaire Pastef

Le groupe parlementaire Pastef a vu son effectif passer de 130 à 119 députés actifs, après le retrait de onze de ses membres, désormais considérés comme moins impliqués dans la dynamique interne du groupe. L’information a été donnée par le député Mayabé Mbaye, qui a évoqué une situation suivie de près au sein de la formation parlementaire.

 

Selon lui, ces onze députés, qualifiés de « taupes » au sein du groupe, ont été identifiés en raison de leur faible participation aux activités collectives. « De 130 députés, Pastef compte désormais 119 parlementaires : les 11 taupes du groupe ont été identifiées », a-t-il déclaré, estimant que ces élus « ne s’impliquent pas dans la dynamique du groupe ».

Dans un ton direct, le parlementaire a résumé la situation par une formule lourde de sens politique : « Ils sont avec nous, mais ne sont pas avec nous ». Il a également évoqué des comportements jugés préoccupants, qui auraient conduit à renforcer la vigilance interne au sein du groupe parlementaire.

« Nous avons identifié certains comportements qui nous amènent à la vigilance », a-t-il précisé, tout en cherchant à calmer les inquiétudes sur une éventuelle fracture interne. Selon lui, il n’existe pas de risque majeur de fuite des informations stratégiques, les discussions internes restant centrées sur les activités et le fonctionnement du groupe.

Cependant, Mayabé Mbaye a reconnu que certaines informations issues de réunions internes avaient déjà été relayées dans la presse, un élément qui aurait, selon lui, donné du sens à la prudence affichée par Ousmane Sonko. « Beaucoup ne comprenaient pas cette prudence. Mais lorsque certaines discussions internes ont été divulguées dans la presse peu après notre réunion, chacun a compris les raisons de la réserve d’Ousmane Sonko », a-t-il expliqué.

Malgré ces tensions, le député a tenu à relativiser la situation, affirmant qu’il ne s’agissait pas d’un conflit ouvert. « Ils sont là de droit et nous n’avons aucun problème particulier avec eux. Cependant, nous les avons identifiés et nous restons attentifs à leurs agissements », a-t-il conclu, laissant transparaître une vigilance persistante au sein du groupe parlementaire.

 

Mondial 2026 : les Lions du Sénégal lancent leur dernière ligne droite au New Jersey

Les Lions du Sénégal rejoignent leur camp de base aux États Unis pour finaliser leur préparation avant leur entrée en Coupe du monde 2026.

L’équipe nationale du Sénégal s’apprête à rejoindre, dans l’après-midi, son camp de base installé dans l’État du New Jersey, au nord-est des États-Unis. Une étape décisive dans la préparation des Lions, qui entrent ainsi dans la troisième et dernière phase de leur mise au point avant le coup d’envoi de la Coupe du monde, prévu ce jeudi, selon des informations relayées par des sources médiatiques.

Les champions d’Afrique en titre sont attendus ce jeudi à 14h45 à l’aéroport de Newark, d’après les envoyés spéciaux de la RTS, la Radiotélévision publique sénégalaise. Leur déplacement s’effectue à bord d’un vol spécial en provenance de San Antonio, où ils ont disputé mardi leur ultime match de préparation face à l’Arabie Saoudite, conclu sur un score nul et vierge (0-0).

À leur arrivée, les joueurs du sélectionneur Pape Thiaw doivent être conduits à leur hôtel, où ils s’installeront en attendant la reprise des séances d’entraînement. Cette phase finale de préparation se déroulera au sein des installations de Rutgers University, choisies pour permettre d’affiner les derniers réglages tactiques et physiques.

Le Sénégal sort de deux rencontres amicales de préparation contrastées. Les Lions ont d’abord été battus par les États-Unis (3-2), avant de concéder un match nul face à l’Arabie Saoudite (0-0), témoignant d’une montée en régime progressive à l’approche de la compétition.

Logés dans un groupe relevé, les Sénégalais partageront leur poule avec la France, la Norvège et l’Irak. Un défi de taille pour les coéquipiers des Lions, qui débuteront leur parcours le 16 juin face à la France, au stade de New York. Ils enchaîneront ensuite le 23 juin contre la Norvège au MetLife Stadium du New Jersey, avant de conclure la phase de groupes le 26 juin face à l’Irak, à Toronto.

Organisée du 11 juin au 19 juillet, la Coupe du monde 2026 se tient conjointement aux États-Unis, au Mexique et au Canada, dans un format élargi qui promet une compétition particulièrement disputée.