Tambacounda sous les projecteurs : la tournée économique de Diomaye Faye fait la une

SÉNÉGAL-REVUE DE PRESSE :

La tournée économique entamée jeudi par le président Bassirou Diomaye Faye dans la région de Tambacounda occupe une place centrale dans les quotidiens sénégalais parvenus vendredi à l’APS. La presse met en avant une visite de terrain axée sur les projets structurants, le désenclavement et le développement du Sénégal oriental.

 

La tournée économique de deux jours que le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a entamée jeudi dans la région de Tambacounda s’impose comme le principal sujet traité par la presse nationale. Plusieurs quotidiens soulignent l’importance stratégique de ce déplacement présidentiel dans le Sénégal oriental.

Le quotidien L’As met en avant un président « au contact du terrain », venu s’enquérir de l’état d’avancement des projets structurants engagés sous son magistère. Le journal précise que le chef de l’État a débuté cette tournée par Tambacounda, où il prévoit, sur deux jours, de visiter plusieurs chantiers majeurs.

De son côté, Source A relève qu’à l’issue de la première journée, Bassirou Diomaye Faye « n’a pas chômé à Tamba ». Dès son arrivée, le président s’est rendu sur le chantier de l’Université du Sénégal oriental, présentée comme un « vecteur de développement territorial, d’équité et de souveraineté ». Il a ensuite enchaîné avec une série de visites jugées hautement stratégiques.

Le journal souligne que les secteurs visités, notamment les infrastructures ferroviaires, l’agriculture intégrée et la défense nationale, traduisent la volonté du chef de l’État de poser les bases d’un développement structuré, inclusif et sécurisé, conformément à la Vision Sénégal 2050.

WalfQuotidien affiche en une que « Diomaye veut changer la face du Sénégal oriental ». Le quotidien Le Soleil renchérit en affirmant que le président « booste les chantiers » dans cette région. Selon ce journal, Bassirou Diomaye Faye a donné des instructions fermes pour l’achèvement des grands travaux structurants en cours.

Le Soleil rapporte également que le chef de l’État a réitéré l’ambition du gouvernement de faire du rail un levier de développement et un vecteur de transformation économique. Il a, par ailleurs, salué la valorisation du potentiel agricole de la zone, notamment dans la filière banane, après la visite de périmètres agricoles.

Pour Le Quotidien, les premiers chantiers visités permettent au président de « poser les jalons d’un désenclavement structurel et d’une formation adaptée aux richesses du sous-sol local ». Une lecture qui met en avant la dimension à long terme de cette tournée présidentielle.

Dans une analyse plus globale, Sud Quotidien estime que cette visite offre au chef de l’État l’occasion de s’imprégner des réalités économiques locales, d’évaluer l’état d’avancement des projets structurants et d’échanger avec les acteurs territoriaux sur les priorités de développement de la zone orientale du pays.

Parallèlement à cette actualité présidentielle, la presse revient sur un autre sujet préoccupant : le piratage informatique ayant visé la Direction de l’automatisation du fichier (DAF). Selon Le Quotidien, cette cyberattaques a entraîné une suspension de la production des cartes nationales d’identité depuis 25 jours. Les pirates auraient accédé à 139 téraoctets de données, une situation qui rappelle les difficultés rencontrées par la Direction générale des Impôts et Domaines en octobre 2025.

L’Observateur signale, pour sa part, que Sénégal numérique, l’agence chargée de la politique d’informatisation de l’État, a également été ciblée. Le journal titre sur « les coffres-forts de la République qui volent en éclats », illustrant les inquiétudes croissantes autour de la cybersécurité des institutions publiques.

Électricité : le Sénégal met en service des postes clés pour sécuriser l’avenir énergétique du Pays

Dans le cadre du Senegal Power Compact, plusieurs postes électriques majeurs de la Senelec sont entrés en exploitation à Dakar et à Diass. Objectif : renforcer la fiabilité du réseau, réduire les congestions et accompagner la croissance rapide de la demande en électricité.

 

Le Sénégal franchit une étape décisive dans la modernisation de son réseau de transport d’électricité. Plusieurs infrastructures stratégiques de la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) sont désormais opérationnelles à Diass, Hann, à l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Yoff et à Kounoune. Ces réalisations s’inscrivent dans le cadre du Senegal Power Compact, un vaste programme structurant visant à améliorer durablement la capacité et la résilience du réseau interconnecté national.

Une visite de presse organisée par le Millennium Challenge Account–Sénégal II (MCA-Sénégal II), en collaboration avec la Senelec, a permis de constater l’entrée effective en exploitation de ces nouveaux ouvrages. Le projet bénéficie d’un financement global de plus de 220 milliards de francs CFA, avec l’appui du peuple américain à travers la Millennium Challenge Corporation (MCC).

Selon le directeur général du MCA-Sénégal, Oumar Diop, ces infrastructures sont déjà pleinement intégrées au réseau national. « Les postes visités aujourd’hui sont en exploitation par la Senelec. Ils augmentent la capacité du réseau et introduisent des technologies de pointe, du savoir-faire et de l’expertise au bénéfice du secteur électrique sénégalais », a-t-il déclaré.

Les nouvelles installations comprennent des transformateurs de forte puissance, des postes haute tension de 225 kV, des tableaux électriques 30 kV ainsi que des lignes souterraines. L’ensemble est conçu pour améliorer la stabilité du réseau, sécuriser l’alimentation électrique et accroître significativement les capacités de transit.

Pour Oumar Diop, ces investissements répondent à une exigence structurelle liée à la croissance économique du pays. « Le développement du Sénégal impose que la quantité, mais surtout la qualité de l’électricité fournie aux ménages et aux industriels atteigne un certain niveau. Le renforcement du réseau de transport était devenu indispensable », a-t-il souligné.

À Dakar, le poste de Hann, l’un des plus importants du réseau de transport, a bénéficié d’investissements de plus de 4,7 milliards de francs CFA. Ceux-ci ont permis l’installation d’un transformateur de 80 MVA, la construction d’un nouveau bâtiment moyenne tension et la mise en place d’un tableau 30 kV de 21 cellules. Ces équipements augmentent la puissance transitable vers plusieurs zones densément peuplées de la capitale et de sa banlieue.

À Diass, site stratégique alimentant notamment l’aéroport international Blaise Diagne et plusieurs pôles industriels, les anciens transformateurs de 40 MVA ont été remplacés par deux unités de 80 MVA. L’installation d’une travée réactance de 20 Mvar a permis de doubler la capacité du poste, renforçant ainsi la continuité et la sécurité de l’alimentation électrique.

Des travaux similaires ont été réalisés au poste de l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Yoff. Un investissement de plus de 3,7 milliards de francs CFA y a permis le doublement de la puissance transitable, avec un impact direct sur Dakar et sa périphérie, qui concentrent près de 60 % de la demande nationale en électricité.

Pour Makhtar Ndiaye, conseiller technique en électricité au ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, ces infrastructures traduisent la vision de long terme de l’État. « Le réseau de transport est un maillon essentiel pour fournir une électricité plus fiable et de meilleure qualité. Les ouvrages réalisés vont réduire la congestion du réseau et accompagner la forte croissance de la demande énergétique », a-t-il expliqué.

Le projet intervient à un moment stratégique, alors que le Sénégal vise l’accès universel à l’électricité d’ici 2029 et déploie la stratégie gaz-to-power. « Produire davantage d’énergie ne suffit pas. Il faut aussi être capable de l’évacuer. Le volet transport du Compact permettra d’acheminer l’électricité issue du gaz local vers les zones urbaines, périurbaines et rurales », a précisé Makhtar Ndiaye.

Oumar Diop compare le projet à une véritable « autoroute de l’électricité ». « Avec les lignes 225 kV, les câbles souterrains et sous-marins, et les nouveaux postes, nous préparons dès aujourd’hui le réseau capable de supporter les ambitions énergétiques du Sénégal à l’horizon 2050 », a-t-il affirmé, estimant que les coupures d’électricité devraient progressivement devenir « un vieux souvenir ».

Selon Mareme Ndoye, directrice Suivi-évaluation et analyse économique du MCA II, « à terme, ce sont 4,6 millions de ménages et d’entreprises qui seront impactés par le projet transport ».

Sur le plan opérationnel, l’état d’avancement est jugé satisfaisant. Près de 95 % des travaux physiques ont déjà été réalisés, avec environ 180 milliards de francs CFA engagés et décaissés. L’achèvement complet des infrastructures est attendu dans un délai de sept à huit mois, avant la clôture du Compact.

Les travaux ont été exécutés majoritairement par des ingénieurs et techniciens sénégalais, dans le respect des normes internationales en matière technique, environnementale et de sécurité. À travers ces mises en service, les autorités réaffirment leur ambition de faire du secteur électrique un pilier central de la croissance économique, de l’industrialisation et de l’amélioration durable des conditions de vie des populations.

À Darou Mouhty, la ferveur du Magal rassemble des milliers de fidèles

À l’occasion du Magal commémorant la rencontre entre Cheikh Ahmadou Bamba et Mame Thierno Ibrahima Faty après l’exil de 1902, la cité religieuse de Darou Mouhty vit au rythme d’une ferveur spirituelle intense, marquée par l’afflux massif de fidèles venus de tout le Sénégal.

 

Darou Mouhty vibre au rythme d’une forte mobilisation religieuse à l’occasion de la commémoration de la rencontre historique entre Cheikh Ahmadou Bamba et son jeune frère, Mame Thierno Ibrahima Faty, survenue après le retour d’exil de 1902. Depuis mardi, cette ville sainte, considérée comme la deuxième capitale du mouridisme, accueille des milliers de fidèles venus honorer la mémoire de Mame Thierno Ibrahima, affectueusement appelé « Borom Darou ».

Célébré chaque quinzième jour du mois lunaire de Chaabane, le Magal de Darou Mouhty est une tradition instituée par Serigne Fallou Mbacke, deuxième khalife général des Mourides. Cette commémoration a été perpétuée par l’ensemble des khalifes de Mame Thierno Ibrahima qui se sont succédé à la tête de la cité religieuse.

Ce mardi 3 février 2026, dès les premières heures de la matinée, la ville offrait le visage des grands rassemblements religieux. Les axes menant au centre-ville étaient pris d’assaut par des convois de véhicules transportant des pèlerins, transformant profondément le quotidien de la localité.

Au marché central, une animation inhabituelle s’est installée. À proximité, un vaste espace a été aménagé pour accueillir les charretiers chargés de conduire les visiteurs vers les différents quartiers et lieux symboliques de la ville.

Aux abords de la grande mosquée, les panégyriques dédiés à Cheikh Ahmadou Bamba résonnent sans discontinuer. Dans cet élan spirituel, de nombreux fidèles convergent vers « Baïty », ancien refuge spirituel de Borom Darou et lieu abritant aujourd’hui les mausolées. Ces instants traduisent la dimension profondément spirituelle et mémorielle de l’évènement.

Pour garantir le bon déroulement de ce rendez-vous majeur du calendrier mouride, le comité d’organisation collabore étroitement avec les services déconcentrés de l’État. Sérigne Basirou Mbacké Abdou Khoudoss, porte-parole de la famille de Mame Thierno Ibrahima, s’est dit satisfait du niveau de mise en œuvre des engagements pris par les autorités administratives et techniques.

Sur le plan sanitaire, un important dispositif a été déployé. Le médecin-chef du district sanitaire de Darou Mouhty, Dr Mamadou Ndiaye, a indiqué que plusieurs ambulances ont été positionnées à des points stratégiques de la ville, avec l’appui des sapeurs-pompiers, afin d’assurer une prise en charge rapide des urgences.

Il a également précisé que onze postes médicaux avancés ont été installés dans les zones de forte affluence. Ces structures resteront opérationnelles durant les trois jours de célébration. Un camion médicalisé, mis à disposition par l’Université de Dakar, vient renforcer ce dispositif sanitaire.

Dr Ndiaye a, par ailleurs, salué l’appui du ministère de la Santé, qui a mobilisé une enveloppe de cinq millions de francs CFA destinée à l’acquisition de médicaments et à la prise en charge du personnel d’appui.

Tambacounda : Diomaye Faye inspecte le chantier de l’Université du Sénégal oriental

En tournée économique dans l’Est du pays, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a effectué une visite du chantier de l’Université du Sénégal oriental (USO) à Tambacounda, afin d’évaluer l’état d’avancement de ce projet structurant pour l’enseignement supérieur.

 

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu, jeudi, sur le site de construction de l’Université du Sénégal oriental (USO), à Tambacounda, peu après son arrivée dans la région pour une tournée économique de deux jours dans l’est du Sénégal.

Sur les lieux, le chef de l’État s’est informé du niveau d’exécution des travaux de cette première université implantée dans la région orientale, appelée à jouer un rôle majeur dans le développement académique et socio-économique local.

Les équipes techniques du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ont présenté au président de la République les grandes lignes du projet de construction et d’équipement de l’USO. Cette présentation s’est déroulée en présence du ministre de tutelle, Daouda Ngom, ainsi que du ministre des Infrastructures, Déthié Fall.

Un film institutionnel retraçant les différentes composantes de l’université a ensuite été projeté à l’attention de Bassirou Diomaye Faye, mettant en lumière les ambitions pédagogiques et scientifiques de cette future institution.

Le chef de l’État a, par la suite, effectué une visite guidée de plusieurs infrastructures déjà sorties de terre, notamment le bâtiment du rectorat, certaines Unités de Formation et de Recherche (UFR), ainsi que des logements sociaux destinés aux étudiants et aux enseignants.

La visite du chantier de l’Université du Sénégal oriental s’est achevée par une déclaration de presse du président de la République, marquant l’importance que les autorités accordent à l’extension de l’offre universitaire et à l’équité territoriale en matière d’enseignement supérieur.

Tambacounda : Bassirou Diomaye Faye en tournée économique de deux jours

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a entamé ce mardi une tournée économique de 48 heures dans la région de Tambacounda, avec pour objectif d’évaluer plusieurs projets structurants et de réaffirmer l’engagement de l’État en faveur du développement territorial.

 

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, est arrivé ce mardi matin à Tambacounda, capitale de l’Est sénégalais, dans le cadre d’une tournée économique de deux jours dans cette région stratégique, a constaté l’APS.

L’avion militaire transportant le chef de l’État s’est posé à l’aérodrome de Tambacounda aux environs de 9 heures 20 minutes. À son arrivée, il a été accueilli par plusieurs membres du gouvernement ainsi que par les autorités administratives, territoriales et locales.

À sa descente d’avion, le président Faye a été reçu par le gouverneur de la région, Guedj Diouf, avant de passer en revue un détachement des forces armées venu lui rendre les honneurs.

Cette tournée débute par une visite du site de l’Université du Sénégal Oriental (USO), un projet phare pour le développement de l’enseignement supérieur dans la zone Est. Le chef de l’État est également attendu à la gare ferroviaire de Tambacounda, dans un contexte marqué par les perspectives de relance du chemin de fer, considéré comme un levier majeur pour le désenclavement économique de la région.

Dans l’après-midi, Bassirou Diomaye Faye se rendra sur le site d’exploitation agricole du Groupe Yellitaare, avant de visiter la base aérienne de Tambacounda, un maillon stratégique du dispositif sécuritaire national.

La deuxième journée de cette tournée économique conduira le président de la République dans le département de Bakel. Il y visitera les travaux de construction de la route Kidira-Bakel, une infrastructure essentielle pour la mobilité des personnes et des marchandises entre l’Est du pays et les zones frontalières.

Le chef de l’État bouclera sa tournée dans l’après-midi par une visite de la centrale électrique de Ségou Coura, située dans le département de Tambacounda, symbole des efforts engagés pour renforcer l’accès à l’énergie et soutenir l’activité économique locale.

Accusations de Niamey : Abidjan sort du silence et réclame des preuves

Accusée par les autorités nigériennes d’une implication présumée dans l’attaque de l’aéroport de Niamey, la Côte d’Ivoire a réagi avec fermeté. Abidjan rejette des allégations jugées infondées et exige des preuves.

 

À la suite des déclarations du général Abdourahamane Tiani mettant en cause le président Alassane Ouattara dans l’attaque de l’aéroport de Niamey, la Côte d’Ivoire Niger est entrée dans une phase de tensions diplomatiques ouvertes. Le gouvernement ivoirien a vivement réagi, ce mercredi 4 février 2026, en dénonçant des accusations qualifiées de « fantaisistes » et « sans fondement ».

Face à la gravité des propos tenus depuis Niamey, Abidjan a convoqué l’ambassadeur du Niger afin de lui exprimer sa « vive protestation ». Les autorités ivoiriennes entendent ainsi marquer leur désaccord total avec des allégations qu’elles estiment attentatoires à l’image et à l’intégrité de l’État ivoirien.

Lors du compte rendu du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, est longuement revenu sur l’attaque contre l’aéroport international Diori Hamani, survenue dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026. Il a tenu à rappeler que cet attentat a été officiellement revendiqué par le groupe terroriste État islamique.

Dans le même élan, la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Kaba Nialé, a reçu l’ambassadeur du Niger en Côte d’Ivoire. À l’issue de cette rencontre, un courrier de protestation formel a été adressé aux autorités nigériennes, traduisant la position officielle d’Abidjan.

« À ce stade, nous attendons toujours une réponse à ce courrier, ainsi que les éléments de preuve étayant ces accusations », a déclaré Amadou Coulibaly. Il a qualifié de « grotesque » toute tentative d’associer la Côte d’Ivoire à cette attaque, soulignant que la piste terroriste ne fait l’objet d’aucune ambiguïté.

Pour le gouvernement ivoirien, le seuil de tolérance a été franchi lorsque les accusations ont directement visé le chef de l’État. « Nous ne pouvons accepter que le président de la République soit vilipendé de manière mensongère », a insisté le ministre de la Communication, précisant que le silence observé jusque-là relevait d’un choix de retenue diplomatique.

S’agissant du rôle évoqué de la Russie dans cette affaire, Amadou Coulibaly a tenu à dissiper toute confusion. Il a indiqué que Moscou, bien qu’ayant mentionné une possible implication de forces extérieures, n’a jamais cité nommément la Côte d’Ivoire Niger, ni mis en cause le président Alassane Ouattara.

« Nous n’accepterons jamais que l’image du président de la République soit attaquée sur la base d’allégations infondées », a-t-il martelé, réaffirmant la détermination du gouvernement à défendre l’honneur et la crédibilité du pays.

La Côte d’Ivoire dit désormais attendre une clarification officielle de Niamey, tout en réaffirmant sa volonté de ne pas laisser prospérer, sur la scène internationale, des accusations qu’elle juge dénuées de tout fondement. L’attaque de l’aéroport de Niamey, rappelle Abidjan, a été revendiquée par l’État islamique à travers son organe de propagande Amaq.

Diplomatie africaine : Libreville et Dakar resserrent leurs liens

En escale à Libreville, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a eu un entretien avec son homologue gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema. Une rencontre qui confirme la solidité et la continuité des relations entre le Gabon et le Sénégal.

 

Les relations Gabon Sénégal poursuivent leur dynamique de consolidation. Les présidents Brice Clotaire Oligui Nguema et Bassirou Diomaye Faye se sont entretenus mardi à Libreville, à l’occasion d’une escale technique du chef de l’État sénégalais, selon un communiqué de la Présidence de la République gabonaise.

De retour d’une visite officielle à Brazzaville, en République du Congo, Bassirou Diomaye Faye a marqué une halte à l’aéroport international Léon Mba. Il y a été accueilli avec les honneurs protocolaires par le président gabonais, en présence de membres de la communauté sénégalaise résidant au Gabon.

Cette rencontre a été l’occasion pour le chef de l’État sénégalais d’adresser une invitation officielle à son homologue gabonais. Brice Clotaire Oligui Nguema est convié, en tant qu’hôte de marque, aux cérémonies du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance du Sénégal, prévues le 4 avril 2026 à Dakar.

Au-delà du symbole, les échanges ont porté sur plusieurs dossiers d’intérêt commun. Les deux dirigeants ont évoqué le renforcement de la coopération Sud-Sud, les enjeux de stabilité et de sécurité en Afrique centrale et de l’Ouest, ainsi que les perspectives de développement économique du continent.

Les Présidents Oligui Nguema et Diomaye Faye ne sont pas à leur première rencontre. Ils se sont déjà retrouvés à plusieurs reprises lors de sommets régionaux et internationaux dédiés à la coopération africaine. À chaque occasion, ils ont réaffirmé la qualité des relations Gabon Sénégal et leur volonté partagée d’œuvrer pour la stabilité, la solidarité et le progrès du continent.

CAN 2025 : le Maroc conteste les sanctions de la CAF

Battue en finale par le Sénégal, la Fédération royale marocaine de football a décidé de saisir la Commission d’appel de la CAF. En cause : des sanctions jugées excessives après les incidents survenus lors de l’ultime match de la CAN 2025.

 

La Fédération royale marocaine de football (FRMF) a annoncé, mardi, avoir décidé d’interjeter appel des décisions rendues par le Jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF), à la suite des incidents ayant émaillé la finale de la CAN 2025, perdue face au Sénégal (0-1).

Dans un communiqué publié sur son site officiel, l’instance marocaine estime que les sanctions infligées ne sont pas à la hauteur des faits reprochés. « Considérant que les sanctions prononcées ne sont pas proportionnelles à la gravité et à la dangerosité de ces faits, et soucieuse de préserver l’ensemble des droits que lui garantit la loi, la Fédération royale marocaine de football a décidé d’interjeter appel de ces décisions », indique le texte.

La CAF avait rendu publiques, mercredi soir, les conclusions de son Jury disciplinaire concernant les incidents intervenus lors de la finale opposant le Maroc, pays hôte, au Sénégal. Ces décisions ont visé à la fois les deux fédérations, ainsi que plusieurs joueurs et officiels, pour manquements au code disciplinaire de l’instance continentale.

Côté sénégalais, le sélectionneur Pape Bouna Thiaw a écopé d’une suspension de cinq matchs officiels CAF, assortie d’une amende de 100 000 dollars US (environ 66 millions FCFA). Les joueurs Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr ont été suspendus pour deux matchs chacun. La Fédération sénégalaise de football (FSF) a, pour sa part, été condamnée à une amende globale de 615 000 dollars US, soit près de 406 millions FCFA.

La FSF a toutefois fait savoir, samedi, qu’elle ne saisirait pas les voies de recours. Dans un communiqué, elle indique avoir « pris acte » des décisions et avoir officiellement notifié à la CAF sa renonciation à tout appel, y compris pour les sanctions individuelles visant le sélectionneur et les deux joueurs concernés. L’instance sénégalaise a également confirmé qu’elle assumerait l’intégralité des amendes financières infligées.

Tout en réaffirmant sa volonté de défendre ses intérêts au sein des instances du football africain, la FSF dit inscrire son action dans le respect strict des règlements de la CAF, au service de l’intégrité du jeu et du rayonnement du football continental.

Du côté marocain, les sanctions concernent notamment Achraf Hakimi, suspendu pour deux matchs officiels CAF, dont un avec sursis pendant un an, pour comportement antisportif. Le milieu Ismaël Saibari a, lui, écopé de trois matchs de suspension et d’une amende de 100 000 dollars US. La FRMF a également été condamnée à une amende totale de 315 000 dollars US, soit environ 208 millions FCFA.

La finale de la CAN 2025 avait été marquée par de fortes tensions. La polémique est née d’un penalty accordé au Maroc par l’arbitre, deux minutes après un but refusé au Sénégal. En réaction, le sélectionneur sénégalais avait demandé à ses joueurs de quitter la pelouse en signe de protestation.

Après plusieurs minutes d’interruption, les Lions du Sénégal sont finalement revenus sur le terrain. Portée par Sadio Mané, la sélection sénégalaise s’est imposée grâce à Pape Guèye, auteur de l’unique but de la rencontre.

Presse sénégalaise : diplomatie, hydrocarbures et sécurité au cœur de l’actualité

Les quotidiens sénégalais parus ce mercredi 4 février 2026 balayent une actualité dense, dominée par le rapprochement Dakar–Brazzaville, les tensions dans le secteur des hydrocarbures et les signaux envoyés à deux ans des élections locales.

 

Les journaux reçus ce mercredi s’intéressent à plusieurs sujets majeurs, allant du renforcement de la coopération diplomatique entre le Sénégal et la République du Congo aux enjeux sécuritaires, en passant par les crispations politiques et économiques internes.

Le quotidien Le Soleil met en exergue la dynamique diplomatique entre Dakar et Brazzaville, évoquant une volonté partagée d’aller vers « un partenariat plus dense et structuré » entre les deux pays. Le journal revient sur la visite officielle de deux jours effectuée par le président Bassirou Diomaye Faye en République du Congo. Selon la publication, lors de la dernière journée de cette mission, mardi, les présidents Diomaye Faye et Denis Sassou-Nguesso ont plaidé pour une coopération renforcée, tournée vers l’avenir et mieux structurée.

De son côté, L’Observateur s’attarde sur les turbulences qui secouent le secteur des hydrocarbures. En cause, la décision de l’État de contraindre les sociétés pétrolières à s’acquitter de la redevance due à la Commission de régulation du secteur de l’énergie (CRSE). Le journal révèle que des mises en demeure ont été adressées aux opérateurs, tandis que l’État envisagerait des avis à tiers détenteurs afin de bloquer les comptes bancaires de certains distributeurs récalcitrants.

À l’horizon politique, WalfQuotidien se projette déjà vers les élections locales prévues en 2027. Le journal observe que les principaux partis ont enclenché la vente ou le placement de cartes de membre, une stratégie visant à se positionner tôt dans la perspective des prochaines batailles électorales.

Dans la même veine, Source A souligne la montée de tension autour du processus électoral. Le Front pour la défense de la République (FDR) y dénonce ce qu’il qualifie de « forfaiture » du gouvernement. Selon ses responsables, cités par le journal, aucune date officielle n’a encore été fixée pour les élections municipales, et les commissions administratives chargées de l’établissement et de la révision des listes électorales n’ont pas été mises en place à la date du 1er février.

Sur le terrain sécuritaire, Yoor-Yoor évoque une inflexion majeure de la politique de sécurité nationale. Le quotidien met en avant une hausse budgétaire historique de 18,31 % en 2026 en faveur de la police nationale. En visite à la Direction générale de la police nationale, le Premier ministre Ousmane Sonko aurait esquissé les contours d’une nouvelle doctrine sécuritaire, axée sur une force publique modernisée, où le recours à la force devient l’exception dans un État protecteur et souverain.

Enfin, L’Info se penche sur la perception de la corruption au Sénégal. Le journal titre sur « des chiffres qui dérangent », en s’appuyant sur une récente enquête d’Afrobarometer Sénégal. Celle-ci révèle que les pratiques de pots-de-vin, la crainte de représailles et les soupçons persistants continuent de peser sur le quotidien des citoyens, notamment dans la police, la gendarmerie, les services fiscaux, la justice, les collectivités locales et le milieu des affaires. Toutefois, l’étude souligne que 68 % des Sénégalais se disent satisfaits de l’action gouvernementale dans la lutte contre la corruption au sein de l’administration publique.

Industrialisation : le Sénégal intensifie l’appel aux partenaires économiques

À Dakar, le ministre sénégalais de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, a exhorté les acteurs économiques et les États partenaires à renforcer leur engagement en faveur des projets structurants du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest, à l’occasion du lancement du Salma Dialogue Business Forum.

 

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, a invité mardi les acteurs économiques ainsi que les gouvernements partenaires à accroître leur mobilisation pour accompagner les projets structurants du Sénégal et, plus largement, de l’Afrique de l’Ouest.

Selon lui, le Sénégal, qui ambitionne de devenir un hub industriel régional, a clairement affiché sa volonté d’accélérer son industrialisation. À titre d’illustration, le budget du ministère en charge de l’Industrie a été multiplié par six, atteignant désormais 350 milliards de FCFA, traduisant une orientation stratégique assumée vers le développement industriel.

S’exprimant lors de la cérémonie officielle de lancement du Salma Dialogue Business Forum, tenue à Dakar, Serigne Guèye Diop a également encouragé les jeunes, les entrepreneurs et les femmes à s’impliquer pleinement dans cette dynamique. Il a estimé que leurs initiatives et leur capacité d’innovation joueront un rôle déterminant dans la réussite du projet collectif de transformation économique.

Dans une démarche visant à faciliter l’implantation des entreprises tunisiennes au Sénégal, le ministre a présenté les grandes lignes des politiques industrielles et commerciales nationales, articulées autour de six priorités stratégiques. L’objectif, a-t-il expliqué, est de permettre aux investisseurs étrangers de mieux appréhender l’environnement des affaires sénégalais avant de s’y engager durablement.

« Notre ambition au Sénégal est de faire de l’industrie un véritable moteur de développement, à l’image de la Tunisie », a déclaré Serigne Guèye Diop. Il a mis en avant la nécessité de créer des emplois décents, de promouvoir la diversification économique, tout en inscrivant cette action dans une logique durable, solidaire et ouverte aux partenariats régionaux et internationaux.

Pour le ministre, la réussite de cette stratégie repose avant tout sur un partenariat étroit entre l’État, le secteur privé, la société civile et les partenaires techniques et financiers, tant au niveau national qu’international.

Dans cette perspective, il a salué le Salma Dialogue, qu’il considère comme une plateforme exemplaire de coopération Sud-Sud et triangulaire entre l’Afrique, l’Europe et l’Amérique latine. Le forum favorise, selon lui, la co-construction de projets, le co-investissement, le transfert de technologies, les programmes de formation conjointe et le développement de chaînes de valeur régionales.

Présent à la rencontre, le secrétaire d’État tunisien chargé de la transition énergétique, Wael Chouchane, s’est félicité de la tenue de ce forum, dont il espère des retombées concrètes. Il a souligné la volonté partagée avec son homologue sénégalais de faire du Salma Dialogue un cadre pragmatique, propice à la mise en place de partenariats effectifs entre les secteurs privés tunisien et sénégalais.

Pour Wael Chouchane, cette rencontre constitue un espace pertinent pour identifier les complémentarités, structurer des projets communs et encourager les investissements croisés. Parmi les secteurs à fort potentiel de coopération, il a cité l’industrie automobile et la mobilité durable, domaines dans lesquels la Tunisie a progressivement bâti un écosystème industriel solide.

Cette réussite tunisienne repose, selon lui, sur une gouvernance claire, un dialogue constant avec le secteur privé, une anticipation des mutations industrielles et un investissement continu dans la qualité, la formation et l’intégration locale. Autant d’atouts qui font du Sénégal, de par son dynamisme économique et son rôle de porte d’entrée vers l’Afrique de l’Ouest, un partenaire naturel et stratégique.