Nicolas Jackson renouvelle son geste de cœur : plus de 40 tonnes de riz distribuées aux familles de Ziguinchor

Brillant sur les terrains, Nicolas Jackson continue également de se distinguer par son engagement en faveur des populations de sa région d’origine. Pour la deuxième année consécutive, l’attaquant des Lions du Sénégal a organisé une importante opération de solidarité à Ziguinchor, où plus de 40 tonnes de riz, plus de 100 cartons d’huile et plusieurs cartons de sucre ont été distribués à de nombreux ménages.

À travers cette initiative, l’international sénégalais confirme son attachement à ceux qui l’ont vu grandir. Pour Aliou Diémé, président du Fan Club Nicolas Jackson, ce geste traduit la fidélité du joueur à ses racines et son profond sens du partage. « Nicolas Jackson est un homme profondément attaché à sa communauté. Il fait preuve d’une grande compassion envers les populations et répond toujours présent lorsqu’il s’agit de leur venir en aide. Ayant grandi à Kandé Alassane, il n’a jamais oublié d’où il vient et continue de placer le social au cœur de ses priorités », souligne-t-il.

Dans le quartier de Kandé Alassane, cette nouvelle action est accueillie avec gratitude. Le délégué de quartier, Mamadou Cissé, estime que cette distribution apporte un réel soulagement à des familles confrontées à la hausse du coût de la vie. « Comme l’année dernière, Nicolas Jackson choisit d’être aux côtés des populations dans une période particulièrement difficile. Ces kits alimentaires représentent une aide précieuse pour des ménages confrontés à la hausse du coût de la vie. C’est un geste qui honore toute la ville de Ziguinchor », affirme-t-il. Il formule également le vœu de voir cette solidarité se poursuivre : « La Haute-Casamance peut compter sur Sadio Mané. Ziguinchor a désormais Nicolas Jackson. Nous espérons qu’il poursuivra cette formidable dynamique de solidarité. »

Pour Justin Mendy, conseiller du joueur, cette générosité s’inscrit dans une démarche réfléchie et fidèle aux valeurs de l’attaquant sénégalais. « J’ai toujours encouragé Nicolas Jackson à rendre au football une partie de ce qu’il lui a offert. Malgré sa réussite, il reste proche des populations et n’a jamais renié ses racines », explique-t-il.

Par cette nouvelle opération humanitaire, Nicolas Jackson confirme que son influence dépasse largement les pelouses. En apportant une aide concrète à des centaines de familles, l’attaquant des Lions du Sénégal entend continuer à faire de sa réussite sportive un levier de solidarité au service de sa communauté.

Bentaleb Sow claque la porte de la Présidence : « La venue de Macky Sall au Palais est celle de trop »

Le départ est désormais officiel. Après les premières informations relayées par la presse, Alioune Ibnou Abitalib Sow, plus connu sous le nom de Bentaleb, a confirmé ce vendredi 17 juillet sa démission de son poste de conseiller spécial du président Bassirou Diomaye Faye. Dans un message publié sur sa page Facebook, il explique son choix par de profondes divergences politiques avec le chef de l’État et affirme ne plus se reconnaître dans l’orientation prise par le pouvoir.

En revenant sur son parcours, Bentaleb rappelle avoir servi la République « avec loyauté » pendant plus de deux ans, notamment au sein de la Communication de la Présidence et du Protocole présidentiel. Il insiste sur le fait que son engagement n’a jamais été motivé par une quelconque récompense personnelle, mais par la continuité d’un combat politique. « Le projet a été notre seule boussole ! Je n’ai jamais perçu ma nomination comme une récompense, mais le prolongement d’un combat militant, anti-impérialiste et panafricain depuis 2016 », écrit-il.

Membre de Pastef, formation majoritaire à l’Assemblée nationale, l’ancien conseiller estime toutefois qu’une nouvelle orientation politique s’est progressivement installée au sommet de l’État. Selon lui, cette évolution est en contradiction avec les idéaux qu’il défend. « Les méthodes que nous avons combattues reviennent une à une, il devient nécessaire de prendre ses responsabilités », affirme-t-il.

La rencontre prévue ce vendredi à 15 heures (GMT) entre le président Bassirou Diomaye Faye et son prédécesseur Macky Sall constitue, selon Bentaleb, le point de rupture. Alors que l’ancien chef de l’État est attendu au Palais dans le cadre de sa campagne pour le poste de secrétaire général de l’ONU, l’ex-conseiller juge cette initiative incompatible avec ses convictions.

« La venue de Macky Sall au Palais est celle de trop. Cet homme nous doit des comptes. La dette cachée, c’est lui. Une grande partie des maux que le pays traverse aujourd’hui, c’est lui. Des Sénégalais sont morts, des familles attendent encore la vérité. Qu’il y ait une photo ou non, lui rouvrir les portes du Palais, c’est aider à repolir son image. À ça, je ne prêterai pas la main non plus », a-t-il déclaré.

Par cette prise de position publique, Bentaleb Sow acte une rupture politique assumée avec la ligne actuelle de l’exécutif, dans un contexte marqué par de fortes tensions autour du retour de Macky Sall au Sénégal et de son audience avec le président Bassirou Diomaye Faye.

Rencontre Diomaye-Macky Sall : Guy Marius Sagna accuse le chef de l’État de trahir la mémoire des victimes

À quelques heures de la rencontre annoncée entre le président Bassirou Diomaye Faye et son prédécesseur Macky Sall, le député Guy Marius Sagna hausse le ton. Dans une publication diffusée sur sa page Facebook, le parlementaire remet en cause la décision du chef de l’État de recevoir l’ancien président, estimant qu’elle est en contradiction avec les engagements pris devant la Nation lors de son investiture.

Pour appuyer sa position, Guy Marius Sagna s’est référé au discours prononcé par Bassirou Diomaye Faye le 2 avril 2024, au moment de sa prestation de serment. Il rappelle que le président avait alors rendu hommage aux victimes des crises politiques ayant marqué le Sénégal, déclarant : « Il me revient le douloureux souvenir des martyrs de la démocratie sénégalaise, des amputés, des blessés et des anciens prisonniers. Je garderai toujours à l’esprit les lourds sacrifices consentis afin de ne jamais vous décevoir. »

Selon le député, la réception de Macky Sall au Palais de la République est difficilement compatible avec cette promesse adressée aux victimes des violences politiques. À ses yeux, une telle audience envoie un signal contraire aux attentes de ceux qui réclament toujours vérité et justice.

« Monsieur le président Diomaye Faye, en recevant ce vendredi 17 juillet 2026 Macky Sall qui a transformé des Sénégalais en martyrs auxquels vous faisiez allusion, en amputés, blessés et détenus politiques dont vous parliez le 02 avril 2024, vous faites plus que décevoir, vous assassinez une troisième fois leur mémoire », a écrit Guy Marius Sagna.

Le parlementaire conclut son message en réaffirmant son attachement à la mémoire des victimes des événements politiques et en reprenant une formule qu’il présente comme un symbole de leur résistance : « On nous tue, on ne nous déshonore pas. »

Présidence du Sénégal : Bentaleb Sow démissionne de son poste de conseiller spécial

Un nouveau mouvement vient marquer l’actualité politique sénégalaise. Bentaleb Sow a présenté sa démission de son poste de conseiller spécial à la Présidence de la République, selon des informations rapportées par le journal Libération.

Ce départ intervient dans un contexte de profondes recompositions au sommet de l’État, marqué par la rupture politique entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre, Ousmane Sonko, ainsi que par une série de changements au sein des principales institutions publiques. Selon une note citée par Libération, Bentaleb Sow explique sa décision par une motivation d’ordre personnel. « Ma conscience passe devant mes intérêts », écrit-il pour justifier son choix de quitter ses fonctions.

Cette démission coïncide avec les importantes nominations annoncées à l’issue du Conseil des ministres. Parmi les principales décisions figure notamment le remplacement de Waly Diouf Bodiang à la direction générale du Port autonome de Dakar, où Doune Pathé Mbengue a été nommé dans le cadre d’un vaste mouvement de réorganisation de plusieurs directions et agences de l’État. À ce stade, aucune réaction officielle de la Présidence de la République n’a été enregistrée concernant le départ de Bentaleb Sow, dont les implications politiques restent encore à préciser.

L’évolution de ce dossier sera suivie de près dans les prochains jours…

Port autonome de Dakar : Doune Pathé Mbengue nommé directeur général en remplacement de Waly Diouf Bodiang

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé, ce jeudi 16 juillet 2026, à la nomination de Doune Pathé Mbengue au poste de directeur général de la Société nationale du Port autonome de Dakar (PAD). Administrateur civil de formation, il prend les rênes de cette infrastructure stratégique en remplacement de Waly Diouf Bodiang, relevé de ses fonctions.

Cette nomination marque l’arrivée à la tête du Port autonome de Dakar d’un responsable déjà bien connu sur la scène politique locale. Actuel maire de Cambérène, Doune Pathé Mbengue est originaire de cette commune, haut lieu de la communauté layenne, où il s’est progressivement imposé comme une figure engagée dans les questions de développement local.

Selon son parcours, son implication en faveur de sa commune remonte à ses années de collège. Sensibilisé très tôt aux difficultés rencontrées par les populations, notamment dans le domaine de l’éducation, il affirme avoir fait de l’amélioration des conditions de vie à Cambérène l’un des fils conducteurs de son engagement public.

En le désignant à la tête du Port autonome de Dakar, les autorités confient à Doune Pathé Mbengue la direction de l’un des principaux moteurs de l’économie sénégalaise, dans un contexte où les enjeux liés au développement des infrastructures portuaires, au commerce maritime et à la compétitivité logistique occupent une place centrale dans les priorités nationales.

Sénégal : Diomaye Faye accélère la stratégie maritime et serre la vis sur la gouvernance des structures publiques

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a fixé un nouveau cap au gouvernement lors du Conseil des ministres de ce jeudi. Entre ambition maritime et exigence de rigueur dans la gestion des structures publiques, le chef de l’État a appelé à des réformes rapides pour renforcer la souveraineté économique du Sénégal et améliorer la gouvernance de l’administration.

Au cœur des orientations présidentielles figure la volonté de doter le pays d’une véritable stratégie maritime. Bassirou Diomaye Faye a demandé au gouvernement de lui soumettre, avant la fin de l’année, une politique maritime nationale intégrée et cohérente, estimant qu’il devient urgent de mieux valoriser le potentiel maritime du Sénégal.

Dans cette dynamique, le président de la République a également appelé à l’ouverture d’une réflexion stratégique sur la création d’une industrie nationale de construction navale répondant aux standards internationaux. Pour lui, cette ambition s’inscrit dans la nécessité de tirer pleinement profit de la position géographique du Sénégal et de ses atouts dans l’économie bleue.

Le chef de l’État a par ailleurs insisté sur l’application effective des recommandations visant à améliorer la coordination et l’efficacité de l’action publique en mer. Il a demandé au Premier ministre ainsi qu’aux ministres en charge des Forces armées et des Finances de poursuivre les efforts engagés pour renforcer les capacités opérationnelles de la Marine nationale et moderniser la Haute Autorité chargée de la coordination de la sécurité maritime, de la sûreté maritime et de la protection de l’environnement marin.

Ces orientations prolongent les engagements exprimés quelques jours plus tôt par Bassirou Diomaye Faye lors de l’ouverture du Forum national sur le développement durable des transports maritimes et de la logistique dans l’économie bleue, où il avait mis en avant les avantages stratégiques du Sénégal et son important potentiel maritime.

Au-delà du secteur maritime, le président de la République a consacré une partie de ses échanges à la gouvernance des autorités administratives indépendantes et des entités du secteur parapublic. Constatant plusieurs insuffisances dans leur fonctionnement, il a demandé un renforcement immédiat des mécanismes de suivi et de contrôle.

Selon le porte-parole du gouvernement, Bacary Sarr, le chef de l’État déplore notamment une maîtrise insuffisante des procédures administratives, financières et comptables par certains organes exécutifs, un déficit dans la gestion des ressources humaines ainsi que la signature de contrats ou d’accords engageant durablement certaines structures publiques.

Face à ces constats, Bassirou Diomaye Faye a demandé au Premier ministre et aux ministres concernés de prendre, sans délai, toutes les mesures nécessaires pour corriger ces dysfonctionnements. Il a insisté sur le respect strict des règles administratives, financières, comptables et sociales afin d’installer une gouvernance plus performante au sein des établissements publics et des autorités administratives indépendantes.

Le président de la République a enfin assuré que les organes et corps de contrôle de l’État sont pleinement mobilisés pour accompagner cette démarche et veiller à l’application des réformes destinées à renforcer la transparence et l’efficacité de l’action publique.

Retour de Macky Sall, tensions politiques et limogeages : une journée sous haute pression à la Une de la presse sénégalaise

Le retour annoncé de l’ancien président Macky Sall à Dakar, les remous qu’il suscite sur la scène politique et la nouvelle vague de changements à la tête des entreprises publiques dominent largement les colonnes de la presse sénégalaise de ce vendredi 17 juillet.

Après plusieurs mois passés à l’étranger, Macky Sall est attendu dans la capitale sénégalaise dans le cadre de sa campagne pour le poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies. Un déplacement présenté comme stratégique, puisqu’il devrait être marqué par une audience avec le président Bassirou Diomaye Faye, dans l’espoir d’obtenir le soutien officiel du Sénégal à sa candidature.

Pour Les Échos, l’ancien chef de l’État effectuera un retour en grande pompe. Le quotidien révèle que ses partisans préparent un accueil populaire d’envergure. Déjà présente à Dakar, son épouse aurait d’ailleurs été confrontée à une importante bousculade de militants à son arrivée au siège de l’Alliance pour la République (APR), tant l’affluence était importante.

L’As voit dans ce déplacement un véritable tournant politique. Le journal estime que Macky Sall, qui sillonne depuis plusieurs semaines les continents pour défendre sa candidature à l’ONU, est parvenu à convaincre son propre pays de lui apporter son appui officiel. Une évolution que le quotidien résume par un titre évocateur : « Un retour gagnant ».

Mais cette lecture est loin de faire l’unanimité. WalfQuotidien décrit au contraire une visite hautement polémique. Le journal souligne que les familles des victimes des violences politiques survenues entre 2021 et 2024 dénoncent la tenue de cette rencontre avec le chef de l’État et réclament toujours que justice soit rendue. Selon le quotidien, l’annonce de cette visite continue d’alimenter les débats et les controverses dans le pays.

Parallèlement à cette actualité, la presse revient largement sur les importantes décisions prises lors du dernier Conseil des ministres, marqué par le remplacement de plusieurs directeurs généraux d’entreprises publiques et parapubliques.

Ces nominations alimentent de nombreuses analyses politiques. L’As évoque une nouvelle étape de la « dépastéfisation », tandis que WalfQuotidien parle d’une « deuxième vague dévastatrice », estimant que la réorganisation engagée au sommet de l’État se poursuit avec intensité.

Même tonalité du côté des Échos, qui considère que le président Bassirou Diomaye Faye poursuit une stratégie de « désonkorisation » de l’administration. Le journal cite notamment le départ du directeur général du Port autonome de Dakar, Waly Diouf Bodian, présenté comme l’une des figures les plus proches d’Ousmane Sonko au sein de l’appareil d’État.

Pour WalfQuotidien, cette série de limogeages traduit une volonté assumée du chef de l’État d’imprimer sa propre marque dans la gouvernance publique. Le journal estime que Bassirou Diomaye Faye agit avec fermeté, sans multiplier les déclarations publiques, mais en procédant à des décisions concrètes.

Enfin, Le Soleil met en lumière un autre dossier porté par le président de la République. Selon le quotidien, Bassirou Diomaye Faye a décidé de mobiliser les corps de contrôle afin d’examiner plusieurs insuffisances relevées dans la gestion des autorités administratives indépendantes et des structures parapubliques.

Le chef de l’État y dénonce notamment certaines pratiques liées à l’acquisition et à l’utilisation de véhicules administratifs, ainsi que la signature de contrats ou d’accords engageant durablement des organismes publics, parfois dans des périodes de transition, appelant à un renforcement de la rigueur dans la gouvernance des institutions publiques.

Sénégal-Égypte : 40 nouvelles bourses d’études annoncées pour les étudiants sénégalais

Le partenariat éducatif entre le Sénégal et l’Égypte franchit une nouvelle étape. À partir de l’année prochaine, quarante nouvelles bourses d’études seront mises à la disposition d’étudiants sénégalais, dans le cadre du renforcement de la coopération entre les deux pays en matière de formation et de développement du capital humain.

L’annonce a été faite le 15 juillet 2026 par l’ambassadeur d’Égypte au Sénégal, Khaled Aref, en marge d’un panel consacré aux relations entre Dakar et Le Caire. Évoquant le programme de coopération éducative liant les deux États, le diplomate a indiqué que quarante bourses supplémentaires viendront s’ajouter au dispositif existant dès la prochaine année académique.

Placée sous le thème « Relations égypto-sénégalaises : fondements historiques et perspectives stratégiques », la rencontre a également été marquée par une cérémonie de remise de passeports, de visas et de billets d’avion à huit étudiants sénégalais bénéficiaires de bourses leur permettant de poursuivre leurs études à l’université Al-Azhar du Caire.

À cette occasion, Khaled Aref a rappelé que la formation du capital humain demeure l’un des piliers de la coopération entre les deux pays. Il a souligné que l’université Al-Azhar accueille, depuis plusieurs décennies, des générations d’étudiants sénégalais, contribuant ainsi au renforcement des liens académiques et culturels entre les deux nations.

Présent à la cérémonie au nom du gouvernement sénégalais, Gorgui Dieng, conseiller technique au ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, a salué la constance de l’engagement égyptien en faveur de la jeunesse sénégalaise. Il a exprimé, au nom du gouvernement et du président de la République, sa gratitude envers les autorités égyptiennes pour les efforts consentis depuis plusieurs décennies au bénéfice des populations sénégalaises.

Selon l’Agence de presse sénégalaise (APS), cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de consolidation du partenariat stratégique entre le Sénégal et l’Égypte, notamment dans les domaines de l’éducation, de la recherche et du développement des compétences.

Touba : des petits-fils de Serigne Touba portent plainte contre Ousmane Sonko après ses déclarations sur « l’argent sale »

Une nouvelle polémique judiciaire s’ouvre autour d’Ousmane Sonko. L’ancien Premier ministre, actuel président de l’Assemblée nationale et président du parti PASTEF, fait l’objet d’une plainte déposée auprès du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance hors classe de Dakar par un collectif se présentant comme les petits-fils de Serigne Touba.

À l’origine de cette démarche figurent des déclarations prononcées par Ousmane Sonko lors de l’inauguration du siège de son parti. Selon les auteurs de la plainte, le responsable politique y a affirmé que « de l’argent sale est entré dans la ville sainte de Touba », des propos qu’ils jugent particulièrement préjudiciables à l’image de la cité religieuse.

Se présentant comme des citoyens sénégalais, jeunes intellectuels, opérateurs économiques et descendants du fondateur de Touba, les plaignants estiment que ces déclarations portent atteinte à l’honneur, à la réputation et à l’image de la ville sainte, ainsi qu’à la dignité de ses habitants.

Dans leur requête, ils sollicitent l’ouverture d’une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire. Le collectif demande notamment que le président de PASTEF soit entendu pour préciser le sens exact de ses propos et produire les éléments de preuve susceptibles de les étayer. Les plaignants invitent également le Procureur à ordonner toutes les investigations nécessaires afin d’établir si les déclarations incriminées reposent sur des faits avérés ou si elles sont dépourvues de fondement.

 

Sénégal : 103 milliards de la Banque mondiale, retour de Macky Sall et bataille autour de la LFR dominent la presse

À Dakar, les quotidiens parus ce jeudi accordent une large place aux enjeux économiques et politiques qui rythment l’actualité nationale. Entre un important appui financier de la Banque mondiale, les incertitudes entourant l’examen de la Loi de finances rectificative et le retour annoncé de l’ancien président Macky Sall, la presse décrit un pays à l’aube de séquences décisives.

Sur le front économique, Le Soleil met en avant le nouveau soutien accordé par la Banque mondiale au Sénégal. Selon le quotidien, l’institution financière internationale mobilise 100 millions de dollars, soit près de 103 milliards de francs CFA, à travers deux financements additionnels destinés à soutenir le développement économique de la Casamance et de Kédougou, tout en accélérant le désenclavement des principaux bassins agricoles du pays.

Les questions budgétaires occupent également les colonnes de Le Quotidien, qui s’intéresse au vote de la Loi de finances rectificative. Après deux reports successifs, le journal souligne que la réunion annoncée du Bureau de l’Assemblée nationale intervient dans un contexte politique particulièrement tendu. Entre le rejet de la réforme constitutionnelle par le Conseil constitutionnel et le blocage de la LFR, le quotidien estime que les députés s’apprêtent à ouvrir une nouvelle séquence politique déterminante.

L’attention de plusieurs journaux se porte aussi sur le retour imminent de Macky Sall au Sénégal, près de deux ans après avoir quitté le pouvoir. Ce déplacement, inscrit dans le cadre de sa campagne pour le poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, suscite déjà de nombreuses réactions. L’As relève que, si l’ancien chef de l’État souhaite donner à cette visite un caractère discret, ses partisans en ont décidé autrement. Le journal évoque une importante mobilisation de l’Alliance pour la République (APR), entre réunions de coordination, préparation d’un accueil populaire, veillée de Ngoyane et retour de plusieurs figures du parti, autant d’éléments qui laissent entrevoir une volonté de relancer la dynamique politique de l’ancienne formation au pouvoir.

Dans le même registre, Sud Quotidien estime que ce retour, bien que présenté comme une simple étape de sa campagne internationale, ne peut être dissocié des enjeux de politique intérieure. Selon le journal, cette visite éclair de quelques heures suffit déjà à raviver les débats et à redistribuer les cartes sur la scène politique sénégalaise.

Enfin, WalfQuotidien s’intéresse aux conséquences politiques de la rencontre tenue à Doha entre le président Bassirou Diomaye Faye et Karim Wade. Le journal y voit le signe d’une recomposition en cours, estimant que, dans un contexte marqué par la rupture avec Ousmane Sonko, le chef de l’État chercherait à élargir ses alliances politiques. Pour cette publication, le tête-à-tête avec le leader du Parti démocratique sénégalais (PDS), ajouté aux ralliements enregistrés au sein de l’APR et à l’annonce de la création de la future formation politique de Bassirou Diomaye Faye, constitue un signal fort, même si aucune information officielle n’a filtré sur le contenu des échanges.