Audience Diomaye Macky : les victimes des violences politiques de 2021 et 2024 annoncent une marche contre le retour de l’ancien président

Le retour annoncé de Macky Sall à Dakar, dans le cadre de sa campagne pour le poste de Secrétaire général des Nations unies (ONU), suscite déjà des réactions. Alors que l’ancien président doit être reçu par son successeur Bassirou Diomaye Faye le 17 juillet 2026 à 15 heures (GMT), le collectif des victimes des événements politiques survenus entre 2021 et 2024 prévoit une mobilisation pacifique pour réclamer la vérité sur les violences enregistrées durant cette période.

Au micro de la RFM, Sidy Coundoul, membre du collectif, a exprimé la désapprobation du mouvement face à cette rencontre annoncée. Il estime que les blessures liées aux événements politiques des dernières années restent encore ouvertes et que les responsabilités n’ont pas été clairement établies.

Selon lui, les victimes continuent d’attendre des réponses sur les faits qu’elles qualifient de graves, notamment les cas de tortures et les décès enregistrés lors des épisodes de tensions politiques. Il rappelle que ces situations, vécues « au-delà de la limite, des normes humaines », n’auraient toujours pas connu d’éclaircissements malgré les engagements pris durant la campagne présidentielle de Bassirou Diomaye Faye.

« Parce que s’il y a un responsable dans ces tueries, en premier lieu, c’est Monsieur Macky Sall. Et tant que lumière n’est pas faite sur cette situation-là, nous ne pouvons pas accepter que ce monsieur se promène dans nos rues comme si de rien n’était », a déclaré Sidy Coundoul.

Le responsable du collectif reconnaît toutefois que l’ancien chef de l’État peut être reçu en tant qu’ancien président de la République. Mais il estime que le contexte actuel ne permet pas, selon lui, de considérer cette audience comme un événement ordinaire.

« Rien qu’aujourd’hui, encore une fois, une personne est encore morte : Monsieur Diba Mbaye, qui était le coordinateur de notre collectif (anciens détenus). Une personne qui s’est battue, une personne qui luttait juste pour que le Sénégal change », a-t-il regretté.

À travers cette marche annoncée, les victimes entendent interpeller les autorités sur la nécessité de faire la lumière sur les violences politiques qui ont marqué les années précédant l’alternance de 2024, alors que le rapprochement institutionnel entre les deux chefs d’État concentre déjà l’attention de l’opinion publique sénégalaise.

Candidature à l’ONU : Macky Sall confirme sa visite au Sénégal et remercie Diomaye Faye pour l’audience accordée

L’ancien président sénégalais Macky Sall a confirmé qu’il effectuera une visite au Sénégal le vendredi 17 juillet 2026, dans le cadre des consultations qu’il mène pour soutenir sa candidature au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Annoncé depuis plusieurs jours, ce déplacement a été officialisé par l’intéressé dans un communiqué daté du 14 juillet 2026.

Macky Sall précise que cette étape s’inscrit dans la poursuite de ses démarches diplomatiques engagées à l’international en vue de briguer la direction de l’ONU.

À cette occasion, l’ancien chef de l’État a tenu à remercier le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, pour l’entretien prévu entre les deux hommes. « Je remercie vivement SEM le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, pour l’entretien que nous aurons à cette occasion », a-t-il déclaré dans son communiqué.

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L’ancien président a également adressé ses remerciements aux autorités religieuses et coutumières pour leurs prières ainsi que pour les marques de soutien qu’elles lui ont témoigné. Il a, par ailleurs, exprimé sa « profonde gratitude » à l’endroit des Sénégalaises et des Sénégalais qui, selon lui, lui apportent leurs encouragements depuis l’annonce de sa candidature au Secrétariat général des Nations Unies.

Macky Sall indique toutefois que son passage à Dakar sera de courte durée. Évoquant un agenda international qu’il qualifie de « particulièrement chargé », il annonce qu’il quittera le Sénégal immédiatement après son entretien avec le chef de l’État.

Il affirme néanmoins souhaiter revenir prochainement dans le pays afin de rencontrer les militantes, militants et sympathisants, avec l’ambition de leur renouveler personnellement ses remerciements et sa reconnaissance pour le soutien manifesté à sa candidature.

Ousmane Sonko fête ses 52 ans : de l’opposition au sommet du pouvoir sénégalais

Ce mercredi 15 juillet, Ousmane Sonko célèbre son 52ᵉ anniversaire dans une position inédite de son parcours politique. Après avoir incarné pendant plusieurs années l’opposition au Sénégal, il occupe désormais deux des fonctions les plus influentes du pays : président de Pastef et président de l’Assemblée nationale, symboles de son ascension au sein de la majorité au pouvoir.

Né le 15 juillet 1974 à Thiès, l’ancien inspecteur des impôts et domaines s’est progressivement imposé comme l’une des figures majeures de la vie politique sénégalaise. En 2014, il fonde les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), un parti construit autour des idéaux de souveraineté, de transparence et de bonne gouvernance. Son discours en faveur d’une rupture avec les pratiques politiques traditionnelles séduit d’abord une jeunesse urbaine avant de conquérir un électorat de plus en plus large à travers le pays.

L’élection présidentielle de mars 2024 marque un tournant décisif. Empêché de se présenter, Ousmane Sonko apporte son soutien à Bassirou Diomaye Faye, élu dès le premier tour. Nommé Premier ministre dans la foulée, il conduit l’action gouvernementale pendant un peu plus de deux ans avant de quitter la Primature en mai 2026, sur fond de divergences avec le chef de l’État.

Quelques jours seulement après son départ du gouvernement, il est porté à la présidence de l’Assemblée nationale, où il dirige désormais une majorité parlementaire dominée par Pastef. Loin de s’éloigner de la vie partisane, il consolide dans le même temps son emprise politique en étant élu président de Pastef lors du premier congrès national du parti, en juin 2026. Cette double responsabilité confirme son statut de principal leader de la formation politique.

Le parcours d’Ousmane Sonko reste toutefois marqué par de nombreuses épreuves. Entre 2021 et 2024, il se retrouve au centre des crises politiques qui secouent le Sénégal, confronté à plusieurs procédures judiciaires, à des périodes de détention et à la dissolution de son parti, avant que celui-ci ne retrouve son existence légale après l’alternance politique.

Cette succession d’affrontements avec le pouvoir, suivie de son accession aux plus hautes responsabilités de l’État, fait de son itinéraire l’un des plus singuliers de l’histoire politique récente du Sénégal.

À 52 ans, Ousmane Sonko ouvre ainsi un nouveau chapitre de sa carrière. Président de l’Assemblée nationale, président de Pastef et figure incontournable de la majorité, il demeure au cœur des débats sur les réformes institutionnelles, économiques et sociales engagées depuis 2024.

Ses partisans voient en lui l’un des principaux artisans de la transformation politique en cours, tandis que ses opposants continuent de critiquer son style de gouvernance et certaines de ses orientations. Une chose demeure néanmoins incontestable : son influence continue de façonner le paysage politique sénégalais, faisant de cet anniversaire un événement à forte portée symbolique, bien au-delà de la célébration personnelle.

ONU : la candidature de Macky Sall favorise un rapprochement avec Karim Wade et un échange avec Diomaye Faye

La candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies continue de remodeler le paysage politique national. Selon le site Xibaaru, cette ambition internationale s’accompagne d’un rapprochement inédit avec Karim Wade, ancien adversaire politique, tandis qu’une rencontre avec le président Bassirou Diomaye Faye est annoncée à Dakar le 17 juillet 2026.

D’après Xibaaru, Macky Sall et Karim Wade se sont rencontrés discrètement à Doha, au Qatar, en marge des obsèques de l’ancien Émir Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani. Cette entrevue, qui n’a fait l’objet d’aucune communication officielle, est présentée comme un signe d’apaisement entre deux figures longtemps opposées sur la scène politique sénégalaise. Le média souligne que cette rencontre intervient après plusieurs années marquées par des contentieux judiciaires et l’exil de Karim Wade. Doha aurait ainsi servi de terrain neutre pour renouer le dialogue entre les deux anciens adversaires.

Toujours selon la même source, Macky Sall prévoit également un retour à Dakar pour une visite de quelques heures, au cours de laquelle il devrait s’entretenir avec son successeur, le président Bassirou Diomaye Faye. Cette rencontre intervient dans un contexte diplomatique particulier. Le média rappelle qu’en mars 2026, une vingtaine de pays africains, dont le Sénégal, avaient empêché l’adoption d’un soutien unanime de l’Union africaine à la candidature de Macky Sall à la tête des Nations unies.

Le président Bassirou Diomaye Faye avait par ailleurs déclaré, le 3 mai dernier, n’avoir jamais été officiellement informé par son prédécesseur de cette candidature, affirmant en avoir eu connaissance à travers des échanges avec d’autres chefs d’État.

Malgré ces divergences, le pouvoir sénégalais privilégierait désormais une attitude de retenue, dans le respect de la tradition diplomatique consistant à soutenir les candidatures nationales aux plus hautes responsabilités internationales.

Du côté du Parti démocratique sénégalais (PDS), ce rapprochement avec Macky Sall est également perçu, selon Xibaaru, comme une évolution susceptible de repositionner la formation politique au cœur du jeu politique national.

Pour plusieurs observateurs cités par le média, cette campagne autour du secrétariat général des Nations unies montre que, malgré les rivalités internes, le Sénégal demeure capable de dépasser certaines fractures politiques lorsque des enjeux internationaux majeurs sont en jeu.

Presse sénégalaise : la FSF rappelée à l’ordre, la dette publique et la rencontre de Doha au cœur de l’actualité

Les quotidiens sénégalais de ce mercredi 15 juillet accordent une large place à trois principaux sujets : les suites de l’élimination des Lions au Mondial 2026, les nouvelles données sur la dette publique et la présence simultanée de Bassirou Diomaye Faye, Macky Sall et Karim Wade à Doha.

Sur le front sportif, plusieurs journaux reviennent sur la décision du ministère de la Jeunesse et des Sports de mettre un terme aux sorties médiatiques de la Fédération sénégalaise de football (FSF) concernant le bilan de la Coupe du monde 2026.

Selon Vox Populi, la ministre Djirèye Clotilde Coly a « sifflé la fin des déballages » après ce que le journal qualifie de « communication catastrophique » de la FSF. Le quotidien rapporte que la ministre a demandé à l’instance fédérale de « cesser immédiatement toutes les interventions, déclarations et sorties médiatiques relatives à cet événement », estimant que les polémiques nuisent à l’image du Sénégal sur la scène internationale.

Sud Quotidien partage la même lecture, évoquant une ministre qui « siffle la fin des prolongations ». Le journal souligne que cette décision intervient après les différentes prises de parole du secrétaire général de la FSF, Abdoulaye Saydou Sow, du président de la commission communication, Bacary Cissé, et du président de la Fédération, Abdoulaye Fall. Le quotidien ajoute que le gouvernement entend faire toute la lumière sur les circonstances ayant conduit à l’élimination précoce des Lions et aux dysfonctionnements relevés dans l’organisation de leur participation au Mondial.

Sur le plan économique, la publication du Bulletin statistique de la dette publique 2019-2024 occupe également une place importante dans les colonnes de la presse.

À la une, Le Quotidien titre sur « la dette cachée enfin révélée ». Le journal estime que le gouvernement fait le choix de la transparence budgétaire en publiant des données consolidées à l’issue d’un audit indépendant. Selon le quotidien, ce travail de réconciliation des données, réalisé avec l’appui du cabinet international Forvis Mazars, établit que le taux d’endettement réel du secteur public atteint 128,6 % du produit intérieur brut (PIB).

Sud Quotidien insiste lui aussi sur cette « dette record ». Le journal précise que l’encours de la dette publique s’élevait à 25 583 milliards de FCFA à la fin de l’année 2024, contre 81,8 % du PIB cinq ans plus tôt, mettant en évidence une forte progression de l’endettement sur la période 2019-2024.

La presse s’intéresse enfin à la présence simultanée de plusieurs figures majeures de la vie politique sénégalaise à Doha, au Qatar, où elles participent aux obsèques de l’ancien Émir Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani.

Selon Libération, l’ancien président Macky Sall, actuellement candidat au poste de secrétaire général des Nations unies, a rencontré Karim Wade dans la capitale qatarie. Le journal souligne également que le président Bassirou Diomaye Faye, arrivé à Doha pour représenter le Sénégal lors des funérailles, a été accueilli à l’aéroport notamment par Karim Wade.

Pour L’As, cette présence conjointe des trois personnalités dépasse le simple cadre protocolaire. Le quotidien estime que cette rencontre intervient dans un contexte marqué par d’importants défis économiques et qu’elle constitue un signal politique susceptible de retenir l’attention des observateurs.

WalfQuotidien relève pour sa part que certains commentateurs évoquent déjà un « pacte de Doha » ou encore la naissance d’un « axe Diomaye-Macky-Karim », en référence à la présence simultanée des trois responsables politiques aux cérémonies organisées en hommage à l’ancien Émir du Qatar.

Accusé par Abdoulaye Fall, le Dr Abdourahmane Fédior défend ses diplômes et brandit la menace d’une plainte

Les tensions se poursuivent au sein de l’environnement des Lions du Sénégal. Mis en cause par le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Fall, qui aurait remis en question son profil académique, le Dr Abdourahmane Fédior est sorti de son silence. Dans un entretien accordé à L’Observateur, le médecin de l’équipe nationale réfute les accusations, défend son parcours professionnel et n’exclut pas de porter l’affaire devant la justice.

Le différend entre les deux hommes a pris une nouvelle ampleur après les déclarations attribuées au président de la FSF. Selon L’Observateur, Abdoulaye Fall aurait publiquement laissé entendre que le médecin ne disposait pas des qualifications académiques nécessaires pour accompagner la sélection nationale.

Le Dr Abdourahmane Fédior affirme avoir été surpris par ces propos, qu’il rejette catégoriquement. Il assure que son parcours répond pleinement aux exigences de la médecine sportive de haut niveau.

« Je suis médecin du sport », insiste-t-il, rappelant avoir obtenu un doctorat en médecine générale avant de poursuivre une spécialisation en médecine du sport. Il précise également avoir suivi des formations en biologie et médecine du sport ainsi qu’en traumatologie, des compétences qu’il estime directement liées aux missions qu’il exerce auprès des sportifs.

Le praticien met aussi en avant son expérience au sein des Lions. Il rappelle avoir intégré le staff médical de l’équipe nationale en 2015 et affirme avoir accompagné la sélection sénégalaise lors de plusieurs Coupes d’Afrique des nations et Coupes du monde. Il souligne également avoir exercé auprès d’autres disciplines sportives au cours de sa carrière.

Selon le médecin, les tensions se seraient accentuées lors du match opposant le Sénégal à la France. Il explique qu’un autre médecin avait été installé sur le banc de touche, une fonction qu’il occupait habituellement.

Face à cette situation, le Dr Fédior affirme avoir proposé une répartition des responsabilités afin de préserver la cohésion de l’équipe médicale. Il estime toutefois que la décision finale appartenait au président de la Fédération sénégalaise de football.

À la suite de cet épisode, il indique avoir choisi de se mettre en retrait de l’organisation. Il conteste en revanche les affirmations selon lesquelles il aurait quitté précipitamment la Fédération après une conférence de presse, assurant que plusieurs déclarations faites à son sujet ne correspondent pas à la réalité.

Très critique envers certains responsables fédéraux, le médecin leur reproche d’avoir relayé des accusations sans avoir procédé aux vérifications nécessaires. Selon lui, une institution de l’importance de la Fédération sénégalaise de football doit s’appuyer sur des informations fiables avant toute prise de parole publique.

Estimant que ces déclarations portent atteinte à son honneur et à sa crédibilité professionnelle, le Dr Abdourahmane Fédior envisage désormais une action en justice pour diffamation. Il précise toutefois attendre une réaction officielle d’Abdoulaye Fall avant de décider des suites judiciaires qu’il entend donner à cette affaire.

Sénégal : un député alerte le gouvernement sur des menaces visant des ressortissants guinéens

Le député Mbaye Dione interpelle le gouvernement sur des menaces circulant sur les réseaux sociaux contre des ressortissants guinéens vivant au Sénégal. À travers une question écrite adressée au ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique ainsi qu’au ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, le parlementaire appelle les autorités à agir rapidement afin de prévenir tout risque de violence.

Selon les informations rapportées par le journal Source A, Mbaye Dione dénonce la diffusion de plusieurs vidéos virales montrant des individus présentés comme des « militants se réclamant nationalistes et fervents soutiens du parti au titre éponyme ». Dans ces contenus, ces personnes appelleraient à s’en prendre à des membres de la communauté peule de nationalité guinéenne établis au Sénégal.

Toujours d’après Source A, le député affirme que les auteurs de ces vidéos auraient annoncé leur intention de passer à l’acte le 15 juillet 2026, évoquant leur volonté de « nettoyer » l’espace public des ressortissants de la République de Guinée.

Face à ces appels, Mbaye Dione exhorte les autorités compétentes à réagir sans délai. Il demande notamment une mobilisation des services de cybersécurité afin d’identifier les auteurs de ces publications et d’engager les procédures prévues contre ceux qu’il qualifie d’« entrepreneurs de la haine ».

Pour le parlementaire, une intervention rapide permettrait de contenir toute escalade susceptible de mettre en danger des ressortissants africains vivant sur le territoire sénégalais. Il met également en garde contre le risque de voir se reproduire des scènes de violences xénophobes comparables à celles enregistrées par le passé en Afrique du Sud.

À travers cette initiative, Mbaye Dione appelle enfin le gouvernement à prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir la sécurité des ressortissants guinéens, préserver la cohésion sociale et protéger la tradition d’hospitalité qui caractérise le Sénégal, selon les informations rapportées par Source A.

Bassirou Diomaye Faye au Qatar pour les obsèques de l’ancien Émir Hamad bin Khalifa Al Thani

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce mardi pour Doha, où il prendra part aux obsèques de Son Altesse Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani, ancien Émir du Qatar et père de l’actuel souverain, Son Altesse Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani.

Ce déplacement du chef de l’État s’inscrit dans le cadre des hommages rendus à l’ancien dirigeant qatari, figure majeure de l’histoire contemporaine du pays. À Doha, Bassirou Diomaye Faye représentera le Sénégal lors de cette cérémonie funéraire aux côtés de plusieurs dirigeants et représentants étrangers attendus dans la capitale qatarie.

Selon la Présidence de la République, le chef de l’État regagnera Dakar à l’issue de cette visite officielle, le 15 juillet 2026.

Par sa participation à ces obsèques, le président sénégalais témoigne de la solidarité du Sénégal envers l’État du Qatar et réaffirme les relations d’amitié et de coopération qui unissent les deux pays.

Assainissement : le Sénégal partage son expertise avec la RDC pour accélérer les infrastructures en Afrique

Le Sénégal veut faire de son expérience en matière d’assainissement un levier de coopération pour le continent. L’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) a accueilli, le lundi 13 juillet, une mission de benchmarking de la Cellule d’exécution des projets (Cep-o) de la République démocratique du Congo, avec l’ambition de renforcer les échanges africains autour du financement des infrastructures, du recouvrement des coûts et des partenariats public-privé.

À travers cette visite, l’Onas entend partager les mécanismes qui ont permis au Sénégal de développer plusieurs projets structurants dans le secteur de l’assainissement. Pour le directeur général de l’institution, Séni Diène, cette rencontre représente bien plus qu’une simple mission technique.

En accueillant la délégation congolaise, il a salué le choix porté sur le Sénégal pour cette mission consacrée au financement des infrastructures, aux systèmes de subvention, au recouvrement des coûts et aux partenariats public-privé. Selon lui, les pays africains sont confrontés à des défis similaires et gagneraient à s’inspirer mutuellement des solutions déjà expérimentées.

« Les missions de benchmarking permettent aux pays de gagner du temps, de capitaliser les bonnes pratiques et d’éviter de réinventer la roue », a déclaré Séni Diène devant les représentants de la Cep-o.

Le directeur général de l’Onas voit dans cette initiative les bases d’une coopération appelée à s’inscrire dans la durée.

« Ce n’est que le début prometteur d’un partenariat gagnant-gagnant », a-t-il affirmé, tout en réitérant la disponibilité de l’Office à accompagner la République démocratique du Congo dans le développement de son secteur de l’assainissement.

Pour illustrer cette volonté de coopération, Séni Diène a rappelé l’expérience acquise par l’Onas dans le cadre du projet Rasop-Africa, porté par l’Association africaine de l’eau avec l’appui de la Fondation Bill & Melinda Gates. Ce programme a permis d’accompagner plusieurs villes africaines dans l’amélioration de leurs systèmes d’assainissement autonome et de gestion des boues de vidange.

À ses yeux, cette expérience confirme que la coopération Sud-Sud constitue aujourd’hui un outil majeur pour accélérer l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD). Le responsable de l’Onas a également insisté sur le fait que la réussite d’une politique d’assainissement ne dépend pas uniquement de la qualité des infrastructures, mais aussi de leur capacité à être exploitées et entretenues dans le temps.

Dans cette perspective, il a présenté plusieurs projets structurants engagés au Sénégal, notamment le renouvellement du collecteur Hann-Fann, développé selon un modèle de partenariat public-privé, ainsi que le Projet de dépollution du nord de Dakar et celui de la baie de Hann.

Ce dernier est présenté comme la plus importante opération de dépollution industrielle en Afrique de l’Ouest. Le projet combine des financements sous forme de prêts et de subventions tout en intégrant des innovations technologiques dans le traitement des effluents industriels, la valorisation des boues et la production de biogaz.

Selon Séni Diène, ces installations devraient, à terme, couvrir jusqu’à 60 % de leurs besoins énergétiques grâce à la cogénération, tout en améliorant durablement le cadre de vie de plus de 500 000 habitants répartis dans les neuf communes concernées.

Au-delà des réalisations techniques, le directeur général de l’Onas a plaidé pour une meilleure reconnaissance de l’assainissement comme un investissement stratégique. Il estime que les pouvoirs publics doivent considérer ce secteur comme un moteur de développement, capable de réduire les dépenses de santé, de préserver la productivité des populations et de renforcer la résilience des territoires face aux crises sanitaires.

Senelec : les syndicats suspendent leur menace de grève, mais maintiennent la pression sur la prime des bénéfices

Le climat social s’apaise, au moins provisoirement, au sein de la Senelec. La Convergence syndicale des travailleurs de la Senelec (CSTS), qui regroupe les différentes organisations syndicales de l’entreprise, dont le SUTELEC, a annoncé la suspension de son mot d’ordre de grève lancé le 13 juillet. Une décision qui reste toutefois étroitement liée à l’issue des discussions avec les autorités sur le maintien de la prime sur les bénéfices.

Ce revirement intervient après une invitation du ministre de l’Énergie à prendre part à des concertations prévues ce mardi, ainsi qu’à la suite d’une rencontre programmée avec la Direction générale de la Senelec. Les syndicats disent vouloir privilégier le dialogue, tout en restant fermes sur leurs revendications.

Au cœur du différend figure la prime sur les bénéfices de l’entreprise, un acquis social instauré en 2020. Les représentants des travailleurs rappellent qu’un accord prévoit le versement d’une prime équivalant à 10 % des bénéfices réalisés par la Senelec. Selon eux, cette disposition a toujours été appliquée, y compris depuis l’arrivée de l’actuel régime.

Pour la CSTS, il n’est pas question de renoncer à cet avantage. Son coordonnateur, Habib Aidara, prévient que l’avenir du mouvement dépendra des engagements qui seront pris par les pouvoirs publics.

« Si le gouvernement s’engage à payer la prime, nous renoncerons au mot d’ordre de grève. En revanche, si l’État maintient son refus, nous poursuivrons notre plan d’action qui pourrait aboutir à une grève », a déclaré le responsable syndical.

Avant d’opter pour cette suspension, les travailleurs avaient déjà entamé une série d’actions destinées à faire entendre leurs revendications. Leur mobilisation s’était notamment traduite par une déclaration publique, une conférence de presse ainsi qu’une journée de port de brassards observée sur l’ensemble du territoire.

Les responsables syndicaux espèrent désormais que les échanges avec le ministère de l’Énergie et la Direction générale permettront de trouver un terrain d’entente, d’éviter une nouvelle montée des tensions sociales et de préserver un avantage salarial qu’ils considèrent comme un droit acquis.