Mondial 2026 : le Sénégal recule au classement FIFA mais reste dauphin de l’Afrique

Le rideau est tombé sur la Coupe du monde 2026 et, avec lui, la FIFA a dévoilé un nouveau classement mondial marqué par d’importants bouleversements. Si le Sénégal perd trois places sur l’échiquier international, les Lions de la Teranga conservent néanmoins leur statut de deuxième meilleure nation africaine, derrière le Maroc, dans une hiérarchie désormais dominée par l’Espagne, nouvelle championne du monde.

Sacrée au terme d’une finale remportée face à l’Argentine (1-0 après prolongation), la Roja s’empare de la première place mondiale avec 1 995,88 points, mettant fin au règne de l’Albiceleste, désormais deuxième. La France conserve sa troisième position, tandis que l’Angleterre grimpe au quatrième rang grâce à son remarquable parcours durant le tournoi. Le Brésil complète le Top 5 mondial.

Le Sénégal, qui figurait à la 15e place avant le début de la compétition, recule de trois rangs et occupe désormais la 18e position mondiale. Cette baisse met un terme à une dynamique ascendante entamée après le sacre à la CAN 2025, qui avait permis aux Lions d’atteindre, en janvier 2026, la 12e place mondiale, le meilleur classement jamais enregistré par la sélection sénégalaise.

Ce repli s’explique par le bilan sportif des Lions durant le Mondial. La sélection sénégalaise a enregistré trois défaites, face à la France, à la Norvège et à la Belgique en phase à élimination directe, pour une seule victoire, obtenue avec autorité contre l’Irak sur le score de 5 buts à 0.

Malgré cette perte de terrain, le Sénégal demeure solidement installé parmi les meilleures équipes de la planète et conserve sa deuxième place sur le continent africain. La compétition a également permis à Ismaïla Sarr d’inscrire un peu plus son nom dans l’histoire du football sénégalais. Avec cinq réalisations en Coupe du monde, l’attaquant devient le meilleur buteur sénégalais de l’histoire de la compétition et rejoint la légende camerounaise Roger Milla parmi les meilleurs buteurs africains en phase finale de Mondial.

Le grand bénéficiaire de cette mise à jour du classement est le Maroc. Portés par un parcours historique jusqu’en quarts de finale, après avoir éliminé les Pays-Bas aux tirs au but en seizièmes de finale, les Lions de l’Atlas grimpent à la sixième place mondiale. Une performance qui les rapproche du record africain établi par le Nigeria, cinquième au classement FIFA en 1994, la meilleure position jamais atteinte par une sélection du continent.

L’Égypte signe également une progression remarquable en gagnant cinq places pour s’installer au 24e rang mondial. Derrière le trio de tête africain, le Nigeria occupe la 26e position, l’Algérie la 29e, tandis que la Tunisie enregistre l’une des plus fortes chutes de ce classement en reculant de douze places jusqu’au 57e rang mondial.

ONU : le Sénégal apporte son soutien officiel à la candidature de Macky Sall

Le Sénégal officialise son soutien à la campagne de Macky Sall pour le poste de secrétaire général des Nations unies. Lundi, les autorités sénégalaises ont officiellement annoncé leur soutien à la candidature de l’ancien président, à l’issue d’une rencontre tenue le 17 juillet au Palais de la République entre Macky Sall et son successeur, Bassirou Diomaye Faye.

Dans un communiqué publié par le ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, le gouvernement indique que le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a décidé que le Sénégal apporterait « son plein soutien » à la candidature de son prédécesseur pour prendre la tête de l’Organisation des Nations unies.

Reçu vendredi dernier par le chef de l’État, Macky Sall avait officiellement présenté sa candidature et fait le point sur les démarches entreprises dans le cadre de sa campagne pour succéder à António Guterres, dont le mandat à la tête de l’ONU s’achèvera le 31 décembre 2026.

Selon les autorités sénégalaises, les échanges se sont déroulés dans « un climat empreint de cordialité et de courtoisie républicaine », illustrant la volonté du président Bassirou Diomaye Faye de privilégier le dialogue, d’assurer la continuité de l’État et de fédérer les énergies autour des intérêts supérieurs de la Nation.

À l’issue de cette rencontre, le chef de l’État a demandé au gouvernement ainsi qu’à l’ensemble du réseau diplomatique sénégalais de se mobiliser afin de promouvoir activement la candidature de Macky Sall auprès des États membres des Nations unies.

Quelques heures avant la publication de ce communiqué, l’ancien président avait lui-même réagi sur ses réseaux sociaux. Il y exprimait sa gratitude envers Bassirou Diomaye Faye pour cet entretien qu’il a qualifié de convivial et constructif, organisé dans le cadre des consultations qu’il mène pour sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU. Macky Sall a également salué la qualité des discussions, affirmant qu’elles avaient permis d’aborder en profondeur plusieurs enjeux majeurs liés au multilatéralisme contemporain.

Ce soutien officiel intervient alors que l’ancien chef de l’État multiplie depuis plusieurs semaines les démarches diplomatiques pour rallier un maximum d’appuis. Après son passage à Dakar, il s’est rendu à Banjul, où il a été reçu par le président gambien Adama Barrow afin de poursuivre ses consultations auprès des dirigeants africains.

Au cours de ces échanges, Macky Sall a plaidé pour une mobilisation du continent autour des grands défis auxquels fait face l’ONU, notamment les questions de paix et de sécurité, de droits de l’homme et de développement durable.

Sa tournée diplomatique l’a également conduit à Pékin, où il a rencontré le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, puis à Athènes pour des entretiens avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et le chef de la diplomatie grecque Giorgos Gerapetritis. Il s’est aussi rendu au siège des Nations unies à New York, où il a échangé avec plusieurs représentants permanents, notamment ceux de la Chine, des États-Unis et de la France.

La course à la succession d’António Guterres entre désormais dans une phase déterminante. Après les auditions publiques des candidats, le Conseil de sécurité devra engager ses consultations avant de proposer un candidat à l’Assemblée générale des Nations unies.

À ce stade, six personnalités sont officiellement en lice : Macky Sall, l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique Rafael Grossi, la secrétaire générale de la CNUCED Rebeca Grynspan, l’ancienne présidente de l’Assemblée générale María Fernanda Espinosa et l’ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana Carolyn Rodrigues-Birkett.

La FIFA ouvre une enquête après les incidents survenus lors de la finale Argentine-Espagne

La FIFA a annoncé l’ouverture d’une enquête à la suite des incidents survenus après le coup de sifflet final de la rencontre entre l’Argentine et l’Espagne, marquée par plusieurs altercations impliquant des joueurs et des membres du staff de la sélection argentine.

Les images diffusées à l’issue du match montrent une vive montée de tension. Selon ces séquences, Nahuel Molina aurait porté un coup de poing à Rodri, tandis que Leandro Paredes aurait adopté un comportement agressif envers Eric Garcia et Gavi.

Le membre du staff argentin Roberto Ayala est également cité parmi les protagonistes. Il aurait tenté de s’en prendre à Dani Olmo au cours des échauffourées ayant éclaté après la rencontre. D’après des informations rapportées par Sky Sports, l’instance dirigeante du football mondial a décidé d’examiner l’ensemble des images disponibles afin d’établir avec précision les circonstances des incidents. Cette procédure disciplinaire devra permettre à la FIFA de déterminer les responsabilités de chacun et d’évaluer d’éventuelles sanctions à l’encontre des joueurs ou membres du staff impliqués.

L’enquête pourrait déboucher sur des suspensions ou d’autres mesures disciplinaires si les faits reprochés sont confirmés.

Sénégal : le nom du futur parti de Bassirou Diomaye Faye sera dévoilé samedi

Le voile sera bientôt levé sur le futur parti politique du président Bassirou Diomaye Faye. Son nom sera officiellement dévoilé samedi prochain, à l’occasion d’un grand rassemblement prévu dans un hôtel de Dakar, mettant ainsi fin aux nombreuses spéculations qui alimentent le débat politique depuis plusieurs semaines.

Cette rencontre est très attendue par les militants et responsables de la coalition présidentielle, mobilisés pour découvrir l’identité de la formation appelée à porter le projet politique du chef de l’État. Les organisateurs invitent les adhérents et sympathisants à participer massivement à cet événement, présenté comme une étape majeure dans la structuration du camp présidentiel.

Au-delà de la révélation du nom, cette rencontre devrait permettre de définir les grandes orientations du nouveau parti et de lui donner une nouvelle dynamique politique, dans un contexte marqué par la recomposition du paysage politique sénégalais.

Parallèlement, le congrès de la coalition Yewwi Askan Wi, initialement prévu le 8 août, a été reporté au 25 août, à la suite d’une décision prise lors d’une réunion du conseil des leaders de la coalition. Ce report intervient alors que les différentes composantes de l’opposition poursuivent leurs concertations afin de s’adapter à la nouvelle configuration politique née de l’arrivée de Bassirou Diomaye Faye à la présidence de la République.

Le dévoilement du nom du futur parti présidentiel constitue ainsi une nouvelle étape dans la stratégie de consolidation de la majorité autour du chef de l’État, à quelques mois d’importantes échéances politiques.

Diomaye Faye remercie ses pairs après sa désignation à la tête de la CEDEAO

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a exprimé sa reconnaissance à l’issue de sa désignation à la présidence en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), réaffirmant son attachement au renforcement de l’unité et de la coopération régionales.

Dans un message publié après le sommet des chefs d’État et de gouvernement, le chef de l’État a salué la confiance que lui ont accordée ses homologues ouest-africains.

« C’est avec humilité que j’accueille la confiance placée en notre pays, appelé à la présidence en exercice de la CEDEAO », a déclaré Bassirou Diomaye Faye.

Le président sénégalais a également adressé ses remerciements aux dirigeants de la sous-région pour « cette marque de confiance » ainsi que pour « l’esprit de fraternité qui a présidé à nos travaux », soulignant l’importance du dialogue et de la concertation dans un contexte régional marqué par de nombreux défis. Bassirou Diomaye Faye a, par ailleurs, félicité le général d’Armée Birame Diop, désigné à la présidence de la Commission de la CEDEAO, en lui assurant de son entière collaboration pour la réussite de son mandat.

« Je lui assure tout mon soutien dans l’exercice de ses nouvelles fonctions », a indiqué le chef de l’État.

Clôturant son message, le nouveau président en exercice de l’organisation régionale a lancé un appel au rassemblement des peuples ouest-africains.

« Vive la CEDEAO. Vive une Afrique de l’Ouest réconciliée et unie », a-t-il conclu.

CEDEAO et recomposition politique : la double séquence qui domine la presse sénégalaise

Dakar : Les quotidiens sénégalais consacrent l’essentiel de leurs éditions de ce lundi au nouveau rôle de Bassirou Diomaye Faye à la tête de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tout en s’intéressant aux préparatifs du lancement imminent de son futur parti politique.

Porté dimanche à la présidence en exercice de la CEDEAO lors de la 69ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, le président sénégalais hérite d’une organisation confrontée à des défis majeurs. Entre la crise sécuritaire, le départ des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), les difficultés d’intégration régionale et les questions de souveraineté économique, la presse estime que son mandat s’ouvre dans un contexte particulièrement délicat.

Selon Libération, Bassirou Diomaye Faye s’est engagé à adapter l’organisation « aux défis de notre temps », en faisant de la sécurité collective, de la stabilité institutionnelle, de la souveraineté politique et économique ainsi que du rayonnement international de l’Afrique de l’Ouest les principaux axes de son action.

Sud Quotidien considère cette prise de fonction comme une nouvelle étape pour l’organisation régionale. Le journal souligne que le tandem formé par le président sénégalais et le futur président de la Commission de la CEDEAO, le général Birame Diop, sera particulièrement attendu sur sa capacité à restaurer la cohésion communautaire, renforcer l’intégration régionale et redonner de l’influence à une institution fragilisée par les crises récentes.

Dans le même esprit, Le Quotidien relève que le chef de l’État a affiché une ligne claire dès son entrée en fonction : passer des déclarations aux actions concrètes pour répondre aux attentes des populations. Cette volonté d’agir répond également aux interrogations soulevées par WalfQuotidien, qui s’interroge sur les marges de manœuvre dont disposera réellement Bassirou Diomaye Faye pour engager les réformes qu’il appelle de ses vœux au sein de l’organisation régionale.

Reprenant les propos du président sénégalais, Vox Populi met en avant son appel à bâtir une « CEDEAO rénovée », capable de garantir aux populations, et particulièrement à la jeunesse ouest-africaine, davantage de paix, de sécurité et de prospérité.

Pour Tribune, cette ambition repose notamment sur plusieurs priorités : l’opérationnalisation de la Force régionale de lutte contre le terrorisme, une meilleure mutualisation des moyens entre États membres, le renforcement de l’autonomie financière de la communauté ainsi qu’une protection accrue des populations confrontées à l’insécurité.

Au-delà du dossier régional, la presse s’intéresse également à la recomposition politique engagée autour du président sénégalais. Plusieurs journaux annoncent que Bassirou Diomaye Faye procédera, le 25 juillet, au lancement officiel de sa nouvelle formation politique, issue de la transformation de la coalition Diomaye Président.

Sud Quotidien précise que le conseil des leaders de la coalition a validé les textes fondateurs du futur parti, dont la création officielle interviendra lors d’une assemblée générale constitutive.

Vox Populi indique que le nom de cette nouvelle formation sera dévoilé à cette occasion, marquant la disparition de la coalition électorale qui avait porté Bassirou Diomaye Faye à la magistrature suprême.

Enfin, WalfQuotidien estime que cette nouvelle formation pourrait s’appuyer sur plusieurs ralliements d’anciens responsables de l’Alliance pour la République (APR), le parti de l’ex-président Macky Sall. Selon le journal, cette stratégie viserait à renforcer rapidement l’implantation territoriale du nouveau parti tout en fragilisant davantage l’ancienne majorité présidentielle.

Bassirou Diomaye Faye prend la présidence en exercice de la Cédéao

Le Sénégal prend désormais la tête de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Réunis à Lungi, en Sierra Leone, à l’occasion de la 69e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, les dirigeants ouest-africains ont désigné le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye comme nouveau président en exercice de l’organisation. Une responsabilité qu’il assume dans un contexte marqué par d’importants défis sécuritaires, institutionnels et économiques.

À l’issue du sommet, le président sierra-léonais Julius Maada Bio, arrivé au terme de son mandat annuel à la tête de l’Autorité des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao, a officiellement transmis les responsabilités à son homologue sénégalais. « Après avoir accompli mon mandat obligatoire d’un an en tant que président de l’Autorité de la Cédéao, je suis heureux de passer le flambeau à mon jeune frère, Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, président de la République du Sénégal », a-t-il déclaré.

Cette transition intervient à un moment charnière pour l’organisation régionale. En ouvrant les travaux du sommet, le président de la Commission de la Cédéao, Omar Alieu Touray, a estimé que l’institution se trouvait à « un tournant important » de son histoire, plus d’un demi-siècle après sa création. Il a souligné que les attentes des populations en matière de paix, de sécurité, de prospérité et d’opportunités n’avaient jamais été aussi fortes, alors même que les défis auxquels fait face l’Afrique de l’Ouest deviennent de plus en plus complexes et interdépendants.

Face à cette situation, Omar Alieu Touray a appelé les États membres à renouveler leur engagement en faveur de la solidarité, de la coopération et de l’intégration régionale. Il a notamment plaidé pour l’adoption d’un « Pacte pour l’avenir » articulé autour d’objectifs ambitieux, parmi lesquels l’augmentation du commerce intra-régional à 40 % d’ici 2035, la création d’un marché numérique unique à l’horizon 2030, l’intégration du marché régional de l’énergie d’ici 2035, le rétablissement de l’ordre constitutionnel dans les États membres et le renforcement de l’autonomie financière de la Cédéao. « Le succès de la Cédéao est indissociable du succès de l’Afrique », a-t-il affirmé, estimant qu’une organisation régionale plus solide contribuerait à la réalisation de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

La présidence sénégalaise voit dans cette désignation la reconnaissance d’une « parole écoutée » et d’une « vision portée avec constance ». À la tête de l’organisation, Bassirou Diomaye Faye entend notamment accélérer l’opérationnalisation de la Force régionale de lutte contre le terrorisme, renforcer la mutualisation des moyens entre les États membres, consolider l’autonomie financière de la communauté et améliorer la protection des populations affectées par les crises.

Cette prise de fonction s’inscrit également dans un renouvellement plus large des instances dirigeantes de la Cédéao. En décembre dernier, les chefs d’État avaient confié au Sénégal la présidence de la Commission de l’organisation pour la période 2026-2030. Le général Birame Diop, désigné par Dakar, doit succéder à Omar Alieu Touray à la tête de l’exécutif communautaire.

Avec ces nouvelles responsabilités, le Sénégal se retrouve au cœur des grandes orientations que devra prendre la Cédéao dans les prochaines années, qu’il s’agisse de répondre aux défis sécuritaires, de renforcer l’intégration économique régionale ou de redéfinir les relations entre l’organisation et les pays de la Confédération des États du Sahel (AES).

Élections 2026 au Sénégal : vers un scrutin législatif et local jumelé ?

Le calendrier politique sénégalais pourrait connaître un nouveau bouleversement dans les prochains mois. Le président Bassirou Diomaye Faye a saisi le Conseil constitutionnel afin d’obtenir un avis sur la possibilité d’organiser simultanément les élections législatives et locales, selon des sources concordantes. Une démarche qui intervient alors que l’hypothèse d’une dissolution de l’Assemblée nationale à la fin du mois de novembre 2026 commence à prendre forme.

L’avis des juges constitutionnels est attendu pour déterminer si ce scénario d’un scrutin jumelé est juridiquement possible. S’il venait à être validé, il modifierait profondément l’agenda électoral initialement établi, alors que les élections locales étaient prévues pour janvier 2027.

Sur cette échéance, le ministre de l’Intérieur Mouhamadou Bamba Cissé avait déjà rappelé que le mandat des maires actuellement en fonction court jusqu’au 23 janvier 2027. Il avait également assuré que l’État respectait les délais prévus par le Code électoral pour l’organisation de ces élections.

Sur le plan institutionnel, cette éventualité s’inscrit dans le cadre des dispositions prévues par l’article 87 de la Constitution sénégalaise. Celui-ci permet au président de la République de dissoudre l’Assemblée nationale après avoir recueilli l’avis du Premier ministre et du président de l’Assemblée nationale, à condition que cette dissolution n’intervienne pas durant les deux premières années de la législature.

Les députés actuellement en fonction ayant été élus lors des élections législatives anticipées du 17 novembre 2024, cette possibilité juridique ne pourrait donc intervenir qu’à partir de la fin novembre 2026. Une période qui correspond précisément au calendrier évoqué pour une éventuelle dissolution et un possible rapprochement avec les élections locales.

Mais derrière la question juridique se joue surtout un enjeu politique majeur. Cette réflexion intervient dans un contexte marqué par une profonde recomposition du paysage politique sénégalais, après la rupture entre Bassirou Diomaye Faye et le parti Pastef, consécutive au départ d’Ousmane Sonko de la Primature le 22 mai 2026.

Depuis cette séparation, le chef de l’État ne dispose plus de la majorité parlementaire obtenue par la coalition qui l’avait porté au pouvoir lors des législatives de novembre 2024, avec 130 députés sur 165. De son côté, Pastef, toujours majoritaire à l’Assemblée nationale, prépare déjà les élections locales de 2027 comme une étape stratégique pour mesurer son implantation dans les territoires avant la présidentielle de 2029.

Dans ce nouveau rapport de forces, un éventuel jumelage des scrutins représenterait un véritable test pour toutes les formations politiques. La Coalition Diomaye Président, engagée dans sa transformation en parti politique, chercherait à accélérer son implantation locale, tandis que Pastef entendrait consolider son influence territoriale.

La saisine du Conseil constitutionnel apparaît ainsi comme une étape décisive dans la définition du prochain calendrier électoral. Au-delà de la simple organisation des scrutins, la décision attendue pourrait contribuer à redessiner les équilibres politiques sénégalais à l’approche des grandes échéances de 2027 et 2029.

Mondial 2026 : l’Assemblée nationale ouvre une enquête sur la gestion de la participation des Lions

Après une Coupe du monde marquée par les interrogations et les critiques, l’Assemblée nationale du Sénégal décide de se pencher sur les coulisses de la participation des Lions de la Teranga au Mondial 2026. La Commission parlementaire de l’Éducation, de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs annonce une série d’auditions publiques consacrées aux conditions de préparation, d’organisation et de participation de la délégation sénégalaise à la compétition.

Dans un communiqué, la commission explique que cette initiative entre dans le cadre de la mission de contrôle de l’action publique confiée au Parlement. L’objectif est de recueillir des informations « complètes, objectives et documentées » afin de comprendre les choix opérés avant et pendant le tournoi.

Les députés souhaitent notamment examiner les conditions de préparation de l’équipe nationale, la composition de la délégation officielle, ainsi que la gestion administrative, financière et logistique du déplacement. La gouvernance de la sélection, les mécanismes de décision et le rôle des différents acteurs impliqués seront également au cœur des échanges.

Pour mener ces auditions, les parlementaires prévoient d’entendre plusieurs parties prenantes, parmi lesquelles les autorités compétentes, les dirigeants de la Fédération sénégalaise de football (FSF), les membres de l’encadrement technique et administratif, mais aussi toute personne susceptible d’apporter des éléments utiles à la compréhension du dossier.

Cette démarche intervient dans un climat encore marqué par les débats autour du parcours des Lions au Mondial 2026. Après avoir réussi à franchir la phase de groupes avant d’atteindre les huitièmes de finale, le Sénégal a finalement quitté la compétition, laissant derrière lui de nombreuses interrogations sur l’organisation et la gestion de la campagne.

La polémique a pris une nouvelle ampleur après le limogeage du sélectionneur Pape Thiaw. Si certains ont pointé la responsabilité du staff technique, d’autres voix ont estimé que les explications devaient également porter sur la gestion globale de la sélection et le fonctionnement de la Fédération sénégalaise de football.

Les auditions publiques débuteront le 22 juillet 2026. À travers cette initiative, la Commission parlementaire affirme vouloir renforcer la transparence et la redevabilité dans la gestion du sport national, tout en formulant des recommandations destinées à améliorer les prochaines participations du Sénégal aux grandes compétitions internationales.

Nicolas Jackson renouvelle son geste de cœur : plus de 40 tonnes de riz distribuées aux familles de Ziguinchor

Brillant sur les terrains, Nicolas Jackson continue également de se distinguer par son engagement en faveur des populations de sa région d’origine. Pour la deuxième année consécutive, l’attaquant des Lions du Sénégal a organisé une importante opération de solidarité à Ziguinchor, où plus de 40 tonnes de riz, plus de 100 cartons d’huile et plusieurs cartons de sucre ont été distribués à de nombreux ménages.

À travers cette initiative, l’international sénégalais confirme son attachement à ceux qui l’ont vu grandir. Pour Aliou Diémé, président du Fan Club Nicolas Jackson, ce geste traduit la fidélité du joueur à ses racines et son profond sens du partage. « Nicolas Jackson est un homme profondément attaché à sa communauté. Il fait preuve d’une grande compassion envers les populations et répond toujours présent lorsqu’il s’agit de leur venir en aide. Ayant grandi à Kandé Alassane, il n’a jamais oublié d’où il vient et continue de placer le social au cœur de ses priorités », souligne-t-il.

Dans le quartier de Kandé Alassane, cette nouvelle action est accueillie avec gratitude. Le délégué de quartier, Mamadou Cissé, estime que cette distribution apporte un réel soulagement à des familles confrontées à la hausse du coût de la vie. « Comme l’année dernière, Nicolas Jackson choisit d’être aux côtés des populations dans une période particulièrement difficile. Ces kits alimentaires représentent une aide précieuse pour des ménages confrontés à la hausse du coût de la vie. C’est un geste qui honore toute la ville de Ziguinchor », affirme-t-il. Il formule également le vœu de voir cette solidarité se poursuivre : « La Haute-Casamance peut compter sur Sadio Mané. Ziguinchor a désormais Nicolas Jackson. Nous espérons qu’il poursuivra cette formidable dynamique de solidarité. »

Pour Justin Mendy, conseiller du joueur, cette générosité s’inscrit dans une démarche réfléchie et fidèle aux valeurs de l’attaquant sénégalais. « J’ai toujours encouragé Nicolas Jackson à rendre au football une partie de ce qu’il lui a offert. Malgré sa réussite, il reste proche des populations et n’a jamais renié ses racines », explique-t-il.

Par cette nouvelle opération humanitaire, Nicolas Jackson confirme que son influence dépasse largement les pelouses. En apportant une aide concrète à des centaines de familles, l’attaquant des Lions du Sénégal entend continuer à faire de sa réussite sportive un levier de solidarité au service de sa communauté.