CAN 2025 : le Sénégal contre-attaque après le retrait polémique de son titre

La décision de la CAF de retirer au Sénégal son sacre continental 2025 au profit du Maroc provoque une vive réaction à Dakar. Entre indignation officielle, bataille juridique et mobilisation nationale, l’affaire prend une dimension politique majeure.

 

REVUE DE PRESSE :

Les quotidiens sénégalais parvenus jeudi à l’Agence de presse sénégalaise placent en tête de leurs priorités la vive réaction de l’État face à la décision controversée de la Confédération africaine de football de retirer le titre de la CAN 2025 au Sénégal pour l’attribuer au Maroc.

Pour rappel, le Sénégal s’était imposé 1-0 face au Maroc lors de la finale disputée le 18 janvier à Rabat. Une rencontre tendue, marquée par un penalty sifflé dans le temps additionnel alors que le score était nul. Les joueurs sénégalais avaient brièvement interrompu le jeu avant de reprendre la partie. Le penalty tiré par Brahim Díaz avait été stoppé, avant que Pape Guèye n’offre la victoire aux Lions en prolongation. Mais à la suite d’un recours introduit par le Maroc, le jury d’appel de la CAF a finalement statué en faveur d’un forfait 3-0, retirant ainsi le trophée au Sénégal.

Face à cette décision, les autorités sénégalaises dénoncent une situation jugée inacceptable. Le gouvernement évoque des soupçons de corruption et réclame l’ouverture d’une enquête internationale indépendante. Le président Bassirou Diomaye Faye a exprimé son indignation lors du Conseil des ministres, affichant clairement la position de Dakar.

Dans le même temps, un geste symbolique fort a marqué les esprits. Une image largement relayée montre le chef de l’État en train de travailler dans son bureau, avec le trophée de la CAN 2025 visible à ses côtés. Un message implicite mais puissant : le Sénégal refuse de reconnaître la décision administrative de la CAF et continue d’affirmer la légitimité de sa victoire sur le terrain.

Dans la presse, les réactions sont unanimes. Le pays fait bloc autour de son équipe nationale. Pour plusieurs journaux, la riposte dépasse désormais le cadre sportif pour devenir une véritable affaire d’État. Sur le plan juridique, la Fédération sénégalaise de football a annoncé son intention de saisir le Tribunal arbitral du sport afin de contester la décision. Ce recours pourrait constituer un tournant dans ce dossier, alors que la CAF, dirigée par Patrice Motsepe, assure qu’elle respectera la décision finale du TAS.

Au-delà du contentieux, plusieurs zones d’ombre persistent. Le sort du trophée déjà remis au Sénégal, celui des médailles et des primes, soulève de nombreuses interrogations. Parallèlement à cette crise sportive, la presse sénégalaise revient également sur des décisions politiques majeures prises par le chef de l’État. Plusieurs responsables ont été récemment démis de leurs fonctions, dont Landing Mbessane Seck, ancien président du conseil d’administration du Grand Théâtre national.

Ces limogeages successifs sont interprétés comme une volonté du président de renforcer son autorité et d’imposer une discipline au sein de son camp politique. Selon plusieurs analyses, Bassirou Diomaye Faye envoie ainsi un signal clair : la rigueur et la loyauté institutionnelle restent des exigences non négociables.

CAN 2025 : le Sénégal réclame une enquête pour corruption après la décision de la CAF

Le gouvernement sénégalais dénonce une décision “injuste” de la CAF attribuant la CAN 2025 au Maroc. Il exige une enquête internationale pour soupçons de corruption.

 

Le Sénégal hausse le ton après la décision controversée de la Confédération africaine de football (CAF) concernant la Coupe d’Afrique des nations 2025. Dans un communiqué officiel, le gouvernement sénégalais a exprimé sa “vive consternation” après que le jury d’appel de la CAF a déclaré le Maroc vainqueur de la compétition au détriment des Lions de la Teranga.

Selon les autorités sénégalaises, cette décision repose sur une interprétation erronée du règlement. La CAF s’est appuyée sur les articles 82 et 84 pour déclarer le Sénégal forfait et attribuer une victoire 3-0 au Maroc. Pour Dakar, cette décision constitue une atteinte aux principes fondamentaux du sport.

Le gouvernement estime qu’elle viole l’équité, la loyauté et la vérité du terrain. Ainsi, la crise autour de la CAN 2025 CAF prend une tournure institutionnelle majeure. Face à cette situation, le Sénégal demande l’ouverture d’une enquête internationale indépendante.

L’objectif est de faire la lumière sur de possibles soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes de la CAF. Les autorités dénoncent une décision “grossièrement illégale” et parlent d’une tentative de dépossession injustifiée. Elles affirment que la CAF met en danger sa crédibilité et la confiance des peuples africains.

Dans un premier temps, le jury disciplinaire de la CAF avait confirmé la victoire du Sénégal. Cependant, cette instance avait infligé des sanctions aux deux équipes après des incidents survenus en finale. Lors de ce match, les joueurs sénégalais avaient quitté temporairement le terrain. Ils protestaient contre un penalty jugé litigieux accordé au Maroc dans les dernières secondes. Après une interruption, ils étaient revenus jouer et avaient finalement remporté la rencontre en prolongation. La décision du jury d’appel annule donc ce premier verdict.

Le gouvernement sénégalais affirme qu’il utilisera tous les recours possibles. Cela inclut des actions devant des juridictions internationales pour rétablir le résultat sportif. Par ailleurs, Dakar a exprimé sa solidarité envers ses ressortissants détenus au Maroc après les incidents de la finale. Les autorités assurent suivre ce dossier de près. Malgré la crise, le Sénégal se dit déterminé à défendre les droits de son équipe nationale.

Le pays affirme vouloir préserver l’intégrité et l’honneur du football africain face à cette affaire liée à la CAN 2025 CAF 

Sénégal : trois militaires tués lors d’une opération dans le Sindian

Trois militaires sénégalais ont perdu la vie dans une explosion accidentelle lors d’une opération contre des champs de chanvre dans le sud du pays. L’armée poursuit ses actions de sécurisation dans la zone.

 

Trois militaires du Sénégal ont trouvé la mort mardi matin dans une explosion accidentelle survenue dans le nord du Sindian, en zone militaire n°5. L’information a été confirmée par la Direction de l’information et des relations publiques des Armées (DIRPA) dans un communiqué publié le même jour.

Selon la source militaire, l’incident s’est produit lors d’une opération de destruction de champs de chanvre indien menée près de la frontière avec la Gambie. Trois autres militaires blessés ont été évacués et pris en charge par les services compétents.

Cette opération s’inscrit dans le cadre des actions menées pour renforcer la sécurité Sindian Sénégal dans cette zone sensible.

Des opérations en cours depuis plusieurs jours

D’après la DIRPA, ces interventions sont menées depuis plus d’une semaine dans cette partie du territoire. Elles visent à lutter contre la culture du chanvre indien et à démanteler les réseaux impliqués. Les forces armées ont également neutralisé plusieurs individus appartenant à des bandes armées actives dans la zone. Ces actions traduisent la volonté des autorités de consolider la sécurité Sindian Sénégal et de protéger les populations locales.

Une zone sous surveillance

Le nord du Sindian est considéré comme une zone stratégique en raison de sa proximité avec la frontière gambienne. Les opérations militaires ont pour objectif de traquer les groupes armés, sécuriser les localités et garantir la protection des biens et des personnes. Malgré cet incident, l’armée sénégalaise assure que les unités engagées poursuivent leurs missions sur le terrain.

Elle réaffirme sa détermination à maintenir la sécurité Sindian Sénégal face aux menaces liées aux activités illicites dans cette zone.

CAN 2025 : la presse sénégalaise s’indigne après la décision de la CAF

La décision de la CAF de déclarer le Maroc vainqueur de la CAN 2025 provoque une vive polémique au Sénégal. La presse dénonce un scandale et la fédération annonce un recours.

 

La presse sénégalaise est montée au créneau après la décision de la Confédération africaine de football (CAF) de déclarer le Maroc vainqueur de la CAN 2025 au détriment du Sénégal. Plusieurs quotidiens n’ont pas mâché leurs mots pour qualifier cette décision. “La blague du siècle”, “la grosse farce continentale” ou encore “ridicule”, titrent certains journaux.

Selon les informations relayées, le jury d’appel de la CAF s’est appuyé sur des dispositions réglementaires pour déclarer le Sénégal forfait, validant ainsi une victoire 3-0 du Maroc sur tapis vert. Cette décision dans l’affaire CAF CAN 2025 Maroc Sénégal suscite une forte indignation dans le pays.

Un recours annoncé par la fédération

Face à cette situation, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a décidé de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS). Avant cela, elle a adressé une mise en demeure à la CAF, accompagnée d’une demande de sursis à exécution. La décision du jury d’appel annule celle du jury disciplinaire qui avait initialement validé la victoire sénégalaise, tout en sanctionnant les deux équipes après les incidents survenus lors de la finale du 18 janvier.

Dans ce dossier CAF CAN 2025 Maroc Sénégal, les autorités sportives sénégalaises dénoncent une procédure contestable.

Une finale marquée par des tensions

Lors de cette rencontre, les joueurs sénégalais avaient quitté la pelouse pour protester contre un penalty jugé litigieux accordé au Maroc dans les dernières secondes. Après plusieurs minutes d’interruption, ils étaient revenus pour terminer le match, qu’ils avaient finalement remporté après prolongations. Mais ces incidents semblent avoir pesé dans la décision finale de la CAF.

Pour de nombreux observateurs, cette issue remet en question la crédibilité des instances du football africain dans l’affaire CAF CAN 2025 Maroc Sénégal.

Une vague d’indignation

Dans les colonnes de la presse, les critiques sont virulentes. Certains accusent la CAF, dirigée par Patrice Montsepe, de porter atteinte à l’image du football africain. D’autres pointent du doigt l’influence de responsables, notamment Faouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football.

Des voix du football international se sont également exprimées, à l’image de Claude Le Roy, qui déplore une décision difficilement compréhensible. Au Sénégal, cette affaire est perçue comme une injustice majeure.

Pour plusieurs analystes, elle dépasse le cadre sportif et touche à la crédibilité même des compétitions africaines.

Sénégal : les enseignants dans la rue, le gouvernement tente d’apaiser la crise

Le climat social reste tendu dans le secteur de l’éducation au Sénégal. Des syndicats d’enseignants ont organisé un sit-in à Dakar pour exiger le respect de leurs revendications, pendant que le gouvernement multiplie les initiatives pour désamorcer la crise.

 

Les quotidiens sénégalais reçus ce mardi reviennent largement sur les tensions persistantes dans le secteur de l’éducation, marquées par un sit-in d’enseignants à Dakar. Selon la presse, des centaines d’enseignants regroupés au sein du G7, principal collectif syndical du secteur, ont manifesté lundi devant l’inspection d’académie de Dakar pour interpeller les autorités sur leurs revendications.

Le quotidien L’As rapporte que les manifestants, reconnaissables à leurs brassards rouges, dénoncent des prélèvements jugés illégaux sur leurs salaires. Ils exigent également le respect des engagements pris par l’État dans le cadre des accords signés avec les organisations syndicales. De son côté, Sud Quotidien souligne que le gouvernement sénégalais tente d’activer plusieurs leviers pour contenir la crise sociale qui affecte le système éducatif depuis le début de l’année.

Dans cette dynamique, le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Balla Fofana, a engagé des discussions avec les syndicats d’enseignants. Au cours de ces échanges, il a présenté des pistes de collaboration entre l’État et les organisations syndicales, notamment en matière d’accès au foncier et au logement, selon les informations rapportées par L’As.

Pour sa part, Le Quotidien indique que les autorités misent également sur le Pacte de stabilité sociale pour tenter de calmer le front social, dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre gouvernement et syndicats. Le journal évoque un climat syndical agité, oscillant entre blocages dans le dialogue et avancées ponctuelles.

En dehors du secteur éducatif, la presse s’intéresse aussi à d’autres sujets d’actualité. WalfQuotidien aborde notamment les difficultés de l’opposition politique à s’unir, malgré un contexte jugé favorable. Le journal estime que les divergences internes freinent toute dynamique de rassemblement, alors même que le pays traverse une période marquée par des tensions sociales et des défis économiques. Dans le camp du pouvoir, un rendez-vous politique majeur est annoncé pour le 6 juin prochain avec la tenue du premier congrès du PASTEF-Les Patriotes.

Selon Yoor-Yoor, ce congrès, initié par le Premier ministre Ousmane Sonko, devrait marquer une étape importante dans la structuration du parti au pouvoir et dans la consolidation de son ancrage politique. Par ailleurs, Le Soleil met en lumière la nouvelle stratégie économique du pays à travers la politique industrielle et commerciale à l’horizon 2050.

Baptisée PICS 2050, cette feuille de route vise à impulser des réformes majeures, à développer des plateformes industrielles et à faire émerger des champions nationaux, avec pour objectif de bâtir une économie plus compétitive.

Sénégal : plus de 36 000 infractions enregistrées par la police en 2025

La Police nationale du Sénégal a rendu public son rapport annuel d’activités 2025. Le document fait état de plus de 36 000 infractions constatées et de plus de 20 000 personnes déférées devant la justice.

 

La Police nationale du Sénégal a présenté, jeudi 12 mars 2026, son rapport annuel d’activités portant sur l’année 2025. La cérémonie s’est tenue dans la salle de conférence de la Direction de la formation, sous la présidence du directeur général de la police, Mame Seydou Ndour. Le document a été exposé par le conseiller technique chargé de l’administration à la Direction générale de la police nationale, El Hadji Baïty Sene.

Le rapport met en avant une activité soutenue des services de sécurité sur l’ensemble du territoire. Au total, 36 515 infractions ont été enregistrées en 2025. Dans la même période, 20 308 personnes ont été déférées devant les parquets. Ces chiffres illustrent l’intensité des opérations menées par les forces de sécurité dans le cadre de la lutte contre la criminalité. Ces résultats confirment l’engagement des autorités dans la lutte contre la délinquance et le crime organisé, en particulier dans les grandes villes. Ils traduisent aussi l’importance des actions menées pour renforcer la sécurité.

Des recettes importantes issues des amendes routières

Le rapport évoque également l’action menée dans le domaine de la circulation routière. Les opérations de contrôle et de répression des infractions au code de la route ont généré des recettes importantes pour l’État. Selon la police, 1 415 111 000 francs CFA provenant des amendes forfaitaires ont été reversés au Trésor public au cours de l’année 2025. Ces résultats illustrent l’impact des dispositifs de contrôle routier dans le renforcement de la sécurité et la régulation de la circulation.

Des efforts sur la police de proximité

L’année 2025 a aussi été marquée par des avancées dans la stratégie de communication de l’institution. La Police nationale a notamment poursuivi le renforcement du concept de police de proximité, une approche visant à rapprocher les forces de sécurité des populations. Selon les responsables, cette stratégie doit contribuer à renforcer la confiance entre les citoyens et les forces de l’ordre, un élément jugé essentiel pour améliorer durablement la sécurité.

Une cérémonie marquée par une forte participation

La présentation du rapport a réuni plusieurs responsables sécuritaires et institutionnels. Parmi les personnalités présentes figuraient le directeur général adjoint de la police, des directeurs et chefs de services, ainsi que des représentants des forces de défense et de sécurité. Des représentants des Armées, de la Gendarmerie nationale, des Sapeurs-pompiers, des Douanes et de l’Administration pénitentiaire ont également pris part à la rencontre.

La cérémonie a aussi enregistré la présence de parlementaires, de membres du corps diplomatique et de partenaires internationaux, notamment de l’Union européenne, des États-Unis, de la Chine, de la France, de l’Espagne, de l’Italie et de la Turquie. Des représentants des médias ont également assisté à la présentation du rapport.

Cette rencontre a permis de dresser le bilan des actions menées par la police au cours de l’année écoulée et de définir les grandes orientations pour faire face aux défis sécuritaires attendus en 2026

Sénégal : un militaire tué lors d’une opération de l’armée près de la frontière gambienne

Un militaire sénégalais a perdu la vie et six autres ont été blessés jeudi lors d’un accrochage avec un groupe armé dans la région de Ziguinchor, au sud du Sénégal, selon l’armée.

 

Un militaire de l’armée du Sénégal a été tué et six autres blessés jeudi matin lors d’un affrontement entre un détachement militaire et un groupe d’individus armés dans le sud du pays. L’incident s’est produit dans la zone de Kadialock, au nord de Sindian, dans la région de Ziguinchor, non loin de la frontière avec la Gambie.

Selon un communiqué de la Direction de l’information et des relations publiques des armées, l’accrochage est survenu dans le cadre d’une opération menée par la Zone militaire n°5 pour détruire des champs de chanvre indien. Le premier bilan fait état d’un soldat décédé et de six militaires blessés. Le communiqué précise également que plusieurs membres du groupe armé ont été neutralisés lors de cet accrochage.

Des opérations contre les cultures illicites

Cette intervention s’inscrit dans les opérations menées par l’armée pour lutter contre les activités illicites dans cette zone frontalière. Les forces armées sénégalaises poursuivent actuellement les opérations dans la région. L’objectif est de détruire les cultures illégales de chanvre indien, de traquer les bandes armées présentes dans la zone et de renforcer la sécurité Ziguinchor armée. Les autorités militaires indiquent également que ces actions visent à protéger les populations locales et à sécuriser leurs biens.

La zone concernée reste sous surveillance des forces engagées afin de prévenir toute nouvelle activité criminelle.

Sénégal : Sonko convoque une réunion sur le pacte de stabilité sociale

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a convoqué une réunion du comité de pilotage du Pacte national de stabilité sociale. La rencontre vise à renforcer le dialogue entre l’État, les syndicats et le patronat.

 

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a convoqué une réunion de haut niveau du Comité de pilotage du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable. La rencontre est prévue le 17 mars 2026 et réunira les principaux acteurs du dialogue social dans le pays.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer le dialogue social Sénégal et de maintenir un cadre d’échanges entre l’État, le patronat et les organisations syndicales.

Renforcer la concertation entre les partenaires sociaux

Le Pacte national de stabilité sociale repose sur un mécanisme de concertation tripartite. Il vise à instaurer un cadre permanent de discussions entre les partenaires sociaux afin de prévenir les tensions sociales. À travers ce dispositif, le gouvernement souhaite consolider le dialogue social Sénégal et créer un climat social apaisé. Les autorités estiment que la stabilité sociale constitue un levier essentiel pour soutenir la croissance économique.

Un contexte de réformes économiques

Cette réunion intervient dans un contexte marqué par plusieurs réformes économiques et sociales engagées par le gouvernement. La participation attendue des représentants de l’État, du patronat et des syndicats traduit la volonté de la Primature de favoriser le consensus sur plusieurs sujets sensibles. Parmi les questions qui devraient être abordées figurent notamment le pouvoir d’achat, les conditions de travail et certaines réformes structurelles. Pour les autorités, le dialogue social Sénégal doit permettre de mieux aligner les intérêts du capital et du travail avec les priorités de développement national.

Vers une coopération durable

La réunion du comité de pilotage devrait également permettre de renforcer la coopération entre les différents acteurs du monde du travail. L’objectif est de consolider une dynamique de concertation durable autour des grands enjeux économiques et sociaux du pays. À travers cette initiative, le gouvernement entend poser les bases d’un partenariat solide entre les partenaires sociaux afin de soutenir une croissance plus inclusive.

Sénégal : l’État rembourse 471 millions de dollars de dette et évite le défaut de paiement

Le Sénégal a remboursé une partie importante de sa dette extérieure avant l’échéance du 13 mars. Cette opération financière permet au pays d’éviter un défaut de paiement dans un contexte de fortes tensions autour de son niveau d’endettement.

 

L’État du Sénégal a procédé au remboursement de 471 millions de dollars, soit environ 270 milliards de francs CFA, au titre d’une partie du remboursement de sa dette, selon plusieurs médias internationaux.

D’après l’agence financière Bloomberg, ce paiement a été effectué avant l’échéance fixée au vendredi 13 mars 2026. Cette opération permet ainsi au pays d’éviter un défaut de paiement sur ses obligations internationales.

Selon la même source, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest a transféré environ 380 millions d’euros, soit près de 250 milliards de francs CFA, aux détenteurs d’obligations libellées en euros arrivant à échéance en 2028. En complément, un autre paiement de 33 millions de dollars, soit environ 19 milliards de francs CFA, a été effectué sur des obligations libellées en dollars qui arrivent à échéance en 2048.

Ces opérations s’inscrivent dans les engagements financiers pris par le Sénégal sur les marchés internationaux.

Un contexte de forte pression sur la dette

Ce remboursement de dette intervient dans un contexte marqué par des interrogations sur la situation financière du pays. Selon le Fonds monétaire international, le niveau d’endettement du Sénégal atteindrait 132 % du produit intérieur brut. Cette situation a suscité des inquiétudes parmi les partenaires financiers du pays.

Un audit mené en 2025 par les autorités sénégalaises a révélé ce que le gouvernement considère comme des irrégularités dans les données relatives à la dette publique. Les dirigeants actuels estiment que certaines informations publiées auparavant ne reflétaient pas la réalité de la situation financière.

Une polémique politique autour de la dette

Les autorités en place pointent la responsabilité des anciens dirigeants dans ces déclarations jugées inexactes. De son côté, l’ancien président Macky Sall rejette ces accusations. Dans ce contexte de tensions autour du remboursement de la dette du Sénégal , le Fonds monétaire international a décidé de suspendre un programme de prêt destiné au Sénégal.

Cette décision illustre les préoccupations des partenaires financiers concernant la transparence et la gestion de la dette publique. Malgré ces difficultés, le remboursement effectué avant l’échéance du 13 mars permet au pays d’éviter un défaut de paiement et de préserver sa crédibilité sur les marchés financiers.

 

Sénégal : Ousmane Sonko dévoile les premiers résultats de la renégociation des contrats économiques

Au Sénégal, les révélations du Premier ministre Ousmane Sonko sur la renégociation de plusieurs contrats dans des secteurs stratégiques dominent la Une de la presse. Les journaux évoquent des pertes importantes pour l’État et une nouvelle orientation vers la souveraineté économique.

 

La presse sénégalaise commente largement les annonces faites par le Premier ministre Ousmane Sonko sur la renégociation des contrats du Sénégal dans plusieurs secteurs clés de l’économie nationale. Plusieurs quotidiens sont revenus sur les conclusions présentées jeudi par le chef du gouvernement.

D’après Sud Quotidien, le Premier ministre a livré un bilan détaillé des travaux du comité interministériel chargé de revoir les contrats et conventions dans différents domaines de l’économie. Le journal souligne que les chiffres révélés montrent l’ampleur des pertes subies par l’État sénégalais dans certains secteurs. Les domaines concernés incluent notamment les phosphates, les cimenteries et les hydrocarbures.

Pour le quotidien Libération, ces révélations mettent en lumière des accords jugés déséquilibrés, conclus dans des secteurs stratégiques. Le journal cite notamment les dossiers des Industries chimiques du Sénégal et de plusieurs blocs pétroliers offshore. Selon le Premier ministre, certains contrats auraient entraîné des pertes financières importantes pour l’État.

La renégociation des contrats au Sénégal concerne plusieurs secteurs dont les mines, les infrastructures, les télécommunications et l’agriculture. Selon les informations rapportées par la presse, les analyses du comité interministériel révèlent des manques à gagner de plusieurs centaines de milliards de francs CFA. Dans le cas des Industries chimiques du Sénégal, les pertes sont estimées à plus de 1 075 milliards de francs CFA.

D’autres gains financiers pourraient également être obtenus grâce à la révision de certains accords dans les infrastructures et les marchés de construction. Le quotidien Le Soleil évoque pour sa part les premières retombées positives de cette renégociation des contrats au Sénégal. Selon le journal, le gouvernement affirme avoir déjà réalisé des économies importantes qui devraient être réaffectées à des projets de développement économique et social.

Le journal L’Info parle d’un héritage lourd dans la gestion des ressources nationales. Selon la publication, le gouvernement pointe des accords considérés comme défavorables au Sénégal et annonce plusieurs mesures. Parmi celles-ci figurent la résiliation de certaines concessions et la reprise d’actifs jugés stratégiques. L’objectif affiché par les autorités est de mettre en place une nouvelle doctrine de gestion des ressources nationales.

Le quotidien L’As indique également qu’une commission d’enquête parlementaire devrait être mise en place pour examiner les contrats qualifiés de « léonins ». Cette initiative s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à renforcer la souveraineté économique du pays. À travers ces annonces, le Premier ministre Ousmane Sonko affirme vouloir corriger les déséquilibres hérités de certains accords et défendre davantage les intérêts de l’État sénégalais.