Forum de Dakar : la presse souligne un appel à la souveraineté africaine

Les quotidiens parus ce mardi et consultés à l’Agence de presse sénégalaise (APS) accordent une large place à l’ouverture du 10e Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, lancé lundi dans la capitale sénégalaise.

 

Le journal Le Soleil relève qu’après deux années d’interruption, ce rendez-vous diplomatique majeur signe son retour sur la scène africaine. Le quotidien souligne que cette édition, placée sous le thème « L’Afrique face aux défis de stabilité, d’intégration et de souveraineté : quelles solutions durables ? », appelle à une réflexion collective sur les réponses aux crises qui affectent le continent.

Dans son intervention, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité d’une mobilisation commune pour rompre avec les cycles d’instabilité et construire une Afrique stable, intégrée et souveraine, rapporte le journal.

Le Soleil met également en avant les positions du président sierra-léonais Julius Maada Bio, également président en exercice de la Cédéao, et du président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, tous deux favorables à une diversification des stratégies en matière de sécurité et de stabilité.

De son côté, Sud Quotidien titre sur « L’Afrique à l’heure du sursaut ». Le journal souligne que les interventions des chefs d’État traduisent une évolution notable des discours politiques sur le continent. Entre affirmation de souveraineté, intégration régionale et réforme des mécanismes existants, les prises de parole dessinent une Afrique en quête d’autonomie stratégique.

La publication insiste également sur une convergence des approches, articulant sécurité, gouvernance et développement. Elle estime que ces discours appellent à des réponses collectives renouvelées, avec une attention particulière portée aux populations.

Pour Les Echos, le président sénégalais a marqué les esprits en mettant en avant la question de la souveraineté africaine. Le journal note un discours direct, appelant à une prise de conscience face aux défis du continent, avec une volonté affirmée de voir l’Afrique reprendre le contrôle de son destin.

Enfin, WalfQuotidien met en exergue l’appel de Bassirou Diomaye Faye à une réponse africaine face aux menaces sécuritaires. Selon le journal, le chef de l’État a exhorté le continent à assurer lui-même sa sécurité et à mieux gérer ses ressources dans un contexte international marqué par des tensions croissantes.

Sénégal : Thiès est célébrée, l’austérité quant a elle est redoutée dans la presse

Entre l’éclat du défilé du 4-Avril à Thiès et les inquiétudes économiques, la presse sénégalaise oscille entre fierté nationale et prudence face à l’avenir.

La presse sénégalaise revient largement, ce mardi, sur les célébrations du 4-Avril à Thiès, tout en évoquant les craintes d’une politique d’austérité après les annonces du Premier ministre Ousmane Sonko.

Le quotidien Le Soleil met en avant la réussite du défilé civil et militaire organisé dans la « Cité du rail ». Le journal salue une prestation jugée « remarquable », marquée par l’engagement des civils et des forces de défense, dans une ambiance de ferveur patriotique. Malgré la forte chaleur, la mobilisation populaire a été massive sur l’avenue Caen et à la place Mamadou Dia.

Dans la même dynamique, Le Quotidien décrit Thiès comme « le cœur battant d’une Nation unie ». Pour le journal, cette première célébration décentralisée, initiée par le président Bassirou Diomaye Faye, a permis de renforcer le lien entre les citoyens et les institutions, tout en mettant en valeur la capacité organisationnelle de la ville.

Mais au-delà de cette réussite, les journaux s’attardent sur les signaux économiques envoyés par le gouvernement. Lors d’une intervention à Mbour, le Premier ministre a annoncé la suspension des voyages non essentiels des membres de l’exécutif, une décision interprétée comme un prélude à des mesures plus strictes.

Pour Le Quotidien, cette orientation traduit une volonté de préparer le pays à une période difficile. Le journal évoque une « austérité de guerre », liée à la hausse de la dette et aux tensions internationales, notamment au Moyen-Orient.

De son côté, WalfQuotidien estime que « ça sent l’austérité ». Le journal souligne que les autorités anticipent des perturbations économiques majeures, en lien avec la flambée des prix du pétrole et les tensions sur les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Dans ce contexte, le président Bassirou Diomaye Faye a lui-même alerté, lors de son discours à la Nation, sur des « chocs imprévisibles » susceptibles d’affecter les équilibres économiques du pays.

Par ailleurs, la presse s’est également intéressée à la célébration de Pâques. L’archevêque de Dakar, André Guèye, a appelé à la paix, à la réconciliation et à la responsabilité collective, dans un message adressé aux fidèles.

Enfin, les journaux reviennent sur une initiative politique majeure. Des députés du parti Pastef ont engagé une procédure de modification du Code électoral, visant à clarifier les conditions d’éligibilité de Ousmane Sonko en vue de l’élection présidentielle de 2029.

Cette réforme, qualifiée de « sensible » par plusieurs quotidiens, alimente déjà le débat politique. Elle pourrait redéfinir les équilibres institutionnels à l’approche des prochaines échéances électorales.

Sénégal : polémique autour d’un projet d’électrification rurale

La controverse autour d’un projet d’électrification rurale refait surface au Sénégal. La plupart des quotidiens revenus jeudi sur cette affaire mettent en avant les 37 milliards de francs CFA déjà décaissés, au lendemain d’une prise de parole du directeur général de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER).

 

D’après plusieurs journaux, cette affaire suscite de vives réactions. Le directeur général de l’ASER, Jean-Michel Sène, est monté au créneau lors d’une conférence de presse, adoptant un ton ferme face aux critiques. Il a évoqué un dossier sensible marqué par des accusations et des soupçons d’irrégularités portant sur un contrat estimé à 91 milliards de francs CFA.

Au cours de cette sortie médiatique, le responsable a apporté des précisions sur ce projet devenu au fil des semaines un sujet central dans le débat public. Il a notamment insisté sur l’existence d’irrégularités, tout en affirmant disposer d’éléments concrets pour étayer ses propos.

Dans sa défense, Jean-Michel Sène a tenu à rappeler que les 37 milliards de francs CFA mentionnés avaient été engagés avant l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye. Une précision visant à situer les responsabilités dans le temps et à répondre aux critiques.

Par ailleurs, cette affaire met en cause plusieurs acteurs. Selon certaines sources, des chefs d’entreprises ainsi que des responsables politiques sont cités dans les échanges. Le directeur général de l’ASER a accusé certains d’entre eux de tenter d’influencer l’opinion publique et de discréditer l’institution.

Il a également dénoncé ce qu’il qualifie de système de détournement impliquant plusieurs intervenants, tout en rejetant les accusations dirigées contre lui. Cette confrontation entre les différentes parties contribue à alimenter la polémique autour du projet.

En parallèle, d’autres sujets retiennent l’attention de la presse, notamment les deux années de gouvernance du président Bassirou Diomaye Faye. Les journaux évoquent un bilan marqué par des réformes, des tensions sociales et des enjeux économiques persistants.

À cette occasion, le chef de l’État a salué l’action de son Premier ministre Ousmane Sonko. Un geste interprété comme un signal politique dans un contexte où des interrogations subsistent sur les équilibres au sommet de l’exécutif.

Sénégal : diplomatie active et tensions à l’Université Gaston Berger

SÉNÉGAL-REVUE de PRESSE

Dakar, 26 mars :  La visite du président Bassirou Diomaye Faye en Espagne et la crise à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis figurent parmi les principaux sujets traités par les quotidiens reçus jeudi.

 

Sur le volet diplomatique, Le Soleil met en avant une « diplomatie d’impacts ». Le journal rapporte que le chef de l’État a été reçu avec les honneurs au Palais royal de Madrid par le roi Felipe VI. Il a également rencontré plusieurs acteurs économiques, dont des dirigeants des groupes Gb Foods et Riu Hotels & Resorts. Le quotidien souligne par ailleurs que le président sénégalais a présidé à Madrid le Forum économique Sénégal-Espagne, réunissant autorités publiques et opérateurs privés des deux pays.

Selon la présidence, les échanges commerciaux entre les deux États affichent une progression notable. Les exportations sénégalaises vers l’Espagne ont atteint 388 milliards de FCFA en 2025, contre 154 milliards en 2024, soit une hausse de 152 %. Dans le même temps, les importations se sont établies à 315 milliards de FCFA, permettant pour la première fois au Sénégal d’enregistrer un excédent commercial de 73 milliards de FCFA.

L’As souligne que le président Faye souhaite renforcer davantage la coopération entre Dakar et Madrid, en lui donnant plus de dynamisme et de densité.

D’autres journaux, comme Libération et WalfQuotidien, mettent en avant l’accueil réservé au chef de l’État, qualifié de particulièrement chaleureux, signe de l’importance stratégique accordée à cette visite. Sur le plan national, la situation reste tendue à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis. Le Quotidien rapporte que le bras de fer entre les étudiants et l’administration universitaire a franchi un nouveau cap. Le Conseil académique a adopté, le 25 mars 2026, une série de mesures fermes, incluant des sanctions disciplinaires et la menace d’une année invalide.

Sous l’autorité du recteur Magatte Ndiaye, les autorités universitaires entendent ainsi mettre fin à la crise provoquée par la grève menée par la Coordination des étudiants de Saint-Louis.

Selon les journaux, la situation demeure préoccupante, les revendications estudiantines continuant de perturber le fonctionnement normal de l’établissement. Les responsables appellent à la responsabilité des étudiants afin de trouver une issue à cette crise.

Par ailleurs, Sud Quotidien s’intéresse à la réforme fiscale en cours. Dans le cadre du New Deal technologique, la Direction générale des impôts et des domaines (DGID) s’engage dans un processus de digitalisation des services fiscaux.

Cette réforme vise à simplifier les démarches administratives, améliorer la compréhension de l’impôt et renforcer la relation entre l’administration fiscale et les contribuables.

Sénégal : numérique en marche et polémique autour de la dette

Dakar, 25 mars :  Le lancement des projets structurants du New Deal technologique et la polémique liée à un emprunt de 650 millions d’euros contracté par l’État du Sénégal dominent les quotidiens reçus ce mercredi.

 

Le quotidien Le Soleil met en avant la dynamique numérique engagée par le pays. « E-Sénégal, guichet unique, e-consulat, interopérabilité, start-up act… le New Deal technologique est en action », souligne le journal. Selon la publication, le Sénégal a franchi un nouveau cap dans sa transformation digitale avec le lancement officiel de ces projets, lors d’une cérémonie présidée par le Premier ministre Ousmane Sonko au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio.

À l’occasion du premier anniversaire de cette initiative, le chef du gouvernement a dressé un bilan d’étape tout en dévoilant les orientations futures.

L’Observateur indique que le Premier ministre a présenté les principales innovations du programme, insistant sur une volonté de transformation en profondeur de l’État et de sa relation avec les citoyens. Adossé à la vision stratégique « Vision Sénégal 2050 », ce programme s’articule autour de 12 priorités et mobilise près de 1 100 milliards de francs CFA sur la période 2025-2034.

Dans la même dynamique, L’As souligne que le gouvernement accélère sa transition numérique avec ce financement important, porté par la vision du président Bassirou Diomaye Faye. Parallèlement, la presse revient sur la controverse liée à un emprunt de 650 millions d’euros contracté en 2025 auprès d’Africa Finance Corporation et de First Abu Dhabi Bank, selon des révélations du Financial Times. Cet emprunt, réalisé via des instruments financiers appelés « total return swaps », suscite des interrogations sur la transparence de la gestion de la dette.

Selon L’As, le ministère des Finances rejette les accusations d’opacité et défend une stratégie d’endettement maîtrisée et conforme aux règles en vigueur. Le total return swap est un mécanisme financier permettant d’obtenir des liquidités en échange du transfert temporaire des risques et des rendements liés à un actif.

WalfQuotidien souligne que la polémique prend de l’ampleur, estimant que les explications des autorités n’ont pas suffi à apaiser les critiques. Dans un communiqué, le Front pour la défense de la démocratie et de la République (FDR) dénonce des pratiques jugées opaques. De son côté, Sud Quotidien note que, malgré la riposte des autorités sénégalaises, des zones d’ombre subsistent, limitant la portée des explications fournies.

Sénégal : entre bilan politique et polémique sur la dette

Deux ans après l’élection de Bassirou Diomaye Faye, la presse sénégalaise dresse un bilan contrasté et une controverse sur la dette ravive les débats.

Dakar, 24 mars : Le deuxième anniversaire de l’élection du président Bassirou Diomaye Faye et les révélations du Financial Times sur les emprunts du Sénégal dominent les quotidiens reçus ce mardi.

Le quotidien Le Soleil revient sur cet anniversaire sous le titre « Entre ambitions et contraintes ». Deux ans après son arrivée au pouvoir, le chef de l’État a engagé plusieurs réformes institutionnelles présentées comme les bases d’une refondation de l’État et d’un renforcement démocratique. Toutefois, leur mise en œuvre reste encore attendue, selon le journal.

De son côté, Sud Quotidien rappelle que le président, élu dès le premier tour en mars 2024, avait suscité un fort espoir avec un programme axé sur la rupture.

Le journal note que, malgré certaines avancées, notamment sur le coût de la vie, plusieurs réformes importantes, en particulier dans les domaines de la justice, de l’emploi et de la gouvernance, tardent à se concrétiser. Une situation qui alimente les attentes et les interrogations.

WalfQuotidien évoque pour sa part « deux ans de gymnastique économique », estimant que le projet de redressement du pays n’a pas produit les résultats escomptés.

Dans ses colonnes, l’économiste Meïssa Babou souligne que ces deux années ont été marquées par un ralentissement économique, lié notamment à un niveau d’endettement élevé, estimé à près de 132 %, avec un service de la dette proche du budget national pour 2026.

L’Observateur parle d’un « choc de réalité ». Le journal estime que, deux ans après l’alternance, le bilan apparaît mitigé pour le tandem Bassirou Diomaye Faye-Ousmane Sonko. Selon lui, plusieurs secteurs clés, notamment la santé, l’éducation, l’agriculture et la diplomatie, font face à des difficultés persistantes. Le journal évoque également un contexte marqué par des réformes qui peinent à produire des résultats, un climat social tendu et des divergences de plus en plus visibles au sein de l’Exécutif.

Parallèlement, la presse se fait largement l’écho des révélations du Financial Times, selon lesquelles le Sénégal aurait contracté des emprunts importants sans communication publique. Le média britannique indique que le pays aurait mobilisé 650 millions d’euros auprès de l’Africa Finance Corporation et de First Abu Dhabi Bank, à travers des instruments financiers appelés « total return swaps ».

Ces opérations, qui offrent des avantages particuliers aux créanciers, soulèvent des préoccupations sur la transparence et la gestion de la dette. Pour plusieurs journaux, ces révélations pourraient relancer la polémique autour de la « dette cachée » qui agite le pays depuis près de deux ans.

Le Quotidien souligne que, malgré les critiques sur la dette héritée du régime précédent de Macky Sall, le gouvernement actuel aurait lui-même eu recours à des financements jugés contraignants.

L’As estime que ces pratiques interrogent sur la gouvernance de la dette souveraine, même si elles visent à mobiliser rapidement des ressources.

De son côté, Le Soleil rapporte que le gouvernement rejette toute accusation d’opacité. Le ministère des Finances assure que ces opérations respectent les règles en vigueur.

Il rappelle que la politique d’endettement du Sénégal est encadrée par une stratégie à moyen terme, axée sur la diversification des sources de financement afin de limiter les risques et d’optimiser les coûts.

Sénégal : appels à l’unité et aux valeurs lors de la Korité

Au Sénégal, la célébration de la Korité a été marquée par des messages forts des guides religieux et des autorités. Entre appels à l’unité, à la vigilance et au retour aux valeurs, les sermons ont dominé l’actualité.

 

Dakar, ( 23 mars ) Les messages délivrés par les imams à l’occasion de la célébration de l’Aïd el-Fitr, marquant la fin du Ramadan, occupent une place centrale dans les quotidiens parvenus ce lundi. Des mosquées jusqu’au sommet de l’État, la fête de la Korité, célébrée vendredi et samedi, a été marquée par des appels insistants à l’unité et à la vigilance, rapporte Sud Quotidien.

De Dakar à Ziguinchor, cette célébration a servi de cadre d’expression aux autorités religieuses et politiques. Entre nécessité de cohésion au sommet de l’État, exigence de stabilité sécuritaire et promotion d’une éducation fondée sur les valeurs, les différents acteurs ont convergé vers une même priorité : préserver l’équilibre national. Le journal souligne que dans un contexte marqué par plusieurs défis, l’unité, l’exigence morale et l’engagement de l’État apparaissent comme des leviers essentiels.

De son côté, Le Soleil indique que les dérives sociales et morales ont dominé les prêches de la Korité. Homosexualité, excès sur les réseaux sociaux, éducation des enfants et retour aux valeurs islamiques ont été largement évoqués. Le quotidien met en avant des sermons jugés fermes et sans concession. La publication rapporte également que la Grande Mosquée de Dakar a accueilli de nombreux fidèles venus prier dans un climat de recueillement et d’unité. Dans son intervention, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a appelé au renforcement de la cohésion nationale. Il a insisté sur la solidarité et la justice sociale face aux défis actuels.

Avant lui, l’imam Moussa Samb a prononcé un sermon axé sur la spiritualité, invitant les fidèles à privilégier la paix, la piété et le pardon. Il a également rappelé l’importance du vivre-ensemble et du respect des principes islamiques dans la société.

Le Quotidien relaie aussi l’appel du chef de l’État, qui a exhorté les Sénégalais à faire preuve de civisme et de solidarité. Il a invité à transformer les acquis spirituels du Ramadan en moteur de développement, dans un esprit d’unité.

L’Info souligne pour sa part que la dénonciation de l’homosexualité a occupé une place importante dans plusieurs sermons. Les imams ont appelé les populations à soutenir les autorités dans la lutte contre ce phénomène.

Dans la même dynamique, WalfQuotidien évoque plusieurs maux dénoncés par les guides religieux, notamment la médisance, les dérives sur les réseaux sociaux, l’insécurité, le mensonge et le non-respect de la parole donnée. Des comportements jugés préoccupants et de plus en plus visibles dans la société sénégalaise. Les imams ont ainsi invité les fidèles à corriger ces dérives et à préserver les bonnes pratiques adoptées durant le mois de Ramadan.

Le journal indique également que les familles religieuses omarienne et layène ont réaffirmé leur position sur les questions liées à l’homosexualité et à l’éducation des jeunes. Elles ont plaidé pour un retour aux valeurs morales et religieuses, tout en rappelant le rôle déterminant de la famille dans l’encadrement des enfants.

Sénégal : les enseignants dans la rue, le gouvernement tente d’apaiser la crise

Le climat social reste tendu dans le secteur de l’éducation au Sénégal. Des syndicats d’enseignants ont organisé un sit-in à Dakar pour exiger le respect de leurs revendications, pendant que le gouvernement multiplie les initiatives pour désamorcer la crise.

 

Les quotidiens sénégalais reçus ce mardi reviennent largement sur les tensions persistantes dans le secteur de l’éducation, marquées par un sit-in d’enseignants à Dakar. Selon la presse, des centaines d’enseignants regroupés au sein du G7, principal collectif syndical du secteur, ont manifesté lundi devant l’inspection d’académie de Dakar pour interpeller les autorités sur leurs revendications.

Le quotidien L’As rapporte que les manifestants, reconnaissables à leurs brassards rouges, dénoncent des prélèvements jugés illégaux sur leurs salaires. Ils exigent également le respect des engagements pris par l’État dans le cadre des accords signés avec les organisations syndicales. De son côté, Sud Quotidien souligne que le gouvernement sénégalais tente d’activer plusieurs leviers pour contenir la crise sociale qui affecte le système éducatif depuis le début de l’année.

Dans cette dynamique, le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Balla Fofana, a engagé des discussions avec les syndicats d’enseignants. Au cours de ces échanges, il a présenté des pistes de collaboration entre l’État et les organisations syndicales, notamment en matière d’accès au foncier et au logement, selon les informations rapportées par L’As.

Pour sa part, Le Quotidien indique que les autorités misent également sur le Pacte de stabilité sociale pour tenter de calmer le front social, dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre gouvernement et syndicats. Le journal évoque un climat syndical agité, oscillant entre blocages dans le dialogue et avancées ponctuelles.

En dehors du secteur éducatif, la presse s’intéresse aussi à d’autres sujets d’actualité. WalfQuotidien aborde notamment les difficultés de l’opposition politique à s’unir, malgré un contexte jugé favorable. Le journal estime que les divergences internes freinent toute dynamique de rassemblement, alors même que le pays traverse une période marquée par des tensions sociales et des défis économiques. Dans le camp du pouvoir, un rendez-vous politique majeur est annoncé pour le 6 juin prochain avec la tenue du premier congrès du PASTEF-Les Patriotes.

Selon Yoor-Yoor, ce congrès, initié par le Premier ministre Ousmane Sonko, devrait marquer une étape importante dans la structuration du parti au pouvoir et dans la consolidation de son ancrage politique. Par ailleurs, Le Soleil met en lumière la nouvelle stratégie économique du pays à travers la politique industrielle et commerciale à l’horizon 2050.

Baptisée PICS 2050, cette feuille de route vise à impulser des réformes majeures, à développer des plateformes industrielles et à faire émerger des champions nationaux, avec pour objectif de bâtir une économie plus compétitive.

Sénégal : l’Assemblée nationale durcit la loi sur les “actes contre nature”

Au Sénégal, l’actualité politique et sociale est dominée par l’adoption d’une nouvelle loi renforçant les sanctions contre les “actes contre nature”. Dans le même temps, le gouvernement annonce le recrutement de 6 850 enseignants et agents de santé en 2026.

 

Les quotidiens sénégalais parvenus jeudi à l’Agence de presse sénégalaise mettent en avant deux sujets majeurs : le durcissement de la loi sur les actes contre nature Sénégal et l’annonce d’un vaste programme de recrutements dans les secteurs de l’éducation et de la santé.

Selon la presse locale, plusieurs procédures judiciaires sont actuellement en cours concernant des personnes poursuivies pour différents faits, notamment des actes contre nature, la transmission volontaire du VIH ou encore le blanchiment de capitaux. Ces affaires ont ravivé le débat public autour de la criminalisation de l’homosexualité dans le pays.

Dans ce contexte, l’Assemblée nationale du Sénégal a adopté mercredi un projet de loi visant à renforcer la répression des actes contre nature Sénégal, une expression utilisée dans le Code pénal pour désigner l’homosexualité.

Le quotidien Sud Quotidien affiche ainsi à sa une : « Les députés durcissent la loi ». Le journal indique que le Parlement a adopté le projet de loi n°05-2026 modifiant l’article 319 de la loi n°65/60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal.

D’après la publication, cette réforme introduit plusieurs nouveautés, notamment une définition plus précise des comportements constitutifs d’actes contre nature Sénégal, la suppression de certaines références jugées ambiguës dans l’ancien texte et un renforcement des sanctions pénales.

Le journal Le Soleil rapporte que l’adoption du texte s’est faite après des débats particulièrement animés. Au total, 135 députés ont voté en faveur de la loi, tandis que trois élus se sont abstenus et aucun n’a voté contre. Le vote s’est déroulé en présence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Bamba Cissé.

Le quotidien Les Échos insiste lui aussi sur ce résultat parlementaire, résumant le scrutin par la formule : « 135 pour, 3 abstentions, zéro contre ».

Pour sa part, WalfQuotidien évoque la position d’une opposition parlementaire très minoritaire qui continue de réclamer une criminalisation plus explicite de l’homosexualité, conformément aux engagements du parti au pouvoir, PASTEF – Les Patriotes.

Le journal Le Quotidien décrit un examen du texte sous tension au sein de l’hémicycle. Selon lui, les discussions ont donné lieu à des échanges vifs entre députés, dans un climat marqué par des accusations croisées autour du soutien ou non aux mouvements LGBT.

De son côté, L’As met en garde contre « les pièges d’une loi ». Le journal estime que, malgré l’affichage politique d’un durcissement des sanctions, certaines contraintes juridiques ou procédurales pourraient limiter la portée réelle de la réforme.

La publication souligne que plusieurs mécanismes techniques pourraient, dans la pratique, atténuer l’application stricte de cette nouvelle législation.

Par ailleurs, la presse revient également sur une annonce du gouvernement faite mercredi lors du Conseil des ministres. Les autorités ont décidé de renforcer les effectifs dans deux secteurs jugés prioritaires.

Selon L’As, le Premier ministre Ousmane Sonko a rappelé l’importance du capital humain dans le développement économique et social du pays.

Dans cette perspective, l’exécutif prévoit le recrutement de 4 350 enseignants et de 2 500 agents de santé en 2026, soit un total de 6 850 nouveaux postes destinés à renforcer les services publics dans ces domaines.

Sénégal : loi sur les « actes contre nature » et affaire Softcare dominent l’actualité

Au Sénégal, les quotidiens reviennent ce mercredi sur deux sujets majeurs : le projet de loi visant à durcir la répression des « actes contre nature » et la polémique autour de l’affaire Softcare dans le secteur de la santé.

 

Plusieurs journaux sénégalais mettent en avant, ce 11 mars, l’examen par l’Assemblée nationale d’un projet de loi modifiant le Code pénal. Le texte vise notamment à renforcer les sanctions liées aux « actes contre nature ».

Selon Agence de presse sénégalaise (APS), le projet modifie la loi n°65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal. Il prévoit une révision de l’article 319 afin de durcir l’arsenal répressif et d’introduire de nouvelles incriminations.

Le quotidien Sud Quotidien souligne que ce texte, adopté en Conseil des ministres le 18 février, doit être soumis au vote des députés en séance plénière.

Cette évolution intervient dans un contexte marqué par plusieurs procédures judiciaires liées notamment à des accusations d’actes contre nature, de transmission volontaire du VIH ou encore de blanchiment de capitaux.

La presse sénégalaise revient également sur la polémique liée à l’affaire Softcare, une filiale d’un groupe chinois spécialisée dans la fabrication de couches pour bébés et de serviettes hygiéniques.

Le journal L’As rapporte que deux syndicats du secteur de la santé ont vivement réagi aux conclusions du ministère de la Santé.

Il s’agit du Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens‑dentistes (SAMES) et du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (SUTSAS).

Lors d’une conférence de presse, ces organisations ont dénoncé ce qu’elles considèrent comme une tentative de discrédit des inspecteurs de l’Agence de régulation pharmaceutique (ARP) par le ministre de la Santé, Ibrahima Sy.

Les syndicats ont également annoncé le dépôt imminent d’un préavis de grève.

L’affaire remonte à la découverte de matières premières périmées dans une usine de Softcare. L’ARP avait alors demandé le retrait des produits du marché avant de revenir sur cette décision quelques jours plus tard.

Cette situation avait suscité une vive polémique et conduit à l’ouverture d’une enquête conjointe impliquant les services de la santé, du commerce et une mission d’information de l’Assemblée nationale.

Les conclusions rendues publiques le 5 mars par le ministre de la Santé indiquent que les matières premières utilisées par l’entreprise ne contiennent pas de substances dangereuses pour la santé.

Toutefois, le rapport mentionne également des défaillances dans la procédure d’inspection menée par l’ARP, évoquant notamment des alertes insuffisamment étayées qui auraient provoqué une psychose au sein de la population.

Dans un autre registre, le quotidien Le Soleil met en lumière une initiative agricole innovante dans la région de Louga.

Dans la zone de Touba Seras, des exploitations agricoles utilisent les eaux issues d’un bassin d’infiltration géré par l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS).

Parmi ces exploitations figure la ferme moderne Rénovation, qui valorise ces eaux pour développer une production maraîchère dynamique.

Cette initiative contribue à prévenir les débordements des installations d’assainissement tout en générant des emplois et en approvisionnant plusieurs villes sénégalaises en légumes frais.

Sénégal : tensions politiques, environnement et diplomatie à la Une des journaux

Revue de presse

La presse sénégalaise de ce mardi s’intéresse principalement aux débats politiques autour du président Bassirou Diomaye Faye, aux avancées dans la dépollution de la baie de Hann et aux manœuvres diplomatiques autour de la candidature de Macky Sall à l’ONU.

Débats politiques autour de Diomaye Faye

Sur le plan politique, Sud Quotidien revient sur la récente sortie du président Bassirou Diomaye Faye lors de l’assemblée générale de validation des textes réglementaires de la coalition Diomaye Président.

Le journal souligne que cette déclaration continue de susciter des débats, notamment au sein du Pastef, le parti qui a porté sa candidature lors de l’élection présidentielle du 24 mars 2024.

Dans les colonnes du journal, le spécialiste en communication politique Momar Thiam estime que le chef de l’État adopte une stratégie visant à élargir sa base politique, allant du Pastef à la coalition Diomaye Président.

Pour sa part, WalfQuotidien évoque une tension croissante entre le président et le Premier ministre Ousmane Sonko, leader du Pastef.

Le quotidien estime que la dernière sortie du président a provoqué un mécontentement chez certains membres du parti et évoque un possible affrontement politique entre deux camps : celui du président et celui du Premier ministre.

Le journal mentionne également le rôle de Mimi Touré, présentée comme superviseure de la coalition Diomaye Président.

Dans L’Observateur, l’analyse porte sur les conséquences institutionnelles d’une éventuelle crise au sommet de l’exécutif.

Le quotidien estime que cette situation pourrait entraîner des tensions entre responsables politiques et administratifs, voire provoquer un blocage dans le fonctionnement des institutions.

La dépollution de la baie de Hann progresse

Sur le plan environnemental, Le Soleil indique que le projet de dépollution de la Baie de Hann connaît une accélération.

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a présidé lundi une réunion du comité de pilotage du projet à Petit Mbao, dans la région de Dakar.

Cette rencontre visait à faire le point sur l’état d’avancement des travaux et à visiter les infrastructures en cours de réalisation.

Selon Le Quotidien, la station d’épuration affiche désormais un taux d’exécution de 95 %, ce qui place le projet dans sa phase finale.

La baie de Hann, autrefois considérée comme un joyau balnéaire, a été fortement dégradée par la pollution industrielle et domestique.

Diplomatie autour de la candidature de Macky Sall à l’ONU

Sur le plan diplomatique, L’As évoque les manœuvres autour de la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies.

Selon des informations relayées par le média Confidentiel Afrique, le président ivoirien Alassane Ouattara chercherait à convaincre Bassirou Diomaye Faye d’apporter le soutien officiel du Sénégal à cette candidature.

Toutefois, souligne la presse sénégalaise, cette perspective ne fait pas l’unanimité dans le pays.

Sénégal : l’État rassure sur les produits Softcare après l’enquête

Au Sénégal, l’enquête menée dans l’usine Softcare après une polémique sur la qualité des couches et serviettes hygiéniques conclut à l’absence de risque sanitaire. Le gouvernement tente de rassurer les consommateurs.

 

REVUE DE PRESSE

Les journaux reçus vendredi à l’APS reviennent largement sur les conclusions de l’enquête menée dans l’usine Softcare. Cette inspection fait suite à la polémique autour de la qualité des couches et serviettes hygiéniques produites par l’entreprise.

Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, a présenté les résultats de cette enquête lors d’une conférence de presse. Il affirme qu’aucune preuve scientifique ne montre l’existence d’un risque sanitaire lié à l’utilisation des produits Softcare.

Le quotidien Le Soleil rapporte que le ministre assure que rien ne permet d’établir un danger pour les usagers des produits Softcare.

Dans le même sens, Le Quotidien explique que l’enquête a été menée avec des expertises techniques et des inspections sur le terrain. Selon le journal, aucune preuve scientifique ne confirme l’utilisation de matières premières périmées dans les produits Softcare.

Pour le journal L’As, cette annonce marque la fin de ce qui est désormais appelé l’affaire Softcare. Après plusieurs mois de débats et de soupçons, le ministre de la Santé a tenu à rassurer les consommateurs sur la sécurité des produits Softcare.

Tout est parti d’un courrier envoyé début décembre par l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique aux professionnels de santé. Le document évoquait la présence de matières premières périmées dans le processus de fabrication de certains produits destinés aux bébés, aux enfants et aux femmes.

L’agence avait alors demandé le retrait du marché des produits Softcare. Une semaine plus tard, cette décision avait finalement été annulée.

Par la suite, une mission conjointe a été mise en place pour enquêter sur cette affaire Softcare. Elle était composée d’experts du ministère de la Santé, du ministère du Commerce et d’un représentant de l’Assemblée nationale.

Malgré ces conclusions, le quotidien Yoor-Yoor souligne que certains éléments jugés préoccupants avaient été relevés par les services techniques. Selon le journal, la décision des autorités de relativiser les résultats du contrôle continue d’alimenter le débat autour des produits Softcare.

Le journal estime que cette situation pourrait fragiliser le dispositif de surveillance industrielle et maintenir les inquiétudes sur la sécurité sanitaire, notamment pour les nourrissons et les femmes.

De son côté, le ministre de la Santé reste ferme. Il affirme que les conclusions sont claires et qu’aucune preuve ne démontre l’utilisation de matières premières périmées dans les produits Softcare actuellement sur le marché.

Dans cette affaire Softcare, le ministre n’exclut pas la possibilité de poursuites judiciaires. Selon Sud Quotidien, l’entreprise Softcare pourrait engager des actions contre certains inspecteurs de l’Agence de réglementation pharmaceutique.

Par ailleurs, Walfquotidien met l’accent sur l’actualité politique. Le journal évoque l’assemblée générale de la coalition Diomaye-Président prévue ce week-end à Dakar. Selon le journal, la participation de Bassirou Diomaye Faye à cette rencontre pourrait accentuer son éloignement de son parti Pastef.

Sénégal : l’école sous tension et un ancien ministre dans le viseur de la justice

Au Sénégal, la crise entre syndicats d’enseignants et autorités s’intensifie, tandis que la procédure visant l’ex-ministre Moussa Bocar Thiam relance le débat judiciaire et politique.

SENEGAL-REVUE de PRESSE

Dakar, 27 février. La montée de la colère des syndicats d’enseignants, susceptible d’aboutir à une paralysie du système éducatif, et la procédure de mise en accusation de l’ancien ministre Me Moussa Bocar Thiam devant la Haute Cour de justice dominent l’actualité des quotidiens reçus ce vendredi.

Dans le secteur éducatif, Le Quotidien évoque un ‘’bras de fer désormais engagé’’. À l’issue d’une réunion du Bureau de coordination nationale élargie aux secrétaires généraux, le G20 a décidé de durcir son plan d’actions. En cause : des retenues importantes sur les salaires qui ont exacerbé les tensions, installant une véritable crise enseignants Sénégal.

‘’Ponctions des salaires : des enseignants en colère mais déterminés’’, titre Les Echos. Le journal rapporte que le G20 annonce une reprise prochaine du mouvement, tandis que le secrétaire général du Sudes dénonce des retenues jugées excessives, voire injustifiées.

Pour L’As, ‘’le système éducatif sénégalais se dirige vers une impasse avec la radicalisation des syndicats’’. La réduction des salaires a fortement irrité le G7, soutenu désormais par le G20, qui annonce des perturbations dans les semaines à venir, accentuant la crise enseignants Sénégal.

WalfQuotidien estime que la décision des autorités de ponctionner les salaires a touché un point sensible. Les enseignants s’organisent pour riposter et la situation pourrait impacter les élèves, pris au cœur de cette crise enseignants Sénégal qui se durcit.

Le journal souligne que les enseignants constituent une force sociale importante au Sénégal et disposent de leviers capables de peser sur l’action gouvernementale. Dans ce contexte, les élèves risquent d’être les premières victimes, privés de cours et susceptibles de manifester pour défendre leur droit à l’éducation.

Source A rapporte que le Mouvement national des enseignants patriotes (Monep), proche du parti Pastef, a exprimé son inquiétude face aux retenues salariales. Tout en reconnaissant l’application des textes, le mouvement alerte sur des cas où des enseignants non grévistes auraient également été affectés.

Dans un communiqué, le Monep se dit prêt à jouer un rôle de médiation afin de favoriser un consensus autour des réformes et des conditions de travail, dans un esprit de dialogue, de justice et de stabilité du système éducatif.

Sur un autre registre, Sud Quotidien indique que l’ancien ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Moussa Bocar Thiam, pourrait être traduit devant la Haute Cour de justice dès ce vendredi 27 février.

Le journal précise qu’après l’aval unanime de la Commission des Lois, les députés devront se prononcer sur sa mise en accusation dans l’affaire du fonds Force Covid-19.

En réaction, Moussa Bocar Thiam a saisi plusieurs juridictions, dont le Conseil constitutionnel, la Haute Cour de justice, le Procureur général et le président de la Cour d’appel, pour dénoncer ce qu’il considère comme une violation de la Constitution par l’Assemblée nationale.

Sénégal : salaires amputés, tensions sociales et nouvelles priorités de l’État

Entre ponctions sur les salaires des enseignants et nouvelles orientations présidentielles, la presse sénégalaise met en lumière un climat social tendu et une gouvernance en mutation.

SENEGAL-REVUE de PRESSE

Dakar, 26 février – Les retenues opérées sur les salaires des enseignants ainsi que les nouvelles orientations du chef de l’État en matière de protection civile, de mobilité et de valorisation du patrimoine historique figurent parmi les principaux sujets à la Une des quotidiens parvenus ce jeudi.

La question des ponctions salaires enseignants Sénégal cristallise particulièrement les tensions dans le secteur éducatif.

Selon le journal L’As, la situation s’est brusquement détériorée mercredi, à l’ouverture de la plateforme eSolde. De nombreux enseignants en grève ont constaté avec surprise d’importantes retenues sur leurs salaires du mois de février. Le quotidien barre sa Une avec : « l’État serre la vis ».

S’appuyant sur des sources syndicales, le journal indique que les montants prélevés varieraient entre 100 000 et 200 000 F CFA. Des sommes jugées « drastiques » par les concernés. Cette situation alimente davantage la polémique autour des ponctions salaires enseignants Sénégal.

Dans la même veine, Le Quotidien estime que ces mesures ont refroidi les espoirs d’un règlement par le dialogue. La publication souligne que la diffusion des bulletins de salaire a ravivé les tensions dans un climat social déjà fragile.

De son côté, WalfQuotidien évoque un durcissement de la position de l’État face aux syndicats. Le journal précise que ces retenues correspondent aux jours de grève observés entre janvier et février, avec un impact également sur certaines indemnités. Une décision qui renforce le débat autour des ponctions salaires enseignants Sénégal.

Par ailleurs, Sud Quotidien attire l’attention sur la montée des violences et des intrusions dans certains établissements scolaires de Dakar-Plateau. Le ministère de l’Éducation nationale annonce des mesures de sécurisation renforcées, accompagnées de poursuites judiciaires et de sanctions administratives à l’encontre des élèves impliqués.

Le journal met également en avant la volonté des autorités de consolider les mécanismes de contrôle parlementaire. Depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, l’exécutif multiplie les initiatives visant à renforcer la transparence et la redevabilité, notamment à travers des séances régulières de questions d’actualité.

Enfin, Le Soleil revient sur les orientations du chef de l’État en Conseil des ministres. Le président a insisté sur la nécessité de promouvoir une culture nationale de protection civile pour prévenir les risques d’incendies et d’accidents.

Il a également appelé à une stratégie de valorisation et de préservation du patrimoine historique national, notamment les sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Autre priorité évoquée : la mobilité sécurisée des personnes et des biens, présentée comme un levier essentiel du développement économique et social du pays.

Sénégal : Ousmane Sonko assume et s’impose face aux députés

Face à une Assemblée nationale mobilisée, le Premier ministre Ousmane Sonko a livré un exercice de vérité. Pendant plus de trois heures, il a répondu sans détour aux préoccupations majeures du moment, entre tensions sociales, défis économiques et dossiers sensibles.

 

SENEGAL-REVUE de PRESSE

Dakar, 25 février  Les interventions du Premier ministre Ousmane Sonko lors de la séance des questions d’actualité au gouvernement dominent largement l’actualité relayée par les quotidiens parvenus, ce mercredi.

Le journal Le Soleil met en avant un chef du gouvernement qui n’a éludé aucun sujet sensible. « Supporters sénégalais au Maroc, grève, université, homosexualité, dette… Ousmane Sonko sans détour », souligne le quotidien. Interpellé sur plusieurs dossiers brûlants, le Premier ministre s’est voulu direct et assumé, se présentant comme le « gardien de la Révolution » et réaffirmant sa volonté de poursuivre les réformes, malgré un contexte politique agité.

Dans la même dynamique, Libération évoque un « grand oral » du chef du gouvernement. Face aux députés pour la quatrième fois en un an, Ousmane Sonko a répondu à l’ensemble des préoccupations, allant de la dette publique à la crise universitaire, en passant par la situation des supporters sénégalais détenus au Maroc, la filière arachidière ou encore les enjeux liés à la Sonacos. Il a également insisté sur le contrôle des ressources stratégiques, notamment le phosphate, tout en reconnaissant certaines lenteurs dans les processus de reddition des comptes.

Pour Sud Quotidien, cette séance, qui a duré plus de trois heures, a permis au Premier ministre de défendre l’action gouvernementale devant une Assemblée particulièrement attentive. Les échanges ont porté sur des sujets au cœur de l’actualité nationale : la crise dans les universités, la dette, les relations avec le FMI ou encore les tensions sociales. Le journal titre ainsi : « Les urgences nationales en mode décodage ».

De son côté, L’Observateur estime que « Sonko fixe la ligne ». Durant près de trois heures et demie, le chef du gouvernement a détaillé les orientations de son action, revenant sur les principaux défis économiques et sociaux du pays.

Le quotidien Yoor Yoor reprend une déclaration forte du Premier ministre : « Je suis le gardien de la Révolution pour le progrès du Sénégal et de l’Afrique ». Dans un face-à-face qualifié de tendu mais maîtrisé, Ousmane Sonko a affiché une posture ferme, se voulant à la fois pragmatique et républicaine face aux attentes des parlementaires.

Sur les questions sociétales, notamment le projet de loi visant à durcir la lutte contre l’homosexualité, Le Quotidien évoque une ligne mêlant fermeté et rappel au respect du secret médical.

Concernant les tensions à l’université, notamment à Université Cheikh Anta Diop de Dakar, le Premier ministre a assumé l’intervention des forces de l’ordre tout en dénonçant des « abus inadmissibles ». Il a annoncé des mesures conservatoires, cherchant ainsi à concilier impératif sécuritaire et apaisement du climat social.

À travers cette prestation, Ousmane Sonko tente visiblement de reprendre la main sur des dossiers sensibles, tout en consolidant son image auprès d’une opinion publique attentive aux réponses concrètes face aux défis du moment.

Sénégal : entre tensions politiques, scandales sociaux et drame dans le football

Au Sénégal, l’actualité reste marquée par une recomposition politique autour du pouvoir, une recrudescence de la fraude à l’état-civil et un drame qui secoue le monde du football. La presse nationale revient largement sur ces faits qui agitent l’opinion.

 

L’audience accordée aux coordonnateurs départementaux du Pastef par le président Bassirou Diomaye Faye, la fraude à l’état-civil ainsi que le décès du joueur de l’AS Saloum, El Hadji Youssou Diouf, à la suite d’un malaise, figurent parmi les principaux sujets traités par les quotidiens reçus ce lundi.

« Un climat nouveau semble s’installer entre le président de la République et sa formation politique, le Pastef, après les tensions observées à la suite du meeting du 8 novembre 2025 », rapporte Sud Quotidien.

À en croire le journal, le chef de l’État, également ancien secrétaire général du parti, a rencontré, le vendredi 20 février, les coordonnateurs départementaux du Pastef autour d’un ndogou, dans un cadre d’échanges.

Intervenant dans ses colonnes, Ayib Daffé, responsable du groupe parlementaire du Pastef, a précisé que cette rencontre visait à « renforcer la concertation interne et faire le point sur la situation nationale ». Il a, par ailleurs, rejeté les rumeurs évoquant une absence du Premier ministre Ousmane Sonko à cette réunion.

Sous le titre « Bassirou Diomaye Faye sur deux voix », Le Quotidien souligne que cette rencontre a fortement animé le débat public, dans un contexte marqué par des divergences au sommet de l’État. Le journal indique que cette séance, tenue au Palais, s’inscrit dans une démarche de dialogue direct avec la base militante ayant soutenu la candidature présidentielle de 2024.

Pour certains observateurs, cette rencontre, qualifiée de « ndogou politique », pourrait contribuer à resserrer les rangs entre le président et son Premier ministre. Toutefois, des interrogations persistent quant à la solidité de cette entente et à la restructuration en cours de la coalition « Diomaye Président ».

De son côté, L’As évoque un « flou stratégique » au sein du tandem exécutif. Le journal estime que les divergences apparentes entre les deux têtes de l’Exécutif pourraient relever d’une stratégie politique difficile à décrypter.

Même lecture chez WalfQuotidien, qui affiche à sa Une : « La rupture attendra ». Le journal s’interroge sur la tenue régulière de rencontres politiques au Palais présidentiel, estimant qu’elles s’éloignent de la promesse de rupture portée par les autorités actuelles.

Par ailleurs, L’Observateur met en lumière les conséquences sociales de l’affaire d’homosexualité présumée qui agite le pays. Selon le journal, plusieurs personnalités publiques citées dans ce dossier subissent une forme de condamnation sociale avant même toute décision judiciaire.

Sur un autre registre, Le Soleil alerte sur la multiplication des cas de fraude à l’état-civil. Sous le titre « Faux actes, vrai péril », le quotidien évoque des réseaux organisés, impliquant parfois des agents administratifs. Face à cette situation, l’État entend renforcer les mécanismes de contrôle, notamment par des solutions numériques.

Enfin, L’Info rapporte un drame survenu dans le football local. L’attaquant de l’AS Saloum, El Hadji Youssou Diouf, est décédé dimanche à Thiès après un malaise, à l’issue d’un match contre Amitié FC. Ce décès relance le débat sur la prise en charge médicale des joueurs dans les stades sénégalais.

Universités en crise et presse en deuil : les sujets au cœur des quotidiens sénégalais

REVUE DE PRESSE

Entre gouvernance des universités publiques, tensions sur les campus et hommages au journaliste Georges Déthié Diop, la presse sénégalaise fait écho à une actualité dense et marquée par l’émotion.

Les orientations arrêtées en Conseil des ministres sur la gouvernance des universités publiques, dans un climat marqué par des tensions persistantes, ainsi que les hommages rendus au journaliste de la Radio Futurs Médias (RFM), Georges Déthié Diop, figurent parmi les principaux sujets traités par les quotidiens parvenus jeudi à l’Agence de presse sénégalaise (APS).

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé mercredi la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres. Celle-ci s’est tenue deux jours après le décès de l’étudiant Abdoulaye Ba, survenu lundi lors d’affrontements à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Le chef de l’État a rendu hommage à la mémoire de l’étudiant disparu et a appelé à l’instauration d’un dialogue constant entre les différents acteurs du secteur universitaire.

Selon Le Soleil, Bassirou Diomaye Faye a insisté, au cours de cette rencontre, sur la nécessité d’accélérer la validation consensuelle des recommandations issues des concertations menées dans le cadre de l’Agenda national de transformation de l’enseignement supérieur.

Le président de la République a également instruit le gouvernement de mettre en place un dialogue permanent avec l’ensemble des communautés universitaires. L’objectif, précise le journal, est de garantir le respect des calendriers académiques, du système LMD, ainsi que des règles de gouvernance administrative, budgétaire et financière des universités publiques et des centres des œuvres sociales. Le Soleil titre à ce propos en Une : « Le Président insiste sur le consensus ».

De son côté, L’As rapporte que le chef du gouvernement a souligné l’importance de poursuivre les réformes engagées dans le secteur de l’enseignement supérieur.

Le journal indique qu’il a encouragé le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation à accélérer les chantiers en cours, tout en demandant au ministre de l’Intérieur de veiller à la sécurisation et à l’apaisement des espaces universitaires. La publication note qu’au lendemain des tensions enregistrées dans les universités publiques et du décès de l’étudiant Abdoulaye Ba, une large part du Conseil des ministres a été consacrée à la situation du campus de Dakar.

L’As souligne par ailleurs que le gouvernement a promis des suites judiciaires rigoureuses, tout en réaffirmant sa volonté de conduire une réforme structurelle et consensuelle de la gouvernance universitaire.

Dans un autre registre, la même publication consacre un hommage appuyé au journaliste et présentateur de la Radio Futurs Médias, Georges Déthié Diop, décédé mercredi à Dakar, sous le titre : « La presse pleure un pro ».

Georges Déthié Diop, journaliste du Groupe Futurs Médias, est décédé à la suite d’un malaise. Il exerçait à la RFM depuis près de vingt ans, où il s’était imposé par son professionnalisme et une voix devenue familière des auditeurs. Il a occupé plusieurs postes au sein de la rédaction, notamment dans les services culturel et politique. Ces dernières années, il animait l’émission politique dominicale « Le Grand jury ».

« Adieu cher confrère et repose en paix », écrit Les Échos. « Adieu Mister Georges ! », s’exclame L’Observateur, soulignant que le journaliste est décédé alors qu’il était en plein travail, provoquant une vive émotion à travers le pays.

« À la RFM, au sein du Groupe Futurs Médias, comme dans l’ensemble de la presse, confrères et auditeurs ont salué la voix, l’éthique et la rigueur d’un journaliste resté fidèle à son métier jusqu’au bout », écrit L’Obs.

« Georges Déthié Diop de la RFM tombe micro à la main », titre Vox Populi.

Sur le plan sportif, WalfQuotidien met en avant le retour de Cheikh Sarr à la tête de la sélection nationale féminine de basket-ball. Le journal indique que l’entraîneur a quitté le Rwanda, où il encadrait les équipes nationales féminine et masculine, pour reprendre les commandes des Lionnes, un poste qu’il avait déjà occupé entre 2017 et 2019.

« Cheikh Sarr retrouve le banc des Lionnes », annoncent également Le Quotidien et Le Soleil.

Le Sénégal adopte 22 mesures pour lutter contre l’insécurité routière

Les quotidiens sénégalais parvenus mardi à APA titrent principalement sur la vingtaine de mesures prises la veille, lors du conseil interministériel sur la sécurité routière, après le tragique accident de Kaffrine (centre) qui a fait officiellement dimanche 39 morts et 100 blessés.

Vox Populi note que le conseil interministériel sur la sécurité routière a adopté lundi « 22 mesures pour en finir avec +l’hécatombe+ routière ». Désormais, il n’y a « plus de transports interurbains de 23h à 5h du matin » et le « port de casque (est) obligatoire pour les 2 roues » alors qu’on va « vers l’interdiction de l’importation des pneus d’occasion ».

Pour renforcer ces mesures, le journal fait état de la « mise en place d’une structure autonome multisectorielle chargée de l’application rigoureuse des dispositions du code de la route ». « Nous serons sans concession avec ceux qui contreviennent aux règles édictées. Ce terrible accident qui a frappé notre pays doit déclencher une prise de conscience pour renforcer les mesures de prévention et de sécurité », a dit Premier ministre Amadou Ba, présidant hier ce conseil interministériel où « vingt-deux commandements » ont été pris d’après EnQuête.

Le Témoin note de son côté que « les 22 nouvelles mesures de 2023 » rappellent « les dix commandements de 2017 » sur la sécurité routière. Cependant, les autorités ont décidé d’interdire cette fois « l’importation des pneus usés ou d’occasion » et exigent « le démantèlement des porte-bagages ou sièges supplémentaires appelés +versailles+ ». Dans la même veine, l’Etat décide de « la limitation à 10 ans de la durée d’exploitation pour les véhicules de transport de personnes et à 15 ans pour ceux de transport de marchandises ».

Au lieu des 22 mesures évoquées par les autres journaux, Le Soleil parle pour sa part de « 23 mesures fortes de l’Etat » et d’un « conseil supérieur de la sécurité et de l’éducation routière pour le suivi des recommandations ». En revanche, Walf Quotidien note un « rituel d’exorcisme du gouvernement » alors que « les khalifes généraux sermonnent tout le monde ».

Pour L’AS, « le chœur des religieux » a parlé après le drame de Sikilo, dans la région de Kaffrine (centre). Serigne Mountakha Mbacké, le khalife général des mourides, forte communauté soufie basée au centre du pays, à la suite des « prières, résignations et recommandations », « offre 40 millions et préconise un récital de Coran ». Serigne Babacar Sy Mansour, son homologue de Tivaouane, une cité religieuse située à près de 100 km de Dakar, a pour sa part fait « de fortes recommandations (…) aux usagers ».

Se faisant l’écho des « graves révélations de l’enquête » sur l’accident meurtrier de Kaffrine, Libération affirme que « le bus, dont le pneu a éclaté, roulait depuis lors sans assurance ». Le journal fait aussi état de « ce +problème+ détecté dans la +visite technique+ des deux bus dont les propriétaires feront face demain (mercredi) aux enquêteurs ».

Les quotidiens commentent le plan de Macky Sall pour éradiquer les inondations

Les journaux commentent, pour leur livraison de mercredi, le plan d’urgence de 10 milliards de francs CFA annoncé la veille par le président de la République pour venir en aide aux victimes des inondations.
Sud Quotidien, après avoir publié l’information, se veut interrogatif : ‘’Quid du bilan des 767 milliards de francs CFA du Plan national décennal de lutte contre les inondations, lancé en 2012. Sachez juste qu’il y a quelques infrastructures qui ont été réalisées’’, commente le même journal.
Il soutient mordicus qu’il n’y aura pas de ‘’bilan de exhaustif et détaillé’’ du plan gouvernemental destiné à éradiquer les inondations.
‘’Réagissant aux dégâts causés par les fortes pluies tombées dans le pays, samedi dernier, Macky Sall se dédouane et accuse les changements climatiques’’, écrit Le Témoin Quotidien.
Il fait allusion à cette phrase du chef de l’Etat, qui a prononcé un discours à la suite d’une réunion consacrée aux inondations : ‘’Nous sommes dans le cadre du dérèglement climatique, qui est un phénomène mondial, global, qui fait que nous aurons (…) des inondations [ou] des sécheresses.’’
Le Soleil fait état d’‘’aides d’urgence exceptionnelles du couple présidentiel [destinées] aux populations impactées par les inondations’’.
Tribune déduit du discours du président de la République que ‘’les coupables sont à chercher entre le dérèglement climatique et le comportement des Sénégalais’’.
Kritik’ semble être satisfait de l’aide annoncée par le chef de l’Etat en estimant que ‘’solidarité, compassion, aide et assistance sont les plus grandes attentes des citoyens sinistrés’’. ‘’Une meilleure gestion de l’argent du contribuable aiderait à atténuer la colère des [sinistrés]’’, ajoute-t-il.
‘’Du baume au cœur de ceux qui souffrent’’, écrit-il, expliquant que 7 milliards seront octroyés aux services techniques impliqués dans la lutte contre les intempéries, 3 milliards aux sinistrés, à quoi s’ajoute une assistance fournie par l’épouse du chef de l’Etat aux victimes des inondations.
‘’Marième Faye Sall est allée offrir aux 16 communes de Pikine 24 motopompes, 16.000 litres de carburant, 50 tonnes de riz, 5.000 litres d’huile et 25 tonnes de sucre’’.
‘’La première dame fait merveille dans le département de Pikine’’, lit-on dans le même journal, selon lequel l’épouse du chef de l’Etat était dans ce département de la région de Dakar, ‘’où ses actions humanitaires ont fait tache d’huile’’.
Lii Quotidien semble se livrer à la caricature. ‘’Sept milliards (…) dans les eaux, 3 milliards aux sinistrés’’, écrit-il, faisant allusion aux montants alloués aux services techniques chargés de venir en aide aux victimes et l’aide financière destinée à ces derniers.
‘’Macky [Sall] dit tout sauf l’essentiel’’, lit-on dans Source A, qui déplore qu’il n’y ait eu, venant du président de la République, ‘’aucune explication concernant 750 milliards de francs CFA [alloués au] plan décennal de lutte contre les inondations’’.
‘’Mobilisation des gouverneurs, des préfets, des sapeurs-pompiers, et de l’armée au besoin’’, rapporte EnQuête, ajoutant que Macky Sall a annoncé ‘’un nouveau schéma de financement du plan décennal de lutte contre les inondations’’.
Il relaye la réaction du coordonnateur du Forum civil, la section sénégalaise de l’ONG Transparency International, lequel soutient que ‘’les structures étatiques ont failli dans la gestion des inondations’’.
L’As regarde dans le rétroviseur en affirmant que ‘’Juste après son arrivée au pouvoir en 2012, le président Macky Sall avait fait supprimer le Sénat pour lutter efficacement contre les inondations’’. ‘’Mais huit ans après, poursuit-il, le problème reste entier.’’
‘’Macky [Sall] se jette à l’eau’’ en annonçant un ‘’plan d’urgence’’ de 10 milliards de francs CFA, affirme Le Quotidien, ajoutant que le chef de l’Etat ‘’a salué l’efficacité des ouvrages’’ d’assainissement construits pour endiguer les inondations.
WalfQuotidien affirme que la ‘’colère’’ des sinistrés ‘’s’exprime virtuellement dans les réseaux sociaux, et concrètement sur le terrain’’.

Le maintien de l’Hydroxychloroquine dans le protocole des soins Covid à la une

La décision des autorités sanitaires de maintenir le protocole de soins à base d’hydroxychloroquine pour le traitement des patients atteints de Covid-19 est un des sujets en exergue dans les quotidiens reçus jeudi à l’APS.
Le journal Enquête souligne que le Sénégal ‘’maintient son protocole de soins à base d’hydroxychloroquine’’. “Le traitement avec l’hydroxychloroquine va continuer au Sénégal. L’équipe du Pr. Seydi maintient son protocole thérapeutique’’, a déclaré le docteur Abdoulaye Bousso, interrogé par l’Agence française de presse (AFP), rapporte Enquête.
Une étude de la revue scientifique The Lancet a dénoncé l’inefficacité voire la mortalité dans certains cas de l’utilisation de l’hydroxychloroquine. Dans la foulée, l’OMS a décidé de l’arrêt des essais cliniques et plusieurs pays dont la France ont arrêté le médicament de leur protocole de soins.
Selon Enquête, ‘’le directeur du Centre des opérations d’urgence sanitaire (COUS) au ministère de la Santé et de l’Action sociale a réaffirmé que les résultats de l’utilisation de l’hydroxychloroquine sont encourageants et que le Sénégal a décidé de continuer avec le même protocole’’.
Le Quotidien note que le Sénégal ‘’ne change pas de protocole’’. ‘’(….) le personnel médical ne veut pas renoncer à un protocole qui fait encore des miracles’’, selon le journal.
Dans L’Observateur, le Pr Moussa Seydi, Coordonnateur national de la prise en charge médicale des patients, assure qu’aucun décès ‘’n’est lié à hydroxychloroquine au Sénégal’’.
Pendant ce temps, la mortalité liée au Coid-19 est en hausse , s’inquiète Source A.
‘’Comme on pouvait s’y attendre, le nombre de cas graves, qui a augmenté ces derniers jours, n’est pas sans conséquences. Car la liste macabre se poursuit toujours’’, écrit le journal. Un homme âgé de 68 ans est décédé, ce mercredi 27, à l’Hôpital Aristide le Dantec, ce qui porte à 39 le nombre de décès enregistré, depuis le début de la pandémie au Sénégal.
Le Témoin signale que le virus ‘’poursuit sa propagation inquiétante et son lot de décès’’.
‘’Hier (mercredi), il a fait son 39ème décès depuis son apparition dans notre pays le 02 mars dernier. Il s’agit d’un homme âgé de soixante-huit ans. Il est décédé ce mercredi 27 mai au centre de traitement de l’hôpital Aristide le dantec, selon le communiqué de presse du ministère de la santé. Depuis un mois, le coronavirus a accéléré la cadence’’, selon le journal.
walfadjiri relève que ‘’les cas graves augmentent crescendo’’. ‘’La situation des cas graves de Covid-19 empire. Au nombre de 18, le mardi 26 mai 2020, ils sont passés à 20, hier, dans les services de réanimation, selon le bulletin quotidien du ministère de la Santé et de l’Action sociale’’, relève la publication.
Sud Quotidien aborde la distribution des kits alimentaires et souligne que ‘’des populations (sont) toujours en attente des vivres’’.
’’Démarrée depuis le 11 avril (pour le riz) et le 2 mai pour les autres denrées (savon, pâtes, huile, sucre), la distribution de l’aide alimentaire n’a couvert pour l’instant que 7 régions (Ziguinchor 90%, Kolda, Sedhiou, Kédougou, Tambacounda, Matam et Saint-Louis)’’, écrit Sud.

’’Et quand on fait une différence entre l’effectivité de l’expédition assurée avec brio par les hommes du Général François Faye et la réception qui relève de la compétence de l’Exécutif local, on peut dire sans risque de se tromper que les populations devraient encore garder leur mal en patience avant d’assister à la distribution de cette +aumône+ de l’Etat’’, ajoute le journal.

Tribune rapporte que ‘’les populations empêchent un enterrement covid-19’’ à Diamaguène, dans la banlieue de Dakar. ‘’ La tension était vive hier, à Diamaguène Sicap Mbao (département de Pikine, Banlieue de Dakar). Les populations de la localité se sont opposées catégoriquement à l’enterrement d’un individu dans leur cimetière’’, dit le quotidien.
L’As souligne que ’’pour s’opposer a l’inhumation d’un mort du covid-19 Diamaguène éconduit le cortège funèbre à coup de gourdins’’.
’’C’est à croire que la banlieue dakaroise est un no mans land où les populations font la loi impunément. Après Malika, hier des populations de Diamaguène ont refusé qu’un mort du covid-19 soit enterré dans leur cimetière. Conséquence, elles ont attaqué le cortège funèbre à coup de pierres et de gourdins, et saccagé l’ambulance des sapeurs-pompiers, le véhicule des agents du service d’hygiène et une voiture de la Croix Rouge Internationale’’, lit-on dans le journal.