Le débat autour de la gestion de 3 milliards de FCFA évoqués dans le dossier des fonds à la Primature prend une nouvelle tournure. Invité ce mardi sur la TFM, l’ancien Directeur de l’Administration générale et de l’Équipement (DAGE), Macodou Sène, a livré une version qui contredit celle avancée par le Premier ministre Ousmane Sonko.
Sur le fond, l’ancien responsable de la Primature affirme n’avoir jamais eu la charge de fonds spéciaux ou de ressources soustraites aux procédures habituelles de justification. Selon lui, les fonds qu’il gérait dans ses fonctions étaient encadrés par des règles précises et accompagnés des pièces justificatives nécessaires.
« En tant que DAGE, je n’ai jamais géré de fonds spéciaux. Les fonds que j’ai gérés étaient soumis à justification et les pièces sont là-bas. Moi, je n’en connais pas », a-t-il déclaré. Macodou Sène demande par ailleurs que des preuves soient produites pour étayer les accusations portées contre lui : « Celui qui a dit ça n’a qu’à sortir des preuves. »
Mais le démenti de l’ancien DAGE ne s’arrête pas à la nature des fonds qu’il aurait administrés. Il porte également sur ses éventuels échanges avec le chef du gouvernement autour de cette affaire.
Interrogé sur une possible interpellation directe d’Ousmane Sonko concernant ces ressources, Macodou Sène affirme que le Premier ministre ne l’a jamais questionné sur ce sujet. Cette déclaration vient ainsi remettre en cause la version jusque-là associée à son nom dans le débat sur les fonds de la Primature.
L’ancien responsable assure également n’avoir jamais demandé à Ousmane Sonko de se rapprocher de Cheikh Diba, alors ministre des Finances et du Budget. Il explique qu’il ne disposait tout simplement pas d’informations sur l’existence de fonds politiques ou de fonds spéciaux qu’il aurait été chargé de gérer.
Ses déclarations ouvrent ainsi un nouveau chapitre dans une affaire déjà marquée par des versions contradictoires. Alors que le débat sur l’encadrement et la gestion des fonds spéciaux se poursuit au Sénégal, l’ancien DAGE de la Primature entend désormais défendre publiquement sa propre version des faits.




