Le Ghana supprime les frais de visa pour les Africains

Accra annonce la gratuité des e-visas pour les ressortissants africains, une mesure destinée à stimuler la mobilité et l’intégration sur le continent.

Le président ghanéen John Dramani Mahama a annoncé la suppression des frais de visa à compter du 25 mai pour les ressortissants des pays africains, qui pourront désormais obtenir des e-visas en ligne sans frais. Cette nouvelle politique migratoire, portée par Accra, vise à faciliter la mobilité intra-africaine et à renforcer l’intégration continentale. Le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a toutefois précisé que cette mesure ne supprime pas les contrôles liés à l’octroi des visas.

« Le fait de ne pas payer de frais de visa ne signifie pas que vous ne serez pas soumis à un contrôle des visas […] Les Africains devront toujours suivre une procédure de demande de visa comme tout le monde, mais celle-ci sera gratuite », a-t-il indiqué sur le réseau social X.

Ainsi, malgré la gratuité annoncée, les autorités maintiennent les exigences administratives et sécuritaires liées à l’entrée sur le territoire. Cette réforme s’inscrit dans une dynamique plus large de promotion de la libre circulation en Afrique, dans un contexte où plusieurs pays cherchent à lever les obstacles administratifs aux déplacements sur le continent. En facilitant l’accès au territoire ghanéen, les autorités entendent encourager les échanges économiques, culturels et touristiques entre pays africains.

Cette initiative pourrait également contribuer à renforcer les ambitions d’intégration régionale, notamment dans le cadre des politiques de mobilité portées à l’échelle continentale.

Dakar : une masterclass pour accompagner les entrepreneurs africains

Une masterclass dédiée à l’entrepreneuriat se tiendra à Dakar le 28 mars. L’initiative vise à accompagner la création et le financement de projets.

Prévue le samedi 28 mars, cette activité sera consacrée à la création, à la structuration et au financement de projets entrepreneuriaux, selon une note transmise ce lundi à APA. Dans un contexte marqué par l’essor des initiatives entrepreneuriales en Afrique, mais aussi par les difficultés persistantes d’accès au financement et à l’accompagnement, le Diambilay Business Center (DBC) organise à Dakar une masterclass baptisée « Richesses d’Afrique ».

La rencontre se tiendra de 9h00 à 15h00 au Théâtre National Daniel Sorano. Elle s’inscrit dans une dynamique de promotion de l’entrepreneuriat sur le continent africain, précise la note.

Placée sous le thème « Entreprendre au Sénégal : créer, structurer et financer son projet », cette initiative entend offrir aux porteurs de projets, entrepreneurs et jeunes talents un espace d’échanges avec des experts et des acteurs engagés dans le développement de l’écosystème entrepreneurial africain.

Au cours de cette session, plusieurs intervenants partageront leurs expériences et leurs stratégies. Parmi eux, Jean-Clément Diambilay, fondateur du DBC, apportera son expertise et sa vision de l’entrepreneuriat.

Selon les organisateurs, cette masterclass vise également à mettre en lumière les opportunités de création de richesse en Afrique et à encourager l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs mieux structurés.

Can Cameroun 2021-Coching : 16 entraîneurs sur 24 sont des Africains

Pour la première fois depuis 1965, 2/3 des entraîneurs africains sont à la tête des équipes engagées à une Coupe d‘Afrique des nations de football.

Révolution. 16 des 24 sélectionneurs à la 33ème édition de la Coupe d’Afrique des nations de football sont Africains. Une grande première depuis 50 ans. Il s’agit d’un revirement significatif en faveur des locaux, qui ont longtemps été éclipsés par les entraîneurs étrangers d’Europe et d’Amérique du Sud lors des phases finales de Can. Les fameux « sorciers blancs » sont en chute libre.

Le fait que le Sénégal et l’Algérie, les deux premières équipes africaines au classement Fifa,  soient entraînés par des nationaux a certainement influencé le choix des sélectionneurs sur le continent ces derniers temps.  Mieux, Aliou Cissé, au Sénégal et Djamel Belmadi en Algérie, ont réussi à hisser leur équipe respective à la dernière édition de la Can en Egypte. Une édition remportée par les Fennecs.

Lors de cette phase finale en Égypte en 2019, 15 des 24 entraîneurs étaient étrangers. En 2015 en Guinée équatoriale, seuls trois des 16 finalistes avaient des locaux à leur tête. La phase finale de 2002 au Mali a été la dernière fois où il y a eu plus d’entraîneurs africains que d’étrangers, mais à l’époque, sur un terrain de 16 équipes, il y avait une répartition presque égale avec neuf Africains et sept expatriés.

Depuis 1965 en Tunisie, où les six équipes sur huit étaient dirigées par des locaux, il n’y a jamais eu un tel pourcentage d’entraîneurs africains, dans ce qui sera considéré comme un vote de confiance dans le talent local.

Des pays comme le Burkina Faso, la Guinée équatoriale, Mali, et tout récemment la Guinée et le Nigéria, dont les dernières participations à la phase finale avaient été confiées à un entraîneur étranger, ont changé d’approche et opté pour des locaux.

Le débat sur le manque d’opportunités pour les entraîneurs africains dans leur propre pays a longtemps, fait couler encres et salives. Certains observateurs pensent que les fédérations africaines ont tendance à privilégier les étrangers puisqu’ils sont jugés, à priori, plus expérimentés et compétents.

D’autres pensent que le statut des entraîneurs africains est encore faible et qu’ils ne bénéficient pas du même respect de la part des joueurs qu’un entraîneur étranger.

Sur les 32 éditions passées de la Can, seuls six ont vu des entraîneurs africains dominer. Il y a eu huit tournois où la répartition était égale, mais 18 où les entraîneurs non africains étaient en majorité sur le banc. Ce chiffre inclut les sept dernières éditions, qui remontent à 2008. Cette fois-ci, du 9 janvier au 6 février, au Cameroun,  seulement 8 expatriés, sur 24, iront à la conquête du trophée.

Emile Zola Ndé Tchoussi

Liste des 24 sélectionneurs de la Can Cameroun 2021

Algérie : Djamel Belmadi (Algérie)

Burkina Faso : Kamou Malo (Burkina Faso)

Cameroun : Antonio Conceição (Portugal)

Cap-Vert : Pedro Leitão (Cap-Vert)

Comores : Amir Abdou (Comores)

Côte d’Ivoire : Patrice Beaumelle (France)

Egypte : Carlos Queiroz (Portugal)

Ethiopie : Wubetu Abate (Ethiopie)

Gabon : Patrice Neveu (France)

Gambie : Tom Saintfiet (Belge)

Ghana : Milovan Rajevac (Serbie)

Guinée : Kaba Diawara (Guinée)

Guinée-Bissau : Baciro Candé (Guinée-Bissau)

Guinée Equatoriale : Rodolfo Bodipo (Guinée Equatoriale)

Malawi : Meke Mwase (Malawi)

Mali : Mohamed Magassouba (Mali)

Maroc : Vahid Halilhodzic (Bosnie Herzégovine)

Mauritanie : Didier Gomes (France)

Nigéria : Augustine Eguavoen (Nigéria)

Sénégal : Aliou Cissé (Sénégal)

Sierra Leone : John Keister (Sierra Leone)

Soudan : Burhan Tiya (Soudan)

Tunisie : Mondher Kebaier (Tunisie)

Zimbabwe : Norman Mapeza (Zimbabwe)