Presse sénégalaise : le TER et le bras de fer autour des propositions de loi dominent les unes

La mise en service du deuxième tronçon du Train express régional (TER) et les tensions autour des propositions de loi de la majorité parlementaire occupent une place importante dans les quotidiens sénégalais parvenus mardi à l’APS. Les journaux reviennent également sur la grève de 72 heures du SAMES et les discussions autour du dialogue social.

Le nouveau tronçon du TER reliant Diamniadio à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) constitue l’un des principaux sujets de cette livraison. Le Soleil indique que cette section de 19 kilomètres porte désormais le linéaire total de la ligne Dakar-AIBD à 55 kilomètres, reliant le cœur de la capitale à l’aéroport de Diass.

Le quotidien souligne également l’intérêt de cette nouvelle liaison dans la perspective des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026. Avec cette infrastructure, le Comité d’organisation des JOJ dispose d’un nouvel outil pour faciliter les déplacements des milliers de personnes attendues pour l’événement, dont le lancement est prévu le 31 octobre prochain.

Le Quotidien présente pour sa part la mise en service de ce tronçon comme une nouvelle étape dans la modernisation des transports sénégalais. Le journal relève que Dakar et l’AIBD sont désormais reliés par le rail et chiffre à plus de 300 milliards de francs CFA l’investissement consacré au projet.

Sur le front social, Walfquotidien s’intéresse à la grève de 72 heures déclenchée lundi par le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES). Sous le titre « Les malades prennent leurs maux en patience », le journal décrit les conséquences du mouvement dans les structures sanitaires publiques.

Rendez-vous annulés, consultations reportées et patients contraints de repartir : Walfquotidien rapporte les perturbations enregistrées dans les établissements concernés et décrit une situation difficile pour les usagers du système de santé.

Le Quotidien élargit le débat aux relations entre l’État, les syndicats et le patronat. Le journal s’interroge sur les moyens d’instaurer un dialogue social permanent, alors que les centrales syndicales ont annoncé une grève générale pour les 21, 22 et 23 octobre.

Sur le terrain politique, plusieurs quotidiens reviennent sur la conférence de presse des députés de Pastef, parti majoritaire à l’Assemblée nationale. Vox Populi évoque un « bras de fer » autour des dernières propositions de loi portées par la majorité parlementaire.

Le journal rapporte notamment les critiques formulées par Ayib Daffé, président du groupe parlementaire Pastef, à l’égard de la position du gouvernement sur plusieurs textes concernant les crédits spéciaux, la santé en milieu carcéral et le Code pétrolier.

Selon Vox Populi, Ayib Daffé dénonce des incohérences dans la position de l’exécutif et critique les amendements apportés aux propositions de loi de la majorité. Il estime que ces modifications peuvent conduire à un « vote bloqué ».

Sud Quotidien revient également sur cette controverse et rapporte que les députés de la majorité considèrent que cette démarche du gouvernement constitue un recul par rapport à la transparence qu’ils souhaitent promouvoir.

Le quotidien Yoor-Yoor met, de son côté, l’accent sur les positions du député Amadou Ba. Le parlementaire réclame notamment un contrôle accru des engagements publics et une traçabilité plus rigoureuse des ressources.

Selon le journal, Amadou Ba entend placer ces exigences au cœur du contrôle parlementaire à l’approche des débats budgétaires. Il souhaite également interpeller l’exécutif sur ses choix et sur la distinction entre l’action de l’État et les activités partisanes.

À travers leurs différentes unes, les quotidiens sénégalais mettent ainsi en lumière une actualité marquée à la fois par les avancées dans les infrastructures, les tensions dans le secteur de la santé et les débats sur le fonctionnement des institutions. Le nouveau tronçon du TER, la grève du SAMES et le débat parlementaire constituent les principaux points d’attention de cette livraison.

Sénégal : la relance pétrogazière, le dossier FMI et les fortes pluies dominent les journaux

Les quotidiens sénégalais parvenus mercredi 16 septembre consacrent une large place à trois sujets majeurs. La relance de l’exploration pétrolière et gazière, les résultats de la visite de Bassirou Diomaye Faye aux États-Unis et les conséquences des fortes pluies enregistrées mardi occupent l’essentiel des unes.

Sur le front pétrogazier, Le Soleil revient sur le protocole d’accord signé entre le ministère de l’Énergie et du Pétrole et le groupe italien Eni. Le partenariat prévoit l’évaluation du potentiel pétrolier et gazier du Sénégal à travers cinq blocs offshore.

Le quotidien présente cette opération, financée par le groupe italien, comme un retour de l’exploration au centre de la stratégie nationale et comme un signal adressé aux investisseurs internationaux.

L’Observateur revient également sur cet accord, signé en marge du salon international Gastech 2026, organisé à Bangkok. Le journal y voit une nouvelle étape dans la volonté du gouvernement de relancer l’exploration pétrolière et gazière, de promouvoir le bassin sédimentaire sénégalais et d’attirer de nouveaux investissements dans l’amont pétrolier.

La visite de Bassirou Diomaye Faye à Washington occupe également une place importante dans les journaux. Le Soleil met en avant la rencontre entre le chef de l’État et la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), sous le titre « Le dialogue se consolide ». Le quotidien rapporte que les deux parties souhaitent avancer rapidement vers l’approbation, par le conseil d’administration du FMI, de l’accord technique portant sur un programme de 2,2 milliards de dollars.

L’Observateur revient également sur cette audience et rappelle que le Sénégal et le FMI ont conclu début septembre un accord technique ouvrant la voie à un programme économique et financier de 2,2 milliards de dollars, soit environ 1 240 milliards de francs CFA. L’objectif annoncé est de redresser les finances publiques et de relancer l’économie.

WalfQuotidien résume pour sa part les enjeux liés à ce dossier sous le titre « Course contre la montre ». Le journal s’intéresse au traitement de la dette sénégalaise et aux discussions engagées par Bassirou Diomaye Faye avec le FMI et la Banque mondiale.

Les Echos affirme de son côté que le président sénégalais a réussi à faire avancer le dossier du pays jusqu’au conseil d’administration du FMI. Le quotidien souligne que des financements sont attendus pour apporter un soutien au secteur privé.

Vox Populi rapporte également une déclaration de Bassirou Diomaye Faye dans laquelle le président assure vouloir poursuivre ses efforts jusqu’à ce que les Sénégalais constatent une amélioration de leurs conditions de vie. Le voyage présidentiel est également abordé sous l’angle des relations avec le secteur privé américain. Source A relève que le chef de l’État a obtenu 300 millions de dollars destinés au numérique et participé à trois audiences avec des acteurs économiques américains. Le quotidien souligne que ces échanges ont été inscrits dans la politique de souveraineté défendue par le président.

À côté de ces questions économiques, les fortes pluies enregistrées mardi matin occupent une autre partie de la presse. L’Info titre « Le ciel s’ouvre, Dakar et Thiès sombrent », pour décrire les perturbations provoquées par les précipitations.

Yoor-Yoor revient sur les routes coupées, les commerces paralysés et les habitations envahies par les eaux. Le quotidien met en avant les difficultés persistantes liées à l’évacuation des eaux pluviales, particulièrement dans la capitale.

Sud Quotidien titre « Dakar noyée par ses vieux démons ». Le journal rapporte que les rafales de vent accompagnées de fortes précipitations ont perturbé les déplacements dans plusieurs quartiers de Dakar. Des axes routiers ont été paralysés, tandis que des habitations ont été touchées par les eaux.

Entre la relance de l’exploration pétrogazière, les discussions avec les institutions financières internationales et les difficultés provoquées par les pluies, la presse sénégalaise met donc en lumière des enjeux qui touchent à la fois les perspectives économiques du pays et les préoccupations immédiates des populations.

La visite de Bassirou Diomaye Faye à Washington et l’arrivée de Patrick Vieira dominent les journaux

La visite de travail de Bassirou Diomaye Faye à Washington et l’arrivée de Patrick Vieira à la tête de l’équipe nationale de football occupent une place centrale dans les quotidiens sénégalais de ce mardi 15 septembre 2026. Les journaux s’intéressent à la fois aux enjeux économiques et financiers du déplacement présidentiel aux États-Unis et aux premiers pas attendus du nouveau sélectionneur des Lions.

Le Soleil met en avant les résultats de la visite du chef de l’État auprès des partenaires américains. Le quotidien rapporte que le Sénégal a obtenu la confirmation de la disponibilité de la Banque mondiale à poursuivre son accompagnement au cours des prochaines années. Cet appui doit notamment contribuer à préserver la stabilité du cadre macroéconomique et à accélérer les transformations structurelles de l’économie. Le journal revient également sur les échanges entre Bassirou Diomaye Faye et des investisseurs américains, parmi lesquels des responsables de la Chambre de commerce des États-Unis. L’emploi, l’énergie et la protection sociale figuraient notamment parmi les priorités évoquées. Ces acteurs ont réaffirmé leur intérêt pour le Sénégal et les opportunités offertes par son économie.

Le Quotidien s’attarde davantage sur le rendez-vous annoncé entre le président sénégalais et Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international. La rencontre prévue ce mardi intervient à la veille d’une réunion jugée cruciale du conseil d’administration du FMI consacrée au Sénégal. Le journal présente cette étape comme l’un des principaux enjeux du séjour présidentiel à Washington. Il relève également que Bassirou Diomaye Faye mène une offensive auprès du patronat américain et des grandes entreprises technologiques, avec notamment une promesse d’investissement de 300 millions de dollars. Mais pour Le Quotidien, le principal enjeu reste la rencontre avec la patronne du FMI, qui pourrait contribuer à accélérer le décaissement des crédits annoncés au profit du Sénégal, pour un montant de l’ordre de 2,2 milliards de dollars.

Sur le front sportif, l’arrivée de Patrick Vieira à la tête des Lions occupe également une large place dans les journaux. Record consacre sa Une au technicien franco-sénégalais avec le titre « Enfin, Patrick Vieira se dévoile ». Le quotidien spécialisé annonce la présentation officielle du nouveau sélectionneur par la Fédération sénégalaise de football vendredi au stade Léopold Sédar Senghor. Cette présentation doit mettre fin à une période de flottement autour de la sélection et sera accompagnée de la publication de la première liste de joueurs convoqués par Vieira depuis sa nomination.

L’ancien international français, nommé le 18 août dernier, se dit « honoré et fier de rejoindre le Sénégal », rapporte Record. Il affiche également son impatience de rencontrer le groupe et de commencer son travail à la tête de l’équipe nationale.

L’As souligne justement l’ampleur de la tâche qui attend le nouveau sélectionneur. Selon le quotidien, Patrick Vieira se dit « impatient » de découvrir son groupe, mais fait face à « un immense chantier » qui commence dès cette semaine. La première trêve internationale post-Coupe du monde constituera ainsi sa première véritable occasion de poser les bases de son projet avec les Lions.

Sud Quotidien considère de son côté que la présentation officielle de Patrick Vieira marquera « le véritable coup d’envoi de son aventure » à la tête de la sélection. Le journal attend notamment la publication de sa première liste, qui donnera une première indication sur ses choix et ses orientations.

Au-delà de Washington et de la sélection nationale, les journaux abordent également plusieurs dossiers politiques et économiques. L’As s’intéresse à la situation de l’Alliance pour la République, le parti de l’ancien président Macky Sall. Face aux départs, aux repositionnements individuels et aux ralliements à la mouvance présidentielle, le quotidien estime que l’APR « se désagrège dans le silence ». Il observe que les signes de fragilisation se multiplient depuis plusieurs mois, sans qu’une réaction collective de l’ancien parti au pouvoir soit véritablement perceptible.

Walfquotidien se penche pour sa part sur la fusion des agences et la rationalisation des dépenses publiques. Le journal estime que la logique politique pourrait désormais peser sur les orientations annoncées par Bassirou Diomaye Faye. Les prochaines élections locales et législatives ainsi que les ralliements vers la mouvance présidentielle pourraient, selon cette publication, pousser le chef de l’État à revoir certaines ambitions de rationalisation de l’appareil public afin de répondre aux nouvelles réalités politiques.

La question de l’entretien des infrastructures publiques est enfin soulevée par Sud Quotidien. Sous le titre « Le Sénégal construit, mais n’entretient pas », le journal met en évidence les limites d’une politique qui privilégie la construction de nouveaux ouvrages sans toujours assurer suffisamment leur maintenance. Routes, écoles, hôpitaux, réseaux d’assainissement, marchés, infrastructures électriques et ouvrages de transport seraient concernés par cette problématique.

Pour Sud Quotidien, le Sénégal dispose aujourd’hui d’un patrimoine public important, mais celui-ci se dégrade faute d’entretien et de renouvellement suffisants. Une situation qui pose la question de la durabilité des investissements réalisés par l’État et de la nécessité d’intégrer davantage la maintenance dans les politiques publiques.

Entre les négociations économiques et financières engagées à Washington, les premiers pas très attendus de Patrick Vieira et les interrogations sur la vie politique et la gestion des infrastructures, la presse sénégalaise offre ainsi ce mardi un regard croisé sur les principaux enjeux du pays.

Sénégal : les importations d’oignon, la DPG et la dégradation de Moody’s au menu des quotidiens

Les quotidiens sénégalais parus ce mardi 1er septembre 2026 accordent une large place à la levée du gel des importations d’oignon, à la reprise des travaux de l’Assemblée nationale autour de la Déclaration de politique générale du Premier ministre, mais aussi aux débats suscités par la récente dégradation de la note souveraine du Sénégal par Moody’s.

Sur le front économique, la décision du ministère de l’Industrie et du Commerce de mettre fin au gel des importations d’oignon continue de faire réagir. Sud Quotidien rappelle que la mesure, levée lundi 31 août, intervient au terme d’une campagne de commercialisation qui aura duré un peu plus de sept mois. Pour le journal, cette décision ne signifie toutefois pas un retour complet au libre accès des importateurs. Les opérations resteront encadrées, avec des autorisations délivrées sous forme de quotas et susceptibles d’être accordées jusqu’au 31 décembre 2026.

Sud Quotidien parle ainsi d’une « parade », estimant que la mesure intervient dans un contexte de hausse des prix sur les marchés, alors même que la production nationale d’oignons est annoncée à plus de 450 000 tonnes pour 2026.

Le Soleil adopte une lecture davantage centrée sur l’approvisionnement. Le quotidien estime que la levée du gel répond avant tout à la nécessité de garantir une alimentation régulière du marché intérieur. L’objectif serait ainsi de prévenir d’éventuelles tensions sur la disponibilité du produit et de limiter leurs conséquences sur les consommateurs.

L’actualité parlementaire occupe également une place importante dans les journaux. L’As annonce l’ouverture, ce mardi à 10 heures, de la deuxième session extraordinaire de l’Assemblée nationale. Les travaux seront principalement consacrés à la Déclaration de politique générale du Premier ministre.

Après l’ouverture de la session, la conférence des présidents devra déterminer la date du « grand oral » du chef du gouvernement. L’As souligne que cette convocation intervient dans un contexte politique particulièrement tendu. Le quotidien s’interroge notamment sur le poids de la majorité parlementaire acquise à Pastef dans les rapports avec le président de la République. Il pose la question de l’influence que cette majorité pourrait exercer sur les choix de l’Exécutif.

Walfquotidien se montre, lui, beaucoup plus critique à l’égard du pouvoir. Le journal estime que la « rupture systémique » annoncée par les nouvelles autorités n’a pas produit les résultats attendus. « Ça tourne en rond », affiche-t-il à sa une, dénonçant ce qu’il considère comme un retour à certaines pratiques des anciens régimes. Le quotidien évoque notamment les affrontements verbaux, les accusations et les contre-accusations qui rythment la vie politique. Il estime que le pouvoir actuel reproduit progressivement certaines méthodes qu’il entendait pourtant dépasser.

Pendant ce temps, L’Observateur s’intéresse au retour progressif d’Amadou Ba sur la scène politique. L’ancien Premier ministre serait engagé dans un « sursaut politique », selon le journal. Après plusieurs mois de retrait relatif, Amadou Ba multiplierait désormais les déplacements et les rencontres, tout en réactivant ses réseaux politiques. L’Observateur y voit les prémices d’une stratégie de reconquête, notamment en perspective des prochaines échéances électorales et de la recomposition de l’opposition.

Enfin, Le Soleil revient sur les conséquences de la récente dégradation de la note souveraine du Sénégal par Moody’s. Le quotidien élargit le débat à la question de la prime de risque appliquée aux États africains et aux méthodes utilisées par les agences de notation. Cette nouvelle dégradation relance, selon le journal, les interrogations sur la manière dont le risque africain est évalué par les agences internationales. Des experts s’interrogent notamment sur les conséquences financières de ces appréciations, susceptibles d’alourdir le coût auquel les États africains accèdent aux marchés.

Entre tensions sur le marché de l’oignon, affrontement politique autour de la Déclaration de politique générale et inquiétudes liées au coût du financement, la presse sénégalaise met ainsi en évidence les principaux défis économiques et politiques auxquels Dakar fait face en cette rentrée de septembre.

Sénégal : la presse nationale s’attardent sur le crime rituel présumé, l’autoroute Mbour-Kaolack et le Mawlid

La presse sénégalaise ouvre largement ses colonnes ce lundi 24 août 2026 sur trois sujets majeurs : la mort de Ndèye Bigué Sène, présentée comme victime d’un crime rituel, la mise en service de l’autoroute à péage Mbour-Fatick-Kaolack et l’effervescence autour de la célébration du Mawlid à Tivaouane.

L’Observateur revient en priorité sur la mort de Ndèye Bigué Sène, âgée de 19 ans et candidate malheureuse au baccalauréat 2026. Son corps a été retrouvé dans une zone boisée à Tivaouane. Selon le journal, son marabout, B. Ndiaye, aurait reconnu l’avoir poignardée puis étranglée dans le cadre d’un rituel qui lui aurait été imposé par un autre marabout. Ce dernier lui aurait promis gloire et richesse. Libération consacre également sa Une à cette affaire et cherche à retracer le parcours de la jeune femme, qui aurait été placée sous l’influence d’un charlatan lui promettant, ainsi qu’à sa mère, de favoriser sa réussite à l’examen grâce à des séances de prières.

Sur le front des infrastructures, Le Soleil met en avant l’entrée en service de l’autoroute à péage Mbour-Fatick-Kaolack. Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé samedi 22 août à son inauguration officielle, en présence notamment de l’ambassadeur de Chine au Sénégal, des ministres chargés des Infrastructures et des Transports et de plusieurs autorités administratives et territoriales. Longue de 100 kilomètres et complétée par 15 kilomètres de routes de connexion, cette nouvelle infrastructure relie désormais la Petite Côte au cœur du Bassin arachidier. Le chef de l’État a salué la réalisation d’un ouvrage présenté comme important pour la mobilité des populations et le développement des territoires, d’autant que sa mise en service intervient avant l’échéance initialement prévue.

À Tivaouane, l’approche du Mawlid transforme progressivement la ville en un important centre de rassemblement religieux. Le Soleil décrit une cité déjà gagnée par l’affluence des fidèles venus du Sénégal et de la sous-région. Dès le vendredi 21 août, à l’occasion de la Hadaratoul Jummah, les visiteurs ont commencé à converger vers la capitale de la Tijaniyya. Entre les visites religieuses, les embouteillages provoqués par la fermeture de certaines ruelles et l’activité des commerçants, Tivaouane vit au rythme des préparatifs de la célébration.

L’Observateur souligne également la reprise des visites de courtoisie des autorités politiques auprès des familles religieuses. Samedi 22 août, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, s’est rendu à Tivaouane pour un ziar placé sous le signe de la paix, de la concorde et de la cohésion sociale. La présence du représentant du khalife général des Tidianes, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy, a notamment été remarquée.

Les visites du président de l’Assemblée nationale dans les foyers religieux ont également servi de cadre à des échanges sur la réforme du régime des fonds spéciaux. Le Quotidien rapporte qu’à Médina Baye, où il a été reçu samedi par le khalife général, Cheikh Mouhamad Mahi Ibrahima Niass, Ousmane Sonko a défendu son projet de renforcer le contrôle parlementaire sur ces ressources publiques. Il a dénoncé l’absence de contrôle sur les « fonds politiques » et réaffirmé sa volonté d’instaurer une surveillance parlementaire stricte, tout en s’interrogeant sur l’ampleur de la polémique suscitée par cette proposition.

Presse sénégalaise : diplomatie, hydrocarbures et sécurité au cœur de l’actualité

Les quotidiens sénégalais parus ce mercredi 4 février 2026 balayent une actualité dense, dominée par le rapprochement Dakar–Brazzaville, les tensions dans le secteur des hydrocarbures et les signaux envoyés à deux ans des élections locales.

 

Les journaux reçus ce mercredi s’intéressent à plusieurs sujets majeurs, allant du renforcement de la coopération diplomatique entre le Sénégal et la République du Congo aux enjeux sécuritaires, en passant par les crispations politiques et économiques internes.

Le quotidien Le Soleil met en exergue la dynamique diplomatique entre Dakar et Brazzaville, évoquant une volonté partagée d’aller vers « un partenariat plus dense et structuré » entre les deux pays. Le journal revient sur la visite officielle de deux jours effectuée par le président Bassirou Diomaye Faye en République du Congo. Selon la publication, lors de la dernière journée de cette mission, mardi, les présidents Diomaye Faye et Denis Sassou-Nguesso ont plaidé pour une coopération renforcée, tournée vers l’avenir et mieux structurée.

De son côté, L’Observateur s’attarde sur les turbulences qui secouent le secteur des hydrocarbures. En cause, la décision de l’État de contraindre les sociétés pétrolières à s’acquitter de la redevance due à la Commission de régulation du secteur de l’énergie (CRSE). Le journal révèle que des mises en demeure ont été adressées aux opérateurs, tandis que l’État envisagerait des avis à tiers détenteurs afin de bloquer les comptes bancaires de certains distributeurs récalcitrants.

À l’horizon politique, WalfQuotidien se projette déjà vers les élections locales prévues en 2027. Le journal observe que les principaux partis ont enclenché la vente ou le placement de cartes de membre, une stratégie visant à se positionner tôt dans la perspective des prochaines batailles électorales.

Dans la même veine, Source A souligne la montée de tension autour du processus électoral. Le Front pour la défense de la République (FDR) y dénonce ce qu’il qualifie de « forfaiture » du gouvernement. Selon ses responsables, cités par le journal, aucune date officielle n’a encore été fixée pour les élections municipales, et les commissions administratives chargées de l’établissement et de la révision des listes électorales n’ont pas été mises en place à la date du 1er février.

Sur le terrain sécuritaire, Yoor-Yoor évoque une inflexion majeure de la politique de sécurité nationale. Le quotidien met en avant une hausse budgétaire historique de 18,31 % en 2026 en faveur de la police nationale. En visite à la Direction générale de la police nationale, le Premier ministre Ousmane Sonko aurait esquissé les contours d’une nouvelle doctrine sécuritaire, axée sur une force publique modernisée, où le recours à la force devient l’exception dans un État protecteur et souverain.

Enfin, L’Info se penche sur la perception de la corruption au Sénégal. Le journal titre sur « des chiffres qui dérangent », en s’appuyant sur une récente enquête d’Afrobarometer Sénégal. Celle-ci révèle que les pratiques de pots-de-vin, la crainte de représailles et les soupçons persistants continuent de peser sur le quotidien des citoyens, notamment dans la police, la gendarmerie, les services fiscaux, la justice, les collectivités locales et le milieu des affaires. Toutefois, l’étude souligne que 68 % des Sénégalais se disent satisfaits de l’action gouvernementale dans la lutte contre la corruption au sein de l’administration publique.

Macky Sall sur les mutations dans les médias: Pourquoi pas des états généraux de la presse ?

Le chef de l’Etat Macky Sall, soulignant la nécessité de rendre le rôle des médias ’’plus en adéquation avec nos réalités’’, a suggéré la tenue des états généraux de la presse, dans un éditorial publié par le quotidien Le Soleil à l’occasion de ses 50 ans.

« La presse a changé. Avec ce changement, tous les acteurs concernés par son existence, voire sa survie, doivent faire une introspection en vue de la préserver davantage face aux périls qui la menacent« , écrit le président sénégalais.

La presse étant « l’institution non établie dans la structure étatique à la fois la plus indispensable et la plus redoutable pour la démocratie », Macky Sall suggère une réflexion sur « le rôle de la presse dans nos sociétés démocratiques actuelles afin de le rendre plus en adéquation avec nos réalités, nos besoins et nos aspirations ».
« La presse est certes indispensable, car elle structure et anime principalement le débat démocratique qui est, entre autres, la principale sève nourricière de la contradiction démocratique porteuse de progrès pour notre société ».
De cette manière, écrit le chef de l’Etat, elle « assure la production et la circulation des informations, la diffusion et la confrontation des opinions, en un mot, l’institution des conditions d’un débat public nécessaire à la formation des volontés individuelles et collectives des citoyens. »
« La presse est, cependant, redoutable parce qu’elle peut casser l’harmonie sociale, en mettant en péril les équilibres des grandes nations. Elle y arrive facilement surtout quand celle-ci est encore fragile dans ses bases », note-t-il.
Et pour cause : « Il lui suffit de déformer, de désinformer, d’escamoter, de colporter des rumeurs, d’opposer les citoyens les uns aux autres, d’attiser les conflits factices pour manipuler l’opinion et exercer une influence néfaste sur la formation de ces volontés ».
« Tout est ainsi dit ! J’appelle, par conséquent, à la responsabilité de chacun d’entre nous. Prenons garde à ne pas tomber encore davantage dans les pièges que nous tendent quotidiennement la pratique des médias et l’exigence démocratique ! », prévient Macky Sall.
« Une pratique et exigence rendues encore plus redoutables par les nouveaux moyens de communication autour d’un réseau Internet », souligne-t-il, avant d’ajouter que les professionnels du secteur « devront réfléchir avec le gouvernement, pour tenter de mettre davantage à l’abri notre système médiatique et démocratique, ainsi que notre légendaire stabilité sociale. »
« Et pourquoi pas la tenue des états généraux de la presse ? », suggère le président Sall, selon qui le quotidien Le Soleil, créé le 14 février 1970, pour prendre « le relais de Dakar-Matin sorti des entrailles de Paris-Dakar, éléments marquants du vestige colonial légué au jeune Etat indépendant », s’est imposé 50 ans après comme « un symbole reflétant une bonne pratique du métier » de journaliste.
« Il s’agit, naturellement, de reconnaître, d’abord, et de magnifier, ensuite, les multiples et utiles services que cet organe de presse a rendus pendant un demi-siècle au pays. Services rendus avec rigueur, efficacité et régularité, disons avec professionnalisme, dans son rôle affirmé d’accompagner l’entité nationale naissante dans sa quête quotidienne de progrès, d’unité et d’harmonie », écrit le président de la République.
Il a salué le rôle joué par ce journal dans l’information, l’éducation et la sensibilisation des populations et rendu « un hommage appuyé » à son père fondateur, le président Léopold Senghor, ainsi qu’aux directeurs généraux successifs du Soleil, plumes « sublimes, célébrées ou discrètes, qui ont dessiné le parcours élogieux de ce journal ».