Revue de presse : le gouvernement face aux syndicats et à la menace de blocage du budget

La tension monte sur deux fronts au Sénégal. Alors que plusieurs secteurs se préparent à une grève générale de trois jours à partir du mercredi 21 octobre 2026, Ousmane Sonko menace de faire rejeter les projets de loi de finances rectificative de 2026 et de budget initial de 2027. Ces deux dossiers dominent la presse sénégalaise de ce mardi 20 octobre, entre les appels au dialogue de l’Exécutif et les désaccords sur les choix économiques du pays.

Dans le quotidien Le Soleil, l’accent est mis sur la tentative du gouvernement de désamorcer la crise sociale. Neuf ministres ont pris la parole lundi 19 octobre pour présenter les mesures engagées en faveur des travailleurs et défendre le bilan de l’État dans l’application du Pacte national de stabilité sociale et de croissance inclusive. Le ministre de la Fonction publique et du Travail, Mamadou Lamine Dianté, a notamment évoqué les recrutements, les intégrations administratives et les avancées en matière de protection sociale. Il a également appelé les syndicats à privilégier le dialogue et à suspendre leur mot d’ordre de grève.

L’Observateur décrit, de son côté, un Exécutif sous pression, qui tente de convaincre les partenaires sociaux à la veille d’un mouvement annoncé dans plusieurs secteurs. Le journal rapporte que les autorités mettent en avant les progrès réalisés dans l’exécution des engagements sociaux, tout en alertant sur les conséquences possibles d’un arrêt de travail de 72 heures pour la croissance économique nationale.

Même préoccupation chez Sud Quotidien, qui revient sur les grèves prévues les 21, 22 et 23 octobre dans l’éducation nationale, l’enseignement supérieur, la justice et les transports. Sur les 84 engagements contenus dans le Pacte national de stabilité sociale et de croissance inclusive, 35 auraient été entièrement réalisés et 25 seraient en cours d’exécution, selon les chiffres présentés par le ministre. Le gouvernement cite notamment la généralisation de l’indemnité de logement, les régularisations administratives et les recrutements dans les secteurs de l’éducation et de la santé. Malgré ces avancées revendiquées, les tensions avec les centrales syndicales restent vives.

L’autre sujet majeur concerne les finances publiques. À l’approche de l’examen des projets de loi de finances rectificative de 2026 et de loi de finances initiale de 2027, Ousmane Sonko affiche son opposition à plusieurs orientations du gouvernement dirigé par Amadou Al Aminou Lô. Selon Sud Quotidien, le président de PASTEF-Les Patriotes conditionne le soutien des députés de son parti à des mesures visant notamment à encadrer légalement les fonds spéciaux.

Les Echos souligne que cette prise de position intervient après plusieurs semaines de silence du leader de Pastef. Entouré de ses proches collaborateurs, Ousmane Sonko a exposé ses désaccords avec le président Bassirou Diomaye Faye et critiqué les arbitrages budgétaires de l’Exécutif. La baisse des subventions, le pouvoir d’achat des ménages et le contrôle de l’argent public figurent parmi les points de friction. Le journal rapporte également qu’il a invité le Premier ministre Amadou Al Aminou Lô à un débat public sur les termes de la loi de finances rectificative.

De son côté, Yoor Yoor résume cette offensive par une formule : Ousmane Sonko « met le budget en sursis ». Le journal évoque plusieurs exigences, dont un encadrement strict des fonds spéciaux, une baisse des taxes sur le diesel et une réévaluation des bourses familiales. Le leader de Pastef conteste aussi certaines orientations économiques liées au Fonds monétaire international (FMI). Il estime que les choix budgétaires ne doivent pas faire peser l’effort de redressement sur le pouvoir d’achat des ménages les plus vulnérables.

Entre les menaces de grève et le bras de fer autour des finances publiques, l’Exécutif sénégalais fait ainsi face à une séquence délicate. La capacité du gouvernement à renouer le dialogue avec les syndicats et à trouver un terrain d’entente sur les textes budgétaires sera déterminante dans les prochains jours.

Revue de presse : Macky Sall, CEDEAO-AES et grèves au menu des quotidiens

Le retrait de Macky Sall de la course au secrétariat général de l’ONU, les discussions entre la CEDEAO et l’AES et les grèves annoncées dans l’éducation et la santé occupent les Unes des journaux sénégalais ce lundi 19 octobre.

La presse sénégalaise ouvre la semaine sur trois dossiers majeurs : le retrait de Macky Sall de la course au secrétariat général des Nations unies, les discussions engagées entre la CEDEAO et la Confédération des États du Sahel (AES), ainsi que les mouvements de grève annoncés dans l’éducation et la santé.

« Macky Sall jette l’éponge », titre L’As, qui souligne que la compétition pour la succession au poste de secrétaire général de l’organisation internationale se poursuit désormais sans l’ancien président sénégalais.

Dans une déclaration datée du 17 octobre à Marrakech, Macky Sall explique avoir décidé de retirer sa candidature afin de favoriser l’émergence d’une candidature consensuelle au sein du Conseil de sécurité. Selon Sud Quotidien, cette décision intervient après le scrutin informel du 16 octobre, qui a mis en évidence les difficultés des sept candidats à obtenir le soutien des cinq membres permanents du Conseil.

Le Quotidien résume cet épisode par le titre « Macky Sall quitte la tribune », en établissant un lien entre le vote informel et le retrait de l’ancien chef de l’État. Yoor Yoor adopte une lecture plus critique. Le journal estime que cette décision, présentée par ses soutiens comme un acte de sagesse, constitue plutôt une capitulation destinée à éviter une humiliation.

WalfQuotidien donne également la parole à l’enseignant-chercheur en science politique à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Dr Jean Charles Biagui. Selon lui, les observateurs qui connaissent les mécanismes de la politique mondiale savaient que cette candidature avait peu de chances d’aboutir. Le chercheur estime que la gestion de Macky Sall à la tête du Sénégal, vivement critiquée par ses opposants, a pu peser sur sa crédibilité auprès des membres du Conseil de sécurité. Il invite toutefois à ne pas surestimer le poids des dynamiques politiques internes au Sénégal dans les difficultés rencontrées par cette candidature.

Sur le plan diplomatique régional, Le Soleil met en avant les premières consultations formelles entre la CEDEAO et la Confédération des États du Sahel. Ouvertes le samedi 17 octobre à Dakar, ces discussions visent à définir un nouveau cadre juridique et institutionnel de coopération entre les deux organisations. La rencontre est coprésidée par les ministres des Affaires étrangères du Sénégal et du Burkina Faso, Cheikh Niang et Karamoko Jean-Marie Traoré. Selon Le Soleil, les échanges doivent permettre aux deux parties de dépasser leurs divergences tout en préservant les acquis de l’intégration régionale et les intérêts des populations.

Le quotidien estime que les bases d’un accord commencent à se dessiner entre les deux organisations. Ces consultations marquent ainsi une nouvelle étape dans le dialogue entre la CEDEAO et les pays regroupés au sein de l’AES, après une période de fortes tensions politiques et institutionnelles.

Sur le front social, WalfQuotidien annonce une nouvelle vague de contestation dans plusieurs secteurs. Dans l’éducation, les syndicats regroupés au sein du G7 ont annoncé une grève générale de trois jours, prévue les mercredi 21, jeudi 22 et vendredi 23 octobre 2026 dans les établissements scolaires du Sénégal.

Le secteur de la santé est également concerné. La Fédération des syndicats de la santé (F2S) prévoit, elle aussi, un arrêt de travail de 72 heures aux mêmes dates sur l’ensemble du territoire national, rapporte le journal.

Ces annonces font craindre plusieurs jours de perturbations dans deux secteurs essentiels aux services publics. Elles placent les autorités face à de nouvelles revendications syndicales, alors que les organisations professionnelles se préparent à mobiliser leurs membres.

Presse sénégalaise : les annonces d’Abdourahmane Diouf sur les hydrocarbures dominent les unes

La presse quotidienne sénégalaise place l’énergie au premier plan ce vendredi 2 octobre. Les journaux reviennent largement sur les annonces du ministre de l’Énergie et du Pétrole, El Hadj Abdourahmane Diouf, lors d’une rencontre avec des journalistes jeudi à Dakar.

Le ministre a notamment réaffirmé la volonté des autorités de réduire la dépendance du Sénégal aux combustibles liquides. Selon Le Soleil, cette orientation doit s’appuyer sur les ressources énergétiques nationales afin de contribuer à une baisse du coût de l’électricité.

Cette rencontre a également permis à Abdourahmane Diouf d’aborder plusieurs dossiers sensibles du secteur. Parmi eux figure le retrait de Kosmos Energy du bloc gazier Yaakaar-Teranga, dont les conditions font désormais l’objet d’un examen par l’Inspection générale d’État.

WalfQuotidien rapporte que le président Bassirou Diomaye Faye a saisi l’IGE afin de faire la lumière sur les circonstances du retrait de Kosmos Energy de Yaakaar-Teranga. Le départ de la compagnie aurait occasionné une perte de 30 milliards de francs CFA pour l’État du Sénégal.

Vox Populi cite également le ministre, qui affirme avoir lui-même été auditionné par l’IGE. Abdourahmane Diouf indique avoir transmis les informations et les documents dont il dispose aux enquêteurs. Selon le ministre, les auditions des différents acteurs concernés sont en cours. Vox Populi rapporte par ailleurs sa volonté de lever les zones d’ombre entourant certains blocs pétroliers et gaziers.

Sur ces questions, le ministre assure que les procédures sont conduites avec rigueur et méthode. Les explications fournies interviennent alors que le secteur des hydrocarbures occupe une place croissante dans les débats économiques et énergétiques au Sénégal.

Enquête résume cette séquence avec le titre « Abdourahmane Diouf ouvre les dossiers ». Le quotidien revient notamment sur les difficultés d’approvisionnement de la Senelec et sur les perspectives de réduction des tarifs de l’électricité. Le ministre s’est également exprimé sur le désaccord avec British Petroleum concernant l’accès au gaz naturel liquéfié. Le prix d’approvisionnement du marché local en GNL figure également parmi les sujets évoqués.

Le dossier Yaakaar-Teranga reste par ailleurs ouvert. Le gouvernement recherche de nouveaux partenaires pour poursuivre le développement du bloc gazier, selon les informations rapportées par Enquête. Les Echos retient de son côté une prise de parole destinée à clarifier plusieurs dossiers du secteur. Le quotidien titre « Abdourahmane Diouf met les points sur les +i+ », tandis que Source A parle du « Grand oral » du ministre de l’Énergie.

L’électrification rurale figure également parmi les annonces mises en avant. Pour résorber le déficit observé dans ce domaine, un programme nécessitant environ 400 milliards de francs CFA de financement est envisagé, selon les propos du ministre rapportés par Source A.

Les annonces d’Abdourahmane Diouf donnent ainsi une place centrale aux questions d’approvisionnement, de production, de coût de l’électricité et de développement des infrastructures énergétiques. En parallèle de cette actualité énergétique, les quotidiens reviennent sur un autre dossier institutionnel : le vote par l’Assemblée nationale d’une proposition de loi organique visant à renforcer le contrôle parlementaire des crédits et fonds spéciaux.

Sud Quotidien titre « L’heure du contrôle » et présente ce vote comme un nouvel épisode des désaccords entre le gouvernement et la majorité parlementaire sur l’encadrement des fonds spéciaux. Les députés ont adopté la proposition sans retenir les amendements défendus par le ministre de la Justice. Ils ont également rejeté le recours au vote bloqué avant d’adopter l’article unique du texte portant modification de la loi relative aux lois de finances.

Vox Populi rapporte que le gouvernement devrait saisir le Conseil constitutionnel après réception de la loi adoptée. Source A souligne, de son côté, que l’Exécutif se dit favorable à l’objectif de contrôle recherché par les parlementaires, tout en ayant formulé plusieurs observations sur le contenu du texte.

Pour ce journal, le gouvernement souhaite notamment que l’intégration des crédits spéciaux parmi les dotations soit articulée avec les dispositions existantes concernant les crédits destinés à l’exercice des missions constitutionnelles des institutions.

Mais ce dossier institutionnel reste secondaire dans les unes par rapport aux annonces du ministre de l’Énergie. Entre hydrocarbures, approvisionnement en gaz, électricité et électrification rurale, les journaux sénégalais consacrent ainsi une large place aux choix et aux dossiers qui structurent actuellement le secteur énergétique.

Revue de presse Sénégal : l’agenda de Bassirou Diomaye Faye à l’ONU domine les unes

À la Une des quotidiens sénégalais ce jeudi 24 septembre 2026, l’agenda diplomatique de Bassirou Diomaye Faye à New York occupe une place centrale. En marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le chef de l’État multiplie les rencontres avec plusieurs dirigeants, tandis que son intervention à la tribune officielle est particulièrement attendue.

Le Quotidien revient sur les entretiens menés par le président sénégalais durant la semaine de haut niveau. Le journal relève notamment ses échanges avec son homologue burundais Evariste Ndayishimiye, le président français Emmanuel Macron ainsi qu’avec d’autres dirigeants. Pour le quotidien, ces rencontres dépassent le cadre des partenariats bilatéraux et des discussions sur le rôle de la Cedeao. Elles remettent également en lumière, selon son analyse, la question du positionnement du Sénégal et de plusieurs grands membres de l’ONU autour de la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies.

L’As s’intéresse également à cette candidature et évoque une évolution de la position de Dakar. Le journal rappelle que Macky Sall avait notamment emprunté le canal du Burundi, alors président en exercice de l’Union africaine, pour soumettre sa candidature en mars dernier. Le quotidien estime toutefois que, malgré le soutien de Dakar et les démarches entreprises autour de cette candidature, celle-ci rencontre des difficultés. Il s’appuie notamment sur les résultats du troisième scrutin indicatif organisé le vendredi 18 septembre, au cours duquel Macky Sall aurait obtenu cinq voix d’encouragement, neuf de découragement et une sans opinion.

Au-delà de cette question, l’intervention de Bassirou Diomaye Faye à l’Assemblée générale constitue l’un des principaux rendez-vous annoncés par les journaux. Le Soleil indique que le chef de l’État doit prendre la parole ce jeudi 24 septembre à la tribune officielle de l’ONU. Selon le quotidien, son discours devrait notamment aborder le respect du droit international, la réforme de la gouvernance mondiale ainsi que les questions de justice économique et financière.

Le Soleil met également en avant un autre dossier issu de l’agenda new-yorkais, cette fois sur le terrain économique. La Société africaine de raffinage (SAR) et la compagnie turque Yamata ont signé mercredi à New York un protocole d’accord portant sur la construction d’une deuxième raffinerie au Sénégal. Le projet représenterait un investissement estimé entre 2 et 3 milliards de dollars, soit plus de 1 000 milliards de francs CFA.

WalfQuotidien souligne, pour sa part, le paradoxe entre la production pétrolière du Sénégal, qui a débuté en 2024, et la dépendance persistante du pays aux importations de carburants. Le journal présente la future raffinerie comme un projet susceptible de renforcer les capacités industrielles du pays. Selon cette publication, les autorités espèrent que la nouvelle infrastructure pourra couvrir les besoins du marché national et permettre également de dégager des excédents destinés aux marchés de la sous-région, où la demande en produits pétroliers continue de progresser.

Ainsi, la revue de presse Sénégalaise de ce jeudi est largement dominée par l’activité diplomatique de Bassirou Diomaye Faye à New York. Les journaux s’intéressent à la fois à ses rencontres avec plusieurs dirigeants, à son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU, à la candidature de Macky Sall au secrétariat général de l’organisation et aux retombées économiques des accords conclus en marge de la session.

Revue de presse au Sénégal : le retour des coupures d’électricité fait la Une des journaux

Les coupures d’électricité enregistrées ces derniers jours au Sénégal occupent une place centrale dans les quotidiens parvenus ce mardi. Plusieurs journaux reviennent sur les explications et les assurances du directeur général de la Senelec, Pape Toby Gaye.

Le Soleil rapporte que le patron de la compagnie, invité de la RTS, attribue les perturbations à une combinaison de plusieurs incidents techniques ayant affecté des unités importantes du parc de production. Il évoque également des contraintes liées à l’approvisionnement en combustible et à la trésorerie. Selon le quotidien, la Senelec prévoit un retour à la normale d’ici la fin de la semaine.

Le Quotidien consacre également sa Une au sujet avec le titre « Retour des délestages, la Senelec sous haute tension ». Le journal met en avant les pannes enregistrées au niveau de Karpowership, le bateau-centrale électrique, et de la centrale de West African Energy au Cap des Biches. Il évoque également les difficultés de trésorerie. Le quotidien décrit ainsi un réseau électrique confronté à plusieurs contraintes, entre incidents techniques, difficultés logistiques liées au carburant et tensions financières. Il rapporte que Pape Toby Gaye a présenté sur la RTS les quatre facteurs à l’origine des perturbations et annoncé une amélioration progressive de la situation avant la fin de la semaine.

L’As revient également sur les interrogations suscitées par ces coupures. Le journal rapporte que le directeur général de la Senelec a pris la parole lundi soir lors du journal de 20 heures de la RTS pour expliquer les raisons des délestages.

Libération retient surtout la perspective d’une sortie de crise. « La page des délestages tous azimuts devrait être tournée cette semaine », écrit le quotidien, en relayant l’annonce faite par le directeur général de la Senelec sur la RTS.

Au-delà de la question énergétique, Le Soleil met en lumière une autre actualité avec un reportage consacré aux femmes des îles du Kassa qui pratiquent la pêche. Le quotidien présente notamment Sougounda Sagna et Fatou Sonko, deux femmes qui bravent les vagues pour capturer elles-mêmes du poisson.

L’une vit à Kafa, sur la berge du fleuve Casamance, tandis que l’autre réside à Élinkine, sur la terre ferme. Malgré des techniques différentes, elles pêchent afin de revendre leurs prises à Ziguinchor ou dans les campements touristiques et de contribuer aux besoins de leurs familles.

Revue de presse Sénégalaise : le budget 2026 et l’investissement de Sadio Mané à la Une

Les nouvelles projections budgétaires du Sénégal et le projet agro-industriel porté par Sadio Mané à Bambali occupent une place importante dans les quotidiens parvenus ce lundi.

Le projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 concentre notamment l’attention des journaux. Les publications reviennent sur la baisse des recettes fiscales, le recul des dépenses d’investissement et la forte progression des subventions consacrées à l’énergie.

Pour Le Soleil, les nouveaux chiffres du budget traduisent un bouleversement des principaux équilibres financiers de l’État. Le quotidien relève que les recettes sont désormais prévues à 5 848,7 milliards de FCFA, contre 6 188,8 milliards dans la loi de finances initiale, soit une diminution de 340,1 milliards de FCFA.

Cette nouvelle configuration porte le déficit budgétaire à 1 735,2 milliards de FCFA, soit 7,6 % du PIB. Le journal met également en avant le poids du choc énergétique sur les finances publiques. Les subventions à l’énergie, initialement prévues à 250 milliards de FCFA, atteignent désormais 790,3 milliards, soit une hausse de 540,3 milliards. Le Soleil souligne que cette progression intervient alors que la croissance attendue est ramenée à 2,7 %.

Dans les colonnes du journal, le professeur Amath Ndiaye, enseignant à la Faculté des Sciences économiques et de gestion de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, explique cette situation par la hausse des cours internationaux du pétrole, mais également par le retard pris dans l’ajustement des prix intérieurs de l’énergie.

Le Quotidien insiste pour sa part sur la difficulté des arbitrages auxquels l’État est confronté. Le journal relève une baisse de plus de 450 milliards de FCFA des recettes attendues du Plan de redressement économique et social (PRES). L’État doit ainsi composer entre la réduction des investissements, le choc énergétique et le renforcement des aides sociales.

L’As abonde dans le même sens et décrit des finances publiques fortement sous pression. Le quotidien souligne que le PLFR 2026, qui doit prochainement être examiné par l’Assemblée nationale, prévoit un déficit de 1 735 milliards de FCFA, dans un contexte marqué par le choc pétrolier, le recul des recettes et l’augmentation des subventions énergétiques.

WalfQuotidien adopte un ton plus alarmiste en titrant sur un Sénégal « dans le rouge ». Le journal relève notamment la baisse des recettes fiscales et des dépenses d’investissement, parallèlement à une hausse des dépenses de fonctionnement et des subventions énergétiques.

Au-delà des questions budgétaires, Sud Quotidien s’intéresse à l’investissement de Sadio Mané dans son village natal de Bambali. Le journal revient sur la pose de la première pierre du parc agro-industriel SM10 Agro, un projet évalué à 11,7 milliards de FCFA.

Pour Sud Quotidien, cette initiative ouvre une nouvelle étape dans l’ambition portée par le footballeur sénégalais pour son terroir. Le projet doit notamment favoriser la transformation agricole, créer des emplois et offrir de nouvelles perspectives aux jeunes et aux femmes de Casamance.

Le quotidien rapporte toutefois que les populations et les autorités locales ont insisté sur la nécessité de disposer d’infrastructures adaptées pour accompagner cette ambition. La réalisation de la boucle du Boudié figure notamment parmi les attentes évoquées. À cette dimension agro-industrielle s’ajoute, selon Sud Quotidien, une ambition touristique destinée à contribuer à la transformation du visage de Bambali.

Entre les nouvelles projections du PLFR 2026 et l’investissement de Sadio Mané à Bambali, les journaux sénégalais mettent ainsi en avant deux enjeux distincts : la pression exercée sur les finances publiques et les perspectives de transformation économique à l’échelle locale.

La visite de Bassirou Diomaye Faye à Washington et l’arrivée de Patrick Vieira dominent les journaux

La visite de travail de Bassirou Diomaye Faye à Washington et l’arrivée de Patrick Vieira à la tête de l’équipe nationale de football occupent une place centrale dans les quotidiens sénégalais de ce mardi 15 septembre 2026. Les journaux s’intéressent à la fois aux enjeux économiques et financiers du déplacement présidentiel aux États-Unis et aux premiers pas attendus du nouveau sélectionneur des Lions.

Le Soleil met en avant les résultats de la visite du chef de l’État auprès des partenaires américains. Le quotidien rapporte que le Sénégal a obtenu la confirmation de la disponibilité de la Banque mondiale à poursuivre son accompagnement au cours des prochaines années. Cet appui doit notamment contribuer à préserver la stabilité du cadre macroéconomique et à accélérer les transformations structurelles de l’économie. Le journal revient également sur les échanges entre Bassirou Diomaye Faye et des investisseurs américains, parmi lesquels des responsables de la Chambre de commerce des États-Unis. L’emploi, l’énergie et la protection sociale figuraient notamment parmi les priorités évoquées. Ces acteurs ont réaffirmé leur intérêt pour le Sénégal et les opportunités offertes par son économie.

Le Quotidien s’attarde davantage sur le rendez-vous annoncé entre le président sénégalais et Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international. La rencontre prévue ce mardi intervient à la veille d’une réunion jugée cruciale du conseil d’administration du FMI consacrée au Sénégal. Le journal présente cette étape comme l’un des principaux enjeux du séjour présidentiel à Washington. Il relève également que Bassirou Diomaye Faye mène une offensive auprès du patronat américain et des grandes entreprises technologiques, avec notamment une promesse d’investissement de 300 millions de dollars. Mais pour Le Quotidien, le principal enjeu reste la rencontre avec la patronne du FMI, qui pourrait contribuer à accélérer le décaissement des crédits annoncés au profit du Sénégal, pour un montant de l’ordre de 2,2 milliards de dollars.

Sur le front sportif, l’arrivée de Patrick Vieira à la tête des Lions occupe également une large place dans les journaux. Record consacre sa Une au technicien franco-sénégalais avec le titre « Enfin, Patrick Vieira se dévoile ». Le quotidien spécialisé annonce la présentation officielle du nouveau sélectionneur par la Fédération sénégalaise de football vendredi au stade Léopold Sédar Senghor. Cette présentation doit mettre fin à une période de flottement autour de la sélection et sera accompagnée de la publication de la première liste de joueurs convoqués par Vieira depuis sa nomination.

L’ancien international français, nommé le 18 août dernier, se dit « honoré et fier de rejoindre le Sénégal », rapporte Record. Il affiche également son impatience de rencontrer le groupe et de commencer son travail à la tête de l’équipe nationale.

L’As souligne justement l’ampleur de la tâche qui attend le nouveau sélectionneur. Selon le quotidien, Patrick Vieira se dit « impatient » de découvrir son groupe, mais fait face à « un immense chantier » qui commence dès cette semaine. La première trêve internationale post-Coupe du monde constituera ainsi sa première véritable occasion de poser les bases de son projet avec les Lions.

Sud Quotidien considère de son côté que la présentation officielle de Patrick Vieira marquera « le véritable coup d’envoi de son aventure » à la tête de la sélection. Le journal attend notamment la publication de sa première liste, qui donnera une première indication sur ses choix et ses orientations.

Au-delà de Washington et de la sélection nationale, les journaux abordent également plusieurs dossiers politiques et économiques. L’As s’intéresse à la situation de l’Alliance pour la République, le parti de l’ancien président Macky Sall. Face aux départs, aux repositionnements individuels et aux ralliements à la mouvance présidentielle, le quotidien estime que l’APR « se désagrège dans le silence ». Il observe que les signes de fragilisation se multiplient depuis plusieurs mois, sans qu’une réaction collective de l’ancien parti au pouvoir soit véritablement perceptible.

Walfquotidien se penche pour sa part sur la fusion des agences et la rationalisation des dépenses publiques. Le journal estime que la logique politique pourrait désormais peser sur les orientations annoncées par Bassirou Diomaye Faye. Les prochaines élections locales et législatives ainsi que les ralliements vers la mouvance présidentielle pourraient, selon cette publication, pousser le chef de l’État à revoir certaines ambitions de rationalisation de l’appareil public afin de répondre aux nouvelles réalités politiques.

La question de l’entretien des infrastructures publiques est enfin soulevée par Sud Quotidien. Sous le titre « Le Sénégal construit, mais n’entretient pas », le journal met en évidence les limites d’une politique qui privilégie la construction de nouveaux ouvrages sans toujours assurer suffisamment leur maintenance. Routes, écoles, hôpitaux, réseaux d’assainissement, marchés, infrastructures électriques et ouvrages de transport seraient concernés par cette problématique.

Pour Sud Quotidien, le Sénégal dispose aujourd’hui d’un patrimoine public important, mais celui-ci se dégrade faute d’entretien et de renouvellement suffisants. Une situation qui pose la question de la durabilité des investissements réalisés par l’État et de la nécessité d’intégrer davantage la maintenance dans les politiques publiques.

Entre les négociations économiques et financières engagées à Washington, les premiers pas très attendus de Patrick Vieira et les interrogations sur la vie politique et la gestion des infrastructures, la presse sénégalaise offre ainsi ce mardi un regard croisé sur les principaux enjeux du pays.

La retraite d’Edouard Mendy et l’arrivée de la flamme olympique dominent la presse sénégalaise ce Lundi

La presse quotidienne sénégalaise de ce lundi 14 septembre place le sport au premier plan. Deux événements retiennent particulièrement l’attention des journaux : l’annonce de la retraite internationale du gardien des Lions, Edouard Mendy, et l’arrivée à Dakar de la flamme olympique des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) 2026.

Le quotidien Le Soleil ouvre sa couverture sur la décision d’Edouard Mendy de mettre un terme à son parcours avec l’équipe nationale à l’âge de 34 ans. Le journal évoque « la fin d’une belle aventure » pour le portier, qui aura porté le maillot du Sénégal pendant huit ans. Il revient notamment sur les deux sacres continentaux remportés durant cette période et sur les performances qui ont marqué l’histoire récente des Lions. Pour Le Soleil, le départ de celui que ses proches surnomment « Doudou » laisse une place difficile à combler dans les buts sénégalais.

L’Observateur s’interroge davantage sur les raisons qui ont pu conduire le gardien à prendre cette décision. Le quotidien estime qu’Edouard Mendy aurait probablement pu encore évoluer pendant plusieurs années avec la sélection. Le journal examine ainsi les motivations derrière ce choix, alors que le portier conserve, selon lui, les capacités nécessaires pour poursuivre l’aventure internationale.

Record avance pour sa part l’hypothèse d’une volonté de Mendy de favoriser l’émergence de la nouvelle génération. Le journal souligne également que cette décision pourrait avoir été discutée avec plusieurs cadres de la sélection, notamment Kalidou Koulibaly, Sadio Mané et Idrissa Guèye. Record s’interroge dès lors sur la possibilité que cette annonce constitue le début d’une série de retraites internationales parmi les joueurs expérimentés des Lions.

Plusieurs autres quotidiens choisissent des formules évocatrices pour rendre compte de cette page qui se tourne. L’Info titre ainsi sur « Les Lions perdent leur ange gardien », tandis que Le Quotidien affiche « Edouard Mendy, le dernier arrêt ». WalfQuotidien parle, lui, d’une « page dorée » qui se tourne avec l’équipe nationale.

L’autre grande actualité sportive mise en avant par les journaux concerne les JOJ Dakar 2026. Après son allumage officiel en Grèce, la flamme olympique a été accueillie samedi à Dakar lors d’une cérémonie organisée au palais de la République.

Le Soleil résume cette séquence avec le titre « La flamme illumine Dakar ». Le quotidien raconte une capitale sénégalaise animée par l’arrivée de la torche, d’abord aux abords du palais présidentiel, puis sur la corniche dakaroise. Pour le journal, cette réception marque une nouvelle étape dans la préparation du rendez-vous olympique de la jeunesse.

L’As insiste davantage sur la portée historique de cette cérémonie. Le quotidien considère que le Sénégal est entré dans l’histoire en devenant la première nation africaine à accueillir la flamme olympique. Il voit dans cet événement le véritable lancement du compte à rebours vers les JOJ Dakar 2026. Le journal rapporte également le message du président Bassirou Diomaye Faye, qui a appelé l’Afrique à assumer pleinement son destin et sa modernité devant les officiels et une jeunesse mobilisée.

L’Observateur revient également sur cette cérémonie solennelle et sur son importance dans la marche vers les Jeux. Le journal indique qu’après avoir été reçue par le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, la flamme a été confiée aux « 100 Linguère », représentantes de plusieurs générations. Celles-ci l’ont ensuite accompagnée à travers Dakar, de la Maison Senghor sur la corniche jusqu’à la Place du Souvenir africain.

Ainsi, entre le départ d’un gardien emblématique et l’arrivée d’une flamme appelée à traverser le pays, les journaux sénégalais mettent en avant deux séquences sportives aux significations différentes. L’une referme une page importante de l’histoire récente des Lions, tandis que l’autre ouvre symboliquement celle d’un rendez-vous appelé à inscrire Dakar et le Sénégal dans une nouvelle étape de l’histoire olympique africaine.

Sénégal : Yakaar-Teranga et les JOJ Dakar 2026 au cœur des journaux

Les révélations du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô sur le dossier Yakaar-Teranga continuent d’alimenter les débats au Sénégal. Les quotidiens de ce jeudi 10 septembre accordent une large place aux 55 millions de dollars, soit près de 30 milliards de francs CFA, que le chef du gouvernement estime liés à des « manquements » dans le retrait de la compagnie américaine Kosmos Energy du bloc gazier.

Mardi, devant l’Assemblée nationale, Ahmadou Al Aminou Lô avait évoqué des « manquements à corriger » dans la gestion du retrait de Kosmos de l’exploitation de Yakaar-Teranga, situé au large de Cayar. Il avait notamment pointé le recouvrement d’indemnités devant revenir à l’État à l’expiration du contrat en juillet 2026, pour un montant estimé à 55 millions de dollars.

WalfQuotidien constate que « la polémique enfle ». Le journal rapporte les réactions suscitées par les déclarations du Premier ministre et relève notamment la demande de la société civile, qui souhaite que l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) s’autosaisisse afin de faire la lumière sur cette affaire. Le quotidien donne également la parole à l’ancien directeur général de Petrosen, Alioune Guèye. Celui-ci conteste frontalement l’existence d’une dette de 55 millions de dollars envers l’État. « Les 55 millions de dollars n’existent pas. Ce n’est pas vrai », affirme-t-il, selon les propos rapportés par WalfQuotidien.

Alioune Guèye explique que le montant évoqué correspondrait plutôt à un engagement minimum de dépenses prévu à l’article 4 du décret n° 2024-713 du 13 mars 2024, pour la période de prorogation consacrée aux études de développement. Selon lui, un engagement de dépenses ne peut être assimilé à une créance due à l’État.

Le Quotidien relève lui aussi une « vive polémique » autour du retrait de Kosmos Energy. Le journal revient sur les accusations portées par le Premier ministre contre l’ancienne direction de Petrosen et souligne la riposte d’Alioune Guèye. Mis en cause à propos du manque à gagner de 55 millions de dollars, l’ancien responsable dit vouloir répondre point par point à ce qu’il considère comme des « contrevérités ».

L’Observateur donne une dimension judiciaire potentielle à cette affaire. Pour le quotidien, la révélation faite par le Premier ministre devant les députés pourrait constituer le début d’une séquence susceptible d’aboutir devant les tribunaux. Le journal rappelle que l’Inspection générale d’État (IGE) a été saisie sur instruction du chef de l’État. Elle devra, selon L’Observateur, reconstituer la chaîne des responsabilités dans la gestion du dossier.

La controverse repose ainsi, dans les différents journaux, sur une divergence fondamentale concernant la nature même des 55 millions de dollars. Pour le Premier ministre, des manquements auraient privé l’État de recettes qui lui revenaient. Pour l’ancien directeur général de Petrosen, le montant évoqué correspond à un engagement de dépenses et non à une somme due au Sénégal. Entre ces deux lectures, la question de la responsabilité et de la gestion du dossier Yakaar-Teranga pourrait désormais prendre une nouvelle dimension avec les investigations annoncées.

Sur un tout autre registre, Le Soleil consacre sa principale mise en avant à un autre événement marquant de l’actualité sénégalaise : la remise de la flamme olympique des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026. À Athènes, le stade Panathénaïque a accueilli mercredi 9 septembre la répétition générale de la cérémonie d’allumage et de remise de la flamme. Pendant plus de deux heures, les différents tableaux de cette cérémonie historique ont été répétés en présence de plusieurs officiels sénégalais, notamment Ibrahima Wade et Louis Lamotte.

Entre la polémique financière autour de Yakaar-Teranga et les préparatifs des JOJ Dakar 2026, les journaux sénégalais mettent ainsi en avant deux séquences aux enjeux très différents : d’un côté, la recherche de responsabilités dans la gestion des ressources publiques ; de l’autre, les préparatifs d’un rendez-vous présenté comme historique pour le Sénégal et le continent africain.

Sénégal : la presse revient sur une DPG d’Al Aminou Lô marquée par les joutes politiques

La Déclaration de politique générale du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô occupe largement les unes et les pages politiques des quotidiens sénégalais parus ce mercredi 9 septembre 2026. Pendant près de douze heures, le chef du gouvernement a défendu sa feuille de route devant une Assemblée nationale où les échanges avec les députés de Pastef et de l’opposition ont été particulièrement animés.

« Une DPG électrique : entre coups de boutoir des députés et flèches assassines du Premier ministre », titre Vox Populi. Le journal insiste sur la combativité affichée par Al Aminou Lô, présenté comme ayant su contenir la vague d’attaques venues des députés de Pastef et de l’opposition.

WalfQuotidien retient lui aussi le caractère mouvementé de la séance. « La Déclaration de politique générale n’a pas été un long fleuve tranquille », constate le journal, qui rapporte les joutes verbales entre le Premier ministre et les députés de Pastef. Les deux camps, écrit-il, ont défendu leurs positions sans concession.

Le Soleil s’attarde davantage sur la durée et le contenu des débats. Le quotidien relève que le chef du gouvernement a décliné sa feuille de route pendant près de douze heures. Les discussions ont notamment porté sur la dette, le secteur primaire, l’énergie, les mines, la sécurité et la protection sociale.

Le journal souligne également les références faites par Al Aminou Lô à l’Agenda 2050 et au Masterplan 2025-2034, présentés comme les socles de l’action gouvernementale. Selon Le Soleil, le Premier ministre entend maintenir le cap tout en changeant de méthode afin de restaurer la confiance et la crédibilité du pays.

Cette volonté de continuité dans les orientations, mais de changement dans la manière de gouverner, est également relevée par Le Quotidien. « Il n’y a pas de différence entre le projet qui était coordonné par l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko et celui de son successeur Al Aminou Lô », rapporte le journal. Al Aminou Lô affirme ainsi que le cap demeure inchangé, même si la méthode évolue.

Sud Quotidien place, pour sa part, la DPG dans le contexte économique et financier difficile que traverse le pays. Le journal estime qu’Al Aminou Lô a présenté une déclaration placée sous le signe d’un équilibre délicat entre ambition et contrainte.

La poursuite de l’Agenda Sénégal 2050, la création d’emplois, la baisse du coût de la vie et la souveraineté économique doivent ainsi composer avec une dette élevée, des marges budgétaires réduites et la nécessité d’assainir les finances publiques. Pour Sud Quotidien, le gouvernement cherche donc à maintenir ses ambitions tout en adaptant son action aux réalités économiques du pays.

L’Observateur insiste davantage sur la méthode revendiquée par le nouveau chef du gouvernement. Le journal décrit une DPG à la fois « programmatique et méthodologique ». Sans remettre en cause le référentiel Sénégal 2050 ni les orientations du programme Diomaye Président, Al Aminou Lô revendique une inflexion dans la conduite de l’action publique.

Selon L’Observateur, cette nouvelle approche repose sur « moins de projets annoncés, davantage de projets préparés, financés, exécutés et évalués ». Le quotidien souligne également que le Premier ministre assume le traitement de la dette, la rationalisation des subventions, le recours au FMI et la recherche de financements extérieurs.

Dans le même temps, Al Aminou Lô promet de renforcer la protection sociale, de réduire le coût de l’énergie, d’accroître la production, de créer des emplois et de corriger les déséquilibres territoriaux. À travers ces différentes lectures, la presse sénégalaise retient donc une DPG à double visage. Elle a été marquée par des confrontations politiques parfois vives à l’Assemblée nationale, mais elle a aussi permis au Premier ministre de préciser sa méthode de gouvernement. Le cap affiché reste celui du Sénégal 2050 et du programme présidentiel, tandis que l’exécutif entend désormais privilégier une action publique davantage préparée, financée, exécutée et évaluée.

Sénégal : la vie chère s’invite dans la rue, les JOJ Dakar 2026 mobilisent la presse

La mobilisation contre la vie chère occupe une place de choix dans les quotidiens sénégalais ce lundi 07 Septembre 2026. La marche organisée samedi 5 septembre à Dakar par le collectif « 30 Jours pour le Juste Prix » retient particulièrement l’attention, aux côtés du lancement de la campagne « Dundal JOJ » pour les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026.

Le Quotidien ouvre le débat avec « À la recherche du juste prix ». Le journal revient sur la marche organisée contre la flambée des prix et décrit le passage d’une mobilisation née sur les réseaux sociaux à une manifestation dans les rues de Dakar. Sous le mot d’ordre « #30JoursPourLeJustePrix », citoyens et créateurs de contenus dénoncent une hausse généralisée des prix et réclament une régulation rapide, dans un contexte marqué par la baisse du pouvoir d’achat.

Sud Quotidien constate lui aussi que « la contestation contre la vie chère gagne la rue ». Plusieurs centaines de Sénégalais ont marché samedi entre l’agence de la Senelec de l’avenue Bourguiba et le rond-point Jet d’eau. À travers cette mobilisation, les manifestants ont dénoncé la progression des dépenses contraintes. Le journal relève particulièrement les inquiétudes liées à l’électricité, à l’alimentation et au logement, alors que les ménages font face à une érosion continue de leur pouvoir d’achat.

Les Echos s’intéresse davantage aux origines du mouvement. Le quotidien explique que des influenceurs ont relayé l’indignation de nombreux anonymes exprimée sur les réseaux sociaux face à la cherté de la vie. Avec le hashtag « 30 Jours pour le Juste Prix », ils ont ensuite décidé d’étendre cette mobilisation au terrain, avec l’objectif de sensibiliser davantage les populations et les autorités aux hausses jugées parfois injustifiées des produits et services.

La marche de samedi a ainsi donné une traduction concrète à cette campagne. Des dizaines de participants ont affronté la chaleur avec des paniers et des calebasses vides, des compteurs Woyofal et des pancartes. Une manière, selon Les Echos, de dénoncer le coût des denrées alimentaires, du logement et de l’électricité.

Libération revient également sur cette mobilisation sous le titre « Le collectif #30JoursPourLeJustePrix se dresse contre la cherté de la vie ». Le journal rapporte que les membres du collectif considèrent la mobilisation comme une nouvelle démonstration de la capacité des Sénégalais à exprimer leurs préoccupations de manière « responsable, digne et pacifiquement ».

WalfQuotidien adopte une lecture plus politique de la manifestation. Pour le journal, la marche contre la vie chère constitue un « premier avertissement pour le président Bassirou Diomaye Faye ». Le quotidien estime que cette mobilisation ne doit pas être prise à la légère. Dans un contexte préélectoral, il considère que ce front pourrait s’étendre à d’autres secteurs et devenir une difficulté supplémentaire pour le chef de l’État.

À côté de la vie chère, Le Soleil consacre sa Une au lancement de « Dundal JOJ », la campagne nationale destinée à accompagner les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026. Le programme a été lancé samedi 5 septembre au stade Iba Mar Diop par le président Bassirou Diomaye Faye, à moins de deux mois de l’ouverture des compétitions.

Selon Le Soleil, cette campagne vise à mobiliser les populations, les territoires, le mouvement sportif, les acteurs culturels et l’ensemble des forces vives du pays. L’ambition est de faire des premiers Jeux olympiques de la jeunesse organisés en Afrique une grande célébration populaire et nationale.

Sénégal : après l’accord avec le FMI, la presse s’interroge sur la dette et ses conséquences

Les lendemains de l’accord conclu entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) continuent d’alimenter les débats dans les journaux sénégalais. Dans leurs éditions de ce vendredi 4 septembre, plusieurs quotidiens s’intéressent aux contours du plan de traitement de la dette, mais aussi aux éventuelles conséquences économiques et sociales de l’entente avec l’institution financière internationale.

Le Soleil revient d’abord sur le traitement de la dette, présenté comme l’un des principaux volets de l’accord avec le FMI. Le quotidien cite El Hadj Alioune Diouf, directeur des marchés de capitaux à la direction générale des financements et de la dette. Pour ce responsable, le dispositif ne constitue pas une restructuration de la dette sénégalaise. « Le Sénégal n’a pas connu de défaut sur sa dette, on ne peut donc pas parler de restructuration », explique-t-il dans des propos rapportés par le journal. Le Soleil estime que le gouvernement cherche ainsi à reprendre la maîtrise d’un endettement devenu particulièrement contraignant.

Sur les marchés, Tribune relève de son côté une réaction immédiate. Selon le quotidien, la dette sénégalaise, déjà considérée comme étant en grande difficulté sur les marchés, a reculé après l’annonce de l’accord avec le FMI. Tribune y voit le signe d’une surprise chez certains investisseurs face aux termes de l’entente.

La question du coût de cet accord pour les Sénégalais est également soulevée par Vox Populi. Le quotidien relaie les « doutes, questions et mises en garde » exprimés par Pastef, parti majoritaire à l’Assemblée nationale. Les responsables de la formation politique préviennent que « les Sénégalais ne doivent pas payer deux fois ». Ils estiment que la population ne peut avoir subi les conséquences d’une dette mal retracée et devoir ensuite en supporter directement les effets. Pour Pastef, la réponse durable au problème de la dette passe surtout par une croissance économique capable de progresser durablement plus vite que l’endettement.

Walfquotidien constate, lui aussi, que Pastef entend maintenir la pression. Le journal écrit que le parti « ne lâche pas l’affaire ». À l’image de son leader Ousmane Sonko, ses responsables continuent de réclamer des explications sur la dette et envisagent de saisir l’Assemblée nationale afin de faire la lumière sur cette affaire.

Le quotidien s’intéresse également à la position délicate d’Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, face à la loi de finances rectificative (LFR). Walfquotidien parle d’un « choix cornélien ». Le journal estime qu’un rejet du texte serait possible, mais qu’une telle décision pourrait placer Pastef et son leader dans une situation politique difficile. Selon son analyse, ils pourraient apparaître comme des obstacles au bien-être des Sénégalais, sans pour autant empêcher le pays de bénéficier des 1 243 milliards de francs CFA annoncés dans le cadre de l’accord avec le FMI.

La soutenabilité de la dette publique préoccupe également Sud Quotidien. Le journal rappelle que le Sénégal avait déjà mobilisé 2 075 milliards de francs CFA sur le marché des titres publics de l’UEMOA au 28 août 2026. Ce montant représente plus de 80 % de l’objectif annuel du pays. Pour le quotidien, cette capacité à accéder au marché régional reste un signal positif, mais elle pose parallèlement la question du coût de l’endettement et de sa viabilité à moyen et long terme. « À mesure que les besoins de financement augmentent, la priorité ne réside plus seulement dans la capacité du Trésor à lever des ressources, mais dans les conditions auxquelles ces ressources sont obtenues », écrit Sud Quotidien.

L’As aborde pour sa part la question des statistiques publiques. Le quotidien s’appuie sur un rapport du FMI qui juge le système statistique sénégalais globalement « fiable, professionnel et largement conforme aux normes internationales ». Le document pointe toutefois plusieurs insuffisances. Le journal évoque notamment une coordination encore limitée entre les institutions, des moyens insuffisants dans certains services sectoriels, des lacunes concernant les statistiques des finances publiques et de la dette, ainsi que des incohérences entre certaines bases de données.

À partir de ces constats, le FMI recommande notamment de renforcer le rôle de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). L’institution préconise également d’institutionnaliser le rapprochement des données macroéconomiques, rapporte L’As.

Au-delà des questions économiques, Sud Quotidien élargit son regard aux réformes institutionnelles et à la situation politique. Le journal évoque une « crise au sommet de l’État » et estime que, 29 mois après l’alternance, les principales promesses de rupture portées par le duo Diomaye-Sonko tardent encore à se concrétiser.

Le quotidien constate que plusieurs réformes avancent lentement et que certains engagements restent en suspens. Dans ce contexte, il considère que le « Projet » présenté en 2024 fait désormais face à une difficulté majeure : transformer les promesses politiques en réalisations concrètes.

Après l’accord avec le FMI, la presse met la pression sur le gouvernement face aux urgences sociales

Les urgences économiques et sociales dominent les unes des quotidiens sénégalais ce jeudi 3 septembre. La presse revient notamment sur les nouvelles directives du président Bassirou Diomaye Faye, quelques jours après la conclusion de l’accord avec le FMI.

En Conseil des ministres mercredi, le chef de l’État a demandé au gouvernement d’accélérer la prise en charge des difficultés économiques et sociales. Il a également insisté sur le renforcement des mécanismes destinés à lutter contre la vie chère, rapporte Le Soleil.

Sud Quotidien estime pour sa part que « Diomaye Faye sort de son silence ». Le journal explique que le président a donné plusieurs instructions destinées à soulager les ménages confrontés à la hausse du coût de la vie. La densification de la carte sanitaire et la réussite des Jeux olympiques de la jeunesse figurent également parmi ses priorités.

L’Observateur décrit un chef de l’État qui « met le gouvernement sous pression ». Le quotidien insiste notamment sur la consolidation de la politique sociale. Pouvoir d’achat, loyers et santé apparaissent ainsi parmi les principaux dossiers sur lesquels l’exécutif est appelé à agir.

Pour Vox Populi, ces directives confirment la volonté présidentielle de maintenir le cap d’un « gouvernement d’actions, de réalisations et de résultats ». L’objectif affiché reste de répondre aux attentes des populations et d’améliorer leur bien-être dans un esprit de solidarité.

Le quotidien L’Info relève également cette volonté d’accélérer l’action gouvernementale. Pendant que le président « presse le gouvernement d’agir », le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo définit, lui aussi, les priorités de son équipe.

L’As identifie plusieurs urgences : le pouvoir d’achat des ménages, la régulation des loyers et la relance de l’économie. Le journal souligne que Bassirou Diomaye Diakhar Faye a multiplié les instructions pour accélérer l’action publique et renforcer le suivi de plusieurs secteurs stratégiques.

Ces préoccupations sociales s’inscrivent dans un contexte économique particulier. Les journaux les rapprochent de la question de l’endettement du Sénégal et du récent accord conclu avec le Fonds monétaire international. Les négociations ont abouti à un programme d’environ 1 243 milliards de francs CFA en faveur du pays.

Mais cet accord ne fait pas l’unanimité. Dans des propos rapportés par Tribune, Bougane Guèye Dany estime qu’un programme avec le FMI « ne relancera pas l’économie ». Le président du mouvement politique Gueum Sa Bopp reconnait néanmoins que l’accord peut créer des marges de manœuvre. Selon lui, il ouvre des « fenêtres d’opportunités » pour rétablir les équilibres macro-économiques et favoriser le retour des financements concessionnels.

La question du traitement de la dette continue également d’alimenter les débats. WalfQuotidien rappelle que le Sénégal a choisi un Plan de traitement de la dette plutôt qu’une restructuration. Certains économistes considèrent toutefois cette formule comme une autre manière de désigner une restructuration. « L’État se voile la face », affiche ainsi le quotidien.

Autre dossier au centre de l’attention : l’encadrement des crédits spéciaux. L’As rapporte que le bureau de l’Assemblée nationale a déclaré recevable, mercredi 2 septembre, une proposition de loi consacrée à cette question. Sud Quotidien y voit une nouvelle offensive parlementaire après la décision du Conseil constitutionnel. Le journal rappelle que les députés souhaitent désormais inscrire l’encadrement des crédits spéciaux dans le champ de la loi organique relative aux lois de finances.

Le Conseil constitutionnel avait censuré, le 26 août, un précédent texte adopté par l’Assemblée nationale. Il avait alors considéré que la gestion des crédits spéciaux relève exclusivement du pouvoir exécutif. Le législateur ne pourrait donc pas imposer un mécanisme de contrôle dans ce domaine. Le Quotidien résume cette nouvelle confrontation sous le titre « Bataille spéciale en vue ». Le journal rapporte que l’Assemblée nationale prépare une proposition de loi organique destinée à modifier la législation financière.

Face à cette initiative parlementaire, le gouvernement maintient toutefois sa ligne. L’exécutif réaffirme sa préférence pour un encadrement réglementaire des crédits spéciaux. Entre pression sociale, contraintes économiques, dette et bras de fer institutionnel, les quotidiens sénégalais placent ainsi l’action du gouvernement au centre de leurs analyses. Après l’accord conclu avec le FMI, l’exécutif est désormais attendu sur sa capacité à transformer les engagements économiques en réponses concrètes aux préoccupations des Sénégalais.

Sénégal : la presse salue l’accord avec le FMI, mais s’interroge sur le traitement de la dette

À Dakar, l’annonce de l’accord avec le Fonds monétaire international (FMI) occupe largement les unes de la presse ce mercredi 2 septembre. Après plusieurs mois de discussions, les autorités sénégalaises et l’institution financière sont finalement parvenues à un compromis. À la clé, un programme de 1 243 milliards de francs CFA destiné à accompagner le pays dans ses réformes économiques et financières au cours des trois prochaines années.

Pour les quotidiens sénégalais, cette conclusion marque un tournant. Mais derrière le soulagement affiché, plusieurs journaux s’attardent déjà sur les contreparties et les zones d’ombre liées à la dette. Le Soleil revient sur les longues négociations qui ont précédé cet accord. Le quotidien met en avant un programme de 1 243 milliards de francs CFA, associé à un dispositif consacré au traitement de la dette sénégalaise. Le journal rapporte également les assurances du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba. Celui-ci insiste sur un point sensible du dossier : selon lui, « le plan de traitement de la dette du Sénégal n’est pas une restructuration ». De son côté, le représentant résident du FMI au Sénégal, Majdi Debbich, estime que l’accord vient couronner « deux années de collaboration étroite » entre Dakar et l’institution de Bretton Woods.

Sud Quotidien choisit une formule particulièrement symbolique : « Le FMI rouvre le crédit ». Le quotidien accueille donc favorablement le dénouement, tout en rappelant que le financement annoncé n’est pas encore totalement acquis. Le programme doit encore recevoir l’approbation de la direction et du conseil d’administration du FMI. Dakar devra aussi appliquer des mesures correctrices et obtenir les garanties de financement nécessaires auprès de ses partenaires.

Le Quotidien insiste, lui, sur la durée du nouveau programme. Les 1 243 milliards de francs CFA doivent soutenir les réformes économiques et financières du Sénégal pendant trois ans. Walfquotidien adopte un ton beaucoup plus enthousiaste. « Enfin le jackpot ! », lance le journal, qui présente l’accord comme une « bonne nouvelle » pour un pays exposé au risque de défaut de paiement. Plus de 1 200 milliards de francs CFA doivent ainsi rejoindre les caisses de l’Etat.

Derrière cette bouffée d’oxygène financière, L’As regarde surtout les objectifs affichés par le nouveau programme. Le quotidien évoque la volonté de restaurer la stabilité économique et la viabilité de la dette. Il relève également la nécessité de réduire les fragilités budgétaires et extérieures. Le programme doit enfin favoriser une croissance davantage tirée par le secteur privé.

La question de la dette reste toutefois au centre des préoccupations. L’Observateur rappelle que sa viabilité à moyen terme figure parmi les exigences du FMI. Dans un entretien accordé au journal, Majdi Debbich détaille les contours du nouveau programme. Il évoque notamment le poids du traitement de la dette. Il revient aussi sur le dossier sensible des subventions à l’énergie, qui pourraient dépasser 800 milliards de francs CFA cette année.

Les Echos adopte une lecture plus critique de l’accord. Sa manchette résume le débat en quelques mots : « 1243 milliards en 3 ans pour une restructuration non assumée ». Tribune choisit également un angle politique. Le quotidien titre : « Sonko limogé, le FMI “offre” 1200 milliards à Diomaye », établissant ainsi un lien direct entre le contexte politique sénégalais et le dénouement des discussions financières.

Avec « Un accord, mille questions », Enquête se montre plus prudent. Le quotidien s’intéresse déjà aux décisions difficiles qui attendent l’Etat. Il met notamment en avant trois dossiers : la dette, les subventions et les entreprises publiques. Pour le journal, l’accord financier ouvre donc une nouvelle séquence, mais celle-ci s’annonce exigeante.

Yoor-Yoor pousse encore plus loin cette lecture critique. Le quotidien estime que les discours sur la souveraineté ne suffisent pas à masquer les contraintes inscrites dans l’accord. Entre les mesures correctrices exigées, le traitement de la dette et les conditions entourant la mise en œuvre du programme, le journal voit se dessiner un processus de restructuration lourd, placé sous surveillance internationale. Ainsi, si les 1 243 milliards de francs CFA apportent un soulagement immédiat à Dakar, la presse sénégalaise rappelle que le véritable enjeu commence désormais : utiliser cette bouffée financière tout en répondant aux exigences du FMI et en maîtrisant le poids de la dette.

Sénégal : les importations d’oignon, la DPG et la dégradation de Moody’s au menu des quotidiens

Les quotidiens sénégalais parus ce mardi 1er septembre 2026 accordent une large place à la levée du gel des importations d’oignon, à la reprise des travaux de l’Assemblée nationale autour de la Déclaration de politique générale du Premier ministre, mais aussi aux débats suscités par la récente dégradation de la note souveraine du Sénégal par Moody’s.

Sur le front économique, la décision du ministère de l’Industrie et du Commerce de mettre fin au gel des importations d’oignon continue de faire réagir. Sud Quotidien rappelle que la mesure, levée lundi 31 août, intervient au terme d’une campagne de commercialisation qui aura duré un peu plus de sept mois. Pour le journal, cette décision ne signifie toutefois pas un retour complet au libre accès des importateurs. Les opérations resteront encadrées, avec des autorisations délivrées sous forme de quotas et susceptibles d’être accordées jusqu’au 31 décembre 2026.

Sud Quotidien parle ainsi d’une « parade », estimant que la mesure intervient dans un contexte de hausse des prix sur les marchés, alors même que la production nationale d’oignons est annoncée à plus de 450 000 tonnes pour 2026.

Le Soleil adopte une lecture davantage centrée sur l’approvisionnement. Le quotidien estime que la levée du gel répond avant tout à la nécessité de garantir une alimentation régulière du marché intérieur. L’objectif serait ainsi de prévenir d’éventuelles tensions sur la disponibilité du produit et de limiter leurs conséquences sur les consommateurs.

L’actualité parlementaire occupe également une place importante dans les journaux. L’As annonce l’ouverture, ce mardi à 10 heures, de la deuxième session extraordinaire de l’Assemblée nationale. Les travaux seront principalement consacrés à la Déclaration de politique générale du Premier ministre.

Après l’ouverture de la session, la conférence des présidents devra déterminer la date du « grand oral » du chef du gouvernement. L’As souligne que cette convocation intervient dans un contexte politique particulièrement tendu. Le quotidien s’interroge notamment sur le poids de la majorité parlementaire acquise à Pastef dans les rapports avec le président de la République. Il pose la question de l’influence que cette majorité pourrait exercer sur les choix de l’Exécutif.

Walfquotidien se montre, lui, beaucoup plus critique à l’égard du pouvoir. Le journal estime que la « rupture systémique » annoncée par les nouvelles autorités n’a pas produit les résultats attendus. « Ça tourne en rond », affiche-t-il à sa une, dénonçant ce qu’il considère comme un retour à certaines pratiques des anciens régimes. Le quotidien évoque notamment les affrontements verbaux, les accusations et les contre-accusations qui rythment la vie politique. Il estime que le pouvoir actuel reproduit progressivement certaines méthodes qu’il entendait pourtant dépasser.

Pendant ce temps, L’Observateur s’intéresse au retour progressif d’Amadou Ba sur la scène politique. L’ancien Premier ministre serait engagé dans un « sursaut politique », selon le journal. Après plusieurs mois de retrait relatif, Amadou Ba multiplierait désormais les déplacements et les rencontres, tout en réactivant ses réseaux politiques. L’Observateur y voit les prémices d’une stratégie de reconquête, notamment en perspective des prochaines échéances électorales et de la recomposition de l’opposition.

Enfin, Le Soleil revient sur les conséquences de la récente dégradation de la note souveraine du Sénégal par Moody’s. Le quotidien élargit le débat à la question de la prime de risque appliquée aux États africains et aux méthodes utilisées par les agences de notation. Cette nouvelle dégradation relance, selon le journal, les interrogations sur la manière dont le risque africain est évalué par les agences internationales. Des experts s’interrogent notamment sur les conséquences financières de ces appréciations, susceptibles d’alourdir le coût auquel les États africains accèdent aux marchés.

Entre tensions sur le marché de l’oignon, affrontement politique autour de la Déclaration de politique générale et inquiétudes liées au coût du financement, la presse sénégalaise met ainsi en évidence les principaux défis économiques et politiques auxquels Dakar fait face en cette rentrée de septembre.

Au Sénégal, le Conseil constitutionnel recadre la majorité parlementaire tandis que Tivaouane appelle à l’unité

La presse sénégalaise revient largement, ce jeudi 27 août 2026, sur deux sujets qui occupent l’actualité nationale : l’irrecevabilité de la proposition de loi sur les crédits spéciaux et les messages délivrés lors de la célébration du Mawlid à Tivaouane.

Le Conseil constitutionnel concentre d’abord l’attention des quotidiens. Saisi par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo, l’institution a déclaré irrecevable, mardi 25 août, la proposition de loi n°36/26 portant sur le régime juridique des crédits spéciaux. Le texte, porté par la majorité parlementaire, avait été adopté en commission avant son inscription à l’ordre du jour d’une séance plénière.

Pour Le Soleil, cette décision constitue un revers pour les députés à l’origine du texte et renforce la position du gouvernement. Le journal rapporte que les Sages ont estimé que certaines dispositions relevaient du domaine de la loi organique et du pouvoir réglementaire. La procédure parlementaire ne pouvait donc pas se poursuivre dans sa forme initiale.

Sud Quotidien parle pour sa part d’un « faux pas de la majorité ». Le quotidien insiste sur le fait que le Conseil constitutionnel ne s’est pas prononcé sur l’opportunité politique des crédits spéciaux ni sur leur principe. Les Sages ont plutôt rappelé les limites qui séparent les compétences respectives de la loi, de la loi organique et du règlement.

Cette distinction est également au cœur de la lecture du Quotidien. Le journal estime que les Sages ont ainsi « recadré » les députés de Pastef en réaffirmant la place du pouvoir exécutif dans l’organisation et la gestion des dépenses publiques. L’As et Les Echos insistent eux aussi sur le coup d’arrêt porté à l’initiative parlementaire.

WalfQuotidien replace cette décision dans une séquence plus large. Le journal relève que le parti au pouvoir vient de connaître un nouveau revers devant le Conseil constitutionnel, après le rejet d’une précédente proposition portant sur une révision de la Constitution. Selon la publication, les parlementaires avaient notamment tenté d’inscrire dans la loi des modalités pratiques liées à l’engagement, au paiement et au contrôle des crédits spéciaux, empiétant ainsi sur des prérogatives réservées à l’Exécutif.

À quelques jours de la Déclaration de politique générale du Premier ministre devant l’Assemblée nationale, cette décision intervient dans un contexte politique particulièrement sensible. Elle intervient alors que les relations entre l’Exécutif et la majorité parlementaire restent marquées par des divergences sur la gestion des ressources publiques et l’équilibre des pouvoirs.

L’autre grande actualité mise en avant par les journaux est religieuse. La célébration du Mawlid a mobilisé les fidèles à Tivaouane, où les autorités religieuses ont placé l’évènement sous le signe de la paix, de l’unité et de la responsabilité citoyenne.

L’Observateur revient sur le message du khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour. À l’occasion du Gamou, celui-ci a articulé son intervention autour de trois valeurs : la paix, l’Amâna et l’unité. Un message qui résonne particulièrement dans un contexte national marqué par les tensions politiques.

Le Soleil souligne de son côté que la cérémonie officielle du Gamou, organisée mardi 25 août dans la cité religieuse de Maodo, a été dominée par les appels à la fraternité et au rapprochement. La veillée du Mawlid s’est inscrite cette année autour du thème du Tawhid, tandis que les fidèles ont communié dans la foi.

WalfQuotidien insiste enfin sur la portée politique du message délivré depuis Tivaouane. Alors que les divergences se multiplient entre les différents acteurs politiques, le khalife général des Tidianes a appelé au dialogue entre le pouvoir et l’opposition. Il a invité les protagonistes à privilégier la concertation et l’apaisement afin de préserver la stabilité et la paix du Sénégal.

Entre le rappel des limites du pouvoir parlementaire par les Sages et l’appel au dialogue lancé depuis Tivaouane, la presse sénégalaise met ainsi en lumière deux enjeux majeurs de l’actualité nationale : l’équilibre institutionnel et la préservation de la cohésion sociale.

Sénégal : les crédits spéciaux au cœur d’un nouveau bras de fer entre l’exécutif et l’Assemblée

Le bras de fer institutionnel se poursuit au Sénégal autour de l’encadrement des crédits spéciaux. Alors que les députés devaient examiner ce mercredi la proposition de loi portant sur leur régime juridique, le gouvernement a saisi le Conseil constitutionnel pour en contester la recevabilité.

Selon plusieurs quotidiens, l’exécutif estime que certaines dispositions du texte relèvent du domaine réglementaire et non du domaine de la loi. Il s’appuie notamment sur les articles 67 et 76 de la Constitution, qui définissent les compétences respectives du législateur et du pouvoir réglementaire.

Saisi par le gouvernement, le Conseil constitutionnel devra donc se prononcer sur la conformité du texte au regard de la répartition des compétences prévue par la Constitution. Dans l’attente de cette décision, l’Assemblée nationale a suspendu la séance plénière prévue ce 19 août pour examiner la proposition de loi. Pour Le Quotidien, cette nouvelle situation constitue un « nouveau bras de fer au sommet de l’État », les députés considérant la démarche de l’exécutif comme une forme d’obstruction.

La suspension ne signifie toutefois pas l’arrêt de l’ensemble des activités parlementaires. Elle concerne principalement l’examen du texte sur les crédits spéciaux, désormais soumis à l’arbitrage des « Sages ». Cette nouvelle confrontation intervient quelques jours seulement après l’adoption par l’Assemblée nationale de la réforme portant sur la déclaration de patrimoine. Le texte avait été approuvé à une large majorité avant que le président Bassirou Diomaye Faye n’annonce son intention de le soumettre à référendum.

Le dossier des crédits spéciaux ajoute ainsi une nouvelle tension aux relations entre l’exécutif et une Assemblée nationale dominée par Pastef, le parti dirigé par Ousmane Sonko.

Le débat prend également une tournure politique avec les accusations portées contre le président de l’Assemblée nationale par Aminata Touré. La superviseure générale de Kiiraay accuse l’ancien Premier ministre d’avoir bénéficié de fonds non justifiables lorsqu’il dirigeait la Primature.

Selon les propos rapportés par plusieurs journaux, Aminata Touré affirme notamment qu’Ousmane Sonko aurait utilisé 3,7 milliards de FCFA issus de fonds destinés à la Casamance et logés à la Primature. Elle l’accuse également d’avoir eu recours aux fonds politiques de la présidence et d’avoir demandé des rallonges.

Ces accusations interviennent alors que le président de l’Assemblée nationale défend publiquement depuis plusieurs jours la nécessité d’un meilleur encadrement et d’un contrôle accru des fonds spéciaux. Le débat sur la transparence financière prend donc une dimension politique de plus en plus forte. D’un côté, l’exécutif conteste la compétence de l’Assemblée à légiférer sur certaines dispositions relatives aux crédits spéciaux. De l’autre, la majorité parlementaire défend sa volonté d’encadrer ces fonds.

Au-delà de la bataille juridique, c’est désormais le rapport de force entre les deux pôles du pouvoir qui se joue. Et la décision du Conseil constitutionnel pourrait constituer une nouvelle étape majeure dans cette confrontation institutionnelle.

Sénégal : la réforme de la déclaration de patrimoine et l’affaire ASER dominent les Unes de la presse

À Dakar, la réforme de la déclaration de patrimoine du chef de l’État franchit une nouvelle étape. Réunis en séance plénière, les députés de la 15e législature ont adopté à une large majorité, par 133 voix contre 2, la proposition de loi modifiant l’article 37 de la Constitution. Mais au-delà du vote parlementaire, c’est surtout l’annonce d’un prochain référendum qui retient l’attention des journaux sénégalais parus ce mardi.

Le texte prévoit désormais que l’obligation de déclaration de patrimoine ne concerne plus uniquement le président de la République. Un amendement introduit par le gouvernement étend également cette exigence au Premier ministre et au président de l’Assemblée nationale. Tous devront déposer une déclaration au début de leurs fonctions, puis une nouvelle déclaration à leur terme.

Pour le chef de l’État, la procédure prévoit le dépôt d’une déclaration écrite auprès du Conseil constitutionnel dans les trois mois suivant la prestation de serment. Une seconde déclaration devra être effectuée dans les trois mois suivant la fin du mandat. Les mêmes dispositions s’appliqueront désormais aux deux autres principales autorités concernées.

C’est toutefois l’annonce faite par le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, qui donne une nouvelle dimension au dossier. À l’issue du vote, il a indiqué que le président Bassirou Diomaye Faye avait décidé de soumettre le texte à un référendum. Une décision qui, selon les quotidiens, pourrait inscrire cette réforme dans une transformation constitutionnelle plus large.

Le gouvernement souhaite notamment aller plus loin en faisant de la déclaration de patrimoine une pièce constitutive du dossier de candidature à l’élection présidentielle. Son absence pourrait ainsi entraîner l’irrecevabilité d’une candidature, selon les orientations présentées par le ministre de la Justice.

Cette perspective occupe une place importante dans les unes. L’As résume le choix présidentiel par « Diomaye opte pour le référendum », tandis que Sud Quotidien place déjà « Le référendum en ligne de mire ». Derrière cette procédure, les journaux voient une volonté d’instaurer davantage de transparence avant, pendant et après l’exercice des responsabilités publiques.

La réforme de l’article 37 n’est toutefois pas le seul dossier judiciaire et politique qui domine l’actualité sénégalaise. Les quotidiens reviennent également sur l’ouverture d’une information judiciaire dans l’affaire du marché d’électrification rurale impliquant l’Agence sénégalaise d’électrification rurale et la société espagnole AEE Power.

Après une enquête préliminaire menée par les services de recherche, le Pool judiciaire financier a décidé de poursuivre les investigations. Plusieurs qualifications pénales sont évoquées dans le dossier, notamment le détournement de deniers publics, le blanchiment de capitaux, le faux et usage de faux, ainsi que d’autres infractions présumées.

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée en octobre 2025 par le député Thierno Alassane Sall. Depuis, les accusations et contre-accusations ont alimenté le débat autour de ce marché. Désormais, l’ouverture d’une information judiciaire fait entrer le dossier dans une nouvelle phase.

Les manchettes traduisent la gravité accordée à cette procédure. Tribune évoque la « traque des détourneurs des 37 milliards de l’ASER », tandis que Walfquotidien parle d’une « machine judiciaire » qui s’emballe. Libération souligne, de son côté, les nombreuses incriminations visées contre AEE Power Espagne, ses dirigeants ainsi que la filiale sénégalaise.

Le parquet financier a également sollicité plusieurs mesures pour approfondir les investigations. Une commission rogatoire internationale doit notamment être engagée en Espagne, tandis qu’une délégation judiciaire doit accompagner les recherches au Sénégal. Des mesures conservatoires ont aussi été demandées.

Entre réforme constitutionnelle et accélération de la procédure judiciaire, la presse sénégalaise place ainsi sous les projecteurs deux dossiers liés à une même exigence : le contrôle de l’action publique et la question de la responsabilité des dirigeants et des acteurs économiques.

Sénégal : l’encadrement des fonds spéciaux accentue les tensions entre le gouvernement et Pastef

À Dakar, le débat sur les fonds spéciaux prend une nouvelle tournure. Dans leurs éditions du vendredi 14 août, les quotidiens sénégalais reviennent largement sur l’adoption en commission d’une proposition de loi visant à définir plus strictement le régime juridique de ces crédits, sur fond de désaccord entre la majorité parlementaire et l’exécutif.

La proposition de loi a été approuvée jeudi par les députés membres de la commission, rapporte L’As. Le texte entend désormais circonscrire précisément les situations dans lesquelles les crédits spéciaux peuvent être mobilisés. Leur utilisation serait limitée aux questions de défense, de sécurité intérieure et extérieure ainsi qu’aux activités de renseignement. Tout recours à ces crédits pour d’autres besoins serait ainsi exclu.

Après cette première étape, le texte doit être présenté devant l’ensemble des députés lors d’une séance plénière prévue le 19 août prochain. Une nouvelle étape qui devrait permettre de poursuivre la procédure parlementaire.

Mais derrière ce processus législatif se dessine déjà une confrontation politique. Libération évoque un nouveau « bras de fer » entre la majorité Pastef et le gouvernement. Le quotidien rappelle que la réglementation des fonds spéciaux, également appelés fonds secrets, figurait parmi les engagements associés à la candidature de Bassirou Diomaye Faye.

Pourtant, les positions de l’exécutif et de la majorité parlementaire semblent aujourd’hui difficiles à rapprocher. En commission, le gouvernement, représenté par le ministre de la Justice Me Moussa Sarr, aurait présenté six amendements. Les députés de Pastef les ont tous rejetés. Le Garde des Sceaux aurait également saisi le bureau de l’Assemblée nationale pour l’informer que le texte serait irrecevable.

Les Echos fait lui aussi état d’un désaccord profond entre le président Bassirou Diomaye Faye et les députés de Pastef. Pour le quotidien, cette nouvelle séquence prolonge les tensions déjà apparues autour de la réforme relative à la déclaration de patrimoine.

Le journal souligne notamment que Me Moussa Sarr a représenté l’exécutif au cours des travaux en commission, à la place de Cheikh Diba. Plusieurs amendements ont alors été défendus par le ministre de la Justice, sans parvenir à convaincre les députés de la majorité, qui les ont tous rejetés.

Pendant que le débat institutionnel se poursuit, une autre préoccupation s’impose dans la vie quotidienne des Dakarois : les difficultés de déplacement durant l’hivernage. Sud Quotidien met en avant les problèmes persistants de mobilité dans la capitale et ses zones périphériques.

Dans plusieurs secteurs, notamment à Keur Massar, Tivaouane Peulh, Niague, Sangaikam, Bambilor et Lac Rose, les habitants doivent composer avec des déplacements particulièrement difficiles. L’absence de liaisons directes vers certaines destinations oblige de nombreux usagers à multiplier les correspondances, avec pour conséquence une hausse des dépenses consacrées au transport.

Sur un tout autre registre, Le Soleil s’intéresse à une évolution qui gagne progressivement le monde rural. Les jeunes Sénégalais sont de plus en plus nombreux à investir dans l’agriculture, l’agro-business et l’élevage.

Cette nouvelle génération ne se contente plus de considérer ces secteurs comme de simples activités traditionnelles. Elle développe des projets agricoles et d’élevage à grande échelle, avec l’ambition d’en faire des sources de revenus et de création d’emplois. Une dynamique qui fait émerger de nouveaux acteurs du monde rural et contribue, selon le quotidien, à redonner de la valeur au travail de la terre.

Sénégal : le patrimoine des hauts dirigeants et les grandes orientations du budget 2027 dominent la presse

La réforme de la déclaration de patrimoine au sommet de l’État et les premières orientations du Budget 2027 occupent une place centrale dans les quotidiens sénégalais ce jeudi. Les journaux reviennent notamment sur les ajustements apportés à la proposition de modification de l’article 37 de la Constitution, ainsi que sur l’enveloppe budgétaire indicative annoncée pour le prochain exercice.

Au cœur des débats parlementaires, la majorité Pastef cherche à consolider sa proposition de loi n°33/2026 consacrée à la déclaration de patrimoine du président de la République et à l’encadrement des fonds spéciaux. Sud Quotidien rapporte que des modifications ont été acceptées en commission afin d’étendre l’obligation au président de l’Assemblée nationale et au Premier ministre. Pour le journal, cette concession permettrait notamment d’éviter une nouvelle confrontation avec l’Exécutif et de réduire le risque d’un recours devant le Conseil constitutionnel.

Les Echos voit dans cette évolution le signe d’un rapport de force de plus en plus marqué entre les deux principales institutions de l’Exécutif. Le quotidien décrit une intensification du duel politique entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye. Alors que la proposition initiale visait à imposer au chef de l’État une déclaration de patrimoine au début et à la fin de son mandat, avec publication par le Conseil constitutionnel, le président de la République a proposé d’élargir le dispositif au Premier ministre et au président de l’Assemblée nationale. Après des discussions et de vives critiques, cet amendement a finalement obtenu le soutien de la majorité parlementaire.

Le Quotidien revient également sur cette évolution et souligne le rôle joué par le Garde des sceaux, Me Moussa Sarr. Dans le cadre de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, son amendement vise à étendre la publication des déclarations de patrimoine à l’entrée comme à la sortie de fonction du Premier ministre et du président de l’Assemblée nationale. Une réforme qui, selon le journal, renforcerait les exigences de probité appliquées aux principales autorités de l’État.

Cette perspective est également mise en avant par WalfQuotidien, qui estime que les Sénégalais pourraient désormais être appelés à connaître les biens détenus par les trois principales autorités du pays. L’Info relève, de son côté, la volonté du président Bassirou Diomaye Faye d’élargir cette obligation de transparence à plusieurs responsables situés au sommet de l’État.

La presse s’intéresse également aux premières données du Budget 2027. Sud Quotidien rapporte que la Direction générale du Budget entend miser sur une utilisation plus efficace des dépenses publiques. Le Soleil précise pour sa part que les institutions et départements ministériels ont reçu une enveloppe budgétaire indicative globale de 2 451 milliards de FCFA pour 2027, hors dépenses de personnel, service de la dette et ressources extérieures.

Cette enveloppe prévisionnelle devrait être répartie entre 1 470,2 milliards de FCFA pour le fonctionnement et 980,7 milliards de FCFA pour les investissements. Ces chiffres ont été communiqués mercredi à Dakar, à l’occasion du lancement officiel des travaux préparatoires du Budget 2027.

Entre réforme de la transparence au sommet de l’État et préparation du prochain budget, les sujets suivis par les quotidiens traduisent ainsi deux enjeux majeurs pour les pouvoirs publics sénégalais : renforcer les exigences de probité des dirigeants tout en cherchant à améliorer l’efficacité de la dépense publique.

Fouille à nu : le Sénégal entend mettre fin à une pratique décriée dans les établissements pénitentiaires

Au Sénégal, une décision vient de modifier les pratiques à l’entrée des établissements pénitentiaires. Alors que l’Assemblée nationale ouvre sa première session extraordinaire de l’année, une autre mesure retient l’attention de la presse nationale : la fin de la fouille à nu des détenus lors de leur admission en prison.

La décision figure dans une note de service datée du lundi 10 août 2026 et signée par Aliou Ciss, directeur général de l’Administration pénitentiaire. Elle répond, selon les autorités, à une volonté de renforcer la protection des droits humains et de replacer la dignité des personnes détenues au cœur des pratiques pénitentiaires.

Cette mesure constitue l’un des principaux sujets relevés par les quotidiens sénégalais. Sud Quotidien salue notamment une décision qui rapproche davantage l’action publique des exigences liées au respect de la dignité humaine. Le journal la présente comme une évolution importante dans la prise en charge des personnes incarcérées.

WalfQuotidien revient pour sa part sur une pratique désormais bannie par l’Administration pénitentiaire. Le quotidien souligne la volonté des autorités de mieux protéger la dignité des détenus fraîchement admis dans les établissements pénitentiaires. Le Soleil relève également la portée de cette décision, rappelant que la pratique faisait depuis longtemps l’objet de critiques en raison de son caractère jugé humiliant et dégradant.

Mais cette actualité intervient dans un contexte parlementaire particulièrement chargé. Les députés de la 15e législature entament en effet leur première session extraordinaire de l’année 2026, avec un programme qui s’annonce dense. Libération évoque pas moins de six commissions d’enquête parlementaire, auxquelles devraient s’ajouter trois projets de loi, laissant présager une période de travail intense pour les élus.

La procédure ayant conduit à la convocation de cette session extraordinaire fait toutefois débat. L’As rapporte que le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a voulu mettre un terme aux interrogations en renvoyant les contestataires au règlement intérieur actualisé de l’institution. Selon lui, le Bureau de l’Assemblée dispose bien de la base juridique nécessaire pour convoquer une telle session.

Sud Quotidien relève également cette controverse autour de la légalité de la convocation. Le journal indique qu’Ousmane Sonko a choisi d’expliquer le fondement juridique de la démarche engagée par le Bureau de l’institution parlementaire.

Ainsi, entre une session extraordinaire qui s’annonce chargée et une réforme touchant directement aux conditions de détention, l’actualité sénégalaise place au même moment les questions institutionnelles et les droits humains au centre des débats. La suppression de la fouille à nu marque surtout, selon les journaux, une volonté affichée de faire évoluer les pratiques pénitentiaires vers davantage de respect de la dignité humaine.

Sénégal : l’ouverture de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale ravive les tensions politiques

L’Assemblée nationale sénégalaise ouvre ce lundi 10 août 2026 une session extraordinaire dans un contexte marqué par de fortes tensions entre l’Exécutif et le Législatif. Selon la presse sénégalaise, plusieurs textes importants sont inscrits à l’ordre du jour, dont les projets de loi portant Code du travail, Code de la sécurité sociale et sécurité numérique.

Les députés doivent également examiner deux propositions de loi à forte portée politique. La première concerne la modification de l’article 37 de la Constitution et prévoit notamment de renforcer les obligations du président de la République en matière de déclaration de patrimoine.

La seconde porte sur le régime juridique des crédits spéciaux, communément associés aux « fonds politiques ». Un texte susceptible de raviver les tensions au sein du pouvoir. Pour Sud Quotidien, cette session constitue un nouveau test pour la majorité parlementaire, appelée à faire adopter des textes conformes aux exigences constitutionnelles.

Les Echos y voit, de son côté, une nouvelle manifestation du bras de fer entre le président Bassirou Diomaye Faye et l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Même lecture du côté du Quotidien, qui évoque une confrontation politique désormais ouverte entre les deux camps, alors que la majorité présidentielle et l’opposition cherchent chacune à renforcer leur influence.

À Dahra, Ousmane Sonko a d’ailleurs accentué la pression sur le pouvoir. Selon L’AS, le leader de Pastef a dénoncé une réorganisation de « l’ancien système » au sein de l’appareil d’État et appelé ses militants à rester unis et vigilants.

La session extraordinaire s’annonce donc particulièrement sensible, avec des enjeux à la fois institutionnels, juridiques et politiques, sur fond de recomposition du paysage politique sénégalais.

Transparence, dette, cybersécurité : les grands dossiers à la une de la presse sénégalaise

La publication prochaine de la liste provisoire des personnes assujetties à la déclaration de patrimoine domine les journaux sénégalais parus ce mercredi 5 août. Présentée comme une nouvelle étape dans le renforcement de la transparence de la vie publique, cette échéance fixée au 10 août par l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC) suscite de nombreux commentaires, tandis que d’autres titres s’intéressent aux revenus pétroliers, à la gestion de la dette, au partenariat avec la Banque mondiale et aux menaces croissantes liées à la cybercriminalité.

Plusieurs quotidiens mettent en avant l’annonce de l’OFNAC. Le Soleil évoque un « rendez-vous le 10 août », tandis que Sud Quotidien souligne que l’institution publiera à cette date la liste provisoire des personnes soumises à l’obligation de déclaration de patrimoine. EnQuête annonce que « les défaillants bientôt connus », alors que L’AS estime que l’OFNAC s’apprête à « épingler les mauvais élèves » en révélant les noms des assujettis n’ayant pas satisfait à cette obligation légale.

Plus critique, WalfQuotidien parle d’une « sombre transparence », estimant que les résistances observées chez certains responsables mettent à l’épreuve la politique de bonne gouvernance portée par les autorités. Le journal rappelle également que l’OFNAC envisage des mesures à l’encontre des personnes qui ne se conformeraient pas à leurs obligations.

Les questions de gouvernance économique occupent également une place importante dans les colonnes des quotidiens. EnQuête revient sur la controverse autour des revenus tirés du champ pétrolier de Sangomar. Sous le titre « La bataille des chiffres », le journal rapporte que le ministère en charge du Pétrole défend le mécanisme de récupération des coûts d’investissement et rappelle que les recettes de l’État ne se limitent pas à sa part de production, mais incluent aussi les impôts, les dividendes de PETROSEN et diverses taxes.

Le Soleil s’intéresse, pour sa part, à la nouvelle Direction générale du financement de la dette (DGFD), créée en juin dernier. Présentée comme la « nouvelle tour de contrôle » de l’endettement public, cette structure est désormais chargée de centraliser la négociation des emprunts de l’État, la gestion de la dette publique et la mobilisation des financements, dans une logique de renforcement de la soutenabilité des finances publiques.

Sur le plan du développement, Sud Quotidien met en lumière la visite officielle du vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, attendue au Sénégal du 4 au 8 août. Cette mission s’inscrit dans la poursuite du dialogue stratégique entre l’institution financière internationale et les autorités sénégalaises autour des priorités nationales de développement.

Enfin, Le Quotidien alerte sur la montée de la cybercriminalité. S’appuyant sur un récent rapport d’Interpol, le journal classe le Sénégal parmi les quatre pays africains les plus exposés aux cyberattaques. Il révèle notamment qu’une société pétrolière opérant dans le pays a récemment déjoué une tentative d’escroquerie portant sur 4,8 milliards de FCFA, illustrant, selon le quotidien, l’industrialisation croissante des menaces numériques à l’ère de l’intelligence artificielle.

Sénégal : le Magal de Touba entre appels à la paix, sécurité routière et défis d’organisation

La 132ᵉ édition du Grand Magal de Touba domine largement la presse sénégalaise de ce mardi 4 août. Les quotidiens reviennent sur les messages délivrés par les autorités religieuses et gouvernementales, qui ont placé cette édition sous le signe de la paix, de la cohésion nationale, de la sécurité routière et de l’amélioration de l’organisation de ce grand rassemblement religieux.

Au cœur de la cérémonie officielle, le khalife général des mourides a appelé à anticiper dès maintenant la préparation des dix prochaines éditions du Magal afin de mieux répondre à l’affluence croissante des pèlerins. Dans le même temps, l’État sénégalais a réaffirmé son engagement à honorer l’ensemble des promesses faites à la cité religieuse de Touba.

Présent à la cérémonie, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, a invité les Sénégalais à faire « du pardon et de la paix un héritage vivant », tout en rappelant la volonté du président Bassirou Diomaye Faye de laisser un héritage fondé sur la stabilité et l’unité nationale. À cette occasion, un nouveau commissariat de police a été inauguré afin de renforcer durablement le dispositif sécuritaire de Touba.

Le ministre s’est également montré particulièrement préoccupé par le lourd bilan des accidents de la circulation enregistrés durant le Magal. Qualifiant cette situation « d’inadmissible », il a appelé à des mesures concrètes pour améliorer la sécurité routière, dénonçant le manque de discipline des usagers et l’anarchie observée sur plusieurs axes. Selon les chiffres de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, 278 accidents ont été recensés, faisant 22 morts et 565 blessés.

Les différents journaux soulignent aussi la convergence des discours des autorités religieuses et politiques autour de la nécessité de préserver la paix, le civisme, le respect de la loi et la cohésion nationale. Le porte-parole du khalife général des mourides a, de son côté, alerté sur une crise des valeurs et un déficit d’éducation qu’il juge préoccupants.

Enfin, au-delà de sa dimension spirituelle, cette édition confirme également le poids économique considérable du Grand Magal. Selon les estimations relayées par la presse, près de six millions de pèlerins auraient participé à l’événement, générant un impact économique évalué à plus de 629 milliards de francs CFA, illustrant l’importance religieuse, sociale et économique de ce rendez-vous majeur du Sénégal.

Revue de presse : le Magal au cœur de l’actualité sénégalaise

Les quotidiens sénégalais parus ce lundi 3 août consacrent l’essentiel de leurs unes à la 132ᵉ édition du Magal de Touba, célébrée la veille. Tous mettent en avant la ferveur populaire, la portée spirituelle de l’événement ainsi que la richesse intellectuelle de l’héritage de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur de la confrérie mouride.

Le Soleil titre en une : « Le Magal, une ferveur intacte ». Le quotidien souligne que la commémoration du départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba a une nouvelle fois rassemblé des millions de fidèles dans un climat de recueillement et de dévotion, illustrant la transmission intacte de cette tradition religieuse à travers les générations.

Le journal revient également sur le colloque scientifique organisé en marge du Magal. Sous le titre « Cheikh Ahmadou Bamba au regard des chercheurs du monde », il met en lumière les réflexions de chercheurs issus de plusieurs pays musulmans autour de la pensée et de l’œuvre du guide religieux.

De son côté, Libération célèbre l’événement avec le titre « Touba, encore et toujours ». Le quotidien dresse également le portrait du khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, présenté comme « un khalife au service du bien ». Il relaie par ailleurs les propos de Serigne Youssou Diop, responsable moral du dahira Hizbut Tarqiyyah, pour qui « le Magal de Touba constitue un abreuvoir pour l’humanité tout entière ».

WalfQuotidien choisit une formule symbolique en une : « On est tous mourides ! », afin d’illustrer l’ampleur de la mobilisation populaire et l’atmosphère de communion nationale qui a marqué cette 132ᵉ édition du Magal.

En parallèle de la couverture de l’événement religieux, Le Soleil accorde également une place à la recherche historique. Le quotidien donne la parole au professeur Mamadou Fall, coordonnateur du projet d’écriture de l’Histoire générale du Sénégal, qui revient sur un chantier scientifique lancé en 2013. Selon lui, les quarante-cinq ouvrages réalisés ont été synthétisés en neuf volumes, constituant une œuvre fondée sur trois grandes traditions épistémologiques, avec l’ambition de proposer une lecture plus complète de l’histoire du Sénégal.

Sénégal : l’excellence scolaire et la course à l’ONU dominent la presse

Les quotidiens sénégalais de ce vendredi 31 juillet consacrent leurs principales unes à deux sujets majeurs : la célébration de la 60ᵉ édition du Concours général, marquée par un plaidoyer du président Bassirou Diomaye Faye en faveur de l’éducation, et les premiers résultats du vote indicatif organisé au Conseil de sécurité de l’ONU pour la désignation du futur secrétaire général, où la candidature de Macky Sall suscite de nombreuses analyses.

La remise des prix du Concours général occupe une place centrale dans la presse. Réunis au Grand Théâtre national, 118 lauréats ont été récompensés lors de cette 60ᵉ édition, symbole de l’excellence scolaire au Sénégal.

Le quotidien Le Soleil célèbre « Le triomphe de l’excellence », soulignant que le chef de l’État a appelé à faire de l’école « la première infrastructure stratégique du pays », devant les routes, les ports ou encore les aéroports.

Pour Sud Quotidien, soixante ans après sa création, le Concours général demeure l’un des plus puissants symboles de la République. Le journal estime que Bassirou Diomaye Faye a profité de cette tribune pour présenter une véritable vision de transformation nationale fondée sur le savoir, le mérite et l’innovation.

Même lecture chez Source A, qui retient la volonté du président d’ériger l’éducation en priorité absolue du développement du Sénégal.

De son côté, L’As insiste sur le message politique délivré par le chef de l’État, qui a présenté l’école comme le socle de la souveraineté nationale et de la prospérité future, tout en réaffirmant son ambition de bâtir un système éducatif plus inclusif.

ONU : Macky Sall en cinquième position au premier vote indicatif

L’autre grand sujet du jour concerne la succession du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies.

Selon WalfQuotidien, le premier vote indicatif organisé au Conseil de sécurité place l’ancienne vice-présidente costaricienne Rebeca Grynspan en tête avec dix votes favorables. L’ancienne présidente du Chili Michelle Bachelet figure également parmi les candidates les mieux positionnées.

L’ancien président sénégalais Macky Sall apparaît en cinquième position, avec six votes d’encouragement, sept votes déconseillant sa candidature et deux abstentions, des résultats qui ne lui permettent pas, à ce stade, de s’imposer parmi les favoris.

Malgré cette première tendance, L’As souligne que l’équipe de campagne de Macky Sall refuse tout pessimisme. Elle rappelle que ce scrutin demeure exploratoire et estime que les prochaines consultations peuvent encore modifier l’équilibre des candidatures.

Même tonalité dans Le Quotidien, qui indique que le camp de l’ancien chef de l’État appelle à la prudence. Ses proches considèrent que la procédure de désignation est encore longue et que les premiers résultats ne préjugent pas de l’issue finale du processus.

Entre un hommage appuyé à l’excellence scolaire et les premiers enseignements de la bataille diplomatique pour la direction de l’ONU, la presse sénégalaise met en lumière deux enjeux distincts mais emblématiques : l’investissement dans le capital humain à l’intérieur du pays et le positionnement du Sénégal sur la scène internationale.

Sénégal : la visite de Diomaye Faye au Mali et le dossier Ismaïla Madior Fall dominent la presse nationale

La visite du président Bassirou Diomaye Faye à Bamako et les développements judiciaires concernant l’ancien garde des Sceaux Ismaïla Madior Fall occupent les principaux titres de la presse sénégalaise ce mercredi 29 juillet.

En déplacement officiel au Mali, le chef de l’État sénégalais a réaffirmé la solidarité du Sénégal envers son voisin confronté à la menace terroriste. Reçu par le président de la Transition, le général Assimi Goïta, Bassirou Diomaye Faye a plaidé pour un renforcement de la coopération sécuritaire, économique et régionale entre les deux pays.

Pour plusieurs quotidiens, cette visite revêt une portée particulière puisqu’elle constitue le premier déplacement à l’étranger du président sénégalais depuis son accession, le 19 juillet dernier à Freetown, à la présidence en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Les échanges entre les deux dirigeants ont notamment porté sur la lutte contre le terrorisme, la sécurisation des corridors commerciaux, le développement des relations bilatérales et les enjeux liés à la stabilité de l’Afrique de l’Ouest. Dans un contexte marqué par les recompositions géopolitiques entre la CEDEAO et la Confédération des États du Sahel (AES), cette visite est perçue comme un signal en faveur du dialogue régional.

L’autre sujet largement commenté concerne la procédure engagée devant la Haute Cour de justice contre l’ancien ministre de la Justice Ismaïla Madior Fall.

Poursuivi pour association de malfaiteurs, corruption, tentative d’extorsion de fonds, concussion et prise illégale d’intérêts, l’ancien garde des Sceaux a comparu mardi devant la juridiction spéciale. L’examen du fond du dossier a toutefois été renvoyé à l’issue des vacances judiciaires.

En revanche, la Haute Cour de justice a accédé à une demande de la défense en ordonnant la levée de son assignation à résidence ainsi que le retrait du bracelet électronique auquel il était soumis dans le cadre de son contrôle judiciaire. Cette décision constitue une première victoire procédurale pour les avocats d’Ismaïla Madior Fall, même si les poursuites engagées contre lui restent maintenues en attendant la reprise de l’audience.

À travers ces deux dossiers, la presse sénégalaise met en lumière, d’une part, le rôle diplomatique que cherche à jouer Bassirou Diomaye Faye sur la scène ouest-africaine et, d’autre part, la poursuite des procédures judiciaires visant plusieurs anciens responsables de l’État dans le cadre de la politique de reddition des comptes.

Sénégal : la recomposition politique domine la Une de la presse nationale

La recomposition du paysage politique sénégalais continue de monopoliser l’attention de la presse nationale. Dans les éditions de ce mardi 28 juillet, les quotidiens reviennent largement sur les conséquences de la rupture entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien allié Ousmane Sonko, ainsi que sur les nouveaux équilibres qui se dessinent à l’approche des prochaines échéances électorales.

Le quotidien Le Soleil s’intéresse au défi de la structuration du nouveau parti présidentiel, Kiiraay-Les Patriotes Républicains, officiellement lancé le 25 juillet. Le journal souligne que cette nouvelle formation, dont la devise est « La patrie d’abord », rassemble déjà 437 mouvements et organisations appelés à fusionner. Toutefois, le principal enjeu reste désormais sa capacité à se massifier et à s’implanter durablement sur l’ensemble du territoire.

De son côté, L’As estime que Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko occupent désormais l’essentiel de l’espace politique sénégalais. Le journal considère que l’affaiblissement des partis traditionnels pourrait conduire à l’émergence d’un bipartisme de fait, si aucune troisième force politique crédible ne parvient à s’imposer dans le débat public.

L’avenir de l’Alliance pour la République (APR), le parti de l’ancien président Macky Sall, retient également l’attention de Le Quotidien. Le journal décrit une formation fragilisée depuis la perte du pouvoir en 2024, confrontée au départ de plusieurs de ses responsables vers la majorité présidentielle et à des tensions internes. Entre les ambitions internationales de Macky Sall et les défis de la restructuration du parti, l’APR chercherait désormais à redéfinir sa stratégie avant les prochaines consultations électorales.

Pour sa part, L’Info met en avant ce qu’il qualifie de « grand mercato politique ». Le quotidien observe une multiplication des mouvements politiques et citoyens, alimentée par la séparation entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Selon le journal, cette dynamique s’accompagne de nombreux repositionnements d’anciens responsables de l’APR et de l’émergence de nouvelles ambitions politiques, illustrant l’ouverture d’un nouveau cycle dans la vie politique sénégalaise.

À travers ces différentes analyses, la presse sénégalaise met en évidence une profonde reconfiguration du paysage politique national, marquée par la montée en puissance de Kiiraay-Les Patriotes Républicains, la nouvelle position du Pastef conduit par Ousmane Sonko et les difficultés rencontrées par les formations traditionnelles dans un contexte de fortes recompositions politiques.

Lancement officiel de Kiiraay, les Patriotes républicains, le nouveau parti de Bassirou Diomaye Faye à la Unes des quotidiens

Réuni samedi avec ses partisans, Bassirou Diomaye Faye a officiellement présenté sa nouvelle formation politique, qu’il place sous le signe du patriotisme, de l’éthique et de la défense des institutions républicaines. « Nul ne peut se dire patriote en choisissant un parti plutôt que la patrie. Car le patriotisme est avant tout républicain », a déclaré le président de la République, une phrase largement reprise par les journaux.

Pour Le Soleil, le chef de l’État « trace son sillon » en dotant son projet de transformation du Sénégal d’un nouvel outil politique. Sud Quotidien estime, de son côté, que le président « acte son parti », rappelant que cette création avait été annoncée dès le 4 juillet dernier lors d’une rencontre avec les 306 maires de la Coalition Diomaye Président. Selon le quotidien, Kiiraay incarne désormais une nouvelle phase de son parcours politique, fondée sur la primauté de la République, la défense des institutions et le respect des principes éthiques.

L’As voit dans cette initiative la volonté de Bassirou Diomaye Faye de « labourer son champ politique », tandis que EnQuête souligne l’ambition électorale du nouveau parti, qui viserait à conquérir 80 % des communes lors des prochaines élections locales.

Dans les coulisses de ce lancement, Le Quotidien révèle qu’un important dispositif sécuritaire et une organisation minutieuse ont accompagné cette première grande mobilisation de la mouvance présidentielle depuis la rupture avec Pastef. Le journal indique également que la création de Kiiraay est l’aboutissement d’un vaste travail d’unification piloté par Aminata Touré. L’Assemblée générale constitutive a ainsi entériné la fusion de 437 partis, mouvements citoyens et associations de soutien, avant d’adopter à l’unanimité les textes fondateurs ainsi que la charte d’engagement éthique de la nouvelle formation.

Au-delà de cette démonstration d’unité, Bassirou Diomaye Faye a lancé un appel à l’apaisement, au rassemblement et à la concorde, affirmant que la protection de la République et de ses institutions devait primer sur les intérêts partisans.

Mais cette naissance politique intervient dans un contexte de fortes tensions avec son ancien allié Ousmane Sonko. WalfQuotidien estime que « le divorce est désormais consommé » entre les deux hommes et considère que le lancement de Kiiraay ouvre une nouvelle séquence marquée par une confrontation politique directe entre le nouveau parti présidentiel et Pastef. Selon le journal, la rivalité entre Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre s’est intensifiée au fil des dernières semaines et s’exprime désormais ouvertement à travers des prises de position publiques, chacun cherchant à imposer sa vision et son leadership dans le paysage politique sénégalais.

JOJ Dakar 2026 : le Sénégal entre dans le compte à rebours des 100 derniers jours

À cent jours de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, la presse sénégalaise met en lumière l’accélération des préparatifs de ce rendez-vous historique, premier événement olympique organisé sur le continent africain. Entre infrastructures en voie d’achèvement, dévoilement de l’hymne officiel et mobilisation des acteurs nationaux, les organisateurs affichent leur confiance à l’approche du coup d’envoi.

À l’occasion de la conférence de presse marquant ce cap symbolique, le comité d’organisation a présenté l’état d’avancement des préparatifs. Selon L’As, les derniers mois seront consacrés à la finalisation des infrastructures et à la maîtrise des risques organisationnels, dans l’objectif de faire de Dakar 2026 une réussite sur les plans sportif et logistique.

Dans le même élan, Le Quotidien estime que le Sénégal est désormais entré dans le véritable compte à rebours. Le journal souligne que les villages olympiques approchent de leur achèvement, tandis que plusieurs sites de compétition sont déjà opérationnels, traduisant une progression soutenue des travaux.

Pour WalfQuotidien, cette échéance ouvre une nouvelle phase décisive pour le comité d’organisation. Le quotidien rapporte que le président du Comité national olympique et sportif sénégalais (CNOSS), Mamadou Diagna Ndiaye, s’est montré rassurant quant au respect du calendrier et à la capacité du pays à accueillir cet événement mondial dans les meilleures conditions.

La dynamique de mobilisation s’étend également aux collectivités locales. Libération indique que le maire de Dakar, Abass Fall, a signé un accord de partenariat avec l’Organisme départemental de coordination des activités de vacances (ODCAV) afin d’impliquer davantage le mouvement sportif populaire et de renforcer la visibilité ainsi que l’engouement autour des JOJ Dakar 2026.

Sur le front politique, plusieurs quotidiens reviennent sur la série de démissions enregistrées au sein de Pastef, le parti dirigé par l’ancien Premier ministre et actuel président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko. L’As fait état de départs touchant des responsables de la jeunesse, des cadres et des directeurs généraux, désormais ralliés au président Bassirou Diomaye Faye, alimentant les interrogations sur les rapports de force au sein de la majorité.

Le Quotidien analyse cette dynamique comme une véritable offensive politique du chef de l’État, estimant qu’après avoir attiré plusieurs responsables de l’Alliance pour la République (APR), Bassirou Diomaye Faye chercherait désormais à consolider sa propre base politique en s’appuyant sur d’anciens cadres de Pastef.

De son côté, WalfQuotidien considère que le président poursuit une stratégie de recomposition politique en capitalisant sur la fragilité économique de certains responsables et sur des perspectives de nouvelles responsabilités.

Enfin, Sud Quotidien observe que cette confrontation entre les différentes sensibilités issues de Pastef domine largement l’actualité politique nationale. Entre campagnes de recrutement de nouveaux militants, démissions de figures influentes et ralliements successifs à la mouvance présidentielle, ces évolutions occupent désormais une place centrale dans le débat public, reléguant les autres formations de l’opposition au second plan à l’approche des échéances électorales de 2027.