Sénégal : les crédits spéciaux au cœur d’un nouveau bras de fer entre l’exécutif et l’Assemblée

Le bras de fer institutionnel se poursuit au Sénégal autour de l’encadrement des crédits spéciaux. Alors que les députés devaient examiner ce mercredi la proposition de loi portant sur leur régime juridique, le gouvernement a saisi le Conseil constitutionnel pour en contester la recevabilité.

Selon plusieurs quotidiens, l’exécutif estime que certaines dispositions du texte relèvent du domaine réglementaire et non du domaine de la loi. Il s’appuie notamment sur les articles 67 et 76 de la Constitution, qui définissent les compétences respectives du législateur et du pouvoir réglementaire.

Saisi par le gouvernement, le Conseil constitutionnel devra donc se prononcer sur la conformité du texte au regard de la répartition des compétences prévue par la Constitution. Dans l’attente de cette décision, l’Assemblée nationale a suspendu la séance plénière prévue ce 19 août pour examiner la proposition de loi. Pour Le Quotidien, cette nouvelle situation constitue un « nouveau bras de fer au sommet de l’État », les députés considérant la démarche de l’exécutif comme une forme d’obstruction.

La suspension ne signifie toutefois pas l’arrêt de l’ensemble des activités parlementaires. Elle concerne principalement l’examen du texte sur les crédits spéciaux, désormais soumis à l’arbitrage des « Sages ». Cette nouvelle confrontation intervient quelques jours seulement après l’adoption par l’Assemblée nationale de la réforme portant sur la déclaration de patrimoine. Le texte avait été approuvé à une large majorité avant que le président Bassirou Diomaye Faye n’annonce son intention de le soumettre à référendum.

Le dossier des crédits spéciaux ajoute ainsi une nouvelle tension aux relations entre l’exécutif et une Assemblée nationale dominée par Pastef, le parti dirigé par Ousmane Sonko.

Le débat prend également une tournure politique avec les accusations portées contre le président de l’Assemblée nationale par Aminata Touré. La superviseure générale de Kiiraay accuse l’ancien Premier ministre d’avoir bénéficié de fonds non justifiables lorsqu’il dirigeait la Primature.

Selon les propos rapportés par plusieurs journaux, Aminata Touré affirme notamment qu’Ousmane Sonko aurait utilisé 3,7 milliards de FCFA issus de fonds destinés à la Casamance et logés à la Primature. Elle l’accuse également d’avoir eu recours aux fonds politiques de la présidence et d’avoir demandé des rallonges.

Ces accusations interviennent alors que le président de l’Assemblée nationale défend publiquement depuis plusieurs jours la nécessité d’un meilleur encadrement et d’un contrôle accru des fonds spéciaux. Le débat sur la transparence financière prend donc une dimension politique de plus en plus forte. D’un côté, l’exécutif conteste la compétence de l’Assemblée à légiférer sur certaines dispositions relatives aux crédits spéciaux. De l’autre, la majorité parlementaire défend sa volonté d’encadrer ces fonds.

Au-delà de la bataille juridique, c’est désormais le rapport de force entre les deux pôles du pouvoir qui se joue. Et la décision du Conseil constitutionnel pourrait constituer une nouvelle étape majeure dans cette confrontation institutionnelle.

Sénégal : la réforme de la déclaration de patrimoine et l’affaire ASER dominent les Unes de la presse

À Dakar, la réforme de la déclaration de patrimoine du chef de l’État franchit une nouvelle étape. Réunis en séance plénière, les députés de la 15e législature ont adopté à une large majorité, par 133 voix contre 2, la proposition de loi modifiant l’article 37 de la Constitution. Mais au-delà du vote parlementaire, c’est surtout l’annonce d’un prochain référendum qui retient l’attention des journaux sénégalais parus ce mardi.

Le texte prévoit désormais que l’obligation de déclaration de patrimoine ne concerne plus uniquement le président de la République. Un amendement introduit par le gouvernement étend également cette exigence au Premier ministre et au président de l’Assemblée nationale. Tous devront déposer une déclaration au début de leurs fonctions, puis une nouvelle déclaration à leur terme.

Pour le chef de l’État, la procédure prévoit le dépôt d’une déclaration écrite auprès du Conseil constitutionnel dans les trois mois suivant la prestation de serment. Une seconde déclaration devra être effectuée dans les trois mois suivant la fin du mandat. Les mêmes dispositions s’appliqueront désormais aux deux autres principales autorités concernées.

C’est toutefois l’annonce faite par le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, qui donne une nouvelle dimension au dossier. À l’issue du vote, il a indiqué que le président Bassirou Diomaye Faye avait décidé de soumettre le texte à un référendum. Une décision qui, selon les quotidiens, pourrait inscrire cette réforme dans une transformation constitutionnelle plus large.

Le gouvernement souhaite notamment aller plus loin en faisant de la déclaration de patrimoine une pièce constitutive du dossier de candidature à l’élection présidentielle. Son absence pourrait ainsi entraîner l’irrecevabilité d’une candidature, selon les orientations présentées par le ministre de la Justice.

Cette perspective occupe une place importante dans les unes. L’As résume le choix présidentiel par « Diomaye opte pour le référendum », tandis que Sud Quotidien place déjà « Le référendum en ligne de mire ». Derrière cette procédure, les journaux voient une volonté d’instaurer davantage de transparence avant, pendant et après l’exercice des responsabilités publiques.

La réforme de l’article 37 n’est toutefois pas le seul dossier judiciaire et politique qui domine l’actualité sénégalaise. Les quotidiens reviennent également sur l’ouverture d’une information judiciaire dans l’affaire du marché d’électrification rurale impliquant l’Agence sénégalaise d’électrification rurale et la société espagnole AEE Power.

Après une enquête préliminaire menée par les services de recherche, le Pool judiciaire financier a décidé de poursuivre les investigations. Plusieurs qualifications pénales sont évoquées dans le dossier, notamment le détournement de deniers publics, le blanchiment de capitaux, le faux et usage de faux, ainsi que d’autres infractions présumées.

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée en octobre 2025 par le député Thierno Alassane Sall. Depuis, les accusations et contre-accusations ont alimenté le débat autour de ce marché. Désormais, l’ouverture d’une information judiciaire fait entrer le dossier dans une nouvelle phase.

Les manchettes traduisent la gravité accordée à cette procédure. Tribune évoque la « traque des détourneurs des 37 milliards de l’ASER », tandis que Walfquotidien parle d’une « machine judiciaire » qui s’emballe. Libération souligne, de son côté, les nombreuses incriminations visées contre AEE Power Espagne, ses dirigeants ainsi que la filiale sénégalaise.

Le parquet financier a également sollicité plusieurs mesures pour approfondir les investigations. Une commission rogatoire internationale doit notamment être engagée en Espagne, tandis qu’une délégation judiciaire doit accompagner les recherches au Sénégal. Des mesures conservatoires ont aussi été demandées.

Entre réforme constitutionnelle et accélération de la procédure judiciaire, la presse sénégalaise place ainsi sous les projecteurs deux dossiers liés à une même exigence : le contrôle de l’action publique et la question de la responsabilité des dirigeants et des acteurs économiques.

Sénégal : l’encadrement des fonds spéciaux accentue les tensions entre le gouvernement et Pastef

À Dakar, le débat sur les fonds spéciaux prend une nouvelle tournure. Dans leurs éditions du vendredi 14 août, les quotidiens sénégalais reviennent largement sur l’adoption en commission d’une proposition de loi visant à définir plus strictement le régime juridique de ces crédits, sur fond de désaccord entre la majorité parlementaire et l’exécutif.

La proposition de loi a été approuvée jeudi par les députés membres de la commission, rapporte L’As. Le texte entend désormais circonscrire précisément les situations dans lesquelles les crédits spéciaux peuvent être mobilisés. Leur utilisation serait limitée aux questions de défense, de sécurité intérieure et extérieure ainsi qu’aux activités de renseignement. Tout recours à ces crédits pour d’autres besoins serait ainsi exclu.

Après cette première étape, le texte doit être présenté devant l’ensemble des députés lors d’une séance plénière prévue le 19 août prochain. Une nouvelle étape qui devrait permettre de poursuivre la procédure parlementaire.

Mais derrière ce processus législatif se dessine déjà une confrontation politique. Libération évoque un nouveau « bras de fer » entre la majorité Pastef et le gouvernement. Le quotidien rappelle que la réglementation des fonds spéciaux, également appelés fonds secrets, figurait parmi les engagements associés à la candidature de Bassirou Diomaye Faye.

Pourtant, les positions de l’exécutif et de la majorité parlementaire semblent aujourd’hui difficiles à rapprocher. En commission, le gouvernement, représenté par le ministre de la Justice Me Moussa Sarr, aurait présenté six amendements. Les députés de Pastef les ont tous rejetés. Le Garde des Sceaux aurait également saisi le bureau de l’Assemblée nationale pour l’informer que le texte serait irrecevable.

Les Echos fait lui aussi état d’un désaccord profond entre le président Bassirou Diomaye Faye et les députés de Pastef. Pour le quotidien, cette nouvelle séquence prolonge les tensions déjà apparues autour de la réforme relative à la déclaration de patrimoine.

Le journal souligne notamment que Me Moussa Sarr a représenté l’exécutif au cours des travaux en commission, à la place de Cheikh Diba. Plusieurs amendements ont alors été défendus par le ministre de la Justice, sans parvenir à convaincre les députés de la majorité, qui les ont tous rejetés.

Pendant que le débat institutionnel se poursuit, une autre préoccupation s’impose dans la vie quotidienne des Dakarois : les difficultés de déplacement durant l’hivernage. Sud Quotidien met en avant les problèmes persistants de mobilité dans la capitale et ses zones périphériques.

Dans plusieurs secteurs, notamment à Keur Massar, Tivaouane Peulh, Niague, Sangaikam, Bambilor et Lac Rose, les habitants doivent composer avec des déplacements particulièrement difficiles. L’absence de liaisons directes vers certaines destinations oblige de nombreux usagers à multiplier les correspondances, avec pour conséquence une hausse des dépenses consacrées au transport.

Sur un tout autre registre, Le Soleil s’intéresse à une évolution qui gagne progressivement le monde rural. Les jeunes Sénégalais sont de plus en plus nombreux à investir dans l’agriculture, l’agro-business et l’élevage.

Cette nouvelle génération ne se contente plus de considérer ces secteurs comme de simples activités traditionnelles. Elle développe des projets agricoles et d’élevage à grande échelle, avec l’ambition d’en faire des sources de revenus et de création d’emplois. Une dynamique qui fait émerger de nouveaux acteurs du monde rural et contribue, selon le quotidien, à redonner de la valeur au travail de la terre.

Sénégal : le patrimoine des hauts dirigeants et les grandes orientations du budget 2027 dominent la presse

La réforme de la déclaration de patrimoine au sommet de l’État et les premières orientations du Budget 2027 occupent une place centrale dans les quotidiens sénégalais ce jeudi. Les journaux reviennent notamment sur les ajustements apportés à la proposition de modification de l’article 37 de la Constitution, ainsi que sur l’enveloppe budgétaire indicative annoncée pour le prochain exercice.

Au cœur des débats parlementaires, la majorité Pastef cherche à consolider sa proposition de loi n°33/2026 consacrée à la déclaration de patrimoine du président de la République et à l’encadrement des fonds spéciaux. Sud Quotidien rapporte que des modifications ont été acceptées en commission afin d’étendre l’obligation au président de l’Assemblée nationale et au Premier ministre. Pour le journal, cette concession permettrait notamment d’éviter une nouvelle confrontation avec l’Exécutif et de réduire le risque d’un recours devant le Conseil constitutionnel.

Les Echos voit dans cette évolution le signe d’un rapport de force de plus en plus marqué entre les deux principales institutions de l’Exécutif. Le quotidien décrit une intensification du duel politique entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye. Alors que la proposition initiale visait à imposer au chef de l’État une déclaration de patrimoine au début et à la fin de son mandat, avec publication par le Conseil constitutionnel, le président de la République a proposé d’élargir le dispositif au Premier ministre et au président de l’Assemblée nationale. Après des discussions et de vives critiques, cet amendement a finalement obtenu le soutien de la majorité parlementaire.

Le Quotidien revient également sur cette évolution et souligne le rôle joué par le Garde des sceaux, Me Moussa Sarr. Dans le cadre de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, son amendement vise à étendre la publication des déclarations de patrimoine à l’entrée comme à la sortie de fonction du Premier ministre et du président de l’Assemblée nationale. Une réforme qui, selon le journal, renforcerait les exigences de probité appliquées aux principales autorités de l’État.

Cette perspective est également mise en avant par WalfQuotidien, qui estime que les Sénégalais pourraient désormais être appelés à connaître les biens détenus par les trois principales autorités du pays. L’Info relève, de son côté, la volonté du président Bassirou Diomaye Faye d’élargir cette obligation de transparence à plusieurs responsables situés au sommet de l’État.

La presse s’intéresse également aux premières données du Budget 2027. Sud Quotidien rapporte que la Direction générale du Budget entend miser sur une utilisation plus efficace des dépenses publiques. Le Soleil précise pour sa part que les institutions et départements ministériels ont reçu une enveloppe budgétaire indicative globale de 2 451 milliards de FCFA pour 2027, hors dépenses de personnel, service de la dette et ressources extérieures.

Cette enveloppe prévisionnelle devrait être répartie entre 1 470,2 milliards de FCFA pour le fonctionnement et 980,7 milliards de FCFA pour les investissements. Ces chiffres ont été communiqués mercredi à Dakar, à l’occasion du lancement officiel des travaux préparatoires du Budget 2027.

Entre réforme de la transparence au sommet de l’État et préparation du prochain budget, les sujets suivis par les quotidiens traduisent ainsi deux enjeux majeurs pour les pouvoirs publics sénégalais : renforcer les exigences de probité des dirigeants tout en cherchant à améliorer l’efficacité de la dépense publique.

Fouille à nu : le Sénégal entend mettre fin à une pratique décriée dans les établissements pénitentiaires

Au Sénégal, une décision vient de modifier les pratiques à l’entrée des établissements pénitentiaires. Alors que l’Assemblée nationale ouvre sa première session extraordinaire de l’année, une autre mesure retient l’attention de la presse nationale : la fin de la fouille à nu des détenus lors de leur admission en prison.

La décision figure dans une note de service datée du lundi 10 août 2026 et signée par Aliou Ciss, directeur général de l’Administration pénitentiaire. Elle répond, selon les autorités, à une volonté de renforcer la protection des droits humains et de replacer la dignité des personnes détenues au cœur des pratiques pénitentiaires.

Cette mesure constitue l’un des principaux sujets relevés par les quotidiens sénégalais. Sud Quotidien salue notamment une décision qui rapproche davantage l’action publique des exigences liées au respect de la dignité humaine. Le journal la présente comme une évolution importante dans la prise en charge des personnes incarcérées.

WalfQuotidien revient pour sa part sur une pratique désormais bannie par l’Administration pénitentiaire. Le quotidien souligne la volonté des autorités de mieux protéger la dignité des détenus fraîchement admis dans les établissements pénitentiaires. Le Soleil relève également la portée de cette décision, rappelant que la pratique faisait depuis longtemps l’objet de critiques en raison de son caractère jugé humiliant et dégradant.

Mais cette actualité intervient dans un contexte parlementaire particulièrement chargé. Les députés de la 15e législature entament en effet leur première session extraordinaire de l’année 2026, avec un programme qui s’annonce dense. Libération évoque pas moins de six commissions d’enquête parlementaire, auxquelles devraient s’ajouter trois projets de loi, laissant présager une période de travail intense pour les élus.

La procédure ayant conduit à la convocation de cette session extraordinaire fait toutefois débat. L’As rapporte que le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a voulu mettre un terme aux interrogations en renvoyant les contestataires au règlement intérieur actualisé de l’institution. Selon lui, le Bureau de l’Assemblée dispose bien de la base juridique nécessaire pour convoquer une telle session.

Sud Quotidien relève également cette controverse autour de la légalité de la convocation. Le journal indique qu’Ousmane Sonko a choisi d’expliquer le fondement juridique de la démarche engagée par le Bureau de l’institution parlementaire.

Ainsi, entre une session extraordinaire qui s’annonce chargée et une réforme touchant directement aux conditions de détention, l’actualité sénégalaise place au même moment les questions institutionnelles et les droits humains au centre des débats. La suppression de la fouille à nu marque surtout, selon les journaux, une volonté affichée de faire évoluer les pratiques pénitentiaires vers davantage de respect de la dignité humaine.

Sénégal : l’ouverture de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale ravive les tensions politiques

L’Assemblée nationale sénégalaise ouvre ce lundi 10 août 2026 une session extraordinaire dans un contexte marqué par de fortes tensions entre l’Exécutif et le Législatif. Selon la presse sénégalaise, plusieurs textes importants sont inscrits à l’ordre du jour, dont les projets de loi portant Code du travail, Code de la sécurité sociale et sécurité numérique.

Les députés doivent également examiner deux propositions de loi à forte portée politique. La première concerne la modification de l’article 37 de la Constitution et prévoit notamment de renforcer les obligations du président de la République en matière de déclaration de patrimoine.

La seconde porte sur le régime juridique des crédits spéciaux, communément associés aux « fonds politiques ». Un texte susceptible de raviver les tensions au sein du pouvoir. Pour Sud Quotidien, cette session constitue un nouveau test pour la majorité parlementaire, appelée à faire adopter des textes conformes aux exigences constitutionnelles.

Les Echos y voit, de son côté, une nouvelle manifestation du bras de fer entre le président Bassirou Diomaye Faye et l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Même lecture du côté du Quotidien, qui évoque une confrontation politique désormais ouverte entre les deux camps, alors que la majorité présidentielle et l’opposition cherchent chacune à renforcer leur influence.

À Dahra, Ousmane Sonko a d’ailleurs accentué la pression sur le pouvoir. Selon L’AS, le leader de Pastef a dénoncé une réorganisation de « l’ancien système » au sein de l’appareil d’État et appelé ses militants à rester unis et vigilants.

La session extraordinaire s’annonce donc particulièrement sensible, avec des enjeux à la fois institutionnels, juridiques et politiques, sur fond de recomposition du paysage politique sénégalais.

Transparence, dette, cybersécurité : les grands dossiers à la une de la presse sénégalaise

La publication prochaine de la liste provisoire des personnes assujetties à la déclaration de patrimoine domine les journaux sénégalais parus ce mercredi 5 août. Présentée comme une nouvelle étape dans le renforcement de la transparence de la vie publique, cette échéance fixée au 10 août par l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC) suscite de nombreux commentaires, tandis que d’autres titres s’intéressent aux revenus pétroliers, à la gestion de la dette, au partenariat avec la Banque mondiale et aux menaces croissantes liées à la cybercriminalité.

Plusieurs quotidiens mettent en avant l’annonce de l’OFNAC. Le Soleil évoque un « rendez-vous le 10 août », tandis que Sud Quotidien souligne que l’institution publiera à cette date la liste provisoire des personnes soumises à l’obligation de déclaration de patrimoine. EnQuête annonce que « les défaillants bientôt connus », alors que L’AS estime que l’OFNAC s’apprête à « épingler les mauvais élèves » en révélant les noms des assujettis n’ayant pas satisfait à cette obligation légale.

Plus critique, WalfQuotidien parle d’une « sombre transparence », estimant que les résistances observées chez certains responsables mettent à l’épreuve la politique de bonne gouvernance portée par les autorités. Le journal rappelle également que l’OFNAC envisage des mesures à l’encontre des personnes qui ne se conformeraient pas à leurs obligations.

Les questions de gouvernance économique occupent également une place importante dans les colonnes des quotidiens. EnQuête revient sur la controverse autour des revenus tirés du champ pétrolier de Sangomar. Sous le titre « La bataille des chiffres », le journal rapporte que le ministère en charge du Pétrole défend le mécanisme de récupération des coûts d’investissement et rappelle que les recettes de l’État ne se limitent pas à sa part de production, mais incluent aussi les impôts, les dividendes de PETROSEN et diverses taxes.

Le Soleil s’intéresse, pour sa part, à la nouvelle Direction générale du financement de la dette (DGFD), créée en juin dernier. Présentée comme la « nouvelle tour de contrôle » de l’endettement public, cette structure est désormais chargée de centraliser la négociation des emprunts de l’État, la gestion de la dette publique et la mobilisation des financements, dans une logique de renforcement de la soutenabilité des finances publiques.

Sur le plan du développement, Sud Quotidien met en lumière la visite officielle du vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, attendue au Sénégal du 4 au 8 août. Cette mission s’inscrit dans la poursuite du dialogue stratégique entre l’institution financière internationale et les autorités sénégalaises autour des priorités nationales de développement.

Enfin, Le Quotidien alerte sur la montée de la cybercriminalité. S’appuyant sur un récent rapport d’Interpol, le journal classe le Sénégal parmi les quatre pays africains les plus exposés aux cyberattaques. Il révèle notamment qu’une société pétrolière opérant dans le pays a récemment déjoué une tentative d’escroquerie portant sur 4,8 milliards de FCFA, illustrant, selon le quotidien, l’industrialisation croissante des menaces numériques à l’ère de l’intelligence artificielle.

Sénégal : le Magal de Touba entre appels à la paix, sécurité routière et défis d’organisation

La 132ᵉ édition du Grand Magal de Touba domine largement la presse sénégalaise de ce mardi 4 août. Les quotidiens reviennent sur les messages délivrés par les autorités religieuses et gouvernementales, qui ont placé cette édition sous le signe de la paix, de la cohésion nationale, de la sécurité routière et de l’amélioration de l’organisation de ce grand rassemblement religieux.

Au cœur de la cérémonie officielle, le khalife général des mourides a appelé à anticiper dès maintenant la préparation des dix prochaines éditions du Magal afin de mieux répondre à l’affluence croissante des pèlerins. Dans le même temps, l’État sénégalais a réaffirmé son engagement à honorer l’ensemble des promesses faites à la cité religieuse de Touba.

Présent à la cérémonie, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, a invité les Sénégalais à faire « du pardon et de la paix un héritage vivant », tout en rappelant la volonté du président Bassirou Diomaye Faye de laisser un héritage fondé sur la stabilité et l’unité nationale. À cette occasion, un nouveau commissariat de police a été inauguré afin de renforcer durablement le dispositif sécuritaire de Touba.

Le ministre s’est également montré particulièrement préoccupé par le lourd bilan des accidents de la circulation enregistrés durant le Magal. Qualifiant cette situation « d’inadmissible », il a appelé à des mesures concrètes pour améliorer la sécurité routière, dénonçant le manque de discipline des usagers et l’anarchie observée sur plusieurs axes. Selon les chiffres de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, 278 accidents ont été recensés, faisant 22 morts et 565 blessés.

Les différents journaux soulignent aussi la convergence des discours des autorités religieuses et politiques autour de la nécessité de préserver la paix, le civisme, le respect de la loi et la cohésion nationale. Le porte-parole du khalife général des mourides a, de son côté, alerté sur une crise des valeurs et un déficit d’éducation qu’il juge préoccupants.

Enfin, au-delà de sa dimension spirituelle, cette édition confirme également le poids économique considérable du Grand Magal. Selon les estimations relayées par la presse, près de six millions de pèlerins auraient participé à l’événement, générant un impact économique évalué à plus de 629 milliards de francs CFA, illustrant l’importance religieuse, sociale et économique de ce rendez-vous majeur du Sénégal.

Revue de presse : le Magal au cœur de l’actualité sénégalaise

Les quotidiens sénégalais parus ce lundi 3 août consacrent l’essentiel de leurs unes à la 132ᵉ édition du Magal de Touba, célébrée la veille. Tous mettent en avant la ferveur populaire, la portée spirituelle de l’événement ainsi que la richesse intellectuelle de l’héritage de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur de la confrérie mouride.

Le Soleil titre en une : « Le Magal, une ferveur intacte ». Le quotidien souligne que la commémoration du départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba a une nouvelle fois rassemblé des millions de fidèles dans un climat de recueillement et de dévotion, illustrant la transmission intacte de cette tradition religieuse à travers les générations.

Le journal revient également sur le colloque scientifique organisé en marge du Magal. Sous le titre « Cheikh Ahmadou Bamba au regard des chercheurs du monde », il met en lumière les réflexions de chercheurs issus de plusieurs pays musulmans autour de la pensée et de l’œuvre du guide religieux.

De son côté, Libération célèbre l’événement avec le titre « Touba, encore et toujours ». Le quotidien dresse également le portrait du khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, présenté comme « un khalife au service du bien ». Il relaie par ailleurs les propos de Serigne Youssou Diop, responsable moral du dahira Hizbut Tarqiyyah, pour qui « le Magal de Touba constitue un abreuvoir pour l’humanité tout entière ».

WalfQuotidien choisit une formule symbolique en une : « On est tous mourides ! », afin d’illustrer l’ampleur de la mobilisation populaire et l’atmosphère de communion nationale qui a marqué cette 132ᵉ édition du Magal.

En parallèle de la couverture de l’événement religieux, Le Soleil accorde également une place à la recherche historique. Le quotidien donne la parole au professeur Mamadou Fall, coordonnateur du projet d’écriture de l’Histoire générale du Sénégal, qui revient sur un chantier scientifique lancé en 2013. Selon lui, les quarante-cinq ouvrages réalisés ont été synthétisés en neuf volumes, constituant une œuvre fondée sur trois grandes traditions épistémologiques, avec l’ambition de proposer une lecture plus complète de l’histoire du Sénégal.

Sénégal : l’excellence scolaire et la course à l’ONU dominent la presse

Les quotidiens sénégalais de ce vendredi 31 juillet consacrent leurs principales unes à deux sujets majeurs : la célébration de la 60ᵉ édition du Concours général, marquée par un plaidoyer du président Bassirou Diomaye Faye en faveur de l’éducation, et les premiers résultats du vote indicatif organisé au Conseil de sécurité de l’ONU pour la désignation du futur secrétaire général, où la candidature de Macky Sall suscite de nombreuses analyses.

La remise des prix du Concours général occupe une place centrale dans la presse. Réunis au Grand Théâtre national, 118 lauréats ont été récompensés lors de cette 60ᵉ édition, symbole de l’excellence scolaire au Sénégal.

Le quotidien Le Soleil célèbre « Le triomphe de l’excellence », soulignant que le chef de l’État a appelé à faire de l’école « la première infrastructure stratégique du pays », devant les routes, les ports ou encore les aéroports.

Pour Sud Quotidien, soixante ans après sa création, le Concours général demeure l’un des plus puissants symboles de la République. Le journal estime que Bassirou Diomaye Faye a profité de cette tribune pour présenter une véritable vision de transformation nationale fondée sur le savoir, le mérite et l’innovation.

Même lecture chez Source A, qui retient la volonté du président d’ériger l’éducation en priorité absolue du développement du Sénégal.

De son côté, L’As insiste sur le message politique délivré par le chef de l’État, qui a présenté l’école comme le socle de la souveraineté nationale et de la prospérité future, tout en réaffirmant son ambition de bâtir un système éducatif plus inclusif.

ONU : Macky Sall en cinquième position au premier vote indicatif

L’autre grand sujet du jour concerne la succession du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies.

Selon WalfQuotidien, le premier vote indicatif organisé au Conseil de sécurité place l’ancienne vice-présidente costaricienne Rebeca Grynspan en tête avec dix votes favorables. L’ancienne présidente du Chili Michelle Bachelet figure également parmi les candidates les mieux positionnées.

L’ancien président sénégalais Macky Sall apparaît en cinquième position, avec six votes d’encouragement, sept votes déconseillant sa candidature et deux abstentions, des résultats qui ne lui permettent pas, à ce stade, de s’imposer parmi les favoris.

Malgré cette première tendance, L’As souligne que l’équipe de campagne de Macky Sall refuse tout pessimisme. Elle rappelle que ce scrutin demeure exploratoire et estime que les prochaines consultations peuvent encore modifier l’équilibre des candidatures.

Même tonalité dans Le Quotidien, qui indique que le camp de l’ancien chef de l’État appelle à la prudence. Ses proches considèrent que la procédure de désignation est encore longue et que les premiers résultats ne préjugent pas de l’issue finale du processus.

Entre un hommage appuyé à l’excellence scolaire et les premiers enseignements de la bataille diplomatique pour la direction de l’ONU, la presse sénégalaise met en lumière deux enjeux distincts mais emblématiques : l’investissement dans le capital humain à l’intérieur du pays et le positionnement du Sénégal sur la scène internationale.

Sénégal : la visite de Diomaye Faye au Mali et le dossier Ismaïla Madior Fall dominent la presse nationale

La visite du président Bassirou Diomaye Faye à Bamako et les développements judiciaires concernant l’ancien garde des Sceaux Ismaïla Madior Fall occupent les principaux titres de la presse sénégalaise ce mercredi 29 juillet.

En déplacement officiel au Mali, le chef de l’État sénégalais a réaffirmé la solidarité du Sénégal envers son voisin confronté à la menace terroriste. Reçu par le président de la Transition, le général Assimi Goïta, Bassirou Diomaye Faye a plaidé pour un renforcement de la coopération sécuritaire, économique et régionale entre les deux pays.

Pour plusieurs quotidiens, cette visite revêt une portée particulière puisqu’elle constitue le premier déplacement à l’étranger du président sénégalais depuis son accession, le 19 juillet dernier à Freetown, à la présidence en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Les échanges entre les deux dirigeants ont notamment porté sur la lutte contre le terrorisme, la sécurisation des corridors commerciaux, le développement des relations bilatérales et les enjeux liés à la stabilité de l’Afrique de l’Ouest. Dans un contexte marqué par les recompositions géopolitiques entre la CEDEAO et la Confédération des États du Sahel (AES), cette visite est perçue comme un signal en faveur du dialogue régional.

L’autre sujet largement commenté concerne la procédure engagée devant la Haute Cour de justice contre l’ancien ministre de la Justice Ismaïla Madior Fall.

Poursuivi pour association de malfaiteurs, corruption, tentative d’extorsion de fonds, concussion et prise illégale d’intérêts, l’ancien garde des Sceaux a comparu mardi devant la juridiction spéciale. L’examen du fond du dossier a toutefois été renvoyé à l’issue des vacances judiciaires.

En revanche, la Haute Cour de justice a accédé à une demande de la défense en ordonnant la levée de son assignation à résidence ainsi que le retrait du bracelet électronique auquel il était soumis dans le cadre de son contrôle judiciaire. Cette décision constitue une première victoire procédurale pour les avocats d’Ismaïla Madior Fall, même si les poursuites engagées contre lui restent maintenues en attendant la reprise de l’audience.

À travers ces deux dossiers, la presse sénégalaise met en lumière, d’une part, le rôle diplomatique que cherche à jouer Bassirou Diomaye Faye sur la scène ouest-africaine et, d’autre part, la poursuite des procédures judiciaires visant plusieurs anciens responsables de l’État dans le cadre de la politique de reddition des comptes.

Sénégal : la recomposition politique domine la Une de la presse nationale

La recomposition du paysage politique sénégalais continue de monopoliser l’attention de la presse nationale. Dans les éditions de ce mardi 28 juillet, les quotidiens reviennent largement sur les conséquences de la rupture entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien allié Ousmane Sonko, ainsi que sur les nouveaux équilibres qui se dessinent à l’approche des prochaines échéances électorales.

Le quotidien Le Soleil s’intéresse au défi de la structuration du nouveau parti présidentiel, Kiiraay-Les Patriotes Républicains, officiellement lancé le 25 juillet. Le journal souligne que cette nouvelle formation, dont la devise est « La patrie d’abord », rassemble déjà 437 mouvements et organisations appelés à fusionner. Toutefois, le principal enjeu reste désormais sa capacité à se massifier et à s’implanter durablement sur l’ensemble du territoire.

De son côté, L’As estime que Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko occupent désormais l’essentiel de l’espace politique sénégalais. Le journal considère que l’affaiblissement des partis traditionnels pourrait conduire à l’émergence d’un bipartisme de fait, si aucune troisième force politique crédible ne parvient à s’imposer dans le débat public.

L’avenir de l’Alliance pour la République (APR), le parti de l’ancien président Macky Sall, retient également l’attention de Le Quotidien. Le journal décrit une formation fragilisée depuis la perte du pouvoir en 2024, confrontée au départ de plusieurs de ses responsables vers la majorité présidentielle et à des tensions internes. Entre les ambitions internationales de Macky Sall et les défis de la restructuration du parti, l’APR chercherait désormais à redéfinir sa stratégie avant les prochaines consultations électorales.

Pour sa part, L’Info met en avant ce qu’il qualifie de « grand mercato politique ». Le quotidien observe une multiplication des mouvements politiques et citoyens, alimentée par la séparation entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Selon le journal, cette dynamique s’accompagne de nombreux repositionnements d’anciens responsables de l’APR et de l’émergence de nouvelles ambitions politiques, illustrant l’ouverture d’un nouveau cycle dans la vie politique sénégalaise.

À travers ces différentes analyses, la presse sénégalaise met en évidence une profonde reconfiguration du paysage politique national, marquée par la montée en puissance de Kiiraay-Les Patriotes Républicains, la nouvelle position du Pastef conduit par Ousmane Sonko et les difficultés rencontrées par les formations traditionnelles dans un contexte de fortes recompositions politiques.

Lancement officiel de Kiiraay, les Patriotes républicains, le nouveau parti de Bassirou Diomaye Faye à la Unes des quotidiens

Réuni samedi avec ses partisans, Bassirou Diomaye Faye a officiellement présenté sa nouvelle formation politique, qu’il place sous le signe du patriotisme, de l’éthique et de la défense des institutions républicaines. « Nul ne peut se dire patriote en choisissant un parti plutôt que la patrie. Car le patriotisme est avant tout républicain », a déclaré le président de la République, une phrase largement reprise par les journaux.

Pour Le Soleil, le chef de l’État « trace son sillon » en dotant son projet de transformation du Sénégal d’un nouvel outil politique. Sud Quotidien estime, de son côté, que le président « acte son parti », rappelant que cette création avait été annoncée dès le 4 juillet dernier lors d’une rencontre avec les 306 maires de la Coalition Diomaye Président. Selon le quotidien, Kiiraay incarne désormais une nouvelle phase de son parcours politique, fondée sur la primauté de la République, la défense des institutions et le respect des principes éthiques.

L’As voit dans cette initiative la volonté de Bassirou Diomaye Faye de « labourer son champ politique », tandis que EnQuête souligne l’ambition électorale du nouveau parti, qui viserait à conquérir 80 % des communes lors des prochaines élections locales.

Dans les coulisses de ce lancement, Le Quotidien révèle qu’un important dispositif sécuritaire et une organisation minutieuse ont accompagné cette première grande mobilisation de la mouvance présidentielle depuis la rupture avec Pastef. Le journal indique également que la création de Kiiraay est l’aboutissement d’un vaste travail d’unification piloté par Aminata Touré. L’Assemblée générale constitutive a ainsi entériné la fusion de 437 partis, mouvements citoyens et associations de soutien, avant d’adopter à l’unanimité les textes fondateurs ainsi que la charte d’engagement éthique de la nouvelle formation.

Au-delà de cette démonstration d’unité, Bassirou Diomaye Faye a lancé un appel à l’apaisement, au rassemblement et à la concorde, affirmant que la protection de la République et de ses institutions devait primer sur les intérêts partisans.

Mais cette naissance politique intervient dans un contexte de fortes tensions avec son ancien allié Ousmane Sonko. WalfQuotidien estime que « le divorce est désormais consommé » entre les deux hommes et considère que le lancement de Kiiraay ouvre une nouvelle séquence marquée par une confrontation politique directe entre le nouveau parti présidentiel et Pastef. Selon le journal, la rivalité entre Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre s’est intensifiée au fil des dernières semaines et s’exprime désormais ouvertement à travers des prises de position publiques, chacun cherchant à imposer sa vision et son leadership dans le paysage politique sénégalais.

JOJ Dakar 2026 : le Sénégal entre dans le compte à rebours des 100 derniers jours

À cent jours de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, la presse sénégalaise met en lumière l’accélération des préparatifs de ce rendez-vous historique, premier événement olympique organisé sur le continent africain. Entre infrastructures en voie d’achèvement, dévoilement de l’hymne officiel et mobilisation des acteurs nationaux, les organisateurs affichent leur confiance à l’approche du coup d’envoi.

À l’occasion de la conférence de presse marquant ce cap symbolique, le comité d’organisation a présenté l’état d’avancement des préparatifs. Selon L’As, les derniers mois seront consacrés à la finalisation des infrastructures et à la maîtrise des risques organisationnels, dans l’objectif de faire de Dakar 2026 une réussite sur les plans sportif et logistique.

Dans le même élan, Le Quotidien estime que le Sénégal est désormais entré dans le véritable compte à rebours. Le journal souligne que les villages olympiques approchent de leur achèvement, tandis que plusieurs sites de compétition sont déjà opérationnels, traduisant une progression soutenue des travaux.

Pour WalfQuotidien, cette échéance ouvre une nouvelle phase décisive pour le comité d’organisation. Le quotidien rapporte que le président du Comité national olympique et sportif sénégalais (CNOSS), Mamadou Diagna Ndiaye, s’est montré rassurant quant au respect du calendrier et à la capacité du pays à accueillir cet événement mondial dans les meilleures conditions.

La dynamique de mobilisation s’étend également aux collectivités locales. Libération indique que le maire de Dakar, Abass Fall, a signé un accord de partenariat avec l’Organisme départemental de coordination des activités de vacances (ODCAV) afin d’impliquer davantage le mouvement sportif populaire et de renforcer la visibilité ainsi que l’engouement autour des JOJ Dakar 2026.

Sur le front politique, plusieurs quotidiens reviennent sur la série de démissions enregistrées au sein de Pastef, le parti dirigé par l’ancien Premier ministre et actuel président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko. L’As fait état de départs touchant des responsables de la jeunesse, des cadres et des directeurs généraux, désormais ralliés au président Bassirou Diomaye Faye, alimentant les interrogations sur les rapports de force au sein de la majorité.

Le Quotidien analyse cette dynamique comme une véritable offensive politique du chef de l’État, estimant qu’après avoir attiré plusieurs responsables de l’Alliance pour la République (APR), Bassirou Diomaye Faye chercherait désormais à consolider sa propre base politique en s’appuyant sur d’anciens cadres de Pastef.

De son côté, WalfQuotidien considère que le président poursuit une stratégie de recomposition politique en capitalisant sur la fragilité économique de certains responsables et sur des perspectives de nouvelles responsabilités.

Enfin, Sud Quotidien observe que cette confrontation entre les différentes sensibilités issues de Pastef domine largement l’actualité politique nationale. Entre campagnes de recrutement de nouveaux militants, démissions de figures influentes et ralliements successifs à la mouvance présidentielle, ces évolutions occupent désormais une place centrale dans le débat public, reléguant les autres formations de l’opposition au second plan à l’approche des échéances électorales de 2027.

Sénégal : le rapport du Médiateur et les démissions au sein de Pastef dominent la Une des quotidiens

La remise du rapport annuel du Médiateur de la République au président Bassirou Diomaye Faye et les remous qui secouent le parti Pastef occupent l’essentiel de l’actualité relayée par la presse sénégalaise ce jeudi 23 juillet. Entre propositions de réformes institutionnelles et recomposition du paysage politique, les quotidiens mettent en lumière deux dossiers qui alimentent le débat national.

Au Palais de la République, le médiateur Demba Kandji a officiellement remis son rapport annuel au chef de l’État. Selon plusieurs journaux, ce document contient une série de recommandations destinées à consolider les institutions et à améliorer le fonctionnement de la justice. Parmi les principales propositions figurent un redimensionnement des missions du Conseil constitutionnel, l’ouverture d’un accès direct des citoyens au contrôle de constitutionnalité des lois, ainsi que des mesures visant à améliorer les conditions de détention et à réduire la surpopulation carcérale.

Pour Walfquotidien, cette démarche traduit une convergence de vues entre le président Bassirou Diomaye Faye et le Médiateur de la République sur le renforcement de l’État de droit. Le journal souligne que, si les fondements démocratiques du Sénégal demeurent solides, ils peuvent encore être consolidés grâce à des réformes institutionnelles favorisant un meilleur accès des citoyens à la justice constitutionnelle.

À la réception du rapport, le chef de l’État s’est, de son côté, félicité de la prise en charge effective des doléances et réclamations adressées par les usagers des services publics, rapporte L’As. Tribune relève pour sa part que le document revient sur plusieurs dossiers sensibles, notamment les litiges fonciers, les difficultés liées au paiement des pensions, les réclamations administratives ainsi que les préoccupations touchant les populations les plus vulnérables, en particulier les enfants à besoins spécifiques.

Sur le terrain politique, l’attention des quotidiens se porte également sur la vague de démissions enregistrée au sein de Pastef, le parti dirigé par Ousmane Sonko. Walfquotidien estime que cette dynamique s’inscrit dans un contexte où le président Bassirou Diomaye Faye a déjà écarté plusieurs responsables de cette formation de leurs fonctions administratives, un mouvement que le journal présente comme une « désonkorisation » progressive. Selon la même source, plusieurs responsables ayant quitté Pastef rejoignent désormais la coalition présidentielle, des ralliements largement relayés sur les réseaux sociaux.

Libération observe que ce mouvement s’est accéléré ces derniers jours et touche principalement des membres de la Jeunesse patriotique du Sénégal (JPS), l’une des structures du parti. Vox Populi y voit, pour sa part, une stratégie politique visant à fragiliser Ousmane Sonko à travers une érosion progressive de sa base militante.

Face à ces départs, Pastef minimise toutefois l’ampleur du phénomène. Son secrétaire national chargé de la communication, Amadou Ba, met en avant les « centaines de milliers d’adhésions » revendiquées par le parti et relativise la portée d’une cinquantaine de démissions recensées jusqu’à présent. Une manière, selon lui, de rappeler que la formation conserve une base militante largement supérieure aux départs enregistrés, malgré le contexte politique actuel.

Presse sénégalaise : souveraineté alimentaire, Mondial 2026 et procès d’Ismaïla Madior Fall à la une

La souveraineté alimentaire, les suites de la Coupe du monde 2026 et les démêlés judiciaires de l’ancien garde des Sceaux Ismaïla Madior Fall dominent les unes de la presse sénégalaise de ce mercredi 22 juillet.

Au lendemain de la séance académique solennelle de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS), plusieurs quotidiens reviennent sur les ambitions affichées par le président Bassirou Diomaye Faye pour transformer durablement le système agroalimentaire du pays.

Selon Le Soleil, le chef de l’État a réaffirmé sa volonté de faire de la science, de la recherche et de l’innovation les principaux moteurs de cette transformation. Il a également plaidé pour la mise en place d’un Pacte national de souveraineté alimentaire reposant sur une gouvernance concertée et l’implication de l’ensemble des acteurs concernés.

Dans le même esprit, Sud Quotidien souligne que le président estime que la souveraineté alimentaire ne peut être réduite à la seule disponibilité des denrées. Le Quotidien rapporte, pour sa part, que Bassirou Diomaye Faye souhaite appuyer l’agriculture nationale sur les innovations technologiques afin de réduire la dépendance extérieure du Sénégal, tout en alertant sur le recul des filières scientifiques dans le système éducatif.

L’Observateur met également en avant cette ambition de bâtir, à l’horizon 2050, un système alimentaire plus résilient, capable de répondre aux défis climatiques, économiques et institutionnels.

Sur un autre registre, Les Échos révèle le report des auditions publiques que l’Assemblée nationale devait organiser ce mercredi sur les conditions de préparation et de participation du Sénégal à la Coupe du monde 2026. Le journal s’interroge sur ce revirement de dernière minute, alors que ces auditions devaient permettre d’examiner la gestion, le budget et la logistique de la délégation sénégalaise.

Les questions économiques occupent également une place dans cette revue de presse. WalfQuotidien rapporte que l’Alliance pour la République (APR), le parti de l’ancien président Macky Sall, rejette sur le pouvoir actuel la responsabilité de l’augmentation du coût du service de la dette. S’appuyant sur le Bulletin statistique de la dette publique publié le 14 juillet, la cellule Analyse et prospective du parti affirme que la forte progression des intérêts versés par l’État est intervenue en 2024.

Enfin, plusieurs journaux reviennent sur le procès de l’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, devant la Haute Cour de justice. Les Échos décrit une audience marquée par de vifs échanges entre le parquet et les avocats de la défense, ces derniers ayant notamment demandé la levée du bracelet électronique et de l’assignation à résidence de leur client. Face aux tensions procédurales, le président de la juridiction a suspendu l’audience avant de renvoyer l’affaire au 28 juillet prochain.

De son côté, Tribune souligne les critiques formulées par la défense, qui dénonce des textes qu’elle juge « désuets » et regrette l’absence de possibilité de faire appel des décisions prises par la commission d’instruction de la Haute Cour de justice.

CEDEAO et recomposition politique : la double séquence qui domine la presse sénégalaise

Dakar : Les quotidiens sénégalais consacrent l’essentiel de leurs éditions de ce lundi au nouveau rôle de Bassirou Diomaye Faye à la tête de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tout en s’intéressant aux préparatifs du lancement imminent de son futur parti politique.

Porté dimanche à la présidence en exercice de la CEDEAO lors de la 69ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, le président sénégalais hérite d’une organisation confrontée à des défis majeurs. Entre la crise sécuritaire, le départ des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), les difficultés d’intégration régionale et les questions de souveraineté économique, la presse estime que son mandat s’ouvre dans un contexte particulièrement délicat.

Selon Libération, Bassirou Diomaye Faye s’est engagé à adapter l’organisation « aux défis de notre temps », en faisant de la sécurité collective, de la stabilité institutionnelle, de la souveraineté politique et économique ainsi que du rayonnement international de l’Afrique de l’Ouest les principaux axes de son action.

Sud Quotidien considère cette prise de fonction comme une nouvelle étape pour l’organisation régionale. Le journal souligne que le tandem formé par le président sénégalais et le futur président de la Commission de la CEDEAO, le général Birame Diop, sera particulièrement attendu sur sa capacité à restaurer la cohésion communautaire, renforcer l’intégration régionale et redonner de l’influence à une institution fragilisée par les crises récentes.

Dans le même esprit, Le Quotidien relève que le chef de l’État a affiché une ligne claire dès son entrée en fonction : passer des déclarations aux actions concrètes pour répondre aux attentes des populations. Cette volonté d’agir répond également aux interrogations soulevées par WalfQuotidien, qui s’interroge sur les marges de manœuvre dont disposera réellement Bassirou Diomaye Faye pour engager les réformes qu’il appelle de ses vœux au sein de l’organisation régionale.

Reprenant les propos du président sénégalais, Vox Populi met en avant son appel à bâtir une « CEDEAO rénovée », capable de garantir aux populations, et particulièrement à la jeunesse ouest-africaine, davantage de paix, de sécurité et de prospérité.

Pour Tribune, cette ambition repose notamment sur plusieurs priorités : l’opérationnalisation de la Force régionale de lutte contre le terrorisme, une meilleure mutualisation des moyens entre États membres, le renforcement de l’autonomie financière de la communauté ainsi qu’une protection accrue des populations confrontées à l’insécurité.

Au-delà du dossier régional, la presse s’intéresse également à la recomposition politique engagée autour du président sénégalais. Plusieurs journaux annoncent que Bassirou Diomaye Faye procédera, le 25 juillet, au lancement officiel de sa nouvelle formation politique, issue de la transformation de la coalition Diomaye Président.

Sud Quotidien précise que le conseil des leaders de la coalition a validé les textes fondateurs du futur parti, dont la création officielle interviendra lors d’une assemblée générale constitutive.

Vox Populi indique que le nom de cette nouvelle formation sera dévoilé à cette occasion, marquant la disparition de la coalition électorale qui avait porté Bassirou Diomaye Faye à la magistrature suprême.

Enfin, WalfQuotidien estime que cette nouvelle formation pourrait s’appuyer sur plusieurs ralliements d’anciens responsables de l’Alliance pour la République (APR), le parti de l’ex-président Macky Sall. Selon le journal, cette stratégie viserait à renforcer rapidement l’implantation territoriale du nouveau parti tout en fragilisant davantage l’ancienne majorité présidentielle.

Conseil constitutionnel, Ousmane Diagne et fiasco des Lions : les deux dossiers qui dominent la presse sénégalaise

La nomination d’Ousmane Diagne à la présidence du Conseil constitutionnel et les explications de la Fédération sénégalaise de football après l’élimination des Lions au Mondial 2026 occupent largement les colonnes de la presse quotidienne sénégalaise de ce mardi 14 juillet.

Au lendemain de sa désignation par le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye pour succéder à feu Mamadou Badio Camara à la tête du Conseil constitutionnel, Ousmane Diagne suscite de nombreux commentaires dans les rédactions. Si plusieurs journaux saluent le parcours d’un magistrat expérimenté, d’autres s’interrogent sur la portée politique de cette nomination.

Pour Le Soleil, cette désignation vient récompenser « une carrière riche dans la magistrature », marquée par « l’intégrité et l’indépendance » de l’ancien garde des Sceaux, des qualités qui, selon le quotidien, font l’unanimité parmi ses pairs.

Sud Quotidien souligne de son côté que « le gardien de la Constitution change de visage », tandis que WalfQuotidien choisit un angle plus interrogatif avec le titre : « Un choix, mille questions ». Le journal estime que, malgré le professionnalisme et la réputation d’intégrité d’Ousmane Diagne, la décision du chef de l’État soulève plusieurs interrogations. Selon cette publication, cette nomination intervient dans un contexte marqué par des tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et le président de l’Assemblée nationale, ce qui nourrit les analyses autour de la portée politique de cette désignation.

Le quotidien L’As qualifie cette nomination de décision « tout sauf banale ». Le journal rappelle qu’Ousmane Diagne avait quitté le gouvernement dirigé par Ousmane Sonko, estimant que sa conception de la justice ne correspondait pas à celle portée par le tandem Diomaye-Sonko. Le même journal souligne qu’au moment où certains responsables du pouvoir et des militants de Pastef réclamaient une justice plus offensive à l’encontre des acteurs de l’ancien régime de Macky Sall, Ousmane Diagne avait choisi, selon lui, de préserver l’indépendance de la justice en refusant de s’immiscer dans les procédures judiciaires.

Le Quotidien met quant à lui en avant le parcours « d’un grand serviteur de l’État et homme de loi chevronné », désormais appelé à garantir le respect de la Constitution, la régularité des scrutins et la crédibilité du processus électoral. Dans le même esprit, Tribune insiste sur la réputation « d’intransigeance et d’intégrité » du nouveau président du Conseil constitutionnel, qu’il présente comme un magistrat profondément attaché à l’indépendance de la justice et au renforcement des institutions.

Parallèlement à ce dossier institutionnel, la presse revient largement sur la conférence de presse tenue la veille par le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Fall, venu s’expliquer après l’élimination du Sénégal lors de la Coupe du monde 2026. WalfQuotidien parle d’un « grand déballage » et estime que, malgré une longue intervention, le président de la FSF n’a pas réussi à convaincre l’opinion.

Les Échos rappelle qu’Abdoulaye Fall faisait face à une forte pression après les critiques suscitées par le parcours des Lions et les déclarations du secrétaire général de la Fédération, Abdoulaye Saydou Sow. Pendant plus de trois heures, le dirigeant fédéral est revenu sur les difficultés ayant entouré la préparation du Sénégal, abordant notamment l’encadrement médical, les choix logistiques, la préparation de l’équipe ainsi que les responsabilités du staff technique.

L’un des points marquants de cette conférence concerne sa relation avec l’ancien sélectionneur national, Pape Thiaw. Abdoulaye Fall a reconnu une rupture de confiance entre les deux hommes.

« Pape est mon petit-frère mais il a changé. Il y a eu des interférences entre lui et nous », a-t-il notamment déclaré, selon plusieurs quotidiens, dont Record.

Le Quotidien indique que le président de la Fédération a imputé l’échec des négociations contractuelles à des exigences financières qu’il jugeait excessives ainsi qu’à une rupture de communication durant la campagne américaine.

Dans la même veine, Le Soleil estime qu’Abdoulaye Fall a largement détaillé les raisons ayant conduit à la rupture du contrat de Pape Thiaw. Le journal souligne que le patron du football sénégalais est revenu sur les conditions de la signature du contrat, les difficultés rencontrées durant le Mondial et les conséquences du licenciement du sélectionneur, quelques jours seulement après son officialisation.

Révision constitutionnelle au Sénégal : le Conseil constitutionnel invalide la loi adoptée par l’Assemblée nationale

La décision du Conseil constitutionnel invalidant la loi de révision constitutionnelle adoptée par l’Assemblée nationale le 29 juin domine largement les quotidiens sénégalais parus ce vendredi 10 juillet. Saisie en urgence par le président de la République, l’institution a jugé la procédure contraire à la Constitution, estimant que plusieurs irrégularités majeures avaient entaché son adoption.

 

Pour Le Soleil, les sages ont sanctionné de « graves vices de procédure » imputés à l’Assemblée nationale, notamment le non-respect des règles relatives au financement budgétaire ainsi que le refus d’accéder à la demande de « vote bloqué » formulée par l’exécutif.

Même constat dans Sud Quotidien, qui souligne que le Conseil constitutionnel a purement et simplement annulé la loi portée par le groupe parlementaire majoritaire Pastef-Les Patriotes. WalfQuotidien y voit un désaveu du président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, tandis que L’As résume la décision en une formule : « Les sages freinent Sonko ».

Selon Les Échos, la haute juridiction a rejeté l’ensemble des arguments développés dans le mémoire en réponse du président de l’Assemblée nationale. Le quotidien relève que l’un des principaux griefs retenus concerne le refus opposé à la demande du ministre de la Justice d’appliquer la procédure du vote bloqué.

Au-delà de l’aspect juridique, Tribune estime que cette décision revêt une forte portée institutionnelle. Le journal considère qu’elle tranche un bras de fer entre le président de la République et l’Assemblée nationale, en permettant au chef de l’État de faire obstacle à une révision constitutionnelle dont il ne maîtrisait ni le calendrier ni le contenu. Le quotidien souligne également que le Conseil constitutionnel réaffirme, à travers cette décision, que les lois de révision constitutionnelle, y compris lorsqu’elles émanent du Parlement, demeurent soumises au contrôle de constitutionnalité.

De son côté, L’Observateur voit dans cette décision une jurisprudence qui réaffirme les prérogatives du président de la République. Le journal estime qu’elle consacre le vote bloqué comme un levier institutionnel majeur entre les mains du chef de l’État, tout en rappelant la primauté de l’État de droit sur la seule logique de majorité parlementaire.

Dette intérieure et riz local : les inquiétudes des entreprises et des producteurs dominent la presse sénégalaise

La dette intérieure de l’État et les difficultés d’écoulement du riz local occupent largement les Unes des quotidiens sénégalais ce jeudi. Entre les mises en garde du patronat sur les risques de licenciements et les mesures annoncées par le gouvernement pour soutenir la filière rizicole, la presse met en lumière deux dossiers aux importantes implications économiques.

La question de la dette intérieure retient particulièrement l’attention. Citant le président du Conseil national du patronat (CNP), Baïdy Agne, Le Quotidien rapporte que les entreprises sénégalaises pourraient être contraintes de procéder à des licenciements si l’État n’accélère pas le règlement de ses arriérés. Selon lui, les entreprises ont déjà fait preuve de suffisamment de patience et les charges qu’elles supportent sont désormais devenues « insupportables ».

Cette alerte a été lancée lors d’une rencontre avec la vice-présidente du gouvernement espagnol et ministre du Travail et de l’Économie sociale, Yolanda Díaz. D’après L’As, Baïdy Agne a salué la décision des autorités de relancer les chantiers du secteur du BTP tout en appelant le gouvernement à accélérer l’apurement de la dette intérieure afin de soulager les entreprises.

Dans la même dynamique, WalfQuotidien évoque une « pression maximale » exercée sur l’État par le secteur privé. Le journal souligne que le patronat continue d’attendre des actes concrets après les annonces gouvernementales, Baïdy Agne affirmant espérer que les engagements pris récemment en Conseil des ministres seront rapidement suivis d’effets.

L’autre grand sujet de la revue de presse concerne la mévente du riz local, devenue, selon Enquête, un véritable casse-tête pour les producteurs de la vallée du fleuve Sénégal. Le quotidien souligne le paradoxe d’un pays qui demeure l’un des principaux importateurs de riz en Afrique de l’Ouest alors que la production nationale peine à trouver des débouchés. Les producteurs dénoncent notamment une concurrence qu’ils jugent faussée par les subventions accordées au riz importé et s’interrogent sur la progression continue des importations malgré les annonces de récoltes records.

Face à cette situation, le gouvernement a décidé de suspendre pendant un mois la délivrance des Déclarations d’importation de produits alimentaires (DIPA), principal document autorisant les importations de riz. Le Soleil explique que cette mesure, adoptée à l’issue d’une réunion entre les autorités, les commerçants et les acteurs de la filière, vise à favoriser l’écoulement de la production nationale.

Pour Le Quotidien, cette décision marque un tournant dans la stratégie des pouvoirs publics. Le journal souligne que la suspension temporaire des importations s’accompagne d’un futur mécanisme liant les quotas d’importation à l’achat du riz local, ainsi que d’un soutien accru aux rizeries. Une approche destinée à réduire les stocks invendus et à renforcer durablement la place du riz produit au Sénégal sur le marché national.

Diomaye Faye veut créer son parti : la presse sénégalaise décrypte une recomposition politique

L’annonce du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, de transformer la coalition Diomaye Président en un parti politique continue de dominer les colonnes de la presse sénégalaise. Au lendemain de son audience avec 306 maires issus des quatorze régions du pays, les quotidiens analysent les conséquences d’une initiative qui pourrait redessiner les équilibres de la majorité présidentielle.

 

Pour Le Soleil, cette volonté répond avant tout à un objectif d’organisation. Le chef de l’État souhaite doter sa mouvance d’une structure politique unifiée capable de mieux défendre son action et celle du gouvernement. Le journal souligne que cette évolution vise à renforcer la cohésion de la majorité autour du président.

De son côté, Sud Quotidien voit dans cette annonce une étape décisive de la consolidation du pouvoir présidentiel. Le quotidien relève toutefois que la revendication du soutien de 306 maires a immédiatement suscité une réaction de l’opposition. Les responsables de Alliance pour la République (APR) contestent ce chiffre et dénoncent ce qu’ils qualifient d’opération de communication politique.

L’analyse de Le Quotidien va plus loin. Selon le journal, cette initiative marque le début d’une véritable recomposition politique. En créant sa propre formation, Bassirou Diomaye Faye chercherait à s’émanciper de l’influence de PASTEF, son parti d’origine dirigé par Ousmane Sonko, tout en ouvrant sa future structure aux élus et cadres déçus de l’APR de Macky Sall.

Dans le même temps, L’Info relaie le rejet catégorique de cette initiative par la Chambre des élus de l’APR, qui considère les chiffres avancés par la coalition présidentielle comme une manipulation politique destinée à gonfler artificiellement son influence.

Le ton est plus critique dans Tribune, qui oppose les priorités politiques aux préoccupations sociales à travers une manchette dénonçant un peuple laissé de côté pendant que le président prépare son parti et que son ancien Premier ministre poursuit le développement de sa propre formation politique.

À l’inverse, WalfQuotidien met en avant le soutien affiché par Abdourahmane Diouf et son parti Awalé, qui approuvent sans réserve la création d’un grand parti présidentiel dirigé par Bassirou Diomaye Faye.

Le quotidien nuance toutefois la portée électorale de cette stratégie. Dans son analyse, il rappelle que l’histoire politique du Sénégal montre que le ralliement massif d’élus locaux ne garantit pas une victoire présidentielle. Le chroniqueur cite notamment les précédents d’Abdou Diouf, d’Abdoulaye Wade et de la majorité soutenant Macky Sall, estimant que les alliances de circonstance n’ont jamais suffi, à elles seules, à assurer le maintien ou la conquête du pouvoir.

Au fil de ces analyses, la presse sénégalaise s’accorde sur un point : l’annonce présidentielle ouvre une nouvelle séquence politique dont les effets pourraient durablement remodeler le paysage partisan du pays, entre consolidation de la majorité, repositionnements internes et affrontements avec une opposition qui conteste déjà la légitimité de cette nouvelle dynamique.

La presse sénégalaise accable Pape Thiaw après l’élimination cruelle des Lions face à la Belgique

Au lendemain de l’élimination du Sénégal en seizièmes de finale de ce mondial 2026, la presse sénégalaise affiche une rare unanimité. Tous les grands quotidiens reviennent sur le scénario renversant de la défaite face à la Belgique (3-2 après prolongation), mais surtout sur les choix tactiques du sélectionneur Pape Thiaw, largement pointés du doigt.

Longtemps en contrôle grâce aux buts de Habib Diarra (25e) et d’Ismaïla Sarr (51e), les Lions semblaient filer vers les huitièmes de finale avant de s’effondrer dans les dernières minutes du temps réglementaire. Romelu Lukaku a réduit l’écart à la 86e minute, puis Youri Tielemans a égalisé trois minutes plus tard, avant d’offrir la qualification aux Diables Rouges sur penalty à la 125e minute. Dans ses colonnes, Le Soleil qualifie cette élimination de « Coachmardesque ! », estimant que les changements opérés par Pape Thiaw ont profondément déséquilibré son équipe au moment où elle semblait maîtriser la rencontre.

Sud Quotidien évoque « la désillusion », considérant cette défaite comme l’un de ces revers qui dépassent le simple cadre du football tant le scénario paraît difficile à expliquer. Pour Libération, l’élimination est « tout simplement cruelle », les Lions ayant laissé échapper leur avantage de deux buts dans les toutes dernières minutes avant de céder en prolongation.

Le ton est encore plus sévère dans Yoor Yoor, qui dénonce un « naufrage tactique » imputé directement au sélectionneur. Le journal estime que le repli défensif et certains changements, notamment l’entrée de Lamine Camara à la place de Pape Guèye, ont favorisé le retour belge et coûté la qualification au Sénégal.

Vox Populi parle d’une « grosse désillusion », tandis que WalfQuotidien décrit une « cruelle désillusion », rappelant que tout a basculé en quelques minutes alors que les Lions avaient le match en main. De son côté, Le Quotidien résume l’échec par une formule évocatrice : « Pape Thiaw laisse filer sa qualification à cinq minutes de la fin ».

Enfin, EnQuête ouvre déjà le débat sur l’avenir du sélectionneur avec une question en une : « Faut-il virer Pape Thiaw ? ». Le quotidien estime que cette élimination relance inévitablement les interrogations sur la capacité du technicien à poursuivre sa mission à la tête des Lions de la Teranga.

Au lendemain de cette élimination au scénario cruel, la déception domine au Sénégal, où la presse voit dans cette défaite l’une des plus grandes occasions manquées de l’histoire récente de la sélection nationale.

Mondial 2026 : le Sénégal défie la Belgique avec l’ambition de poursuivre son rêve américain

À quelques heures d’un rendez-vous décisif, toute la presse sénégalaise retient son souffle. Ce mercredi 1er juillet, les Lions de la Téranga affrontent les Diables Rouges de la Belgique en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, avec un seul objectif : prolonger leur aventure sur le sol américain et décrocher une place parmi les seize meilleures nations du tournoi.

Le coup d’envoi sera donné à 20 h GMT au Lumen Field de Seattle, dans l’État de Washington. Pour le Sénégal, il s’agira d’un troisième affrontement face à une sélection européenne dans l’histoire de la Coupe du monde, mais aussi d’un duel inédit contre la Belgique dans cette compétition.

À la veille de cette rencontre, les quotidiens sénégalais affichent un même élan d’optimisme, nourri par l’impressionnante victoire (5-0) obtenue face à l’Irak lors de la dernière journée de la phase de groupes. Ce succès, qui a permis aux hommes de Pape Thiaw de se qualifier parmi les meilleurs troisièmes, a ravivé les espoirs d’un nouveau parcours historique.

Pour Le Soleil, Seattle sera le théâtre d’un affrontement épique où les Lions tenteront de confirmer leur spectaculaire regain de forme en faisant tomber les Diables Rouges. Vox Populi résume l’enjeu avec une formule sans détour : « vaincre les Diables ou périr en enfer ».

Même enthousiasme du côté d’EnQuête, qui appelle les Lions à partir « à l’assaut des Diables », tout en rappelant que la défense sénégalaise devra contenir les principales armes offensives belges, incarnées par Kevin De Bruyne, Romelu Lukaku et Jérémy Doku.

D’autres quotidiens mettent l’accent sur la confiance retrouvée du groupe sénégalais. L’AS estime que les Lions sont prêts à rugir, tandis que L’Observateur considère qu’ils ne sont plus qu’à 90 minutes d’un nouvel exploit historique. Pour Les Échos, les portes des huitièmes de finale apparaissent désormais largement accessibles.

WalfQuotidien voit dans cette affiche un véritable choc de styles. D’un côté, une Belgique réputée pour sa maîtrise technique, sa qualité collective et sa capacité à contrôler le ballon. De l’autre, un Sénégal qui mise sur son impact physique, son intensité et son efficacité en transition pour faire la différence.

De son côté, Sud Quotidien présente cette confrontation comme un match de confirmation. Selon le journal, les deux équipes abordent cette rencontre avec une confiance retrouvée après des débuts compliqués dans le tournoi. Si le Sénégal a relancé sa campagne en corrigeant l’Irak, la Belgique a également dissipé les doutes en dominant largement la Nouvelle-Zélande (5-1) pour terminer en tête de son groupe.

Dans les tribunes comme dans tout le Sénégal, l’attente est immense. Une victoire face aux Diables Rouges ouvrirait aux Lions les portes des huitièmes de finale et prolongerait un parcours déjà marqué par une remarquable capacité de réaction. À Seattle, c’est désormais une nouvelle page de l’histoire du football sénégalais qui peut s’écrire.

 Révision constitutionnelle au Sénégal : la presse met en lumière les fractures entre l’exécutif, le Parlement et la majorité

Au lendemain de l’adoption de la révision constitutionnelle par l’Assemblée nationale, la presse sénégalaise consacre largement ses unes aux profondes divergences qui entourent désormais la suite du processus. Entre l’annonce d’un référendum par l’exécutif et la volonté du président de l’Assemblée nationale de voir le texte promulgué sans consultation populaire, les quotidiens décrivent une séquence politique marquée par de fortes tensions institutionnelles.

Réunis en séance plénière lundi, les députés ont adopté à la majorité la proposition de loi portant révision de la Constitution, tout en rejetant les amendements présentés par le gouvernement. Le texte adopté prévoit notamment l’interdiction pour le président de la République de diriger un parti politique, le renforcement des prérogatives de l’Assemblée nationale et du Premier ministre, la création d’une Cour constitutionnelle en remplacement du Conseil constitutionnel, la limitation à une seule dissolution du Parlement par mandat présidentiel ainsi que l’obligation, pour le chef de l’État, de déclarer son patrimoine à la fin de son mandat.

Pour Vox Populi, cette réforme a été adoptée sans véritable obstacle parlementaire, le quotidien estimant que la majorité de Pastef a imposé sa volonté dans l’hémicycle. Le journal rappelle toutefois que la décision finale reviendra désormais au peuple avec l’annonce d’un référendum. Les Échos insiste, de son côté, sur l’influence exercée par la majorité parlementaire, estimant que Pastef a réussi à imposer sa ligne aussi bien à l’opposition qu’à l’exécutif.

EnQuête met l’accent sur le désaccord institutionnel né à l’issue du vote. Selon le quotidien, Ousmane Sonko défend une promulgation directe du texte en s’appuyant sur l’article 103 de la Constitution, alors que le gouvernement rejette cette interprétation après avoir vu ses amendements écartés par les députés de la majorité.

Pour Le Soleil, l’annonce d’un référendum replace désormais les citoyens au centre du processus. Le journal souligne que la réforme a été adoptée dans un hémicycle déserté par l’opposition après le rejet des amendements gouvernementaux, tout en rappelant que le président Bassirou Diomaye Faye privilégie désormais la voie référendaire.

Sud Quotidien décrit cette séquence comme un véritable affrontement institutionnel. Le quotidien relève que les tensions observées durant la séance, les incidents entre majorité et opposition ainsi que les divergences entre le Parlement et l’exécutif illustrent les profondes fractures qui traversent aujourd’hui les institutions sénégalaises autour de cette réforme.

Même lecture du côté de WalfQuotidien, qui considère que le choix du référendum vient contrarier la stratégie défendue par Ousmane Sonko. Le journal rappelle que, malgré l’adoption du texte par 129 députés et le rejet des amendements du gouvernement, l’exécutif entend désormais soumettre la réforme au suffrage populaire avant toute entrée en vigueur.

Enfin, Le Témoin souligne que l’annonce du ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, en faveur d’un référendum a immédiatement suscité une réaction du président de l’Assemblée nationale. Ousmane Sonko a contesté cette orientation, estimant que la procédure parlementaire étant arrivée à son terme, rien ne justifie désormais une consultation populaire avant la promulgation de la loi.

Sénégal : une révision constitutionnelle sous haute tension, les regards tournés vers l’Assemblée nationale

À Dakar, la journée s’annonce décisive. Ce lundi, l’Assemblée nationale examine une proposition de révision constitutionnelle qui cristallise les tensions politiques et mobilise aussi bien les partis que les organisations de la société civile. Dans les colonnes des quotidiens sénégalais, un même constat s’impose : le débat promet d’être électrique.

Pour les députés du parti Pastef, à l’origine de cette initiative par l’intermédiaire de leur groupe parlementaire majoritaire, le processus législatif doit suivre son cours « sereinement, sans pression ni intimidation ». Le camp au pouvoir défend une démarche qu’il juge conforme aux règles parlementaires et entend poursuivre l’examen du texte malgré les critiques.

En face, la coalition « Diomaye Président » affiche une opposition ferme. Ses responsables estiment que cette révision risque de fragiliser les fondements de la République. Face à ce qu’ils qualifient de « forfaiture », ils avancent qu’une telle modification pourrait être soumise au peuple par voie référendaire.

Les journaux soulignent l’ampleur des divisions suscitées par cette réforme. Selon Sud Quotidien, le texte a mis en lumière de profondes lignes de fracture. Aux côtés de la coalition « Diomaye Président », plusieurs organisations de la société civile, le Conseil national du laïcat et diverses plateformes citoyennes réclament soit le retrait de la proposition, soit l’ouverture d’une vaste concertation nationale avant tout examen.

Cette controverse intervient dans un climat politique déjà tendu. Les médias évoquent des désaccords inédits entre le président de la République et une partie de ses anciens alliés, sur fond de divergences concernant l’équilibre des institutions et la conduite des réformes.

À mesure que l’échéance approche, les positions se durcissent. Libération décrit deux camps qui « croisent le fer à distance », tandis que L’As rapporte que des appels à la mobilisation ont été lancés de part et d’autre, faisant redouter des tensions aux abords de l’Assemblée nationale.

WalfQuotidien parle même d’un « lundi de tous les dangers ». Le quotidien rappelle que l’opposition et plusieurs organisations de la société civile appellent à manifester sous le slogan « Touche pas à ma Constitution » afin d’empêcher l’examen du texte, une mobilisation qui pourrait provoquer des troubles.

Dans le même esprit, Enquête souligne que des acteurs politiques et des organisations citoyennes ont uni leurs voix pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme un passage en force constitutionnel susceptible de menacer la stabilité des institutions.

Pour Le Quotidien, cette séance parlementaire prend des allures de « journée de vérité ». Entre la volonté de réforme affichée par les initiateurs du texte et la levée de boucliers de l’opposition, d’une partie du camp présidentiel et de la société civile, les débats s’annoncent particulièrement animés dans un Hémicycle déjà marqué par l’absence de concertation préalable.

Au-delà de la politique, la Coupe du monde 2026 occupe également une place importante dans les colonnes des quotidiens. Qualifiés pour les seizièmes de finale, les Lions de la Téranga se préparent désormais à défier les Diables Rouges de la Belgique, mercredi.

La presse sénégalaise aborde ce rendez-vous avec prudence et ambition. WalfQuotidien estime que la Belgique reste une équipe séduisante mais abordable, rappelant qu’elle n’est plus celle de la célèbre génération dorée de 2018, tout en conservant une solide expérience et plusieurs joueurs de classe mondiale.

Sud Quotidien évoque un duel inédit entre Lions et Diables Rouges, disputé dans le froid de Seattle, avec en jeu une place en huitièmes de finale. Le journal souligne la détermination des hommes de Pape Thiaw à confirmer leur statut de champions d’Afrique. De son côté, Enquête relève que cette confrontation suscite également des inquiétudes du côté belge, tandis que Le Soleil rappelle que le Sénégal n’a encore jamais affronté la Belgique et que le tirage ne lui a pas offert un adversaire de tout repos.

De Berlin à Toronto : diplomatie, football et inquiétudes à la une de la presse sénégalaise

Les quotidiens sénégalais parvenus ce mercredi naviguent entre diplomatie, enjeux sécuritaires et préoccupations sportives. Au cœur de l’actualité, la visite officielle de trois jours du président Bassirou Diomaye Faye en Allemagne continue de susciter de nombreux commentaires, tandis que les performances des Lions à la Coupe du monde 2026 alimentent les inquiétudes et les critiques.

À Berlin, le chef de l’État a bouclé une séquence diplomatique dense marquée par des rencontres de haut niveau avec le chancelier allemand Friedrich Merz et le président fédéral Frank-Walter Steinmeier. Pour plusieurs observateurs, cette visite constitue une étape importante dans le renforcement des relations entre Dakar et Berlin. Le Soleil estime ainsi que ce déplacement a permis de porter la coopération sénégalo-allemande à un niveau supérieur, consolidant davantage le partenariat stratégique entre les deux pays.

Au-delà des questions bilatérales, les échanges ont également porté sur les grands défis régionaux. Selon L’Info, Bassirou Diomaye Faye a profité de son séjour pour plaider en faveur d’un soutien plus important de la communauté internationale aux pays du Sahel confrontés à la menace terroriste et à une situation sécuritaire toujours préoccupante. WalfQuotidien souligne pour sa part que les discussions entre le président sénégalais et le chancelier allemand ont principalement tourné autour des questions économiques, des investissements ainsi que de la stabilité de la région sahélienne.

Mais pendant que la diplomatie occupe une place de choix dans les colonnes des journaux, le parcours des Lions à la Coupe du monde 2026 retient tout autant l’attention. Après deux défaites consécutives face à la France puis à la Norvège, la sélection sénégalaise se retrouve dans une situation délicate, avec une qualification désormais fortement compromise.

WalfQuotidien pointe du doigt ce qu’il considère comme les nombreux dysfonctionnements ayant entouré la participation sénégalaise à cette compétition organisée aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Le journal évoque des erreurs de gestion au sein de la Fédération sénégalaise de football et estime que l’instance dirigeante est passée à côté de son sujet dans la préparation de cette campagne mondiale.

Le Quotidien dresse également un constat alarmant. Le journal rappelle que le Sénégal n’avait jamais enregistré deux revers consécutifs dans une phase finale de Coupe du monde, qualifiant cette situation d’historique et préoccupante. Malgré ce contexte difficile, le sélectionneur conserve l’espoir d’un retournement de situation et continue de croire à une qualification lors du dernier match face à l’Irak.

Dans le vestiaire également, le discours reste combatif. Selon Le Quotidien, le capitaine Kalidou Koulibaly et les cadres de l’équipe entendent mobiliser toutes leurs forces avant cette rencontre décisive prévue vendredi à Toronto. Pour espérer poursuivre l’aventure, les Lions devront s’imposer avec au moins trois buts d’écart afin de figurer parmi les meilleurs troisièmes de la compétition.

La tâche s’annonce toutefois encore plus complexe avec l’absence d’Edouard Mendy. Les Échos rapporte que le gardien titulaire du Sénégal sera indisponible pendant au moins dix jours. Une information confirmée par L’As, qui évoque une grave blessure aux ligaments du genou gauche contractée lors de la rencontre contre la Norvège. Ce forfait prématuré prive les Lions d’un de leurs cadres les plus expérimentés et ajoute une nouvelle dose d’incertitude à l’approche du rendez-vous décisif face à l’Irak.

Entre ambitions diplomatiques affichées à Berlin et inquiétudes sportives grandissantes de l’autre côté de l’Atlantique, la presse sénégalaise met en lumière un pays partagé, le temps d’une journée, entre les espoirs de sa politique extérieure et les doutes qui entourent sa sélection nationale.