Session extraordinaire : Ousmane Sonko met fin à la plénière plus tôt que prévu à l’Assemblée nationale

La séance n’aura finalement pas duré aussi longtemps que certains l’avaient imaginé. Réunis ce lundi 10 août pour une session extraordinaire particulièrement attendue, les députés sénégalais ont vu leurs travaux en plénière prendre fin plus rapidement que prévu, après l’examen des différents points inscrits à l’ordre du jour.

À l’issue des débats, Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, a annoncé la levée de la séance. « Mes chers collègues, l’ordre du jour étant épuisé, je propose à l’Assemblée nationale de lever la séance », a-t-il déclaré avant de convoquer la Conférence des présidents à 12h30 dans la salle de conférence de la Présidence de l’Assemblée nationale.

Cette décision a surpris plusieurs observateurs. Depuis l’annonce de la session extraordinaire, les attentes étaient fortes autour des différents textes soumis aux députés. Le contexte politique et institutionnel avait également nourri les spéculations sur la durée et l’intensité des débats. Beaucoup s’attendaient ainsi à une journée parlementaire particulièrement chargée.

Mais une fois les points prévus examinés, la plénière a été clôturée sans prolongation des discussions. L’annonce d’Ousmane Sonko a donc mis un terme à cette séquence publique des travaux, sans pour autant signifier que l’activité parlementaire s’arrêtait pour la journée.

Dans la foulée, le président de l’Assemblée nationale a convoqué la Conférence des présidents. Cette instance joue un rôle central dans l’organisation du travail parlementaire. Elle réunit notamment le président de l’institution, les présidents des groupes parlementaires, les présidents des commissions ainsi que d’autres responsables de l’Assemblée nationale.

Son rôle consiste notamment à organiser les travaux, à arrêter le calendrier des prochaines séances et à coordonner l’examen des différents textes soumis au Parlement. La réunion annoncée à 12h30 doit donc permettre de préparer la suite du processus parlementaire.

Ainsi, si la séance publique de ce lundi a été plus courte qu’attendu, les consultations internes se poursuivent. Derrière la levée de la plénière, l’Assemblée nationale reste donc mobilisée pour organiser les prochaines étapes de ses travaux et déterminer la suite à donner aux textes inscrits dans le cadre de cette session extraordinaire.

Sénégal : l’ouverture de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale ravive les tensions politiques

L’Assemblée nationale sénégalaise ouvre ce lundi 10 août 2026 une session extraordinaire dans un contexte marqué par de fortes tensions entre l’Exécutif et le Législatif. Selon la presse sénégalaise, plusieurs textes importants sont inscrits à l’ordre du jour, dont les projets de loi portant Code du travail, Code de la sécurité sociale et sécurité numérique.

Les députés doivent également examiner deux propositions de loi à forte portée politique. La première concerne la modification de l’article 37 de la Constitution et prévoit notamment de renforcer les obligations du président de la République en matière de déclaration de patrimoine.

La seconde porte sur le régime juridique des crédits spéciaux, communément associés aux « fonds politiques ». Un texte susceptible de raviver les tensions au sein du pouvoir. Pour Sud Quotidien, cette session constitue un nouveau test pour la majorité parlementaire, appelée à faire adopter des textes conformes aux exigences constitutionnelles.

Les Echos y voit, de son côté, une nouvelle manifestation du bras de fer entre le président Bassirou Diomaye Faye et l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Même lecture du côté du Quotidien, qui évoque une confrontation politique désormais ouverte entre les deux camps, alors que la majorité présidentielle et l’opposition cherchent chacune à renforcer leur influence.

À Dahra, Ousmane Sonko a d’ailleurs accentué la pression sur le pouvoir. Selon L’AS, le leader de Pastef a dénoncé une réorganisation de « l’ancien système » au sein de l’appareil d’État et appelé ses militants à rester unis et vigilants.

La session extraordinaire s’annonce donc particulièrement sensible, avec des enjeux à la fois institutionnels, juridiques et politiques, sur fond de recomposition du paysage politique sénégalais.

Cese: Mimi Touré donne le ton!

La première session extraordinaire du Conseil économique, social et environnemental (Cese) pour l’année 2019 s’est ouverte mardi matin, au siège de ladite institution.

Elle a démarré une audition de la ministre de la Femme, de la Famille et du Genre, Ndèye Saly Diop Dieng, rapporte l’Aps. Les travaux sont dirigés par la présidente du Cese, Aminata Touré.

La discussion générale ouverte aux environs de 10 h 15 porte sur le ’’partage des expériences, des bonnes pratiques et des nouvelles orientations de l’État pour la prévention des violences faites aux femmes et aux filles au Sénégal ». Les conseillers et la ministre de la Femme, de la Famille et du Genre discutent également de « la protection et [de] la prise en charge des victimes ».

Les ministres Amadou Hott, chargé de l’Economie, du Plan et de la Coopération, et Dame Diop, chargé de l’Emploi, de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, seront également auditionnés lors de cette session d’une seule journée, selon un communiqué du Cese.