Hausse des tarifs de transports urbains: Le gouvernement dégage toute responsabilité

Le ministère des Transports terrestres rejette la responsabilité d’une hausse des tarifs des transports urbains assurés par les autocars à Dakar et met en garde les acteurs de ce secteur d’activité contre toute infraction portant sur une décision unilatérale relative aux prix.
‘’Aucune augmentation des tarifs des transports n’a été discutée encore moins arrêtée avec les opérateurs’’ des transports urbains de la région de Dakar, précise le ministère dans un communiqué parvenu à l’APS.
Des documents publiés sur internet font état d’une hausse des prix des tickets de transport dans les minibus de l’Association de financement des transports urbains (AFTU), que l’APS a tenté de joindre sans succès.
‘’Les tarifs des transports publics routiers de personnes sont fixés par le décret N° 2009-20 du 22 janvier 2009’’, rappelle le ministère des Transports terrestres.
Il soutient que ‘’toute hausse unilatérale des tarifs serait contraire au décret précité et aux conventions signées entre l’autorité de régulation des transports urbains (…) et les groupements d’intérêts économiques membres de l’AFTU’’.
‘’Toute augmentation des tarifs constituerait une infraction à la réglementation sur les tarifs de transport routier’’, avertit le ministère.
Il appelle les opérateurs à une ‘’application stricte de la réglementation sur les tarifs et se réserve le droit de prononcer à l’encontre de tout contrevenant les sanctions prévues par la réglementation en vigueur’’.
Le ministère des Transports terrestres recommande aux forces de sécurité chargées du contrôle routier de veiller strictement au respect des tarifs actuels.

63 nouveaux cas de Covid-19 au Sénégal ce 13 juillet

Le Sénégal a enregistré 63 nouveaux cas de Covid-19 ce 13 juillet.
Ces 63 nouvelles infections ont été détectées sur un échantillon de 710 tests. Faisant le point sur la Covid-19 au Sénégal ce 13 juillet, le communiqué du Ministère de la Santé précise qu’il s’agit de 50 cas contacts et 13 cas communautaires.
Le communiqué a indiqué en outre 2 nouveaux décès, tandis que l’on compte 34 cas graves. Le pays enregistre toutefois enregistre 68 patients guéris ce 13 juillet.
Le Sénégal comptabilise donc 8 198 cas positifs dont 5 514 guéris, 2 533 sous traitement et 150 décès.

Aliou Samba Ciss, le maire de Diass est décédé

Le maire de la commune de Diass, dans le département de Mbour, Aliou Samba Ciss, est décédé dimanche, des suites d’une longue maladie, a appris l’APS de proches du défunt.
Aliou Samba Ciss était également responsable de l’Alliance des forces du progrès (AFP, mouvance présidentielle) dans la région de Thiès.
Il a été membre du Conseil de la République pour les affaires économiques et sociales (CRAES) alors dirigé par feu Mbaye Jacques Diop et qui est ensuite devenu le Conseil économique, social et environnemental (CESE).
Grand passionné de football, il était arbitre fédéral et membre de la Commission régionale des arbitres (CRA) de Dakar.

Covid-19: L’OMS engage une évaluation indépendante de la riposte au niveau mondial

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en place un groupe indépendant chargé d’évaluer l’action engagée au niveau mondial face à la pandémie de Covid-19.
L’annonce a été faite par le directeur général de l’organisation, le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans un communiqué.
Le Groupe indépendant sur la préparation et la riposte à la pandémie (GIPR) sera coprésidé par l’ancienne Première ministre de la Nouvelle-Zélande, Helen Clark, et par l’ancienne Présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, indique la même source.
’’Œuvrant en toute indépendance, les deux coprésidentes choisiront les autres membres du Groupe ainsi que les membres d’un secrétariat indépendant chargé d’apporter un appui’’, a précisé le DG de l’OMS cité dans le texte.
Il a souligné que la création de ce groupe de travail sera l’occasion de mener un exercice d’introspection, ‘’d’examiner le monde dans lequel nous vivons et de trouver des moyens de renforcer notre collaboration pour sauver des vies et maîtriser cette pandémie’’.
Le Dr Tedros a proposé qu’une session extraordinaire du Conseil exécutif se tienne en septembre pour discuter de l’avancement des travaux du Groupe. En novembre, celui-ci présentera un rapport intérimaire lors de la reprise de l’Assemblée mondiale de la Santé.
En janvier 2021, le Conseil exécutif tiendra sa session ordinaire, lors de laquelle les travaux du Groupe feront l’objet d’un examen plus approfondi. Enfin, en mai 2021, le Groupe présentera son rapport de fond à l’Assemblée de la Santé, rapporte le communiqué.

Un fonds de l’OIF pour les femmes

Le dernier conseil permanent de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), qui a pris fin jeudi, a approuvé la création d’un fonds destiné aux femmes, a-t-on appris de cette institution.
Selon un communiqué transmis à l’APS, à l’occasion de cette rencontre de deux jours organisée ‘’pour la première fois en visioconférence’’, les représentants des Etats et gouvernements ‘’ont entériné la création d’un fonds de la francophonie pour les femmes, ‘La Francophonie avec Elles’‘’.
‘’Une initiative de la secrétaire générale [de l’OIF] pour accompagner les femmes en situation de précarité de l’espace francophone, qui subissent de plein fouet les [conséquences] socioéconomiques des crises comme celle’’ de la pandémie de coronavirus.
‘’Ce projet innovant, en faveur de l’autonomie économique des femmes, démontre la volonté de la francophonie de mettre l’égalité femmes-hommes au cœur de ses priorités’’, indique le communiqué.
Il ajoute que les actions du fonds ‘’La Francophonie avec Elles’’ seront mises en œuvre par des acteurs reconnus du développement : les associations, les coopératives, les ONG et les agences de coopération.
Selon le communiqué, la 110e session du conseil permanent de la francophonie est ‘’une étape supplémentaire de la transformation de l’OIF, qui tend à incarner un multilatéralisme rénové, plus fort, plus efficace et attentif aux besoins des populations’’.
Ce conseil permanent ‘’a permis à la francophonie institutionnelle de témoigner de son unité et de sa solidarité dans le contexte de la crise de la Covid-19 et a été l’occasion, pour les Etats et gouvernements, de réaffirmer leur soutien à la secrétaire générale dans ses actions en faveur d’une francophonie plus agile et plus agissante’’, lit-on dans le communiqué.

Le SYTJUST dans les dispositions de rencontrer le Gouvernement

Le Syndicat des travailleurs de la justice (SYTJUST) dit être ‘’toujours’’ dans les dispositions de rencontrer le gouvernement.
En effet le SYTJUST en grève depuis le 15 juin, espérerait une rencontre avec le ministre de la Justice. Et ce, afin de ‘’l’entendre répondre’’ à ses ’’exigences’’.
L’APS a reçu un communiqué dans lequel le Bureau exécutif national (BEN) du SYTJUST rappelle avoir envoyé au gouvernement un préavis de grève depuis le 6 février 2020.
Depuis lors, ce dernier n’a pris aucune disposition pour une rencontre dans le but d’apporter des réponses à ses trois différentes exigences figurant dans ledit préavis.
Le BEN rappelle par ailleurs que dans la pratique, au Sénégal, ‘’lorsqu’un syndicat d’agents de la Fonction publique dépose un préavis de grève, il revient toujours au ministre de tutelle de convoquer les plénipotentiaires dudit syndicat à des rencontres pour discuter des points du préavis’’.
L’organisation syndicale déplore donc un ‘’silence’’ qui a duré plus de 3 mois après le dépôt du préavis de grève et ‘’une rupture unilatérale’’ du dialogue par le gouvernement et en particulier par la chancellerie.
Pour le BEN, cela a conduit le SYTJUST à décréter ‘’plusieurs mots d’ordre de grève depuis le 15 juin 2020 pour défendre les intérêts matériels et moraux de ses militants’’.
Pour rappel les revendications portent sur la mise en œuvre du protocole d’accord du 17 octobre 2018, la publication au Journal officiel des décrets n° 2018 – 2259 du 14 décembre 2018, n° 2018 – 2260 du 14 décembre 2018 et n° 2018 – 2261 du 14 décembre 2018.
Les syndicalistes réclament aussi ’’l’organisation des formations préalables au reclassement des travailleurs de la Justice dans leurs nouveaux corps et nouvelles hiérarchies respectifs (….)’’.

Mort de gazelles oryx: Le Ministre de l’environnement du Sénégal soupçonné de trafic

Le ministre sénégalais de l’Environnement est au cœur d’une polémique sur la mort de gazelles oryx lors d’un transfert vers sa réserve privée. Les zones d’ombre qui planent sur la logistique de l’opération alimentent en effet des soupçons de trafic d’animaux.

Abdou Karim Sall, Ministre de l’environnement du Sénégal, a fait transférer des gazelles Oryx de la réserve naturelle de Ranérou vers sa ferme. Et certaines d’entre elles sont mortes.

Les environnementalistes fustigent donc cette action parce que le Ministre a pour devoir de protéger la faune et la flore du Sénégal. Ainsi que les espèces menacées d’extinction.

Dans un communiqué, le ministre admet le transfert de six gazelles oryx et la mort de deux d’entre elles.

« Deux espèces sont mortes durant leur convoyage nocturne. Elles ont quelques blessures et une fracture du fémur qui leur ont été fatales« , indique le communiqué.

Selon le ministre, ce transfert entrait « dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale de conservation de la biodiversité ».

Mais selon la plateforme Avenir Sénégal, le Ministre de l’Environnement a été pris en flagrant délit de braconnage et de prédation. Elle soutient que ce transfert n’est en rien différente de celles des braconniers qui déciment la faune, si ce n’est par l’acte administratif par lequel il s’est auto-octroyé cette faveur et en a probablement accordé à d’autres privilégiés.

D’autres activistes et des défenseurs de l’environnement appellent à la démission du ministre.

 

Covid-19: 142 guérisons annoncées au Sénégal ce 10 juillet

Au total, 98 cas supplémentaires de contamination au Covid-19, deux nouveaux décès et 142 guérisons ont été rapportés vendredi par le ministère sénégalais de la Santé et de l’Action sociale.
Ces nouvelles infections ont été détectées à partir de tests virologiques réalisés sur des échantillons prélevés sur 868 personnes, a précisé le docteur Mamadou Ndiaye, Directeur de la Prévention.
S’exprimant lors du point quotidien sur la situation de l’épidémie, le docteur Ndiaye a précisé que 81 parmi les nouvelles contaminations étaient des cas contacts suivis par les services sanitaires, les 17 autres étant issues de la transmission communautaire.
Ces contaminations dont la source est inconnue ont été détectées dans la région de Dakar, précisément à Rufisque (3 cas), Mariste (2), Dakar Plateau (1), Liberté 6 (1), Ouakam (1), Mbao (1) Patte d’Oie (1), Zone A (1), Sangalkam (1), ainsi qu’à Diourbel (1), Touba (3) et Ziguinchor (1), a-t-il souligné.
Le Sénégal a officiellement déclaré 7 882 cas positifs de Covid-19 depuis le 2 mars, 5 311 guérisons et 145 décès.
Cela fait qu’à ce jour, 2 425 patients dont 36 cas graves sont sous traitement dans les différents centres de prise en charge de la maladie à travers le pays.

La sécurité dans le transport des échantillons infectieux « Une infection vitale » (Expert)

Le président fondateur de l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (IRESSEF), le professeur Souleymane Mboup, recommande que les capacités des acteurs de la logistique de santé soient renforcées, pour la sécurisation du transport des échantillons vers les structures de diagnostic biologique, dans le cadre notamment de la pandémie de la Covid-19.
La sécurisation du transport des échantillons infectieux est « une nécessité vitale » au Sénégal, en vue d’assurer la sécurité des transporteurs, des manipulateurs et de l’environnement, particulièrement dans le contexte actuel de propagation du coronavirus, a-t-il affirmé.
« Face à cette épidémie, c’est une nécessité vitale pour le Sénégal de sécuriser le transport des échantillons, en vue d’assurer la sécurité des transporteurs, des manipulateurs et de l’environnement, particulièrement dans le contexte actuel », a-t-il notamment indiqué.
Le professeur Mboup s’exprimait lors d’un entretien avec l’APS, dans le cadre d’une session de formation sur « le transport des échantillons infectieux », conjointement organisée par la Direction de la prévention du ministère de la Santé et de l’Action sociale et son Institut.
La rencontre ouverte lundi dans les locaux de l’IRESSEF va durer deux semaines et regroupe 25 points focaux venant des 14 régions du pays.
Ces participants sont impliqués dans l’expédition des échantillons pour le diagnostic des maladies infectieuses à potentiel épidémique, notamment celles présentant un risque majeur de dissémination (fièvre hémorragique, tuberculose, poliomyélite).
« Cette formation trouve toute sa pertinence dans ce contexte d’épidémie à coronavirus où le transport sécurisé des échantillons vers les structures de diagnostic biologique du SARS-Cov2 est crucial », a expliqué le professeur Mboup.
Il a estimé qu’à cet effet, « il importe de renforcer les capacités des points focaux de la surveillance pour les doter de connaissances et de matériel d’emballage adéquat pour effectuer dans les conditions requises le transport des échantillons infectieux dont ils sont en charge ».
« Dans le contexte de la Covid-19 mais aussi en toute circonstance, il y a une impérieuse nécessité d’accorder le plus grand professionnalisme et la plus grande sécurité dans le transport des substances infectieuses car leur dissémination pourrait constituer une menace à la santé publique », a souligné Souleymane Mboup.
« En travaillant ensemble pour relever les défis posés par le transport des échantillons au Sénégal, nous produisons des avantages réels pour tous, dans la mesure où ces problèmes nous affectent tous, peu importe les activités que nous menons », a-t-il fait savoir.
La formation a pour objectif de donner les compétences permettant « de réaliser l’emballage et l’expédition des échantillons dans des conditions sécurisées conformes aux normes réglementaires, garantissant l’intégrité des échantillons biologiques et facilitant leur arrivée à destination en temps voulu ».
La formation utilise le module de l’OMS, la réglementation européenne (ADR) et celle américaine (DOT) pour le transport routier des substances infectieuses.

La SENELEC lance un programme sur les avantages de l’économie d’énergie

La Senelec et l’Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie (AEME) ont lancé, jeudi, sur tout le territoire national, un programme conjoint de sensibilisation, sur les avantages de l’économie d’énergie et la promotion de la maîtrise de la consommation, a constaté l’APS.

‘’Nos partenaires de l’AEME qui nous accompagnent dans cette initiative, mettront à disposition leur énorme expertise sur les gestes et comportements simples, mais essentiels pour impacter considérablement sur la consommation d’électricité’’, a expliqué le directeur général de la SENELEC.

Il ne s’agit pas de consommer moins ni de cesser de consommer, mais de mieux comprendre les gestes de rationalisation et d’optimisation de la consommation d’électricité, a précisé Pape Mademba Bitèye, devant plusieurs représentants d’associations de consommateurs.
‘’En d’autres termes, il ne s’agit pas de moins consommer mais de mieux consommer et, en cela, l’appel que nous lançons aujourd’hui est une invitation à une nouvelle culture énergétique dans notre pays’’, a-t-il ajouté.
Le directeur général de l’AEME, Saer Diop, souligne que c’est dans ce cadre que des campagnes de communication sont menées en direction des ménages pour les pousser à réduire leur consommation d’énergie.
‘’En effet, les changements de comportement des consommateurs peuvent entraîner d’importantes économies d’énergie. Cette question qui relève, plus généralement, de l’évolution de nos modes de vie est un enjeu clé de la transition écologique’’, a-t-il souligné.
Selon lui, il est largement admis que le progrès technique, à lui seul, ne permettra pas d’atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Aussi, a-t-il fait savoir, ‘’les politiques de conservation d’énergie ou d’efficacité énergétique doivent toutes tenir compte de la nécessité d’impliquer le décideur final, c’est-à-dire le consommateur’’.
Il a rappelé que l´énergie est un levier clé de la croissance économique et un facteur déterminant de développement et de compétitivité pour le Sénégal. ‘’De même, la promotion de l’utilisation rationnelle de l’énergie pour la maîtrise de la demande, constitue un des leviers phares du plan de relance du secteur de l’électricité’’, a poursuivi le DG de l’AEME.
Par cette approche, dit-il, le Gouvernement vise, entre autres objectifs, la réduction de 10 à 15% la facture publique d’électricité.