Sénégal-FMI : un différend sur des swaps de 1,7 milliard de dollars ravive les tensions autour de la dette

Le traitement comptable et financier d’opérations de type swaps d’un montant de 1,7 milliard de dollars contractées par le Sénégal en 2026 oppose Dakar au Fonds monétaire international (FMI). Au cœur du désaccord : la qualification de ces instruments financiers et leur inclusion dans le périmètre de la dette extérieure.

Selon Confidentiel Dakar, les deux parties défendent des interprétations différentes, tandis que les institutions financières concernées restent prudentes dans leurs réactions.

Une divergence d’interprétation sur la dette extérieure

Le Sénégal et le FMI sont en désaccord sur le traitement des instruments financiers désignés sous le sigle TRS dans le document. Dans son édition du 8 octobre 2026, Confidentiel Dakar rapporte que cette divergence porte notamment sur le périmètre de la dette concernée et sur la manière de classer ces opérations.

D’un côté, les autorités sénégalaises considèrent que les engagements libellés en francs CFA ne relèvent pas du champ d’application du traitement en question. De l’autre, le FMI retient une approche fondée sur la résidence des créanciers et classe ces instruments parmi les dettes extérieures, au motif que les contreparties sont des non-résidents.

Cette différence d’appréciation met en évidence deux critères distincts dans l’analyse de ces opérations : la monnaie dans laquelle la dette est libellée, privilégiée par l’argumentation sénégalaise, et la résidence des créanciers, retenue par le Fonds.

Le différend porte sur des opérations d’un montant total de 1,7 milliard de dollars contractées par Dakar en 2026. Une présentation du gouvernement sénégalais mentionnée dans le document identifie trois institutions financières impliquées : First Abu Dhabi Bank, Africa Finance Corporation et Société Générale. La qualification de ces instruments financiers constitue ainsi le principal point de friction entre les positions présentées par les autorités sénégalaises et celles du FMI.

Des réactions prudentes des institutions concernées

Sollicités par Reuters, plusieurs acteurs cités dans le dossier n’avaient pas immédiatement réagi. Selon Confidentiel Dakar, Africa Finance Corporation, Société Générale et le ministère sénégalais des Finances n’avaient pas formulé de commentaire au moment où ils ont été contactés.

First Abu Dhabi Bank a, en revanche, répondu par courriel, sans entrer dans les détails des opérations. La banque a expliqué qu’elle ne commentait pas, par principe, les relations individuelles avec ses clients, les transactions ni les spéculations de marché.

Au-delà du montant des opérations, le désaccord entre le Sénégal et le FMI porte donc sur leur traitement et leur classification. Les positions rapportées par Confidentiel Dakar font apparaître une opposition entre l’approche sénégalaise, fondée sur la monnaie de libellé de la dette, et celle du Fonds, qui s’appuie sur la résidence des créanciers.

Les éléments disponibles ne font état d’aucun commentaire détaillé des principales parties sollicitées sur le fond de cette divergence. Le traitement de ces swaps de 1,7 milliard de dollars demeure ainsi au centre des interrogations soulevées par ce dossier.

Sénégal : une affaire de virements présumés frauduleux de 2,57 milliards FCFA implique Bank of Africa et Bridge Bank

Deux plaintes déposées auprès de la Section de recherches de Dakar mettent en cause des opérations bancaires présumées frauduleuses portant sur un montant cumulé de 2,57465 milliards de FCFA. Selon le quotidien Libération, les dossiers concernent Bank of Africa (BOA) et Bridge Bank Côte d’Ivoire, par l’intermédiaire de Bridge Bank Sénégal.

Le premier dossier concerne Bank of Africa, qui a déposé une plainte le 30 septembre auprès de la Section de recherches de Dakar. Les faits visés portent notamment sur des soupçons de faux et usage de faux, d’escroquerie, de complicité et d’association de malfaiteurs.

D’après les informations rapportées par Libération, la banque avait reçu, les 15 et 25 septembre, deux ordres de virement présentés comme provenant de son client Abco Bourse SA. Les transferts devaient bénéficier à une structure dénommée « International du business services », représentée par son gérant, Ismaïla Dia.

Le premier ordre portait sur 200 millions de FCFA et le second sur 450 millions, soit un total de 650 millions de FCFA. Les deux opérations ont été exécutées, le compte du donneur d’ordre a été débité et celui du bénéficiaire crédité. Un retrait de 559 millions de FCFA aurait ensuite été effectué, selon le quotidien.

Des anomalies détectées dans les ordres de paiement

Les vérifications réalisées par Bank of Africa ont conduit l’établissement à suspecter une fraude. Selon Libération, le spécimen de signature autorisée aurait été falsifié. La banque aurait également relevé une irrégularité dans le domaine de l’adresse électronique utilisée pour transmettre le message de confirmation du paiement. Ces anomalies présumées ont conduit à la saisine des enquêteurs, chargés de déterminer les circonstances dans lesquelles les ordres de virement ont été établis puis exécutés.

Le second dossier a été porté devant la Section de recherches le même 30 septembre par Bridge Bank Côte d’Ivoire, à travers sa représentation au Sénégal, Bridge Bank Sénégal.

Cette plainte concerne plusieurs virements effectués entre le 10 août et le 27 septembre vers des comptes domiciliés dans différentes banques de Dakar. Le montant total des opérations signalées atteint 1,92465 milliard de FCFA. Avant de déposer plainte, la banque a demandé aux établissements concernés de bloquer les opérations. En additionnant les sommes visées dans les deux dossiers, le montant total s’élève à 2,57465 milliards de FCFA.

Il convient de préciser que les plaintes ont été reçues le 30 septembre, alors que les opérations bancaires concernées se sont déroulées sur plusieurs dates, entre août et septembre.

Plusieurs interpellations dans des agences bancaires à Dakar

Les investigations ont conduit à des interventions dans plusieurs établissements bancaires de la capitale sénégalaise. Selon Libération, Ismaïla Dia et Serigne Sidy Ahmed Mbacké ont été interpellés dans des agences situées aux Parcelles Assainies. D’après les enquêteurs, ils s’apprêtaient à effectuer des retraits considérés comme frauduleux.

Une autre intervention a eu lieu dans une agence de Coris Bank, dans le secteur des Maristes. Tidiane Diop, présenté comme le frère d’Awa Diop, aurait été trouvé en possession d’un chèque de cinq millions de FCFA. Celui-ci aurait été émis par une structure ayant bénéficié de fonds considérés comme frauduleux. Après la procédure, Ismaïla Dia, Serigne Sidy Ahmed Mbacké et Awa Diop ont été placés sous mandat de dépôt, rapporte Libération. Les autres personnes concernées par les dossiers ont été placées sous contrôle judiciaire.

L’enquête porte désormais sur deux séries d’opérations bancaires présumées frauduleuses, impliquant plusieurs établissements et un montant cumulé de plus de 2,57 milliards de FCFA. Les investigations se poursuivent dans le cadre de la procédure judiciaire afin d’établir les responsabilités dans cette affaire.

Sénégal : Bassirou Diomaye Faye mise sur MSC pour renforcer le commerce maritime

Ce  jeudi à Dakar, le président Bassirou Diomaye Faye à accueillir son homologue Diego Aponte, président du groupe MSC (Mediterranean Shipping Company), leader mondial du transport maritime de conteneurs. Selon la présidence sénégalaise, les discussions ont notamment porté sur le renforcement des capacités portuaires du pays et l’approfondissement de la coopération avec ce groupe international.

Au cours de cet entretien, les deux parties ont abordé les perspectives de développement des infrastructures portuaires et logistiques sénégalaises, ainsi que les moyens d’accroître le potentiel maritime du pays. L’intégration du Sénégal aux principaux corridors du commerce international figurait également parmi les sujets examinés.

D’après la présidence, le groupe MSC a exprimé sa volonté de consolider sa présence dans le pays. L’entreprise entend notamment mettre son expertise et son réseau international au service des besoins du Sénégal, en proposant des solutions adaptées aux ambitions portuaires et logistiques des autorités.

Diego Aponte a, par ailleurs, réaffirmé la disponibilité de son groupe à accompagner la mise en œuvre de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050.

Les infrastructures portuaires au cœur de Sénégal 2050

Pour les autorités sénégalaises, le développement du secteur maritime dépasse la seule question du transport de marchandises. Il s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la souveraineté économique du pays, à attirer davantage d’investissements productifs et à favoriser la création d’emplois.

Dakar entend ainsi mieux exploiter sa position géographique et ses infrastructures portuaires afin d’accroître sa participation aux chaînes logistiques internationales. La coopération envisagée avec MSC s’inscrit dans cette volonté de faire du secteur maritime un pilier de la transformation de l’économie sénégalaise. Le renforcement des capacités logistiques constitue notamment un enjeu pour améliorer le positionnement du pays sur les grandes routes du commerce mondial.

En approfondissant ses relations avec des opérateurs internationaux de premier plan, le Sénégal cherche à mobiliser des partenariats susceptibles de soutenir ses ambitions en matière d’infrastructures, d’investissement et d’emploi.

Basketball sénégalais : Doudou Ndoye succombe à ses blessures après un grave accident

Le basketball sénégalais est à nouveau endeuillé. Doudou Ndoye, joueur de l’AS Douanes, est décédé ce jeudi 8 octobre 2026 à l’Hôpital Principal de Dakar, après plusieurs jours passés dans le coma à la suite d’un grave accident de la circulation.

La Fédération sénégalaise de basketball (FSBB) a confirmé sa disparition dans un avis de décès publié le même jour. Elle a annoncé que le joueur avait succombé à ses blessures et présenté ses condoléances à sa famille ainsi qu’à ses dirigeants, encadreurs, coéquipiers et proches.

Trois basketteurs décédés après le même accident

Doudou Ndoye était hospitalisé depuis l’accident survenu dans la nuit du dimanche 20 septembre 2026. Grièvement touché, le jeune basketteur avait été plongé dans le coma et son état avait suscité l’espoir d’une issue favorable au sein de la communauté sportive. Cette attente a finalement pris fin avec l’annonce de son décès. Sa disparition porte à trois le nombre de basketteurs ayant perdu la vie à la suite de ce même accident.

Avant Doudou Ndoye, le drame avait déjà emporté Mouhamed Diouf, dit « MD », joueur de l’ASC Ville de Dakar, ainsi que Momar Merico, de l’US Gorée Basketball.

La disparition de Doudou Ndoye provoque une nouvelle vague d’émotion dans le basketball sénégalais. Elle touche également la communauté rufisquoise, à laquelle le joueur était proche. Dans son message, la FSBB dit partager la consternation qui frappe une nouvelle fois la famille du basketball sénégalais. La Fédération appelle par ailleurs les acteurs de la discipline à se retrouver dans la prière et le recueillement.

Le club de l’AS Douanes a également réagi à la disparition de son joueur. L’équipe a rendu hommage à Doudou Ndoye et adressé ses condoléances à sa famille, à ses proches, à ses coéquipiers ainsi qu’à ses amis et connaissances. Avec cette troisième disparition, le basketball sénégalais est une nouvelle fois confronté au deuil après le tragique accident du 20 septembre.

Finale CAN 2025 : le TAS examine ce jeudi 8 octobre le recours du Sénégal contre la décision de la CAF

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) se penche ce jeudi 8 octobre sur le recours déposé par la Fédération sénégalaise de football (FSF) contre la décision du Jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) concernant la finale de la CAN 2025.

L’audience, organisée à Lausanne, débutera à 9 h 30 et se poursuivra jusqu’à l’après-midi. Les débats se dérouleront à huis clos, aucune des parties n’ayant demandé que les échanges soient ouverts au public ou aux médias. La FSF et la Fédération Royale marocaine de football seront représentées à Lausanne, tandis que la CAF participera à la procédure par l’intermédiaire de ses conseils.

Le Sénégal conteste le forfait prononcé par la CAF

À l’origine de cette procédure se trouve la décision rendue le 17 mars 2026 par le Jury d’appel de la CAF. Après avoir annulé la décision du Jury disciplinaire, cette instance avait appliqué les articles 82 et 84 du règlement de la CAN pour déclarer le Sénégal forfait en finale. La rencontre avait alors été homologuée sur le score de 3-0 en faveur du Maroc.

La Fédération sénégalaise de football conteste cette décision devant le TAS. Elle demande son annulation ainsi que la reconnaissance du Sénégal comme vainqueur de la compétition.

Les débats devant le TAS ne déboucheront pas immédiatement sur une décision. À l’issue de l’audience, les trois arbitres se retireront pour délibérer. Le Tribunal arbitral du sport a toutefois précisé qu’il n’était pas en mesure, à ce stade, d’indiquer la date à laquelle sa sentence sera rendue. Le verdict ne sera donc pas prononcé ce jeudi.

Trois juristes européens pour trancher le litige

Pour examiner ce recours, le TAS a constitué une formation arbitrale composée de trois juristes européens. Elle est présidée par le professeur français Gérald Simon. Spécialiste du droit sportif en France, Gérald Simon a également exercé comme avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation entre 1989 et 1992. Arbitre au TAS depuis plus de vingt ans, il dispose d’une longue expérience dans les litiges sportifs et l’arbitrage international.

Il sera accompagné de l’Italien Luigi Fumagalli, professeur à l’Université de Milan et avocat. Spécialiste du droit international et de l’arbitrage, il intervient régulièrement dans des procédures devant le TAS.

Son parcours comprend également plusieurs responsabilités dans le sport de haut niveau. Il est notamment juge d’appel de l’Euroleague Basketball et président de la Cour nationale d’appel antidopage du Comité olympique italien. Il a par ailleurs participé à plusieurs formations ad hoc du TAS lors de Jeux olympiques, notamment à Pékin en 2008, Sotchi en 2014, Tokyo en 2020 et Milan-Cortina en 2026.

Le troisième arbitre est l’Allemand Ulrich Haas, professeur de procédure civile et de droit privé à l’Université de Zurich et avocat à Hambourg. Il a présidé ou intégré comme arbitre des centaines de procédures, parmi lesquelles de nombreux litiges sportifs soumis au TAS. Ulrich Haas a également participé à plusieurs formations arbitrales internationales dans des affaires de premier plan.

Avec l’audience de ce jeudi, le recours de la FSF entre dans une nouvelle étape. Les trois arbitres devront examiner les arguments présentés par les différentes parties avant de délibérer. La décision du TAS est désormais attendue par les parties, mais sa date de publication reste inconnue à ce stade.

Succession de Guterres : Macky Sall face à un tournant décisif à l’ONU

La course à la succession d’Antonio Guterres à la tête des Nations unies prend une nouvelle tournure. Le cinquième scrutin indicatif organisé mercredi par le Conseil de sécurité place notamment Macky Sall dans une situation particulièrement délicate.

L’ancien président sénégalais, qui reste l’un des trois hommes encore en lice, conserve cinq encouragements, un niveau qu’il maintient depuis les trois derniers tours. Mais cette stabilité s’accompagne d’une progression des votes défavorables : ceux-ci passent de neuf à dix, sans aucun vote « sans opinion ».

Avec dix découragements, Macky Sall atteint ainsi un seuil critique. Au-delà de cette limite, la présence d’au moins un membre permanent du Conseil de sécurité parmi ses opposants devient mathématiquement certaine.

La rotation régionale pourrait peser contre lui

La candidature de Macky Sall se trouve confrontée à un autre paramètre important : la rotation régionale. Cette pratique, qui n’est pas inscrite dans la Charte des Nations unies, repose sur l’idée que la direction de l’Organisation devrait revenir successivement aux différentes régions du monde.

Or, après Antonio Guterres, originaire d’Europe, plusieurs États considèrent que le prochain secrétaire général devrait être issu de la région Amérique latine et Caraïbes. Trois candidats encore en lice appartiennent à cette région : la Costaricienne Rebeca Grynspan, l’Argentin Rafael Grossi et la Guyanaise Carolyn Rodrigues-Birkett. Cette configuration pourrait donc constituer un obstacle supplémentaire pour Macky Sall.

Le cinquième tour de scrutin a parallèlement renforcé les positions de deux candidats latino-américains. Rebeca Grynspan demeure en tête avec neuf encouragements et six découragements. Rafael Grossi progresse quant à lui dans la hiérarchie avec six encouragements contre sept découragements, passant devant plusieurs candidates.

Le recul d’Olara Otunnu laisse Macky Sall seul candidat africain en position favorable

La situation de l’autre candidat africain, l’Ougandais Olara Otunnu, s’est fortement dégradée lors de ce cinquième vote. Après avoir atteint cinq encouragements lors des précédents scrutins, au même niveau que Macky Sall, Otunnu ne recueille désormais plus que dix encouragements contre douze découragements. Au moins deux de ses votes défavorables proviennent nécessairement des cinq membres permanents du Conseil de sécurité.

Ce recul permet à Macky Sall de conserver une position supérieure à celle de son concurrent africain. Le Sénégalais maintient son socle de cinq encouragements, mais ses dix votes défavorables montrent également les limites de sa progression.

La question de la représentation féminine avait pourtant occupé une place centrale au début du processus. Dans une lettre conjointe du 25 novembre 2025, Annalena Baerbock et Michael Imran Kanu, alors présidente de l’Assemblée générale et président du Conseil de sécurité, avaient encouragé les États membres à présenter des candidatures féminines.

Lors des quatre premiers tours, les femmes avaient systématiquement occupé au moins les deux premières places. Le cinquième scrutin a cependant changé la configuration, avec Rafael Grossi désormais devant plusieurs candidates, notamment Carolyn Rodrigues-Birkett.

Macky Sall toujours dans la course

Malgré les difficultés qui se dessinent, Macky Sall reste donc dans la compétition. Ses cinq encouragements demeurent inchangés depuis trois scrutins, alors que son principal concurrent africain, Olara Otunnu, a nettement reculé.

Mais le passage à dix découragements place désormais l’ancien président sénégalais dans une zone particulièrement sensible. La suite du processus devra permettre de mesurer si son socle de soutiens peut se consolider ou si la dynamique en faveur d’une candidature issue de la région Amérique latine et Caraïbes finira par s’imposer.

Le cinquième scrutin ne clôt donc pas la course. Il place toutefois Macky Sall face à un tournant majeur dans sa tentative de succéder à Antonio Guterres.

Sénégal : la rentrée scolaire reportée au 12 octobre sur l’ensemble du territoire

Prévue initialement ce mercredi 7 octobre 2026, la rentrée scolaire au Sénégal est finalement repoussée au lundi 12 octobre. Le ministère de l’Éducation nationale a annoncé ce report mardi 6 octobre, précisant qu’il s’applique à l’ensemble du territoire national.

Cette décision intervient dans un contexte marqué par l’évolution de la situation météorologique. Les autorités expliquent vouloir garantir la sécurité des élèves et des personnels éducatifs avant la reprise des cours.

Des établissements encore concernés par les opérations de remise en état

Le report doit également permettre de poursuivre les opérations engagées dans les établissements scolaires. Nettoyage, assainissement, désinfection et remise en état doivent se poursuivre afin de préparer les écoles à accueillir les élèves dans de meilleures conditions. Le ministère souligne que l’impact de la situation varie selon les académies.

Malgré ces différences, les autorités ont retenu une date unique pour l’ensemble du pays, au nom de l’équité territoriale et de l’égalité des chances. Dans l’intervalle, le ministère invite les collectivités territoriales, les parents d’élèves, les personnels de l’éducation, les services de l’État ainsi que tous les acteurs concernés à maintenir leurs efforts.

L’objectif affiché est de permettre une reprise effective des enseignements dans de bonnes conditions dès le 12 octobre.

Avec ce nouveau calendrier, le 12 octobre devient la nouvelle date officielle de rentrée scolaire. Le ministère insiste toutefois sur la nécessité de préserver autant que possible le temps consacré aux apprentissages. Cette exigence prend une importance particulière à l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, dont le déroulement aura des incidences sur le fonctionnement de certains établissements.

LIRE AUSSI : JOJ Dakar 2026 : la flamme olympique fait étape à Saint-Louis les 3 et 4 octobre avant l’ouverture du 31 octobre

Dette extérieure : le Sénégal réunit pour la première fois ses créanciers sous l’égide du FMI

Sous l’égide du Fonds monétaire international (FMI), Dakar engage ce mardi 6 octobre 2026 une première concertation avec l’ensemble de ses créanciers. Organisée en visioconférence, cette rencontre marque une nouvelle étape dans le processus de restructuration de la dette extérieure du Sénégal, rapportent des médias internationaux.

Cette concertation intervient alors que le niveau de la dette sénégalaise atteint environ 130 % du produit intérieur brut (PIB). Pour Dakar, l’objectif est désormais d’engager un dialogue avec ses différents partenaires financiers et de préparer les prochaines étapes du traitement de cette dette.

Une réunion sans engagement financier immédiat

Cette première rencontre se veut avant tout informative. Aucun nouvel engagement financier ne devrait être conclu à l’issue des échanges. Les discussions doivent notamment permettre d’établir une vision plus précise de l’ensemble des créanciers du Sénégal et de leur présenter la situation économique et financière du pays. Cette étape doit également donner aux différents partenaires une meilleure visibilité sur les difficultés auxquelles Dakar est confronté.

Une partie des créanciers du Sénégal est déjà identifiée. La Chine représente environ 8 % de la dette extérieure du pays, devant la France, l’Inde, le Koweït, l’Allemagne et le Japon.

En revanche, la situation demeure moins précise concernant les engagements contractés auprès des banques commerciales et des autres créanciers privés. L’un des enjeux de cette première concertation sera donc également de mieux cerner l’ampleur et la composition de ces créances.

La réunion doit aussi permettre aux autorités sénégalaises de présenter leur programme de réformes et leur approche en matière de restructuration. Le Sénégal entend inscrire cette démarche dans le cadre commun du G20, un mécanisme déjà utilisé par la Zambie et le Tchad. Confronté à d’importantes échéances financières, Dakar pourrait notamment chercher à obtenir un allongement des délais de remboursement. D’autres solutions de restructuration pourraient également être mises sur la table lors des discussions qui suivront cette première rencontre.

Pour les autorités sénégalaises, l’enjeu consiste désormais à réorganiser leurs engagements financiers tout en maintenant les dépenses sociales et en poursuivant les réformes économiques engagées avec l’appui du FMI.

JOJ Dakar 2026 : la flamme olympique fait étape à Saint-Louis les 3 et 4 octobre avant l’ouverture du 31 octobre

À quelques semaines de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, la flamme olympique poursuit son périple à travers le Sénégal. Elle a fait étape à Saint-Louis les 3 et 4 octobre, dans le cadre de la tournée nationale précédant le début de la compétition, a indiqué le Comité international olympique (CIO).

Dans cette ville du nord du Sénégal, habitants, sportifs et acteurs locaux se sont mobilisés le 3 octobre pour accueillir la flamme et accompagner son passage. Cette étape s’inscrit dans le parcours prévu à travers plusieurs régions du pays avant le lancement des JOJ.

Une traversée du fleuve Sénégal en pirogue

L’un des moments marquants de cette escale a été la traversée du fleuve Sénégal. La flamme olympique a embarqué à bord de pirogues locales avant de poursuivre son parcours dans les rues de Saint-Louis. D’après le CIO, cette traversée, réalisée avec les autorités locales, avait notamment pour objectif de mettre en lumière le lien historique entre la ville, son fleuve et son patrimoine. Le président du Comité d’organisation des JOJ Dakar 2026, Mamadou Diagna Ndiaye, a pris part à cette étape aux côtés de plusieurs personnalités sportives de la région.

Plusieurs sportifs ont participé au relais à Saint-Louis. Parmi eux, Mame Thiane Diarra, âgée de 17 ans, vice-championne d’Afrique et championne du Sénégal de canoë-kayak. Selon le CIO, la jeune athlète mène également des actions liées à la protection de l’environnement et à la lutte contre le changement climatique. L’ancienne olympienne sénégalaise Ndèye Fatou Seck Soumah, spécialiste des 200 et 400 mètres et participante aux Jeux olympiques de Londres en 2012, a également pris part au relais.

Le passage de la flamme a été accompagné d’animations culturelles et d’activités sportives dans la ville, donnant à cette étape une dimension à la fois sportive et festive.  Après Saint-Louis, le relais national se poursuivra à Matam à partir du mardi 6 octobre, avant de traverser les différentes régions du Sénégal.

Rendez-vous le 31 octobre pour l’ouverture des JOJ

La cérémonie d’ouverture des JOJ Dakar 2026 est programmée le 31 octobre. La compétition se poursuivra jusqu’au 13 novembre. Ces Jeux constitueront le premier événement olympique organisé sur le continent africain.

Sénégal : 248 cas de diphtérie confirmés et 11 décès depuis le début de l’épidémie

Le Sénégal fait face à une épidémie de diphtérie qui a déjà fait 11 décès, selon le point de situation arrêté au 4 octobre 2026 par le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique. Au total, 248 cas confirmés ont été enregistrés depuis le début de l’épidémie.

Les cas recensés concernent 51 districts sanitaires répartis dans 13 régions du pays. Les régions de Dakar, Kédougou, Diourbel, Kaolack, Louga et Thiès concentrent une part importante des cas signalés.

Dakar enregistre le plus grand nombre de cas

Avec 42 cas, Dakar arrive en tête des régions concernées. Le détail fait apparaître 11 cas à Guédiawaye, huit à Keur Massar, six à Mbao, cinq à Dakar-Nord, quatre à Dakar-Ouest et trois à Pikine. Kédougou compte pour sa part 35 cas, répartis entre les districts de Kédougou avec 25 cas, Saraya avec huit et Salémata avec deux.

À Diourbel, le bilan fait état de 33 cas, dont 29 enregistrés dans le district de Touba.

La région de Kaolack totalise 28 cas, principalement recensés à Ndoffane, avec 15 cas, et à Nioro du Rip, avec neuf cas. Louga compte 24 cas, dont 14 à Darou-Mousty et sept à Kébémer. La région de Thiès enregistre quant à elle 22 cas, avec notamment 11 cas à Mbour et quatre à Thiadiaye. Les autres régions concernées affichent des nombres de cas plus limités : 14 à Tambacounda, 10 à Ziguinchor, huit à Kolda, quatre à Saint-Louis, trois à Kaffrine et trois à Fatick.

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique rappelle que la diphtérie est une maladie infectieuse et contagieuse, mais qu’elle peut être évitée grâce à la vaccination. Parmi les signes susceptibles de se manifester figurent notamment le mal de gorge, la fièvre, les difficultés à avaler, l’enrouement et le gonflement du cou. L’apparition de membranes grisâtres dans la gorge ainsi que des difficultés respiratoires peuvent également survenir.

Les parents invités à vérifier le statut vaccinal des enfants

Face à la situation, les autorités sanitaires appellent les parents à respecter le calendrier vaccinal du Programme élargi de vaccination (PEV). Elles les invitent également à vérifier le statut vaccinal de leurs enfants et à compléter, si nécessaire, les doses manquantes.

Le ministère recommande par ailleurs de se rendre sans délai dans la structure de santé la plus proche dès l’apparition des premiers signes et déconseille l’automédication. Pour obtenir davantage d’informations, le public peut contacter les numéros gratuits 800 00 50 50 et 1919. Le SAMU est également joignable au 1515.