Sénégal: Cheikh Tidiane Gadio libre, les poursuites aux Etats-Unis abandonnées

Cheikh Tidiane Gadio est libre. L’ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal avait été interpellé le 17 novembre dernier aux Etats-Unis, et était depuis décembre en résidence surveillée. Mais les poursuites dont il faisait l’objet, pour des soupçons de corruption, de blanchiment, de fraude et d’évasion fiscale ont été abandonnées par le tribunal fédéral de New York en charge de ce dossier. Cheikh Tidiane Gadio prévoirait de rentrer prochainement au Sénégal.
avec notre correspondant à New York, Grégoire Pourtier

Les charges qui pesaient contre Cheikh Tidiane Gadio étaient lourdes.

Ministre des Affaires étrangères du Sénégal de 2000 à 2009, il était notamment soupçonné d’avoir, plus tard, proposé des pots de vins à des officiels tchadiens, afin d’obtenir des concessions et marchés au profit du conglomérat CEFC China Energy.

Dans ces dossiers, si son nom était lié à celui de l’homme d’affaire chinois Chi Ping Patrick Ho, leurs cas ont rapidement été disjoints. Et face à la justice américaine, les deux hommes ont chacun joué leur carte personnelle.

Mais malgré certains documents fournis par Chi Ping Patrick Ho aux enquêteurs, c’est bien Cheikh Tidiane Gadio qui est aujourd’hui en meilleure posture puisque toutes les poursuites contre lui sont finalement abandonnées. Et il pourrait tout à fait être appelé comme témoin à charge lors du futur procès de son ancien partenaire.

En attendant, après plus de neuf mois de résidence surveillée aux Etats-Unis, Cheikh Tidiane Gadio pourrait bien retourner à Dakar dans les mois à venir.
Son avocat évoque en tout cas son désir de « continuer à servir le peuple sénégalais et l’important enjeu d’établir la paix et la sécurité à travers le Sahel ».

Le président Lamine Diack encore mis en examen

L’ex-patron de l’athlétisme mondial, Lamine Diack, déjà mis en examen dans l’enquête en France sur un système de corruption pour couvrir des cas de dopage en Russie, est désormais poursuivi pour avoir fait profiter son fils de fonds issus des droits TV et des sponsors, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.
Trois ans après des premières accusations de « corruption », l’ancien président de l’IAAF, la fédération internationale d’athlétisme, de 1999 à 2015, le Sénégalais Lamine Diack, 85 ans, a été de nouveau mis en examen le 26 juin à Paris pour des soupçons d’ »abus de confiance », selon deux sources proches du dossier. Contactés, ses avocats n’ont pas répondu.

La justice française lui reproche d’avoir permis à l’un de ses fils, Papa Massata Diack, « de s’approprier des recettes de la fédération internationale provenant de sponsors », tels que la banque d’Etat russe VTB, le géant coréen Samsung, la société chinoise Sinopec, Abu Dhabi Cooperation ou la télévision chinoise CCTV.

Une vaste enquête sur un système de corruption
Ces nouveaux soupçons ont été révélés grâce à la coopération de l’IAAF qui avait interpellé la justice en juillet 2017 sur les conditions douteuses de contrats de droits télévisés et de sponsoring, passés de 2008 à 2015, entre la fédération et le géant japonais de la publicité Dentsu, chargé de commercialiser les droits. Papa Massata Diack, puissant conseiller marketing de la fédération, y figurait en première ligne.

Depuis octobre 2015, trois juges d’instruction financiers mènent une vaste enquête sur un système de corruption présumée pour étouffer des cas de dopage en Russie et pour faciliter des négociations avec des sponsors et des diffuseurs russes, avant les JO de Londres 2012 et les Mondiaux d’athlétisme à Moscou en 2013. La justice française, compétente parce que des fonds ont pu être blanchis sur son territoire, avait été saisie par l’Agence mondiale antidopage (AMA).

Lamine Diack, qui a cédé la présidence de l’IAAF à l’été 2015 au Britannique Sebastian Coe, est mis en examen pour « corruption passive » au côté de son conseiller de l’époque Habib Cissé et de l’ancien chef de l’antidopage de l’IAAF, Gabriel Dollé. Depuis Dakar où il est installé, Papa Massata Diack, visé par un mandat d’arrêt, a toujours refusé de répondre à la justice française.

Dans un autre volet, le père et le fils Diack sont aussi dans le viseur d’une enquête en France et au Brésil sur fond d’achats de voix présumés en marge de l’attribution des Jeux Olympiques de Rio de 2016. La justice française enquête aussi sur l’attribution des JO à Tokyo en 2020.

Wade n’est pas politiquement sénile,il sait ce qu’il fait

Wade rejette toute idée de plan B du PDS aux élections de février 2019. La candidature de Karim aux élections de 2019 n’est donc plus un débat au sein du PDS. La dévolution de la légitimité a donc été achevée. Avec l’affaire Madické Niang, Wade a réglé un problème politique au sein du PDS, mais aussi pour le pays tout entier. La présupposition de laquelle nous partons pour une autre compréhension du problème est que la meilleure façon pour le PDS d’avoir un plan B et d’en tirer le maximum de profit, c’est de ne point en avoir.

En politique, même dans les pays et les partis les plus démocratiques, les stratégies ne sont jamais démocratiques. Les « Think tanks » (réservoirs de pensée) officient dans l’ombre et les décideurs agissent comme des joueurs d’échecs. La politique spectacle, c’est juste la scène, mais la vraie politique, c’est le « behind the scene ». Et dans une démocratie comme la nôtre, qui n’est démocratie que de nom, ce serait suicidaire de marcher à visage découvert. Il faut paramétrer son agenda politique dans le double langage, le double jeu et la duplicité temporelle. Agir dans un temps pour récolter dans un autre, évoquer le passé pour rendre flou le présent, se projeter dans le futur pour être maitre du présent : tels sont les différents éléments du paramétrage politique.

Or qu’arriverait-il aujourd’hui si le PDS déclarait publiquement qu’il a un plan B ? Ce serait non seulement une capitulation politique, mais aussi un la mort politique et du PDS et de son candidat, Karim Wade. Convoquer un congrès extraordinaire pour choisir un autre candidat à six mois des élections serait une bombe qui éclaterait définitivement ce parti. C’est évident aujourd’hui que les « Karimistes », devenus très importants dans le parti, pourraient être tellement affligés qu’ils s’abstiendraient d’accompagner le parti et de voter pour le néo-candidat de celui-ci. Pire, parmi les éventuels prétendants qui, aujourd’hui, pourraient se prévaloir de plus de légitimité que Karim ?

La légitimité ne s’obtient que deux façons : par la popularité ou par l’héroïsme. Les vétérans de la guerre de Corée bénéficient d’une légitimité naturelle aux Etats-Unis. La popularité n’a qu’un seul baromètre : les élections ou l’engouement populaire (les masses) encore qu’il peut être artificiel. Au sein du PDS y a-t-il objectivement plus populaire que Karim Wade ? Du point de vue de l’héroïsme, c’est-à-dire la lutte et de la résistance face aux exactions du pouvoir, qui a enduré plus que Karim ? Il faut rappeler que 23 hiérarques du régime de Wade étaient sur la liste du procureur spécial Alioune Ndao. Seul Karim a été jugé et envoyé en prison ! Pourquoi et comment les autres ont réussi à s’extirper de cette machine infernale, de ce monstre juridico-politique qu’on appelle CREI ? Pourquoi, par solidarité, par esprit de lutte et par conviction, les autres n’ont pas demandé à être jugés pour au moins laver leur honneur ? Peuvent-ils aujourd’hui faire face aux soupçons qui pèsent sur certains d’entre eux d’avoir transigé, aux sobriquets et aux quolibets de leurs adversaires politiques ? Karim au moins a enduré trois ans de prison, et même si la façon dont il en est sorti laisse à désirer, il est considéré comme une victime de l’in-justice de Macky Sall.

Le fait que partout ailleurs il gagne ses procès contre le Sénégal a contribué à semer définitivement le doute sur sa culpabilité ; et sur le plan de la notoriété internationale, il est largement au-dessus des autres. Dans un tel contexte, déposer les armes à ce stade de la lutte délesterait Karim et le PDS d’un capital de sympathie et de légitimité très difficiles à résorber d’ici à 2019.

En revanche, si la candidature de Karim est maintenue et ancrée dans la conscience et des libéraux et des Sénégalais, le processus de parrainage devient un test grandeur nature en même temps qu’un levier politique extrêmement fécond. Supposons que le candidat Karim réussisse à glaner 500.000 ou 1000.000 de signatures et que sa candidature soit rejetée dans les conditions et pour les raisons qu’on évoque ! Quelle résonnance aurait un tel rejet dans la communauté internationale ? Il y a des modes de communication que seuls les choix politiques permettent : Wade sait ce qu’il fait même s’il joue un jeu dangereux. Cette ultime injustice décrédibiliserait davantage le régime et augmenterait le capital de sympathie au profit de Karim. Entre 2019 et 2024, l’éventail des possibilités est large et la conquête du leadership dans l’opposition sera stratégique. Et surtout si l’on sait que Khalifa Sall pourrait être exclu de la course, l’ébullition du champ politique serait telle que les cartes pourraient être favorables à un rapport de force direct, à une confrontation pré-électorale et post-électorale. Ce serait très difficile à Macky Sall de remporter le combat qui l’oppose à Wade et à Khalifa aussi bien sur le plan juridique que sur celui politique.

Supposons que Karim soit écarté malgré un mini triomphe pré-électoral avec ce parrainage loufoque : le mécontentement serait tel que soit la rue ferait basculer le pays soit un plan B de facto serait un très grand danger pour le régime. Qui pourrait faire croire aux Sénégalais qu’il a gagné au premier tour malgré les cinq cent mille à un million de parrains de Karim (donc contre Macky) et ceux de Khalifa ?

C’est évident que le régime va tout faire pour décrédibiliser la candidature de Karim au sein du PDS, et il actionnera pour cela ses leviers internes avec des moyens colossaux. Déjà la presse a enregimenté le lexique sur la problématique de la candidature de Karim : on parle déjà de candidature invalidée par la cour suprême !? Face à tous ces fronts, le PDS se suiciderait en parlant publiquement de candidature de substitution et ça, Wade est suffisamment outillé pour le savoir. Mais l’agenda du chef est-il compris par les troupes ? Celui de certains soldats dans les troupes n’est-il pas de saboter les calculs de Wade ?

Alassane Khodia KITANE.
Professeur au Lycée Serigne Ahmadou Ndack Seck de Thiès
Président du Mouvement citoyen LABEL-Sénégal

Le Sénégal face à une pénurie de poissons

Pays où le poisson est roi, au cœur des traditions culinaires, le Sénégal fait actuellement face à une quasi-pénurie. Saison des pluies, pollution, surpêche, les causes sont multiples et les temps sont donc difficiles pour les pêcheurs.
Cela fait deux heures qu’ils tirent l’immense filet sur la plage de Colobane. La pêche à la senne est épuisante. Le résultat pour Seydina Diene, le patron des pêcheurs, est bien maigre : « En ce moment, on ne peut pas avoir beaucoup de poissons. Après la saison des pluies, on aura beaucoup plus de poissons que maintenant ».

Sur le sable, les femmes attendent. Lorsqu’il y a peu de poissons, explique Benga Mbaye, un tirage au sort est organisé : « Il y a dix poissons, eux ils sont 15. Ils ont mis toutes leurs chaussures au milieu. Si ta tong tombe sur un poisson, tu as le poisson ».

Les bateaux étrangers pillent la ressource

A la pointe des Almadies, Omar Sarr dit Oscar, travaille dans une importante poissonnerie. Des tonnes de poissons passent ici chaque jour. Mais en ce moment, rien.

Les responsables pour le mareyeur, ce sont les bateaux étrangers qui pillent la ressource : « Les licences qu’on octroie aux bateaux étrangers qui viennent, qui pêchent les poissons au large. Ça aussi, c’est un gros problème. Donc les bateaux, on ne peut pas les contrôler, c’est au niveau de l’Etat qu’il faut régler cela ».

La filière attend aussi avec impatience le retour des pêcheurs de Saint-Louis qui prennent leur pause annuelle après la Tabaski. Ils seront à nouveau en pêche dans quinze jours.

Le général Mamadou Sow n’est plus ambassadeur du Sénégal en Espagne

Il a été remplacé par Mariame Sy. Selon Le Témoin, l’ancien Cemga n’a pas été relevé de ses fonctions, il a rendu le tablier pour « convenance personnelle ».

Le journal signale avoir appris, il y a six mois, que  Sow avait envoyé sa lettre de démission et qu’ayant pris acte de la décision du général, le chef de l’État était dans l’optique de lui trouver un remplaçant. C’est chose faite.

Le Témoin parie que le général Mamadou Sow a quitté ses fonctions en raison des manifestations de Sénégalais d’Espagne, il y a quelques mois, suite à la mort de deux des leurs.

Lors de ces événements, l’ancien Cemga a été insulté et pris à partie par ses compatriotes en colère. Il dut son salut à l’intervention de la police espagnole, qui l’a exfiltré du lieu des manifestations.

« Madické Niang et le Président Macky Sall complotaient contre Abdoulaye Wade »

L’affaire des lettres entre le Pape du Sopi Abdoulaye Wade et son ancien ministre de la justice défraie toujours la chronique. Selon le professeur de communication politique, Domingo Mané, l’ancien président, un fin politicien a eu écho d’un complot qui se trame contre lui entre son lieutenant Madiké Niang  et le président Macky Sall. Et  pour couper court à ces tractations, cette lettre a été écrite.

« Je soupçonne  un coup de poker du Président Abdoulaye Wade. L’ancien chef d’Etat a eu vent que Madické Niang était en contact avec le Président Macky Sall.  Il y a également d’autres libéraux plus ou moins proches de Karim qui sont aujourd’hui dans le camp du pouvoir et qui participent à ce travail de sape« , a révélé le journaliste .

Sur ce, Domingo Mané d’expliquer que pour « couper court à ce complot contre la candidature de Karim Wade au profit d’un plan B, Abdoulaye Wade, en fin stratège, a choisi ce mode de communication pour accentuer la stratégie de victimisation dans le but d’avoir l’opinion de son côté dans la lutte à mort contre son ancien Premier ministre« .

Dans le même sens,  il soutient que l’ancien président a attaqué sciemment Madiké Niang . « Il s’est, délibérément, attaqué à un symbole de loyauté et de fidélité du Parti Démocratique sénégalais (PDS), en l’occurrence Me Madické Niang. Et cela se comprend dans un contexte de saignée, avec le départ de la plupart de ses lieutenants« .

Poursuivant l’ancien rédacteur en chef précise qu’en s’attaquant à ce symbole, Me Wade a surfé sur la vague émotive pour créer les conditions d’une résonance au sein de la population. « Sa sortie médiatique fonctionne aussi comme alerte en direction de ceux qui sont restés au sein du Pds et seraient tentés de faire le saut qualitatif dans les prairies marron-beige« .
Avec ce coup de maître, dit-il, Wade a mis le parti au cœur de l’actualité politique. « Les médias ne parlent que de cette affaire au détriment du travail de parrainage qui se fait sur le terrain« .

Revenant sur les  conséquence de cette lettre sur  la candidature de Karim  Wade, le professeur declare que le parti démocratique sénégalais (PDS) sait bien que les carottes sont cuites pour la candidature de Karim Wade. « Aujourd’hui, les libéraux ont choisi la posture de faiseur de roi. Autrement dit, ils vont au parrainage avec la candidature de Karim Wade pour voir ce qu’il pèse. En même temps, cela va permettre aux Karimistes  de régler la question de la légitimité  au sein du parti  en face des légitimistes ».

D’apres lui , si le parti parvient à obtenir un million de signatures, comme les libéraux le disent,  lors du parrainage, Karim va gagner définitivement le combat de la légitimité au sein du parti.  Donc, le combat est double, au-delà du bras de fer avec le Président sortant.

La tête décapitée du vieux Assane Sène retrouvée dans le même puits

Vingt quatre heures (24) après son assassinat par des individus non encore identifiés, la tête du vieux Assane Sène, emportée par ses meurtriers a été retrouvée dans le même puits où étaient jetés le corps de sa belle fille et de son petit fils. Trois (3) de ses fils sont aux arrêts à la gendarmerie de Tivaouane.

Un sacrifice mystique ou des règlements de compte? Ce sont des faits assez troublants qui ont mis en émoi la localité de Keur Assane. La tête du vieux de 71 ans a été retrouvée par un cultivateur qui revenait des champs, attiré par la tête humaine qui flottait.

C’est dans ce même puits que les corps sans vie de sa belle fille et de son petits fils, tués la veille de la Korité qu’on a retrouvé la tête du vieux. L’enquête suit son corps avec une interpellation de trois (3) personnes, qui sont les fils du défunt.

Le Sénégal est en demi-finales du Tournoi UFOA U17

L’équipe nationale U17 du Sénégal a décroché son billet pour les demi-finales du tournoi de l’UFOA Zone A, qualificatif à la Coupe d’Afrique de cette catégorie prévue en Tanzanie en 2019, nous informe igfm.

Une qualification acquise grâce à sa large victoire (4-0) devant la Sierra Léone, jeudi, au stade Alassane Djigo de Pikine.

Avec six points en autant de sorties, les Sénégalais terminent premiers de leur poule.

Un Sénégalais se fait couper le sexe par un chien en Espagne

Modou Diouf, un Sénégalais vivant en Espagne, s’est retrouvé avec un pénis déchiqueté en voulant s’en prendre à un chien qui faisait trop de bruit à son goût. Ulcéré par les aboiements de l’animal, il décide de parler à son propriétaire.

En se rendant chez son voisin, il croise le chien et lui saute dessus. L’animal s’accroche à ses parties intimes et lui inflige de graves blessures.

Selon Les Échos, qui donne l’information, Modou Diouf devra subir une intervention chirurgicale pour recouvrer son organe.

Air Sénégal fait plier Corsair sur la liaison Dakar-Paris

La liaison aérienne Dakar-Paris est considérée comme l’une des plus rentables au monde. Chaque jour, deux aller-retour sont assurés par la compagnie Air France et en début d’année prochaine par Air Sénégal. La toute jeune compagnie vient en effet de confirmer qu’elle prendrait la place du transporteur français Corsair en février prochain.
Affaire juteuse, Corsair a tout fait pour garder la ligne Dakar-Paris. Mais après quatre ans d’exploitation, l’accord signé avec l’Etat sénégalais est clair : la compagnie nationale, Air Sénégal, récupère la licence dès qu’elle le souhaite.

Les dirigeants de la compagnie privée française ont visiblement essayé de convaincre les autorités sénégalaises de prolonger le contrat jusqu’en octobre 2019 pour assurer une transition dans les meilleures conditions. Les dirigeants d’Air Sénégal ont alors proposé de rompre le contrat dès octobre 2018.

Au final, toutes les parties se sont donc accordées pour fin janvier. Hasard où pas, la date fixée tombe trois semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle.

Lancer une ligne intercontinentale en 5 mois ? Au sein de la compagnie sénégalaise, on indique que tout est mis en oeuvre pour réussir ce défi.

Les plus sceptiques spécialistes du secteur aérien doutent. Notamment car la compagnie n’a pas encore reçu ses avions et cherche des pilotes. Corsair transportait entre les deux capitales près de 135 000 passagers chaque année, 45% du marché. Pour Air Sénégal, la course contre la montre est désormais lancée.