Le Sénégal dans la crainte d’une nouvelle montée de violences après l’inculpation de Sonko

L’opposant politique de Macky Sall, candidat à la présidentielle de février 2024 a été placé sous mandat de dépôt le lundi 31 juillet.  Déjà deux morts à Ziguinchor.

 

Des heurts sporadiques ont déclenché hier lundi dans les villes de Dakar et de Ziguinchor. La justice a inculpé l’opposant Ousmane Sonko de sept chefs d’accusation dont « appel à l’insurrection et complot contre l’autorité de l’Etat ». L’homme politique récemment condamné dans une affaire à deux ans de prison ferme, a été écroué. Le ministère public soutient que des actes, images, écrits, déclarations et manœuvres de l’opposant étaient constitutifs de faits pénalement repréhensibles. Une inculpation qui, selon son avocat Me Ciré Clédor Ly, est « une farce ».

Peu avant cette décision, le ministre de l’Intérieur a prononcé la dissolution de son parti le Pastef. Comme motifs invoqués, Antoine Diome souligne que le parti a brillé ces derniers temps par des appels fréquents à des mouvements insurrectionnels qui ont entraîné de nombreux morts en mars et en juin 2023, ainsi que des actes de saccages et de pillages. Toutes choses qui ont suscité des réactions dans le camp de Sonko. Lui qui, à 49 ans fait face à une série de décisions judiciaires compromettant son éligibilité à la présidence de la République.

A la suite de cette inculpation et de cette dissolution, les soutiens de l’opposant se sont massés à son domicile à Dakar, pour protester. A Ziguinchor, des jeunes ont entamé des manifestations en scandant comme ils ont l’habitude « libérez Sonko ». Des confrontations avec la police ont suivi. Et de sources officielles, deux personnes ont trouvé la mort. Dans un communiqué, les membres du parti dissous soutiennent que leur président a été arrêté brutalement.

Ils demandent sa libération et appellent les Sénégalais à une résistance constitutionnelle contre la tyrannie. Ils disent attendent la notification de la dissolution du parti pour attaquer la décision par des voies légales. Laquelle vise à mettre de côté leur candidat qu’ils qualifient de favori à la prochaine élection.

Alioune Sall, député du Pastef soutient qu’il y a derrière l’inculpation de Sonko la détermination du système de confisquer la volonté du peuple. D’autres opposants pensent que Macky Sall veut écarter de potentiels candidats sérieux à quelques mois de la présidentielle de 2024. Pour cette élection, l’actuel président a déclaré qu’il ne sera pas candidat.

Sénégal : Ousmane Sonko candidat à la prochaine présidentielle

C’était au cours de la première sortie de l’opposant Ousmane Sonko depuis la publication des résultats des élections législatives la semaine dernière.

 

Ousmane Sonko annonce sa candidature à la prochaine présidentielle. C’était au cours d’une conférence de presse que le leader du Pastef a fait cette annonce solennelle. Tout seul derrière un pupitre, une affiche « Focus 2024 » en arrière-plan aux couleurs de son parti, Ousmane Sonko annonce sa candidature à l’élection présidentielle de 2024, avant de dérouler sa feuille de route pour les dix-huit mois à venir.

« Je veux dire aux militants et aux militantes d’orienter tous leurs efforts à enrôler les jeunes primo-votants pour qu’ils aillent massivement s’inscrire sur les listes électorales, à implanter des cellules dans toutes les parcelles du territoire national. »

Mais cette nouvelle page avant le scrutin présidentiel va aussi se jouer à l’Assemblée nationale. « Nous avons beaucoup travaillé à identifier énormément de projets de loi. Nous avons également identifié un certain nombre de scandales sur lesquels il faudra exiger la mise en place de commission d’enquête parlementaires », prévient Ousmane Sonko.

L’opposant est aussi revenu sur son projet « panafricain et souverainiste » et sur ses rapports avec la France et d’autres puissances étrangères comme la Russie : « Nous n’avons rencontré ou parlé à aucune puissance étrangère à ce jour. Dans notre entendement, il ne s’agit pas d’échanger une domination contre une autre. Il s’agit d’assumer une souveraineté totale et de collaborer avec tout le monde dans un sens gagnant-gagnant. La France sera un partenaire si elle le désire, mais pas dans les conditions actuelles. »

Sénégal : l’opposition prépare une nouvelle manifestation

Ousmane Sonko, principal opposant a appelé lundi 20 juin, à une nouvelle manifestation contre le pouvoir le 29 juin malgré l’interdiction de la précédente et des heurts.

 

Le principal opposant sénégalais, Ousmane Sonko, a appelé lundi à une nouvelle manifestation contre le pouvoir le 29 juin malgré l’interdiction de la précédente et des heurts qui ont fait trois morts, ainsi qu’à des concerts de casseroles à partir de mercredi.

« Le 29, avec ou sans autorisation, nous allons organiser notre manifestation sur le territoire national », a dit Ousmane Sonko devant la presse. « Si Macky Sall veut empêcher cette affaire, qu’il soit prêt à nous arrêter ou à nous liquider », a-t-il ajouté.

Dakar et la Casamance (sud) ont été le théâtre vendredi d’affrontements qui ont fait trois morts, selon les médias et l’opposition, quand des jeunes ont défié une interdiction de manifester.

L’opposition comptait protester contre l’invalidation de sa liste nationale de candidats pour les législatives du 31 juillet. Les autorités avaient interdit les manifestations en invoquant le risque de troubles.

Les tensions vont grandissant depuis que le Conseil constitutionnel a confirmé l’invalidation de cette liste le 3 juin. Ousmane Sonko et d’autres figures de l’opposition se retrouvent écartés de la course. L’opposition a menacé d’empêcher la tenue des élections si la liste n’est pas rétablie, laissant craindre une escalade.

Les policiers ont empêché vendredi M. Sonko de sortir de sa rue pour aller manifester. Quatre personnalités de l’opposition ont été arrêtées. Certaines étaient présentées à la justice lundi, ont rapporté les médias. L’opposition parle de 200 interpellations à travers le pays.

« Le 29, personnellement, je ne serai pas confiné dans ma maison ; je manifesterai, et qu’il (le président Sall) soit prêt soit à m’arrêter soit à me liquider », a déclaré M. Sonko.

Il a incité les jeunes à manifester spontanément dans les quartiers sans attendre fin juin.

Par ailleurs, il a appelé les Sénégalais à monter sur leur balcon et à taper sur des casseroles ou à actionner l’avertisseur sonore de leur voiture pendant dix minutes à compter de mercredi 20H00 (locales et GMT).

« Que tout le Sénégal bruisse et que Macky Sall comprenne que les Sénégalais ne sont pas d’accord avec ses velléités dictatoriales ni avec son projet funeste de troisième mandat », a-t-il dit. M. Sonko et l’opposition prêtent au président l’intention de se représenter en 2024. M. Sall entretient le flou sur le sujet.

Ousmane Sonko, troisième de la présidentielle en 2019, est lui-même candidat à celle de 2024.

Sénégal : Ousmane Sonko rebaptise les rues portant les noms d’ex-colons français

L’opposant Ousmane Sonko a répondu aux attentes des associations qui ont toujours réclamé qu’on rebaptise les lieux, rues et avenues en lien avec le colonialisme au Sénégal.

Le débat sur les symboles associés à la colonisation et à l’esclavage vient d’être relancé par l’opposant Ousmane Sonko, le nouveau maire de Ziguinchor. Le président du parti Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité, lors de la première session ordinaire du Conseil municipal pour l’année 2022, a décidé principalement du changement de dénomination des cinq (5) rues.

Le député à l’Assemblée nationale a rebaptisé 5 rues qui étaient autrefois au nom des colons. Ainsi, la rue du capitaine Javelier devient “l’Avenue du Tirailleur Africain”; la rue du lieutenant Lemoine devient la “rue de Thiaroye 44”; la rue du Lieutenant Truch devient la “rue de Seleki 1886”; la rue de France devient la “Rue de l’Union Africaine”; la rue du Général de Gaulle devient la “Rue de la Paix”.

Face à la presse, Ousmane Sonko explique cette mesure par ce qu’on appelle le devoir de mémoire. “Vous n’irez jamais en France où vous verrez une rue dénommée rue Hitler, parce que la France a été dominée par l’Allemagne, qui a eu à exercer sa souveraineté sur son territoire”, lance-t-il dans la foulé.

La ville de Ziguinchor se situe dans le sud-ouest du Sénégal au bord de la Casamance à environ 70 km de l’océan Atlantique. Elle est reliée par route, par bateau et par avion à Dakar, la capitale, distante de 454 km.

Depuis la mort de George Floyd, citoyen afro-américain tué par un policier blanc aux États-Unis, le débat sur les symboles associés à la colonisation et à l’esclavage a été relancé dans de nombreux pays du monde et surtout en Afrique. Sur l’île de Gorée (Sénégal), classée patrimoine mondial de l’humanité, au large de Dakar, le maire Augustin Senghor avait indiqué que 90% des rues portent les noms d’anciens colons.

Sénégal : Dakar et Ziguinchor entre les mains de l’opposition

A l’issue des élections municipales et départementales du 23 janvier 2022 au Sénégal, les premières estimations des résultats donnent la victoire à Ousmane Sonko à Ziguinchor. Barthélémy Dias est convaincu de sa victoire à Dakar et la coalition BBY confirme sa défaite dans ces deux villes.

Au lendemain de des élections locales du 23 janvier 2022, l’on sait un peu plus sur les premières tendances des résultats. Dans les mairies les plus convoitées comme Dakar et Ziguinchor, l’opposition serait victorieuse. Un communiqué de la cellule de communication de la coalition réunie autour du président Macky Sall reconnait la défaite de Benno Bokk Yaakaar dans ces deux villes.

Les responsables de BBY reconnaissent leur « coalition largement gagnante dans plusieurs capitales régionales et départementales d’autant plus qu’en dehors des listes Benno Bokk Yaakaar, beaucoup de nos responsables sont allés à ces élections sous d’autres bannières. L’analyse exhaustive des résultats permettra d’en faire le point. Toutefois notre volonté de conquérir Dakar et Ziguinchor, en particulier, n’a pas été concluante. Ainsi va le jeu démocratique », déplore le communiqué.

En effet, le 23 janvier au soir, les premiers résultats auraient annoncé la victoire d’Ousmane Sonko à la mairie de Ziguinchor dans la Casamance. Le candidat aurait vaincu le maire sortant Abdoulaye Baldé, ainsi que et Benoit Sambou, désigné par la coalition BBY.

Dans la foulée, Baldé a reconnu sa défaite « la démocratie s’est manifestée. Je voudrais très sincèrement féliciter notre frère Sonko qui a manifestemen gagné les élections ». Cette victoire a été célébrée par des scènes de liesse populaire cette nuit.

A Dakar, Barthélémy Dias, le candidat de l’opposition Yewwi Askan Wi, a appelé les siens à se mobiliser pour célébrer « une écrasante victoire (…) qui ne laisse pas place au doute ». L’homme politique a d’ailleurs lancé une caravane en musique dans les rues de Dakar.

Sénégal : plus de 6,7 millions d’électeurs appelés aux urnes le 23 janvier 2022

Les Sénégalais de plus de 18 ans remplissant les conditions légales sont attendus dans les bureaux de vote ce dimanche 23 janvier 2022. Les électeurs vont choisir leurs représentants municipaux et départementaux après une période de campagne émaillée de violences.

La campagne électorale en vue des élections locales s’achève ce vendredi 21 janvier 2022. Après deux semaines de séduction des potentiels électeurs dans les villes et des campagnes, les candidats et leurs mouvements récolteront bientôt le fruit de leur mobilisation.

En effet, les élections municipales et départementales permettront de renouveler les dirigeants au niveau local, en l’occurrence les maires. Plusieurs circonscriptions sont concernées par ces élections. Et à chaque localité, des coalitions se disputent des sièges à pourvoir.

Foyers de la bataille électorale au Sénégal

La mairie de Dakar figure parmi les sièges les plus convoités. Du côté de la majorité, c’est Abdoulaye Diour Sarr, (ADS) qui tente de remporter la victoire. Le ministre de la Santé a pour mission d’arracher le contrôle de la capitale des mains de l’opposition.

Son challenge est de renverser ses opposants afin de redonner à la coalition présidentielle Benno Bokk Yakar le pouvoir de diriger Dakar. Mais il devra avant tout vaincre la maire sortante Soham el-Wardini et les cinq  autres candidats dont Barthélémy Dias de Yewwi Askan Wi.

Dans les autres villes du pays, les élections s’annoncent disputée. Ziguinchor en Casamance, Saint-Louis au Nord, Kaolack ou Thiès sont d’autres foyers qui attirent les convoitises. Ousmane Sonko troisième meilleur perdant à l’élection présidentielle de 2019, est en lice pour la mairie de Ziguinkor. Il est face à Abdoulaye Baldé qui est à la tête de la mairie depuis 2009.

Nouveau mode de scrutin

Ces élections vont se dérouler dans le contexte d’une nouvelle loi électorale. En effet, les dispositions de cette réforme indiquent que le « maire est élu au suffrage universel direct ». Ce sont les populations qui choisissent le maire et non plus les conseillers municipaux.

Tout comme les maires, les conseillers départementaux sont élus au suffrage universel direct. Le mode de scrutin est à 45%  de liste majoritaire à un tour et à 55% proportionnel avec application du quotient communal pour la mairie ; et départemental sur des  listes complètes.

Ces élections sont les toutes premières du Sénégal après la réélection de Macky Sall en 2019. Elles seront suivies en juin par les législatives et la présidentielle de 2024.

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Sénégal : la campagne pour les Locales en cours depuis samedi 08 janvier

En vue des élections municipales et départementales du 23 janvier  2022 au Sénégal, les différentes coalitions en lice ont entamé deux semaines de campagne samedi 08 janvier 2022.

Pour cette échéance électorale, 3112 candidatures sont en compétition. Les statistiques sont du ministère  sénégalais de l’Intérieur, organe en charge de l’organisation des élections municipales et départementales. Depuis deux jours déjà, les différents mouvements sont sur le terrain pour tenter séduire les électeurs.

Le camp présidentiel réuni au sein de la coalition Benno Bokk Yaakar travaille pour la consolidation de sa domination sur les coalitions de l’opposition. Ces dernières sont pour l’essentiel au nombre de deux à savoir Wallu Sénégal, Yewwi Askan Wi, Bok. La coalition Wallu est sous la direction du Parti démocratique sénégalais (PDS) d’Abdoulaye Wade, l’ancien chef de l’Etat. La coalition Yewwi est formée autour d’Ousmane Sonko. Le malheureux candidat à la présidentielle de février 2019 va tenter de renverser la coalition du régime en place. Une autre coalition de l’opposition est conduite par Pape Diop, ancien président de l’Assemblée nationale.

Le calendrier des activités autour de ce processus électoral prévoit la fin de la campagne le 21 janvier à minuit. Mais avant cette date, la journée du 09 janvier était consacrée à la délivrance des récépissés par les préfets ou les sous-préfets. Ces récépissés garantissent des droits attachés à la qualité de mandataire. Mardi 11 janvier, les plénipotentiaires des candidats sont attendus dans les centres de vote en vue de la notification de la liste des mandataires.

Cour d’appel de Dakar : Barthélémy Dias non présent, audience reportée au 1er décembre

Barthélémy Dias était attendu à la cour d’appel de Dakar ce mercredi 10 novembre en matinée sur convocation de la juridiction. Le candidat de la coalition Yewwi Askan wi à la mairie de Dakar était non présent au moment  où le juge a reporté l’audience au 1er décembre 2021.

La journée s’annonçait avec des tensions ce mercredi 10 novembre à Dakar. Barthélémy Dias, tête de liste u  mouvement Yewwi Askan wi devait répondre à la convocation de la cour d’appel de Dakar. L’affaire a trait au meurtre de Ndiaga Diouf en 2012. Devant le palais de justice sécurisé pour la circonstance, c’est l’avocat de l’homme politique qui porte la nouvelle du report de l’audience. Le rendez-vous attendu ce mercredi aura lieu plutôt  le 1er décembre 2021.

L’opposition accuse les forces de l’ordre

Comme raison de la non présence de Barthélémy, les militants pointent un doigt accusateur sur les forces de l’ordre. L’avocat de la défense Maître Khoureichy Ba a invoqué  des « embouteillages », selon rfi.fr. Le média informe que l’on a remarqué des incidents sur  l’itinéraire de Barthélémy Dias.

Le candidat aux locales du 23 janvier a quitté sa résidence en compagnie de Ousmane Sonko, chef du parti Pastef et des dizaines de partisans, peut-on lire sur le site. Au quartier point E, il y a eu des tirs de gaz lacrymogène. Proche de l’Université Cheikh Anta Diop, des forces de l’ordre ont brillé par un important déploiement.

Arrestation de Sonko, Dias et Gackou

Le journal en ligne senenews a annoncé dans la foulée, l’arrestation des leaders politiques qui étaient dans le convoi. les forces de l’ordre ont arrêté Ousmane Sonko, Barthélémy Dias et Malick Gackou.

Comme annoncé en matinée, l’opposition avait appelé à la résistance depuis samedi dernier. Suite à la convocation de l’un des leurs par la cour, les membres de la coalition dénoncent l’instrumentalisation de la justice. L’agitation observée a entraîné un déploiement sécuritaire spécial.

Sénégal : la société civile dans le trouble de l’opposition

La société civile s’engage dans une coalition de l’opposition en vue des élections locales, municipales et départementales du 23 janvier 2022. Jammi gox yi « la paix des territoires » est le nom de baptême du regroupement qui s’ajoute aux quatre coalitions déjà existantes.

Plusieurs membres de la société civile sénégalaise ont lancé leur mouvement. C’est à quelques mois des échéances électorales du 23 janvier 2022. Entre autres acteurs, Fadel Barro cofondateur du mouvement Y’en a marre, Rose Wardini qui œuvre dans le social. La 3e personnalité est Olivier Boucal, un inspecteur du Trésor. La coalition Jammi gox yi regroupe des intellectuels, hauts fonctionnaires, opérateurs économiques, agriculteurs, etc.

En effet, le mouvement lancé vendredi 29 octobre compte quinze candidatures. L’ambition des membres est d’avoir au moins une trentaine de candidats. La plupart des adhérents n’ont pas encore milité en faveur des formations politiques anciennes. Un communiqué du mouvement a précisé vendredi que le groupe a versé sa caution.

De ce fait, la coalition a affiché son objectif. Il s’agit « d’épanouir les territoires par une démarche participative, un leadership décentralisé qui rompt avec les programmes verticaux. lesquels réduisent les destinataires à des spectateurs passifs », peut-on lire sur le communiqué. La coalition compte se représenter dans les petites comme dans les grandes communes à l’exception de la ville de Dakar.

L’opposition en rang dispersé

par ailleurs, sur le terrain au Sénégal, au moins cinq coalitions sont en œuvre. Il s’agit d’abord du mouvement « Benno Bokk Yaakaar » formé autour du président Macky Sall. Les mouvements de l’opposition sont au nombre de quatre. En dehors du tout nouveau constitué de la société civile, trois autres existent. Il s’agit de « Wallu Sénégal » avec pour principale personnalité Abdoulaye Wade. Les deux autres sont « Yewwi Askan Wi » de Ousmane Sonko et Khalifa Sall ; « Défar Sa Gokh » de Adama Faye.

Sénégal : locales 2022, la bataille des coalitions monte

A trois mois et treize jours des élections municipales et départementales au Sénégal, le nombre de coalitions augmente. Tandis que certaines comme « Wallu Sénégal » ont entamé les investitures en interne, d’autres tels « Défar Sa Gokh » entrent en jeu. L’objectif de l’opposition est de remporter la totalité des sièges en battant « Benno Bokk Yaakaar » la coalition de Macky Sall.  

Au Sénégal, les élections départementales et municipales auront lieu le 23 janvier 2022. Telle est la substance d’un communiqué du ministre de l’Intérieur Antoine Felix Abdoulaye Diome, rendu public le 10 mai 2021.

 A mesure que l’échéance approche, les tractations se multiplient au sein de la classe politique sénégalaise. Tandis que le camp au pouvoir se resserre, le camp opposé éclate de coalition en coalition. D’un côté ou de l’autre, l’objectif est le même. Il s’agit au bout de la course, de rafler la totalité, sinon la majorité des sièges à pourvoir.

En effet et pour ce faire, au moins quatre coalitions sont en compétition sur le terrain. Il s’agit de la coalition présidentielle « Benno Bokk Yaakaar » (BBY) formée autour de Macky Sall. Il s’agit aussi et surtout des trois coalitions de l’opposition qui font le plus parler d’elles en ce moment. Ce sont « Wallu Sénégal », « Yewwi Askan Wi » et « Défar Sa Gokh ».

« Yewwi Askan Wi »

Le lancement de la coalition « Yewwi Askan Wi » a eu lieu le 02 septembre 2021. Une dizaine de partis politiques ont donné leur accord. D’autres suivent le mouvement au fur et à mesure. Le but en était de former un seul groupe pouvant challenger le mouvement formé autour de Macky Sall.

Le Pastef de Ousmane Sonko et Taxawu Senegaal de Khalifa Sall sont les principaux partis qui dirigent le mouvement. Les noms des dirigeants figurent parmi les plus connus de la scène politique nationale. Tous les dirigeants de ces partis envisagent proposer une liste unitaire aux Locales comme lors des Législatives.

« Wallu Sénégal »

Vendredi 08 octobre 2021 le lancement de « Wallu Sénégal » a rassemblé plusieurs autres partis de l’opposition. Cette coalition se forme autour du Parti démocratique sénégalais (PDS) de l’ancien président Abdoulaye Wade. Elle se prépare pour le rendez-vous du 23 janvier 2022.

Sa stratégie est de présenter des listes dans tous les départements, villes et communes du pays en vue des élections locales du 23 janvier 2022. Au lancement, son défi était de faire face à la coalition au pouvoir et à « Yewwi Askan Wi ». Mais le challenge augmente avec l’arrivée d’une nouvelle coalition dans le camp de l’opposition.

« Défar Sa Gokh »

Alors que ces trois coalitions animent la scène politique, une autre vient de voir le jour. Le lancement de la coalition « Défar Sa Gokh » a eu lieu jeudi le 14 octobre 2021. Adama Faye, frère de la Première dame du Sénégal entend s’opposer avec énergie à son beau-frère Macky Sall. Le « plénipotentiaire » de ce nouveau mouvement prouve son engagement en allant plus loin que déclarer son existence.

Selon le quotidien Les Echos, Adama Faye a déposé une caution de 30 millions FCFA. 15 millions FCFA sont pour les locales et 15 millions FCFA pour les départementales. Pour ratisser large, l’homme politique tend la main aux militants de BBY qui souhaiteraient être candidats à la tête des mairies.

Au final, la coalition autour de Macky Sall enregistre trois concurrents. L’opposition qui s’en va en rang dispersé à ces élections constitue un camp de concurrents qui s’opposent les uns aux autres. Chaque coalition a donc en face au moins trois coalitions à renverser. La bataille s’annonce relevée.

Gendarmerie de Kolda : le chargé du Protocole du Pastef à la Dic.

Après l’accalmie de ces derniers jours avec la libération des personnes arrêtées lors des émeutes qui ont secoué le pays au début du mois, des membres de l’opposition dénoncent de nouvelles convocations toujours dans le cadre de cette affaire.

De même, Djiby Gueye Ndiaye, chargé du protocole du Président SONKO, devra se rendre à la DIC demain. Il devra justifier la tenue des manifestations du 8 février devant son domicile. Le parti Pastef dans un post a relayé sur les réseaux sociaux cette information.

Même préoccupation chez les camarades de Guy Marius Sagna qui sonnent l’alerte. En effet, ils dénoncent un « acharnement contre le Frapp et les forces démocratiques ».

 » Après le coordonnateur de FRAPP UCAD, le coordonnateur de FRAPP NIANI/ Bambuk, le Coordonnateur de FRAPP RUFFISQUE, le coordonnateur de FRAPP UCAD, un membre de la commission recrutement et déploiement, le secrétaire administratif du FRAPP, Frapp Section UADB vient de nous signaler l’arrestation de notre camarade Sankulé Sagna. Notre camarade a été arrêté avec 13 autres personnes et ils sont à la DIC », informe le Frapp.

Le mouvement de protestation  » condamne cet acharnement ». « Cette chasse à l’homme qui ne participe ni à l’apaisement, ni à la décrispation ». Par ailleurs, « le FRAPP tiendra le président Macky Sall comme responsable de tout ce qui arrivera aux membres du FRAPP et à tout autre démocrate qui sera arbitrairement arrêté. », écrit le secrétariat exécutif national du FRAPP dans un communiqué.

Aliou Dembourou Sow : « Si vraiment Sonko veut l’affrontement,… il nous trouvera sur son chemin ».

Qui arrêtera le député Aliou Dembourou Sow qui avait appelé à prendre des machettes contre ceux qui s’opposent au 3e mandat de Macky Sall ?

Selon un quotidien, le président du Conseil départemental de Ranérou (Matam) s’est encore illustré en menaçant Ousmane Sonko de ne pas se prononcer sur la question du 3e mandat.

« Seul le Conseil Constitutionnel peut valider ou rejeter une éventuelle candidature de Macky Sall. Que Sonko sache que ses menaces ne passeront pas. Aucun politicien et/ou membre de la société civile n’a le pouvoir d’écarter le Président Macky de la course, si toutefois il nourrit l’ambition d’y participer en 2024 », a-t-il prévenu.

Et de poursuivre : « Si vraiment Sonko veut l’affrontement, et rien que l’affrontement, il nous trouvera sur son chemin. On ne le laissera pas brûler le pays et détruire notre héritage historique de paix sociale, de stabilité légendaire et de concorde nationale. S’il veut vraiment la guerre, il l’aura», tonne Aliou Dembourou Sow.

 

 

Source: Seneweb

Cas Sonko : Les sages de l’APR se réjouissent d’une « décision d’apaisement ».

Le Conseil national des sages républicains se félicite de la « décision d’apaisement prise par l’autorité en charge du dossier judiciaire » de l’opposant Ousmane Sonko, dont l’arrestation, mercredi, sur le chemin du palais de justice de Dakar pour trouble à l’ordre public, a été suivie de violentes manifestations et de pillages à Dakar et dans d’autres villes du Sénégal.

En effet, M. Sonko, leader du parti Pastef est sous contrôle judiciaire depuis ce lundi. Une employée d’un salon de beauté l’accuse de viols et de menaces de mort.

L’opposant nie catégoriquement les accusations à son encontre. Quelques heures plutôt, le procureur avait décidé de lever sa garde à vue consécutive à son arrestation pour trouble à l’ordre public.

Dans un communiqué, le Conseil national des sages républicains, une structure de l’Alliance pour la République, le parti de Macky Sall, dit se réjouir de cette « décision d’apaisement ».

Il adresse ses félicitations aux « vénérables guides religieux qui ont entrepris une médiation intelligente, qui commence à porter ses fruits ».

Par ailleurs, il « s’incline pieusement devant la mémoire des jeunes morts dans des affrontements » entre des manifestants et les forces de l’ordre.

Les sages de l’APR font part de leur « solidarité envers les paisibles citoyens qui ont perdu leurs biens évalués à plusieurs dizaines de milliards de francs CFA partis en fumée lors de ces évènements fort regrettables ».

En outre, ils remercient toutes les bonnes volontés qui se sont investies depuis plusieurs jours pour appeler au calme et proposer des solutions, en vue d’un prompt retour de la paix sociale dans notre pays.

Le Conseil national des sages républicains « réitère son soutien sans faille et sa fidélité indéfectible au président de la République », Macky Sall.

 

Source : APS

Les premières revendications du leader du PASTEF après sa libération.

Ousmane Sonko, leader politique du PASTEF a pris la parole lors d’une conférence de presse afin de s’exprimer sur les manifestations qui ont endeuillé des familles.

Ousmane Sonko s’est incliné devant la mémoire des 10 citoyens sénégalais qui ont été abattus, lors des récents événements. Il a également souhaité un prompt rétablissement aux nombreux blessés.

Placé sous contrôle judiciaire depuis hier matin, le leader du PASTEF exige l’indemnisation des familles des 10 victimes ainsi que des blessés.

Ousmane Sonko a également promis d’aller présenter ses condoléances aux familles des disparus avec une forte délégation.

Il accuse le président, devenu « illégitime par son entêtement, sa cupidité et sa boulimie du pouvoir », d’être coupable de « haute trahison ».

« Macky Sall est coupable de haute trahison. Il a juré de respecter la Constitution et servir le peuple. Ce qu’il n’a pas fait, préférant comploter contre ce même peuple. Il n’a plus de légitimité pour diriger le pays ». Lance Ousmane Sonko,  qui lui impute la responsabilité des 10 morts enregistrés lors des récents événements.

Malick Gakou célèbre la libération d’Ousmane Sonko.

Après, la décision d’inculpation et la mise en liberté conditionnelle d’Ousmane Sonko, nombreux sont les hommes politiques qui se sont exprimés.
Tel est le cas de Malick Gakou, qui s’est exprimé face à la presse. Ce dernier
« Nous sommes debout pour que la démocratie et la liberté puissent triompher au Sénégal », a déclaré Malick Gakou face à la presse. En effet, pour le leader du Grand Parti, il s’agit d’une victoire du Sénégal.

« Nous célébrons une victoire, la victoire des Sénégalais. Le peuple s’est mobilisé pour que la liberté, le droit et la justice puissent triompher », a souligné Malick Gakou après la libération du leader de Pastef Ousmane Sonko placé sous contrôle judiciaire.

Malgré tout, « Nous allons continuer à nous battre pour que tous les détenus politiques puissent être libérés ». Il termine en ajoutant que « les victimes ne doivent pas être sacrifiées ».

Ousmane Sonko a été inculpé et placé sous contrôle judiciaire.

Ce lundi, l’opposant Ousmane Sonko a été inculpé et placé sous contrôle judiciaire dans l’affaire l’opposant à une employée d’un salon de massage dakaroise. Cette dernière l’accuse de « viols répétés » et de « menaces de mort ».

En effet, Ousmane Sonko arrêté mercredi dernier, avait vu sa garde à vue levée dimanche avant d’être conduit ce matin au palais de justice de Dakar, pour être présenté au doyen des juges Samba Sall.

Les charges retenues contre lui était « le trouble à l’ordre public ». Alors qu’il se rendait à une convocation du juge, à la suite d’une plainte de cette masseuse.
D’ailleurs, son arrestation mercredi dernier a entrainé de nombreuses manifestations émaillées de violences et de pillages à Dakar et dans d’autres villes du Sénégal.
Au moins cinq personnes sont décédées au cours de ces différents incidents. Dimanche, les émissaires des guides confrériques et de dignitaires catholiques ont lancé un appel au calme.
De son côté, Alioune Badara Cissé, a souhaité que Ousmane Sonko a été inculpé et placé sous contrôle judiciaire. s’adresse à la population pour appeler au calme. Des mouvements de la société civile et des partis d’opposition ont lancé un appel à manifester lors des prochaines 72 heures.
À lire aussi : Affaire Sonko : Le message de l’Ordre national des médecins aux manifestants.

Affaire Sonko : L’armée sécurise le centre-ville.

Les autorités, par le biais de l’armée sécurisent le Plateau pour éviter toute surprise de la part des manifestations, surtout avec l’audition ce jour d’Ousmane Sonko par le Doyen des juges d’instruction, en l’occurrence Samba Sall.

La présentation de M. Sonko s’annonce lourde d’enjeux autres que judiciaires, selon que le juge décidera de l’écrouer ou de le relâcher. L’incertitude est totale quant à la décision. Mais la pression est considérable, à la fois sur le magistrat et sur le président Macky Sall.

Selon une source qui donne l’information ce lundi, l’armée a été réquisitionnée, une seconde fois en quelques jours, pour venir en appui au dispositif sécuritaire de la police et de la gendarmerie.

Ainsi, les soldats ont installé, depuis hier, leur dispositif dans les différents axes stratégiques de la commune de Dakar Plateau et devant toutes les institutions. Aussi, des blindés sont visibles sur certaines rues.

Affaire Sweet Beauté : Le point sur les derniers évènements du Week-end.

La semaine passée a été assez rude pour certains sénégalais avec l’affaire Sweet beauté qui a engendré une vague de manifestations dans plusieurs villes et causé des morts.

En effet, depuis ces dernières heures, on sent un vent de décrispation. Les interventions des émissaires des Khalifes généraux et du Médiateur de la République, Alioune Badara Cissé ont facilité le retour au calme.

Ce dimanche, le procureur de la République a levé la garde vue d’Ousmane Sonko.  Il  fera face au juge d’instruction, le Doyen des juges, qui lui avait décerné un mandat d’amener, dans l’affaire Sweet Beauté.

Par ailleurs, pour sortir de la crise, on donne crédit à ces nombreux messages d’apaisement envoyés au président de la République, Macky Sall.

Et la déclaration des émissaires des Khalifes généraux, qui ont rencontré le Président Sall. Alioune Badara Cissé, a aussi fait part de sa voix. Le médiateur de la République a symbolisé la paix, porteur d’un message au Président Sall.

Autre fait rebondissant, le capitaine Oumar Touré, enquêteur principal dans l’affaire Sonko-Adji Sarr, qui annonce sa démission de la gendarmerie nationale. Pendant ce temps, Macky promet de s’adresser aux Sénégalais dans les prochains jours, En attendant, le M2D maintient son appel à manifester pour trois jours, à partir de ce lundi.

Saint-Louis : Une manifestation Pro-Sonko dégénère.

A l’instar de certaines localités du pays, Saint-Louis a vécu un vendredi très chaud. En effet, vers le coup de 11 h 30, les élèves et étudiants qui sortaient des cours, scandaient « Libérez, Sonko »,  » Libérez Sonko ».
Cet appel à la justice a finalement déclenché une manifestation.
Partie de l’île, la manifestation a embrassé la place Abdoulaye Wade bloquant la circulation du pont Faidherbe pendant plus de deux heures. Les jeunes manifestants très en colère ont brûlé des pneus.
Craignant pour leurs biens, les commerçants du marché Sor, les  boutiquiers de l’avenue Général de Gaulle ont fermé leurs enseignes. Les transporteurs ne pouvant plus traverser le pont, ont décidé, par mesure de prudence de garer leurs véhicules.
Hier nuit, le quartier populaire de Pikine (faubourg de Sor) a vécu une nuit très mouvementé avec une manifestation de jeunes qui ont à leur tour brûlé des pneus.
Face à ces nombreux dérapages, plusieurs personnalités politiques et publiques appellent au calme et à l’arrêt des violences. Rappelons que les violences issues des manifestations ont engendré deux décès.

Le préfet de Bignona annonce l’ouverture d’une enquête suite au décès de Cheikh Coly lors d’une manifestation.

Ce jeudi lors des heurts entre la population et l’armée, le préfet de Bignona n’a pas tardé à réagir après la mort du jeune Cheikh Coly.
L’autorité préfectorale fait savoir qu’une enquête est ouverte pour connaître les circonstances de la mort du jeune homme. Ainsi, il appelle au calme et à la sérénité.
En outre, il invite les manifestants à de meilleurs sentiments. Il fait tout de même savoir que  les forces de défense et de sécurité sont là pour préserver la paix et la stabilité du pays.
Le préfet renseigne par ailleurs qu’il a été lui-même victime de ses échauffourées. En effet, sa maison et son véhicule de fonction ont été endommagés.
Rappelons que, depuis la journée d’hier, la population manifeste contre l’arrestation du leader de Pastef, Ousmane Sonko. Trouble à l’ordre public et participation à une manifestation non autorisée sont les charges retenues contre lui.

Transport : Les motocyclettes et cyclomoteurs sont interdits de circulation dans la ville de Dakar.

Un communique annonce l’interdiction de  circulation des motocyclettes et cyclomoteurs pour des raisons de sécurité.

Cette mesure, rentre en vigueur à partir du vendredi à 11 heures jusqu’au lendemain à 21 heures. En effet, seuls les engins du personnel de santé et des forces de défense peuvent rester en circulation.

Le gouverneur de Dakar souligne que la vente de carburant aux engins précités au niveau des stations-services est aussi interdite. De même, cette interdiction est valable pour cette période et appelle à la « compréhension pour un respect scrupuleux de la mesure ».


Une vague de violences secoue le pays depuis l’arrestation de l’opposant, Ousmane Sonko pour « trouble à l’ordre public » et « participation à une manifestation non autorisée ».


Nombre de jeunes et de ses partisans affrontent les forces de l’ordre. Ses affrontements ont donné lieu à des saccages d’édifices et des pillages à Dakar et dans d’autres localités.


Des partis politiques de l’opposition et de mouvements se réclamant de la société civile ont lancé un appel à manifester.

La « volte face » d’Ousmane Sanko à la une des journaux ce matin !!

Ousmane Sonko face au juge d’instruction.

La presse sénégalaise est en ébullition ce matin. En effet, l’objet de toute cette agitation est la décision d’Ousmane Sonko de répondre, ce mercredi, à la convocation du juge chargé d’instruire le dossier relatif à une affaire de ‘’viols répétés’’ et de ‘’menaces de mort’’ dans laquelle il est cité.

Dans la soirée d’hier, les avocats du leader du PASTEF avaient lors d’un communiqué de presse annoncé cette nouvelle.

Depuis l’éclatement de cette affaire, l’opposant ne cesse de dénoncer un complot et une machination visant à l’éjecter du jeu politique.

Par ailleurs, le député, dont l’immunité parlementaire a été levée dans le cadre de cette affaire, avait auparavant fait part de sa volonté de ne pas déférer à la convocation des enquêteurs. A ce sujet, le journal Kritik n’hésite pas à évoquer une « volte-face patriotique ».


Le Témoin utilise aussi le terme « volte-face » et tente d’en donner les raisons. Il rappelle qu’après avoir dénoncé un triangle des Bermudes judiciaires, l’opposant a finalement accepté de déférer à la convocation du juge Mamadou Seck.

« Il n’y a pas que Serigne Abdou Mbacké, khalife de la famille de Serigne Cheikh Khady Mbacké qui soit intervenu pour amener Sonko à aller répondre à la convocation du juge d’instruction. Les avocats du leader de Pastef ont remué ciel et terre, ces derniers jours pour convaincre leur client de lâcher prise », rapporte Source A.


« Ousmane Sonko face au juge ! », une exclamation de Sud Quotidien aux allures de soulagement.  D’autres publications anticipent déjà d’éventuels développements dans cette affaire, à l’image de Libération qui prédit un « mercredi de tensions ».

Pour sa part, La Tribune fait savoir que Sonko va déférer à la convocation du juge mais pourrait garder le silence face au magistrat instructeur.

Arrestation des membres du Pastef: les femmes de l’opposition dénoncent.

Des femmes leaders politiques et membres de l’opposition sénégalaise, dénoncent dans un communiqué conjoint l’arrestation de militantes du parti Pastef.
En effet, « nous, membres de la plateforme des femmes leaders politiques et membres de l’opposition sénégalaise, dénonçons vigoureusement l’arrestation arbitraire de nos sœurs affiliées à la cause du parti politique PASTEF-Les Patriotes ». Ecrivent-elles dans le communiqué.
Elles expriment leur « soutien indéfectible » aux militantes de Pastef. Ensuite, elles dénoncent « fermement toute entrave à la liberté d’expression conférée par la Constitution de notre pays ».
En outre, ces femmes leaders demandent, au ministre de l’Intérieur de « procéder à la libération immédiate et sans condition » de Maimouna Dièye, ainsi que ses camarades.
Ces militantes du parti du Pastef avaient organisé un rassemblement. Il avait pour objectif de protester contre la levée de l’immunité parlementaire de leur leader.
Les signataires de ce communiqué conjoint, invitent « à la sérénité pour la stabilité et la tranquillité de notre pays ».

Notons qu’au moins 47 personnes ont été arrêtées et placées en garde à vue entre vendredi et samedi.

Parmi ces arrestations, figurent 17 femmes placées en garde à vue au commissariat de Dieuppeul. Il s’agit de Ramatoulaye Bodian (secrétaire), Mariama Soda Dary (gérante de boutique), Ndèye Daba Samb (étudiante) etc…

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Sonko dénonce une procédure « viciée » parlant de la levée de son immunité parlementaire

Accusé de « viols répétés’’ et ’’menaces de mort’, Ousmane Sonko a déjà déclaré jeudi qu’il ne répondrait à aucune convocation en cas de levée de son immunité parlementaire, dénonçant une procédure viciée.

Sonko a ainsi affirmé que ’’la procédure est viciée en ce que l’Assemblée nationale n’a pas eu la possibilité de disposer du dossier. et il a été demandé aux députés concernés de juste jeter un coup d’œil’’.

Il a toutefois rappelé avoir dit qu’il répondrait à une convocation si la levée de son immunité respectait les procédures. Mais le député Sonko affirme qu’il n’y a pas eu respect de procédure. Car « cela n’est pas dans leurs habitudes » dit-il.

Le leader du Pastef a déclaré de plus que « le procureur a retiré l’enquête des mains de la gendarmerie ». Et ce, dès qu’il a constaté que les enquêteurs commençaient à suivre la piste du complot.

Il a donc dit ‘’non’’ à ‘’(son) arrestation illégale et imminente programmée par Macky Sall’’. Rappelons que le président Macky Sall a réfuté catégoriquement toute implication de sa part dans l’affaire.

Ousmane Sonko a souligné par ailleurs que le procureur cite nommément la dame Ndéye Khady Ndiaye et X  dans son réquisitoire. Il se demande donc « qui est X ? « .  « Cette procédure est nulle et non avenue puisqu’elle est viciée depuis le début’’ a-t-il soutenu à nouveau.

Dans la même déclaration, Ousmane Sonko a invoqué son ‘’droit constitutionnel, naturel et individuel à la résistance à l’oppression ».

Une procédure pour la levée de l’immunité parlementaire d’Ousmane Sonko est actuellement en cours. Des affrontements entre forces de l’ordre et pro-Sonko ont éclaté dans des quartiers de Dakar suite à des manifestations.

Le refus d’Ousmane Sonko de déférer à la convocation du juge à la une

La décision prise par l’opposant Ousmane Sonko de ne pas se présenter devant le juge d’instruction en vue de son audition dans l’affaire de mœurs le concernant est le sujet dominant de l’édition des quotidiens pour ce vendredi.
Le député, leader des Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), est accusé de ‘’viols répétés’’ et de ‘’menaces de mort’’ par une jeune femme, employée d’un salon de beauté et de massage. Les députés sont convoqués ce vendredi en séance plénière pour examiner la requête des autorités judiciaires visant à le priver de son immunité parlementaire, afin qu’il puisse être légalement auditionné.
Une commission ad hoc a été constituée par l’Assemblée nationale pour diriger la procédure.
‘’L’accusé récuse la commission ad hoc et ne compte pas déférer à la convocation du juge’’, rapporte Le Soleil.
‘’A la veille de la séance plénière portant sur la procédure de levée de son immunité parlementaire, le député Ousmane Sonko a averti qu’il ne déférera à aucune convocation’’, ajoute le même journal, selon lequel l’opposant a invoqué de nouveau un ‘’complot politique’’ visant à le neutraliser politiquement.
Le journal Les Echos s’attend à ‘’une journée [qui] s’annonce rude pour le leader de Pastef’’.
‘’Un vendredi décisif’’, souligne Libération. ‘’Après avoir promis de répondre à toute convocation si son immunité est levée, Ousmane Sonko a changé de position. Il estime (…) que tel serait le cas si la procédure était régulière’’, poursuit le même journal.
WalfQuotidien affirme que ‘’ce vendredi risque d’être très mouvementé’’.
‘’Le patriote en chef vendra chèrement sa peau. Résistance à l’oppression étatique, refus de déférer à toute convocation de la justice, crachat sur le délibéré de ses [collègues] concernant son immunité parlementaire et graves accusations contre les magistrats chargés de son dossier. Ousmane Sonko défie le pouvoir et promet de [faire] capoter le projet funeste ficelé pour abréger sa carrière politique’’, commente Kritik’.
‘’Ousmane Sonko sonne la résistance’’, écrit Sud Quotidien, ajoutant que ‘’le juge ne verra pas l’ombre du député et leader de Pastef, dans le cadre de l’enquête pour ‘viols répétés’ et ‘menaces de mort’, à moins qu’il ne soit pris de force’’.
Lors d’une conférence de presse tenue au siège de son parti, le député, candidat au scrutin présidentiel de 2019, a dit qu’‘’il considère cette accusation de viol comme le dernier ou l’avant-dernier combat après la présidentielle de 2024’’, lit-on dans Tribune.
‘’Sonko se radicalise’’, titre WalfQuotidien, ajoutant que l’opposant juge ‘’viciée’’ la procédure menée en vue de son immunité parlementaire.
‘’La tension est montée d’un cran après le refus’’ d’Ousmane Sonko de se présenter au juge d’instruction, selon WalfQuotidien.

Le même journal prétend connaître la psychologie du leader de Pastef : ‘’Durant sa déclaration, Sonko s’est touché la bouche et s’est souvent gratté le côté droit du cou. Cela montre qu’il est dérangé par cette affaire de viol. Ousmane Sonko paraît (…) agacé par cette affaire (…) Le stress et l’agacement semblent être les sentiments qui animent le plus Ousmane Sonko.’’

‘’Le député Ousmane Sonko peut considérer qu’il n’est pas lié par une quelconque décision de levée de son immunité parlementaire (…) Mais cela n’engagerait que lui’’, explique à L’Observateur le spécialiste de droit pénal Iba Barry Kamara.

Une levée de son immunité parlementaire permettra au juge de le convoquer et de lui décerner un mandat d’amener s’il n’obtempère pas, selon M. Kamara. ‘’En ce moment-là, il va être appréhendé manu militari pour être présenté au juge’’, ajoute-t-il.

Le Témoinb Quotidien estime que ‘’cette affaire (…) fera sans doute couler plein d’encre au fil des jours à venir’’.
‘’Ousmane Sonko ouvre le chapitre de la confrontation avec tous les pouvoirs de l’Etat’’, y compris le pouvoir judiciaire dont il remet en cause l’impartialité, selon EnQuête, qui ajoute : ‘’Engagé dans ce combat à l’issue incertaine, Ousmane Sonko prend la mesure des jours et des nuits empreints de convulsions, d’effroi, de colères et de violences en tous genres, qui se préparent pour lui et pour le Sénégal.’’
Les quotidiens se sont également intéressés à la vaccination contre le Covid-19, un exercice auquel s’est prêté le président de la République, jeudi.
Les commentaires de la presse portent surtout sur cette déclaration de Macky Sall : ‘’Ce serait dommage qu’on ne prenne pas ces vaccins. Si on ne les prend pas, je vais les donner à d’autres pays qui en besoin.’’
‘’Un peuple averti en vaut mille’’, commente L’As.
‘’On le sait, le moi est haïssable (…) Les doses acquises avec les deniers publics, il en fait sa propriété personnelle, oubliant que c’est à la sueur de millions de personnes qu’il le doit’’, commente Le Témoin Quotidien.
Le Quotidien y va également d’un ton réprobateur : ‘’Non content d’avoir offert nos vaccins à des pays étrangers sans l’avis de notre parlement, il continue de menacer les Sénégalais de les dépouiller du restant des vaccins pour les donner à d’autres.’’

‘’Un président de devrait pas dire ça’’, réagit WalfQuotidien.

Levée de l’immunité de Sonko : affrontements entre manifestants et forces de l’ordre

Alors qu’une décision sera prise quant à la levée de l’immunité de Sonko ce 26 février, des affrontements ont lieu entre des manifestants et les forces de l’ordre.

La journée de ce vendredi a débuté avec des manifestations dans plusieurs quartiers de Dakar, rapporte Rfm. Il y’a eu en effet, des affrontements entre les forces de l’ordre et de jeunes sympathisants de Sonko qui manifestaient.

Pour rappel, Ousmane Sonko est sous le coup d’une accusation de viols et menaces de mort. Conduisant par conséquent à une éventuelle levée de son immunité parlementaire. Une plénière doit donc se tenir ce 26 février en vue de statuer sur la levée de l’immunité parlementaire du principal opposant de Macky Sall.

À lire aussi : Ousmane Sonko accusé de viol par une masseuse

La Rfm renseigne que des jeunes brûlaient des pneus et érigeaient des barricades afin de manifester leur mécontentement. Les forces de l’ordre ont par la suite tenté de répliquer en les dispersant, toujours selon la même source.

Macky Sall refute toute implication dans l’affaire Sonko

Le président Macky Sall a réfuté catégoriquement toute implication de sa part dans l’affaire du député de l’opposition et leader du PASTEF Ousmane Sonko, accusé de viol par une employée d’un salon de massage dakarois, ’’une affaire regrettable’’, juge-t-il.
« C’est clair. Je crois que j’ai suffisamment à faire que de comploter pour des choses aussi basses », a-t-il dit dans un entretien avec RFI.
Pour rappel, Sonko avait accusé Macky Sall ainsi que son ministre de l’Intérieur d’être les instigateurs de ce qu’il qualifie de complot.
« Encore une fois, c’est une affaire regrettable. Je ne sais pas ce qu’il en est, dans le fond. Je ne peux pas souhaiter, même à mon pire adversaire, une telle situation. Maintenant, il y a une accusation, il y a des procédures, il ne faut pas qu’on mêle le président à des choses qui ne le regardent pas », a-t-il ajouté.
Accusé de viols et de menaces de mort par une masseuse, Ousmane Sonko, député et leader du parti d’opposition PASTEF/Les Patriotes, ne s’est pas présenté lundi devant la commission ad hoc de l’Assemblée nationale qui doit statuer sur la levée de son immunité parlementaire.
Il avait invoqué cette immunité pour justifier son refus de déférer à une convocation de la Section de recherche de la gendarmerie.

Immunité parlementaire : la liste des membres de la commission ad hoc ratifiée

L’Assemblée nationale a ratifié, mercredi, la liste des membres de la commission ad hoc chargée de statuer sur la demande de levée de l’immunité parlementaire du député de l’opposition Ousmane Sonko, sous le coup d’une plainte pour ‘’viols répétés’’ et ‘’menaces de mort’’.
Cette commission est composée de Bounama Sall, Demba Babaël Sow, Papa Biram Touré, Adji Diarra Mergane, Mously Diakhaté, Mamadou Oury Baïlo Diallo, Dieh Mandiaye Ba et Aymérou Gningue pour le compte de la majorité.
Y figurent aussi Cheikh Barra Doly et Moustapha Guirrassy (Liberté et Démocratie) et Cheikh Bamba Dièye (Non inscrits).
L’opposition a décrié cette procédure estimant que la plainte vise X et non le député Ousmane Sonko, ce que récuse la majorité.
L’Assemblée nationale a été saisie par le juge d’instruction du huitième cabinet du tribunal Hors Classe de Dakar, à l’initiative du procureur de la République.
Adji Sarr, une employée d’un salon de beauté et de massage situé à Dakar, a déposé auprès de la section judiciaire de la Gendarmerie une plainte contre le parlementaire et leader des Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef).
La jeune femme déclare avoir été victime de ‘’viols répétés’’ et de ‘’menaces de mort’’ dont le député, candidat à l’élection présidentielle de 2019, serait l’auteur. Ce dernier a nié les accusations en bloc et dénoncé un ‘’complot politique’’ le visant.
La commission ad hoc étudiera le fond de cette requête en entendant la version du mis en cause, Ousmane Sonko, qui sera représentant par la député Aïssatou Mbodj.
Elle produira ensuite un rapport à présenter lors d’une séance plénière consacrée à la levée de l’immunité parlementaire du député.
Un communiqué reçu des services de l’Assemblée nationale, mercredi, indique que la Commission des Lois, s’est réunie, lundi, à l’effet de constituer la Commission ad hoc chargée de statuer sur la demande de levée de l’immunité parlementaire du député Ousmane Sonko.
Le document dont l’APS a eu connaissance indique qu’au cours de cette session, sa présidente a rappelé que la convocation de la Commission fait suite à une saisine du Garde des Sceaux, qui a transmis au président de l’Assemblée nationale, le mardi 9 février, un courrier du Procureur général près la Cour d’Appel de Dakar demandant la levée de l’immunité parlementaire du député Ousmane Sonko.
Des députés ont précisé, selon le communiqué, que ‘’le procureur a, dans son réquisitoire, porté plainte contre X’’, demandant ‘’si cette plainte vise réellement leur collègue Ousmane Sonko pour envisager la levée de son immunité parlementaire’’.
‘’Pour d’autres, cette plainte ne concerne pas leur collègue, car il n’a pas été nommément cité par (…) le procureur. Par conséquent, la mise en place de cette Commission ad hoc est dénuée de tout fondement et la poursuite de la procédure devrait être arrêtée’’, souligne le communiqué.
Des députés ‘’ont déploré le fait que le président de l’Assemblée nationale ait procédé à la lecture des courriers, en lieu et place de la mise à disposition du dossier ; ce qui aurait pu leur permettre d’apprécier la pertinence de cette procédure de levée de l’immunité parlementaire de leur collègue incriminé’’.
Toutefois, des élus ‘’ont soutenu qu’à ce stade de la procédure, les compétences de la Commission des Lois se limitent à la mise en place de la Commission ad hoc, conformément à la décision du Bureau de l’Assemblée nationale’’.
Selon eux, ‘’l’objet de la rencontre tient uniquement à la mise en place de ladite Commission et non à débattre sur le fond de la procédure’’.
Le communiqué relève que des députés ‘’ont suggéré une révision des modalités de levée de l’immunité parlementaire, dans le cadre de la seconde génération de réforme du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale’’.
Ainsi, ‘’il pourrait être envisagé de permettre aux autorités judiciaires d’ouvrir une information judiciaire et de mener l’instruction jusqu’à l’obtention d’éléments suffisants, avant d’enclencher la procédure de levée de l’immunité parlementaire d’un député’’.
Lors de cette réunion, ‘’il a été également préconisé de revoir la loi qui a criminalisé les actes de viol au Sénégal, en prévoyant de lourdes sanctions contre les personnes accusatrices de viol sans fondement’’.
L’objectif est ‘’d’éviter les accusations mensongères qui peuvent entacher à jamais l’honorabilité des personnes innocentes’’.
Pour la présidente de la Commission des Lois, ‘’il appartient au Bureau de l’Assemblée nationale et à la Conférence des présidents de prendre des décisions sur les questions évoquées’’.
Selon Dieh Mandiaye Ba, ‘’la nature de la plainte contre X ou dirigée contre Monsieur le député Ousmane Sonko importe peu pour la Commission’’.
Le communiqué a rapporté qu’elle ‘’a tenu à préciser qu’il n’appartenait pas à la Commission d’examiner l’affaire au fond, ni de se prononcer sur l’exactitude des faits encore moins sur la culpabilité ou non de leur Collègue’’.

La TFM mise en garde pour « propos dégradants pour la femme » dans Jakarloo

Le CNRA a adressé un rappel à l’ordre à la Télé Futurs Médias par un courrier. La direction de la TFM l’a reçu suite à des « propos dégradants et injurieux pour la femme » au cours de l’émission Jakarloo.

En effet, l’émission du 12 février traitait de l’affaire Adji Sarr-Ousmane Sonko. Et le régulateur de l’Audiovisuel reproche à la Tfm le vocabulaire employé dans ce numéro de Jakarloo.

«Le vocabulaire, d’une vulgarité extrême et inacceptable, a été sans apport aucun dans la satisfaction des besoins d’information du public sur l’affaire dite Adji Sarr-Ousmane Sonko pendante devant la justice». A alors dénoncé l’instance que dirige par Babacar Diagne, dans un communiqué.

Il indique en effet, que les termes injurieux et obscènes, faisant clairement place à du sexisme débordant, sont de nature à porter atteinte à la considération de la femme. Et ce, « tout en agressant les valeurs morales de notre société ».

En sa qualité d’organe chargé de veiller au respect par les médias audiovisuels de la réglementation, le CNRA rappelle de ce fait à la Tfm que «selon l’article 15 du Cahier des charges applicable au titulaire d’une autorisation de diffusion de programmes de télévision privée de droit sénégalais, le titulaire est responsable du contenu des émissions qu’il diffuse».

L’organe a donc invité la Tfm à plus de vigilance et à veiller à ce que de telles dérives ne se reproduisent plus.

Me Babou apporte des éclaircissements sur la levée d’immunité d’Ousmane Sonko

Vers le rejet de la levée d’Immunité du parlementaire Ousmane Sonko

Depuis ces derniers jours, une seule affaire est au cœur de l’actualité sénégalaise. Il s’agit notamment de l’accusation de viol porté contre le député Ousmane Sonko suivi de la levée de son immunité.

En effet, cette procédure visant à retirer l’immunité parlementaire du leader de Pastef, pourrait ne pas prospérer. Car selon Me Abdoulaye Babou, la plainte formulée contre X et non contre le député, annulerait ladite procédure.

« S’il est vrai que la plainte vise X, dans ce cas de figure personne n’a le droit de lever l’immunité parlementaire d’Ousmane Sonko. »

Ensuite, l’ancien député et non moins juriste  apporte plus de précision sur cette procédure. « Je le dis et je le répète. Je persiste et je signe. Il faut d’abord qu’il soit directement et personnellement accusé de quelque chose, et que le procureur de la République sollicite la levée de son immunité parlementaire par une demande à l’Assemblée nationale. »

« Il ne peut exister que deux schémas : l’orientation du dossier  vers une enquête préliminaire, ou bien vers le flagrant délit. Maintenant s’il est vrai, comme nous l’avons appris avec les derniers développements dans cette affaire, que la plainte en question est déposée contre X, alors ne peut lever l’immunité parlementaire d’Ousmane Sonko. »