Mondial 2026 : Pape Thiaw dévoile sa liste définitive de 26 Lions

Le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, a dévoilé ce mardi la liste définitive des joueurs retenus pour participer à la Coupe du monde 2026. Après avoir entamé son stage de préparation avec un groupe élargi de 28 joueurs, le technicien sénégalais a procédé aux derniers ajustements exigés par la réglementation de la FIFA avant la transmission officielle de la liste finale.

Cette annonce intervient au lendemain de la défaite des Lions face aux États-Unis (3-2) lors d’un match amical de préparation. Malgré le revers, cette rencontre a permis au staff technique d’évaluer les derniers candidats à une place dans l’effectif mondialiste.

Pour ramener son groupe au nombre réglementaire, Pape Thiaw a décidé de se passer des services de Moustapha Mbow et Ilay Camara, qui quittent ainsi le rassemblement et ne participeront pas à la phase finale du tournoi.

La principale surprise de cette sélection est la présence confirmée de Bara Sapoko Ndiaye. Annoncé parmi les joueurs susceptibles d’être écartés, le jeune milieu a finalement convaincu le staff grâce à ses performances durant la préparation. Aligné d’entrée face aux États-Unis, il a livré une prestation remarquée qui lui a permis de décrocher sa place dans le groupe définitif.

Les Lions de la Teranga poursuivront désormais leur préparation avec un dernier match amical face à Arabie saoudite le 9 juin, avant leur entrée en compétition contre France le 16 juin prochain.

Joueurs retenus

  • Édouard Mendy
  • Mory Diaw
  • Yehvann Diouf
  • Kalidou Koulibaly
  • Moussa Niakhaté
  • Mamadou Sarr
  • Abdoulaye Seck
  • Krépin Diatta
  • Antoine Mendy
  • Ismaïl Jakobs
  • El Hadji Malick Diouf
  • Idrissa Gana Gueye
  • Lamine Camara
  • Pape Gueye
  • Nicolas Jackson
  • Cherif Ndiaye
  • Bamba Dieng
  • Ibrahim Mbaye
  • Assane Diao
  • Bara Sapoko Ndiaye

Le Sénégal espère désormais finaliser ses automatismes avant le début du Mondial, avec l’ambition de réaliser un parcours marquant dans cette édition 2026

Sénégal : l’opposition saisit le Conseil constitutionnel contre la réintégration de Sonko à l’Assemblée

Des députés de l’opposition sénégalaise contestent la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. Ils ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander l’annulation de la décision ayant permis son retour au Parlement.

 

Une partie de l’opposition parlementaire sénégalaise a saisi le Conseil constitutionnel afin de contester la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. L’information a été rendue publique lundi à travers un communiqué transmis à la presse. Au total, dix-neuf députés appartenant au groupe parlementaire Takku Wallu ainsi que des élus non inscrits demandent à la haute juridiction de déclarer non conforme à la Constitution la décision prise par le Bureau de l’Assemblée nationale le 24 mai 2026, qui a permis à Ousmane Sonko de retrouver son siège de député.

Selon les requérants, l’ancien Premier ministre se trouvait déjà dans une situation d’incompatibilité au moment de son élection comme député en 2024, conformément aux dispositions de l’article 54 de la Constitution sénégalaise.

Les parlementaires soutiennent qu’en choisissant de conserver ses fonctions à la tête du gouvernement, Ousmane Sonko avait de fait renoncé à son mandat parlementaire, comme le prévoient la Constitution et le règlement intérieur de l’Assemblée nationale alors en vigueur.

Pour les auteurs du recours, la décision de le réintégrer au Parlement, suivie de son élection à la présidence de l’Assemblée nationale le 26 mai dernier, constitue une entorse grave aux règles constitutionnelles ainsi qu’au principe de séparation des pouvoirs.

Les députés de l’opposition estiment que le Conseil constitutionnel est la seule institution habilitée à se prononcer sur la validité d’un mandat parlementaire et à garantir le respect du fonctionnement régulier des institutions de la République.

Ils affirment également avoir rencontré des difficultés pour obtenir les documents nécessaires à l’introduction de leur recours. Selon eux, des sommations d’huissier ont été nécessaires afin d’accéder à la décision de réintégration d’Ousmane Sonko ainsi qu’au procès-verbal de la séance plénière du 26 mai 2026.

À travers cette démarche, les signataires demandent au Conseil constitutionnel d’exercer pleinement ses prérogatives afin de statuer sur la conformité de cette décision. Ils rappellent que, selon eux, aucune majorité parlementaire ne peut s’affranchir des dispositions de la loi fondamentale.

Sénégal : Bassirou Diomaye Faye dévoile un gouvernement de 30 membres conduit par Ahmadou Alamine Mohamed Lo

Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a officialisé lundi la composition du nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre Ahmadou Alamine Mohamed Lo. La nouvelle équipe gouvernementale comprend 30 personnalités, dont 26 ministres de plein exercice et quatre ministres délégués rattachés à différents départements.

 

La liste des membres du gouvernement a été publiée à travers le décret présidentiel n°2026-1130, signé par le chef de l’État sur proposition du Premier ministre, nommé quelques jours plus tôt.  Au sein de cette nouvelle équipe, Yankhoba Diémé prend les rênes du ministère des Forces armées, tandis que Cheikh Diba conserve le portefeuille de l’Économie, des Finances et du Plan. Mohamedou Makhtar Cissé est chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique, alors que Cheikh Niang hérite du ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur.

La Justice est confiée à Moussa Sarr, nommé garde des Sceaux. De son côté, Marie-Angélique Mame Selbé Diouf dirigera le ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités. Boubacar Camara prend la tête du département de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Dans les secteurs stratégiques, El Hadji Abdourahmane Diouf est nommé ministre de l’Énergie et du Pétrole, Serigne Guèye Diop prend en charge l’Industrie et le Commerce, tandis que Cheikh Tidiane Dièye est reconduit à l’Hydraulique et à l’Assainissement.

L’équipe gouvernementale comprend également Moustapha Mamba Guirassy à l’Éducation nationale, Ibrahima Sy à la Santé et à l’Hygiène publique, Moussa Bala Fofana à l’Urbanisme, aux Collectivités territoriales et à l’Aménagement du territoire, ainsi que Dethié Fall aux Infrastructures.

Bakary Sarr est nommé ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, avec la fonction de porte-parole du gouvernement. Alioune Dione hérite du portefeuille de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire.

Les secteurs agricoles et numériques sont respectivement confiés à Cheikh Oumar Ba, ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, et à Samba Diouf, ministre des Télécommunications et du Numérique.

Mamoudou Lamine Dianté prend la tête de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public. Djireye Clotilde Coly est chargée de la Jeunesse et des Sports, tandis qu’Alpha Thiam dirige le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme.

Idrissa Samb est nommé ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique. Cheikh Oumar Ciss prend les Mines et la Géologie, Aliou Gory Diouf l’Environnement et la Transition écologique, Abdou Khadre Ndiaye les Transports terrestres et aériens, et Ami Mbengue Ndao les Pêches et l’Économie maritime.

Quatre ministres délégués viennent compléter l’architecture gouvernementale. Il s’agit de Bassirou Sarr au Budget, Alenard Diop à l’Économie, au Plan et à la Coopération, Ousmane Diagne chargé de l’Élevage, ainsi que Mame Coumba Diop chargée de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique.

Parallèlement, Papa Assane Touré a été désigné ministre secrétaire général du gouvernement. Cette nomination intervient dans un contexte politique particulier, marqué par l’annonce du parti Pastef-Les Patriotes de ne pas intégrer le nouvel exécutif. Dans une déclaration publiée quelques heures avant la formation du gouvernement, le président du parti, Ousmane Sonko, a indiqué que sa formation politique ne disposerait d’aucun représentant au sein de cette équipe ministérielle.

Le nouveau gouvernement tiendra son premier Conseil des ministres le 5 juin prochain sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.

Sénégal : Le Pastef refuse d’intégrer le nouveau gouvernement

Le parti Pastef-Les Patriotes a officialisé, lundi, sa décision de ne pas intégrer le prochain gouvernement sénégalais. L’annonce a été faite par son président, Ousmane Sonko, quelques heures avant la publication attendue de la nouvelle équipe gouvernementale conduite par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo.

 

Dans une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux, Ousmane Sonko explique que des discussions ont été menées avec le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, conformément aux orientations définies par le Comité exécutif du parti dans le cadre de la formation du futur gouvernement.

Le leader du Pastef révèle qu’un entretien approfondi s’est tenu dans la matinée avec le chef de l’État. Si certaines positions communes ont été dégagées au cours des échanges, des divergences importantes sont également apparues, notamment sur la place que devrait occuper la majorité parlementaire au sein de l’Exécutif et sur l’organisation du futur dispositif gouvernemental.

À l’issue d’une concertation avec les instances dirigeantes du parti, de nouvelles propositions ont été transmises au président de la République. Selon Ousmane Sonko, celles-ci n’ont toutefois pas obtenu l’adhésion souhaitée.

Face à cette situation, le Pastef a choisi de rester en dehors de la future équipe gouvernementale. « Aucun ministre issu du Pastef ne siégera dans le prochain gouvernement », a indiqué le président du parti.

Tout en prenant ses distances avec la future composition gouvernementale, Ousmane Sonko a adressé ses vœux de réussite à la nouvelle équipe qui sera mise en place. Il a également annoncé que des précisions supplémentaires seront communiquées dans les prochains jours.

Cette prise de position intervient dans un contexte politique marqué par le récent départ d’Ousmane Sonko de la Primature. Quelques jours après avoir quitté ses fonctions de Premier ministre, il a été porté à la présidence de l’Assemblée nationale, où le Pastef dispose d’une confortable majorité avec 130 députés sur 165.

La publication de la composition du gouvernement dirigé par Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo est attendue dans les prochaines heures, selon plusieurs sources proches du pouvoir.

Sénégal : la presse décrypte le premier gouvernement d’Ahmadou Al Aminou Lô

La publication de la composition du nouveau gouvernement sénégalais, lundi soir, continue d’alimenter les commentaires et les analyses dans la presse nationale. Entre renouvellement des équipes, rééquilibrage politique et affirmation du leadership présidentiel, les quotidiens proposent des lectures diverses de cette nouvelle étape de la vie politique du pays.

 

Pour Le Soleil, la mise en place de l’équipe dirigée par Ahmadou Al Aminou Lô traduit une importante réorganisation de l’appareil gouvernemental. Le journal souligne que le nouvel exécutif repose à la fois sur la continuité de certaines figures de l’administration et l’arrivée de nombreux nouveaux responsables. Selon le quotidien, dix-huit personnalités font leur entrée au gouvernement, issues aussi bien du Pastef que de la coalition Diomaye Président, des partis alliés et de la technocratie.

De son côté, Libération estime que le président Bassirou Diomaye Faye a choisi d’élargir sa base politique en associant différentes sensibilités à la nouvelle équipe gouvernementale. Le journal relève notamment la présence de plusieurs responsables proches du Pastef ainsi que de partenaires politiques qui ont décidé de poursuivre leur participation à l’action gouvernementale. Selon cette lecture, le chef de l’État consolide également son entourage politique en promouvant de nouvelles personnalités au sein de l’exécutif.

Sud Quotidien voit dans cette composition gouvernementale la volonté d’affirmer davantage l’autonomie du pouvoir exécutif. Le journal met en avant le profil des ministres retenus, composé d’experts, de technocrates, d’alliés politiques et de quelques membres reconduits de l’équipe précédente. Pour le quotidien, cette nouvelle architecture gouvernementale traduit autant une recomposition politique qu’une nouvelle méthode de gouvernance destinée à répondre aux défis économiques et institutionnels du moment.

Pour L’As, l’attente suscitée par la formation du gouvernement a finalement débouché sur une équipe mêlant expérience, compétences techniques et nouveaux visages. Le journal estime que plusieurs nominations apparaissent cohérentes au regard des responsabilités confiées aux différents ministres.

À travers son analyse, L’Observateur considère que Bassirou Diomaye Faye a privilégié la stabilité institutionnelle plutôt qu’une logique de rupture brutale. Selon le quotidien, le président sénégalais a choisi une approche fondée sur la continuité de son projet politique, en évitant les règlements de comptes ou les affrontements internes que certains observateurs anticipaient. Le journal décrit une démarche axée sur la consolidation des institutions et la recherche d’équilibres politiques durables.

Dans une lecture plus politique, WalfQuotidien estime que ce nouveau gouvernement marque une étape importante dans l’évolution des rapports entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Le quotidien considère que le chef de l’État affirme désormais sa propre orientation politique à travers une équipe davantage articulée autour de la coalition Diomaye Président et de la Vision 2050, présentée comme le cadre de référence des futures politiques publiques.

Au-delà des différentes interprétations, la publication de ce gouvernement met fin à plusieurs jours d’attente et ouvre une nouvelle séquence politique au Sénégal. L’attention se tourne désormais vers les premières décisions de l’exécutif et la capacité de la nouvelle équipe à répondre aux attentes des populations dans un contexte marqué par d’importants défis économiques, sociaux et institutionnels.

Pape Thiaw rassure après la défaite des Lions face aux États-Unis

L’équipe nationale du Sénégal poursuit sa préparation en vue de la Coupe du monde 2026, avec l’objectif d’être prête pour son entrée en compétition prévue le 16 juin prochain. Le sélectionneur Pape Thiaw a assuré que le groupe va intensifier son travail dans les jours à venir, qualifiant cette dernière phase de préparation de particulièrement exigeante après la défaite enregistrée face aux États-Unis en match amical dimanche.

En conférence de presse, le technicien sénégalais a insisté sur la nécessité de maintenir le rythme de travail. Selon lui, une semaine « très dense et très chargée » attend les Lions, qui doivent corriger plusieurs aspects de leur jeu avant le début du tournoi mondial.

Le Sénégal s’est incliné 3 buts à 2 contre la sélection américaine à Charlotte lors d’une rencontre de préparation en vue du Mondial. Une défaite que Pape Thiaw a analysée avec lucidité, reconnaissant la supériorité de l’adversaire sur certains aspects du jeu.

Il a notamment souligné les difficultés de son équipe dans les duels et dans la maîtrise du ballon. « Nous sommes une équipe qui aime contrôler le jeu, mais nous n’avons pas réussi à imposer notre style », a-t-il expliqué, estimant que les États-Unis ont mieux exploité leur plan de jeu, notamment grâce à leur intensité physique et leur pressing.

Malgré tout, le sélectionneur a noté une légère amélioration après l’égalisation sénégalaise, avant que ses joueurs ne concèdent un nouveau but qui a compliqué la rencontre.

Après ce premier test, les Lions vont poursuivre leur préparation avec un déplacement à San Antonio, où ils affronteront l’Arabie Saoudite le 9 juin en match amical. Ils rejoindront ensuite leur base au New Jersey le 11 juin, à quelques jours du coup d’envoi du Mondial.

Le Sénégal, champion d’Afrique en titre, évoluera dans un groupe relevé composé de la France, de la Norvège et de l’Irak. Les Lions débuteront la compétition le 16 juin à New York face aux Français, avant d’affronter la Norvège le 23 juin, puis l’Irak le 26 juin à Toronto.

La Coupe du monde 2026 se tiendra du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

Sénégal : Sonko passe le relais à Al Aminou Lô, dans l’attente du nouveau gouvernement

La transition à la Primature sénégalaise est désormais officielle. La cérémonie de passation de service entre l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko et son successeur Ahmadou Al Aminou Lô s’est déroulée vendredi 29 mai 2026 à Dakar, marquant une nouvelle phase dans la recomposition de l’exécutif voulue par le président de la République.

 

Nommé à la tête du gouvernement le 25 mai dernier, quelques jours après le départ d’Ousmane Sonko, Ahmadou Al Aminou Lô prend ses fonctions dans un contexte marqué par d’importants défis économiques, sociaux et institutionnels. À 60 ans, l’économiste est désormais chargé de conduire l’action gouvernementale alors que les attentes restent fortes au sein de l’opinion publique.

Malgré son installation officielle, la composition de la future équipe gouvernementale demeure inconnue. Le chef de l’État n’a pas encore dévoilé les ministres appelés à accompagner le nouveau Premier ministre, alimentant de nombreuses spéculations sur les choix à venir et les éventuels réaménagements au sein de l’exécutif.

Les observateurs scrutent désormais les arbitrages présidentiels qui détermineront l’architecture du prochain gouvernement ainsi que les personnalités qui y feront leur entrée ou leur retour. Dans l’intervalle, Ahmadou Al Aminou Lô s’attelle à la prise en main des principaux dossiers de l’État. Lors de la cérémonie de passation, il a confié son émotion en retrouvant une institution qu’il connaît bien.

« Je reviens dans un lieu qui ne m’est pas étranger. C’est un retour au pays natal », a-t-il déclaré devant les autorités et les collaborateurs de la Primature.

De son côté, Ousmane Sonko, récemment élu à la présidence de l’Assemblée nationale après avoir retrouvé son siège de député, a assuré le nouveau chef du gouvernement du soutien de l’institution parlementaire. Selon lui, l’Assemblée nationale accompagnera l’action du gouvernement chaque fois que celle-ci servira les intérêts du pays. Il a rappelé que les relations entre les deux institutions reposent sur la complémentarité plutôt que sur l’opposition.

« Le Premier ministre est un interlocuteur quotidien de l’Assemblée nationale. Nous serons à ses côtés chaque fois que cela sera nécessaire pour l’intérêt du Sénégal », a-t-il affirmé.

Le nouveau président de l’Assemblée nationale a également insisté sur l’importance de cette transmission de responsabilités, qu’il considère comme une illustration du fonctionnement normal des institutions républicaines.

Revenant sur les deux années passées à la tête du gouvernement, Ousmane Sonko a reconnu la difficulté de la fonction. Il a décrit une mission particulièrement exigeante, marquée par de lourdes responsabilités, tout en saluant le travail accompli par ses collaborateurs durant son passage à la Primature.

Cette passation de service intervient alors que l’opinion attend désormais l’annonce du nouveau gouvernement, étape décisive pour la mise en œuvre des orientations politiques du président Bassirou Diomaye Faye et de son nouveau Premier ministre.

Cédéao : le Sénégal porte son choix sur le général Birame Diop pour diriger la Commission régionale

Le Sénégal a officiellement désigné le général Birame Diop comme candidat à la présidence de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour le mandat 2026-2030. Cette nomination s’inscrit dans le cadre de la rotation institutionnelle qui attribue à Dakar la direction de l’organe exécutif de la CEDEAO pour les quatre prochaines années.

 

L’annonce a été faite dimanche par le ministère sénégalais de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur. La candidature du général Diop devra désormais être validée par les chefs d’État et de gouvernement lors du prochain sommet de la Cédéao prévu en juillet 2026.

Cette désignation intervient après la décision prise en décembre 2025 à Abuja lors de la 68e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, qui avait confié au Sénégal la présidence de la Commission pour le cycle 2026-2030.

À travers ce choix, les autorités sénégalaises entendent placer à la tête de l’institution un responsable disposant d’une solide expérience dans les domaines de la sécurité, de la gouvernance et de la coopération internationale.

Le général Birame Diop affiche un parcours marqué par plusieurs fonctions stratégiques au sein des Forces armées sénégalaises. Il a notamment occupé les postes de chef d’état-major général des Armées, de chef d’état-major particulier du président de la République ainsi que de chef d’état-major de l’Armée de l’air.

Au-delà de son expérience militaire nationale, il s’est également illustré sur la scène internationale. Il a notamment exercé les fonctions de conseiller militaire du secrétaire général des Nations Unies pour les opérations de paix, participant à la réflexion et à la gestion de plusieurs dossiers liés à la sécurité internationale.

Le gouvernement sénégalais met également en avant son expertise dans les réformes du secteur de la sécurité ainsi que sa contribution à la formation de cadres africains dans différents centres et institutions spécialisés.

Sa candidature intervient dans un contexte particulièrement sensible pour la Cédéao. L’organisation est confrontée à de nombreux défis liés à l’instabilité sécuritaire dans le Sahel, aux transitions politiques dans plusieurs États membres et à l’évolution de ses relations avec les pays regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Par ailleurs, Dakar pourrait prochainement renforcer davantage son influence au sein de l’organisation régionale. Le Sénégal est en effet pressenti pour assurer également la présidence tournante de la Conférence des chefs d’État de la Cédéao à l’issue du mandat du président sierra-léonais Julius Maada Bio.

Pour les autorités sénégalaises, le profil du général Birame Diop répond aux exigences du moment. Elles estiment que son expérience diplomatique, sa connaissance des enjeux sécuritaires africains et sa vision stratégique constituent des atouts importants pour accompagner les efforts de paix, de stabilité et d’intégration dans l’espace ouest-africain.

Si sa candidature est validée lors du prochain sommet, il prendra les rênes d’une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la gestion des défis politiques, économiques et sécuritaires qui façonnent l’avenir de l’Afrique de l’Ouest.

Sénégal : l’attente du gouvernement Al Aminou Lo alimente les interrogations de la presse Sénégalaise

La formation du nouveau gouvernement sénégalais continue de faire couler beaucoup d’encre. Dix jours après le départ d’Ousmane Sonko de la Primature et plus d’une semaine après la nomination d’Ahmadou Al Aminou Lo à la tête du gouvernement, la composition de la nouvelle équipe ministérielle n’a toujours pas été dévoilée. Une situation qui domine largement les commentaires de la presse nationale ce lundi.

 

Plusieurs quotidiens s’interrogent sur les raisons de ce délai inhabituel. Pour de nombreux observateurs, cette attente prolongée traduirait l’existence de négociations complexes au sein de la majorité présidentielle.

Le Quotidien évoque notamment des discussions intenses entre le nouveau Premier ministre et les responsables du PASTEF, formation politique qui dispose aujourd’hui d’une confortable majorité à l’Assemblée nationale. Selon le journal, le parti chercherait à peser sur les choix gouvernementaux afin de préserver ses équilibres internes et ses orientations politiques.

Cette période de flottement suscite également des critiques. Dans ses colonnes, L’As estime que le pays traverse une phase d’incertitude alors que plusieurs dossiers économiques et sociaux exigent des décisions rapides. Le journal souligne que la nomination du chef du gouvernement n’a pas encore permis de relancer pleinement l’action de l’exécutif. Cette situation nourrit les spéculations sur d’éventuelles divergences stratégiques au sommet de l’État et sur les arbitrages nécessaires pour constituer une équipe consensuelle.

Au-delà des considérations politiques, plusieurs observateurs rappellent que les attentes de la population restent fortes dans un contexte marqué par de nombreux défis liés à l’emploi, au coût de la vie et aux réformes économiques annoncées.

Sur le terrain diplomatique, un autre sujet retient l’attention de la presse sénégalaise. Le Sénégal a officiellement décidé de présenter la candidature du général d’armée aérienne Birame Diop à la présidence de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Cette candidature, soutenue par le président Bassirou Diomaye Faye, sera portée lors du prochain sommet des chefs d’État de l’organisation régionale prévu en juillet 2026.

Plusieurs médias mettent en avant l’expérience du général Birame Diop dans les domaines de la sécurité, de la prévention des conflits et de la gouvernance. Son parcours est présenté comme un atout majeur pour diriger l’institution sous-régionale dans un contexte marqué par de nombreux défis sécuritaires et politiques en Afrique de l’Ouest.

La visite officielle effectuée ce week-end par le président sénégalais en Gambie occupe également une place importante dans l’actualité. À Banjul, Bassirou Diomaye Faye et son homologue Adama Barrow ont échangé sur le renforcement de la coopération bilatérale, la stabilité régionale ainsi que plusieurs dossiers d’intérêt commun.

Enfin, la presse revient largement sur le centenaire de l’ancien président Abdoulaye Wade. Figure majeure de la vie politique sénégalaise, le fondateur du Parti démocratique sénégalais (PDS) est célébré pour son rôle dans la démocratisation du pays et son long combat dans l’opposition avant son accession au pouvoir en 2000.

De nombreux éditorialistes rappellent le parcours singulier de celui qui aura marqué plusieurs générations de Sénégalais, aussi bien par sa longévité politique que par son influence sur l’évolution démocratique du pays.

António Guterres rend hommage aux Casques bleus tombés pour la paix

Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a salué vendredi l’engagement des Casques bleus déployés à travers le monde, tout en rendant hommage aux milliers de soldats de la paix morts en mission depuis la création des opérations onusiennes de maintien de la paix.

 

À l’occasion de la Journée internationale dédiée aux Casques bleus, le chef de l’ONU a indiqué que plus de 4 500 membres des forces de maintien de la paix ont perdu la vie depuis le lancement des missions onusiennes en 1948, dont 59 au cours de la seule année 2025.

Selon António Guterres, les opérations de maintien de la paix ont joué un rôle déterminant dans plusieurs pays marqués par les conflits, notamment au Libéria, en Namibie, au Cambodge, en Sierra Leone ou encore au Timor-Leste. Le secrétaire général estime que la présence des Casques bleus a permis, dans de nombreux contextes fragiles, d’accompagner les populations vers un retour progressif à la stabilité et à la paix durable.

« Pas à pas, ils ont accompagné des nations meurtries par les conflits sur le chemin d’une paix durable », a déclaré António Guterres dans son message officiel.

Cette journée constitue également, selon lui, un moment de reconnaissance envers les communautés soutenues par les missions onusiennes ainsi qu’envers les personnels civils, militaires et policiers engagés sur le terrain. Placée sous le thème « Investir dans la paix », l’édition 2026 met l’accent sur la nécessité de renforcer les moyens matériels, financiers et logistiques accordés aux opérations de maintien de la paix. Le secrétaire général a insisté sur l’importance de garantir aux Casques bleus les ressources nécessaires afin qu’ils puissent accomplir efficacement leurs missions dans un contexte international devenu plus complexe.

Actuellement, plus de 53 000 personnels civils, policiers et militaires sont déployés au sein de 11 opérations de maintien de la paix des Nations Unies à travers le monde. Pour António Guterres, les missions de paix demeurent aujourd’hui un outil essentiel et relativement peu coûteux pour favoriser la stabilité, prévenir l’aggravation des conflits et redonner espoir aux populations touchées par les crises.