Bassirou Diomaye Faye mise sur les Pôles-Territoires pour accélérer la transformation économique du Sénégal

Le Sénégal veut faire des territoires les véritables moteurs de son développement. Réuni ce jeudi au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) avec les exécutifs territoriaux, le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a détaillé sa vision de l’Acte IV de la décentralisation, plaçant les futurs Pôles-Territoires au cœur de la stratégie de transformation économique du pays.

Devant les élus locaux, le chef de l’État a expliqué que cette réforme, inscrite dans l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, vise à valoriser les potentialités propres à chaque territoire afin de stimuler une croissance endogène et durable. L’objectif affiché est de faire émerger un développement fondé sur les ressources locales et les réalités de chaque région.

Le président sénégalais a insisté sur le fait que les Pôles-Territoires ne constitueront pas un nouvel échelon administratif. Selon lui, ces structures auront pour mission de coordonner les initiatives, de soutenir les investissements structurants et de favoriser la création de richesse, tout en respectant les compétences des collectivités territoriales. Elles interviendront principalement dans les domaines où la coopération entre plusieurs territoires est indispensable pour renforcer l’efficacité de l’action publique.

Bassirou Diomaye Faye a également souligné que cette réforme repose sur une démarche de dialogue et de co-construction. D’après la Présidence de la République, le projet est le résultat de plusieurs mois de concertation ayant mobilisé près de 3 000 acteurs. Pour le chef de l’État, la transformation du Sénégal ne peut être impulsée uniquement depuis Dakar, mais doit prendre racine dans les territoires, au plus près des besoins, des réalités et des aspirations des populations.

Bassirou Diomaye Faye lance l’Acte IV de la décentralisation pour faire des territoires les moteurs du développement du Sénégal

Le Sénégal ouvre un nouveau chapitre de sa décentralisation. Suite à la présentation des grandes orientations de l’Acte IV par le président Bassirou Diomaye Faye devant les élus territoriaux, la presse nationale s’accorde sur l’importance de cette réforme, appelée à redéfinir la gouvernance locale et à placer les territoires au cœur de la transformation du pays.

Réunis à Dakar, maires, présidents de conseils départementaux et autres responsables locaux ont écouté le chef de l’État défendre une vision dans laquelle le développement ne se construit plus uniquement depuis la capitale, mais s’appuie sur les réalités et les potentialités de chaque territoire. Selon le président sénégalais, les futurs Pôles-Territoires devront devenir des leviers de planification, d’investissement et de croissance, en cohérence avec les objectifs de l’Agenda Sénégal 2050.

Les quotidiens sénégalais voient dans cette initiative une nouvelle étape de l’histoire de la décentralisation. Plusieurs journaux soulignent que cette réforme ambitionne de renforcer la justice territoriale, d’améliorer la gouvernance de proximité et de faire des collectivités locales les principaux moteurs du développement national. Les élus, tout en saluant cette orientation, appellent toutefois à une concertation renforcée, à des garanties institutionnelles et à des ressources financières suffisantes pour exercer pleinement leurs compétences.

Les discussions entre le gouvernement et les exécutifs territoriaux ont également permis de dégager un consensus autour de quinze points techniques destinés à encadrer la mise en œuvre de la réforme. Les autorités ont par ailleurs assuré qu’aucune commune ni aucun département ne serait supprimé, une précision destinée à dissiper les inquiétudes exprimées par plusieurs responsables locaux.

À quelques mois des prochaines élections locales, cette rencontre marque ainsi le lancement d’une nouvelle séquence politique. Entre promesse d’une gouvernance territoriale renouvelée et attentes des collectivités en matière d’autonomie et de moyens, l’Acte IV de la décentralisation s’annonce comme l’un des principaux chantiers institutionnels du Sénégal.

Le président Bassirou Diomaye Faye impulse une série de réformes majeures autour de la Constitution, de la décentralisation et des finances publiques

Réuni ce mercredi au Palais de la République, le Conseil des ministres s’est tenu sous la présidence du chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, dans un contexte marqué par une série de chantiers institutionnels, économiques et sociaux d’envergure.  De la révision constitutionnelle à la gestion des finances publiques, en passant par la décentralisation et les préparatifs des grands événements religieux, la communication présidentielle a dessiné les grandes orientations de l’action gouvernementale pour les mois à venir.

Au cœur des échanges, la question constitutionnelle a occupé une place centrale. Saisie de la proposition de loi constitutionnelle n°17/2026 portée par des députés de la majorité, l’exécutif a insisté sur la nécessité d’un processus inclusif. Le chef de l’État a rappelé son rôle de garant de la Constitution et salué l’implication du ministre de la Justice lors de l’examen du texte, tout en réaffirmant sa volonté de poursuivre les concertations avec l’ensemble des forces vives de la Nation. L’objectif affiché est d’aboutir à une révision qualifiée de consolidation, intégrant les acquis démocratiques, l’histoire politique du pays et le fonctionnement des institutions, dans une logique de souveraineté et de stabilité institutionnelle.

Dans le même temps, la décentralisation a été érigée en priorité stratégique. Le président a demandé l’accélération de la mise en place consensuelle des pôles-territoires et a instruit les ministres concernés d’instaurer une conférence annuelle sur les finances locales, destinée à améliorer la transparence et la lisibilité de la gestion des collectivités territoriales. Une rencontre avec les exécutifs locaux est d’ailleurs annoncée pour le 2 juillet 2026, afin de donner une nouvelle impulsion à cette politique de proximité.

Sur le volet des finances publiques, une réforme structurelle a été annoncée avec la création d’une Direction générale des financements et de la dette, rattachée au ministère de l’Économie, des Finances et du Plan. Cette nouvelle entité aura pour mission de renforcer la gestion de l’endettement public et de consolider le suivi comptable de l’État. Le chef de l’État a par ailleurs salué la tenue du débat d’orientation budgétaire, qu’il inscrit dans un effort global d’assainissement des finances publiques et de relance économique.

Le Conseil s’est également penché sur les préparatifs des grands événements religieux prévus en août 2026, notamment le Grand Magal de Touba et le Maouloud, qui coïncident cette année avec la période hivernale. Le président a appelé à une anticipation renforcée des dispositifs logistiques et sécuritaires en collaboration avec les organisateurs. Il a également insisté sur l’urgence d’ouvrir l’hôpital El Hadji Malick Sy de Tivaouane avant ces événements majeurs.

Sur le plan diplomatique, le chef de l’État est revenu sur sa visite officielle en Allemagne du 21 au 23 juin 2026, marquée par des rencontres de haut niveau avec les autorités allemandes, un forum économique et des échanges avec le secteur privé. Il a également évoqué la cérémonie de remise de diplômes aux magistrats de la promotion Dior Fall Sow, placée sous le thème de l’indépendance de la justice comme fondement de l’État de droit.

Dans sa communication, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo a, pour sa part, mis l’accent sur deux priorités majeures : la gestion du foncier et l’accès à l’eau potable. Sur le premier point, il a appelé à des mesures urgentes pour sécuriser les droits des personnes de bonne foi affectées par des suspensions de travaux, tout en plaidant pour une réforme foncière globale et équitable. Sur le second, il a demandé la mise en place d’un plan d’actions destiné à résoudre les difficultés structurelles du secteur hydraulique, notamment en milieu rural et urbain, avec une feuille de route attendue sur la reprise du projet du barrage de Sambangalou.

Enfin, plusieurs communications sectorielles ont été présentées, notamment sur la souveraineté pharmaceutique par le ministère de la Santé, et sur l’éthique des agents publics par le ministère de la Fonction publique. Le Conseil a également adopté un projet de loi autorisant la ratification du Traité de Marrakech, visant à faciliter l’accès des personnes aveugles et déficientes visuelles aux œuvres publiées, confirmant ainsi la volonté de l’exécutif de renforcer l’inclusion sociale et l’ouverture internationale du pays.

Après l’élimination face à la Belgique, Pape Gueye annonce une pause avec la sélection tant que le staff reste en place

Apres la douloureuse élimination du Sénégal en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 face à la Belgique (3-2), une nouvelle secousse vient ébranler la Tanière. Le milieu de terrain Pape Gueye a annoncé, sur ses réseaux sociaux, sa décision de suspendre sa carrière internationale tant que le staff technique actuel sera maintenu à la tête de la sélection.

Dans une publication postée sur son compte Instagram, le joueur est revenu brièvement sur le scénario cruel de la rencontre disputée à Seattle, où les Lions de la Teranga avaient pourtant mené 2-0 jusqu’à la 86e minute avant de s’incliner en prolongation.

« Je reviendrai pour vous dire quelques mots par rapport à l’élimination… mais j’annonce aujourd’hui que tant que c’est ce staff technique, je ferai une pause sur la sélection », a-t-il écrit, actant ainsi une prise de position forte à chaud après la défaite.

Cette sortie intervient dans un contexte particulièrement tendu autour de la sélection nationale, marquée par une immense déception sportive et des critiques grandissantes sur les choix opérés lors de la rencontre face aux Diables Rouges.

Alors que les Lions venaient de laisser échapper une qualification qui leur tendait les bras, cette déclaration de Pape Gueye ajoute une nouvelle dimension à la crise post-élimination, au moment où les regards se tournent déjà vers l’avenir de la sélection sénégalaise.

 

 

Le Sénégal veut relancer le BTP en levant les blocages liés aux contentieux fonciers

Le gouvernement sénégalais cherche à redonner de l’élan à un secteur du bâtiment et des travaux publics fragilisé par les nombreux litiges fonciers. Réuni en Conseil des ministres le 1er juillet, le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lo, a appelé à une levée rapide des suspensions de chantiers concernant les personnes physiques de bonne foi, estimant que cette mesure est essentielle pour restaurer la dynamique d’investissement et soutenir l’activité économique.

Face aux blocages qui ralentissent de nombreux projets, le chef du gouvernement a demandé au comité chargé des contentieux liés au foncier et au patrimoine bâti de l’État, installé au sein de la Primature, de mettre en œuvre, dans les meilleurs délais, les mesures nécessaires pour mettre fin à l’incertitude qui pèse sur les particuliers dont les travaux restent à l’arrêt.

L’objectif affiché est double : permettre au secteur du BTP de retrouver un rythme d’activité plus soutenu tout en poursuivant les efforts engagés pour assainir la gestion du foncier. Pour l’exécutif, il s’agit de concilier la relance économique avec une meilleure gouvernance des ressources foncières.

Dans cette perspective, Ahmadou Al Aminou Lo a également plaidé pour une réforme foncière fondée sur une approche intégrée, capable de garantir une gestion plus équitable et durable des terres tout en limitant la multiplication des contentieux. Il a, en parallèle, demandé un renforcement des moyens de la Direction générale de la surveillance et du contrôle de l’occupation des sols (DGSCOS) dans le cadre de la préparation du budget 2027.

Le Premier ministre souhaite aussi améliorer la régulation territoriale en assurant le fonctionnement régulier des comités régionaux et départementaux de l’urbanisme, de l’habitat et du cadre de vie, qu’il considère comme des outils essentiels de prévention et de suivi. Il a, par ailleurs, instruit les services compétents d’élaborer une doctrine encadrant le règlement des cas de cession irrégulière de biens par la Société nationale de gestion et d’exploitation du patrimoine bâti de l’État (SOGEPA).

Pour le gouvernement, les contentieux fonciers en milieu urbain constituent un enjeu économique majeur. Au-delà de leurs répercussions sur les citoyens, ils freinent les investissements et pèsent sur l’activité du secteur du BTP. Cette nouvelle orientation s’inscrit dans la continuité des mesures engagées en 2024, lorsque le Premier ministre Ousmane Sonko avait ordonné la suspension de plusieurs opérations foncières, principalement dans la région de Dakar, afin de faire la lumière sur des irrégularités présumées.

La presse sénégalaise accable Pape Thiaw après l’élimination cruelle des Lions face à la Belgique

Au lendemain de l’élimination du Sénégal en seizièmes de finale de ce mondial 2026, la presse sénégalaise affiche une rare unanimité. Tous les grands quotidiens reviennent sur le scénario renversant de la défaite face à la Belgique (3-2 après prolongation), mais surtout sur les choix tactiques du sélectionneur Pape Thiaw, largement pointés du doigt.

Longtemps en contrôle grâce aux buts de Habib Diarra (25e) et d’Ismaïla Sarr (51e), les Lions semblaient filer vers les huitièmes de finale avant de s’effondrer dans les dernières minutes du temps réglementaire. Romelu Lukaku a réduit l’écart à la 86e minute, puis Youri Tielemans a égalisé trois minutes plus tard, avant d’offrir la qualification aux Diables Rouges sur penalty à la 125e minute. Dans ses colonnes, Le Soleil qualifie cette élimination de « Coachmardesque ! », estimant que les changements opérés par Pape Thiaw ont profondément déséquilibré son équipe au moment où elle semblait maîtriser la rencontre.

Sud Quotidien évoque « la désillusion », considérant cette défaite comme l’un de ces revers qui dépassent le simple cadre du football tant le scénario paraît difficile à expliquer. Pour Libération, l’élimination est « tout simplement cruelle », les Lions ayant laissé échapper leur avantage de deux buts dans les toutes dernières minutes avant de céder en prolongation.

Le ton est encore plus sévère dans Yoor Yoor, qui dénonce un « naufrage tactique » imputé directement au sélectionneur. Le journal estime que le repli défensif et certains changements, notamment l’entrée de Lamine Camara à la place de Pape Guèye, ont favorisé le retour belge et coûté la qualification au Sénégal.

Vox Populi parle d’une « grosse désillusion », tandis que WalfQuotidien décrit une « cruelle désillusion », rappelant que tout a basculé en quelques minutes alors que les Lions avaient le match en main. De son côté, Le Quotidien résume l’échec par une formule évocatrice : « Pape Thiaw laisse filer sa qualification à cinq minutes de la fin ».

Enfin, EnQuête ouvre déjà le débat sur l’avenir du sélectionneur avec une question en une : « Faut-il virer Pape Thiaw ? ». Le quotidien estime que cette élimination relance inévitablement les interrogations sur la capacité du technicien à poursuivre sa mission à la tête des Lions de la Teranga.

Au lendemain de cette élimination au scénario cruel, la déception domine au Sénégal, où la presse voit dans cette défaite l’une des plus grandes occasions manquées de l’histoire récente de la sélection nationale.

Le Sénégal s’effondre en fin de match et voit la Belgique lui arracher une qualification héroïque pour les huitièmes

Le rêve sénégalais s’est brisé au terme d’un scénario aussi cruel qu’improbable. Longtemps maîtres de leur sujet, les Lions de la Teranga ont laissé échapper une qualification qui leur semblait promise en s’inclinant 3-2 après prolongation face à la Belgique à Seattle. En tête de deux buts jusqu’à la 86e minute, les hommes de Pape Thiaw ont vu les Diables Rouges renverser la rencontre dans les derniers instants avant de sceller leur qualification sur un penalty à la 125e minute.

 

Dès les premières minutes, le Sénégal impose son rythme et prend rapidement l’ascendant sur son adversaire. Cette domination est récompensée à la 25e minute lorsque Habib Diarra profite d’un ballon repoussé par le poteau après une tentative d’Ismaïla Sarr pour ouvrir le score. Les Lions poursuivent sur leur lancée et, au retour des vestiaires, Ismaïla Sarr fait le break en remportant son face-à-face avec Thibaut Courtois. Avec cette quatrième réalisation dans le tournoi, l’attaquant sénégalais signe la meilleure performance d’un joueur africain sur une même Coupe du monde depuis Roger Milla en 1990.

À ce moment-là, tout semble sourire au Sénégal. En face, la Belgique peine à trouver des solutions. Les tensions apparaissent même au grand jour lorsque Leandro Trossard et Youri Tielemans s’accrochent pendant une pause fraîcheur, alors que Kevin De Bruyne et Jérémy Doku ont déjà quitté la pelouse après une prestation discrète.

Mais le match bascule dans les toutes dernières minutes. Entré à la pause, Romelu Lukaku relance les siens en réduisant l’écart à la 86e minute. Trois minutes plus tard, Leandro Trossard adresse un centre précis que Youri Tielemans reprend de la tête pour égaliser. En l’espace de quelques instants, la Belgique efface deux buts de retard et plonge les Lions dans le doute.

Portés par cet incroyable retour, les Diables Rouges prennent progressivement le contrôle des prolongations. Alors que la séance de tirs au but semble se profiler, Lamine Camara concède un penalty dans les ultimes instants de la rencontre. Youri Tielemans se présente face au gardien sénégalais et transforme la sentence avec sang-froid à la 125e minute, offrant à la Belgique une qualification arrachée au bout du suspense.

Pour le Sénégal, l’élimination laisse un goût particulièrement amer. Les Lions ont longtemps cru tenir leur billet pour les huitièmes de finale avant de céder dans les derniers instants d’un match qu’ils semblaient pourtant maîtriser. La Belgique, elle, poursuit son aventure et affrontera au prochain tour le vainqueur du duel entre les États-Unis et la Bosnie.

Avant le choc contre la Belgique, Pape Thiaw mise sur un déclic de Sadio Mané et renouvelle sa confiance à Ibrahima Mbaye

À quelques heures d’un rendez-vous décisif face à la Belgique en seizièmes de finale de la Coupe du monde, le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, a affiché sa sérénité tout en laissant transparaître ses attentes envers ses principaux atouts offensifs. À l’approche du coup d’envoi prévu à 20 h GMT, le technicien des Lions espère voir son équipe franchir un nouveau cap, avec un Sadio Mané enfin récompensé de ses efforts.

Déjà précieux dans le parcours sénégalais grâce à une passe décisive, l’attaquant vedette n’a pas encore trouvé le chemin des filets depuis le début de la compétition. Une situation que son entraîneur espère voir évoluer face aux Diables Rouges. En conférence de presse, Pape Thiaw n’a pas caché son envie de voir son capitaine ouvrir enfin son compteur, estimant qu’un tel but constituerait un véritable atout pour l’équipe dans ce match à élimination directe.

Le sélectionneur s’est également exprimé sur le cas d’Ibrahima Mbaye, dont la prestation face à l’Irak avait suscité des interrogations. Aligné d’entrée lors du dernier match de groupe avant d’être remplacé en cours de rencontre, le jeune ailier du Paris Saint-Germain n’avait pas réussi à peser sur les débats.

Loin de remettre en cause son potentiel, Pape Thiaw a tenu à lui renouveler publiquement sa confiance. Il a rappelé que le jeune joueur reste pleinement capable d’apporter sa contribution à l’équipe nationale, qu’il débute la rencontre ou qu’il entre en cours de jeu. Pour le sélectionneur, l’accompagnement et la patience demeurent essentiels dans la progression des jeunes talents appelés à évoluer au plus haut niveau.

À quelques heures du duel contre la Belgique, le message du staff sénégalais est clair : les Lions abordent ce rendez-vous avec confiance, en comptant sur l’expérience de leurs cadres et l’émergence de leur nouvelle génération pour poursuivre l’aventure mondiale.

Mondial 2026 : le Sénégal défie la Belgique avec l’ambition de poursuivre son rêve américain

À quelques heures d’un rendez-vous décisif, toute la presse sénégalaise retient son souffle. Ce mercredi 1er juillet, les Lions de la Téranga affrontent les Diables Rouges de la Belgique en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, avec un seul objectif : prolonger leur aventure sur le sol américain et décrocher une place parmi les seize meilleures nations du tournoi.

Le coup d’envoi sera donné à 20 h GMT au Lumen Field de Seattle, dans l’État de Washington. Pour le Sénégal, il s’agira d’un troisième affrontement face à une sélection européenne dans l’histoire de la Coupe du monde, mais aussi d’un duel inédit contre la Belgique dans cette compétition.

À la veille de cette rencontre, les quotidiens sénégalais affichent un même élan d’optimisme, nourri par l’impressionnante victoire (5-0) obtenue face à l’Irak lors de la dernière journée de la phase de groupes. Ce succès, qui a permis aux hommes de Pape Thiaw de se qualifier parmi les meilleurs troisièmes, a ravivé les espoirs d’un nouveau parcours historique.

Pour Le Soleil, Seattle sera le théâtre d’un affrontement épique où les Lions tenteront de confirmer leur spectaculaire regain de forme en faisant tomber les Diables Rouges. Vox Populi résume l’enjeu avec une formule sans détour : « vaincre les Diables ou périr en enfer ».

Même enthousiasme du côté d’EnQuête, qui appelle les Lions à partir « à l’assaut des Diables », tout en rappelant que la défense sénégalaise devra contenir les principales armes offensives belges, incarnées par Kevin De Bruyne, Romelu Lukaku et Jérémy Doku.

D’autres quotidiens mettent l’accent sur la confiance retrouvée du groupe sénégalais. L’AS estime que les Lions sont prêts à rugir, tandis que L’Observateur considère qu’ils ne sont plus qu’à 90 minutes d’un nouvel exploit historique. Pour Les Échos, les portes des huitièmes de finale apparaissent désormais largement accessibles.

WalfQuotidien voit dans cette affiche un véritable choc de styles. D’un côté, une Belgique réputée pour sa maîtrise technique, sa qualité collective et sa capacité à contrôler le ballon. De l’autre, un Sénégal qui mise sur son impact physique, son intensité et son efficacité en transition pour faire la différence.

De son côté, Sud Quotidien présente cette confrontation comme un match de confirmation. Selon le journal, les deux équipes abordent cette rencontre avec une confiance retrouvée après des débuts compliqués dans le tournoi. Si le Sénégal a relancé sa campagne en corrigeant l’Irak, la Belgique a également dissipé les doutes en dominant largement la Nouvelle-Zélande (5-1) pour terminer en tête de son groupe.

Dans les tribunes comme dans tout le Sénégal, l’attente est immense. Une victoire face aux Diables Rouges ouvrirait aux Lions les portes des huitièmes de finale et prolongerait un parcours déjà marqué par une remarquable capacité de réaction. À Seattle, c’est désormais une nouvelle page de l’histoire du football sénégalais qui peut s’écrire.

Le Sénégal décroche près de 9 milliards de FCFA après une qualification arrachée pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026

Au lendemain d’une qualification arrachée au terme d’un scénario renversant, les Lions de la Téranga peuvent déjà mesurer les retombées de leur parcours. En validant leur billet pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, la sélection sénégalaise a assuré à la Fédération sénégalaise de football (FSF) une prime de performance de 15,525 millions de dollars, soit près de 9 milliards de francs CFA, versée par la FIFA.

Cette récompense est venue couronner une phase de groupes riche en rebondissements. Battu lors de ses deux premières sorties face à la France puis à la Norvège, le Sénégal semblait proche de l’élimination. Mais les hommes de Pape Thiaw ont totalement renversé la situation en infligeant une lourde défaite à l’Irak (5-0) lors de leur dernier match. Ce succès leur a permis de terminer parmi les meilleurs troisièmes et de décrocher, in extremis, le dernier ticket qualificatif pour les seizièmes de finale.

Au-delà de l’exploit sportif, cette qualification représente une manne financière exceptionnelle pour la FSF. Le montant accordé par la FIFA équivaut à près de 90 % du budget annuel de la fédération, estimé autour de 10 milliards de francs CFA. Cette enveloppe ne constitue pas une subvention de fonctionnement, mais une prime liée aux performances réalisées durant la compétition.

Une partie importante de cette somme servira d’abord à couvrir les dépenses directement liées au Mondial. Les primes promises aux joueurs et au staff technique seront versées conformément aux accords conclus avant la compétition. Les frais logistiques, notamment les déplacements entre les villes hôtes, l’hébergement et les besoins de la délégation, seront également financés grâce à cette enveloppe.

Le reste permettra à la fédération de renforcer sa stabilité financière. Ces ressources sont régulièrement utilisées pour soutenir son fonctionnement, financer les directions techniques nationales, accompagner les sélections de jeunes ou encore absorber certains déficits liés aux précédentes campagnes internationales et aux projets d’infrastructures sportives.

Une partie des fonds profite également au football local. Les primes issues des compétitions internationales permettent traditionnellement à la FSF d’accroître son soutien aux clubs, de financer les championnats de jeunes et le football féminin, tout en participant à l’amélioration des conditions de développement des différentes ligues nationales.

L’aventure est toutefois loin d’être terminée. Les Lions retrouveront la Belgique ce mercredi 1er juillet 2026 à Seattle avec l’ambition de poursuivre leur parcours. Une qualification pour les huitièmes de finale ferait encore grimper la récompense financière, portant les gains cumulés à plus de 14 milliards de francs CFA. Au-delà de l’enjeu sportif, c’est aussi une nouvelle opportunité de renforcer durablement les moyens du football sénégalais qui se joue désormais sur la pelouse américaine.