ONU : Macky Sall maintient sa candidature malgré l’absence de soutien de l’UA

Malgré le rejet de l’Union africaine, l’ancien président sénégalais reste en lice pour diriger l’ONU. Son camp assure que sa candidature demeure valide.

Malgré l’absence de soutien de l’Union africaine, Macky Sall maintient sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies. Le successeur de António Guterres sera désigné en fin d’année 2026, et l’ancien chef de l’État sénégalais entend toujours briguer cette fonction, en dépit des obstacles rencontrés au sein de l’organisation continentale. Au niveau de l’Union africaine, la procédure visant à apporter un soutien officiel à sa candidature n’a pas abouti. Au total, 20 États membres, dont le Sénégal, ont exprimé leur opposition, dépassant le seuil requis pour valider un consensus.

Pour autant, l’équipe de Macky Sall assure que cette situation ne remet pas en cause la validité de sa candidature. Dans un communiqué, elle affirme que le processus reste en cours et que l’ancien président bénéficie du soutien d’une majorité de pays africains.

S’exprimant sur la question, Seydou Guèye a relativisé la portée de cette absence de soutien formel. Selon lui, les procédures des organisations internationales permettent à un candidat de poursuivre sa démarche même sans l’appui officiel de son organisation régionale. Il a notamment indiqué que 36 pays africains sur 54 auraient exprimé un avis favorable, soit environ 61 % de soutien, ce qui, selon lui, conforte la légitimité de la candidature.

Par ailleurs, le camp de Macky Sall souligne une évolution dans les positions initiales. Selon ses services de communication, certains pays, dont l’Égypte et le Liberia, se seraient retirés de la liste des États opposés ou ayant demandé un report. Le nombre total d’objections et de demandes d’extension serait ainsi ramené à 18. Cette situation permettrait, selon ses partisans, de maintenir la candidature dans les délais et les règles fixés par la procédure.

Du côté des États opposés, certaines réserves reposent sur le principe de rotation géographique. Des pays comme le Nigeria estiment en effet que le poste devrait revenir, cette fois, à un représentant de l’Amérique latine ou des Caraïbes. Malgré ces divergences, Macky Sall reste donc en course dans un processus où la décision finale reviendra au Conseil de sécurité, avant validation par l’Assemblée générale de l’ONU.

Le mandat d’António Guterres, entamé en 2017, prendra fin en décembre 2026.

ONU : la candidature de Macky Sall fragilisée par des divisions au sein de l’UA

La candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU n’a pas obtenu de soutien au sein de l’Union africaine. Des tensions diplomatiques, notamment entre le Rwanda et le Burundi, ont pesé sur le processus.

La candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies a été fragilisée au sein de Union africaine, révélant des lignes de fracture entre États membres.

Portée par le Burundi, alors président tournant de l’UA, cette candidature n’a pas réussi à obtenir un soutien continental formel. En cause, l’échec de la procédure dite du « silence », initiée début mars 2026 pour valider une position commune.

Plus de vingt États membres ont exprimé des réserves, rompant ainsi le consensus nécessaire. Le Rwanda a notamment contesté la démarche, la jugeant contraire aux règles encadrant les candidatures africaines. Kigali a dénoncé une procédure jugée précipitée et insuffisamment concertée.

Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a critiqué ce qu’il qualifie de « diktat », visant le président burundais Évariste Ndayishimiye. En réponse, le représentant burundais auprès de l’UA, Willy Nyamitwe, a défendu la légalité du processus, rejetant les critiques formulées par Kigali.

Ces divergences diplomatiques s’inscrivent dans un contexte régional tendu. Le Burundi est engagé militairement aux côtés des forces de la République démocratique du Congo dans l’est du pays, notamment face aux rebelles du M23, souvent accusés d’être proches du Rwanda. Cette situation alimente les tensions entre Kigali et Gitega et rejaillit sur les équilibres au sein de l’UA.

Dans ce contexte, le Sénégal n’a pas officiellement soutenu la candidature de son ancien président, laissant Macky Sall sans appui institutionnel clair à l’échelle continentale. La course à la succession de António Guterres, dont le mandat s’achève en décembre 2026, reste ouverte. D’autres candidats sont en lice, notamment Rafael Grossi et Rebeca Grynspan.

Les auditions publiques des candidats doivent débuter le 20 avril 2026, dans un processus qui s’annonce particulièrement disputé sur fond de rivalités diplomatiques et d’enjeux géopolitiques.