Sénégal : le rapport du Médiateur et les démissions au sein de Pastef dominent la Une des quotidiens

La remise du rapport annuel du Médiateur de la République au président Bassirou Diomaye Faye et les remous qui secouent le parti Pastef occupent l’essentiel de l’actualité relayée par la presse sénégalaise ce jeudi 23 juillet. Entre propositions de réformes institutionnelles et recomposition du paysage politique, les quotidiens mettent en lumière deux dossiers qui alimentent le débat national.

Au Palais de la République, le médiateur Demba Kandji a officiellement remis son rapport annuel au chef de l’État. Selon plusieurs journaux, ce document contient une série de recommandations destinées à consolider les institutions et à améliorer le fonctionnement de la justice. Parmi les principales propositions figurent un redimensionnement des missions du Conseil constitutionnel, l’ouverture d’un accès direct des citoyens au contrôle de constitutionnalité des lois, ainsi que des mesures visant à améliorer les conditions de détention et à réduire la surpopulation carcérale.

Pour Walfquotidien, cette démarche traduit une convergence de vues entre le président Bassirou Diomaye Faye et le Médiateur de la République sur le renforcement de l’État de droit. Le journal souligne que, si les fondements démocratiques du Sénégal demeurent solides, ils peuvent encore être consolidés grâce à des réformes institutionnelles favorisant un meilleur accès des citoyens à la justice constitutionnelle.

À la réception du rapport, le chef de l’État s’est, de son côté, félicité de la prise en charge effective des doléances et réclamations adressées par les usagers des services publics, rapporte L’As. Tribune relève pour sa part que le document revient sur plusieurs dossiers sensibles, notamment les litiges fonciers, les difficultés liées au paiement des pensions, les réclamations administratives ainsi que les préoccupations touchant les populations les plus vulnérables, en particulier les enfants à besoins spécifiques.

Sur le terrain politique, l’attention des quotidiens se porte également sur la vague de démissions enregistrée au sein de Pastef, le parti dirigé par Ousmane Sonko. Walfquotidien estime que cette dynamique s’inscrit dans un contexte où le président Bassirou Diomaye Faye a déjà écarté plusieurs responsables de cette formation de leurs fonctions administratives, un mouvement que le journal présente comme une « désonkorisation » progressive. Selon la même source, plusieurs responsables ayant quitté Pastef rejoignent désormais la coalition présidentielle, des ralliements largement relayés sur les réseaux sociaux.

Libération observe que ce mouvement s’est accéléré ces derniers jours et touche principalement des membres de la Jeunesse patriotique du Sénégal (JPS), l’une des structures du parti. Vox Populi y voit, pour sa part, une stratégie politique visant à fragiliser Ousmane Sonko à travers une érosion progressive de sa base militante.

Face à ces départs, Pastef minimise toutefois l’ampleur du phénomène. Son secrétaire national chargé de la communication, Amadou Ba, met en avant les « centaines de milliers d’adhésions » revendiquées par le parti et relativise la portée d’une cinquantaine de démissions recensées jusqu’à présent. Une manière, selon lui, de rappeler que la formation conserve une base militante largement supérieure aux départs enregistrés, malgré le contexte politique actuel.

Presse sénégalaise : souveraineté alimentaire, Mondial 2026 et procès d’Ismaïla Madior Fall à la une

La souveraineté alimentaire, les suites de la Coupe du monde 2026 et les démêlés judiciaires de l’ancien garde des Sceaux Ismaïla Madior Fall dominent les unes de la presse sénégalaise de ce mercredi 22 juillet.

Au lendemain de la séance académique solennelle de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS), plusieurs quotidiens reviennent sur les ambitions affichées par le président Bassirou Diomaye Faye pour transformer durablement le système agroalimentaire du pays.

Selon Le Soleil, le chef de l’État a réaffirmé sa volonté de faire de la science, de la recherche et de l’innovation les principaux moteurs de cette transformation. Il a également plaidé pour la mise en place d’un Pacte national de souveraineté alimentaire reposant sur une gouvernance concertée et l’implication de l’ensemble des acteurs concernés.

Dans le même esprit, Sud Quotidien souligne que le président estime que la souveraineté alimentaire ne peut être réduite à la seule disponibilité des denrées. Le Quotidien rapporte, pour sa part, que Bassirou Diomaye Faye souhaite appuyer l’agriculture nationale sur les innovations technologiques afin de réduire la dépendance extérieure du Sénégal, tout en alertant sur le recul des filières scientifiques dans le système éducatif.

L’Observateur met également en avant cette ambition de bâtir, à l’horizon 2050, un système alimentaire plus résilient, capable de répondre aux défis climatiques, économiques et institutionnels.

Sur un autre registre, Les Échos révèle le report des auditions publiques que l’Assemblée nationale devait organiser ce mercredi sur les conditions de préparation et de participation du Sénégal à la Coupe du monde 2026. Le journal s’interroge sur ce revirement de dernière minute, alors que ces auditions devaient permettre d’examiner la gestion, le budget et la logistique de la délégation sénégalaise.

Les questions économiques occupent également une place dans cette revue de presse. WalfQuotidien rapporte que l’Alliance pour la République (APR), le parti de l’ancien président Macky Sall, rejette sur le pouvoir actuel la responsabilité de l’augmentation du coût du service de la dette. S’appuyant sur le Bulletin statistique de la dette publique publié le 14 juillet, la cellule Analyse et prospective du parti affirme que la forte progression des intérêts versés par l’État est intervenue en 2024.

Enfin, plusieurs journaux reviennent sur le procès de l’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, devant la Haute Cour de justice. Les Échos décrit une audience marquée par de vifs échanges entre le parquet et les avocats de la défense, ces derniers ayant notamment demandé la levée du bracelet électronique et de l’assignation à résidence de leur client. Face aux tensions procédurales, le président de la juridiction a suspendu l’audience avant de renvoyer l’affaire au 28 juillet prochain.

De son côté, Tribune souligne les critiques formulées par la défense, qui dénonce des textes qu’elle juge « désuets » et regrette l’absence de possibilité de faire appel des décisions prises par la commission d’instruction de la Haute Cour de justice.

CEDEAO et recomposition politique : la double séquence qui domine la presse sénégalaise

Dakar : Les quotidiens sénégalais consacrent l’essentiel de leurs éditions de ce lundi au nouveau rôle de Bassirou Diomaye Faye à la tête de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tout en s’intéressant aux préparatifs du lancement imminent de son futur parti politique.

Porté dimanche à la présidence en exercice de la CEDEAO lors de la 69ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, le président sénégalais hérite d’une organisation confrontée à des défis majeurs. Entre la crise sécuritaire, le départ des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), les difficultés d’intégration régionale et les questions de souveraineté économique, la presse estime que son mandat s’ouvre dans un contexte particulièrement délicat.

Selon Libération, Bassirou Diomaye Faye s’est engagé à adapter l’organisation « aux défis de notre temps », en faisant de la sécurité collective, de la stabilité institutionnelle, de la souveraineté politique et économique ainsi que du rayonnement international de l’Afrique de l’Ouest les principaux axes de son action.

Sud Quotidien considère cette prise de fonction comme une nouvelle étape pour l’organisation régionale. Le journal souligne que le tandem formé par le président sénégalais et le futur président de la Commission de la CEDEAO, le général Birame Diop, sera particulièrement attendu sur sa capacité à restaurer la cohésion communautaire, renforcer l’intégration régionale et redonner de l’influence à une institution fragilisée par les crises récentes.

Dans le même esprit, Le Quotidien relève que le chef de l’État a affiché une ligne claire dès son entrée en fonction : passer des déclarations aux actions concrètes pour répondre aux attentes des populations. Cette volonté d’agir répond également aux interrogations soulevées par WalfQuotidien, qui s’interroge sur les marges de manœuvre dont disposera réellement Bassirou Diomaye Faye pour engager les réformes qu’il appelle de ses vœux au sein de l’organisation régionale.

Reprenant les propos du président sénégalais, Vox Populi met en avant son appel à bâtir une « CEDEAO rénovée », capable de garantir aux populations, et particulièrement à la jeunesse ouest-africaine, davantage de paix, de sécurité et de prospérité.

Pour Tribune, cette ambition repose notamment sur plusieurs priorités : l’opérationnalisation de la Force régionale de lutte contre le terrorisme, une meilleure mutualisation des moyens entre États membres, le renforcement de l’autonomie financière de la communauté ainsi qu’une protection accrue des populations confrontées à l’insécurité.

Au-delà du dossier régional, la presse s’intéresse également à la recomposition politique engagée autour du président sénégalais. Plusieurs journaux annoncent que Bassirou Diomaye Faye procédera, le 25 juillet, au lancement officiel de sa nouvelle formation politique, issue de la transformation de la coalition Diomaye Président.

Sud Quotidien précise que le conseil des leaders de la coalition a validé les textes fondateurs du futur parti, dont la création officielle interviendra lors d’une assemblée générale constitutive.

Vox Populi indique que le nom de cette nouvelle formation sera dévoilé à cette occasion, marquant la disparition de la coalition électorale qui avait porté Bassirou Diomaye Faye à la magistrature suprême.

Enfin, WalfQuotidien estime que cette nouvelle formation pourrait s’appuyer sur plusieurs ralliements d’anciens responsables de l’Alliance pour la République (APR), le parti de l’ex-président Macky Sall. Selon le journal, cette stratégie viserait à renforcer rapidement l’implantation territoriale du nouveau parti tout en fragilisant davantage l’ancienne majorité présidentielle.

Conseil constitutionnel, Ousmane Diagne et fiasco des Lions : les deux dossiers qui dominent la presse sénégalaise

La nomination d’Ousmane Diagne à la présidence du Conseil constitutionnel et les explications de la Fédération sénégalaise de football après l’élimination des Lions au Mondial 2026 occupent largement les colonnes de la presse quotidienne sénégalaise de ce mardi 14 juillet.

Au lendemain de sa désignation par le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye pour succéder à feu Mamadou Badio Camara à la tête du Conseil constitutionnel, Ousmane Diagne suscite de nombreux commentaires dans les rédactions. Si plusieurs journaux saluent le parcours d’un magistrat expérimenté, d’autres s’interrogent sur la portée politique de cette nomination.

Pour Le Soleil, cette désignation vient récompenser « une carrière riche dans la magistrature », marquée par « l’intégrité et l’indépendance » de l’ancien garde des Sceaux, des qualités qui, selon le quotidien, font l’unanimité parmi ses pairs.

Sud Quotidien souligne de son côté que « le gardien de la Constitution change de visage », tandis que WalfQuotidien choisit un angle plus interrogatif avec le titre : « Un choix, mille questions ». Le journal estime que, malgré le professionnalisme et la réputation d’intégrité d’Ousmane Diagne, la décision du chef de l’État soulève plusieurs interrogations. Selon cette publication, cette nomination intervient dans un contexte marqué par des tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et le président de l’Assemblée nationale, ce qui nourrit les analyses autour de la portée politique de cette désignation.

Le quotidien L’As qualifie cette nomination de décision « tout sauf banale ». Le journal rappelle qu’Ousmane Diagne avait quitté le gouvernement dirigé par Ousmane Sonko, estimant que sa conception de la justice ne correspondait pas à celle portée par le tandem Diomaye-Sonko. Le même journal souligne qu’au moment où certains responsables du pouvoir et des militants de Pastef réclamaient une justice plus offensive à l’encontre des acteurs de l’ancien régime de Macky Sall, Ousmane Diagne avait choisi, selon lui, de préserver l’indépendance de la justice en refusant de s’immiscer dans les procédures judiciaires.

Le Quotidien met quant à lui en avant le parcours « d’un grand serviteur de l’État et homme de loi chevronné », désormais appelé à garantir le respect de la Constitution, la régularité des scrutins et la crédibilité du processus électoral. Dans le même esprit, Tribune insiste sur la réputation « d’intransigeance et d’intégrité » du nouveau président du Conseil constitutionnel, qu’il présente comme un magistrat profondément attaché à l’indépendance de la justice et au renforcement des institutions.

Parallèlement à ce dossier institutionnel, la presse revient largement sur la conférence de presse tenue la veille par le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Fall, venu s’expliquer après l’élimination du Sénégal lors de la Coupe du monde 2026. WalfQuotidien parle d’un « grand déballage » et estime que, malgré une longue intervention, le président de la FSF n’a pas réussi à convaincre l’opinion.

Les Échos rappelle qu’Abdoulaye Fall faisait face à une forte pression après les critiques suscitées par le parcours des Lions et les déclarations du secrétaire général de la Fédération, Abdoulaye Saydou Sow. Pendant plus de trois heures, le dirigeant fédéral est revenu sur les difficultés ayant entouré la préparation du Sénégal, abordant notamment l’encadrement médical, les choix logistiques, la préparation de l’équipe ainsi que les responsabilités du staff technique.

L’un des points marquants de cette conférence concerne sa relation avec l’ancien sélectionneur national, Pape Thiaw. Abdoulaye Fall a reconnu une rupture de confiance entre les deux hommes.

« Pape est mon petit-frère mais il a changé. Il y a eu des interférences entre lui et nous », a-t-il notamment déclaré, selon plusieurs quotidiens, dont Record.

Le Quotidien indique que le président de la Fédération a imputé l’échec des négociations contractuelles à des exigences financières qu’il jugeait excessives ainsi qu’à une rupture de communication durant la campagne américaine.

Dans la même veine, Le Soleil estime qu’Abdoulaye Fall a largement détaillé les raisons ayant conduit à la rupture du contrat de Pape Thiaw. Le journal souligne que le patron du football sénégalais est revenu sur les conditions de la signature du contrat, les difficultés rencontrées durant le Mondial et les conséquences du licenciement du sélectionneur, quelques jours seulement après son officialisation.

Révision constitutionnelle au Sénégal : le Conseil constitutionnel invalide la loi adoptée par l’Assemblée nationale

La décision du Conseil constitutionnel invalidant la loi de révision constitutionnelle adoptée par l’Assemblée nationale le 29 juin domine largement les quotidiens sénégalais parus ce vendredi 10 juillet. Saisie en urgence par le président de la République, l’institution a jugé la procédure contraire à la Constitution, estimant que plusieurs irrégularités majeures avaient entaché son adoption.

 

Pour Le Soleil, les sages ont sanctionné de « graves vices de procédure » imputés à l’Assemblée nationale, notamment le non-respect des règles relatives au financement budgétaire ainsi que le refus d’accéder à la demande de « vote bloqué » formulée par l’exécutif.

Même constat dans Sud Quotidien, qui souligne que le Conseil constitutionnel a purement et simplement annulé la loi portée par le groupe parlementaire majoritaire Pastef-Les Patriotes. WalfQuotidien y voit un désaveu du président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, tandis que L’As résume la décision en une formule : « Les sages freinent Sonko ».

Selon Les Échos, la haute juridiction a rejeté l’ensemble des arguments développés dans le mémoire en réponse du président de l’Assemblée nationale. Le quotidien relève que l’un des principaux griefs retenus concerne le refus opposé à la demande du ministre de la Justice d’appliquer la procédure du vote bloqué.

Au-delà de l’aspect juridique, Tribune estime que cette décision revêt une forte portée institutionnelle. Le journal considère qu’elle tranche un bras de fer entre le président de la République et l’Assemblée nationale, en permettant au chef de l’État de faire obstacle à une révision constitutionnelle dont il ne maîtrisait ni le calendrier ni le contenu. Le quotidien souligne également que le Conseil constitutionnel réaffirme, à travers cette décision, que les lois de révision constitutionnelle, y compris lorsqu’elles émanent du Parlement, demeurent soumises au contrôle de constitutionnalité.

De son côté, L’Observateur voit dans cette décision une jurisprudence qui réaffirme les prérogatives du président de la République. Le journal estime qu’elle consacre le vote bloqué comme un levier institutionnel majeur entre les mains du chef de l’État, tout en rappelant la primauté de l’État de droit sur la seule logique de majorité parlementaire.

Dette intérieure et riz local : les inquiétudes des entreprises et des producteurs dominent la presse sénégalaise

La dette intérieure de l’État et les difficultés d’écoulement du riz local occupent largement les Unes des quotidiens sénégalais ce jeudi. Entre les mises en garde du patronat sur les risques de licenciements et les mesures annoncées par le gouvernement pour soutenir la filière rizicole, la presse met en lumière deux dossiers aux importantes implications économiques.

La question de la dette intérieure retient particulièrement l’attention. Citant le président du Conseil national du patronat (CNP), Baïdy Agne, Le Quotidien rapporte que les entreprises sénégalaises pourraient être contraintes de procéder à des licenciements si l’État n’accélère pas le règlement de ses arriérés. Selon lui, les entreprises ont déjà fait preuve de suffisamment de patience et les charges qu’elles supportent sont désormais devenues « insupportables ».

Cette alerte a été lancée lors d’une rencontre avec la vice-présidente du gouvernement espagnol et ministre du Travail et de l’Économie sociale, Yolanda Díaz. D’après L’As, Baïdy Agne a salué la décision des autorités de relancer les chantiers du secteur du BTP tout en appelant le gouvernement à accélérer l’apurement de la dette intérieure afin de soulager les entreprises.

Dans la même dynamique, WalfQuotidien évoque une « pression maximale » exercée sur l’État par le secteur privé. Le journal souligne que le patronat continue d’attendre des actes concrets après les annonces gouvernementales, Baïdy Agne affirmant espérer que les engagements pris récemment en Conseil des ministres seront rapidement suivis d’effets.

L’autre grand sujet de la revue de presse concerne la mévente du riz local, devenue, selon Enquête, un véritable casse-tête pour les producteurs de la vallée du fleuve Sénégal. Le quotidien souligne le paradoxe d’un pays qui demeure l’un des principaux importateurs de riz en Afrique de l’Ouest alors que la production nationale peine à trouver des débouchés. Les producteurs dénoncent notamment une concurrence qu’ils jugent faussée par les subventions accordées au riz importé et s’interrogent sur la progression continue des importations malgré les annonces de récoltes records.

Face à cette situation, le gouvernement a décidé de suspendre pendant un mois la délivrance des Déclarations d’importation de produits alimentaires (DIPA), principal document autorisant les importations de riz. Le Soleil explique que cette mesure, adoptée à l’issue d’une réunion entre les autorités, les commerçants et les acteurs de la filière, vise à favoriser l’écoulement de la production nationale.

Pour Le Quotidien, cette décision marque un tournant dans la stratégie des pouvoirs publics. Le journal souligne que la suspension temporaire des importations s’accompagne d’un futur mécanisme liant les quotas d’importation à l’achat du riz local, ainsi que d’un soutien accru aux rizeries. Une approche destinée à réduire les stocks invendus et à renforcer durablement la place du riz produit au Sénégal sur le marché national.

Diomaye Faye veut créer son parti : la presse sénégalaise décrypte une recomposition politique

L’annonce du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, de transformer la coalition Diomaye Président en un parti politique continue de dominer les colonnes de la presse sénégalaise. Au lendemain de son audience avec 306 maires issus des quatorze régions du pays, les quotidiens analysent les conséquences d’une initiative qui pourrait redessiner les équilibres de la majorité présidentielle.

 

Pour Le Soleil, cette volonté répond avant tout à un objectif d’organisation. Le chef de l’État souhaite doter sa mouvance d’une structure politique unifiée capable de mieux défendre son action et celle du gouvernement. Le journal souligne que cette évolution vise à renforcer la cohésion de la majorité autour du président.

De son côté, Sud Quotidien voit dans cette annonce une étape décisive de la consolidation du pouvoir présidentiel. Le quotidien relève toutefois que la revendication du soutien de 306 maires a immédiatement suscité une réaction de l’opposition. Les responsables de Alliance pour la République (APR) contestent ce chiffre et dénoncent ce qu’ils qualifient d’opération de communication politique.

L’analyse de Le Quotidien va plus loin. Selon le journal, cette initiative marque le début d’une véritable recomposition politique. En créant sa propre formation, Bassirou Diomaye Faye chercherait à s’émanciper de l’influence de PASTEF, son parti d’origine dirigé par Ousmane Sonko, tout en ouvrant sa future structure aux élus et cadres déçus de l’APR de Macky Sall.

Dans le même temps, L’Info relaie le rejet catégorique de cette initiative par la Chambre des élus de l’APR, qui considère les chiffres avancés par la coalition présidentielle comme une manipulation politique destinée à gonfler artificiellement son influence.

Le ton est plus critique dans Tribune, qui oppose les priorités politiques aux préoccupations sociales à travers une manchette dénonçant un peuple laissé de côté pendant que le président prépare son parti et que son ancien Premier ministre poursuit le développement de sa propre formation politique.

À l’inverse, WalfQuotidien met en avant le soutien affiché par Abdourahmane Diouf et son parti Awalé, qui approuvent sans réserve la création d’un grand parti présidentiel dirigé par Bassirou Diomaye Faye.

Le quotidien nuance toutefois la portée électorale de cette stratégie. Dans son analyse, il rappelle que l’histoire politique du Sénégal montre que le ralliement massif d’élus locaux ne garantit pas une victoire présidentielle. Le chroniqueur cite notamment les précédents d’Abdou Diouf, d’Abdoulaye Wade et de la majorité soutenant Macky Sall, estimant que les alliances de circonstance n’ont jamais suffi, à elles seules, à assurer le maintien ou la conquête du pouvoir.

Au fil de ces analyses, la presse sénégalaise s’accorde sur un point : l’annonce présidentielle ouvre une nouvelle séquence politique dont les effets pourraient durablement remodeler le paysage partisan du pays, entre consolidation de la majorité, repositionnements internes et affrontements avec une opposition qui conteste déjà la légitimité de cette nouvelle dynamique.

La presse sénégalaise accable Pape Thiaw après l’élimination cruelle des Lions face à la Belgique

Au lendemain de l’élimination du Sénégal en seizièmes de finale de ce mondial 2026, la presse sénégalaise affiche une rare unanimité. Tous les grands quotidiens reviennent sur le scénario renversant de la défaite face à la Belgique (3-2 après prolongation), mais surtout sur les choix tactiques du sélectionneur Pape Thiaw, largement pointés du doigt.

Longtemps en contrôle grâce aux buts de Habib Diarra (25e) et d’Ismaïla Sarr (51e), les Lions semblaient filer vers les huitièmes de finale avant de s’effondrer dans les dernières minutes du temps réglementaire. Romelu Lukaku a réduit l’écart à la 86e minute, puis Youri Tielemans a égalisé trois minutes plus tard, avant d’offrir la qualification aux Diables Rouges sur penalty à la 125e minute. Dans ses colonnes, Le Soleil qualifie cette élimination de « Coachmardesque ! », estimant que les changements opérés par Pape Thiaw ont profondément déséquilibré son équipe au moment où elle semblait maîtriser la rencontre.

Sud Quotidien évoque « la désillusion », considérant cette défaite comme l’un de ces revers qui dépassent le simple cadre du football tant le scénario paraît difficile à expliquer. Pour Libération, l’élimination est « tout simplement cruelle », les Lions ayant laissé échapper leur avantage de deux buts dans les toutes dernières minutes avant de céder en prolongation.

Le ton est encore plus sévère dans Yoor Yoor, qui dénonce un « naufrage tactique » imputé directement au sélectionneur. Le journal estime que le repli défensif et certains changements, notamment l’entrée de Lamine Camara à la place de Pape Guèye, ont favorisé le retour belge et coûté la qualification au Sénégal.

Vox Populi parle d’une « grosse désillusion », tandis que WalfQuotidien décrit une « cruelle désillusion », rappelant que tout a basculé en quelques minutes alors que les Lions avaient le match en main. De son côté, Le Quotidien résume l’échec par une formule évocatrice : « Pape Thiaw laisse filer sa qualification à cinq minutes de la fin ».

Enfin, EnQuête ouvre déjà le débat sur l’avenir du sélectionneur avec une question en une : « Faut-il virer Pape Thiaw ? ». Le quotidien estime que cette élimination relance inévitablement les interrogations sur la capacité du technicien à poursuivre sa mission à la tête des Lions de la Teranga.

Au lendemain de cette élimination au scénario cruel, la déception domine au Sénégal, où la presse voit dans cette défaite l’une des plus grandes occasions manquées de l’histoire récente de la sélection nationale.

Mondial 2026 : le Sénégal défie la Belgique avec l’ambition de poursuivre son rêve américain

À quelques heures d’un rendez-vous décisif, toute la presse sénégalaise retient son souffle. Ce mercredi 1er juillet, les Lions de la Téranga affrontent les Diables Rouges de la Belgique en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, avec un seul objectif : prolonger leur aventure sur le sol américain et décrocher une place parmi les seize meilleures nations du tournoi.

Le coup d’envoi sera donné à 20 h GMT au Lumen Field de Seattle, dans l’État de Washington. Pour le Sénégal, il s’agira d’un troisième affrontement face à une sélection européenne dans l’histoire de la Coupe du monde, mais aussi d’un duel inédit contre la Belgique dans cette compétition.

À la veille de cette rencontre, les quotidiens sénégalais affichent un même élan d’optimisme, nourri par l’impressionnante victoire (5-0) obtenue face à l’Irak lors de la dernière journée de la phase de groupes. Ce succès, qui a permis aux hommes de Pape Thiaw de se qualifier parmi les meilleurs troisièmes, a ravivé les espoirs d’un nouveau parcours historique.

Pour Le Soleil, Seattle sera le théâtre d’un affrontement épique où les Lions tenteront de confirmer leur spectaculaire regain de forme en faisant tomber les Diables Rouges. Vox Populi résume l’enjeu avec une formule sans détour : « vaincre les Diables ou périr en enfer ».

Même enthousiasme du côté d’EnQuête, qui appelle les Lions à partir « à l’assaut des Diables », tout en rappelant que la défense sénégalaise devra contenir les principales armes offensives belges, incarnées par Kevin De Bruyne, Romelu Lukaku et Jérémy Doku.

D’autres quotidiens mettent l’accent sur la confiance retrouvée du groupe sénégalais. L’AS estime que les Lions sont prêts à rugir, tandis que L’Observateur considère qu’ils ne sont plus qu’à 90 minutes d’un nouvel exploit historique. Pour Les Échos, les portes des huitièmes de finale apparaissent désormais largement accessibles.

WalfQuotidien voit dans cette affiche un véritable choc de styles. D’un côté, une Belgique réputée pour sa maîtrise technique, sa qualité collective et sa capacité à contrôler le ballon. De l’autre, un Sénégal qui mise sur son impact physique, son intensité et son efficacité en transition pour faire la différence.

De son côté, Sud Quotidien présente cette confrontation comme un match de confirmation. Selon le journal, les deux équipes abordent cette rencontre avec une confiance retrouvée après des débuts compliqués dans le tournoi. Si le Sénégal a relancé sa campagne en corrigeant l’Irak, la Belgique a également dissipé les doutes en dominant largement la Nouvelle-Zélande (5-1) pour terminer en tête de son groupe.

Dans les tribunes comme dans tout le Sénégal, l’attente est immense. Une victoire face aux Diables Rouges ouvrirait aux Lions les portes des huitièmes de finale et prolongerait un parcours déjà marqué par une remarquable capacité de réaction. À Seattle, c’est désormais une nouvelle page de l’histoire du football sénégalais qui peut s’écrire.

 Révision constitutionnelle au Sénégal : la presse met en lumière les fractures entre l’exécutif, le Parlement et la majorité

Au lendemain de l’adoption de la révision constitutionnelle par l’Assemblée nationale, la presse sénégalaise consacre largement ses unes aux profondes divergences qui entourent désormais la suite du processus. Entre l’annonce d’un référendum par l’exécutif et la volonté du président de l’Assemblée nationale de voir le texte promulgué sans consultation populaire, les quotidiens décrivent une séquence politique marquée par de fortes tensions institutionnelles.

Réunis en séance plénière lundi, les députés ont adopté à la majorité la proposition de loi portant révision de la Constitution, tout en rejetant les amendements présentés par le gouvernement. Le texte adopté prévoit notamment l’interdiction pour le président de la République de diriger un parti politique, le renforcement des prérogatives de l’Assemblée nationale et du Premier ministre, la création d’une Cour constitutionnelle en remplacement du Conseil constitutionnel, la limitation à une seule dissolution du Parlement par mandat présidentiel ainsi que l’obligation, pour le chef de l’État, de déclarer son patrimoine à la fin de son mandat.

Pour Vox Populi, cette réforme a été adoptée sans véritable obstacle parlementaire, le quotidien estimant que la majorité de Pastef a imposé sa volonté dans l’hémicycle. Le journal rappelle toutefois que la décision finale reviendra désormais au peuple avec l’annonce d’un référendum. Les Échos insiste, de son côté, sur l’influence exercée par la majorité parlementaire, estimant que Pastef a réussi à imposer sa ligne aussi bien à l’opposition qu’à l’exécutif.

EnQuête met l’accent sur le désaccord institutionnel né à l’issue du vote. Selon le quotidien, Ousmane Sonko défend une promulgation directe du texte en s’appuyant sur l’article 103 de la Constitution, alors que le gouvernement rejette cette interprétation après avoir vu ses amendements écartés par les députés de la majorité.

Pour Le Soleil, l’annonce d’un référendum replace désormais les citoyens au centre du processus. Le journal souligne que la réforme a été adoptée dans un hémicycle déserté par l’opposition après le rejet des amendements gouvernementaux, tout en rappelant que le président Bassirou Diomaye Faye privilégie désormais la voie référendaire.

Sud Quotidien décrit cette séquence comme un véritable affrontement institutionnel. Le quotidien relève que les tensions observées durant la séance, les incidents entre majorité et opposition ainsi que les divergences entre le Parlement et l’exécutif illustrent les profondes fractures qui traversent aujourd’hui les institutions sénégalaises autour de cette réforme.

Même lecture du côté de WalfQuotidien, qui considère que le choix du référendum vient contrarier la stratégie défendue par Ousmane Sonko. Le journal rappelle que, malgré l’adoption du texte par 129 députés et le rejet des amendements du gouvernement, l’exécutif entend désormais soumettre la réforme au suffrage populaire avant toute entrée en vigueur.

Enfin, Le Témoin souligne que l’annonce du ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, en faveur d’un référendum a immédiatement suscité une réaction du président de l’Assemblée nationale. Ousmane Sonko a contesté cette orientation, estimant que la procédure parlementaire étant arrivée à son terme, rien ne justifie désormais une consultation populaire avant la promulgation de la loi.

Sénégal : une révision constitutionnelle sous haute tension, les regards tournés vers l’Assemblée nationale

À Dakar, la journée s’annonce décisive. Ce lundi, l’Assemblée nationale examine une proposition de révision constitutionnelle qui cristallise les tensions politiques et mobilise aussi bien les partis que les organisations de la société civile. Dans les colonnes des quotidiens sénégalais, un même constat s’impose : le débat promet d’être électrique.

Pour les députés du parti Pastef, à l’origine de cette initiative par l’intermédiaire de leur groupe parlementaire majoritaire, le processus législatif doit suivre son cours « sereinement, sans pression ni intimidation ». Le camp au pouvoir défend une démarche qu’il juge conforme aux règles parlementaires et entend poursuivre l’examen du texte malgré les critiques.

En face, la coalition « Diomaye Président » affiche une opposition ferme. Ses responsables estiment que cette révision risque de fragiliser les fondements de la République. Face à ce qu’ils qualifient de « forfaiture », ils avancent qu’une telle modification pourrait être soumise au peuple par voie référendaire.

Les journaux soulignent l’ampleur des divisions suscitées par cette réforme. Selon Sud Quotidien, le texte a mis en lumière de profondes lignes de fracture. Aux côtés de la coalition « Diomaye Président », plusieurs organisations de la société civile, le Conseil national du laïcat et diverses plateformes citoyennes réclament soit le retrait de la proposition, soit l’ouverture d’une vaste concertation nationale avant tout examen.

Cette controverse intervient dans un climat politique déjà tendu. Les médias évoquent des désaccords inédits entre le président de la République et une partie de ses anciens alliés, sur fond de divergences concernant l’équilibre des institutions et la conduite des réformes.

À mesure que l’échéance approche, les positions se durcissent. Libération décrit deux camps qui « croisent le fer à distance », tandis que L’As rapporte que des appels à la mobilisation ont été lancés de part et d’autre, faisant redouter des tensions aux abords de l’Assemblée nationale.

WalfQuotidien parle même d’un « lundi de tous les dangers ». Le quotidien rappelle que l’opposition et plusieurs organisations de la société civile appellent à manifester sous le slogan « Touche pas à ma Constitution » afin d’empêcher l’examen du texte, une mobilisation qui pourrait provoquer des troubles.

Dans le même esprit, Enquête souligne que des acteurs politiques et des organisations citoyennes ont uni leurs voix pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme un passage en force constitutionnel susceptible de menacer la stabilité des institutions.

Pour Le Quotidien, cette séance parlementaire prend des allures de « journée de vérité ». Entre la volonté de réforme affichée par les initiateurs du texte et la levée de boucliers de l’opposition, d’une partie du camp présidentiel et de la société civile, les débats s’annoncent particulièrement animés dans un Hémicycle déjà marqué par l’absence de concertation préalable.

Au-delà de la politique, la Coupe du monde 2026 occupe également une place importante dans les colonnes des quotidiens. Qualifiés pour les seizièmes de finale, les Lions de la Téranga se préparent désormais à défier les Diables Rouges de la Belgique, mercredi.

La presse sénégalaise aborde ce rendez-vous avec prudence et ambition. WalfQuotidien estime que la Belgique reste une équipe séduisante mais abordable, rappelant qu’elle n’est plus celle de la célèbre génération dorée de 2018, tout en conservant une solide expérience et plusieurs joueurs de classe mondiale.

Sud Quotidien évoque un duel inédit entre Lions et Diables Rouges, disputé dans le froid de Seattle, avec en jeu une place en huitièmes de finale. Le journal souligne la détermination des hommes de Pape Thiaw à confirmer leur statut de champions d’Afrique. De son côté, Enquête relève que cette confrontation suscite également des inquiétudes du côté belge, tandis que Le Soleil rappelle que le Sénégal n’a encore jamais affronté la Belgique et que le tirage ne lui a pas offert un adversaire de tout repos.

De Berlin à Toronto : diplomatie, football et inquiétudes à la une de la presse sénégalaise

Les quotidiens sénégalais parvenus ce mercredi naviguent entre diplomatie, enjeux sécuritaires et préoccupations sportives. Au cœur de l’actualité, la visite officielle de trois jours du président Bassirou Diomaye Faye en Allemagne continue de susciter de nombreux commentaires, tandis que les performances des Lions à la Coupe du monde 2026 alimentent les inquiétudes et les critiques.

À Berlin, le chef de l’État a bouclé une séquence diplomatique dense marquée par des rencontres de haut niveau avec le chancelier allemand Friedrich Merz et le président fédéral Frank-Walter Steinmeier. Pour plusieurs observateurs, cette visite constitue une étape importante dans le renforcement des relations entre Dakar et Berlin. Le Soleil estime ainsi que ce déplacement a permis de porter la coopération sénégalo-allemande à un niveau supérieur, consolidant davantage le partenariat stratégique entre les deux pays.

Au-delà des questions bilatérales, les échanges ont également porté sur les grands défis régionaux. Selon L’Info, Bassirou Diomaye Faye a profité de son séjour pour plaider en faveur d’un soutien plus important de la communauté internationale aux pays du Sahel confrontés à la menace terroriste et à une situation sécuritaire toujours préoccupante. WalfQuotidien souligne pour sa part que les discussions entre le président sénégalais et le chancelier allemand ont principalement tourné autour des questions économiques, des investissements ainsi que de la stabilité de la région sahélienne.

Mais pendant que la diplomatie occupe une place de choix dans les colonnes des journaux, le parcours des Lions à la Coupe du monde 2026 retient tout autant l’attention. Après deux défaites consécutives face à la France puis à la Norvège, la sélection sénégalaise se retrouve dans une situation délicate, avec une qualification désormais fortement compromise.

WalfQuotidien pointe du doigt ce qu’il considère comme les nombreux dysfonctionnements ayant entouré la participation sénégalaise à cette compétition organisée aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Le journal évoque des erreurs de gestion au sein de la Fédération sénégalaise de football et estime que l’instance dirigeante est passée à côté de son sujet dans la préparation de cette campagne mondiale.

Le Quotidien dresse également un constat alarmant. Le journal rappelle que le Sénégal n’avait jamais enregistré deux revers consécutifs dans une phase finale de Coupe du monde, qualifiant cette situation d’historique et préoccupante. Malgré ce contexte difficile, le sélectionneur conserve l’espoir d’un retournement de situation et continue de croire à une qualification lors du dernier match face à l’Irak.

Dans le vestiaire également, le discours reste combatif. Selon Le Quotidien, le capitaine Kalidou Koulibaly et les cadres de l’équipe entendent mobiliser toutes leurs forces avant cette rencontre décisive prévue vendredi à Toronto. Pour espérer poursuivre l’aventure, les Lions devront s’imposer avec au moins trois buts d’écart afin de figurer parmi les meilleurs troisièmes de la compétition.

La tâche s’annonce toutefois encore plus complexe avec l’absence d’Edouard Mendy. Les Échos rapporte que le gardien titulaire du Sénégal sera indisponible pendant au moins dix jours. Une information confirmée par L’As, qui évoque une grave blessure aux ligaments du genou gauche contractée lors de la rencontre contre la Norvège. Ce forfait prématuré prive les Lions d’un de leurs cadres les plus expérimentés et ajoute une nouvelle dose d’incertitude à l’approche du rendez-vous décisif face à l’Irak.

Entre ambitions diplomatiques affichées à Berlin et inquiétudes sportives grandissantes de l’autre côté de l’Atlantique, la presse sénégalaise met en lumière un pays partagé, le temps d’une journée, entre les espoirs de sa politique extérieure et les doutes qui entourent sa sélection nationale.