La France a « prêté » le sabre d’El Hadj Oumar au Sénégal

Alors que plusieurs se réjouissaient de la restitution du sabre d’El Hadj Oumar au Sénégal le 17 novembre 2019, et que certains saluaient même ce geste de la France, on apprend que le sabre a juste été prêté.

C’est en effet, l’information que rapporte RFI : « l’objet a été prêté au Sénégal pour une durée de cinq années« . Notons que la France a dernièrement pris l’engagement de restituer les œuvres d’art africaines, et c’est apparemment dans ce cadre que s’inscrivait ce « retour du sabre ». Cet objet appartenait à El Hadj Oumar, guerrier réligieux et l’un des plus farouches opposants aux colons.

Toutefois, RFI révèle que « pour rendre définitivement le sabre, le dernier mot revient aux députés français qui devront voter une loi ». Et cette assertion est confirmée par plusieurs sites français. En outre, un magazine en ligne spécialisé dans l’actualité de l’histoire de l’art et du patrimoine occidental estime même que le premier ministre Édouard Philippe viole la loi sur l’inaliénabilité des œuvres des musées. Le site a mentionné que : « le ministère des Armées a rappelé au Premier ministre que la loi n’avait pas changé, et que cette restitution était parfaitement illégale. Le ministère de la Culture a également fait valoir la même position. Édouard Philippe a donc décidé de demander que le sabre soit déposé pour cinq ans ».

Une information que les autorités sénégalaises n’avaient pas divulguée. Plusieurs personnes pensent par conséquent, que le sabre revient définitivement au Sénégal, alors qu’il n’en est rien. « La tribune de l’art  » pense que même le stratagème du prêt de cinq ans renouvelable n’est pas admis puisque le sabre doit revenir en France dès le 6 décembre en conformité avec les lois françaises.

Le Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique ouvert ce 18 novembre

La sixième édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique s’est ouverte hier matin, au Centre de conférence international Abdou Diouf de Diamniadio (CICAD), en présence du président Macky Sall, de son homologue mauritanien Mouhamed Ould Cheikh El Ghazouani et du Premier ministre français Edouard Philippe.
Les présidents sénégalais et mauritanien et le Premier ministre français participeront ensuite au panel de haut niveau des hautes personnalités.
Le vice-ministre parlementaire du Japon, Shinishi Nakatani, et de hautes personnalités civiles, militaires et religieuses prennent part au forum de Dakar.
Ce rassemblement annuel de deux jours regroupe des chefs d’État et de gouvernement africains, des partenaires internationaux, ainsi que de multiples acteurs de la Paix et de la Sécurité. 
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La rencontre, qui se tient jusqu’à mardi, est axée sur le thème : « Paix et sécurité en Afrique : les défis actuels du multilatéralisme ».
La première édition du Forum de Dakar, lancé lors du Sommet de l’Élysée de 2013 organisé par la France, s’est tenue en décembre 2014 à Dakar, sous le haut patronage du Président sénégalais, Macky Sall.

Décès de Colette Senghor, épouse de Léopold Sédar Senghor

Colette Hubert Senghor, veuve du président poète Léopold Sédar Senghor, est décédée ce lundi en France, ont annoncé plusieurs médias français.

La défunte, née le 20 novembre 1925 à Mouzay, dans la Meuse, avait épousé, le 18 octobre 1957, Léopold Sedar Senghor et a été par la suite Première dame du Sénégal durant les vingt ans de règne du président . Elle aurait eu 94 ans dans 2 jours. Colette Senghor est décédée dans sa maison de Verson en Normandie.

Après le décès de son époux, le 20 décembre 2001, Colette Senghor fait le choix de rester dans la propriété familiale de Verson. Elle y vivait seule, et recevait régulièrement la visite de sa sœur et d’une religieuse. Au début des années 2000, Colette Senghor apprend qu’elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer et choisit de rester en Normandie.
Celle qui a côtoyé les plus grands de ce monde, avait « un caractère bien trempé mais restait très accessible » et était très aimée des habitants. Ils passaient devant chez elle et regardaient sa maison de manière affectueuse, raconte le maire de la ville.

La France invite les pays du Sahel à ne pas baisser la garde face au terrorisme

La France, par la voix de son premier ministres, Edouard Philippe, a exhorté, lundi, les pays du Sahel à ne pas baisser la garde face à la menace terroriste.
‘’Ce que nous jouons est important. Et je dis-nous parce que c’est un sujet d’intérêt commun pour les pays du Sahel, pour la France, pour le Sénégal. C’est une partie de notre sécurité d’aujourd’hui et de demain qui se joue ici et ne faut pas baisser la garde, si vous pouvez me permettre cette expression’’, a-t-il déclaré, en marge de sa visite à la gare du Train Express Régional (TER).
‘’La France a montré depuis quelques années, et montre systématiquement son engagement, son soutien à l’ensemble des initiatives qui sont prises par les pays du Sahel dans leur recherche et dans leur lutte pour la stabilité politique et pour la stabilité sécuritaire’’, a-t-il fait valoir
Il a souligné que son pays connaissait le prix de l’engagement de ses forces.
’’C’est un prix élevé, humain d’abord, militaire ensuite. Et vous connaissez l’engagement du président de la République (Macron) et de la France en générale au soutien de ces pays’’, a-t-il indiqué.
‘’J’observe d’ailleurs que ce matin, le président de la République sénégalaise et son homologue mauritanien ont salué l’engagement français, la constance de cet engagement et son intensité’’, a fait remarquer Edouard Philippe.
Il a insisté sur le fait que les chefs d’Etat sénégalais et mauritanien avaient appelé un certain nombre de pays, soit dans le cadre de l’ONU, soit plus largement, à participer à cet effort, à affermir le mandat d’un certain nombre d’opérations multilatérales en cours au Sahel.
Après la gare du TER, Edouard Philippe s’est rendu à la base navale dénommée Amiral Faye Gassama, du nom de premier chef d’état-major de la marine sénégalaise.
Sur place, il a assisté à une démonstration des forces spéciales sénégalaises. L’exercice consistait à libérer des membres de l’équipage d’un navire, pris en otages par des pirates en mer.

Néné Fatoumata Tall réaffirme l’engagement dans la lutte contre les violences faites aux femmes

Le Sénégal va accentuer la lutte contre les violences faites aux femmes, a réaffirmé le ministre de la Jeunesse, soulignant que le phénomène ‘’a pris de l’ampleur’’ ces derniers temps.

’’Nous allons accentuer la lutte contre les violences faites aux femmes car c’est une réalité au Sénégal, ces derniers temps nous avons constaté que le phénomène a pris de l’ampleur’’, a dit Néné Fatoumata Tall dans un entretien avec l’APS en marge d’un panel sur les jeunes à la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) qui se tient depuis mardi à Nairobi.
’’Nous avons beaucoup de choses à faire pour freiner cette situation qui commence à prendre de l’ampleur au Sénégal. Au ministère de la Jeunesse, nous allons prendre les choses en mains pour booster la lutte’’, a soutenu Mme Tall, membre de la délégation sénégalaise dirigée par le ministre de l’Economie, de la Coopération et du Plan, Amadou Hott.
Selon elle, ’’’la réalité est qu’il y a beaucoup de choses à faire’’ mais ‘’le Sénégal a aussi énormément fait en ce qui concerne l’autonomisation des femmes et des jeunes, la lutte contre les mutilations génitales féminines et le, développement économique et social’’.
‘’Je suis très fière d’être ici. Ce sommet m’interpelle à plus d’un titre. D’abord je suis venue porter la parole des jeunes, ensuite en tant que femme, certaines thématiques m’interpellent directement’’ a-t-elle dit.
Concernant les politiques de jeunesse, elle est revenue sur le ‘’grand projet’’ du chef de l’Etat consistant à ‘’créer des Maisons de citoyenneté et de jeunesse’’.
’’Vu l’envergure que nous allons donner à ce projet, ces Maisons vont prendre en charge les Centre Conseil Adolescent et vont peut-être remplacer les CDEPS qui ont besoin d’être réhabilités’’, a-t-elle expliqué.
’’Nous allons même revoir le modèle de ces CDEPS. Mais ce qui est important c’est que ces Maisons de jeunesse puissent abriter les activités de jeunesse que cela soit dans le domaine du civisme, de la citoyenneté mais également sur le plan économique, social et sur le plan de la santé de la reproduction’’, a-t-elle ajouté.
Selon elle, ‘’le Sénégal est venu jouer sa partition en tant que pays qui se soucie du devenir des jeunes et des femmes’’.

Le navire sismique « Polar Marquis » prend feu au large du Sénégal

Un incendie s’est déclaré à bord du « Polar Marquis », un navire sismique 3D au large du Sénégal. L’information a été livrée par Gc Rieber Shipping, gestionnaire dudit bâtiment dans un communiqué.
Il y est mentionné que l’incident s’est produit dans la salle des machines.
« Les autorités locales ont été saisies ainsi que les parties prenantes concernées pour prendre soin de tous les employés à bord. Le navire a transféré 30 des membres de l’équipage sur un navire d’assistance sur le site et envisage d’autres transferts. Il est remorqué et le temps est calme dans la région. Une évaluation complète de la situation est en cours pour déterminer l’étendue des dommages« , lit-on dans le communiqué.

Le navire « Polar Marquis » appartient à Shearwater Geo Services. Mais, il est exploité, présentement, par Gc Rieber au large du Sénégal. Il s’agit d’un navire sismique 3D, construit en 2000. Les navires sismiques  servent à étudier les différentes couches terrestres sous la mer, pour faciliter l’extraction des énergies fossiles. L’étude sismique permet en outre, de déterminer la possibilité de construction d’une plateforme pétrolière.

Les Nations Unies invitent l’Etat à mettre en place une carte médicale numérisée

Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à la vie privée (UNSRP), Sean Mac Laughlan, a invité, mercredi, l’Etat du Sénégal à mettre en place un système de carte médicale numérisée permettant d’identifier le patient et d’avoir accès à ses données de santé en temps réel.
’’En Australie, les gens ont des cartes médicales avec un numéro, une photo et beaucoup d’informations de santé permettant d’identifier le patient immédiatement. L’Inde a un système similaire, alors, je suggère au Sénégal d’en faire pareil’’ pour gérer le problème de suivi des patients, a-t-il déclaré.
Sean Maclauchlan s’exprimait ainsi à l’occasion d’un panel du Sommet international sur la protection des données personnelles. Cette rencontre, ouvert mardi à Dakar, a pour thème : ’’Approfondir la protection des données personnelles en Afrique’’.
M. Maclauchlan qui présentait ’’Les problèmes de confidentialité et de données relatives à la santé’’ a mis l’accent sur ’’l’intérêt qu’ont le patient et le personnel de santé à ce que les informations nécessaires et exactes soient disponibles pour assurer une plus forte probabilité des résultats positifs’’.
Selon lui, ’’la clé de cette relation de confiance’’ doit impérativement reposer sur « la transparence et la responsabilité » dans l’utilisation de ces informations personnelles.
Pour cela, a-t-il souligné, « il est important que les données relatives à la santé soient traitées conformément aux normes légales et éthiques », face aujourd’hui à la prolifération « davantage de données sanitaires numérisées, pouvant être utilisées à des fins autres que celles prévues ; telles que la recherche, le marketing, les assurances ou encore les bio-banques ».
Tout en saluant cette suggestion innovante, le Secrétaire permanent de la Commission de protection des données personnelles (CDP), le colonel Paul Mendy a pour sa part, assuré que le Sénégal dispose de suffisamment de moyens matériel et humain, de même qu’un arsenal juridique solide pour faire de sorte que ces données collectées de manière électronique, soient sécurisées.
Concernant cette nouvelle carte sanitaire, il a préconisé que l’empreinte digitale puisse être utilisée comme identifiant unique, pour éviter les contraintes liées notamment à l’obtention ou non de la carte d’identification nationale, par le patient.
Ainsi, il a invité « toutes les institutions de santé à collaborer avec la CDP pour une meilleure protection des données de santé collectées » afin de rendre tout le réseau « interconnecté et hermétique ».
Le Sommet international sur la protection des données personnelles prend fin jeudi.

La BADEA disposée à financer l’agropole de la Casamance

La Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) a de ’’très bonnes prédispositions’’ pour financer l’Agropole de la Casamance, selon son Directeur général.
’’On a de très bonnes prédispositions pour financer cette agropole. Ce qui est sûr, c’est que nous mettrons le maximum de ce qui sera possible de mettre, puisqu’il y a plusieurs investisseurs qui se sont manifestés pour financer cet agropole’’, a confié à l’APS, Sidi Ould Tah, peu avant la clôture, ce mercredi, du Forum de l’investissement en Afrique qui se tient au Sandton Convention Center de Johannesburg.
Le patron de la BADEA qui n’a pas voulu avancer de chiffres a expliqué que les partenaires sont en train de finaliser les discussions sur le montage financier de ce projet de transformation des fruits de la Casamance. Le Sénégal est, selon lui, ’’le premier pays’’ bénéficiaire des financements de la BADEA en termes de ressources allouées avec à peu près 70 projets opérationnels dont 16 dans le domaine de l’hydraulique et de l’assainissement, des projets dans le domaine de l’électrification rurale, des infrastructures avec le port de pêche de Dakar.
La BADEA intervient dans le domaine de la Santé avec l’hôpital Dalal Jamm, dans l’éducation. Des financements ont été accordés également à des banques sénégalaises pour le renforcement des capacités financières des PME et pour les échanges commerciaux entre le Sénégal et le monde arabe.
La Badea intervient dans 44 pays et cherche à équilibrer ses interventions dans toute la sous- région ouest africaine, qui reçoit la plus grande part des interventions avec en tête le Sénégal, le Burkina et la Côte d’Ivoire. La banque se déploie aussi en Afrique de l’Est et en Afrique centrale.

Éliminatoires CAN 2021 : La CAF désigne un trio sénégalais pour Nigéria-Bénin

La rencontre Nigeria-Bénin de ce mercredi comptant pour la première journée des éliminatoires de la CAN 2021 sera sifflé par un trio sénégalais dirigé par Issa Sy, annonce la Confédération africaine de football (CAF).
Issa Sy sera assisté par Nouha Bangoura et El hadj Abdoul Aziz Guèye. Le 4-ème arbitre est Fatou Thioune. Le Bénin a atteint pour la première fois de son histoire les quarts de finale de la dernière CAN après avoir éliminé le Maroc en huitième de finale. Quant au Nigeria, il a été éliminé en demi-finale par l’Algérie future vainqueur de l’épreuve.
Issa Sy qui a sifflé plusieurs matchs internationaux, a officié à l’occasion de la CAN U17 en Tanzanie.

Le projet « New deal » à l’échelle nationale pour la protection des jeunes filles

Le projet ’’New deal’’ sera étendu à l’échelle nationale au Sénégal, une initiative holistique et novatrice qui vise la protection et l’encadrement des jeunes filles, a affirmé le ministre de l’Economie, du Plan et de Coopération, Amadou Hott.
’’Le Sénégal est ouvert à l’échange de bonnes pratiques et à l’amélioration de la condition des femmes, jeunes filles et personnes vulnérables, dans l’esprit de la Déclaration du Caire, avec l’appui de ses partenaires au développement et de toutes les parties prenantes’’, a dit M. Hott, mardi à Nairobi (Kenya).
Dans une déclaration à la presse, en présence de parlementaires sénégalais et d’officiels qui l’accompagnent à la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD), il a souligné quel le Sénégal a accompli ’’beaucoup d’efforts’’ pour amélioration de la condition des femmes.
’’Elles (les femmes) sont nombreuses à s’investir aujourd’hui dans la Formation, l’Education, l’Entreprenariat, la Santé et les Nouvelles technologies’’, a-t-il indiqué, soulignant que le Sénégal entend poursuivre sa dynamique de développement du capital humain.
Il a cité la protection sociale à travers, notamment la couverture maladie universelle, les bourses de sécurité familiale et les cartes d’égalité des chances au profit des personnes vivant avec un handicap.  Il a fait le résumé des engagements pris par le Sénégal ’’dans le respect des valeurs socio-culturelles’’ et des ’’priorités nationales’’ déclinées dans le Plan Sénégal émergent (PSE 2014-2035), par différents points. Il s’agit du renforcement du leadership, l’autonomisation économique des femmes et des filles, l’employabilité des jeunes ainsi que la poursuite des programmes de lutte contre les violences basées sur le genre, les mariages d’enfants, les mutilations génitales féminines et les autres pratiques néfastes.
Hott a également évoqué ’’la responsabilisation’’ de tous les acteurs concernés dans la mise en œuvre de la Charte africaine de la jeunesse et la Feuille de route de l’Union Africaine pour la capture du dividende démographique.
Il est revenu sur l’objectif zéro décès maternel évitable en intégrant un ensemble complet d’interventions de santé et l’objectif de moins de 10% de besoins non satisfaits en matière de planification familiale.