« M-jangale », premier prix d’un concours national sur l’innovation

La solution technologique « M-Jangale » (Mobile éducation) a remporté le premier prix d’un concours national sur l’innovation lancé en février dernier par l’opérateur téléphonique Expresso, pour récompenser un projet innovant dans le domaine des technologies de l’information et de la communication.

’’M-Jangale’’ faisait partie des 10 projets retenus pour cette première édition et dont les porteurs ont bénéficié d’un programme de mentorat de membres très influents de l’écosystème entrepreneurial du Sénégal, ainsi que d’un encadrement en business coaching, développement personnel et mise en relation.

’’M-Jangale’’ nourrit l’ambition de vulgariser davantage les nouvelles technologies en les rendant accessibles au plus grand nombre dès le plus jeune âge, selon son concepteur, Babacar Diop.

« On a mis en place un programme très complet de formations dispensé auprès des populations les plus vulnérables économiquement pour leur ouvrir l’accès à terme des carrières professionnelles dans les sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STEM) », a expliqué le jeune étudiant développeur, mercredi à Dakar, devant le jury avant la délibération.

Pour ce faire, il a préconisé la mise en place de modules de formation pour « mettre l’enfant au cœur de son propre savoir ».

Le deuxième prix attribué à l’issue de cette première session d’incubation est revenu à la solution « Sunubus », une application mobile collaborative et prédictive de géolocalisation de bus.

Avec cette innovation, les utilisateurs des lignes de transport « Dakar Dem Dikk » ou de bus « Tata » peuvent partager « en temps réel », à partir de cette application, l’itinéraire des bus, leur position, entre autres.

La solution « Ayyana Tech », lauréat du 3e prix, consiste en une innovation destinée aux agriculteurs et exploitants d’espaces verts.

Selon la présentation qui en a été faite devant la jury, elle permet, d’une part, de détecter la nature des sols et d’un environnement donné pour conseiller de façon « très précise » les agriculteurs sur le choix et la méthode de culture adaptée.

Cette solution technologique permet d’autre part de gérer à distance le système d’arrosage des espaces en fonction de leurs besoins réels.

Pour la première édition de ce concours dédié aux étudiants et aux jeunes entrepreneurs, près de 500 candidats ont présenté des applications relevant de divers domaines, l’éducation, la santé avec « Senvitale », l’agriculture avec « Ecobuilders » et « Ayyana tech », ainsi que les transports avec « Easytickets » et « Sunubus ».

Selon les organisateurs, ce concours national sur l’innovation visait offrir aux jeunes étudiants l’opportunité de devenir des « acteurs majeurs » des industries des technologies de l’information.

L’objectif du concours consistait ainsi à récompenser un projet jugé innovant, à savoir une innovation technologique ou une idée de nouveaux modes d’utilisation des technologies appliquées à toutes les disciplines.

De cette manière, les promoteurs du concours souhaitaient encourager les candidats de toutes les régions non seulement à innover mais aussi à développer leur sens de l’entreprenariat en profitant de l’occasion pour créer une start-up, a rappelé le directeur de l’Innovation Modou Khaya.

La cérémonie de remise des prix a été précédée d’un forum ouvert au public pour permettre aux porteurs de projets de présenter leurs innovations.

Planification du développement : le Giz veut aider à intégrer le changement climatique

L’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) veut apporter sa contribution à la planification du développement au Sénégal, à travers l’intégration de la dimension changement climatique, a indiqué mercredi son conseiller technique, Ndiaga Diop.

‘’On a fait une analyse des processus de planification au Sénégal. Il se trouve que des institutions comme l’Assemblée nationale, le Conseil économique, social et environnemental (CESE), le Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT) et même les élus locaux peuvent jouer un rôle fondamental’’, a estimé M. Diop.

Il s’exprimait à Saly-Portudal (Mbour, ouest) au cours d’un atelier de formation des acteurs institutionnels sur le changement climatique. Cette rencontre est co-organisée par le GIZ et le Fonds des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), à travers le projet d’appui scientifique au processus de plans nationaux d’adaptation du Sénégal (PAS-PNA 2016-2019).

Pour le député Cheikh Seck, président de la Commission développement et aménagement du territoire de l’Assemblée nationale, les parlementaires et autres conseillers territoriaux ont ‘’une reponsabilité grandissante’’ face aux effets du changement climatique’’. Selon lui, ils sont ’’confrontés tous les jours à des interrogations et incertitudes’’.

‘’C’est la raison pour laquelle nous saluons la tenue de cette formation qui est venue à son heure pour nous capaciter et nous mettre au diapason des tenants et aboutissants du changement climatique, qui constitue une actualité brûlante et une préoccupation majeure’’, a dit M. Seck.

Il a souligné que lui et ses collègues ont « besoin d’être armés, outillés’’, pour être à même de « prendre en compte les préoccupations de notre environnement et de nos populations, et d’accompagner l’Etat du Sénégal dans la lutte contre les effets néfastes du changement climatique’’.

Le Sénégal, a-t-il rappelé, a ratifié des accords et autres protocoles et c’est le moment maintenant de s’arrêter pour faire l’évaluation de ce qui a été fait et de voir s’il ne faut pas ‘’accélérer la cadence’’ pour faire face à ce fléau.

Pour Chérif Habib Aïdara, président de la Commision environnement, ressources naturelles et industries extractives du Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT), le Sénégal est confronté à de sérieux problèmes environnementaux.

Il en veut pour preuve l’érosion côtière, la salinisation des terres, la surexploitation des ressources naturelles, entre autres méfaits du changement climatique auquel l’agriculture et l’ensemble des activités économiques doivent s’adapter.

‘’Plus de soixante espèces d’arbres risquent de disparaitre dans la zone sud du pays. On est en train de planter une muraille verte vers le nord, mais, en même temps, on assiste à la déforestation dan le sud’’, a déploré M. Aïdara, maire de Bonconto (Kolda, sud).

Pour Makhfousse Sarr de la FAO, des échanges entre experts en changement climatique et acteurs institutionnels sur notamment les conséquences actuelles et potentielles du changement climatique paraissent pertinents, au regard des enjeux et risques liés au changement climatique ainsi qu’aux engagements au niveau international.

‘’Nous sommes conscients que toute décision de développement durable doit nécessairement être résiliente au changement climatique. Autrement dit, prendre en compte l’adaptation et l’atténuation. La prise en compte de ces deux dimensions dans les décisions de développement ne peut être effective que si la problématique du changement climatique est bien comprise’’, a insisté M. Sarr.

Mbour : une nouvelle structure pour prendre en charge les préoccupations des pêcheurs

Des pêcheurs issus de différentes régions maritimes du pays ont décidé de prendre en charge leurs propres préoccupations, en mettant en place une nouvelle structure dénommée ‘’Union nationale de la pêche artisanale du Sénégal (UNAPAS), a constaté l’APS.

‘’Désormais, nous n’allons plus laisser à d’autres personnes de parler ou d’agir au nom des pêcheurs alors qu’en réalité, ce sont des gens qui ne sont là que pour leurs propres intérêts. Nous allons maintenant prendre en charge nos propres préoccupations’’, a déclaré le président de cette nouvelle structure, Abdoulaye Ndao.

Selon ses initiateurs, qui faisaient face à la presse mercredi à Mbour, l’UNAPAS est mise en place par de ‘’vrais pêcheurs’’ et dans l’optique de promouvoir le développement économique du secteur.

L’une des principales préoccupations de ces pêcheurs et qui figure en pôle position dan les objectifs de l’UNAPAS, c’est la ‘’formalisation du secteur de la pêche’’ qui, selon ses responsables, constitue ‘’le maillon fort’’ de l’économie sénégalaise.

‘’Nous allons travailler à la massification de notre structure et à l’harmonisation de nos efforts pour redorer le blason de ce secteur névralgique de l’économie sénégalaise qui est confronté à de sérieux de problèmes, en plus de la raréfaction de la ressource halieutique’’, a dit Abdoulaye Ndiaye, secrétaire général de l’UNAPAS, section Mbour.

Abdoulaye Ndiaye et ses collègues sont d’avis qu’il faut mettre en place des stratégies allant dans le sens de lutter contre l’insécurité des pêcheurs en mer.

‘’Le seul port du gilet de sauvetage ne garantit pas la sécurité des pêcheurs en mer. Depuis cinq ans maintenant, on nous parle de puces informatisées. Au 21ème siècle, avec les progrès technologiques, la puce informatisée ferait l’affaire face aux nombreux cas de disparition des pêcheurs sénégalais’’, a suggéré M. Ndiaye.

Sortie de « Sunu folk’’, une compilation de dix artistes

Dix artistes de nationalités différentes ont sorti, mercredi, à Dakar, une compilation intitulée ‘’Sunu folk’’ (Notre folk en wolof) et produite par le label ‘’Afrik melo’’, du chanteur sénégalais Yoro Ndiaye.

Autour de ce disque, présenté à la maison de la culture Douta Seck, se sont réunis de jeunes chanteurs et musiciens africains.

Il s’agit du Mauritanien Baba Ciré, qui a interprété la chanson ‘’L’unité africaine’’, de la Camerounaise Sanzy Viany avec le morceau ‘’Ngul Yam’’, du Burkinabé Patrick Kabré (‘’Dunya’’), de Jessica Loren Monteiro, une Sénégalaise d’origines cap-verdienne) avec ‘’Marianne’’.

Des chanteurs sénégalais connus sur la scène musicale en font également partie, notamment Cheikh Diaw Diop (‘’Droit de l’enfant’’) ou encore Demba Guissé (‘’Jam’’).

Yoro Ndiaye, l’initiateur du projet, a expliqué pour cette première expérience, le choix a été fait sur la base de son carnet d’adresse.

‘’Ce sont des artistes que je connaissais déjà, mais il fallait qu’ils jouent un instrument et évoluent dans la musique folk’’, a-t-il justifié.

Outre la provenance diverse des artistes, tous de l’Afrique de l’Ouest, le contenu des chansons renvoie à la paix, à l’unité, l’amour et l’humain.

‘’Les titres n’ont pas été imposés, chacun est venu avec son inspiration. Parfois, il nous arrive de les orienter pour parfaire leur travail. Mais, on a plus travaillé sur l’arrangement’’, indique Yoro Ndiaye.

Débuté il y a un an, l’enregistrement de cette compilation a été réalisé à Dakar.

Le label ‘’Afrik melo’’ de Yoro Ndiaye a bénéficié d’un financement de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dans sa rubrique ‘’Contrat de confiance’’, en soutien aux initiatives culturelles.

‘’Nous avons reçu un financement de l’Organisation internationale de la Francophonie avec une première phase pour l’extension de notre label +Afrik melo+ et dans la deuxième phase, nous avons décidé d’en faire bénéficier à des jeunes artistes, d’où cette compilation’’, explique l’interprète de ‘’Xaritt’’.

Le festival ‘’Sunu folk’’, d’une durée de deux jours et prévu les 13 et 14 juillet prochains à la maison de la culture Douta Seck, est initié pour accompagner la promotion cette compilation.

Le parrain de cette première édition est le chanteur Ismaïla Lo.

‘’Je suis fier et content de voir que la relève est bien assurée, Alhamdoulilah ! Je leur souhaite longue carrière. Je suis content du choix fait sur ma personne’’, a dit l’interprète de ‘’Tajabonne’’, qui dit être un ‘’fan’’ de Yoro Ndiaye.

Le festival prévoit le 13 juillet une prestation d’artistes interprétant les tubes du parrain Ismaïla Lo, et le meilleur aura un single comme récompense. Le lendemain, les artistes de la compilation et leur mentor Yoro Ndiaye se produiront tour à tour sur la scène de Douta Seck.

Selon Yoro Ndiaye, le ministère de la Culture les accompagne en mettant à leur disposition l’espace de Douta Seck et la sonorisation du FESMAN.

Gestion des ressources naturelles : la tutelle déterminée à enclencher « une dynamique nationale »

Le ministère de l’Environnement et du Développement durable, a réaffirmé mercredi son engagement à susciter « une dynamique nationale » visant l’amélioration de la gestion des ressources naturelles, l’intégration des principes de durabilité dans les politiques et le renforcement de la résilience des populations aux changements climatiques, a indiqué le directeur de cabinet, Cheikh Dieng.

« Une approche basée sur la gouvernance et le renforcement des compétences est une impérieuse nécessité pour l’atteinte de ces objectifs », a indiqué, à ce sujet, le directeur de cabinet du ministère de l’Environnement, Cheikh Dieng.

Il présidait, mercredi la cérémonie officielle d’ouverture d’une session de formation consacrée à la passation de marchés, à l’intention des agents du ministère de l’Environnement et du Développement durable.

Suivant cette nouvelle perspective, « de nouveaux défis s’imposent aux acteurs, dans le cadre de la réforme institutionnelle en cours’’ du département de l’Environnement, a souligné Cheikh Dieng.

Selon M. Dieng, « les documents stratégiques ont montré que le renforcement des capacités et les innovations en matière de passation des marchés, constituent sans nul doute des leviers pour garantir l’efficacité dans nos actions ».

De fait, cette session de renforcement de capacités et de mise à niveau des acteurs de la commande publique permettra de partager des informations utiles sur les marchés publics, a-t-il fait observer.

« Nous devons nous adapter à la dynamique des réformes en cours pour nous mettre à niveau constamment, et garantir notre efficacité », a insisté Cheikh Dieng, selon qui cela passe par une bonne gouvernance et une appropriation des procédures de passation des marchés publics.

L’Ong Tostan sensibilise contre l’excision et les mariages précoces à Tambacounda

L’ONG Tostan a entamé mercredi une campagne de sensibilisation contre les mariages précoces et l’excision dans 12 villages du département de Tambacounda (est), où ces phénomènes existent à une échelle jugée encore préoccupante.

« Les pourcentages d’enfants excisées ou mariées restent encore élevés dans la région de Tambacounda. Beaucoup de communautés ont déjà fait part de leur volonté d’abandonner l’excision, mais le mal est encore là », a constaté Harouna Sy, le coordonnateur de Tostan dans les régions de Kédougou (sud-est) et Tambacounda.

Il prenait part à « un atelier de présentation de la situation des mariages d’enfants et de l’excision » dans ces deux régions.

L’atelier a eu lieu à l’occasion d’une campagne contre ces pratiques par l’Unicef, le gouvernement du Sénégal et le Fonds des Nations unies pour la population.

A Tambacounda et Kédougou, environ 42 % des filles dont l’âge est compris entre neuf et 15 ans ont été excisées ou données en mariage, affirme M. Sy, tout en reconnaissant que les mariages précoces et l’excision sont moins pratiquées qu’auparavant.

« Nous étions à 85 % il y a quelques années. Aujourd’hui, 48 % des filles sont excisées. Et une fille sur trois est mariée avant l’âge de 16 ans », a-t-il précisé, ajoutant : « Les chiffres restent alarmants, ce qui signifie que nous devons persévérer dans la sensibilisation. »

« Beaucoup de communautés ont arrêté ces pratiques néfastes pour la santé de l’enfant. Toutefois, nous devons continuer la sensibilisation jusqu’à leur éradication », a poursuivi Harouna Sy.

C’est une nécessité de former et de sensibiliser les jeunes sur « les méfaits » de la pratique de l’excision, et de leur faire connaître les lois en vigueur interdisant cette pratique, a-t-il dit.

L’Assemblée nationale a adopté une loi interdisant la pratique de l’excision depuis la fin des années 90, mais cette pratique est encore persistante au Sénégal.

CM 2018 : quatre supporters sénégalais manquent à l’appel, au départ de moscou

La délégation officielle sénégalaise à la Coupe du monde 2018 (14 juin-15 juillet) a constaté l’absence de quatre supporters des Lions du Sénégal, lors de son départ de Moscou, mardi, a appris l’APS auprès de ses dirigeants.

« Effectivement, trois supporters du 12e Gaïndé (le club des supporters des Lions, Ndlr) et un [membre] du Stade de Mbour ne sont pas rentrés mardi comme il était convenu », a déclaré le directeur de la Haute compétition au ministère des Sports, Souleymane Boune Daouda Diop.

Le DHC qui était venu accompagner personnellement la délégation à l’aéroport de Moscou-Domodedovo, au moment du départ de la délégation des supporters sénégalais pour Dakar, a tenu à « ne pas aller à des conclusions hâtives » sur leur absence.

« Ils ont le droit de rester en Russie jusqu’au 25 juillet », a-t-il précisé.

L’Association du 12e Gaindé, elle, n’avait pas encore la preuve de l’absence des supporters en question, selon son président, Issa Laye Diop.

« J’ai reçu les supporters hier (mardi). Et jusqu’à ce matin, nous vérifions encore si tout le monde est rentré. Je reviendrai vers vous, dans tous les cas, pour infirmer ou confirmer l’information », a-t-il dit à l’APS.

Peul Wade, vice-président de l’Association des supporters du Stade de Mbour, a rejeté l’éventualité d’une tentative d’émigration clandestine, concernant le membre de son club déclaré absent.

« Au pire des cas, il va rentrer en payant lui-même son billet d’avion », a-t-il dit.

’’Personnellement, j’avais été invité à passer quelques jours en France, mais j’ai préféré retourner au Sénégal avant de repartir, pour éviter les conjectures », a ajouté M. Wade dans un éclat de rire.

Malamine Tamba, le président d’ »Allez Casa », précise que « toutes les 50 personnes » parties représenter ce club de supporters étaient présentes à l’aéroport de Moscou pour regagner Dakar.

« Aucun membre de notre association n’a en tête l’idée de profiter de ce voyage pour faire de l’émigration clandestine », a assuré M. Tamba.

Des témoins ont signalé la présence de candidats à l’émigration clandestine parmi les supporters des Lions du Sénégal. Des médias ont annoncé l’arrestation de sept d’entre eux à la frontière russo-finlandaise.

Accord de pêche avec Nouakchott : un quota de 50.000 t pour les pêcheurs sénégalais (ministre)

Le nouveau protocole d’accord de pêche signé lundi entre le Sénégal et la Mauritanie autorise les pêcheurs sénégalais à capturer 50.000 tonnes de poissons dans les eaux mauritaniennes, a annoncé mardi le ministre sénégalais de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye.

Il en a fait la révélation lors d’une rencontre avec les acteurs de la pêche de Saint-Louis, en présence du préfet du département et du maire de Saint-Louis, Mansour Faye.

Lors de cette rencontre, il a confirmé la signature, lundi, à Nouakchott, d’un nouvel accord de pêche entre les deux pays, dans le cadre duquel la Mauritanie va accorder 400 licences aux pêcheurs sénégalais.

L’accord stipule aussi que ces derniers devront ‘’payer’’ 10 euros par tonne. Cinq autres euros seront supportés par l’Etat sénégalais, a indiqué M. Guèye, qui évoque un montant annuel de 164 millions de francs CFA.

Il a précisé que ‘’la signature de l’accord de pêche’’, prend effet à partir de la date de sa signature. Il a signalé que les pécheurs sénégalais ‘’bénéficient’’ d’une période transitoire d’un an, pour ‘’débarquer’’ leurs produits à Mboyo, village mauritanien situé 2,5 kilomètre de la frontière qui sépare les deux pays.

Selon lui, cette ‘’période transitoire’’ est ‘’accordée’’ aux pécheurs sénégalais, en attendant que les autorités mauritaniennes construisent le port de débarquement de Mboyo, afin que tous les ‘’débarquements’’ se fassent en terre mauritanienne.

Le ministre a aussi demandé aux pécheurs de ‘’respecter l’esprit’’ de cette transition, car tous les produits de pêche feront l’objet d’un ‘’contrôle’’ par les autorités mauritanienne et sénégalaise, tant la quantité, que la qualité des tonnages qui seront débarqués.

Le ministre de la Pêche s’est félicité de ‘’l’engagement’’ des deux chefs d’Etats, Macky Sall et Mohamed Ould Abdel Aziz, qui ont donné des ‘’instructions’’ à leurs deux ministres de la pêche, pour ‘’finaliser’’ ces accords de pêche, au grand bonheur des pécheurs saint-louisiens.

Les différents représentants des pêcheurs de la Langue de Barbarie, au nom des leurs collègues, ont adressé des ‘’remerciements’’ au président Macky Sall et au président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz qui ont, selon eux, ‘’œuvré’’ pour ‘’l’aboutissement’’ de la signature de ces accords.

Ils ont aussi salué ‘’l’engagement’’ du ministre de la Pêche, Oumar Guèye, et du maire de Saint-Louis, Mansour Faye, pour leur ‘’forte implication’’ dans ce dossier.

Vers la création d’une brigade motorisée pour la surveillance douanière sur les autoroutes

Le Groupement polyvalent de recherches et de répression de la fraude (GPR), basé à Thiès (ouest), envisage de créer une brigade motorisée qui devrait permettre aux services des douanes de mieux s’adapter à l’avènement des autoroutes, a annoncé son chef le lieutenant-colonel Mamadou Dieng Sow.

Le chef du GPR a indiqué, dans un entretien avec l’APS, qu’il est prévu dans les locaux en construction de cette structure à compétence nationale, non loin de la légion de gendarmerie de Thiès,une brigade motorisée qui lui sera directement rattachée.

« On a prévu là-bas une brigade motorisée, une brigade cynophile. Nous avons pensé qu’aujourd’hui avec l’avènement des autoroutes à péage, les fonctions de contrôle douanier risquent d’être réduites », a dit le lieutenant-colonel.

Il a souligné la nécessité d’apporter « une réponse » à cette nouvelle situation où la fluidité du trafic, « la priorité en matière d’autoroute à péage », empêche d’ériger des postes de contrôle sur ces infrastructures routières.

« L’ouverture d’Ila Touba c’est pour bientôt. S’il n’y a pas de contrôle de Dakar à Touba, les gens peuvent (convoyer) de la drogue, de la fraude ou des armes sans être inquiétés », a-t-il dit.

« C’est pourquoi, nous avons pensé à créer une brigade motorisée qu’on va rattacher au GPR » et qui sera commandée par un adjudant avec des éléments qui seront « bien formés » à la conduite de motards et qui vont opérer sur ces autoroutes à péages, a-t-il détaillé.

Selon lui, cette brigade qui sera utile « ne serait-ce que pour la dissuasion », pourra faire des ciblages en cas de suspicion, pour suivre les suspects et les contrôler au niveau des aires aménagées à cet effet près des postes de péages.

Le Groupement réfléchit, dans le moyen terme, à l’usage de scanners mobiles, après le déploiement de cette brigade. Il est en outre prévu de créer, dans ses nouveaux locaux, un groupe cynophile avec des chiens renifleurs qui seront formés à la détection de drogues ou d’armes, a ajouté le lieutenant-colonel Sow.

Un abri est prévu dans ce nouveau bâtiment pour ces animaux qui pourront aussi être utilisés au niveau de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) à chaque fois que de besoin.

« La brigade motorisée et le groupe cynophile sont pris en compte par l’autorité pour permettre à la BPR de mieux remplir ses missions », a dit le lieutenant-colonel.

Ils viendront s’ajouter aux deux brigades polyvalentes dont dispose le GPR, qui va déménager « dans les meilleurs délais » dans son nouveau bâtiment construit non loin de la légion de gendarmerie sur un terrain de 2500 mètres carrés.

Il s’agit d’une ancienne maison des Travaux publics qui a été affectée à la douane, avec l’appui du gouverneur.

Le chantier qui a démarré en mai 2017 « est très avancé », a-t-il signalé, en faisant observer que la lutte contre la drogue « fait partie (du) maillon faible » du GPR, face à la difficulté d’obtenir des renseignements.

« La lutte contre la drogue fait partie de notre maillon faible. Notre problème, c’est le renseignement. Souvent, c’est des informateurs qui nous donnent des renseignements et qui parfois, versent dans le chantage », a-t-il déploré.

Il faut selon lui que l’administration des douanes, « si elle veut vraiment être efficace, mette en place un fonds spécial de renseignement, afin de motiver les informateurs », étant donné le « manque de collaboration » de la part des populations.

« Personne ne donne le renseignement gratuitement », fait-il valoir, avant de préconiser une délocalisation du renseignement vers la direction des opérations avec des agents formés dans ce domaine qui pourraient être affectés à l’étranger pour fournir des bulletins tant sur le plan de la fraude que du trafic.

Autrement, toute réforme dans ce domaine qui « n’intègre pas le renseignement est vouée à l’échec », a-t-il décrété.

L’université Alioune Diop célèbre ses meilleurs étudiants

Quatre-vingt-cinq étudiants de l’Université Alioune Diop de Bambey (UADB) ont été primés mardi, à l’occasion de la quatrième édition de la journée de l’excellence de ladite université, a constaté l’APS.

’’Les étudiants primés sont au nombre de 85, dont 42 étudiants pour les licences et 43 étudiants pour les masters’’, a détaillé le Professeur Lamine Guèye, recteur de l’UADB, lors de la cérémonie.

Selon lui, les étudiants ont été distingués sur la base de ‘’critères d’excellence et de citoyenneté’’. ‘’Ils sont majors de leur promotion et n’ont jamais été traduits en conseil de discipline’’, a-t-il précisé. Le diplôme délivré aux étudiants ‘’marque la fin d’une étape importante au terme d’un cursus complet sans faute en licence et en master’’, a relevé l’universitaire.

L’université a primé ‘’les meilleurs étudiants en vue de développer la culture de l’excellence’’, a souligné le Professeur Guèye.

Il a invité les lauréats à s’inspirer des parcours exemplaires des personnalités choisies comme parrains ou marraine : Mouhamadou Maouloud Diakhaté, Cheikh Anta Diop et Dr Khady Seck.

L’occasion a été saisie pour magnifier le travail des enseignants-chercheurs promus au Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur (CAMES) et du personnel promu aux ordres nationaux du Lion et du Mérite.

Cette cérémonie a été présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur Mary Teuw Niane, par ailleurs parrain d’honneur de l’édition 2018 de la Journée de l’excellence.