L’Ambassade de France à Dakar avec en lumière l’égalité femmes-hommes

Pendant deux jours, l’Ambassade de France à Dakar a rencontré en avant l’égalité entre les femmes et les hommes à travers l’initiative « Egalité en lumière ». Cette initiative vise à mettre en valeur les actions des entreprises au Sénégal pour promouvoir les droits des femmes et des jeunes filles ainsi que l’égalité dans tous les domaines de la société.

L’événement se déroule mercredi et jeudi à la Place du Souvenir Africain à Dakar, en collaboration avec le Musée Henriette Bathily, dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes.

Christine Fages, ambassadrice de France au Sénégal, a expliqué que « Egalité en lumière » intervient après deux années de mise en œuvre d’un projet visant à accompagner la société civile et les autorités sénégalaises, suite aux engagements pris par le Sénégal lors du Forum Génération Égalité en 2021.

Ce projet a permis de sensibiliser 1200 femmes aux violences et aux exploitations sexuelles, de former 80 femmes volontaires sur les actions de lutte contre les violences basées sur le genre en ligne et de sensibiliser 7000 jeunes collégiennes et lycéennes sur le cyberharcèlement. De plus, 45 jeunes femmes ont été formées aux métiers numériques et 35 femmes ont été accompagnées dans la gestion organisationnelle de leur structure et la réalisation de leur projet.

L’événement comprend également une rencontre avec 16 exposants, des panels sur différents thèmes tels que le rôle des femmes dans la protection de l’environnement et leur place dans le cinéma et l’audiovisuel, des ateliers sur l’hygiène menstruelle et le cyberharcèlement. , ainsi que des démonstrations sportives et des performances artistiques.

En marge de cet événement, l’association féministe sénégalaise « Yeewi » et l’entreprise sociale Api Afrique lanceront la « Carte Rose Sénégal », présentée comme le premier annuaire des structures et acteurs qui accompagnent les femmes et les filles au Sénégal.

L’ambassadrice a souligné que la « Carte Rose Sénégal » est un outil conçu pour accompagner et connecter les femmes aux bonnes structures ou personnes selon leurs besoins, tout en facilitant l’identification de partenaires et la création de synergies pour tous les acteurs concernés par l’accompagnement des femmes.

Débat houleux sur la procédure d’urgence lors du vote de la loi sur l’amnistie en séance plénière

Lors de la séance plénière de ce mercredi pour le vote de la loi sur l’amnistie, le député Sanou Dione a vivement critiqué la procédure d’urgence adoptée en commission technique. Selon lui, cette dernière ne respecte pas les règlements de l’Assemblée nationale.

« La réponse qui a été donnée par rapport à l’article 13 est la réponse du gouvernement. Le problème est qu’on est saisi en urgence, mais l’Assemblée nationale a son fonctionnement normal, qui est de respecter les textes. La saisine n’est pas conforme aux règlements intérieurs de l’AN », a déclaré le député de Taxawu Sénégal.

Il a ensuite souligné : « La preuve, on vient de recevoir le rapport. Il devait nous le donner 48 h au moins pour nous permettre de bien travailler. On nous saisit le matin la dernière fois à 11 h pour la conférence des président et l’après-midi pour la commission technique ».

Sanou Dione a également remis en question la participation des députés hors de Dakar à ces réunions convoquées en urgence, en demandant : « S’il y a des députés qui sont hors de Dakar comment peuvent-ils participer à une réunion qui est convoquée ? Je pense que la saisine de l’AN, c’est là où on doit travailler normalement quand on reçoit le rapport, on vient de recevoir le texte est en porte-à-faux par rapport au règlement intérieur de l’AN ».

Projet de loi sur l’amnistie des faits politiques en débat à l’Assemblée nationale

La plénière entamant l’examen du projet de loi portant amnistie générale des faits commis entre le 1er février 2021 et le 25 février 2024, liés à des manifestations ou à des motifs politiques, a débuté à l’Assemblée nationale, comme observé par l’APS.

Ce projet de loi, validé mardi par la commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains de l’Assemblée nationale, sera présenté par la garde des Sceaux, ministre de la Justice, Aïssata Tall Sall, au nom du gouvernement.

Le ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les institutions, Samba Sy, sera également présent lors de cette séance plénière, aux côtés de sa collègue en charge de la Justice.

Par décret du 1er mars, Macky Sall a enjoint à la garde des Sceaux de soumettre aux députés le projet de loi portant amnistie, qui a pour objectif déclaré d’apaiser le climat politique et social, selon le gouvernement.

Ce projet vise également à « renforcer la cohésion nationale et à consolider le dialogue national, tout en permettant à certaines personnes qui ont eu des démêlés avec la justice de participer pleinement à la vie démocratique ».

« Le projet de loi intervient pour amnistier les infractions commises tant au Sénégal qu’à l’étranger et couvrant une période allant de 2021 à 2024 […]. Il permettra à des personnes privées de leurs droits civiques et politiques d’être rétablies dans leurs droits », indique l’exposé des motifs du projet qui sera soumis aux députés.

Le texte stipule que « sont amnistiés, de plein droit, tous les faits susceptibles de revêtir la qualification d’infraction criminelle ou correctionnelle, commis entre le 1er février 2021 et le 25 février 2024, tant au Sénégal qu’à l’étranger, se rapportant à des manifestations ou ayant des motivations politiques, y compris celles faites par tous les supports de communication, que leurs auteurs aient été jugés ou non ».

« L’amnistie entraîne, sans qu’elle ne puisse jamais donner lieu à restitution, la remise totale de toutes les peines principales, accessoires et complémentaires, ainsi que la disparition de toutes les déchéances, exclusions, incapacités et privations de droits attachés à la peine », précise le document.

De nombreuses voix se sont élevées au sein de l’opposition et de la société civile pour désapprouver cette initiative.

Le Sénégal investit 500 milliards FCFA dans la construction de ponts et d’auto ponts

Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Faye, a annoncé mardi que le Sénégal a investi plus de 500 milliards FCFA entre 2012 et 2024 dans la construction de ponts et d’auto ponts.

« Depuis 2012, le Sénégal a réalisé divers projets d’infrastructure, notamment la construction de plus de 30 autoponts et ponts, ainsi que d’autres ouvrages sous les autoroutes, pour un montant total dépassant les 500 milliards de FCFA », a déclaré le ministre.

Mansour Faye a fait ces remarques à l’issue d’une visite des chantiers de l’autopont Bourguiba-Front de Terre, d’une longueur de 600 mètres, et des ponts de Diamniadio, exprimant sa satisfaction quant à l’avancement des travaux.

Il a précisé que le projet de l’autopont Bourguiba-Front de Terre devrait être réceptionné entre la fin du mois de mai et le début du mois de juin. « Étant donné l’avancement des travaux, nous sommes confiants dans le fait que nous pouvons réceptionner le projet entre fin mai et début juin », a-t-il déclaré, soulignant que l’entreprise responsable du projet avait l’habitude de livrer ses travaux en avance sur les délais.

En ce qui concerne les chantiers de Diamniadio, Mansour Faye s’est montré tout aussi optimiste. « L’avancement global des travaux pour le TER est de 43 % et de 52 % pour la Nationale 1 », a-t-il indiqué.

Ces projets comprennent la construction de deux autoponts reliant la Nationale 1 et le Train express régional (TER), visant à relier le pôle urbain de Diamniadio à la route nationale. Selon Ibrahima Pouye, ingénieur chargé de projets à l’Ageroute, le projet, d’un coût de plus de 20 milliards de FCFA, devrait être achevé en octobre 2024, après son démarrage en octobre dernier.

Lancement du « Do Re Mi Fem » : Célébration des Talents Féminins dans la Musique Sénégalaise

Le Dakar Music Expo (DMX) annonce le lancement de la première édition du “Do re mi fem” ce vendredi, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la femme, visant à mettre en avant les talents féminins dans la musique au Sénégal.

Initié par le manager d’artistes Doudou Sarr, également promoteur du festival DMX, ce projet vise à mettre en lumière les voix et les histoires des femmes artistes et professionnelles de l’industrie musicale sénégalaise.

La cérémonie de lancement du “Do re mi fem” débutera à 15 heures 30 avec la projection d’un mini-documentaire mettant en avant les réalisations, défis et histoires inspirantes des femmes artistes et actrices de la musique au Sénégal.

Ce documentaire offre un regard sur les parcours individuels et collectifs des femmes, mettant en évidence leurs luttes, leurs réussites et leur impact sur l’écosystème musical.

La projection sera suivie d’un débat sur le thème “Les femmes dans l’écosystème musical au Sénégal : Défis et perspectives”, animé par des figures culturelles féminines telles que la directrice du festival “Kimpavita” Elena Bougaire, les managers d’artistes Hortence Gomis et Coumba Ciss, ainsi que la rappeuse Selbé Diouf.

La journée se clôturera par un concert mettant en avant des artistes et musiciennes talentueuses du Sénégal, dont l’orchestre “Jigeen Ni”, Abiba, la rappeuse Selbé Diouf alias “Sister Lb”, et le groupe “Def Mama Def”.

Avertissement du CNRA sur les Contenus Audiovisuels pendant le Ramadan

Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) met en garde les médias contre l’utilisation de sketches et d’émissions pendant le mois de Ramadan pour diffuser des contenus politiques, particulièrement ceux favorisant certains candidats ou attaquant d’autres, dans un contexte pré-électoral.

Dans un communiqué publié mardi, le CNRA rappelle aux médias l’interdiction de diffuser des programmes susceptibles de provoquer des conflits religieux ou communautaires.

Le communiqué encourage également les médias à être plus vigilants dans le choix de leurs programmes pendant le mois de Ramadan, rappelant l’interdiction de diffuser des contenus menaçant la stabilité nationale, la cohésion sociale ou ridiculisant la religion.

Le régulateur compte sur la responsabilité des médias et les encourage à diffuser des contenus conformes à la loi et à la réglementation.

Le jeûne du Ramadan commencera au Sénégal entre le 10 et le 11 mars prochains.

Bilan des Décès en 2023 au Centre Hospitalier Régional de Kédougou

En 2023, le service des soins infirmiers du Centre Hospitalier Régional Amath Dansokho de Kédougou a enregistré 137 décès, selon le directeur de l’établissement, El Hadji Amadou Dieng.

Parmi ces décès, 34 sont dus à des accidents de la route, 39 à des éboulements dans les zones d’orpaillage, et 64 à des noyades, morsures de serpent et électrocutions par la foudre, a expliqué le Dr. Dieng dans une interview accordée à l’APS.

Il a également signalé des décès survenus à domicile, soulignant que ces cas posent souvent des problèmes de santé publique nécessitant des investigations judiciaires, retardant ainsi la prise en charge des corps.

Le directeur a mis en avant les accidents de la circulation impliquant des motos, aggravés par le non-respect des règles de la route et le défaut de port du casque de sécurité, particulièrement chez les jeunes de moins de trente ans.

Par ailleurs, le paludisme est responsable de décès chez les enfants de 0 à 5 ans, surtout dans les zones d’orpaillage, où l’accès aux services de prévention est limité.

Pour prévenir les décès dus à la foudre, le Dr. Dieng a appelé le maire de Kédougou à installer des paratonnerres, soulignant que ce phénomène est récurrent dans la région, causant chaque année plus de cinq décès.

Examen du Projet de Loi d’Amnistie par la Commission des Lois de l’Assemblée Nationale

La Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains de l’Assemblée nationale se réunit ce mardi à 9 heures pour examiner le projet de loi portant adoption d’une amnistie générale des faits politiques survenus entre février 2021 et février 2024, selon une source officielle.

À la suite d’un décret du président Macky Sall datant du 1er mars, le Garde des Sceaux a été chargé de présenter à l’Assemblée nationale ce projet de loi visant à apaiser le climat politique et social, renforcer la cohésion nationale et consolider le dialogue national, tout en permettant à certains individus confrontés à la justice de participer pleinement à la vie démocratique.

Le projet de loi vise à amnistier les infractions commises au Sénégal et à l’étranger entre 2021 et 2024, permettant ainsi à ceux privés de leurs droits civiques et politiques d’être rétablis dans leurs droits.

Selon l’exposé des motifs du projet, l’amnistie concerne toutes les infractions politiques commises, jugées ou non, sur le territoire national ou à l’étranger, y compris celles diffusées par tous moyens de communication.

Cette amnistie conduit à la remise totale des peines et à la suppression des restrictions et incapacités liées à la peine, sans possibilité de restitution.

Malgré cela, l’opposition politique et la société civile expriment leur désaccord avec le projet de loi.

Macky Sall reçoit le rapport du dialogue national et envisage l’avis du Conseil constitutionnel

Le président sénégalais, Macky Sall, a reçu lundi au palais de la République le rapport du dialogue national qui s’est déroulé les 26 et 27 février au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio, selon une source officielle.

Après avoir symboliquement reçu le document des mains du ministre de l’Intérieur, Sidiki Kaba, le président a déclaré avoir pris connaissance des recommandations de cette concertation des forces vives de la nation, précise la même source.

Conformément à son engagement pris lors de l’ouverture de cette concertation, Macky Sall a annoncé qu’il saisissait le Conseil constitutionnel pour obtenir son avis sur la date de l’élection et la gestion de l’après 2 avril, date marquant la fin de son mandat.

Il a également loué le travail qui lui a été présenté et salué « le génie sénégalais à surmonter les difficultés pour renforcer davantage notre système démocratique ».

Cette concertation nationale a réuni plusieurs acteurs de la majorité présidentielle, de la société civile ainsi que des candidats non retenus pour l’élection présidentielle, tous invités par le président Macky Sall.

Des leaders religieux et coutumiers ont également participé à cette concertation qui a abouti à la proposition de convoquer le corps électoral le 2 juin prochain pour l’élection présidentielle, initialement prévue le 25 février.

Il a également été suggéré que le président sortant, dont le mandat expire le 2 avril, puisse rester en fonction jusqu’à l’installation de son successeur.

Seize des dix-neuf candidats retenus par le Conseil constitutionnel n’ont pas participé à cette rencontre, de même que plusieurs franges d’acteurs de la société civile, illustrant ainsi la crise politique que traverse le pays depuis l’annonce du report de l’élection présidentielle.

Ce dialogue national a été convoqué par Macky Sall comme étape préalable à la détermination d’une nouvelle date pour l’élection présidentielle, suite à l’impossibilité de la tenir le 25 février, conformément à une décision du Conseil constitutionnel.

Libération d’Activistes et de Militants Politiques après des Violences et des Soupçons de Corruption

Le président a ordonné la libération de plusieurs activistes et militants politiques, le 3 février, évoquant des soupçons de corruption impliquant des magistrats chargés d’examiner les candidatures présidentielles.

Dans une allocution à la nation, le chef de l’État a appelé à un « dialogue national ouvert » pour garantir des élections libres et transparentes dans un Sénégal pacifié.

La législation électorale sénégalaise exige que les candidats à la présidence soient exclusivement de nationalité sénégalaise.

Suite à des allégations de corruption et de « connexions douteuses », le groupe parlementaire Liberté et Démocratie a réclamé et obtenu la création d’une commission d’enquête parlementaire. Cependant, l’ouverture d’une enquête judiciaire a interrompu les travaux de cette commission.

Quatre personnes ont perdu la vie lors de manifestations contre le report de l’élection présidentielle, avec des affrontements entre les protestataires et les forces de l’ordre à Dakar, Saint-Louis et Ziguinchor.

Ces événements ont été suivis par la libération d’activistes et de militants politiques, détenus pour leurs activités politiques, quelques jours plus tard.

Grève persistante des travailleurs des collectivités territoriales au Sénégal

L’intersyndicale des travailleurs des collectivités territoriales maintient son mouvement de grève cette semaine, décrétant 96 heures de grève à partir du mardi 5 mars. Ce lundi, les travailleurs ont observé un débrayage suivi du port de brassards rouges dans toutes les communes du Sénégal. Les syndicalistes affirment que leurs revendications n’ont pas encore été satisfaites.

Ndiaga Diop, secrétaire général des travailleurs des collectivités territoriales, a déclaré sur RFM : « L’intersyndicale a décrété 96 heures de grève du mardi 5 au vendredi 8 mars 2024 sur l’ensemble du territoire. Pour ce lundi 4 mars, nous avons appelé à un débrayage à partir de 10 heures suivi du port de brassards rouges dans toutes les communes du Sénégal. » Il a ajouté : « Nous sommes en grève depuis 19 mois pour réclamer une revalorisation salariale, un droit légal et légitime. Nous avons demandé au Premier ministre, lors de notre rencontre à la Primature le 10 novembre 2023, un délai de 10 jours pour prendre des mesures. »

Ndiaga Diop souligne que l’intersyndicale attend depuis quatre mois des réponses à ses revendications, et affirme : « Nous continuerons la grève jusqu’à ce que les droits des travailleurs des collectivités territoriales soient rétablis. »