les capacités de professionnels de médias renforcées en vue de la présidentielle

Une session  de renforcement des capacités sur la couverture de la prochaine présidentielle a lieu ce lundi 11 décembre 2023 à Ndioum dans le département de Podor  , réunissant des professionnels de médias diffusant en langue pulaar (fulfulde) du Sénégal, de la Mauritanie, de la Gambie et du Mali . Pour une durée de deux jours.

Lors de cette session Mr Amadou Barro le président de la Convergence internationale des journalistes pularophone a déclaré »Nous avons pu former une cinquantaine de journalistes et techniciens de médias qui utilisent la langue pulaar [fulfulde], venus du Sénégal, du Mali, de la Gambie et de la Mauritanie »,  Mr Ba  journaliste à Rfi fulfulde a exprimer le  souhait que les journalistes puissent disposer des outils nécessaires afin de réussir une couverture correcte avant, pendant et après la campagne électorale ainsi que le jour du scrutin.

Ousmane Macka Ly, journaliste et expert en communication et directeur général de la radio Dumga FM, affirme que ces deux jours de formation ont consisté à outiller les journalistes et animateurs, par le renforcement de leurs capacités. Il s’agit selon lui de les rendre aptes à publier des informations justes et vraies dans le cadre de la prochaine présidentielle.

Il invite les journalistes à plus de responsabilités et à bien se comporter pendant la période électorale.

Il souhaite également que les journalistes soient dotés de très bons outils, surtout en logistique pour une bonne couverture de la campagne électorale et de la présidentielle.

Thérèse Faye Diouf octroie 50 millions de francs CFA en soutien aux commerçants sinistrés du marché de Boucotte

La ministre du Développement communautaire, de la Solidarité nationale et de l’Équité sociale et territoriale, Thérèse Faye Diouf, a remis une enveloppe de 50 millions de francs CFA au gouverneur de Ziguinchor pour soutenir les commerçants du marché Saint Maur, récemment touchés par un incendie. Elle a également annoncé une aide de dix tonnes de riz pour soulager les victimes.

Thérèse Faye Diouf a souligné l’importance du marché de Tilène, en cours de construction, pour dynamiser l’économie locale et assurer de meilleures conditions aux commerçants de Boucotte. Elle a affirmé que l’État prendra des mesures pour rénover le marché de Boucotte et finaliser celui de Tilène.

MC Mody ouvre un studio de rap à Diella pour nourrir l’élan des jeunes talents »

Dans le  village de Diella, au cœur du département de Kanel, MC Mody, alias Mody Diacko, a concrétisé son rêve avec « Palel daande mayo records », un studio de production. Son objectif passionné : catalyser l’éclosion de jeunes talents non seulement à Matam mais aussi dans les régions voisines de la Mauritanie. Dans ce lieu étroit, le rythme du rap prend vie, orchestré par le talentueux MC Mody, un disciple de Pako Leñol, pionnier du rap en pulaar.

Ce studio, né en 2021, se veut un refuge pour les aspirants artistes locaux, épargnant les tracas des voyages jusqu’à Dakar. MC Mody, vêtu de noir, explique : « Nous avons créé +Palel daande mayo records+ pour aider les jeunes à émerger localement, sans les contraintes de la capitale ou de Matam. » Il souligne fièrement avoir lancé des talents et propulsé d’autres déjà engagés dans leur carrière musicale.
Pour MC Mody, le rap n’est pas simplement une passion, c’est un moyen de conscientiser, éveiller et éduquer. Son opus « walam mi heba dedbo » (Aidez-moi à avoir une femme) résonne encore dans la région depuis 2019, suscitant des éloges de tous horizons.

À la cérémonie du Fonds de développement des cultures urbaines, MC Mody a enflammé le centre culturel de Matam avec son son envoûtant, repris en chœur par le public. Un voyage musical vibrant, du cœur de Diella à l’âme de la Mauritanie.

La Cour de justice de la CEDEAO rejette la suspension des sanctions au Niger après le coup d’État »

La Cour de justice de la CEDEAO a rejeté la demande de suspension des sanctions imposées au Niger après le coup d’État militaire de juillet dernier. Elle a jugé que la République du Niger sous le contrôle de la junte militaire n’avait pas la capacité de saisir la Cour, rendant ainsi la requête au fond irrecevable.

Cette décision intervient dans le cadre d’une affaire plus large contestant la légalité des sanctions de la CEDEAO, où les demandes de mesures provisoires ont également été déclarées irrecevables. Les avocats des requérants avaient contesté les effets négatifs des sanctions sur le peuple nigérien, demandant des ordonnances provisoires pour suspendre immédiatement les sanctions.

La Cour a souligné que l’entité issue d’un changement de gouvernement anticonstitutionnel n’avait pas la capacité intrinsèque d’engager une procédure devant elle, rendant ainsi l’action au fond et la demande de mesures provisoires irrecevables.

Les demandeurs non étatiques n’ont pas fourni suffisamment de détails sur le préjudice subi, rendant leur demande également irrecevable. Les sanctions avaient été imposées par la CEDEAO pour restaurer l’ordre constitutionnel au Niger après le renversement du président élu démocratiquement.

Renforcement des Acteurs pour Booster la Production de Semences de Riz

L’ISRA organise un atelier de trois jours à Ziguinchor, formant cent trente-cinq responsables et contrôleurs de semences de riz des régions de Kaolack, Thiès, Fatick, Kaffrine, Ziguinchor, Sédhiou et Kolda. Cette initiative, dans le cadre de la convention ISRA-PROVALE-CV, vise à renforcer les dispositifs de contrôle et de certification des semences, essentiels pour la souveraineté alimentaire et la production accrue de riz au Sénégal.

Dr Moustapha Guèye, chercheur à l’ISRA, souligne l’importance cruciale des semences parmi les intrants, suggérant l’augmentation nécessaire des quantités certifiées pour stimuler la production. Il explique également la nécessité de renforcer les capacités des acteurs, en particulier dans le sud et le bassin arachidier, face à l’introduction d’une nouvelle variété de riz et d’un nouveau règlement communautaire.

Kasimir Adrien Sambou, directeur régional de développement rural de Sédhiou, indique que les participants, comprenant techniciens, ingénieurs et producteurs, visent à améliorer la performance des semences au Sénégal. L’atelier couvrira la législation semencière de la CEDEAO, la révision des principales pathologies du riz, et les techniques de contrôle des ravageurs et maladies. Ces innovations technologiques seront ensuite diffusées auprès des paysans, marquant une avancée significative dans le renforcement des capacités pour favoriser la production de riz au Sénégal.

Les acteurs sanitaires unissent leurs forces pour surmonter les défis Épidémiologiques dans la région de Tambacounda

Jeudi, à Bakel, les acteurs sanitaires de la région de Tambacounda ont conclu leur série de réunions de coordination régionale, après celles de Goudiry et Koumpentoum, axées sur la surveillance épidémiologique et la gestion des urgences sanitaires. Cette rencontre a offert un panorama stimulant des accomplissements, des plaidoyers pour le secteur, et un diagnostic approfondi de la situation sanitaire de l’année 2023, en mettant l’accent sur le département de Bakel.
Le Docteur Bayal Cissé, directeur régional de la santé, a exposé les enjeux, révélant que la région a été confrontée à quatre épidémies en 2023, dont la rougeole à Koumpentoum, la fièvre hémorragique Crimée Congo (FHCC), la dengue à Bakel, et actuellement le chikungunya à Kédougou, avec 127 cas gérés à Tambacounda. Des chiffres alarmants de décès néonataux (377) et maternels (106) ont également été signalés.

La réunion, présidée par le préfet du département de Bakel, Amadou Salmone Fall, a rassemblé des autorités territoriales, des acteurs de la santé, des partenaires sociaux et des chefs de service. Le Dr Cissé a souligné la nécessité d’un plan efficace des urgences pour le département de Bakel, impliquant l’ensemble de la région de Tambacounda.

Les médecin-chefs de Bakel et Kidira ont partagé leurs perspectives sur la surveillance épidémiologique et les urgences sanitaires, offrant des recommandations pertinentes. Le préfet Fall a salué l’importance de la réunion dans sa circonscription et a appelé à l’élaboration d’une stratégie pour réduire les décès néonataux et maternels dans la région.

Le Docteur Bayal Cissé a mis en lumière les ressources humaines dans la région, avec 60 médecins, 172 sages-femmes d’État, et 152 infirmiers d’État. Il a également noté la réception de 24 ambulances médicalisées depuis 2019, soulignant les efforts déployés pour renforcer les capacités d’intervention d’urgence.

« Épidémie de Feux de Brousse à Kaolack : 42 Incendies Dévastateurs

Au cœur d’une réunion cruciale du comité régional de développement à Kaolack, l’inspecteur régional des eaux et forêts, Dame Diop, a révélé qu’entre 2022 et 2023, la région a été frappée par 42 feux de brousse dévastateurs, réduisant en cendres une étendue impressionnante de 851,86 hectares.

Cette flambée exceptionnelle, comparée aux années précédentes, a suscité une préoccupation majeure.
Intervenant lors de la réunion présidée par le gouverneur de région, Ousmane Kane, Dame Diop a fourni une analyse détaillée, soulignant que le département de Kaolack a enregistré 12 cas consumant 86,24 hectares, tandis que Nioro du Rip a été particulièrement touché avec 25 feux dévastateurs s’étendant sur 758,3 hectares. Guinguinéo a également été affecté, avec 7,32 hectares réduits en cendres dans cinq incidents.

Dame Diop a averti sur les « risques énormes » de feux de brousse après une saison des pluies abondantes, soulignant l’importance cruciale de la réunion du CRD pour élaborer des stratégies efficaces. Il a insisté sur la nécessité de viser un objectif de « zéro cas » ou, à défaut, de réduire considérablement les superficies touchées.

Le responsable a également souligné la mise en place rapide de stratégies d’intervention, impliquant tous les acteurs de la gestion des ressources naturelles dans la région. Il a particulièrement souligné l’importance de sensibiliser les élèves, affirmant que les établissements scolaires sont des cibles essentielles pour prévenir ces catastrophes.

La région de Kaolack, couvrant environ 2,8% du territoire national avec 5347 km2, abrite neuf forêts classées et est confrontée à des feux de brousse récurrents. Le gouverneur de région, Ousmane Kane, a souligné l’urgence d’agir face à ces tragédies, rappelant aux collectivités territoriales que la gestion de l’environnement est une responsabilité cruciale.

100 000 emplois générer grâce au Projet de formation professionnelle et d’insertion

La directrice adjointe chargée des programmes du projet APTE  Diénéba Baradji à annoncé ,  Vendredi 8 décembre à Dakar Le Projet de formation professionnelle et d’insertion (PFPI) . 

Le PFPI vise à “donner accès à un travail digne et épanouissant pour 100 000 jeunes, dont 70% des femmes d’ici 2028 », a-t-elle déclaré lors du lancement officiel du projet, en présence des représentants du ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Insertion, du
ministre de l’Education nationale et de la Fondation Mastercard.

 

Mme sy a expliquée  que enrôlement de 181 350 jeunes (62 725 dans l’enseignement technique et professionnel, 2400 à l’université, 51 225 en apprentissage auprès d’artisans et 65 000 dans les collèges d’enseignement moyen) est prévu sans oublier l’accompagnement vers la transition et  vers l’emploi de 100 000 jeunes »,

Le PFPI est mis en œuvre depuis février 2023 grâce à la collaboration entre les ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Insertion, du ministère de l’Education nationale, du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, l’EDC (Education Development
Centre et la Fondation Mastercard.

Cette dernière a financé le projet à hauteur de 15 milliards de francs CFA, a indiqué Mme Sy.

Les activités principales du PFPI consistent à “réhabiliter, équiper et rendre opérationnels 14 établissements de l’enseignement technique et de la formation professionnelle spécialisés dans la chaine de valeur agricole (…), développer des mécanismes pour une formation inclusive », lit-on dans un document de presse.

La même source note également que le PFPI intervient dans “l’orientation, l’employabilité et la transition vers le travail, la fourniture d’un appui institutionnel aux ministères »

Déconstruction de l’Etat-Nation en Afrique : “ regards critiques lors d’un colloque international “

Un colloque de deux jours à l’université Assane Seck de Ziguinchor a été inauguré mercredi 6 décembre , proposant une réévaluation de l’État-Nation en Afrique , avec un accent particulier sur la décolonisation de ce modèle hérité de la France . 

Mouhameth Lamine Manga , directeur du laboratoire , du centre de recherche interdisciplinaire , souligne que les Etats-Nations africains sont souvent le résultat de constructions coloniales , regroupant des peuples initialement sans territorialité commune imposée par les colonisateurs . 

 

sous le thème : “ L’Etat , entre universalisme et variabilité des pratiques “ , cette rencontre scientifique réunit des intellectuels et universitaires d’Afrique  , 

N’diaye  , historien et ancien recteur de l’UCAD , jean Loupe Amselle anthropologue français et jean copans sociologue français , tous spécialistes de la question .

 

Mouhameth Lamine Manga a insisté sur la nécessité de repenser en profondeur le modèle d’Etat-Nation en rappelant que le modèle français  , basé sur l’État-maximal a été étendu dans les anciens territoires de la colonie française à partir de 1946.

 

Il souligne également que le modèle allemand différait , avec une unité linguistique et culturelle préexistante à l ‘Etat tandis que pour la France , c’est l’Etat qui a précédé la Nation .

 

L’universitaire souligne que les élites africaines ont adopté le modèle français essayant d’ éliminer les particularismes régionaux pour promouvoir l’idée d’une Nation Homogène.

 

Il appelle à accompagner le processus de consolidations de l’Etat-Nation par le biais d’activités scientifiques . Les résultats de ce colloque seront publiés sous forme d’actes, selon le directeur du laboratoire de l’université Assane Seck de Ziguinchor.

Société Générale en Marche : Nouvelle Étape dans son Retrait Africain avec la Cession de Deux Filiales

Le groupe bancaire français Société Générale poursuit sa stratégie de retrait du continent africain en annonçant la cession des filiales Société Générale Burkina Faso et Banco Société Générale Moçambique au groupe Vista. Dans un communiqué, la banque précise que le Groupe Vista reprendra l’intégralité des activités, des portefeuilles clients et des collaborateurs de ces entités, marquant ainsi un changement significatif dans le paysage financier africain.

La Société Générale, détenant respectivement 52,6% et 65% de ses filiales au Burkina Faso et au Mozambique, continue son désengagement progressif. Le Groupe Vista, basé en Guinée, affiche son ambition de devenir un établissement financier panafricain de classe mondiale, soulignant son engagement en faveur de l’inclusion économique et financière en Afrique.

Cette décision s’inscrit dans la lignée de la nomination, en octobre, d’un nouveau directeur des réseaux bancaires internationaux en Afrique, bassin méditerranéen et outre-mer, François Bloch. Sa mission consiste à façonner un modèle d’affaires simplifié, intégré et synergétique, aligné sur la stratégie du nouveau directeur général, Slawomir Krupa, en poste depuis mai.

La Société Générale avait déjà annoncé en juin la conclusion d’accords pour céder quatre de ses filiales en Afrique. Cependant, la préemption de la filiale au Congo par l’État a entraîné un ajustement des plans. Les trois autres cessions sont en cours, avec une prévision de finalisation début de l’année prochaine pour la Guinée équatoriale.

Alors que la banque réfléchit stratégiquement sur sa participation dans l’Union Internationale de Banques (UIB) en Tunisie, détenant 52,34% de son capital, l’avenir financier de Société Générale en Afrique continue d’évoluer, suscitant l’attention et l’anticipation du secteur .