🗞️ LA UNE DES QUOTIDIENS NATIONAUX

Les consultations politiques initiées par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye ainsi que la publication attendue de la liste des Lions pour la Coupe du monde 2026 dominent l’actualité des quotidiens sénégalais ce jeudi.

 

Le chef de l’État a décidé de remplacer le format habituel de la Journée du dialogue national, traditionnellement organisée le 28 mai, par une série de consultations directes prévues du 21 au 31 mai 2026. Cette réorganisation est liée à la célébration prochaine de la Tabaski.

Selon plusieurs journaux, les premières audiences concernent les anciens Premiers ministres ainsi que d’anciens ministres chargés des Finances et de l’Intérieur. Les échanges doivent porter sur les questions économiques, sociales, sécuritaires et politiques du pays.

Le quotidien Le Soleil s’interroge notamment sur « le sens d’une démarche » engagée par le président, tandis que Le Quotidien évoque « le bal des anciens » pour qualifier cette phase de concertations politiques.

Toutefois, cette initiative suscite déjà des critiques au sein de l’opposition et de certains acteurs de la société civile. Le journal Les Échos rapporte que l’Alliance pour la République (APR), formation de l’ancien président Macky Sall, refuse de participer à ces consultations.

Le Front pour la défense de la démocratie (FDR) ainsi que l’opposant Thierno Bocoum ont également exprimé leurs réserves. De son côté, WalfQuotidien estime que le dialogue national démarre dans un climat tendu, notamment en raison des critiques sur l’absence de termes de référence clairement définis.

L’actualité sportive occupe également une place importante dans les journaux avec l’annonce attendue de la liste des joueurs retenus pour la Coupe du monde 2026.

Le sélectionneur Pape Thiaw doit dévoiler ce jeudi les 26 joueurs qui représenteront le Sénégal au Mondial organisé aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

Le quotidien sportif Record affiche à sa Une : « Les 26 Lions pour conquérir l’Amérique », tandis que L’Observateur souligne que le technicien sénégalais fait face à « l’un des choix les plus délicats de son mandat » à l’approche de cette compétition mondiale.

Sénégal : le fils d’Idrissa Seck condamné à deux mois de prison ferme dans l’affaire Dame Amar

Le tribunal a rendu sa décision ce lundi 18 mai 2026 dans le dossier impliquant El Hadji Pape Abdoulaye Seck et l’homme d’affaires Dame Amar. Le prévenu a été condamné à deux mois de prison ferme ainsi qu’au paiement d’un million FCFA de dommages et intérêts.

Il était poursuivi pour tentative d’extorsion de fonds, détention d’images contraires aux bonnes mœurs et obtention d’avantages indus. Le tribunal l’a cependant relaxé concernant ce dernier chef d’accusation.

Une affaire liée à des faits présumés en France

L’affaire trouve son origine dans des événements remontant à août 2025 dans un hôtel situé en France. Selon la partie civile, représentée à l’audience par Me Adnan Yahya en l’absence de Dame Amar, le prévenu aurait filmé le plaignant sans son consentement avant d’utiliser une carte bancaire qui lui aurait été remise volontairement pour retirer 10 millions FCFA.

Au cours des débats, El Hadji Pape Abdoulaye Seck a rejeté les accusations portant sur la détention de la carte bancaire. Il a également expliqué que le message adressé au plaignant : « T’as deux minutes pour descendre ou ta vidéo va faire le tour du monde » relevait, selon lui, d’un message “préventif”.

La défense conteste les preuves

Les avocats de la défense, notamment Mes Alioune Badara Fall, Abou Abdoul Daff, Aly Fall et Abdou Aziz Djigo, ont plaidé la relaxe. Ils ont mis en avant l’absence de preuves matérielles concernant l’enregistrement des images incriminées et ont aussi contesté la compétence territoriale dans cette affaire.

De son côté, le parquet avait requis une peine de deux ans de prison, dont trois mois ferme. Le tribunal a finalement suivi partiellement les réquisitions du ministère public, notamment sur l’infraction liée à la détention d’images contraires aux bonnes mœurs.

Mondial 2026 : les Lions recevront le drapeau national le 26 mai avant leur départ pour les États-Unis

L’équipe nationale du Sénégal entrera officiellement dans la dernière phase de sa préparation pour la Coupe du monde 2026 à partir du 26 mai prochain. Les Lions recevront le drapeau national des mains du chef de l’État avant leur départ pour les États-Unis, où ils doivent effectuer leur stage de préparation.

 

L’information a été annoncée par Youssou Dial, membre du comité exécutif de la Fédération sénégalaise de football (FSF), lors de l’émission « Road To America » diffusée sur la Radiotélévision sénégalaise (RTS). Selon lui, le sélectionneur national, Pape Thiaw, dévoilera la liste des joueurs retenus le jeudi 21 mai au siège de Sonatel, situé sur la Voie de dégagement nord à Dakar. La cérémonie officielle de remise du drapeau est prévue le 26 mai, avant le départ de la délégation sénégalaise le lendemain en direction de Charlotte, aux États-Unis.

C’est dans cette ville que les Lions disputeront leur premier match amical de préparation face à l’équipe des États-Unis. Le Sénégal poursuivra ensuite son séjour à Charlotte jusqu’au 7 juin avant de rejoindre San Antonio pour un second match test contre l’Arabie saoudite.

Après ces rencontres de préparation, les champions d’Afrique en titre installeront leur camp de base dans l’État du New Jersey à partir du 11 juin. Les fédérations engagées dans la Coupe du monde 2026 ont jusqu’au 1er juin pour transmettre leurs listes définitives à la FIFA. Les listes élargies ont déjà été déposées auprès de l’instance mondiale du football.

Le Sénégal disputera en 2026 sa quatrième phase finale de Coupe du monde et enchaînera une troisième participation consécutive après les éditions 2018 et 2022. Lors du Mondial qatari, les Lions avaient atteint les huitièmes de finale.

Placés dans le même groupe que la France, la Norvège et l’Irak, les Sénégalais tenteront de rééditer l’exploit de 2002, lorsqu’ils avaient battu la France en match d’ouverture grâce à un but de Pape Bouba Diop avant d’atteindre les quarts de finale.

Sénégal : un réseau présumé d’escroquerie au visa et de faux billets démantelé à Dakar

La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et les pratiques assimilées (DNLT) a présenté au parquet du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar, le 15 mai 2026, trois personnes poursuivies pour association de malfaiteurs, escroquerie au visa, faux monnayage et complicité.

 

L’affaire a été déclenchée après la plainte déposée le 12 mai par un ressortissant étranger affirmant avoir été victime d’une arnaque portant sur 4,14 millions FCFA. Selon ses déclarations, cette somme lui avait été réclamée en échange d’un prétendu visa Schengen pour la France.

Un réseau bien organisé près des centres de visas

Les investigations menées par les enquêteurs ont permis de mettre au jour un système frauduleux soigneusement orchestré aux alentours d’un centre officiel de dépôt de visas à Dakar. D’après les éléments de l’enquête, la victime avait d’abord été approchée en Gambie avant d’être invitée à se rendre au Sénégal pour finaliser les démarches. Une fois sur place, un premier complice aurait simulé la perte de son passeport afin d’interrompre la procédure normale, pendant qu’un second individu l’orientait vers un multiservice voisin pour produire un faux récépissé diplomatique à l’aide d’un ordinateur.

La victime aurait ensuite été conduite dans un véhicule où un faux visa lui aurait été présenté sur son passeport, avec interdiction formelle de prendre des photos. Convaincue de l’authenticité du document, elle aurait alors versé le reste de la somme exigée, soit 2,9 millions FCFA. Le réseau lui aurait finalement annoncé que son passeport avait été volé et perdu.

Des faux billets et des pratiques mystiques découverts

L’exploitation du téléphone portable du principal suspect a également permis aux enquêteurs de découvrir d’autres activités présumées liées au faux monnayage. Selon la police, des images retrouvées sur WhatsApp montrent des valises contenant près de deux milliards FCFA en faux billets appartenant à un ressortissant gambien.

L’arrestation des deux autres complices a aussi révélé des transactions estimées à quatre millions FCFA pour l’acquisition de « mercure », présenté comme destiné à des pratiques mystiques supposées favoriser l’enrichissement rapide.

Les enquêteurs ont par ailleurs découvert une vidéo montrant le principal suspect manipulant environ 90 000 dollars en fausse monnaie américaine. L’enquête se poursuit afin de retrouver un autre individu de nationalité étrangère, soupçonné d’avoir reçu ces faux billets avant de prendre la fuite.

Le Sénégal officiellement certifié par l’OMS pour l’élimination du trachome

Le Sénégal a reçu ce mardi à Genève la certification officielle de l’OMS attestant de l’élimination du trachome comme problème de santé publique.

 

Le Sénégal vient d’enregistrer une avancée majeure dans le domaine de la santé publique. Ce mardi 19 mai 2026, en marge de la 79ᵉ Assemblée mondiale de la Santé organisée à Genève, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a officiellement remis au ministre sénégalais de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy, le certificat attestant de l’élimination du trachome en tant que problème de santé publique.

Cette reconnaissance internationale récompense plusieurs années d’efforts déployés par les autorités sanitaires sénégalaises à travers des campagnes de prévention, des opérations de dépistage à grande échelle, des interventions chirurgicales ciblées ainsi qu’une forte implication des communautés locales dans la lutte contre cette maladie oculaire infectieuse.

Le processus ayant conduit à cette distinction avait franchi une étape décisive le 15 juillet 2025, date à laquelle les experts de l’OMS avaient validé sur le plan technique les progrès réalisés par le Sénégal dans l’élimination du trachome.

Avec cette certification officielle, le Sénégal rejoint désormais le groupe très limité des 25 pays dans le monde (dont seulement 9 en Afrique) ayant réussi à éliminer cette pathologie comme menace pour la santé publique.

Les autorités sanitaires sénégalaises estiment que ce résultat témoigne de la solidité du dispositif national de surveillance épidémiologique ainsi que de l’efficacité de la coopération mise en place avec les partenaires techniques et financiers internationaux.

Le ministère de la Santé a par ailleurs insisté sur la nécessité de maintenir une vigilance permanente afin d’empêcher toute réapparition de la maladie, notamment dans les anciennes zones touchées par le trachome.

Sénégal : la police saisit un important stock d’explosifs à la frontière malienne

La Police aux frontières sénégalaise a mis la main sur une importante cargaison d’explosifs introduits clandestinement près de la frontière avec le Mali, lors d’une opération menée dans la nuit du 16 au 17 mai dans la zone de Diyabougou.

L’intervention a été conduite par les agents de l’antenne de la Police aux frontières de Diyabougou, rattachée au Commissariat spécial de Kidira, dans le cadre de la lutte contre le trafic illicite de produits explosifs dans les zones frontalières.

Au cours de cette opération nocturne lancée vers 3h30 au niveau du poste appelé « poste éléments GMI », les forces de sécurité ont découvert 660 bâtons d’explosifs ainsi qu’environ 1 000 mètres de cordon détonant, dissimulés dans deux sacs transportés par un individu circulant sur une piste non officielle fréquemment utilisée par les motocyclistes et les piétons.

Selon les informations communiquées par la police, chaque sac contenait dix sachets composés de 33 bâtons d’explosifs. Les agents ont également récupéré quatre rouleaux de cordon détonant de 250 mètres chacun.

À la vue des policiers, le convoyeur, présenté comme un ressortissant étranger, a abandonné sa cargaison ainsi que sa moto de marque « Vainqueur » avant de prendre la fuite vers le territoire malien en traversant un bras du fleuve. Des chaussures appartenant au suspect ont également été retrouvées sur place.

Les premiers éléments de l’enquête indiquent que ces explosifs devaient être utilisés dans des activités d’orpaillage clandestin dans le secteur de Diyabougou, notamment pour des opérations de dynamitage du sous-sol.

Le matériel saisi ainsi que la motocyclette ont été placés sous scellés pour les besoins des investigations. Les recherches se poursuivent afin d’identifier et d’interpeller le suspect en fuite.

Sénégal : plus de 584 000 moutons déjà recensés avant la Tabaski

Le ministre sénégalais de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a constaté samedi une hausse des arrivages de moutons à l’approche de la Tabaski, lors d’une visite à Médina Ndiathbé. Selon les données du ministère, 584 418 moutons avaient déjà été enregistrés au niveau national au 15 mai 2026, contre 547 997 à la même période en 2025.

 

Médina Ndiathbé, principal point d’entrée du bétail mauritanien

Située dans la région de Saint-Louis, Médina Ndiathbé constitue l’un des principaux points d’entrée des moutons en provenance de la Mauritanie. Les autorités y ont recensé plus de 249 000 têtes de bétail à douze jours de la Tabaski, contre environ 178 000 durant toute l’année précédente. Le représentant de la communauté mauritanienne a salué la coopération entre le Sénégal et la Mauritanie dans la facilitation du transport du bétail vers le marché sénégalais.

Plus de 223 millions FCFA mobilisés à Podor

Le ministère a également mis en avant les dispositifs de soutien déployés par le Fonds de stabilisation des prix du bétail et de la viande. Dans le département de Podor, plus de 223 millions FCFA ont été financés cette année, contre 103 millions en 2025. Selon les autorités, les taux de remboursement dépassent 91 %.

Des aliments de bétail subventionnés

Dans le cadre de l’opération spéciale Tabaski, le ministère indique avoir mis à disposition 80 tonnes d’aliments de bétail subventionnés. Cette mesure s’inscrit dans les décisions prises lors du conseil interministériel présidé par Ousmane Sonko.

Une forte activité économique autour du bétail

Lors de sa visite, Mabouba Diagne a salué la mobilisation des éleveurs, transporteurs et commerçants impliqués dans l’approvisionnement du marché. Le ministre a souligné que plusieurs camions transportant du bétail arrivent quotidiennement à Médina Ndiathbé, contribuant à dynamiser l’économie locale et à générer des emplois.

L’objectif des 900 000 moutons

Les besoins du Sénégal pour la Tabaski sont estimés à près de 900 000 moutons. Le gouvernement assure que les mesures nécessaires sont prises afin de garantir un approvisionnement suffisant du marché national. Le ministre a également encouragé les acteurs du secteur à soutenir le futur plan national d’autosuffisance en moutons actuellement en préparation.

Sénégal : Tabaski, vol de bétail et démonstration de force de Pastef à la une des journaux

Les quotidiens parus ce lundi au Sénégal reviennent largement sur les préparatifs de la Tabaski, la recrudescence du vol de bétail ainsi que sur la mobilisation politique du Pastef à Dakar.

 

Selon Le Soleil, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, s’est rendu à Médina Ndiathbé, dans le département de Podor, principal point d’entrée du bétail mauritanien au Sénégal. Le journal indique qu’à la date du 15 mai 2026, plus de 584 000 moutons avaient déjà été enregistrés, traduisant un niveau d’approvisionnement jugé satisfaisant à l’approche de la fête. Malgré cette disponibilité, les éleveurs restent préoccupés par la multiplication des vols de bétail.

Le phénomène occupe également une place importante dans les colonnes du quotidien L’As, qui évoque une situation devenue particulièrement alarmante. S’appuyant sur des données de l’Association pour la protection des productions animales et de lutte contre le vol de bétail, le journal rapporte que le vol de bétail aurait représenté 62 % des infractions enregistrées en 2025, avec plus de 1 000 têtes dérobées.

L’association, réunie récemment au foirail de Thiès, a appelé les autorités à appliquer plus strictement la loi criminalisant le vol de bétail. Toujours sur la Tabaski, plusieurs journaux signalent une divergence sur la date de célébration, certains évoquant des festivités prévues les 27 et 28 mai selon les différentes sensibilités religieuses.

Sur le plan politique, Le Soleil indique que le Pastef prépare deux événements majeurs au mois de juin. Le congrès du parti est annoncé pour le 6 juin afin de désigner son président, tandis qu’une cérémonie d’investiture de Ousmane Sonko est prévue le lendemain. Ces annonces ont été faites à l’issue de la randonnée patriotique organisée dans les rues de Dakar par des responsables du parti, dont le maire de la capitale, Abass Fall.

Le quotidien Les Echos estime que cette marche s’est transformée en démonstration de force politique en faveur de Ousmane Sonko. Le journal souligne l’importance de la mobilisation populaire observée durant l’événement, marquée par des slogans appelant à une candidature présidentielle de Sonko en 2029 et par des critiques visant aussi bien l’opposition que certains alliés de la coalition au pouvoir.

De son côté, WalfQuotidien estime que le Pastef cherche à reprendre l’initiative dans le débat public après une période de relative discrétion liée à des tensions internes. Le journal évoque plusieurs signes de remobilisation, notamment l’organisation de conférences, des rencontres entre cadres du parti ainsi que des réunions stratégiques autour de Ousmane Sonko.

À quelques mois des élections territoriales, le parti semble vouloir accélérer sa réorganisation politique et renforcer sa présence sur la scène publique sénégalaise.

Dakar accueille la 32e Assemblée régionale Afrique de la Francophonie parlementaire

L’Assemblée nationale du Sénégal accueillera à Dakar, du 18 au 20 mai 2026, la 32e Assemblée régionale Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie.

 

Cette rencontre réunira dans la capitale sénégalaise des présidents d’assemblées parlementaires, des députés ainsi que des représentants des différentes sections africaines de l’APF. L’objectif sera de discuter des principaux défis politiques, diplomatiques, sécuritaires et économiques auxquels font face les pays africains et l’espace francophone, selon un communiqué transmis à APA.

Les échanges prévus durant ces trois journées aborderont notamment les grandes crises internationales, les questions liées à la souveraineté des États africains ainsi que la situation au Moyen-Orient et au Proche-Orient, dans un contexte mondial marqué par de fortes tensions géopolitiques.

Les parlementaires devront également réfléchir au rôle des institutions législatives dans la promotion de la paix, le renforcement du dialogue entre les peuples, la stabilité des institutions démocratiques et le développement de la coopération interparlementaire au sein de l’espace francophone.

À l’issue des travaux, les représentants de la Région Afrique de l’APF devraient adopter une déclaration finale regroupant les principales conclusions et recommandations formulées au cours de cette 32e Assemblée régionale.

À travers l’organisation de cet événement, le Sénégal entend réaffirmer son engagement en faveur de la paix, de la démocratie, de la solidarité et du renforcement des liens de coopération entre les peuples francophones.

Sénégal : le dialogue national réorganisé à l’approche de la Tabaski

Le format du dialogue national annoncé au Sénégal connaît une importante réorganisation à l’approche de la fête de la Tabaski, une période marquée par une forte mobilisation religieuse et sociale à travers le pays.

 

Prévue au départ comme une grande rencontre réunissant l’ensemble des forces politiques et sociales, la journée du dialogue national du 28 mai ne se déroulera finalement pas sous sa forme habituelle. Les autorités ont choisi de remplacer cette formule par une série de consultations plus ciblées et plus restreintes.

Selon le secrétaire général de la présidence, cette décision vise à tenir compte des contraintes liées à la célébration de la Tabaski, un moment particulièrement important au Sénégal où de nombreux citoyens se déplacent pour rejoindre leurs familles et se consacrent aux préparatifs religieux et domestiques.

Dans ce nouveau dispositif, le président Bassirou Diomaye Faye privilégiera des échanges directs à travers des audiences individuelles ou des rencontres en petits groupes. Ces consultations doivent se tenir entre le 21 et le 31 mai avec des responsables politiques, des représentants de la société civile ainsi que des leaders religieux.

Malgré ce changement de format, les autorités sénégalaises assurent que le processus de concertation reste maintenu. L’objectif demeure de poursuivre les discussions autour des principaux défis nationaux, notamment la cohésion sociale, les réformes institutionnelles, la gouvernance et la stabilité politique.

À travers cette réorganisation, le pouvoir sénégalais cherche à adapter son agenda politique aux réalités sociales et religieuses du pays tout en préservant la dynamique de dialogue engagée depuis plusieurs mois.