Sénégal : dette, investissements, énergie… Seydou Diouf propose des pistes face aux contraintes budgétaires

La nouvelle configuration des finances publiques sénégalaises impose de nouveaux arbitrages. Avec un déficit budgétaire projeté à 7,6 % du PIB, contre 5,4 % initialement prévu, le projet de loi de finances rectificative revoit également les prévisions de recettes et de dépenses.

Les recettes sont désormais attendues à 5 848,7 milliards de francs CFA, tandis que les dépenses devraient atteindre 7 583,9 milliards. Dans ce contexte, l’ancien président de la Commission des finances, Seydou Diouf, a livré plusieurs pistes lors d’une intervention sur la RTS.

Pour l’ancien parlementaire, les arbitrages sur les investissements doivent d’abord tenir compte du degré de maturité des projets et de leur niveau d’urgence. Certains investissements pourraient ainsi être différés lorsque les études nécessaires ne sont pas suffisamment avancées, contrairement aux projets considérés comme prioritaires.

La gestion de la dette constitue également un autre levier évoqué par Seydou Diouf. Il cite notamment le rééchelonnement des échéances, le reprofilage, le moratoire ou encore le refinancement à des conditions plus favorables.

L’objectif de ces mécanismes serait de réduire la pression exercée par les remboursements sur les finances publiques et de préserver des marges pour financer des secteurs prioritaires. L’agriculture, la santé et l’éducation figurent notamment parmi les domaines cités.

Dans cette recherche de marges budgétaires, l’ancien président de la Commission des finances accorde aussi une place au dialogue avec le Fonds monétaire international (FMI). Il estime que la validation de la stratégie du Sénégal pourrait faciliter les discussions avec ses différents partenaires financiers.

La question des subventions énergétiques figure également parmi ses préoccupations. Leur montant est désormais porté à 790,3 milliards de francs CFA. Face à cette enveloppe, Seydou Diouf plaide pour un meilleur ciblage des bénéficiaires.

Selon lui, le niveau de soutien ne devrait pas être identique pour tous les consommateurs, indépendamment de leur niveau de consommation. Cette évolution devrait, à ses yeux, être accompagnée d’un renforcement des mécanismes de protection sociale.

Au-delà des finances publiques, l’ancien parlementaire met en avant le rôle du secteur privé dans la création de richesses et d’emplois. Pour lui, l’État ne peut pas, à lui seul, soutenir durablement l’investissement et la croissance.

« L’économie, c’est une question d’abord de confiance. Il faut qu’on restaure la confiance dans notre espace économique », a-t-il déclaré.

Cette restauration de la confiance passe notamment, selon Seydou Diouf, par un environnement plus favorable aux investisseurs. Il invite ainsi à poursuivre la réflexion sur la fiscalité et la réglementation afin de créer des conditions plus propices à l’activité économique.

La création de richesses par les entreprises privées pourrait également contribuer à élargir l’assiette des recettes fiscales de l’État. Dans cette perspective, Seydou Diouf appelle à « remettre l’économie au cœur du débat », alors que les contraintes budgétaires conduisent les pouvoirs publics à revoir leurs priorités et leurs marges de manœuvre.

Sénégal : 20 corps de l’Armée de terre s’affrontent à Thiès pour le « Challenge Guélewaar »

Vingt corps de l’Armée de terre sénégalaise sont réunis à Thiès pour la deuxième édition du « Challenge Guélewaar ». La compétition militaire inter-corps se déroule du 19 au 30 septembre 2026 et vise notamment à renforcer la cohésion et les capacités opérationnelles des participants.

Le lancement officiel de cette édition a eu lieu samedi 19 septembre au carré d’armes du Bataillon de blindés. La cérémonie a été présidée par le Chef d’état-major de l’Armée de terre, le Général de brigade Simon Ndour, en présence du Commandant de la Zone militaire n°7, le Colonel Mouhamadou Abdoulaye Sylla.

Les équipes engagées se retrouvent au Centre d’entraînement tactique Capitaine Mbaye Diagne, où elles doivent se mesurer à plusieurs épreuves physiques, techniques et tactiques. Le programme prévoit notamment une marche de 15 kilomètres, un parcours du combattant et une épreuve de tir tactique. Les participants sont également soumis à des exercices de secourisme au combat, de course d’orientation et à une épreuve tactique.

La compétition intègre aussi des disciplines liées à l’utilisation de moyens technologiques. Les militaires sont ainsi évalués sur l’emploi de drones et le guidage aérien, avec l’objectif de renforcer leur maîtrise de ces outils et des procédures opérationnelles associées.

Au-delà de l’aspect compétitif, le « Challenge Guélewaar » constitue pour les organisateurs un cadre destiné à renforcer les liens entre les différents corps de l’Armée de terre. La compétition doit également contribuer à développer le sentiment d’appartenance, stimuler la motivation des personnels et consolider l’esprit de solidarité entre les militaires.

Jusqu’au 30 septembre, les 20 corps engagés vont ainsi se mesurer à travers des épreuves combinant endurance physique, maîtrise technique et capacités tactiques.

Sénégal : plus de 3,2 milliards FCFA engagé pour soutenir 16 037 ménages vulnérables

Le gouvernement sénégalais renforce son soutien aux ménages vulnérables actifs dans les secteurs productifs. À travers le Programme de résilience agricole (PRA) 2026, plus de 3,2 milliards de francs CFA sont mobilisés au profit de 16 037 ménages exerçant dans l’agriculture, l’élevage, la pêche et les activités connexes.

La nouvelle phase du programme a été officiellement lancée dimanche à Foundiougne, lors d’une cérémonie présidée par la ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Marie Angélique Mame Selbé Diouf. Le dispositif cible des ménages agrosylvopastoraux et halieutiques enregistrés dans le Registre national unique (RNU). Il couvre quatre départements : Foundiougne, Guinguinéo, Kaffrine et Ziguinchor. Chaque ménage retenu reçoit directement 200 000 FCFA. Au total, les transferts représentent une enveloppe de 3 milliards 207 millions 400 000 FCFA.

Ces ressources doivent permettre aux bénéficiaires d’accéder aux intrants et aux autres moyens nécessaires à la poursuite et au développement de leurs activités productives. Le programme vise ainsi à renforcer les capacités des ménages vulnérables à faire face aux difficultés qui affectent leurs activités.

À Foundiougne, deux bénéficiaires ont reçu symboliquement leur transfert lors de la cérémonie. Il s’agit d’Aminata Sarr, transformatrice de produits halieutiques, et de Mamadou Fané, agriculteur établi dans la commune de Saloum Diané.

Au-delà du versement financier, le PRA 2026 entend contribuer à la consolidation des moyens de subsistance des ménages concernés. L’agriculture, l’élevage et la pêche sont notamment considérés comme des secteurs stratégiques pour la sécurité alimentaire.

Le ministère de la Famille a toutefois mis en garde contre la diffusion de contenus liés à la cérémonie sur les réseaux sociaux. Le département affirme que certaines vidéos et publications présentées comme provenant de l’événement auraient fait l’objet de montages et de commentaires trompeurs.

Les autorités invitent donc les populations à faire preuve de vigilance face à ces contenus. Le ministère indique également se réserver la possibilité d’engager des suites appropriées contre leurs auteurs. Présenté comme l’un des instruments de la politique sociale de l’État en faveur des populations vulnérables, le PRA 2026 s’inscrit par ailleurs dans l’Agenda national de Transformation « Sénégal 2050 ».

Cette feuille de route place la souveraineté alimentaire parmi les priorités nationales et identifie notamment l’agriculture, l’élevage et la pêche comme des secteurs structurants. Avec cette nouvelle phase du PRA, le gouvernement entend ainsi apporter un soutien direct aux ménages vulnérables tout en renforçant leurs capacités productives dans des secteurs liés à la sécurité alimentaire.

Bassirou Diomaye Faye se rend à New York pour l’Assemblée générale de l’ONU

Bassirou Diomaye Faye a quitté Dakar pour New York, où il doit participer à la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale de l’ONU.

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce lundi 21 septembre 2026 à destination de New York. Le chef de l’État doit prendre part à la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Ce déplacement intervient dans la continuité de ses récentes missions internationales. Selon les services de la présidence, le président sénégalais poursuit ainsi les échanges engagés avec plusieurs interlocuteurs stratégiques pour le Sénégal.

La semaine dernière, Bassirou Diomaye Faye s’était notamment rendu à Washington et à Abu Dhabi. Son étape new-yorkaise s’inscrit dans la même dynamique de rencontres et de travail autour des partenariats internationaux du pays.

À New York, le chef de l’État doit également prendre la parole devant la communauté internationale. Cette intervention sera l’occasion pour le Sénégal de présenter sa position et sa vision sur les grands enjeux globaux.

Sadio Mané lance son projet agro-industriel de 11,7 milliards FCFA à Bambali

À Bambali, dans la région de Sédhiou, Sadio Mané donne une nouvelle dimension à son engagement pour sa terre natale. L’international sénégalais a officiellement lancé, samedi 19 septembre 2026, les travaux de SM10 Agro, un projet agro-industriel évalué à 11,7 milliards de francs CFA.

La pose de la première pierre s’est déroulée en présence de plusieurs autorités administratives, territoriales et coutumières, ainsi que des populations locales. Le projet doit s’étendre sur un périmètre de 500 hectares et s’appuyer sur la filière mangue.

SM10 Agro prévoit notamment des infrastructures consacrées à la production, au traitement et à la transformation. Sa capacité annoncée atteint 8 500 tonnes de mangues par an. Le projet devrait générer plus de 1 000 emplois directs au démarrage, avec une ambition portée à 2 500 emplois à terme.

Pour Sadio Mané, cet investissement dépasse toutefois la seule dimension économique. Né et grandi à Bambali, le footballeur souhaite consacrer une partie de ses ressources et de son parcours au développement de sa localité d’origine.

Dans son discours, il a présenté SM10 Agro comme une initiative destinée à bénéficier aux populations locales, notamment aux jeunes, aux agriculteurs et aux femmes. Le projet s’appuie également sur une problématique identifiée dans la filière mangue à Sédhiou. Une partie importante de la production serait aujourd’hui perdue en raison de capacités insuffisantes de stockage, de conservation et de transformation. Les pertes peuvent atteindre 30 à 40 % de la production, selon les éléments présentés par le promoteur.

L’objectif consiste donc à rapprocher les capacités agricoles des outils industriels afin de limiter ces pertes et de conserver davantage de valeur ajoutée sur le territoire. SM10 Agro doit ainsi intégrer plusieurs maillons de la chaîne de valeur de la mangue. Les unités prévues permettront notamment de produire de la purée, du beurre de mangue et de la mangue séchée. Une partie de la production doit également être orientée vers les marchés extérieurs.

À travers cette approche, le projet entend participer à la transformation locale des productions agricoles. L’enjeu est de créer des emplois, de développer les compétences et de renforcer la valeur économique générée directement dans le territoire. Le projet doit également associer plusieurs activités autour de l’agriculture et de l’industrie, mais aussi de la logistique, de la formation et de la commercialisation.

Président de l’Assemblée nationale et invité à présider la cérémonie, Ousmane Sonko a salué l’initiative de Sadio Mané et son choix d’investir dans sa région d’origine. Il a notamment présenté l’ancien international sénégalais comme « l’un des meilleurs ambassadeurs du Sénégal » et « l’un des plus grands hommes de ce pays », selon les propos rapportés à l’issue de la cérémonie.

Dans son intervention, Ousmane Sonko a également appelé les Sénégalais à soutenir le projet et à s’approprier ses enjeux. Il a élargi son appel à la question de l’investissement national, invitant les compatriotes disposant de moyens à contribuer davantage à la création d’emplois et à la transformation économique des territoires.

Le président de l’Assemblée nationale a par ailleurs insisté sur la nécessité de préserver et de consolider la paix en Casamance. Celle-ci constitue, selon lui, une condition importante pour poursuivre les investissements et valoriser durablement le potentiel économique de la région.

La cérémonie a également enregistré la présence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop. Celui-ci a salué l’initiative de Sadio Mané et transmis les félicitations du président de la République. La présence du ministre a aussi illustré l’attention portée par les pouvoirs publics aux investissements destinés à renforcer la transformation locale et l’industrialisation des territoires.

L’APIX accompagne le projet aux côtés du promoteur. L’agence avait indiqué que SM10 Agro devait mobiliser 11,7 milliards de francs CFA, avec une première phase visant la création de plus de 1 000 emplois directs et un objectif de 2 500 emplois à terme.

À Bambali, SM10 Agro s’inscrit ainsi dans une ambition plus large de développement de l’investissement privé et de transformation locale des ressources. Le projet veut faire de la production agricole un levier de création de valeur et d’emplois au sein du territoire.

Revue de presse Sénégalaise : le budget 2026 et l’investissement de Sadio Mané à la Une

Les nouvelles projections budgétaires du Sénégal et le projet agro-industriel porté par Sadio Mané à Bambali occupent une place importante dans les quotidiens parvenus ce lundi.

Le projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 concentre notamment l’attention des journaux. Les publications reviennent sur la baisse des recettes fiscales, le recul des dépenses d’investissement et la forte progression des subventions consacrées à l’énergie.

Pour Le Soleil, les nouveaux chiffres du budget traduisent un bouleversement des principaux équilibres financiers de l’État. Le quotidien relève que les recettes sont désormais prévues à 5 848,7 milliards de FCFA, contre 6 188,8 milliards dans la loi de finances initiale, soit une diminution de 340,1 milliards de FCFA.

Cette nouvelle configuration porte le déficit budgétaire à 1 735,2 milliards de FCFA, soit 7,6 % du PIB. Le journal met également en avant le poids du choc énergétique sur les finances publiques. Les subventions à l’énergie, initialement prévues à 250 milliards de FCFA, atteignent désormais 790,3 milliards, soit une hausse de 540,3 milliards. Le Soleil souligne que cette progression intervient alors que la croissance attendue est ramenée à 2,7 %.

Dans les colonnes du journal, le professeur Amath Ndiaye, enseignant à la Faculté des Sciences économiques et de gestion de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, explique cette situation par la hausse des cours internationaux du pétrole, mais également par le retard pris dans l’ajustement des prix intérieurs de l’énergie.

Le Quotidien insiste pour sa part sur la difficulté des arbitrages auxquels l’État est confronté. Le journal relève une baisse de plus de 450 milliards de FCFA des recettes attendues du Plan de redressement économique et social (PRES). L’État doit ainsi composer entre la réduction des investissements, le choc énergétique et le renforcement des aides sociales.

L’As abonde dans le même sens et décrit des finances publiques fortement sous pression. Le quotidien souligne que le PLFR 2026, qui doit prochainement être examiné par l’Assemblée nationale, prévoit un déficit de 1 735 milliards de FCFA, dans un contexte marqué par le choc pétrolier, le recul des recettes et l’augmentation des subventions énergétiques.

WalfQuotidien adopte un ton plus alarmiste en titrant sur un Sénégal « dans le rouge ». Le journal relève notamment la baisse des recettes fiscales et des dépenses d’investissement, parallèlement à une hausse des dépenses de fonctionnement et des subventions énergétiques.

Au-delà des questions budgétaires, Sud Quotidien s’intéresse à l’investissement de Sadio Mané dans son village natal de Bambali. Le journal revient sur la pose de la première pierre du parc agro-industriel SM10 Agro, un projet évalué à 11,7 milliards de FCFA.

Pour Sud Quotidien, cette initiative ouvre une nouvelle étape dans l’ambition portée par le footballeur sénégalais pour son terroir. Le projet doit notamment favoriser la transformation agricole, créer des emplois et offrir de nouvelles perspectives aux jeunes et aux femmes de Casamance.

Le quotidien rapporte toutefois que les populations et les autorités locales ont insisté sur la nécessité de disposer d’infrastructures adaptées pour accompagner cette ambition. La réalisation de la boucle du Boudié figure notamment parmi les attentes évoquées. À cette dimension agro-industrielle s’ajoute, selon Sud Quotidien, une ambition touristique destinée à contribuer à la transformation du visage de Bambali.

Entre les nouvelles projections du PLFR 2026 et l’investissement de Sadio Mané à Bambali, les journaux sénégalais mettent ainsi en avant deux enjeux distincts : la pression exercée sur les finances publiques et les perspectives de transformation économique à l’échelle locale.

Sadio Mané investit 11,7 milliards FCFA dans un parc agro-industriel à Bambali

À Bambali, dans la région de Sédhiou, Sadio Mané s’apprête à franchir une nouvelle étape dans son engagement en faveur du développement local. L’international sénégalais porte un projet agro-industriel de 11,7 milliards de francs CFA, destiné notamment à transformer la production de mangues et à créer plus de 1 000 emplois directs.

Les contours de cette initiative, baptisée SM10 AGRO, ont été présentés à la presse à deux jours de la pose de la première pierre, prévue samedi 19 septembre 2026 à Bambali. Le futur complexe doit contribuer à renforcer la transformation locale et à limiter les pertes agricoles liées à la commercialisation des productions.

Le parc intégrera plusieurs unités consacrées à la transformation de la mangue. Abdou Waahab Touré, fondateur-directeur associé du groupe Confluence, maître d’œuvre du projet, explique que le complexe comprendra une unité de traitement destinée à l’exportation, une unité de production de purée de mangue, une autre dédiée au beurre de mangue et une unité spécialisée dans la mangue séchée.

Cette diversité d’activités doit permettre de mieux valoriser la production locale en développant plusieurs débouchés pour la mangue. L’objectif est également de maintenir davantage de valeur ajoutée sur le territoire et de réduire les pertes enregistrées après la récolte.

Le projet prévoit par ailleurs un centre de formation et des logements pour le personnel. Le parc doit ainsi associer activités industrielles, développement des compétences et accompagnement des acteurs locaux.

Pour Sadio Mané, le projet ne se limite pas à la construction d’un complexe industriel. L’international sénégalais souhaite en faire une source d’opportunités pour les populations de Bambali et, plus largement, pour les jeunes et les femmes de la région.

« Ce projet va créer plus de 1 000 emplois directs, sans compter tous les emplois indirects au cours du transport, de l’approvisionnement et des services », a déclaré le footballeur.

SM10 AGRO prévoit également d’accompagner les agriculteurs et les coopératives dans l’adoption de pratiques agricoles modernes. Le centre de formation doit notamment participer à cette montée en compétences et permettre aux producteurs de mieux s’intégrer à la future chaîne de valeur.

Pour les promoteurs, cette implication des populations constitue un volet essentiel du projet. L’ambition est de leur permettre de participer au développement du parc et de bénéficier des activités économiques générées autour de la transformation agricole.

L’État accompagne également l’initiative à travers l’APIX. Son directeur général, Bakary Séga Bathily, a indiqué que SM10 AGRO bénéficiait des dispositions du nouveau cadre des investissements. Le projet bénéficie notamment de cinq années d’exonérations fiscales et douanières sur les importations de matériels nécessaires à sa réalisation, selon le responsable. L’APIX, le groupe Confluence et le cabinet Oyo participent aux côtés du promoteur au déploiement du projet agro-industriel.

Les travaux doivent s’étendre sur une période de 18 mois. La pose de la première pierre, samedi 19 septembre à Bambali, donnera ainsi le coup d’envoi officiel à un chantier présenté comme structurant pour l’économie locale.

À travers SM10 AGRO, Sadio Mané poursuit donc son engagement en faveur de son village natal en privilégiant cette fois l’investissement productif. Avec la transformation de la mangue, la création d’emplois et la formation, le projet ambitionne de faire émerger une chaîne de valeur agro-industrielle capable de renforcer l’activité économique à Bambali et dans la région de Sédhiou.

Revue de presse au Sénégal : le pacte entre l’État et le secteur privé fait la Une

La rencontre entre le Premier ministre sénégalais Ahmadou Al Aminou Lo et les représentants du secteur privé occupe une place centrale dans les quotidiens de ce vendredi. Au lendemain de cette rencontre consacrée à la relance de l’économie nationale, les journaux s’intéressent particulièrement aux engagements de l’État, aux attentes du patronat et aux moyens de redonner de l’élan à l’activité économique dans un contexte marqué par le poids de la dette publique.

Le Soleil évoque un « nouveau pacte » entre l’État et le secteur privé. Le quotidien revient notamment sur les discussions autour de la dette intérieure, du contenu local, de la commande publique, du patriotisme économique et de la réforme du cadre de l’investissement. Il rapporte la volonté du gouvernement d’instaurer un dialogue permanent avec les entreprises.

Le journal souligne également les attentes du patronat. Les représentants des entreprises à capitaux sénégalais demandent des garanties et des mesures concrètes pour favoriser la relance de l’économie. L’apurement des arriérés dus par l’État figure parmi les principaux sujets abordés lors de la rencontre.

La question de la pression fiscale est également mise en avant par Le Quotidien. Le journal rapporte que le secteur privé souhaite une réduction de cette pression et annonce parallèlement le recensement des entreprises en difficulté.

Le quotidien retient aussi six recommandations majeures présentées par le Premier ministre autour de la vision « Sénégal 2050 ». Ces orientations doivent notamment placer l’initiative privée au cœur de la croissance économique. Le journal présente la rencontre comme une nouvelle étape dans les relations entre l’État et le patronat, autour de l’apurement de la dette intérieure, du renforcement des fonds propres des entreprises et de réformes institutionnelles.

Vox Populi choisit, pour sa part, de mettre en avant les propos d’Ahmadou Al Aminou Lo. « L’État n’a ni la vocation, ni les moyens de se substituer à l’initiative privée. Son rôle est désormais celui d’un État stratège », rapporte le quotidien. Le Premier ministre estime également que la transformation structurelle de l’économie ne pourra pas reposer uniquement sur l’action publique et devra s’appuyer sur le secteur privé.

WalfQuotidien relève de son côté l’ambition affichée par le gouvernement de réduire la dépendance de l’économie sénégalaise et de construire un modèle davantage tourné vers la production, l’industrialisation et la création de valeur ajoutée.

Au-delà de l’économie, les journaux consacrent également plusieurs articles à d’autres sujets d’actualité.

Les Echos s’intéresse notamment à la première sortie très attendue de Patrick Vieira en tant que nouveau sélectionneur des Lions du Sénégal. Le technicien franco-sénégalais doit être officiellement présenté vendredi et dévoiler, à cette occasion, sa liste de joueurs retenus pour les prochaines échéances de l’équipe nationale A.

Sur le terrain judiciaire, Tribune revient sur plusieurs dossiers de mœurs ayant marqué l’actualité sénégalaise ces derniers mois. Le quotidien annonce que le Tribunal de Dakar doit juger 14 personnes pour des faits qualifiés de crimes et 19 autres pour des délits, dans le cadre d’affaires portant notamment sur l’homosexualité, la transmission volontaire du VIH, le viol et la pédophilie.

Libération consacre également sa Une à ces procédures et annonce « 51 suspects dans les filets » du procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Dakar. Selon le journal, cinq procédures d’information ont été ouvertes entre mars et juillet 2026 et confiées aux juges des premier et quatrième cabinets d’instruction.

L’As précise que, parmi les 51 personnes mises en cause, 49 sont en détention provisoire et deux placées sous contrôle judiciaire. Le quotidien indique également que 14 personnes ont été renvoyées devant la Chambre criminelle et 19 devant la Chambre correctionnelle.

Enfin, Sud Quotidien s’intéresse au contexte politique sénégalais à travers un entretien avec le professeur agrégé de science politique Maurice Soudieck Dione. L’universitaire analyse les conséquences de la rupture entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Selon lui, cette situation donne une nouvelle dimension à la recomposition politique et pourrait constituer une étape importante de clarification entre les deux camps.

Sénégal : au-delà des grands patronats, plus de 30 organisations structurent le secteur privé

Derrière les quelques organisations patronales régulièrement présentes dans l’actualité, le secteur privé sénégalais repose sur un réseau beaucoup plus vaste. Plus de 30 organisations officielles participent à la vie économique du pays, chacune selon son secteur, sa taille, son influence et ses moyens.

Sur le devant de la scène médiatique figurent notamment la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (CNES), créée en 1983 et dirigée par feu Mansour Kama jusqu’à son décès en 2020, le Conseil national du patronat du Sénégal (CNP), créé en 1985 et dirigé par Baïdy Agne, ainsi que le Mouvement des entreprises du Sénégal (MDES) de Mbagnick Diop.

Mais le paysage patronal ne se limite pas à ces trois structures. Plus d’une vingtaine d’organisations réunissent des hommes d’affaires, des investisseurs, des commerçants et des acteurs issus des différents secteurs de l’économie nationale. Les organisations féminines prennent également part à cette dynamique, avec pour objectif de défendre les intérêts du secteur privé et de contribuer à la création d’emplois.

Dans l’industrie, plusieurs structures représentent les intérêts des professionnels. C’est le cas de l’Union des prestataires, des industriels et des commerçants du Sénégal (UPIC), du Syndicat professionnel des industries du Sénégal (SPIDS), du Groupement professionnel de l’industrie du pétrole du Sénégal (GPP), de l’Association des industries et prestataires de services de la zone franche industrielle de Dakar (AIPS-ZFID) et de l’Union des entreprises du domaine industriel de Dakar (UEDID).

À leurs côtés, certaines organisations regroupent des acteurs issus de plusieurs branches. L’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (UNACOIS), l’Union nationale des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal (UNCCIAS), dirigée par le maire de Kaolack Serigne Mboup, ou encore l’Union nationale des commerçants et industriels pour le développement économique et financier du Sénégal (UNACOIDEFS) en font partie.

La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (CCIAD) constitue également une organisation patronale, tout comme l’Union nationale des chambres des métiers (UNCM). Le Conseil national du Cru (CONACRU), logé à la Chambre de commerce de Dakar et regroupant le Club de réflexion sur l’urbanisme (Cru), figure également parmi ces structures.

Le monde de la pêche, de l’agriculture et du commerce dispose lui aussi de ses organisations. Le Groupement des armateurs et industriels de la pêche au Sénégal (GAIPES), l’Organisation des commerçants, agriculteurs, artisans et industriels du Sénégal (OCAAIS), le Syndicat des exportateurs des produits agricoles (SEPAS) et l’Union patronale des mareyeurs-exportateurs du Sénégal (UPAMES représentent ces différents intérêts. Les Conseillers du Commerce extérieur français (CCEF) participent également à cet environnement.

Le secteur privé sénégalais compte également plusieurs organisations représentant les investisseurs. Les Groupements économiques du Sénégal (GES) et le Club des investisseurs sénégalais (CIS) interviennent sur des secteurs stratégiques de l’économie.

Le CIS couvre notamment 11 domaines, parmi lesquels l’industrie, le numérique, les hydrocarbures, le BTP, la santé et l’éducation. L’actuel ministre du Pétrole, Dr Abdourahmane Diouf, en a été le directeur exécutif entre 2019 et 2020.

Le Club des investisseurs français au Sénégal (CIFAS) s’inscrit également dans cet environnement patronal. Les autres branches disposent elles aussi de structures dédiées. Dans le Bâtiment et les Travaux publics, le Syndicat professionnel des entrepreneurs de Bâtiment et de Travaux publics du Sénégal (SPEBTPS) représente les professionnels du secteur. Dans les mines, le Syndicat des Mines de la République du Sénégal défend les intérêts des acteurs concernés.

Pour les petites entreprises, le Syndicat national de l’Ouest africain des Petites et moyennes entreprises et des Petites et moyennes industries (SYPAOA/PME/PMI) intervient dans la défense de leurs intérêts. Le secteur financier est représenté par l’Association professionnelle des Banques et Établissements Financiers du Sénégal (APBEF), tandis que le Syndicat des pharmaciens réunit les acteurs du secteur pharmaceutique.

Les organisations féminines participent également à cette dynamique économique, même si leur représentativité reste limitée. Le Réseau africain de soutien à l’entrepreneuriat féminin (RASEF), l’Association des femmes d’affaires et femmes commerçantes (AFAC) et la Solidarité des femmes leaders (SOFEL) figurent parmi ces structures.

Au-delà de la représentation des intérêts professionnels, ces organisations participent chacune à leur niveau à la construction d’un marché du travail national plus compétitif et inclusif. Cette dynamique s’est notamment illustrée avec le renouvellement, le 23 avril dernier, de la Convention nationale État-employeurs privés pour la promotion de l’emploi. Le partenariat, conclu en 1987, n’avait plus été renouvelé depuis 2000.

À l’époque, Amadou Moustapha Sarré, alors ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, avait présenté cette convention comme un instrument de la politique nationale de l’emploi. Selon lui, elle devait permettre de transformer les orientations publiques en actions concrètes au profit des jeunes et des entreprises.

La diversité des organisations patronales sénégalaises traduit donc la multiplicité des intérêts et des secteurs qui composent le secteur privé national. Au-delà des structures les plus visibles, cet ensemble constitue un réseau d’acteurs qui participe au dialogue économique et à la réflexion sur l’emploi et l’investissement.

Sénégal : l’Assemblée nationale encadre l’attribution des fonds sociaux et des appuis financiers

L’Assemblée nationale du Sénégal renforce le cadre applicable à ses dépenses sociales. Sous la présidence d’Ousmane Sonko, son Bureau a adopté un arrêté destiné à organiser la traçabilité des fonds sociaux et des appuis financiers attribués par l’institution.

Dans une note d’analyse publiée mercredi, Pastef-Les Patriotes s’est félicité de cette décision. Le parti au pouvoir estime que le nouveau dispositif soumet désormais l’attribution de ces ressources à des critères définis et transparents.

L’arrêté précise le périmètre d’intervention des aides financières. Il identifie les catégories de bénéficiaires autorisés, détermine les conditions d’éligibilité et fixe des plafonds pour chaque dotation. Les activités à caractère politique sont, quant à elles, exclues du dispositif. Cette distinction vise à séparer les interventions à vocation sociale de l’institution parlementaire du financement d’activités partisanes.

Le texte encadre également les modalités de traitement des demandes. Les versements devront être ordonnancés et exécutés par le trésorier de l’Assemblée nationale. Cette procédure doit permettre de vérifier les pièces justificatives fournies par les bénéficiaires avant tout décaissement.

La réforme s’inscrit dans une révision plus large du règlement financier interne de l’institution. Dans ce cadre, le président de l’Assemblée nationale entend soumettre l’ensemble de ces dépenses aux audits de la Commission de comptabilité et de contrôle.

Dans sa note, Pastef estime qu’« une gestion conforme aux lois et règlements est mise en œuvre ». Le parti considère que cette nouvelle organisation renforce les exigences de redevabilité dans la gestion des ressources de l’Assemblée nationale.

Le dispositif prévoit donc un circuit de vérification préalable destiné à s’assurer que les sommes attribuées répondent à des motifs sociaux documentés. Avec cet arrêté, l’Assemblée nationale entend formaliser davantage les conditions d’attribution de ses fonds sociaux et appuis financiers, tout en renforçant leur suivi administratif et comptable.