El Malick Ndiaye, Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, démissionne après le départ d’Ousmane Sonko

Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, El Malick Ndiaye, a annoncé sa démission dimanche, dans un climat politique tendu marqué par le limogeage de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko.

Dans un message publié sur Facebook, El Malick Ndiaye a expliqué que cette décision relevait d’un choix personnel fondé sur sa vision des institutions, de la responsabilité publique et de l’intérêt supérieur de la Nation, sans donner davantage de détails sur les motivations exactes de son départ.

Figure proche de Ousmane Sonko, il avait été porté à la tête de la 15e législature après la large victoire du PASTEF aux élections législatives de novembre 2024, remportées avec 130 sièges sur 165.

Cette démission ouvre désormais la possibilité d’une accession de Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale, alors que le leader du Pastef reste la principale figure politique du parti majoritaire.

Les députés ont été convoqués en séance plénière mardi matin afin de se prononcer sur la réintégration parlementaire de Ousmane Sonko, avant de procéder à l’élection d’un nouveau président de l’institution.

Cette séquence politique intervient seulement deux jours après la décision du président Bassirou Diomaye Faye de mettre fin aux fonctions de son Premier ministre et ancien allié politique, après plusieurs mois de tensions au sommet de l’État.

Le chef de l’État doit désormais désigner un nouveau Premier ministre, dont la nomination devra être validée par l’Assemblée nationale dans un délai maximal de trois mois. Toutefois, la Constitution ne lui permet pas de dissoudre le Parlement avant novembre prochain, soit deux ans après l’installation de l’actuelle législature.

Sénégal : Bassirou Diomaye Faye limoge Ousmane Sonko sur fond de tensions au sommet de l’État

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a mis fin, vendredi soir, aux fonctions du Premier ministre Ousmane Sonko, marquant une rupture politique majeure entre les deux hommes arrivés ensemble au pouvoir en avril 2024 à la faveur d’une forte mobilisation populaire.

 

L’annonce a été faite à la télévision nationale par Oumar Samba Ba, secrétaire général de la présidence, qui a lu une déclaration officielle indiquant que le chef de l’État avait également mis fin aux fonctions de l’ensemble des ministres et secrétaires d’État du gouvernement. Les membres du gouvernement sortant ont été chargés d’assurer la gestion des affaires courantes en attendant la formation d’une nouvelle équipe.

Aucune information n’a toutefois été donnée sur l’identité d’un futur Premier ministre :

Cette décision intervient après plusieurs mois de tensions croissantes entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, ancien opposant emblématique au régime de Macky Sall et figure centrale du parti PASTEF.

Empêché de se présenter à l’élection présidentielle de 2024 après une condamnation judiciaire ayant entraîné la perte de ses droits civiques, Ousmane Sonko avait désigné Bassirou Diomaye Faye comme candidat de substitution. Les deux hommes avaient alors mené campagne autour du slogan « Diomaye Moy Sonko », devenu un symbole du mouvement porté par une partie importante de la jeunesse sénégalaise.

Peu après l’annonce de son éviction, Ousmane Sonko a réagi sur les réseaux sociaux en déclarant qu’il dormirait « le cœur léger » à son domicile situé dans le quartier dakarois de Keur Gorgui. Dans la soirée, plusieurs centaines de ses partisans se sont rassemblés devant sa résidence pour lui témoigner leur soutien.

Quelques heures auparavant, l’ancien chef du gouvernement avait prononcé à l’Assemblée nationale un discours critique envers ce qu’il qualifiait de pression occidentale sur certaines questions sociétales, notamment l’homosexualité, quelques semaines après le durcissement de la législation sénégalaise sur ce sujet.

Les désaccords entre les deux dirigeants étaient devenus de plus en plus visibles ces derniers mois. Début mai, Bassirou Diomaye Faye avait publiquement dénoncé une « personnalisation excessive » autour de son Premier ministre, affirmant que celui-ci ne resterait en poste qu’aussi longtemps qu’il bénéficierait de sa confiance.

Cette rupture survient alors que le PASTEF conserve une large majorité à l’Assemblée nationale depuis les élections législatives de novembre 2024 :

Sur le plan politique, le Parlement avait récemment adopté une réforme du code électoral ouvrant la voie à une éventuelle candidature de Ousmane Sonko à l’élection présidentielle de 2029. Cette réforme, promulguée par Bassirou Diomaye Faye, avait été vivement critiquée par l’opposition.

Depuis leur arrivée au pouvoir, les autorités sénégalaises doivent également faire face à une situation économique difficile. Le pays hérite d’un niveau d’endettement particulièrement élevé, estimé par le Fonds monétaire international à plus de 130 % du PIB. Le gouvernement actuel accuse l’ancienne administration de Macky Sall d’avoir dissimulé l’ampleur réelle des déséquilibres budgétaires, une situation qui a conduit à la suspension d’un programme d’aide du FMI.

Dialogue national : Diomaye Faye consulte d’anciens ministres des Finances

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a poursuivi, ce vendredi, sa série de consultations avec les forces vives de la Nation en recevant au Palais de la République les anciens ministres des Finances Amadou Kane et Abdoulaye Daouda Diallo.

Selon la présidence sénégalaise, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des concertations engagées autour de la Journée nationale du dialogue. Les discussions ont principalement porté sur la situation financière du pays dans un environnement international jugé particulièrement exigeant.

La veille, le chef de l’État avait déjà entamé cette nouvelle phase de dialogue politique et institutionnel en échangeant avec plusieurs anciens Premiers ministres, parmi lesquels Cheikh Hadjibou Soumaré, Abdoul Mbaye, Aminata Touré, Amadou Ba, Sidiki Kaba et Mamadou Lamine Loum.

Ces consultations, organisées sous un format plus restreint que les précédentes éditions du dialogue national, visent à recueillir les analyses et propositions d’anciens responsables de l’État sur les enjeux économiques, sociaux, sécuritaires et politiques auxquels le Sénégal est confronté.

Cédéao : le Sénégal en bonne position pour assurer la présidence tournante

Le Sénégal pourrait bientôt accéder à la présidence en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), alors que le mandat du président sierra-léonais Julius Maada Bio arrive prochainement à son terme.

L’information a été annoncée vendredi par Cheikh Niang, ministre sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, lors de la séance des questions d’actualité à l’Assemblée nationale. Selon lui, Dakar dispose de « fortes chances » d’assurer la présidence tournante de l’organisation régionale pour l’année à venir.

Le chef de la diplomatie sénégalaise a indiqué que cette éventuelle responsabilité permettrait au Sénégal de renforcer son implication dans plusieurs dossiers régionaux majeurs, notamment la crise malienne et les efforts de mobilisation du soutien international en faveur du Mali.

Cette perspective intervient alors que le Sénégal a déjà renforcé son influence au sein de l’organisation ouest-africaine. En décembre 2025, lors de la 68e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement tenue à Abuja, le pays avait obtenu la présidence de la Commission de la Cédéao pour le mandat 2026-2030, une première dans son histoire.

Le Sénégal doit ainsi succéder au diplomate gambien Omar Alieu Touray à la tête de l’organe exécutif de l’institution régionale. À l’époque, les autorités sénégalaises avaient attribué ce succès aux orientations diplomatiques impulsées par le président Bassirou Diomaye Faye.

Si Dakar obtenait également la présidence tournante de la Conférence des chefs d’État, le Sénégal cumulerait alors la direction politique et exécutive de la Cédéao. Bassirou Diomaye Faye succéderait dans ce cas à Julius Maada Bio, désigné président en exercice lors du 67e sommet de l’organisation tenu le 22 juin 2025.

Une telle configuration placerait le Sénégal au cœur des principaux enjeux sous-régionaux, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires au Sahel, les tensions persistantes avec les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) — le Mali, le Burkina Faso et le Niger — ainsi que les interrogations croissantes autour de l’avenir et de l’autorité de l’organisation régionale.

Sénégal : pourquoi certains moutons Ladoum valent plusieurs millions avant la Tabaski

À quelques jours de la Tabaski, les moutons Ladoum affichent des prix parfois supérieurs à un million de FCFA au Sénégal. Derrière cette flambée, les éleveurs mettent en avant un véritable investissement économique soutenu par les performances génétiques de cette race devenue symbole de prestige.

À Liberté 6, dans la capitale sénégalaise, Ibrahima Kamissokho, surnommé « Ibou Ngatté », expose fièrement un bélier de trois ans proposé à 1,5 million de FCFA. Malgré plusieurs offres dépassant le million, l’éleveur refuse de vendre. Pour lui, la valeur de l’animal dépasse largement son prix d’achat.

« Rien que son rejeton vaut un million », affirme-t-il, convaincu de détenir un reproducteur d’exception capable de générer des revenus pendant plusieurs années.

Le Ladoum, une race devenue un phénomène économique

Le Ladoum s’est imposé comme la race ovine la plus prestigieuse du Sénégal. Apparue au début des années 2000, cette race est issue du mouton touabire sahélien, selon plusieurs travaux scientifiques menés par l’ISRA et l’UCAD.

Son apparence spectaculaire explique une grande partie de sa valeur. Un bélier adulte peut dépasser 1 mètre de hauteur au garrot et afficher une carrure impressionnante. Les cornes, la robe blanche tachetée de noir et la pureté génétique constituent des critères déterminants dans la fixation des prix.

Chez les éleveurs spécialisés, certains détails physiques peuvent faire exploser ou chuter la valeur d’un animal. L’absence de pendeloques au niveau du cou, par exemple, est considérée comme une preuve de pureté de la lignée.

Un marché porté par le prestige et la rentabilité

Contrairement à l’élevage traditionnel, le marché du Ladoum attire surtout des commerçants, des cadres et des fonctionnaires. Des études universitaires réalisées à Thiès montrent que beaucoup voient cet élevage comme une activité de prestige, mais aussi comme une source importante de revenus. Les meilleurs béliers servent régulièrement à la reproduction. Une seule saillie peut être facturée entre 25 000 et 100 000 FCFA. Les descendants de géniteurs réputés se revendent ensuite à des prix très élevés.

Le modèle économique repose donc sur plusieurs niveaux :

  • la vente des reproducteurs ;
  • les revenus issus des saillies ;
  • la valorisation génétique des lignées ;
  • la spéculation autour des animaux primés.

Certains béliers issus de champions atteignent aujourd’hui plusieurs millions de FCFA dans des circuits privés d’éleveurs spécialisés.

La science confirme le potentiel de la race

Les recherches menées par les universités sénégalaises montrent que le Ladoum possède également de solides performances reproductives. Le taux de prolificité atteint 132 %, avec des naissances doubles fréquentes et parfois triples. Les femelles peuvent être mises à la reproduction très tôt, ce qui accélère la rentabilité des élevages. Pour les propriétaires, un Ladoum de qualité représente donc un capital productif permanent.

Cependant, les chercheurs alertent sur plusieurs risques :

  • la sélection excessive guidée uniquement par le marché ;
  • les coûts élevés d’alimentation ;
  • l’absence de régulation du secteur ;
  • les risques de dégradation génétique de la race.

Un marché hors normes avant la Tabaski

Cette année encore, les prix flambent dans les enclos dakarois. À Liberté 6, les moutons se négocient entre 175 000 FCFA et 1,5 million FCFA. Mais dans les réseaux les plus fermés, certains Ladoums d’exception atteindraient jusqu’à 25 millions de FCFA. Le ministère sénégalais de l’Élevage suit l’approvisionnement national pour la Tabaski, avec plus de 584 000 moutons déjà recensés mi-mai. Mais le segment haut de gamme du Ladoum échappe largement aux statistiques officielles.

Dans cet univers très codifié, la réputation d’un éleveur, la lignée d’un animal et le bouche-à-oreille valent parfois autant que les critères scientifiques eux-mêmes.

Kédougou : les douanes sénégalaises saisissent 1,5 tonne de cyanure destinée à l’orpaillage clandestin

Une importante opération de lutte contre les trafics illicites a permis la saisie de 1,5 tonne de cyanure dans la région de Kédougou, au sud-est du Sénégal. L’intervention, menée du 16 au 18 mai 2026 par les douanes sénégalaises avec l’appui du 34e Bataillon d’infanterie de l’armée, visait les réseaux alimentant les sites d’orpaillage clandestin.

Selon le chef du service régional des douanes de Kédougou, le commandant Baye Diamé Diakhaté, les agents ont intercepté 30 sacs de cyanure, soit environ 1 500 kilogrammes, ainsi qu’une importante quantité de zinc, plusieurs bouteilles d’acide, 245 bidons de carburant et plusieurs motocyclettes utilisées dans les circuits de contrebande.

Les opérations de ratissage se sont déroulées sur plusieurs axes considérés comme sensibles, notamment Guémédji, Sambrambougou, Fadougou, Mandakholing, Tenkoto, Douta et Bantako. Ces localités sont régulièrement associées aux activités d’exploitation aurifère illégale dans les départements de Kédougou et Saraya.

Les autorités douanières indiquent également avoir saisi 20 439 paquets de cigarettes de contrebande transportés à moto depuis la Guinée. Sur un convoi de treize motocyclettes repéré grâce à des renseignements, cinq motos ont pu être interceptées et immobilisées avec leur cargaison.

Le commandant Diakhaté a salué la collaboration entre les douanes et l’armée sénégalaise, estimant que cette coopération renforce l’efficacité de la lutte contre la criminalité transfrontalière dans cette zone frontalière particulièrement exposée aux trafics.

Au-delà de l’enjeu sécuritaire, les autorités mettent en avant les risques environnementaux et sanitaires liés à l’utilisation illégale de substances chimiques dangereuses comme le cyanure sur les sites d’orpaillage clandestin. Les douanes annoncent ainsi le renforcement des opérations conjointes dans la région afin de limiter les réseaux de contrebande et les activités minières illégales.

🗞️ LA UNE DES QUOTIDIENS NATIONAUX

Les consultations engagées par le président Bassirou Diomaye Faye avec les forces vives du Sénégal dominent l’actualité de la presse sénégalaise ce vendredi 22 mai. Les quotidiens reviennent largement sur les audiences accordées à plusieurs anciens Premiers ministres dans le cadre du nouveau format du Dialogue national.

Selon Le Soleil, cette nouvelle formule du Dialogue national a débuté jeudi au Palais de la République dans une atmosphère plus restreinte et plus discrète que les éditions précédentes. Le journal souligne que le chef de l’État a reçu séparément plusieurs anciens chefs du gouvernement afin d’échanger sur les grandes préoccupations nationales. Parmi les personnalités reçues figurent Cheikh Hadjibou Soumaré, Abdoul Mbaye, Aminata Touré, Amadou Ba, Sidiki Kaba et Mamadou Lamine Loum.

Les Échos évoque également le démarrage de ces concertations présidentielles, présentées comme une démarche d’écoute et de dialogue avec les différentes composantes de la nation. De son côté, Sud Quotidien estime que le président sénégalais « dialogue avec la Primature », tout en soulignant que Idrissa Seck a décliné l’invitation. L’As rapporte que les anciens Premiers ministres ont salué l’ouverture affichée par le chef de l’État, même si plusieurs d’entre eux ont exprimé leurs inquiétudes concernant la situation économique, sécuritaire et sociale du pays.

Pour Le Quotidien, le président Bassirou Diomaye Faye cherche à installer le dialogue comme une méthode durable de gouvernance plutôt qu’un simple outil de gestion de crise. Le journal met particulièrement en avant l’audience accordée à Amadou Ba, qui aurait alerté sur la dégradation des notations financières du Sénégal et sur la nécessité de restaurer la crédibilité économique du pays auprès des partenaires financiers internationaux.

L’actualité sportive occupe également une place importante dans les colonnes des journaux avec la publication de la liste des joueurs retenus pour la Coupe du monde de la FIFA 2026.

WalfQuotidien souligne que le sélectionneur Pape Thiaw a convoqué 28 joueurs pour préparer la compétition, même si deux éléments devront quitter le groupe avant la liste définitive imposée par la FIFA. Le journal met notamment en lumière la première convocation de Bara Sapoko Ndiaye, jeune joueur du Bayern Munich, considéré comme l’une des nouveautés majeures de cette sélection.

Mondial 2026 : Pape Thiaw dévoile une liste de 28 Lions avec peu de surprises

Le sélectionneur de l’équipe Sénégalaise de football mise sur la continuité avant le départ pour les États-Unis.

Le sélectionneur du Équipe du Sénégal de football, Pape Thiaw, a dévoilé ce jeudi 21 mai la liste des 28 joueurs retenus pour la préparation du Coupe du monde de la FIFA 2026. Deux éléments devront toutefois quitter le groupe après les rencontres amicales, conformément au règlement de la FIFA qui limite les effectifs définitifs à 26 joueurs.

Pour cette échéance mondiale, le technicien sénégalais a privilégié la continuité en s’appuyant sur l’ossature habituelle des Lions. La principale surprise de cette sélection reste l’absence du défenseur Malang Sarr. Auteur d’une saison convaincante avec le RC Lens et candidat déclaré à une place en sélection, il ne figure finalement pas dans le groupe retenu.

Ce choix illustre la volonté du staff technique de maintenir l’équilibre défensif d’un collectif où la concurrence reste particulièrement forte en charnière centrale.

Voici la liste des joueurs convoqués :

Gardiens

  • Édouard Mendy
  • Mory Diaw
  • Yehvann Diouf

Défenseurs

  • Krépin Diatta
  • Antoine Mendy
  • Kalidou Koulibaly
  • El Hadji Malick Diouf
  • Mamadou Sarr
  • Moussa Niakhaté
  • Moustapha Mbow
  • Abdoulaye Seck
  • Ismaïl Jakobs
  • Ilay Camara

Milieux

  • Idrissa Gana Gueye
  • Pape Gueye
  • Lamine Camara
  • Habib Diarra
  • Pathé Ciss
  • Pape Matar Sarr
  • Bara Sapoko Ndiaye

Attaquants

  • Sadio Mané
  • Ismaïla Sarr
  • Iliman Ndiaye
  • Assane Diao
  • Ibrahim Mbaye
  • Nicolas Jackson
  • Bamba Dieng
  • Chérif Ndiaye

Le Conseil des ministres se tiendra désormais une semaine sur deux au Sénégal

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a annoncé une réorganisation du fonctionnement gouvernemental, marquée par la tenue du Conseil des ministres désormais une semaine sur deux. Cette nouvelle orientation s’inscrit dans une volonté de renforcer le suivi de l’Agenda national de transformation et d’améliorer l’évaluation des politiques publiques.

Dans cette dynamique, des revues de performances gouvernementales seront organisées tous les quinze jours afin de mesurer plus régulièrement l’efficacité de l’action publique et le niveau d’exécution des engagements de l’État.

Le chef de l’État a également demandé aux différents ministres de procéder à l’évaluation des directeurs généraux et des responsables des structures relevant de leurs départements respectifs. Ce dispositif d’évaluation concernera aussi les autorités administratives territoriales ainsi que les représentations diplomatiques et consulaires du Sénégal à l’étranger.

Les autorités envisagent par ailleurs de réfléchir à la mise en place d’un mécanisme d’évaluation destiné aux maires et aux présidents de conseils départementaux, dans une logique de renforcement de la gouvernance locale et de la redevabilité.

Au cours de cette communication, Bassirou Diomaye Faye a salué la réception de la troisième sphère ministérielle de Diamniadio. Cette infrastructure administrative doit permettre d’améliorer les conditions de travail des services publics tout en réduisant les charges locatives supportées par l’État.

Le gouvernement a enfin été invité à accélérer les travaux liés à la préparation du budget triennal 2026-2028 et à renforcer l’efficacité dans la gestion des marchés publics.

Sénégal : Bassirou Diomaye Faye lance des consultations directes avec les forces vives de la nation

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye engage ce jeudi une série de consultations directes avec les forces vives de la nation, en remplacement du format habituel de la Journée du dialogue national. Cette nouvelle approche débute par des audiences accordées aux anciens Premiers ministres ainsi qu’aux anciens ministres des Finances et de l’Intérieur.

 

Prévu du 21 au 31 mai 2026, ce cycle de concertations réunira plusieurs personnalités ayant exercé de hautes responsabilités dans la gestion économique et sécuritaire du Sénégal. Selon la présidence de la République, ces rencontres prendront la forme d’entretiens successifs organisés au Palais présidentiel.

Cette initiative intervient alors que la Journée du dialogue national, traditionnellement organisée chaque 28 mai, ne pourra se tenir dans son format classique en raison de la coïncidence avec des célébrations religieuses.

Il s’agit de la troisième édition du dialogue national sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye. Ce cadre de concertation avait été instauré en 2016 par l’ancien chef de l’État Macky Sall afin de favoriser les échanges entre les différentes composantes de la société sénégalaise.

Dans le document publié par la présidence, les autorités précisent que cette première phase vise à recueillir les analyses et l’expérience d’anciens responsables ayant occupé des fonctions stratégiques dans l’appareil d’État, notamment sur les questions économiques et sécuritaires. À l’issue de ce premier cycle, les consultations seront élargies à d’autres acteurs nationaux, notamment des notabilités, des représentants de la société civile et diverses forces vives du pays.

Les discussions porteront principalement sur la situation économique, sociale, politique et sécuritaire du Sénégal. L’exécutif indique vouloir favoriser un échange d’idées permettant de dégager des solutions concertées et des consensus durables au bénéfice du pays et de son rayonnement international.