Ousmane Diagne nommé président du Conseil constitutionnel par Bassirou Diomaye Faye

Le Conseil constitutionnel du Sénégal a un nouveau visage à sa tête. Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a procédé à la nomination de Monsieur Ousmane Diagne comme membre et président de la haute juridiction, selon un communiqué publié par la Présidence de la République.

Cette désignation intervient à travers le décret n°2026-1318 du 13 juillet 2026. Ousmane Diagne succède ainsi à feu Mamadou Badio Camara, qui occupait jusque-là les fonctions de président du Conseil constitutionnel.

Magistrat de carrière, le nouveau président du Conseil constitutionnel arrive à ce poste avec une longue expérience au sein de l’appareil judiciaire sénégalais. Au cours de son parcours, il a notamment occupé les fonctions de Procureur général près la Cour d’appel de Dakar, puis celles de Premier avocat général près la Cour suprême.

Son expérience l’a également conduit au sommet de l’exécutif, puisqu’il a été nommé ministre de la Justice, Garde des Sceaux, avant cette nouvelle désignation à la tête de l’une des institutions majeures de la République.

Désormais aux commandes du Conseil constitutionnel, Ousmane Diagne aura la responsabilité de diriger une institution centrale dans le fonctionnement démocratique du pays. Cette juridiction est notamment chargée de veiller à la conformité des lois à la Constitution, de trancher les contentieux électoraux et de proclamer les résultats définitifs des scrutins.

Aliou Sané met en garde Diomaye Faye contre un accueil de Macky Sall au Palais : « Une insulte à la mémoire des victimes »

L’éventualité d’une présence de Macky Sall au Palais de la République continue de susciter des réactions au Sénégal. Parmi les voix qui s’élèvent, celle d’Aliou Sané, coordonnateur du mouvement citoyen Y’en a Marre, se fait particulièrement critique. Dans une publication rendue publique, il interpelle directement le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, l’appelant à ne pas poser un acte qu’il juge susceptible de heurter la mémoire des victimes des violences politiques enregistrées sous l’ancien régime.

Pour Aliou Sané, un accueil officiel réservé à l’ancien président de la République, Macky Sall, dans l’enceinte du Palais serait un symbole difficilement acceptable tant que les zones d’ombre entourant les événements tragiques des dernières années n’ont pas été éclaircies.

« Plus de deux ans après votre arrivée au pouvoir, dérouler aujourd’hui le tapis rouge du palais de la République à Macky Sall, alors qu’aucune lumière n’est faite sur les morts, les cas de torture, les emprisonnements de son régime, serait la pire insulte que vous puissiez faire à la mémoire de tous ces concitoyens tombés sous son règne », a déclaré le responsable de Y’en a Marre.

Dans sa prise de parole, Aliou Sané rappelle le poids des attentes encore présentes chez de nombreuses familles de victimes. Selon lui, plusieurs proches attendent toujours que justice soit rendue sur les décès, les arrestations et les accusations de torture qui ont marqué les années de tensions politiques avant l’alternance intervenue en 2024.

Le coordonnateur du mouvement citoyen revient également sur la « loi d’interprétation », un texte qui, selon lui, avait déjà provoqué incompréhension et colère auprès d’une partie de la population. À ses yeux, une éventuelle réception officielle de Macky Sall au Palais constituerait une nouvelle blessure pour les familles touchées et pour les citoyens qui portent encore les conséquences de cette période.

« Un autre pied de nez aux familles éplorées, aux Sénégalaises et aux Sénégalais qui portent encore les stigmates de la prison », a-t-il dénoncé, appelant ainsi les autorités actuelles à prendre en compte la douleur de ceux qui réclament encore vérité et justice.

Sénégal : Ousmane Sonko accuse l’ambassadrice de France d’ingérence dans les affaires intérieures

Le président de Pastef et ancien Premier ministre, Ousmane Sonko, a accusé l’ambassadrice de France au Sénégal, Christine Fages, de s’être immiscée dans les affaires intérieures du pays. Ces déclarations ont été faites lors d’une rencontre avec ses partisans à Mbacké, selon une vidéo diffusée par le média « Exclusif » sur Dailymotion.

Évoquant la polémique autour des passeports diplomatiques, Ousmane Sonko a d’abord tenu à préciser qu’il n’avait jamais été chargé de leur gestion lorsqu’il dirigeait le gouvernement.

« Même les enfants savent que le Premier ministre ne gère pas les passeports diplomatiques. C’est le président de la République qui en a la responsabilité », a-t-il déclaré.

Le leader de Pastef a rappelé que, selon lui, le président Bassirou Diomaye Faye avait décidé, dès son arrivée au pouvoir en 2024, de durcir les conditions d’attribution des passeports diplomatiques afin d’en préserver la crédibilité. Il a toutefois estimé que certaines catégories de citoyens, notamment les hommes d’affaires, les dignitaires religieux ou encore les personnes nécessitant des soins médicaux, pouvaient légitimement bénéficier de ce document.

Ousmane Sonko a ensuite mis en cause l’ambassadrice de France, affirmant qu’elle aurait entrepris des démarches auprès de chefs religieux en proposant, selon ses dires, une procédure accélérée de délivrance de visas en réponse au durcissement des conditions d’octroi des passeports diplomatiques sénégalais.

« Je lui ai dit : “Madame l’ambassadrice, restez dans votre rôle. Je ne veux plus que vous interveniez dans les affaires intérieures du Sénégal” », a-t-il déclaré devant ses partisans.

Poursuivant son intervention, il a dénoncé ce qu’il considère comme une ingérence diplomatique, estimant qu’une telle démarche serait impensable si elle était entreprise par un ambassadeur sénégalais en France. À ce stade, l’ambassade de France à Dakar n’a pas réagi publiquement à ces déclarations.

Cette sortie intervient dans un contexte où les relations entre certaines autorités sénégalaises et la représentation diplomatique française ont déjà connu des épisodes de tension. En décembre 2025, le ministère sénégalais de la Justice avait critiqué des déclarations de Christine Fages relatives à la procédure d’extradition du journaliste Madiambal Diagne, estimant qu’elles relevaient d’une intervention inappropriée dans une affaire interne.

Al Amine Lo lance un proverbe en wolof visant Sonko : « Gàtt xël weesu wul »

La tension politique entre le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, dit Al Amine Lô, et son prédécesseur Ousmane Sonko franchit un nouveau palier. Quelques heures après une virulente sortie du président de l’Assemblée nationale et leader de Pastef, le chef du gouvernement a réagi publiquement, rejetant l’idée que le patriotisme puisse être revendiqué par un seul camp politique.

Dans un message publié sur le réseau social X, Al Amine Lô a livré une réponse sans citer nommément Ousmane Sonko. « Chercher à faire du patriotisme le monopole d’un seul camp revient, précisément, à le trahir », a-t-il écrit, accompagnant son propos d’un proverbe en wolof qu’il présente comme une invitation à l’humilité et au dépassement des postures partisanes.

Cette prise de parole constitue la première réponse publique aussi directe du Premier ministre aux critiques de son prédécesseur depuis son entrée en fonction. Jusqu’ici, Al Amine Lô avait observé une certaine réserve institutionnelle dans ses interventions concernant le président de Pastef.

L’échange trouve son origine dans un discours prononcé par Ousmane Sonko, le 12 juillet à Touba, lors de l’inauguration du nouveau siège de Pastef. Devant ses partisans, le président de l’Assemblée nationale a affirmé avoir été informé de propos que le Premier ministre aurait tenus au cours d’une réunion à huis clos.

Selon Ousmane Sonko, Al Amine Lô aurait indiqué que sa priorité était désormais l’amélioration du climat des affaires afin de répondre aux attentes des investisseurs et des partenaires économiques occidentaux. Le leader de Pastef a présenté cette orientation comme une remise en cause des réformes qu’il affirme avoir engagées lorsqu’il dirigeait le gouvernement, notamment dans les secteurs du pétrole, du gaz et des phosphates.

Estimant que cette ligne constituerait une rupture avec les engagements pris devant les Sénégalais, Ousmane Sonko a menacé d’utiliser les prérogatives de l’Assemblée nationale contre le gouvernement.

« Nous allons faire des séries de motions de censure si Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Al Amine Lô ne reculent pas dans cette posture de sabotage », a-t-il déclaré devant les militants de son parti.

Cette nouvelle confrontation s’inscrit dans un climat de relations de plus en plus tendues entre les deux anciens collaborateurs. Ces dernières semaines, les désaccords se sont multipliés autour de la conduite des réformes économiques et de l’orientation de l’action gouvernementale.

Ousmane Sonko avait notamment invité son successeur à « rester un technocrate » et à « se limiter aux chiffres », tandis qu’à sa prise de fonctions, Al Amine Lô avait insisté sur la nécessité de placer « la Patrie et la République au-dessus de toute considération partisane ».

À mesure que les questions économiques et institutionnelles occupent le devant de la scène, ces échanges publics illustrent l’approfondissement des divergences entre les deux responsables politiques et confirment l’existence d’une fracture désormais assumée au sommet de l’État sénégalais.

Sénégal : les dessous des négociations du contrat de Pape Thiaw après son départ de la Tanière

Le départ de Pape Thiaw du poste de sélectionneur national du Sénégal continue d’alimenter les débats. Limogé samedi avec son staff technique après l’élimination des Lions à la Coupe du monde, l’ancien international sénégalais se retrouve au cœur d’une polémique autour des négociations ayant précédé la signature de son contrat.

Le chargé de communication de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Bacary Cissé, a livré des détails sur les discussions entre les deux parties, évoquant plusieurs désaccords liés aux conditions financières proposées par le technicien.

Selon ses déclarations, les premières exigences formulées par Pape Thiaw comprenaient notamment un salaire mensuel de 50 millions de FCFA, une prime de signature de 360 millions de FCFA, une prime de qualification de 150 millions de FCFA, ainsi qu’une revalorisation salariale en cas de qualification pour les quarts de finale du Mondial.

Le technicien aurait également demandé une prime annuelle de 50 millions de FCFA au titre du droit à l’image.

D’après Bacary Cissé, après des échanges avec les autorités sénégalaises et une fois la sélection installée aux États-Unis, une nouvelle proposition aurait été formulée par Pape Thiaw. Celle-ci prévoyait un salaire mensuel réduit à 30 millions de FCFA, mais avec une prime de signature portée à 440 millions de FCFA, des primes spéciales de 500 millions de FCFA et un bonus d’un milliard de FCFA en cas de victoire finale au Mondial.

Un nouveau point de tension serait ensuite apparu à quelques heures du match contre la Norvège. Le sélectionneur aurait conditionné sa présence sur le banc à la finalisation de son contrat.

Les discussions auraient finalement abouti à un compromis prévoyant un salaire mensuel net de 30 millions de FCFA et une prime de signature de 120 millions de FCFA, financée par l’État à hauteur de 30 millions de FCFA par trimestre.

Toujours selon le responsable de communication de la FSF, Pape Thiaw aurait également sollicité une prime représentant 1 % des gains obtenus par les Lions en cas de sacre mondial, ainsi qu’une prime exceptionnelle de 180 millions de FCFA.

Ces révélations interviennent dans un contexte marqué par de nombreuses interrogations autour de la gestion de l’après-Mondial et de la succession à la tête de l’équipe nationale. La Fédération sénégalaise de football n’a pas encore communiqué officiellement sur les prochaines étapes concernant le staff technique des Lions.

Miss Maths et Miss Sciences 2026 : La Première Dame Marie Khone Faye célèbre l’excellence scientifique des jeunes filles sénégalaises

La Première Dame du Sénégal, Marie Khone Faye, a reçu les deux lauréates nationales des concours Miss Maths et Miss Sciences 2026. Une rencontre placée sous le signe de la reconnaissance, de la promotion des disciplines scientifiques et de l’encouragement des jeunes filles à poursuivre leurs ambitions académiques.

Lors de cette audience, la Première Dame a échangé avec Khadidiatou Ka, lauréate nationale de Miss Maths 2026, et Sokhna Mame Bousso Mbacké, distinguée dans le cadre du concours Miss Sciences 2026. Elle a salué leurs performances, considérant leur parcours comme une illustration du potentiel de la jeunesse sénégalaise et particulièrement de la réussite des jeunes filles dans les filières scientifiques.

Au cours des échanges, plusieurs enjeux liés à l’éducation ont été abordés, notamment le maintien des filles dans le système scolaire, leur orientation vers les sciences et la nécessité de renforcer les conditions permettant leur épanouissement académique et professionnel.

Pour marquer son soutien, Marie Khone Faye a remis aux deux lauréates des présents ainsi que des prix d’encouragement, en reconnaissance de leurs efforts et de leurs résultats remarquables.

La Première Dame a également profité de cette occasion pour adresser un message à l’ensemble des jeunes filles sénégalaises. Elle les a encouragées à croire en leurs capacités, à poursuivre leurs rêves et à considérer les sciences comme un domaine d’opportunités et de réussite.

Elle a enfin félicité les deux championnes nationales, tout en rendant hommage à leurs familles, leurs enseignants et à l’ensemble de la communauté éducative qui joue un rôle essentiel dans l’accompagnement des talents de demain.

Bassirou Diomaye Faye devrait recevoir en audience l’ex président Macky Sall ce 17 juillet

Plus d’un an après l’alternance politique de 2024, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, devrait recevoir son prédécesseur, Macky Sall, le vendredi 17 juillet à Dakar. Selon des informations rapportées dans les milieux politiques proches de l’ancien chef de l’État, cette audience marquera la première rencontre officielle entre les deux hommes depuis la cérémonie de passation de pouvoir d’avril 2024 et intervient dans un contexte politique et diplomatique particulièrement suivi.

Ce déplacement signera également le retour de Macky Sall à Dakar, où des préparatifs seraient déjà en cours pour son accueil. La rencontre devrait par ailleurs figurer parmi les principaux sujets de discussion lors de la prochaine conférence des leaders des coalitions concernées, signe de l’attention qu’elle suscite au sein de la classe politique sénégalaise.

Depuis son départ du pouvoir, l’ancien président s’est installé au Maroc et ses contacts avec les nouvelles autorités sont restés jusqu’à présent très limités. Cette entrevue revêt ainsi une portée symbolique importante, en ouvrant un premier échange officiel entre les deux dirigeants depuis l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye.

Au-delà de sa dimension institutionnelle, cette audience pourrait également être l’occasion d’aborder les ambitions internationales de Macky Sall. L’ancien chef de l’État est candidat au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), avec l’objectif de succéder à António Guterres à la tête de l’organisation.

À ce jour, les autorités sénégalaises n’ont pas encore communiqué officiellement sur leur position concernant cette candidature. La rencontre entre Bassirou Diomaye Faye et Macky Sall pourrait ainsi permettre d’évoquer ce dossier et, le cas échéant, de préciser l’attitude diplomatique que le Sénégal entend adopter à l’égard de cette candidature.

Très attendue, cette première entrevue depuis l’alternance dépasse le simple cadre protocolaire. Elle pourrait constituer un moment important dans les relations entre les deux hommes, tout en offrant un éclairage sur plusieurs enjeux politiques et diplomatiques qui animent actuellement la scène sénégalaise.

La coalition Diomaye Président se transforme en parti politique le 8 août à Dakar Arena

La coalition Diomaye Président s’apprête à franchir une nouvelle étape de son évolution politique. Selon plusieurs sources, la mouvance qui a porté Bassirou Diomaye Faye à la magistrature suprême tiendra le 8 août prochain, à la Dakar Arena, le congrès constitutif de son futur parti politique, marquant ainsi son passage du statut de coalition électorale à celui d’organisation politique à part entière.

Ce rendez-vous doit officialiser la naissance de cette nouvelle formation, présentée comme une maison commune destinée à rassembler « tous les bâtisseurs du Sénégal nouveau ». L’objectif affiché est de fédérer les forces politiques, les mouvements citoyens et les personnalités qui soutiennent l’action du président de la République autour d’un cadre partisan structuré.

À travers ce congrès, la mouvance présidentielle entend définir les fondements de sa nouvelle organisation en mettant en place ses instances dirigeantes, en arrêtant ses orientations politiques et en fixant les priorités qui guideront son action dans les années à venir.

Cette transformation traduit la volonté du camp présidentiel de se doter d’un appareil politique durable, capable d’accompagner les réformes engagées et de préparer les prochaines échéances électorales. En se structurant autour d’un parti, la majorité présidentielle cherche également à renforcer son ancrage sur l’échiquier politique sénégalais et à consolider son organisation à l’échelle nationale.

Le congrès prévu le 8 août à la Dakar Arena s’annonce ainsi comme une étape décisive dans la recomposition de la majorité autour du président Bassirou Diomaye Faye, avec le lancement officiel d’une nouvelle formation appelée à porter son projet politique.

Ousmane Sonko accuse Bassirou Diomaye Faye de faire pression sur les cadres de Pastef et le met au défi de les limoger

La tension continue de monter entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre, Ousmane Sonko. En meeting à Mbacké, le président de l’Assemblée nationale et leader de Pastef-Les Patriotes a publiquement accusé le chef de l’État d’exercer des pressions sur plusieurs directeurs généraux issus de son parti afin qu’ils prennent leurs distances avec lui.

Selon Ousmane Sonko, le président de la République aurait convoqué plusieurs responsables au Palais pour leur signifier qu’ils ne pouvaient pas demeurer à la tête d’établissements publics tout en soutenant un autre candidat à l’élection présidentielle de 2029. « Ces derniers jours, le président de la République appelle certains directeurs généraux restés fidèles à Pastef pour les menacer », a-t-il déclaré, affirmant que plusieurs cadres de son camp avaient déjà été démis de leurs fonctions.

Poursuivant son intervention, le leader de Pastef a lancé un défi direct au chef de l’État. Dans une vidéo relayée par geo.dailymotion.com et selon des informations rapportées par Exclusif, il a déclaré : « S’il en est réellement capable, qu’il limoge dès mercredi prochain tous les directeurs généraux et présidents de conseil d’administration membres de Pastef. »

Ousmane Sonko a également pris la défense des responsables qu’il considère comme ses proches, estimant qu’ils obtiennent des résultats satisfaisants dans leurs fonctions. À l’inverse, il a vivement critiqué certaines des nouvelles nominations opérées par le pouvoir, affirmant : « Avec les personnes qu’il ramasse pour les nommer, il va couler et recouler le pays. »

Cette nouvelle charge publique illustre l’aggravation des tensions entre les deux anciens alliés. Depuis la fin de l’année 2025, les signes d’une rupture politique se sont multipliés. L’installation du siège de la coalition Diomaye Président, en décembre, avait déjà été interprétée comme un symbole de cette séparation, tandis que plusieurs analyses publiées en juin 2026 avaient établi un parallèle entre leur relation et celle de Senghor et Mamadou Dia, évoquant une fracture profonde au sommet de l’État.

À ce stade, la présidence de la République n’a pas officiellement réagi aux accusations formulées par le président de l’Assemblée nationale.

Ousmane Sonko menace le gouvernement de motions de censure en cas d’abandon des réformes engagées

En déplacement à Mbacké, le président de l’Assemblée nationale et leader de Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko, a adressé un avertissement appuyé au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et au Premier ministre, Al Aminou Lo, les appelant à préserver les réformes engagées durant son passage à la tête du gouvernement.

 

Devant ses partisans, il a affirmé que plusieurs contrats avaient été renégociés lorsqu’il occupait les fonctions de Premier ministre et a indiqué avoir été informé de la volonté de son successeur de revenir sur certaines de ces décisions. Estimant que ces réformes ont été conduites dans l’intérêt du Sénégal, il a exhorté les nouvelles autorités à en assurer la continuité plutôt qu’à les remettre en cause.

Ousmane Sonko a prévenu que si cette orientation se confirmait, il n’exclurait pas de faire usage des prérogatives de l’Assemblée nationale. Il a ainsi évoqué la possibilité d’introduire des motions de censure contre le gouvernement si le Premier ministre Al Aminou Lo renonçait à poursuivre les réformes entreprises sous son magistère. Le président de l’Assemblée nationale a précisé que cette mise en garde s’appliquerait également à tout futur chef du gouvernement nommé par le président Bassirou Diomaye Faye qui choisirait, selon lui, d’abandonner les réformes déjà engagées.

À travers cette déclaration prononcée à Mbacké, Ousmane Sonko réaffirme sa volonté de défendre le bilan de son action à la Primature et de maintenir la pression politique afin que les réformes qu’il considère essentielles pour le Sénégal soient poursuivies.