Meurtre à Tivaouane : un homme arrêté après la mort préméditée d’une jeune fille

Le Commissariat urbain de Tivaouane a interpellé un homme, placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête sur le meurtre avec préméditation d’une jeune fille, commis le 22 août 2026. L’affaire a débuté dans l’après-midi, lorsque les policiers ont été alertés vers 14 heures de la découverte d’un corps dans une zone boisée du quartier Seico.

Sur place, les agents ont retrouvé la victime allongée sur le dos, avec plusieurs traces de violences sur le corps. Les premières investigations ont rapidement conduit les enquêteurs vers un suspect grâce aux informations fournies par la mère de la défunte. Celle-ci a expliqué avoir reçu un appel d’un homme se présentant comme marabout et cherchant à obtenir des informations sur sa fille.

Interpellé par les policiers, le suspect a dans un premier temps rejeté toute implication dans le meurtre. Il a notamment affirmé avoir simplement appelé la victime la veille, aux environs de 21 heures. Mais l’exploitation de son téléphone a contredit cette version. Confronté aux éléments recueillis par les enquêteurs lors d’un second interrogatoire, le mis en cause a finalement reconnu les faits qui lui sont reprochés.

Dans ses déclarations, il aurait expliqué avoir agi sous l’influence d’un marabout rencontré lors d’un voyage. Celui-ci lui aurait promis de l’enrichir en échange de l’exécution de certaines instructions. Le suspect aurait alors utilisé plusieurs objets qu’il présente comme mystiques, notamment une corne enveloppée dans un tissu rouge et deux bouteilles. Il aurait ensuite ciblé la jeune fille avant de lui faire absorber une substance liquide destinée, selon son récit, à la rendre vulnérable.

Une fois la victime privée de ses moyens de défense, il lui aurait porté plusieurs coups avec une arme blanche au niveau du thorax, du dos et du cou. Il aurait ensuite recueilli son sang dans une bouteille, conformément aux instructions qu’il dit avoir reçues, avant de l’achever par strangulation.

Le suspect serait resté plus d’une heure sur les lieux avant de quitter la zone. Il aurait auparavant jeté le téléphone de la victime près des rails afin de brouiller les pistes. Placé en garde à vue, il reste à la disposition des enquêteurs. Les investigations se poursuivent désormais pour établir avec précision les circonstances du meurtre, déterminer les éventuelles complicités et identifier le présumé commanditaire évoqué par le suspect.

Sénégal : la presse nationale s’attardent sur le crime rituel présumé, l’autoroute Mbour-Kaolack et le Mawlid

La presse sénégalaise ouvre largement ses colonnes ce lundi 24 août 2026 sur trois sujets majeurs : la mort de Ndèye Bigué Sène, présentée comme victime d’un crime rituel, la mise en service de l’autoroute à péage Mbour-Fatick-Kaolack et l’effervescence autour de la célébration du Mawlid à Tivaouane.

L’Observateur revient en priorité sur la mort de Ndèye Bigué Sène, âgée de 19 ans et candidate malheureuse au baccalauréat 2026. Son corps a été retrouvé dans une zone boisée à Tivaouane. Selon le journal, son marabout, B. Ndiaye, aurait reconnu l’avoir poignardée puis étranglée dans le cadre d’un rituel qui lui aurait été imposé par un autre marabout. Ce dernier lui aurait promis gloire et richesse. Libération consacre également sa Une à cette affaire et cherche à retracer le parcours de la jeune femme, qui aurait été placée sous l’influence d’un charlatan lui promettant, ainsi qu’à sa mère, de favoriser sa réussite à l’examen grâce à des séances de prières.

Sur le front des infrastructures, Le Soleil met en avant l’entrée en service de l’autoroute à péage Mbour-Fatick-Kaolack. Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé samedi 22 août à son inauguration officielle, en présence notamment de l’ambassadeur de Chine au Sénégal, des ministres chargés des Infrastructures et des Transports et de plusieurs autorités administratives et territoriales. Longue de 100 kilomètres et complétée par 15 kilomètres de routes de connexion, cette nouvelle infrastructure relie désormais la Petite Côte au cœur du Bassin arachidier. Le chef de l’État a salué la réalisation d’un ouvrage présenté comme important pour la mobilité des populations et le développement des territoires, d’autant que sa mise en service intervient avant l’échéance initialement prévue.

À Tivaouane, l’approche du Mawlid transforme progressivement la ville en un important centre de rassemblement religieux. Le Soleil décrit une cité déjà gagnée par l’affluence des fidèles venus du Sénégal et de la sous-région. Dès le vendredi 21 août, à l’occasion de la Hadaratoul Jummah, les visiteurs ont commencé à converger vers la capitale de la Tijaniyya. Entre les visites religieuses, les embouteillages provoqués par la fermeture de certaines ruelles et l’activité des commerçants, Tivaouane vit au rythme des préparatifs de la célébration.

L’Observateur souligne également la reprise des visites de courtoisie des autorités politiques auprès des familles religieuses. Samedi 22 août, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, s’est rendu à Tivaouane pour un ziar placé sous le signe de la paix, de la concorde et de la cohésion sociale. La présence du représentant du khalife général des Tidianes, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy, a notamment été remarquée.

Les visites du président de l’Assemblée nationale dans les foyers religieux ont également servi de cadre à des échanges sur la réforme du régime des fonds spéciaux. Le Quotidien rapporte qu’à Médina Baye, où il a été reçu samedi par le khalife général, Cheikh Mouhamad Mahi Ibrahima Niass, Ousmane Sonko a défendu son projet de renforcer le contrôle parlementaire sur ces ressources publiques. Il a dénoncé l’absence de contrôle sur les « fonds politiques » et réaffirmé sa volonté d’instaurer une surveillance parlementaire stricte, tout en s’interrogeant sur l’ampleur de la polémique suscitée par cette proposition.

Sénégal : trois suspects arrêtés et 180 candidats à l’émigration irrégulière interceptés à Farafenni

Un réseau présumé de trafic de migrants a été démantelé entre le Sénégal et la Gambie. L’opération menée par l’antenne régionale de Karang de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (Dntl) a conduit à l’arrestation de trois personnes et à l’interception de 180 candidats à l’émigration irrégulière.

Tout commence le 13 août 2026, lorsque les enquêteurs sont alertés de l’existence d’un réseau opérant entre Keur-Ayip, au Sénégal, et Farafenni, en Gambie. Selon une source policière rapportée par le Soleil Digital, les membres présumés du réseau auraient organisé le transfert de candidats à l’émigration irrégulière vers un point de regroupement situé en territoire gambien.

Le dispositif reposait notamment sur un conducteur de moto-taxi. Celui-ci aurait été chargé de transporter les candidats depuis Keur-Ayip jusqu’au foyer de regroupement, avant leur départ supposé vers l’Espagne par voie maritime.

Les préparatifs de la traversée étaient déjà bien avancés. D’après les informations recueillies par les enquêteurs, le capitaine présumé de l’embarcation aurait engagé 2,7 millions de francs CFA pour l’achat de carburant. Une enveloppe supplémentaire de 500 000 francs CFA aurait été consacrée aux vivres et aux denrées nécessaires au voyage.

Alertées par ces éléments, les forces de sécurité ont lancé une opération le même jour. Trois individus soupçonnés d’être impliqués dans le réseau ont été interpellés puis conduits dans les locaux du service pour les besoins de l’enquête.

L’opération s’est poursuivie le lendemain en Gambie, avec l’appui de la Police de l’immigration gambienne. Dans la forêt de Farafenni, les enquêteurs ont découvert et intercepté 180 candidats à l’émigration irrégulière. Une grande pirogue destinée à la traversée a également été retrouvée sur place.

La saisie effectuée permet de mesurer l’ampleur des préparatifs. Les forces de sécurité ont notamment récupéré huit fûts de 200 litres de carburant, 83 bidons de 30 litres de carburant, un sac de sucre, du gari, du lait en poudre et une centaine de paquets d’eau. Un moteur de 40 chevaux, une motopompe et 50 bidons de 20 litres d’eau potable figuraient également parmi le matériel saisi.

Au cours de leurs auditions, les trois suspects auraient reconnu les faits qui leur sont reprochés. Leurs déclarations ont également permis aux enquêteurs d’identifier plusieurs autres personnes soupçonnées d’appartenir au réseau.

Au terme des investigations, les trois mis en cause ont finalement été déférés le 17 août 2026 devant le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kaolack. L’enquête devra désormais permettre de déterminer précisément le rôle des différents acteurs impliqués dans cette tentative de trafic de migrants.

Sénégal : un suspect interpellé dans l’affaire du cambriolage du Trésor public à Dakar

L’enquête sur le cambriolage de la Direction de l’Informatique du Trésor public connaît un nouveau développement à Dakar. La Sûreté urbaine du Commissariat central de Dakar a interpellé, le 19 août 2026, un homme présenté comme un complice présumé du cambriolage survenu dans la nuit du 1er au 2 mars 2025, selon une source policière rapportée par le Soleil Digital.

Cette arrestation intervient alors que les enquêteurs poursuivent leurs investigations après la neutralisation du principal auteur présumé des faits. Entendu sur procès-verbal, le suspect, qui se présente comme conducteur de « Tiak-Tiak » et réside à Rebeuss, aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés.

Au cours de son audition, il aurait notamment expliqué avoir vendu trois ordinateurs issus du cambriolage à un gérant d’un commerce de matériel informatique situé à la Médina. La transaction aurait été conclue pour un montant de 400 000 francs CFA.

Après que l’affaire a pris une importante ampleur médiatique, le suspect affirme avoir repris contact avec l’acquéreur présumé afin de récupérer les équipements. Mais ce dernier lui aurait indiqué que les ordinateurs avaient déjà été revendus. Il lui aurait également conseillé de quitter le pays.

Les déclarations du mis en cause ont ensuite conduit les enquêteurs à s’intéresser au sort de cet acquéreur présumé. Le suspect a affirmé que celui-ci était décédé après la fête de la Tabaski 2026.

Pour vérifier cette information, les enquêteurs se sont rendus sur place et ont entendu le gérant du commerce concerné. Celui-ci a confirmé le décès de l’intéressé, survenu en juin 2026 à la suite d’une maladie.

Le suspect a finalement été placé en garde à vue. Les investigations se poursuivent désormais pour déterminer précisément les responsabilités de chacun et reconstituer l’ensemble des circonstances entourant le cambriolage de la Direction de l’Informatique du Trésor public.

Le Sénégal renforce le domaine de la cybersécurité en adoptant une nouvelle loi sur les infrastructures critiques

Le Sénégal vient de franchir une nouvelle étape dans la protection de son espace numérique. Réunis en séance ce jeudi 20 août 2026, les députés ont adopté, par 127 voix, le Projet de loi n°25/2026 consacré à la protection des Infrastructures d’Information Critiques (IIC) et à la sécurité numérique.

Cette décision intervient dans un contexte où les cyberattaques deviennent plus fréquentes et surtout plus sophistiquées. Le nouveau texte cible les réseaux et systèmes d’information considérés comme indispensables au fonctionnement du pays. L’objectif est de renforcer leur niveau de protection, mais aussi leur capacité à résister aux attaques susceptibles de perturber des activités essentielles.

Le dispositif ne s’arrête toutefois pas aux aspects purement techniques. Il impose désormais de nouvelles exigences aux exploitants d’Infrastructures d’Information Critiques. Ces derniers devront respecter des normes de sécurité définies par la réglementation et se soumettre au contrôle des autorités compétentes, notamment de l’Autorité nationale de Cybersécurité.

Le projet de loi prévoit également des règles spécifiques pour les services et les produits liés à la cybersécurité. À ces obligations s’ajoute un dispositif de sanctions administratives et pénales destiné à contraindre les différents acteurs concernés à respecter les nouvelles dispositions.

Le champ d’application du texte dépasse par ailleurs les seules infrastructures physiquement implantées au Sénégal. Certains services numériques utilisés depuis le territoire national, mais reposant sur des équipements situés à l’étranger, pourront également être concernés, selon les conditions fixées par la réglementation ou les accords internationaux.

Avec l’adoption de cette loi, les autorités sénégalaises veulent donc renforcer la protection des infrastructures numériques jugées stratégiques. À travers ce nouveau cadre, le pays cherche également à mieux anticiper les menaces susceptibles de compromettre sa souveraineté, ses intérêts stratégiques et le fonctionnement de ses secteurs essentiels.

Dakar mobilise ses services d’urgence après les dégâts causés par les fortes pluies

Les fortes pluies tombées jeudi matin à Dakar ont rapidement perturbé le quotidien des habitants. Dans plusieurs secteurs de la capitale, les eaux et les débris ont encombré les voies, compliquant les déplacements et causant d’importants dégâts matériels. Face à cette situation, les autorités municipales de la Ville de Dakar ont décidé de renforcer leur dispositif d’intervention pour venir en aide aux populations touchées.

 

Le maire de Dakar, Abass Fall, a demandé à la Direction des Services techniques (DST) de mettre en œuvre un plan opérationnel d’urgence. Les équipes municipales sont ainsi mobilisées pour intervenir dans les zones affectées, participer à la gestion des conséquences des intempéries et contribuer au soulagement des populations confrontées aux difficultés.

La municipalité ne compte toutefois pas limiter son action aux interventions techniques. Elle prévoit également de se rendre directement auprès des sinistrés. Une visite de terrain est annoncée durant le week-end, avec la participation du maire Abass Fall et de plusieurs membres du Conseil municipal.

Cette descente permettra aux responsables municipaux de constater l’ampleur des dégâts, d’échanger avec les habitants concernés et de leur transmettre le soutien de la Ville de Dakar.

Sur le terrain, les opérations devront notamment porter sur le dégagement des axes affectés par les eaux et les débris ainsi que sur leur nettoyage. Cette mobilisation municipale intervient alors que plusieurs secteurs de la capitale restent marqués par les conséquences des fortes précipitations enregistrées jeudi.

Sénégal : les intempéries font la Une de la presse, entre inondations et dégâts matériels

Les fortes pluies enregistrées jeudi sur une grande partie du Sénégal dominent les Unes des quotidiens ce vendredi 21 août. Plusieurs villes, dont Dakar, Thiès et Touba, ont été touchées par d’importants dégâts et des perturbations.

« Sale temps pour le Sénégal », titre Le Quotidien. Le journal rapporte que les pluies ont fortement affecté Dakar, Thiès et Touba, perturbant notamment la circulation et les transports publics. À Dakar, les fortes précipitations se sont accompagnées de violentes rafales. Des chaussées ont été inondées, tandis que des branches et des arbres ont été arrachés. À Touba, ces intempéries ont provoqué la mort d’une personne par électrocution, selon Le Quotidien.

WalfQuotidien affiche de son côté « Dakar sens dessus dessous ». Le journal décrit une capitale touchée par des pluies intenses et de puissants vents, avec plusieurs dégâts enregistrés dans différents secteurs. Face à la situation, une opération de déblaiement a été engagée afin de sécuriser les usagers et de faciliter la reprise du trafic. La banlieue dakaroise reste particulièrement exposée.

Sud Quotidien cite notamment Malika, Médinatoul Mounawara, Keur Massar et Tivaouane Peulh parmi les zones fortement affectées. Le journal rapporte également des difficultés à Jaxaay et dans plusieurs autres quartiers fortement urbanisés. La situation météorologique pourrait rester instable dans les prochains jours. WalfQuotidien signale notamment que de nouveaux orages sont annoncés jusqu’à mardi.

En dehors des intempéries, Le Soleil s’intéresse au projet de loi consacré à la protection des infrastructures d’information critiques et à la sécurité numérique. Le texte adopté par l’Assemblée nationale vise à renforcer la protection du Sénégal face aux vulnérabilités liées au développement rapide des technologies numériques. Le journal rapporte les analyses de plusieurs spécialistes qui estiment que cette nouvelle législation intervient dans un contexte où la protection des infrastructures numériques devient un enjeu stratégique.

Le Quotidien revient également sur la décision de l’Assemblée nationale de créer six commissions d’enquête parlementaire. Ces commissions doivent notamment s’intéresser au foncier, aux marchés publics, aux exonérations fiscales et aux licences de pêche. À travers ces initiatives, les députés souhaitent examiner plusieurs dossiers sensibles liés à la gestion des ressources et des deniers publics.

WalfQuotidien évoque pour sa part un « autre front » ouvert par le parti Pastef à l’Assemblée nationale. Après les débats sur les fonds politiques et les crédits spéciaux, le parti majoritaire réclame désormais du Premier ministre Al Aminou Lô qu’il effectue sa déclaration de politique générale.

La presse sénégalaise place ainsi au premier plan les conséquences des intempéries, mais aussi les nouveaux débats autour de la transparence dans la gestion publique et du contrôle parlementaire.

Sénégal : de fortes pluies et des rafales de 80 km/h frappent plusieurs localités du pays jeudi 20 Août

Plusieurs localités du Sénégal ont été touchées par de fortes pluies accompagnées de vents violents ce jeudi 20 août 2026, comme annoncé dans la matiné. Les précipitations ont notamment été importantes à Gossas et Mbour, tandis que Dakar a enregistré de fortes rafales.

Selon Abdoulaye Diouf, chef du Service prévisions et réduction des risques de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), 94 mm de pluie ont été relevés à Gossas. À Mbour, les cumuls ont dépassé 60 mm. La capitale sénégalaise a, pour sa part, été balayée par des rafales atteignant 80 km/h.

Ces vents violents ont provoqué des dégâts dans certains secteurs de Dakar, avec notamment des chutes d’arbres et des toitures arrachées.

La situation météorologique devrait rester instable dans plusieurs régions du pays. Des orages et des pluies sont attendus dans l’après-midi et durant la nuit à Ziguinchor, Sédhiou et Kolda. Kédougou et Tambacounda pourraient également connaître des précipitations.

Dans le centre et l’ouest, des passages nuageux denses accompagnés de pluies sont annoncés cet après-midi et en soirée à Dakar, Thiès, Mbour, Diourbel, Fatick et Kaolack. La couverture nuageuse devrait par ailleurs maintenir des températures relativement douces sur l’ensemble du territoire.

Les services météorologiques poursuivent leur surveillance de la situation afin d’anticiper son évolution et de contribuer à la prévention des risques liés aux fortes précipitations et aux vents violents.

Indépendance du Sénégal : pourquoi le 20 août 1960 est une date historique

Le Sénégal proclame son indépendance le 20 août 1960, après son retrait de la Fédération du Mali. Cette décision met fin à une expérience politique commune avec le Soudan français, qui deviendra quelques semaines plus tard la République du Mali.

La Fédération du Mali, composée du Sénégal et du Soudan français, avait accédé à l’indépendance le 20 juin 1960. Mais l’entente entre les deux composantes se dégrade rapidement. Les divergences portent notamment sur le fonctionnement des institutions fédérales et sur la répartition des pouvoirs entre Dakar et Bamako. La crise politique s’intensifie dans la nuit du 19 au 20 août 1960 à Dakar.

Les autorités sénégalaises reprennent alors le contrôle de la situation. L’Assemblée nationale est convoquée et se prononce en faveur du retrait du Sénégal de la Fédération. Le 20 août, les députés sénégalais adoptent les mesures mettant fin au transfert de compétences à la Fédération et proclament l’indépendance de la République du Sénégal. La décision est également communiquée au secrétaire général des Nations unies.

Une indépendance distincte de la fête nationale

Cette accession à la souveraineté intervient quelques mois après la signature, le 4 avril 1960, des accords franco-sénégalais de transfert de compétences. Le 4 avril est aujourd’hui célébré comme la fête nationale du Sénégal. Le 20 août correspond, lui, à la rupture définitive avec la Fédération du Mali et à l’affirmation du Sénégal comme État indépendant distinct.

La Fédération du Mali ne survivra pas à cette crise. Le Soudan français poursuit son propre processus d’émancipation sous la direction de Modibo Keïta. Le 22 septembre 1960, il proclame à son tour l’indépendance sous le nom de République du Mali.

Le mois d’août 1960 marque donc un tournant majeur dans l’histoire politique de l’Afrique de l’Ouest. En quelques semaines, l’expérience fédérale prend fin et donne naissance à deux États indépendants, le Sénégal et le Mali, appelés à suivre des trajectoires politiques différentes.

Sénégal : des pluies et orages attendus sur plusieurs régions ce jeudi

Le Sénégal connaît une nouvelle matinée marquée par des conditions météorologiques instables. Selon le bulletin de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), plusieurs localités sont concernées par des activités pluvio-orageuses entre 6 heures et midi ce jeudi.

Les précipitations sont particulièrement actives sur l’axe Matam-Ranérou-Tambacounda. Les épisodes pluvieux devraient se maintenir dans cette zone durant une grande partie de la matinée. Koungheul et Kaolack sont également concernés par des pluies accompagnées d’orages. Ces conditions devraient progressivement gagner d’autres parties du territoire.

Dans le nord et le centre-nord, des passages pluvieux sont notamment annoncés à Linguère, Touba, Louga et Saint-Louis. Les régions de Fatick, Mbour, Diourbel et Thiès pourraient également connaître des précipitations au cours de la matinée.

Dans le sud, Ziguinchor figure aussi parmi les localités susceptibles d’être touchées par cette activité pluvio-orageuse. À Dakar, le ciel restera chargé à couvert. Des possibilités de précipitations sont également signalées au cours de la matinée. Cette situation intervient alors que l’hivernage 2026 reste marqué par une succession d’épisodes pluvio-orageux sur plusieurs régions du pays.

Face à ces conditions, les populations des zones concernées sont invitées à rester attentives à l’évolution des prévisions météorologiques. La prudence est notamment recommandée lors des déplacements, particulièrement à proximité des zones susceptibles d’être inondées et pendant les épisodes orageux.