Sénégal : numérique en marche et polémique autour de la dette

Dakar, 25 mars :  Le lancement des projets structurants du New Deal technologique et la polémique liée à un emprunt de 650 millions d’euros contracté par l’État du Sénégal dominent les quotidiens reçus ce mercredi.

 

Le quotidien Le Soleil met en avant la dynamique numérique engagée par le pays. « E-Sénégal, guichet unique, e-consulat, interopérabilité, start-up act… le New Deal technologique est en action », souligne le journal. Selon la publication, le Sénégal a franchi un nouveau cap dans sa transformation digitale avec le lancement officiel de ces projets, lors d’une cérémonie présidée par le Premier ministre Ousmane Sonko au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio.

À l’occasion du premier anniversaire de cette initiative, le chef du gouvernement a dressé un bilan d’étape tout en dévoilant les orientations futures.

L’Observateur indique que le Premier ministre a présenté les principales innovations du programme, insistant sur une volonté de transformation en profondeur de l’État et de sa relation avec les citoyens. Adossé à la vision stratégique « Vision Sénégal 2050 », ce programme s’articule autour de 12 priorités et mobilise près de 1 100 milliards de francs CFA sur la période 2025-2034.

Dans la même dynamique, L’As souligne que le gouvernement accélère sa transition numérique avec ce financement important, porté par la vision du président Bassirou Diomaye Faye. Parallèlement, la presse revient sur la controverse liée à un emprunt de 650 millions d’euros contracté en 2025 auprès d’Africa Finance Corporation et de First Abu Dhabi Bank, selon des révélations du Financial Times. Cet emprunt, réalisé via des instruments financiers appelés « total return swaps », suscite des interrogations sur la transparence de la gestion de la dette.

Selon L’As, le ministère des Finances rejette les accusations d’opacité et défend une stratégie d’endettement maîtrisée et conforme aux règles en vigueur. Le total return swap est un mécanisme financier permettant d’obtenir des liquidités en échange du transfert temporaire des risques et des rendements liés à un actif.

WalfQuotidien souligne que la polémique prend de l’ampleur, estimant que les explications des autorités n’ont pas suffi à apaiser les critiques. Dans un communiqué, le Front pour la défense de la démocratie et de la République (FDR) dénonce des pratiques jugées opaques. De son côté, Sud Quotidien note que, malgré la riposte des autorités sénégalaises, des zones d’ombre subsistent, limitant la portée des explications fournies.

Sénégal : Bassirou Diomaye Faye en visite officielle en Espagne

Le président sénégalais effectue une visite officielle à Madrid. L’objectif affiché est de renforcer les relations bilatérales avec l’Espagne.

Le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce 24 mars 2026 en direction de Madrid, pour une visite officielle au Royaume d’Espagne, prévue jusqu’au 26 mars. Ce déplacement s’inscrit dans une volonté de consolider les relations d’amitié et de coopération entre le Sénégal et l’Espagne. Au cours de son séjour, le président sénégalais doit s’entretenir avec de hautes autorités espagnoles afin de renforcer le dialogue politique et économique entre les deux pays.

Les échanges porteront sur le développement de partenariats dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’économie, l’énergie, l’éducation et le développement durable. Les deux parties entendent également explorer de nouvelles opportunités de coopération, tout en consolidant les projets déjà engagés. À travers cette visite, le Sénégal réaffirme sa volonté de bâtir un partenariat durable avec l’Espagne, axé sur le progrès économique, le développement durable et le renforcement des liens humains et culturels.

Les relations entre les deux pays sont anciennes et reposent sur des échanges réguliers dans des domaines clés comme l’économie, la sécurité et la gestion des questions migratoires. Cette visite officielle s’inscrit ainsi dans la continuité des efforts diplomatiques visant à renforcer ces liens stratégiques et à élargir les perspectives de coopération.

Bassirou Diomaye Faye : deux ans de gouvernance entre réformes et tensions politiques

Deux ans après son élection, Bassirou Diomaye Faye met en avant ses réformes institutionnelles. Mais des tensions politiques persistent au sommet de l’État.

Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, boucle ce mardi deux années à la tête du Sénégal, un début de mandat marqué par une volonté de rationaliser des institutions jugées coûteuses. Arrivé au pouvoir avec plus de 54,28 % des suffrages, le président a rapidement mis en œuvre cet engagement central de son programme.

Dans un contexte de finances publiques sous pression, il a procédé à la suppression du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT). Ces décisions ont permis de dégager environ 15 milliards de francs CFA, réorientés vers des secteurs prioritaires.

Ces réformes, contestées par l’opposition, ont nécessité une forte détermination de l’exécutif, notamment après le rejet du projet de loi par les députés lors d’une séance plénière tenue le 2 septembre. À cette période, l’Assemblée nationale était dominée par la coalition Bennoo Bokk Yaakaar, proche de l’ancien président Macky Sall, disposant d’une majorité parlementaire.

Face à ce blocage, le pouvoir s’est retrouvé limité dans son action. La dissolution de l’Assemblée nationale s’est alors imposée comme une option stratégique pour obtenir une nouvelle majorité. Dans cette dynamique, le président Bassirou Diomaye Faye dissout, le 12 septembre 2024, une Assemblée nationale largement acquise à l’ancien régime.

Les élections législatives anticipées du 17 novembre 2024 ont ensuite donné une large victoire au parti au pouvoir, le PASTEF, dirigé par Ousmane Sonko, qui remporte 130 des 165 sièges. Fort de cette majorité, le chef de l’État consolide son pouvoir et engage son quinquennat autour de la rupture systémique et de la souveraineté économique.

Dans la continuité des pratiques institutionnelles instaurées par Macky Sall, il lance le 28 mai 2025 un dialogue national consacré à la réforme du système politique. Cette rencontre a réuni acteurs politiques, membres de la société civile et autres forces vives autour de plusieurs chantiers, notamment la révision du code électoral, la rationalisation des partis politiques et l’institution du statut de chef de l’opposition.

Malgré ces initiatives, des tensions sont apparues au sommet de l’État, notamment au sein du tandem exécutif. Lors de l’installation du Conseil national du PASTEF, le 10 juillet 2025, Ousmane Sonko a évoqué des pressions et des tentatives de division, tout en réaffirmant son soutien au président. Il a également exprimé des préoccupations liées à la gestion de certains dossiers judiciaires, notamment ceux relatifs aux violences politiques.

Malgré ces critiques, il a écarté toute hypothèse de démission. Les divergences entre les deux hommes ont toutefois refait surface publiquement. Le 8 novembre, lors d’un rassemblement à Dakar, Ousmane Sonko a dénoncé certaines orientations au sein de la coalition « Diomaye Président », tout en renouvelant sa confiance à Aïda Mbodji. Il a également pointé les lenteurs judiciaires et la gestion des dossiers liés aux événements politiques survenus entre mars 2021 et mars 2024.

En réponse, le président Bassirou Diomaye Faye a mis fin aux fonctions de Aïda Mbodji à la tête de la coalition, en confiant la restructuration à Aminata Touré. Cette décision a contribué à accentuer les divergences entre les deux figures de l’exécutif. De son côté, Ousmane Sonko poursuit la mobilisation de ses partisans au sein de la coalition APTE, Alliance patriotique pour le travail et l’éthique.

Sénégal : entre bilan politique et polémique sur la dette

Deux ans après l’élection de Bassirou Diomaye Faye, la presse sénégalaise dresse un bilan contrasté et une controverse sur la dette ravive les débats.

Dakar, 24 mars : Le deuxième anniversaire de l’élection du président Bassirou Diomaye Faye et les révélations du Financial Times sur les emprunts du Sénégal dominent les quotidiens reçus ce mardi.

Le quotidien Le Soleil revient sur cet anniversaire sous le titre « Entre ambitions et contraintes ». Deux ans après son arrivée au pouvoir, le chef de l’État a engagé plusieurs réformes institutionnelles présentées comme les bases d’une refondation de l’État et d’un renforcement démocratique. Toutefois, leur mise en œuvre reste encore attendue, selon le journal.

De son côté, Sud Quotidien rappelle que le président, élu dès le premier tour en mars 2024, avait suscité un fort espoir avec un programme axé sur la rupture.

Le journal note que, malgré certaines avancées, notamment sur le coût de la vie, plusieurs réformes importantes, en particulier dans les domaines de la justice, de l’emploi et de la gouvernance, tardent à se concrétiser. Une situation qui alimente les attentes et les interrogations.

WalfQuotidien évoque pour sa part « deux ans de gymnastique économique », estimant que le projet de redressement du pays n’a pas produit les résultats escomptés.

Dans ses colonnes, l’économiste Meïssa Babou souligne que ces deux années ont été marquées par un ralentissement économique, lié notamment à un niveau d’endettement élevé, estimé à près de 132 %, avec un service de la dette proche du budget national pour 2026.

L’Observateur parle d’un « choc de réalité ». Le journal estime que, deux ans après l’alternance, le bilan apparaît mitigé pour le tandem Bassirou Diomaye Faye-Ousmane Sonko. Selon lui, plusieurs secteurs clés, notamment la santé, l’éducation, l’agriculture et la diplomatie, font face à des difficultés persistantes. Le journal évoque également un contexte marqué par des réformes qui peinent à produire des résultats, un climat social tendu et des divergences de plus en plus visibles au sein de l’Exécutif.

Parallèlement, la presse se fait largement l’écho des révélations du Financial Times, selon lesquelles le Sénégal aurait contracté des emprunts importants sans communication publique. Le média britannique indique que le pays aurait mobilisé 650 millions d’euros auprès de l’Africa Finance Corporation et de First Abu Dhabi Bank, à travers des instruments financiers appelés « total return swaps ».

Ces opérations, qui offrent des avantages particuliers aux créanciers, soulèvent des préoccupations sur la transparence et la gestion de la dette. Pour plusieurs journaux, ces révélations pourraient relancer la polémique autour de la « dette cachée » qui agite le pays depuis près de deux ans.

Le Quotidien souligne que, malgré les critiques sur la dette héritée du régime précédent de Macky Sall, le gouvernement actuel aurait lui-même eu recours à des financements jugés contraignants.

L’As estime que ces pratiques interrogent sur la gouvernance de la dette souveraine, même si elles visent à mobiliser rapidement des ressources.

De son côté, Le Soleil rapporte que le gouvernement rejette toute accusation d’opacité. Le ministère des Finances assure que ces opérations respectent les règles en vigueur.

Il rappelle que la politique d’endettement du Sénégal est encadrée par une stratégie à moyen terme, axée sur la diversification des sources de financement afin de limiter les risques et d’optimiser les coûts.

Dakar : une masterclass pour accompagner les entrepreneurs africains

Une masterclass dédiée à l’entrepreneuriat se tiendra à Dakar le 28 mars. L’initiative vise à accompagner la création et le financement de projets.

Prévue le samedi 28 mars, cette activité sera consacrée à la création, à la structuration et au financement de projets entrepreneuriaux, selon une note transmise ce lundi à APA. Dans un contexte marqué par l’essor des initiatives entrepreneuriales en Afrique, mais aussi par les difficultés persistantes d’accès au financement et à l’accompagnement, le Diambilay Business Center (DBC) organise à Dakar une masterclass baptisée « Richesses d’Afrique ».

La rencontre se tiendra de 9h00 à 15h00 au Théâtre National Daniel Sorano. Elle s’inscrit dans une dynamique de promotion de l’entrepreneuriat sur le continent africain, précise la note.

Placée sous le thème « Entreprendre au Sénégal : créer, structurer et financer son projet », cette initiative entend offrir aux porteurs de projets, entrepreneurs et jeunes talents un espace d’échanges avec des experts et des acteurs engagés dans le développement de l’écosystème entrepreneurial africain.

Au cours de cette session, plusieurs intervenants partageront leurs expériences et leurs stratégies. Parmi eux, Jean-Clément Diambilay, fondateur du DBC, apportera son expertise et sa vision de l’entrepreneuriat.

Selon les organisateurs, cette masterclass vise également à mettre en lumière les opportunités de création de richesse en Afrique et à encourager l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs mieux structurés.

Athlétisme : Saly Sarr décroche le bronze mondial en salle

La Sénégalaise Saly Sarr a marqué les Championnats du monde en salle 2026 en Pologne. Elle offre au Sénégal une médaille historique au triple saut.

La Sénégalaise Saly Sarr s’est distinguée au triple saut lors des Championnats du monde d’athlétisme en salle 2026, organisés à Kujawy-Pomorze, en Pologne. Le samedi 21 mars 2026, elle a remporté la médaille de bronze grâce à un saut mesuré à 14,70 m. Une performance qui constitue un record personnel et qui permet au Sénégal d’inscrire une nouvelle page dans son histoire sportive.

Il s’agit de la première médaille mondiale en salle pour l’athlète, confirmant sa montée en puissance sur la scène internationale. Déjà sacrée championne d’Afrique, Saly Sarr s’impose désormais comme une référence dans sa discipline.

La compétition, entamée le 21 mars et prévue pour s’achever le 23 mars, a réuni les meilleures spécialistes mondiales du triple saut. Dans ce concours de haut niveau, la Cubaine Leyanis Pérez Hernández a conservé son titre avec un bond de 14,95 m, égalant la meilleure performance mondiale de la saison. De son côté, la Vénézuélienne Yulimar Rojas, détentrice du record du monde, s’est classée deuxième avec un saut de 14,86 m, signant un retour remarqué à la compétition.

Face à ces références mondiales, Saly Sarr a su tirer son épingle du jeu. Elle devient ainsi la deuxième Sénégalaise à décrocher une médaille mondiale en salle au triple saut.

Sénégal : décès de l’ancien maire de Taïba Ndiaye, Alé Lô

Figure majeure de la décentralisation au Sénégal, l’ancien député et maire de Taïba Ndiaye, Alé Lô, est décédé à Dakar. Son parcours reste marqué par un engagement de plusieurs décennies dans la gouvernance locale.

L’ancien député et ex-maire de Taïba Ndiaye (ouest), Alé Lô, est décédé dimanche à Dakar, a appris l’APS auprès de sa famille. Selon la même source, la levée du corps est prévue ce lundi 23 mars à 10 heures à l’hôpital Principal de Dakar. Alé Lô a consacré plus de trente années de sa vie à la gestion des collectivités territoriales, s’imposant comme un acteur incontournable de la gouvernance locale au Sénégal.

Élu président du conseil rural de Taïba Ndiaye en 1990, il accède en 2014 au poste de premier maire de la commune, à la faveur de la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation. Il dirigera la municipalité jusqu’aux élections locales de janvier 2022.

Militant du Parti socialiste, il rejoint par la suite le Parti démocratique sénégalais, dirigé par Abdoulaye Wade, alors au pouvoir entre 2000 et 2012. Sous cette bannière, il est élu député. En janvier 2026, l’actuel maire de Taïba Ndiaye, Assane Ndiaye, ancien adjoint d’Alé Lô, lui a rendu hommage, saluant une « figure emblématique » du développement local. Il a également annoncé la volonté de la municipalité de donner le nom d’Alé Lô à l’une des principales infrastructures de la commune.

Le parcours de l’ancien maire a aussi été marqué par une controverse lors des élections législatives du 29 avril 2001. À cette période, investi par le Parti socialiste sur la liste départementale de Tivaouane, il est également sollicité par le Parti démocratique sénégalais, en quête d’une majorité parlementaire après l’élection de Abdoulaye Wade à la présidence.

Contestant cette double investiture, les socialistes saisissent le Conseil constitutionnel. La juridiction tranche en faveur du PS, lui accordant, le 3 mars 2001, un délai de trois jours pour désigner un autre candidat. Au-delà de cet épisode, Alé Lô a dirigé l’Association des communautés rurales du Sénégal, dont il est l’un des fondateurs, avant de prendre la tête de l’Union des collectivités territoriales du Sénégal.

À travers ces fonctions, il a contribué activement à la mise en œuvre de la politique de décentralisation, à l’origine de la transformation des communautés rurales en communes et de l’instauration des conseils départementaux depuis 2014.

Sénégal : appels à l’unité et aux valeurs lors de la Korité

Au Sénégal, la célébration de la Korité a été marquée par des messages forts des guides religieux et des autorités. Entre appels à l’unité, à la vigilance et au retour aux valeurs, les sermons ont dominé l’actualité.

 

Dakar, ( 23 mars ) Les messages délivrés par les imams à l’occasion de la célébration de l’Aïd el-Fitr, marquant la fin du Ramadan, occupent une place centrale dans les quotidiens parvenus ce lundi. Des mosquées jusqu’au sommet de l’État, la fête de la Korité, célébrée vendredi et samedi, a été marquée par des appels insistants à l’unité et à la vigilance, rapporte Sud Quotidien.

De Dakar à Ziguinchor, cette célébration a servi de cadre d’expression aux autorités religieuses et politiques. Entre nécessité de cohésion au sommet de l’État, exigence de stabilité sécuritaire et promotion d’une éducation fondée sur les valeurs, les différents acteurs ont convergé vers une même priorité : préserver l’équilibre national. Le journal souligne que dans un contexte marqué par plusieurs défis, l’unité, l’exigence morale et l’engagement de l’État apparaissent comme des leviers essentiels.

De son côté, Le Soleil indique que les dérives sociales et morales ont dominé les prêches de la Korité. Homosexualité, excès sur les réseaux sociaux, éducation des enfants et retour aux valeurs islamiques ont été largement évoqués. Le quotidien met en avant des sermons jugés fermes et sans concession. La publication rapporte également que la Grande Mosquée de Dakar a accueilli de nombreux fidèles venus prier dans un climat de recueillement et d’unité. Dans son intervention, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a appelé au renforcement de la cohésion nationale. Il a insisté sur la solidarité et la justice sociale face aux défis actuels.

Avant lui, l’imam Moussa Samb a prononcé un sermon axé sur la spiritualité, invitant les fidèles à privilégier la paix, la piété et le pardon. Il a également rappelé l’importance du vivre-ensemble et du respect des principes islamiques dans la société.

Le Quotidien relaie aussi l’appel du chef de l’État, qui a exhorté les Sénégalais à faire preuve de civisme et de solidarité. Il a invité à transformer les acquis spirituels du Ramadan en moteur de développement, dans un esprit d’unité.

L’Info souligne pour sa part que la dénonciation de l’homosexualité a occupé une place importante dans plusieurs sermons. Les imams ont appelé les populations à soutenir les autorités dans la lutte contre ce phénomène.

Dans la même dynamique, WalfQuotidien évoque plusieurs maux dénoncés par les guides religieux, notamment la médisance, les dérives sur les réseaux sociaux, l’insécurité, le mensonge et le non-respect de la parole donnée. Des comportements jugés préoccupants et de plus en plus visibles dans la société sénégalaise. Les imams ont ainsi invité les fidèles à corriger ces dérives et à préserver les bonnes pratiques adoptées durant le mois de Ramadan.

Le journal indique également que les familles religieuses omarienne et layène ont réaffirmé leur position sur les questions liées à l’homosexualité et à l’éducation des jeunes. Elles ont plaidé pour un retour aux valeurs morales et religieuses, tout en rappelant le rôle déterminant de la famille dans l’encadrement des enfants.

CAN 2025 : le Sénégal saisit le TAS pour contester la décision de la CAF

La Fédération sénégalaise de football engage une bataille juridique. Elle saisit le TAS pour faire annuler la décision attribuant la CAN 2025 au Maroc.

 

La crise autour de la Coupe d’Afrique des nations 2025 prend une nouvelle tournure. Le comité exécutif de la Fédération sénégalaise de football (FSF) a donné un mandat officiel et urgent à ses avocats pour saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS), basé à Lausanne. Objectif : obtenir l’annulation de la décision du jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF), au cœur de l’affaire CAN 2025.

La CAF a attribué la victoire au Maroc sur tapis vert (3-0), déclarant le Sénégal forfait. Une décision intervenue deux mois après la finale disputée à Rabat. Pour la FSF, cette décision est “inique” et doit être annulée. Elle affirme que le Sénégal reste le seul vainqueur légitime de la compétition. Ainsi, le dossier CAN 2025 entre désormais dans une phase judiciaire internationale.

Lors de la finale du 18 janvier, le Sénégal s’était imposé 1-0. Le match avait été marqué par une interruption après un penalty accordé au Maroc dans le temps additionnel. Les joueurs sénégalais avaient quitté temporairement la pelouse en signe de protestation. Après quelques minutes, ils étaient revenus jouer. Le penalty de Brahim Diaz avait été arrêté, avant que Pape Guèye n’inscrive le but décisif en prolongation.

Dans sa résolution, la FSF assure qu’elle utilisera tous les moyens légaux pour défendre ses droits. Elle entend rétablir l’équité sportive à travers la procédure engagée devant le TAS. La Fédération insiste sur le fait que le titre a été acquis sur le terrain. Elle rejette toute tentative de remise en cause administrative, dans cette affaire CAN 2025.

Par ailleurs, la FSF dénonce l’arrestation de supporters sénégalais au Maroc. Elle annonce poursuivre les démarches pour obtenir leur libération dans les meilleurs délais. Dans ce contexte, le Sénégal se dit déterminé à défendre son honneur sportif. La bataille autour de la CAN 2025  s’annonce désormais décisive devant les juridictions internationales.

Sénégal : Diomaye Faye veut renforcer la protection des forêts

Le président sénégalais appelle à une réorganisation de l’exploitation forestière. Il insiste sur la lutte contre le trafic de bois et le renforcement du reboisement.

 

La préservation des ressources naturelles s’impose comme une priorité pour le Sénégal. Lors du Conseil des ministres, le président Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de réorganiser le secteur forestier. Il a appelé à une meilleure structuration de l’exploitation du bois, dans une logique de renforcement de la protection des forêts.

Dans le communiqué officiel, le chef de l’État demande d’accentuer la lutte contre les trafics de bois. Il appelle également à renforcer les actions de reboisement et de reforestation sur l’ensemble du territoire. L’objectif est de consolider la stratégie nationale de protection des forêts et de préserver la biodiversité. Le président souhaite aussi que de nouvelles forêts soient classées dans différentes zones éco-géographiques.

Le gouvernement est invité à élargir son champ d’intervention. Il doit aussi revoir à la hausse les objectifs assignés à l’Agence sénégalaise de la reforestation et de la Grande Muraille verte. Cette orientation vise à renforcer durablement la protection des forêts face aux pressions environnementales.

Le président a également demandé la mise en place d’une nouvelle politique de gestion des parcs nationaux. Cette réforme doit permettre un meilleur entretien des espaces naturels. Elle vise aussi à protéger la faune et la flore tout en améliorant l’attractivité touristique. Dans cette dynamique, le ministre de l’Environnement est appelé à accélérer la mise en œuvre du plan spécial dédié à la forêt classée de forêt classée de Mbao.

Pour le chef de l’État, la biodiversité représente un patrimoine national majeur. Sa préservation nécessite une politique rigoureuse d’encadrement et de valorisation. À travers ces orientations, les autorités entendent faire de la protection des forêts un pilier de leur action environnementale.