Sénégal : les douanes saisissent 3,5 kg de haschich à Karang

Les douanes sénégalaises ont annoncé la saisie de 3,5 kilos de haschich lors d’un contrôle effectué sur un véhicule de transport en commun à Karang, dans le centre du pays. Un homme d’une trentaine d’années a été interpellé.

 

Les services des douanes sénégalaises ont procédé à une importante saisie de drogue à Karang, dans le centre du Sénégal. L’opération a permis la découverte de 3,5 kilos de haschich ainsi que l’arrestation du présumé détenteur de la marchandise illicite. Dans un communiqué, l’administration douanière précise que cette intervention a été menée mardi par les agents de la brigade commerciale des Douanes de Karang, relevant de la subdivision des douanes de Fatick.

Selon les services douaniers, la drogue était dissimulée dans un véhicule de transport en commun contrôlé lors d’une opération de vérification ciblée. Au total, les agents ont saisi 10 plaquettes et 26 sachets de haschich pour un poids global estimé à 3,5 kilogrammes. Les douanes expliquent que le véhicule avait été identifié sur la base de renseignements jugés fiables et d’indices considérés comme probants.

Les soupçons se sont confirmés après un contrôle approfondi du véhicule effectué par les agents sur le terrain. Le présumé propriétaire de la drogue a ensuite été identifié puis interpellé. Selon la Division de la communication et des relations de la Direction générale des douanes, il s’agit d’un ressortissant sénégalais âgé d’une trentaine d’années.

Les autorités évaluent la valeur marchande de la drogue saisie à environ 17,5 millions de FCFA. Le suspect a été placé en garde à vue en attendant son déferrement devant le parquet du Tribunal de grande instance de Fatick.

Cette opération s’inscrit dans le cadre des actions de lutte contre le trafic de stupéfiants menées par les services douaniers sénégalais sur les différents axes du pays.

Sénégal : La crise concernant le dialogue national se resserre et les tensions autour du prix du pain font le tour de l’actualité

La presse sénégalaise de ce vendredi revient largement sur la nouvelle formule du Dialogue national décidée par le président Bassirou Diomaye Faye. Les quotidiens mettent également en avant les enjeux internes au sein du PASTEF et les inquiétudes des boulangers face à la hausse des coûts de production.

 

Les quotidiens reçus ce vendredi à Dakar accordent une large place à la réorganisation du Dialogue national décidée par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Plusieurs journaux soulignent que le chef de l’État a choisi de modifier le format habituel de cette concertation nationale en raison de la proximité de la Tabaski.

Le quotidien L’AS indique ainsi que le président sénégalais a remplacé la journée de dialogue prévue le 28 mai par une série d’audiences au Palais présidentiel. Dans le même registre, Sud Quotidien rapporte que Bassirou Diomaye Faye a privilégié des consultations directes et plus restreintes à la place du format traditionnel.

Le Soleil confirme également cette nouvelle orientation et précise que les audiences se dérouleront du 21 au 31 mai prochains. Au-delà du Dialogue national, les questions politiques occupent aussi une place importante dans les colonnes des journaux sénégalais. Les préparatifs du congrès du parti PASTEF-Les Patriotes, prévu le 6 juin, alimentent notamment les commentaires de la presse.

L’AS annonce l’ouverture des candidatures pour l’élection du président du parti, tandis que L’Observateur précise que les dépôts de dossiers sont programmés du 15 au 20 mai 2026. Toujours sur le terrain politique, L’AS relaie les critiques formulées par Serigne Mbaye Thiam contre le Parti socialiste, qu’il juge en recul par rapport à ses ambitions historiques.

De son côté, WalfQuotidien s’intéresse aux implications de la réforme du code électoral dans le dossier concernant Barthélémy Dias. Le journal évoque les interrogations autour de l’application rétroactive de cette loi et parle d’un État confronté à un véritable dilemme juridique et politique.

La presse revient également sur les tensions croissantes dans le secteur de la boulangerie. Selon WalfQuotidien, la Fédération nationale des boulangers du Sénégal réclame la tenue d’un conseil interministériel consacré au pain et menace d’augmenter les prix. Le Quotidien évoque de son côté la colère des boulangers autour du maintien du prix de la baguette à 150 FCFA.

Le Soleil souligne également que les professionnels du secteur estiment désormais difficile de conserver ce tarif pour une baguette de 190 grammes face à la hausse continue des intrants. Le quotidien national s’est par ailleurs intéressé aux perspectives liées à l’exploitation pétrolière et gazière du Sénégal.

Le journal met notamment en avant les financements innovants envisagés pour accompagner le développement du secteur des hydrocarbures.

Indice de perception de la démocratie 2026 : le Sénégal et le Ghana confirment leur statut de références démocratiques en Afrique

Le rapport intitulé « Democracy Perception Index 2026 » met en lumière des disparités importantes dans la perception de la démocratie en Afrique subsaharienne. L’étude révèle une fragilité globale de la confiance accordée aux institutions démocratiques, malgré des niveaux d’attente variables selon les pays.

 

L’un des principaux enseignements du rapport concerne la question de la transparence gouvernementale, régulièrement identifiée comme l’un des maillons faibles des systèmes politiques de la région. De nombreux citoyens interrogés estiment que les institutions publiques peinent encore à garantir une gestion suffisamment ouverte et responsable.

Le document souligne également une évolution des priorités sécuritaires sur le continent. Dans plusieurs pays, notamment en Éthiopie et en Namibie, un soutien croissant est observé en faveur de l’augmentation des budgets de défense. Cette tendance traduit un climat sécuritaire perçu comme de plus en plus instable.

En Afrique de l’Ouest, le Ghana se distingue comme la référence régionale en matière de perception démocratique. Le pays figure parmi les dix premiers au niveau mondial pour la confiance des citoyens dans la capacité des institutions à assurer une transition pacifique du pouvoir.

Le Sénégal conserve également de bons indicateurs, se classant au troisième rang en Afrique subsaharienne en termes de perception de la performance démocratique. Le pays bénéficie aussi d’un niveau relativement élevé de confiance concernant le respect des normes et accords internationaux.

À l’opposé, le Nigeria apparaît parmi les États les moins optimistes au monde quant à l’évolution de sa trajectoire nationale. Cette perception négative reflète des inquiétudes persistantes sur la stabilité politique et la gouvernance.

Selon les données du rapport, l’Afrique de l’Ouest présente des trajectoires très contrastées. Le Bénin se maintient dans une position intermédiaire dite « neutre », tandis que plusieurs pays comme la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali et le Burkina Faso affichent des perceptions majoritairement négatives.

Le rapport nuance toutefois ce constat par des dynamiques plus spécifiques, notamment dans la région sahélienne. On y observe un soutien marqué de la population à l’augmentation des dépenses de défense ainsi qu’une opposition croissante à la présence de bases militaires étrangères.

Dans ce contexte, le Mali se distingue par une amélioration relative de son niveau d’optimisme national, malgré une compréhension du fonctionnement du système politique encore jugée faible à l’échelle internationale.

Africa Forward : Diomaye Faye multiplie les partenariats à Nairobi

La deuxième journée du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye à Nairobi a été marquée par une intense activité diplomatique et économique. Entre rencontres avec plusieurs dirigeants africains, échanges avec des responsables d’institutions financières internationales et participation aux travaux du sommet Africa Forward, le chef de l’État a multiplié les initiatives, selon l’envoyé spécial de l’APS.

Le président de la République a débuté sa journée par sa participation à la cérémonie officielle d’ouverture du sommet Africa Forward, organisée au Kenya International Convention Center. Cette rencontre de haut niveau a réuni plusieurs chefs d’État et de gouvernement africains, ainsi que le secrétaire général des Nations unies et les responsables des grandes institutions financières internationales.

En marge de cet événement, Bassirou Diomaye Faye s’est entretenu avec Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international. Les discussions ont principalement porté sur la situation de la dette sénégalaise et les conséquences économiques de la crise au Moyen-Orient.

Selon la présidence sénégalaise, le chef de l’État a détaillé les mesures prises par le Sénégal afin d’atténuer les effets de la hausse des prix de l’énergie sur l’économie nationale. Les deux parties ont convenu de poursuivre les échanges dans le cadre des prochaines missions techniques du FMI. Le président sénégalais a également reçu une délégation de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement dirigée par sa présidente Odile Renaud-Basso.

La BERD, récemment implantée au Sénégal, a déjà lancé plusieurs initiatives concrètes dans le pays. Parmi les projets évoqués figurent notamment une usine de dessalement développée avec ACWA Power pour renforcer l’approvisionnement en eau du Grand Dakar, ainsi que des programmes de soutien au secteur privé et aux énergies renouvelables. Les responsables de l’institution ont exprimé leur volonté d’accroître davantage leurs investissements au Sénégal afin d’accompagner le développement économique du pays.

Toujours à Nairobi, Bassirou Diomaye Faye a échangé avec une délégation de la Banque Ouest Africaine de Développement conduite par son président Serge Ekoué.

Les discussions ont porté sur les performances enregistrées par la BOAD durant l’exercice 2025. L’institution régionale a également renouvelé son soutien au Sénégal dans la gestion des difficultés liées à la dette publique. Le chef de l’État sénégalais a par ailleurs rencontré les présidents des Comores et du Botswana. Ces échanges ont permis d’explorer de nouvelles pistes de coopération dans plusieurs secteurs stratégiques.

Dans le cadre du sommet, le président sénégalais a coanimé avec le Premier ministre de Maurice une table ronde de haut niveau consacrée à l’économie bleue. À cette occasion, il a souligné que l’Afrique reste le continent le moins responsable des émissions polluantes, tout en étant celui qui subit le plus fortement les conséquences du changement climatique.

Le président a défendu la vision sénégalaise de l’économie bleue, reposant sur trois axes majeurs : la préservation de l’environnement, le développement économique et une répartition équitable des revenus tirés des ressources maritimes et fluviales. Il a également mis en avant plusieurs initiatives engagées par le Sénégal pour lutter contre la surpêche, la pêche illégale et la pression sur les ressources en eau souterraine.

Parmi les mesures citées figurent la modernisation du secteur de la pêche, le développement de l’aquaculture, les réformes foncières, la structuration des coopératives agricoles, les systèmes modernes de conservation des récoltes ainsi que la promotion du tourisme écologique. Au cours de cette visite, Bassirou Diomaye Faye a aussi reçu Antoine de Saint-Affrique, directeur général de Danone, et Bagoré Bathily, président-directeur général de Laiterie du Berger.

Enfin, le chef de l’État a rencontré Clare Akamanzi ainsi qu’une délégation de NBA Africa comprenant Amadou Gallo Fall.

Selon la présidence sénégalaise, cette délégation a plaidé pour un renforcement du partenariat avec le Sénégal. Un accord actuellement en discussion avec APIX devrait prochainement encadrer cette coopération. Les échanges ont également laissé entrevoir la possibilité d’un retour de la Basketball Africa League à Dakar dès l’année prochaine.

La visite officielle du président sénégalais au Kenya doit prendre fin ce mercredi.

CENTIF et FMI : Dakar sous pression financière

Le blanchiment de capitaux et les relations entre le Sénégal et le FMI occupent le devant de la scène médiatique. Entre nouvelles formes de criminalité financière et discussions autour de la dette publique, plusieurs quotidiens sénégalais mettent en lumière les défis économiques auxquels fait face Dakar.

Les questions économiques dominent largement la presse sénégalaise ce mercredi 13 mai. Les quotidiens reviennent principalement sur le dernier rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) ainsi que sur les échanges entre le président Bassirou Diomaye Faye et la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, en marge du sommet Africa Forward à Nairobi.

Dans ses colonnes, Sud Quotidien met l’accent sur les « flux suspects » liés au blanchiment de capitaux et aux circuits financiers illicites. Le journal rapporte que la CENTIF a enregistré 866 alertes en 2025 contre 928 en 2024. Une baisse qui, selon le quotidien, ne remet pas en cause la progression des activités suspectes observées ces dernières années.

Le journal revient également sur les discussions entre le chef de l’État sénégalais et la patronne du FMI. Les échanges ont porté sur la dette du Sénégal ainsi que sur les perspectives de gestion des finances publiques. Pour Sud Quotidien, Dakar cherche désormais à préserver ses marges budgétaires sans fragiliser sa crédibilité économique ni les objectifs du référentiel Sénégal 2050.

De son côté, Le Soleil titre à sa une : « La CENTIF brise le silence ». Le quotidien insiste sur les nouvelles formes de criminalité financière auxquelles le Sénégal fait face. Dans les pages intérieures, le président de la CENTIF, Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, évoque les enjeux liés à la souveraineté économique et à la lutte contre le financement du terrorisme.

Le journal souligne aussi la dimension financière du déplacement du président Bassirou Diomaye Faye à Nairobi. Le chef de l’État s’est entretenu avec Kristalina Georgieva, mais également avec Odile Renaud-Basso et Serge Ekué autour des questions économiques et financières.

Le Quotidien parle quant à lui d’un « cash-cash continu entre le Sénégal et le FMI ». Le journal indique que le président sénégalais entend désormais suivre personnellement le dossier des relations avec l’institution financière internationale. Kristalina Georgieva a pour sa part confirmé que les discussions ont porté sur les réformes et la gestion de la dette.

L’AS s’intéresse davantage aux secteurs considérés comme les plus exposés au blanchiment de capitaux. Le quotidien cite notamment la finance digitale, l’immobilier, les jeux ainsi que la vente et la location de véhicules. Le journal évoque également une transformation progressive du paysage criminel au Sénégal.

Dans la même dynamique, WalfQuotidien se penche sur le débat autour du patriotisme économique. Le journal relaie les avis d’universitaires et d’experts qui appellent à la prudence dans l’élaboration de cette future loi. Certains spécialistes mettent en garde contre une confusion entre patriotisme économique et nationalisme économique.

L’Observateur insiste pour sa part sur les « chiffres alarmants » du blanchiment de capitaux. Le journal révèle notamment que 95 déclarations ont été jugées suffisamment graves pour déclencher des procédures judiciaires.

Enfin, EnQuête évoque des « enjeux majeurs » autour du rapport 2025 de la CENTIF. Le quotidien révèle que 37 rapports ont déjà été transmis au Pool judiciaire financier. Le journal note également l’apparition de nouvelles formes de blanchiment liées à la cybercriminalité, notamment la cyberpornographie et le cyberproxénétisme.

Sénégal : Bassirou Diomaye Faye renforce le partenariat avec CMA CGM autour du port de Ndayane

En marge du sommet « Africa Forward » organisé à Nairobi par la France et le Kenya, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a rencontré ce lundi le PDG du groupe CMA CGM, Rodolphe Saadé, afin d’échanger sur les perspectives de développement du secteur portuaire sénégalais.

Le port de Ndayane au centre des discussions

Les discussions ont principalement porté sur le futur port de Port de Ndayane ainsi que sur le développement de sa zone économique spéciale.

Ces infrastructures sont présentées par les autorités sénégalaises comme des projets stratégiques destinés à transformer le Sénégal en plateforme logistique majeure en Afrique de l’Ouest.

À travers ce partenariat, Dakar ambitionne de renforcer sa position sur les routes maritimes internationales et de capter une part plus importante des échanges commerciaux dans la sous-région.

Faire du Sénégal un hub logistique régional

Le projet de Port de Ndayane s’inscrit dans la volonté du gouvernement de moderniser les infrastructures portuaires et de soutenir l’expansion du commerce maritime.

Les autorités espèrent que cette plateforme permettra d’améliorer la compétitivité logistique du pays et de fluidifier les échanges vers les marchés africains.

Le développement de la zone économique spéciale associée doit également favoriser l’installation d’entreprises industrielles et logistiques autour du futur port.

CMA CGM réaffirme son engagement

Au cours de cette rencontre, CMA CGM a réitéré sa volonté d’accompagner le Sénégal dans ses ambitions maritimes et logistiques.

Le groupe français, considéré comme l’un des principaux acteurs mondiaux du transport maritime, dispose d’une flotte d’environ 700 porte-conteneurs et opère dans plus de 170 pays.

À travers ce partenariat, l’entreprise entend contribuer à la création d’emplois, au renforcement des activités portuaires et à la génération de nouvelles recettes pour l’économie sénégalaise.

Une stratégie tournée vers la compétitivité régionale

Cette rencontre entre Bassirou Diomaye Faye et Rodolphe Saadé intervient dans un contexte où plusieurs pays ouest-africains cherchent à renforcer leurs infrastructures maritimes afin d’attirer davantage d’investissements et de flux commerciaux.

Pour le Sénégal, le développement du port de Ndayane représente ainsi un levier stratégique pour soutenir la croissance économique et renforcer son influence logistique dans la région.

À Abuja, Guy Marius Sagna interpelle la CEDEAO sur le Mali

Le député sénégalais Guy Marius Sagna s’est fait remarquer lors des travaux parlementaires de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest tenus le 8 mai 2026 à Abuja, au Nigeria. À travers plusieurs interventions marquées par un ton direct, l’élu sénégalais a interpellé les États membres sur les défis sécuritaires, énergétiques et diplomatiques auxquels fait face la sous-région.

Le Mali au centre des préoccupations sécuritaires

Au cours des débats, Guy Marius Sagna a particulièrement insisté sur la situation sécuritaire au Sahel, notamment au Mali. Il a dénoncé ce qu’il considère comme une réaction insuffisante face à la persistance des attaques terroristes dans le pays.

Selon lui, l’instabilité malienne représente une menace directe pour l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest. Le parlementaire a estimé que la sécurité de plusieurs pays voisins, notamment la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Sénégal, reste étroitement liée à celle du Mali.

Il a averti qu’un affaiblissement durable de l’État malien pourrait entraîner un effet domino dans toute la région ouest-africaine.

Des inquiétudes sur les coupures d’électricité

Le député sénégalais a également interpellé la délégation ivoirienne sur les difficultés récurrentes observées dans le secteur de l’électricité.

Évoquant plusieurs épisodes de perturbations enregistrés ces dernières années, notamment en 2021, 2024 et 2026, Guy Marius Sagna a demandé davantage d’explications sur les causes profondes de ces pénuries énergétiques.

Pour lui, ces difficultés révèlent les limites des infrastructures actuelles et soulignent l’urgence de renforcer la souveraineté énergétique des États membres de la CEDEAO.

Appel à la solidarité africaine

Sur le plan diplomatique, Guy Marius Sagna a salué les initiatives prises par le Ghana après les violences xénophobes enregistrées en Afrique du Sud.

Le parlementaire a appelé les pays de la CEDEAO à adopter une position commune afin de mieux protéger les ressortissants ouest-africains vivant à l’étranger.

Il a rappelé le rôle historique joué par les pays d’Afrique de l’Ouest dans la lutte contre l’apartheid, estimant que cet engagement historique devrait aujourd’hui se traduire par davantage de solidarité et de respect envers les citoyens de la région.

Une interpellation sur les fragilités régionales

À travers ses différentes prises de parole à Abuja, Guy Marius Sagna a remis en avant les fragilités structurelles auxquelles reste confrontée l’Afrique de l’Ouest.

Le député a plaidé pour une coopération régionale plus forte et des réponses collectives plus efficaces face aux défis sécuritaires, économiques et sociaux qui affectent l’espace communautaire.

Patrimoine des autorités publiques : l’OFNAC révèle que huit ministres et institutions ne sont pas à jour de leurs déclarations

Déclaration de patrimoine au Sénégal : l’OFNAC révèle de nombreux retards parmi les ministres et chefs d’institutions

Le président de L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption, Moustapha Ka, a tiré la sonnette d’alarme sur les difficultés rencontrées dans l’application de la loi relative à la déclaration de patrimoine. Invité de l’émission « Point de vue » animée par Omar Gningue, le magistrat a révélé qu’une partie des ministres et des responsables d’institutions publiques ne s’est toujours pas conformée à cette obligation légale.

Selon les chiffres communiqués par l’OFNAC, 1 594 personnes sont actuellement soumises à l’obligation de déclaration de patrimoine. Pourtant, seules 558 déclarations ont été effectivement enregistrées jusqu’à présent, traduisant un faible niveau de conformité.

Le responsable de l’institution a également indiqué que huit ministères et institutions n’ont toujours pas transmis leurs listes nominatives à l’OFNAC, une formalité pourtant essentielle pour assurer le contrôle et le suivi des déclarations.

Des membres du gouvernement toujours en retard

Moustapha Ka a reconnu avoir privilégié jusqu’ici une démarche basée sur la sensibilisation et la pédagogie avant l’application des sanctions prévues par la loi. Il a toutefois confirmé que plusieurs ministres ne sont toujours pas à jour dans leurs obligations déclaratives.

Le président de l’OFNAC a également précisé que certains chefs d’institutions figurent parmi les responsables concernés par ces manquements. Il a lancé un appel solennel afin qu’ils régularisent rapidement leur situation, tout en avertissant que les sanctions légales pourront être appliquées en cas de refus persistant.

Des sanctions financières et pénales prévues par la loi

Depuis la réforme adoptée en 2025, l’OFNAC dispose de nouveaux moyens de contrainte. L’institution peut notamment imposer une retenue sur salaire correspondant au quart de la rémunération de l’assujetti après une mise en demeure restée sans réponse. Cette mesure peut être maintenue tant que la personne concernée refuse de se conformer à la loi.

Le texte prévoit également des sanctions pénales allant de six mois à quatre ans de prison pour défaut de déclaration de patrimoine. Les contrevenants s’exposent aussi à une amende équivalente au tiers du patrimoine concerné ainsi qu’à une éventuelle interdiction d’exercer des fonctions publiques.

Les noms des défaillants pourront être publiés

Sur la question de la transparence, Moustapha Ka a rappelé que la législation sénégalaise n’autorise pas la publication détaillée des patrimoines des ministres et chefs d’institutions, contrairement au président de la République, conformément aux dispositions constitutionnelles.

En revanche, l’OFNAC pourra publier les noms des responsables qui refusent de respecter leurs obligations déclaratives. Ces listes pourront être diffusées sur les supports officiels de l’institution, au Journal officiel ou par d’autres moyens de communication publique.

Les noms des personnalités ayant respecté leurs obligations pourraient également être rendus publics afin d’encourager les bonnes pratiques en matière de transparence et de gouvernance.

« Nul n’est censé ignorer la loi »

Le président de Office national de lutte contre la fraude et la corruption a enfin insisté sur la responsabilité individuelle des personnes concernées. Selon lui, l’absence de transmission des listes par certains ministères ne peut justifier le non-respect des délais légaux, la loi ayant été adoptée et publiée officiellement.

L’OFNAC affirme désormais suivre l’évolution de la situation à travers un tableau de bord interne et assure que les mesures prévues par la réglementation seront appliquées « le moment opportun ».

Érosion côtière à Saint-Louis : le Sénégal accélère le relogement des populations avec de nouveaux logements sociaux à Djougop

Le gouvernement sénégalais poursuit le déploiement de sa stratégie de résilience face à l’érosion côtière qui fragilise depuis plusieurs années la ville de Saint-Louis. En visite ce samedi à Djougop, le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire, Moussa Bala Fofana, a remis les clés de nouveaux logements sociaux aux bénéficiaires et inauguré plusieurs infrastructures réalisées dans le cadre du Projet de Relèvement d’Urgence et de Résilience (SERRP).

Cette initiative s’inscrit dans le programme de relocalisation des populations touchées par l’avancée de la mer dans la Langue de Barbarie, l’une des zones les plus exposées aux phénomènes d’érosion et de submersion marine au Sénégal. À travers ce projet conduit par Agence de Développement Municipal, les autorités veulent offrir des solutions durables aux familles confrontées à la dégradation progressive du littoral.

Le programme prévoit la construction de 436 logements sociaux répartis en plusieurs catégories. Il comprend 257 villas de plain-pied, 135 habitations de type R+1 et 44 logements de type R+2. À ce stade, 307 unités ont déjà été achevées et livrées aux bénéficiaires, soit environ 70 % du programme global.

Au-delà des logements, le projet intègre également plusieurs équipements destinés à améliorer le cadre de vie des populations relogées. Les autorités ont notamment inauguré un poste de santé doté d’une maternité multifonctionnelle construite sur une superficie de 1 700 m² afin de renforcer l’accès aux soins dans cette nouvelle zone d’habitation.

Un marché moderne a également été mis en service à Djougop. Implantée sur un espace de 8 000 m², cette infrastructure commerciale comprend 12 boutiques, 28 cantines ainsi que différents espaces réservés aux activités économiques et communautaires. Plusieurs équipements socioculturels ont aussi été réalisés pour accompagner l’installation des populations.

À travers cette opération, l’État sénégalais entend promouvoir une nouvelle approche dans la gestion des projets publics. Selon Moussa Bala Fofana, les autorités souhaitent renforcer l’efficacité des politiques publiques, améliorer la gouvernance des projets et recentrer l’action de l’État sur les besoins prioritaires des populations.

Le ministre a également insisté sur la nécessité d’une gestion axée sur les résultats, la transparence et l’efficacité, dans un contexte où les défis liés à l’aménagement du territoire et à l’adaptation au changement climatique deviennent de plus en plus importants au Sénégal.

Sénégal : le meeting de Mbour relance les spéculations autour de Bassirou Diomaye Faye et du pouvoir

L’absence du chef de l’État au meeting de la coalition Diomaye Président alimente les débats sur les recompositions politiques en cours au Sénégal.

L’actualité politique sénégalaise reste dominée par les interrogations autour du meeting organisé samedi à Mbour par la coalition Diomaye Président, dans un contexte marqué par des tensions persistantes au sommet de l’État. Plusieurs quotidiens sénégalais ont largement commenté l’absence du président Bassirou Diomaye Faye à cette rencontre politique présentée comme une démonstration de force de son camp.

Le journal L’AS évoque un « faux bond » du chef de l’État à ses militants, tandis que L’EnQuête souligne que le président ne s’est finalement pas rendu à Mbour malgré une forte mobilisation. Selon plusieurs médias, le chef de l’État a invoqué sa participation au sommet Africa Forward organisé à Nairobi pour justifier son absence. Il s’est adressé aux militants par visioconférence depuis le palais présidentiel.

Le quotidien Le Quotidien parle d’un « rendez-vous raté », alors que WalfQuotidien et Sud Quotidien mettent davantage l’accent sur la mobilisation des partisans du président et les perspectives politiques autour d’un éventuel second mandat. Cette séquence intervient dans un climat politique marqué par des spéculations croissantes autour des relations entre Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko.

Plusieurs observateurs évoquent des recompositions internes au sein du pouvoir, sur fond de débats autour du leadership politique et des échéances électorales futures. La réforme du Code électoral continue également d’alimenter les discussions. Adoptée en seconde lecture par l’Assemblée nationale, la loi place désormais le président face à la question de sa promulgation. Certains analystes évoquent le risque d’une crise institutionnelle en cas de refus présidentiel.

Parallèlement, d’autres formations politiques tentent de se repositionner. Le congrès de Khalifa Ababacar Sall et les activités politiques du PASTEF ont également marqué le week-end politique sénégalais.

Le quotidien Le Soleil évoque ainsi une période de « forte effervescence politique », illustrant l’intensité des recompositions en cours sur la scène politique nationale.