Sénégal : l’État rembourse 471 millions de dollars de dette et évite le défaut de paiement

Le Sénégal a remboursé une partie importante de sa dette extérieure avant l’échéance du 13 mars. Cette opération financière permet au pays d’éviter un défaut de paiement dans un contexte de fortes tensions autour de son niveau d’endettement.

 

L’État du Sénégal a procédé au remboursement de 471 millions de dollars, soit environ 270 milliards de francs CFA, au titre d’une partie du remboursement de sa dette, selon plusieurs médias internationaux.

D’après l’agence financière Bloomberg, ce paiement a été effectué avant l’échéance fixée au vendredi 13 mars 2026. Cette opération permet ainsi au pays d’éviter un défaut de paiement sur ses obligations internationales.

Selon la même source, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest a transféré environ 380 millions d’euros, soit près de 250 milliards de francs CFA, aux détenteurs d’obligations libellées en euros arrivant à échéance en 2028. En complément, un autre paiement de 33 millions de dollars, soit environ 19 milliards de francs CFA, a été effectué sur des obligations libellées en dollars qui arrivent à échéance en 2048.

Ces opérations s’inscrivent dans les engagements financiers pris par le Sénégal sur les marchés internationaux.

Un contexte de forte pression sur la dette

Ce remboursement de dette intervient dans un contexte marqué par des interrogations sur la situation financière du pays. Selon le Fonds monétaire international, le niveau d’endettement du Sénégal atteindrait 132 % du produit intérieur brut. Cette situation a suscité des inquiétudes parmi les partenaires financiers du pays.

Un audit mené en 2025 par les autorités sénégalaises a révélé ce que le gouvernement considère comme des irrégularités dans les données relatives à la dette publique. Les dirigeants actuels estiment que certaines informations publiées auparavant ne reflétaient pas la réalité de la situation financière.

Une polémique politique autour de la dette

Les autorités en place pointent la responsabilité des anciens dirigeants dans ces déclarations jugées inexactes. De son côté, l’ancien président Macky Sall rejette ces accusations. Dans ce contexte de tensions autour du remboursement de la dette du Sénégal , le Fonds monétaire international a décidé de suspendre un programme de prêt destiné au Sénégal.

Cette décision illustre les préoccupations des partenaires financiers concernant la transparence et la gestion de la dette publique. Malgré ces difficultés, le remboursement effectué avant l’échéance du 13 mars permet au pays d’éviter un défaut de paiement et de préserver sa crédibilité sur les marchés financiers.

 

Sénégal : Ousmane Sonko dévoile les premiers résultats de la renégociation des contrats économiques

Au Sénégal, les révélations du Premier ministre Ousmane Sonko sur la renégociation de plusieurs contrats dans des secteurs stratégiques dominent la Une de la presse. Les journaux évoquent des pertes importantes pour l’État et une nouvelle orientation vers la souveraineté économique.

 

La presse sénégalaise commente largement les annonces faites par le Premier ministre Ousmane Sonko sur la renégociation des contrats du Sénégal dans plusieurs secteurs clés de l’économie nationale. Plusieurs quotidiens sont revenus sur les conclusions présentées jeudi par le chef du gouvernement.

D’après Sud Quotidien, le Premier ministre a livré un bilan détaillé des travaux du comité interministériel chargé de revoir les contrats et conventions dans différents domaines de l’économie. Le journal souligne que les chiffres révélés montrent l’ampleur des pertes subies par l’État sénégalais dans certains secteurs. Les domaines concernés incluent notamment les phosphates, les cimenteries et les hydrocarbures.

Pour le quotidien Libération, ces révélations mettent en lumière des accords jugés déséquilibrés, conclus dans des secteurs stratégiques. Le journal cite notamment les dossiers des Industries chimiques du Sénégal et de plusieurs blocs pétroliers offshore. Selon le Premier ministre, certains contrats auraient entraîné des pertes financières importantes pour l’État.

La renégociation des contrats au Sénégal concerne plusieurs secteurs dont les mines, les infrastructures, les télécommunications et l’agriculture. Selon les informations rapportées par la presse, les analyses du comité interministériel révèlent des manques à gagner de plusieurs centaines de milliards de francs CFA. Dans le cas des Industries chimiques du Sénégal, les pertes sont estimées à plus de 1 075 milliards de francs CFA.

D’autres gains financiers pourraient également être obtenus grâce à la révision de certains accords dans les infrastructures et les marchés de construction. Le quotidien Le Soleil évoque pour sa part les premières retombées positives de cette renégociation des contrats au Sénégal. Selon le journal, le gouvernement affirme avoir déjà réalisé des économies importantes qui devraient être réaffectées à des projets de développement économique et social.

Le journal L’Info parle d’un héritage lourd dans la gestion des ressources nationales. Selon la publication, le gouvernement pointe des accords considérés comme défavorables au Sénégal et annonce plusieurs mesures. Parmi celles-ci figurent la résiliation de certaines concessions et la reprise d’actifs jugés stratégiques. L’objectif affiché par les autorités est de mettre en place une nouvelle doctrine de gestion des ressources nationales.

Le quotidien L’As indique également qu’une commission d’enquête parlementaire devrait être mise en place pour examiner les contrats qualifiés de « léonins ». Cette initiative s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à renforcer la souveraineté économique du pays. À travers ces annonces, le Premier ministre Ousmane Sonko affirme vouloir corriger les déséquilibres hérités de certains accords et défendre davantage les intérêts de l’État sénégalais.

Dakar 2026 : la police sénégalaise se mobilise pour sécuriser les Jeux

À l’approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, la Police nationale du Sénégal assure être déjà mobilisée pour garantir la sécurité de cet événement sportif international inédit sur le continent africain.

 

À quelques mois des Jeux Olympiques de la Jeunesse 2026, la Police nationale du Sénégal se veut rassurante sur le dispositif sécuritaire prévu pour l’événement. Présentant le bilan des activités de l’institution et ses perspectives, le commissaire El Hadji Baïdy Sène a indiqué que les forces de sécurité sont déjà pleinement engagées dans la préparation de Dakar 2026 sécurité.Organisés pour la première fois en Afrique, les Jeux Olympiques de la Jeunesse 2026 représentent un événement sportif majeur pour le Sénégal.

Selon le commissaire Sène, les services de police multiplient actuellement les actions de sensibilisation à travers les différentes régions du pays afin d’échanger avec les populations sur les enjeux sécuritaires. Toutefois, il souligne que la priorité reste la préparation de Dakar 2026 sécurité.

« L’enjeu principal demeure la sécurisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse », a-t-il déclaré.

Pour lui, cet événement constitue un défi important pour les forces de sécurité dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques et une vigilance accrue autour des grandes compétitions sportives.

« Les plans d’opération ont déjà été validés. Il reste maintenant à s’exercer », a précisé le commissaire.

Quatre priorités pour Dakar 2026 sécurité

Afin de relever ce défi, la Police nationale a défini quatre axes stratégiques pour Dakar 2026 sécurité. Le premier concerne la gestion de la mobilité urbaine dans la capitale. Les autorités travaillent notamment sur l’organisation des déplacements avant, pendant et après les Jeux. Cela inclut la sécurisation des itinéraires officiels, la création de zones piétonnes et la mise en place de voies réservées aux délégations sportives.

Le deuxième axe porte sur la gestion du flux migratoire attendu à l’occasion de la compétition. Les Jeux Olympiques de la Jeunesse 2026 devraient attirer de nombreux visiteurs étrangers, parmi lesquels des athlètes, des officiels et des spectateurs. La police prévoit ainsi un dispositif renforcé pour encadrer les entrées sur le territoire national. La troisième priorité concerne la prévention et le renseignement.

Face à des menaces sécuritaires jugées évolutives, les services de police intensifient la collecte d’informations afin d’anticiper tout risque susceptible de perturber l’événement. Enfin, la gestion de l’ordre public constitue un autre pilier du dispositif. Les autorités comptent sur une capacité d’intervention rapide pour maintenir la sécurité et sanctionner toute infraction pénale.

Une police en pleine modernisation

Au-delà de l’organisation de Dakar 2026 sécurité, la Police nationale poursuit également la mise en œuvre de son schéma directeur 2025-2029. Ce programme vise à moderniser l’institution et à améliorer ses capacités d’intervention.

Trois grandes orientations stratégiques ont été définies. La première concerne l’amélioration du cadre juridique ainsi que le renforcement des ressources humaines.

La deuxième porte sur le développement des capacités opérationnelles et des infrastructures. La troisième vise à améliorer les conditions de travail des agents ainsi que la qualité du service rendu aux citoyens. Selon le commissaire El Hadji Baïdy Sène, ces réformes doivent permettre de construire une police plus efficace et mieux équipée.

L’objectif est de disposer d’une institution capable de répondre aux nouveaux défis sécuritaires tout en restant proche des populations.

Sénégal : une conférence des ambassadeurs annoncée en avril à Dakar

Le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé la tenue d’une conférence des ambassadeurs et consuls du Sénégal en avril 2026 afin de renforcer la cohérence et l’efficacité de la diplomatie nationale.

 

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé mercredi l’organisation d’une conférence ambassadeurs Sénégal les 18 et 19 avril 2026. L’annonce a été faite lors du Conseil des ministres du Sénégal, selon le communiqué officiel publié à l’issue de la réunion gouvernementale. Cette rencontre réunira l’ensemble des ambassadeurs, consuls généraux et consuls du Sénégal afin d’évaluer l’action diplomatique du pays et d’examiner les moyens d’adapter le dispositif diplomatique et consulaire aux nouvelles réalités internationales.

Selon les autorités, cette conférence ambassadeurs Sénégal vise à améliorer l’efficacité et la cohérence de la politique étrangère nationale. Le chef de l’État a rappelé à cette occasion que le Sénégal reste attaché aux principes de paix, de multilatéralisme et d’intégration africaine. Il a également insisté sur la nécessité de moderniser le réseau diplomatique et consulaire afin de renforcer la performance de la diplomatie sénégalaise.

La conférence ambassadeurs Sénégal devrait notamment permettre d’harmoniser les orientations de la politique étrangère du pays. Elle vise aussi à améliorer la coordination entre les représentations diplomatiques à l’étranger et l’administration centrale à Dakar. Les discussions devraient également permettre d’identifier de nouvelles priorités stratégiques en matière de coopération internationale, d’attractivité économique et de rayonnement du pays.

Par ailleurs, le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé l’organisation, les 20 et 21 avril 2026 à Dakar, de la 10ᵉ édition du Forum de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique. Organisé depuis dix ans dans la capitale sénégalaise, ce rendez-vous réunit régulièrement chefs d’État, responsables politiques, experts, chercheurs et représentants d’organisations internationales. Les échanges portent généralement sur les enjeux de sécurité et de stabilité sur le continent africain.

Selon le ministère des Affaires étrangères du Sénégal, cette édition marquera dix années de discussions consacrées à la recherche de solutions africaines face aux défis sécuritaires. Le thème retenu pour cette édition est : « L’Afrique face aux défis de stabilité, d’intégration et de souveraineté : quelles solutions durables ? ». Les débats porteront notamment sur la consolidation de la paix, la coopération régionale, la gouvernance sécuritaire ainsi que la lutte contre les menaces transnationales.

Les participants devraient également aborder la question du renforcement de la souveraineté stratégique du continent africain.

Sénégal : les députés adoptent la réforme de l’article 319 du Code pénal

L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté une modification de l’article 319 du Code pénal. Le texte prévoit un renforcement des sanctions pour certaines infractions liées aux mœurs.

 

Les députés du Sénégal ont adopté mercredi soir le projet de loi n°05/2026 modifiant l’article 319 de la loi n°65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal. Cette réforme s’inscrit dans le cadre de la réforme article 319 Sénégal, une initiative présentée par le gouvernement pour adapter la législation aux évolutions de la société et renforcer la protection des personnes vulnérables.

Le texte a été adopté au terme d’une séance plénière consacrée à son examen à l’Assemblée nationale du Sénégal. Sur les 165 députés inscrits, 138 ont voté en faveur du projet de loi, dont 23 par procuration. Aucun parlementaire ne s’est prononcé contre le texte, tandis que trois députés ont choisi de s’abstenir.

Chargé de défendre le projet de réforme article 319 Sénégal, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique Mouhamadou Bamba Cissé a présenté les motivations du gouvernement devant les parlementaires. Le membre du gouvernement représentait la ministre de la Justice Yassine Fall, absente lors de la séance. Selon Mouhamadou Bamba Cissé, cette réforme vise à renforcer le dispositif juridique encadrant certaines infractions liées aux mœurs. Le projet prévoit notamment un durcissement des sanctions prévues par la législation actuelle.

Le ministre a expliqué que la réforme article 319 Sénégal répond à la volonté des autorités d’adapter le cadre juridique aux réalités sociales contemporaines. Elle vise également à améliorer la protection des personnes considérées comme vulnérables. D’après le gouvernement, cette révision du Code pénal doit aussi permettre de rendre le dispositif répressif plus dissuasif face à certaines infractions. Les débats parlementaires ont donné lieu à plusieurs interventions de députés issus de la majorité comme de l’opposition.

Certains élus ont insisté sur la nécessité de préserver les valeurs culturelles et sociétales du pays. D’autres parlementaires ont mis en avant l’importance de disposer d’un cadre juridique clair et efficace pour lutter contre différentes formes de délinquance. Au cours des discussions, plusieurs députés ont également évoqué la question de la protection de l’enfance.

La lutte contre les violences sexuelles et la prévention des atteintes à la dignité humaine ont aussi été abordées. Le texte adopté dans le cadre de la réforme article 319 Sénégal prévoit un renforcement des peines d’emprisonnement et des amendes pour les infractions visées par cette disposition du Code pénal. Il introduit également un encadrement plus strict du recours au sursis dans certaines situations. Cette adoption intervient à l’issue de débats nourris portant sur plusieurs enjeux majeurs. Parmi eux figurent la souveraineté juridique, la protection des valeurs sociales et l’évolution du droit pénal dans le pays.

Conformément à la procédure législative en vigueur au Sénégal, le texte sera désormais transmis au président de la République pour promulgation avant son entrée en application.

Mondial FIBA 2026 : les Lionnes du Sénégal battues par les États-Unis 46 à 110

L’équipe nationale féminine du Sénégal a lourdement chuté face aux États-Unis lors de son premier match du tournoi de qualification pour la Coupe du monde FIBA 2026 disputé à Porto Rico.

 

L’équipe nationale féminine de Sénégal s’est inclinée mercredi face à celle des États-Unis sur le score de 46 à 110. Cette rencontre comptait pour la première journée du tournoi de qualification pour la Coupe du monde féminine FIBA 2026. Le match s’est disputé à San Juan, capitale de Porto Rico, où se déroule l’un des tournois qualificatifs de la compétition mondiale.

Dès la première période, les Lionnes du Sénégal ont été dominées par leurs adversaires américaines. À la mi-temps, les Sénégalaises accusaient déjà un retard important avec un score de 49 à 19. Cette défaite place les Lionnes dans une situation délicate dans le groupe B du tournoi de qualification Mondial FIBA 2026. Dans cette poule particulièrement relevée, le Sénégal partage le groupe avec la Nouvelle-Zélande, Porto Rico, les États-Unis, l’Espagne et l’Italie.

Demi-finalistes du dernier AfroBasket féminin, les Lionnes devront rapidement se remobiliser pour espérer rester en course dans ces qualification Mondial FIBA 2026. Les Sénégalaises affronteront l’Espagne jeudi pour leur deuxième sortie dans la compétition. Elles croiseront ensuite la Nouvelle-Zélande samedi avant d’affronter Porto Rico dimanche.

Leur dernier match de groupe est prévu lundi face à l’Italie. Les tournois de qualification Mondial FIBA 2026 ont débuté simultanément mercredi dans plusieurs villes à travers le monde. Les rencontres se déroulent notamment à Wuhan en Chine, à Lyon et Villeurbanne en France, à San Juan à Porto Rico, ainsi qu’à Istanbul en Turquie.

Ces tournois qualificatifs se poursuivront jusqu’au 17 mars avec la participation de 24 sélections nationales. Avant même le début des qualifications, cinq équipes avaient déjà validé leur billet pour la phase finale du Coupe du monde féminine FIBA 2026. Il s’agit de l’Allemagne, pays organisateur, des États-Unis, champions de l’AmeriCup 2025, de la Belgique, vainqueur de l’EuroBasket féminin 2025, de l’Australie, championne de l’Asia Cup 2025, ainsi que du Nigeria, vainqueur de l’AfroBasket 2025.

Ces sélections participent néanmoins aux tournois en cours, à l’issue desquels les onze dernières places qualificatives pour le Mondial seront attribuées.

Sénégal : l’Assemblée nationale durcit la loi sur les “actes contre nature”

Au Sénégal, l’actualité politique et sociale est dominée par l’adoption d’une nouvelle loi renforçant les sanctions contre les “actes contre nature”. Dans le même temps, le gouvernement annonce le recrutement de 6 850 enseignants et agents de santé en 2026.

 

Les quotidiens sénégalais parvenus jeudi à l’Agence de presse sénégalaise mettent en avant deux sujets majeurs : le durcissement de la loi sur les actes contre nature Sénégal et l’annonce d’un vaste programme de recrutements dans les secteurs de l’éducation et de la santé.

Selon la presse locale, plusieurs procédures judiciaires sont actuellement en cours concernant des personnes poursuivies pour différents faits, notamment des actes contre nature, la transmission volontaire du VIH ou encore le blanchiment de capitaux. Ces affaires ont ravivé le débat public autour de la criminalisation de l’homosexualité dans le pays.

Dans ce contexte, l’Assemblée nationale du Sénégal a adopté mercredi un projet de loi visant à renforcer la répression des actes contre nature Sénégal, une expression utilisée dans le Code pénal pour désigner l’homosexualité.

Le quotidien Sud Quotidien affiche ainsi à sa une : « Les députés durcissent la loi ». Le journal indique que le Parlement a adopté le projet de loi n°05-2026 modifiant l’article 319 de la loi n°65/60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal.

D’après la publication, cette réforme introduit plusieurs nouveautés, notamment une définition plus précise des comportements constitutifs d’actes contre nature Sénégal, la suppression de certaines références jugées ambiguës dans l’ancien texte et un renforcement des sanctions pénales.

Le journal Le Soleil rapporte que l’adoption du texte s’est faite après des débats particulièrement animés. Au total, 135 députés ont voté en faveur de la loi, tandis que trois élus se sont abstenus et aucun n’a voté contre. Le vote s’est déroulé en présence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Bamba Cissé.

Le quotidien Les Échos insiste lui aussi sur ce résultat parlementaire, résumant le scrutin par la formule : « 135 pour, 3 abstentions, zéro contre ».

Pour sa part, WalfQuotidien évoque la position d’une opposition parlementaire très minoritaire qui continue de réclamer une criminalisation plus explicite de l’homosexualité, conformément aux engagements du parti au pouvoir, PASTEF – Les Patriotes.

Le journal Le Quotidien décrit un examen du texte sous tension au sein de l’hémicycle. Selon lui, les discussions ont donné lieu à des échanges vifs entre députés, dans un climat marqué par des accusations croisées autour du soutien ou non aux mouvements LGBT.

De son côté, L’As met en garde contre « les pièges d’une loi ». Le journal estime que, malgré l’affichage politique d’un durcissement des sanctions, certaines contraintes juridiques ou procédurales pourraient limiter la portée réelle de la réforme.

La publication souligne que plusieurs mécanismes techniques pourraient, dans la pratique, atténuer l’application stricte de cette nouvelle législation.

Par ailleurs, la presse revient également sur une annonce du gouvernement faite mercredi lors du Conseil des ministres. Les autorités ont décidé de renforcer les effectifs dans deux secteurs jugés prioritaires.

Selon L’As, le Premier ministre Ousmane Sonko a rappelé l’importance du capital humain dans le développement économique et social du pays.

Dans cette perspective, l’exécutif prévoit le recrutement de 4 350 enseignants et de 2 500 agents de santé en 2026, soit un total de 6 850 nouveaux postes destinés à renforcer les services publics dans ces domaines.

Sénégal : Cheikh Oumar Diagne condamné pour diffusion de fausses nouvelles

Le leader du Rassemblement pour la vérité a été reconnu coupable par le tribunal des flagrants délits de Dakar après des propos tenus à la télévision sur la mort d’un étudiant lors de manifestations à l’université.

 

Le leader du Rassemblement pour la vérité (RPV), Cheikh Oumar Diagne, a comparu ce mercredi 11 mars 2026 devant le tribunal des flagrants délits de Dakar pour diffusion de fausses nouvelles. Au terme de l’audience, la juridiction l’a déclaré coupable et l’a condamné à une amende ferme de 500 000 FCFA pour diffusion fausses nouvelles Sénégal.

L’affaire fait suite à des propos tenus par l’enseignant-chercheur lors d’une émission diffusée sur la chaîne SenTV. Au cours du débat, il avait évoqué la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba, survenue lors de manifestations à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD).

Durant l’émission, Cheikh Oumar Diagne avait affirmé que le Premier ministre Ousmane Sonko avait « donné l’ordre de tuer l’étudiant », une déclaration qui a conduit à son interpellation pour diffusion fausses nouvelles Sénégal. Face au tribunal, le prévenu a contesté l’accusation. Il a expliqué qu’il intervenait dans l’émission en tant qu’acteur politique pour commenter l’actualité nationale.

Selon lui, ses propos faisaient référence à une intervention du chef du gouvernement devant l’Assemblée nationale. À cette occasion, Ousmane Sonko aurait reconnu avoir donné l’ordre aux forces de défense et de sécurité d’entrer dans l’enceinte de l’université.

« J’ai voulu dire qu’il a donné indirectement l’ordre qui a conduit à la mort de l’étudiant », a-t-il déclaré devant la barre.

Cheikh Oumar Diagne a également soutenu que le décès de l’étudiant serait intervenu après l’intervention des forces de sécurité sur le campus universitaire.

« Je suis très respectueux des institutions. Je ne pense pas que mes propos jettent le discrédit sur elles », a-t-il affirmé au cours de l’audience.

Poursuivant ses explications, le leader politique a indiqué qu’il souhaitait surtout évoquer la responsabilité morale et politique de l’autorité ayant ordonné l’intervention des forces de sécurité.

« Le Premier ministre a assumé avoir donné cet ordre. J’ai voulu dire que nous savons désormais qui l’a donné », a-t-il ajouté.

Il a également rappelé que, trois ans auparavant, plusieurs responsables politiques soutenaient que les événements survenus à l’université se déroulaient « dans le dos » de l’ancien président Macky Sall. Dans ses réquisitions, le procureur de la République a estimé que l’infraction de diffusion fausses nouvelles Sénégal était bien constituée. Le représentant du ministère public a ainsi requis une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis accompagnée d’une amende de 500 000 FCFA.

La défense, assurée par les avocats Sayba Danfakha et Hosni Maati, a plaidé la relaxe pure et simple. Me Danfakha s’est appuyé sur l’article 255 du Code pénal. Selon lui, les propos incriminés ne peuvent être considérés comme une « nouvelle » au sens juridique du terme. L’avocat a soutenu que le ministère public n’avait pas apporté la preuve que les déclarations de son client constituaient une fausse information. Pour sa part, Me Maati a affirmé que les propos prononcés lors de l’émission télévisée avaient été partiellement tronqués. Il a également versé une jurisprudence au dossier pour appuyer la défense.

Après délibération, le tribunal a finalement déclaré Cheikh Oumar Diagne coupable du délit de diffusion fausses nouvelles Sénégal. Il a été condamné à une amende ferme de 500 000 FCFA.

Guerre Iran Israël : Tel-Aviv évoque une question de survie

L’ambassadeur d’Israël au Sénégal a défendu à Dakar l’offensive menée fin février contre l’Iran. Selon lui, cette opération militaire vise à protéger Israël et pourrait contribuer à stabiliser le Moyen-Orient.

 

L’ambassadeur Israëlien au Sénégal, Yuval Wak, a défendu mardi à Dakar l’offensive lancée le 28 février dernier par Israël et les États-Unis contre Iran. Pour le diplomate, la guerre Iran Israël s’inscrit dans une logique de survie pour l’État hébreu.

Selon lui, cette guerre Iran Israël ne vise pas la population iranienne. Il estime que le futur de l’Iran doit rester entre les mains de son peuple, même si plusieurs voix à travers le monde souhaitent un changement de régime à Téhéran.

Le diplomate s’exprimait lors d’une conférence de presse organisée en ligne avec le colonel Olivier Rafowicz, porte-parole francophone de l’armée israélienne. Des journalistes du Sénégal, du Cameroun, de la Guinée et de la Côte d’Ivoire ont participé à cet échange.

Pour Yuval Wak, l’offensive conjointe menée par Washington et Tel-Aviv vise avant tout à empêcher ce qu’il qualifie d’agressions du régime iranien contre les pays voisins.

Le 28 février 2026, les armées américaine et israélienne ont lancé une série de frappes aériennes contre des cibles iraniennes. Plusieurs responsables militaires et politiques auraient été tués, dont le guide suprême Ali Khamenei.

L’ambassadeur israélien affirme que cette guerre Iran Israël pourrait ouvrir la voie à une stabilité durable dans la région. Selon lui, neutraliser les programmes nucléaire et balistique de l’Iran constitue un enjeu majeur pour la sécurité régionale.

Il accuse le régime iranien de poursuivre depuis plusieurs décennies une stratégie hostile envers Israël. D’après lui, Téhéran a développé son programme nucléaire et renforcé ses capacités de missiles tout en soutenant des groupes armés dans plusieurs pays du Moyen-Orient.

De son côté, le colonel Olivier Rafowicz a également évoqué une « question de survie » pour expliquer l’opération militaire baptisée « Rugissement du Lion ».

L’officier israélien a rappelé que depuis la Révolution iranienne de 1979, l’Iran affirme vouloir la disparition de l’État d’Israël.

Selon lui, Israël agit avant tout pour assurer sa sécurité. Il affirme que son pays utilisera tous les moyens nécessaires pour empêcher que l’Iran représente à nouveau une menace stratégique.

« Nous avons attaqué parce que nous voulons vivre », a-t-il déclaré, estimant que chaque État a le droit de se défendre et de garantir sa sécurité.

Les autorités israéliennes préviennent également que les opérations militaires pourraient durer aussi longtemps que nécessaire. Israël, assure le colonel Rafowicz, n’impose aucune limite de temps à ses actions sécuritaires.

Tel-Aviv espère enfin que cette situation permettra au peuple iranien de se libérer du régime en place depuis plusieurs décennies.

Sénégal : loi sur les « actes contre nature » et affaire Softcare dominent l’actualité

Au Sénégal, les quotidiens reviennent ce mercredi sur deux sujets majeurs : le projet de loi visant à durcir la répression des « actes contre nature » et la polémique autour de l’affaire Softcare dans le secteur de la santé.

 

Plusieurs journaux sénégalais mettent en avant, ce 11 mars, l’examen par l’Assemblée nationale d’un projet de loi modifiant le Code pénal. Le texte vise notamment à renforcer les sanctions liées aux « actes contre nature ».

Selon Agence de presse sénégalaise (APS), le projet modifie la loi n°65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal. Il prévoit une révision de l’article 319 afin de durcir l’arsenal répressif et d’introduire de nouvelles incriminations.

Le quotidien Sud Quotidien souligne que ce texte, adopté en Conseil des ministres le 18 février, doit être soumis au vote des députés en séance plénière.

Cette évolution intervient dans un contexte marqué par plusieurs procédures judiciaires liées notamment à des accusations d’actes contre nature, de transmission volontaire du VIH ou encore de blanchiment de capitaux.

La presse sénégalaise revient également sur la polémique liée à l’affaire Softcare, une filiale d’un groupe chinois spécialisée dans la fabrication de couches pour bébés et de serviettes hygiéniques.

Le journal L’As rapporte que deux syndicats du secteur de la santé ont vivement réagi aux conclusions du ministère de la Santé.

Il s’agit du Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens‑dentistes (SAMES) et du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (SUTSAS).

Lors d’une conférence de presse, ces organisations ont dénoncé ce qu’elles considèrent comme une tentative de discrédit des inspecteurs de l’Agence de régulation pharmaceutique (ARP) par le ministre de la Santé, Ibrahima Sy.

Les syndicats ont également annoncé le dépôt imminent d’un préavis de grève.

L’affaire remonte à la découverte de matières premières périmées dans une usine de Softcare. L’ARP avait alors demandé le retrait des produits du marché avant de revenir sur cette décision quelques jours plus tard.

Cette situation avait suscité une vive polémique et conduit à l’ouverture d’une enquête conjointe impliquant les services de la santé, du commerce et une mission d’information de l’Assemblée nationale.

Les conclusions rendues publiques le 5 mars par le ministre de la Santé indiquent que les matières premières utilisées par l’entreprise ne contiennent pas de substances dangereuses pour la santé.

Toutefois, le rapport mentionne également des défaillances dans la procédure d’inspection menée par l’ARP, évoquant notamment des alertes insuffisamment étayées qui auraient provoqué une psychose au sein de la population.

Dans un autre registre, le quotidien Le Soleil met en lumière une initiative agricole innovante dans la région de Louga.

Dans la zone de Touba Seras, des exploitations agricoles utilisent les eaux issues d’un bassin d’infiltration géré par l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS).

Parmi ces exploitations figure la ferme moderne Rénovation, qui valorise ces eaux pour développer une production maraîchère dynamique.

Cette initiative contribue à prévenir les débordements des installations d’assainissement tout en générant des emplois et en approvisionnant plusieurs villes sénégalaises en légumes frais.