Takku Wallu renonce à saisir le Conseil constitutionnel sur la réforme du code électoral au Sénégal.

Le groupe parlementaire Takku Wallu a annoncé, dans un communiqué publié le 5 mai 2026, qu’il renonçait à saisir le Conseil constitutionnel du Sénégal au sujet de la récente révision du code électoral.

 

Dans un premier temps, cette formation politique avait pourtant envisagé de contester la loi adoptée par la majorité, notamment les modifications introduites au niveau des articles L29 et suivants. Une procédure en inconstitutionnalité était alors à l’étude.

Mais à l’issue de concertations internes et après une évaluation du climat politique, le groupe a choisi de suspendre cette initiative. Cette décision intervient dans un contexte marqué par une intervention du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui a récemment pris position sur le dossier et annoncé des mesures à venir concernant ces dispositions.

Dans son communiqué, Takku Wallu Sénégal explique vouloir éviter toute implication dans les tensions internes qui traversent le camp au pouvoir. Le groupe affirme ne pas souhaiter alimenter des affrontements politiques qu’il juge éloignés des priorités nationales.

Il indique ainsi préférer laisser la majorité assumer pleinement les conséquences de ses choix législatifs, tout en maintenant une vigilance sur le respect des principes démocratiques.

Enfin, le groupe réaffirme sa volonté de poursuivre son action au sein de l’Assemblée nationale, en se positionnant comme une opposition engagée, attachée à son rôle de contrôle et de défense des institutions républicaines.

 

 

Sénégal: la fiche de collecte de parrainage pas encore disponible

Elle sera disponible à partir de la publication d’un arrêté du ministère en charge des élections, lequel fixe également le montant de la caution pour la prochaine présidentielle.

 

La ’’fiche de collecte’’ devant permettre aux acteurs politiques de recueillir les signatures des électeurs disposer à les parrainer n’est pas encore disponible, a précisé, mardi à Dakar le directeur de la formation et de la communication à la Direction générale des élections (DGE), Bernard Casimir Demba Cissé.

« Personne n’a le fichier de collecte de parrainages à déposer au Constitutionnel », a-t-il dit lors d’un atelier de vulgarisation des innovations introduites dans le Code électoral, relativement aux modalités de mise en œuvre du parrainage électoral.

Selon Bernard Casimir Demba Cissé, ce document qui va donner le top départ de la collecte des parrainages aux acteurs concernés, partis politiques et candidats indépendants, sera disponible à partir de la publication d’un arrêté du ministère en charge des élections, lequel fixe également le montant de la caution pour la prochaine présidentielle.

Cette fiche sera disponible en format papier et sur support électronique, a précisé le directeur de la formation et de la communication à la Direction générale des élections.

« Le ministre est dans les délais, en principe la fixation de la caution devrait se faire au terme de la loi 180 jours avant la date des élections. Le ministre a anticipé sur cette réunion et il a déjà fait la concertation avec les acteurs. Il est dans les délais pour fixer le montant de la caution », a-t-il indiqué.

Dès que le montant de la caution sera fixé, le ministre en charge des élections sera dans l’obligation, de par la loi, de rendre disponible la fiche de collecte à l’intention des différents acteurs.

Elle va permettre aux collecteurs – personne désignée par les candidats -, de recueillir les nom et prénom de l’électeur, le numéro de carte d’électeur ainsi que l’adresse de sa circonscription électorale.

Un « discriminant » est prévu pour éviter les imitations de signatures, a signalé Bernard Casimir Demba Cissé.

« Ce discriminant, c’est la loi électorale qui indique que le ministre de l’Intérieur aura la possibilité d’introduire à chaque fois un élément qui est variable’’, a relevé M. Cissé.

Cela tient au fait que « le fichier électoral est mis à la disposition des différents acteurs. Si on n’y prend pas garde, il serait aisé que des personnes de bonne foi puissent utiliser le fichier pour procéder à un parrainage qui ne leur impose pas d’aller au contact de l’électeur », a ajouté Casimir Bernard Demba Cissé.

Le parrainage citoyen est devenu l’une des conditions de recevabilité des candidatures à l’élection présidentielle, après la révision de la Constitution adopté par l’Assemblée nationale en mai dernier.

Désormais, tous les candidats ou listes de candidats sont soumis à l’obligation de recueillir un certain nombre de signatures pour pouvoir prendre part à tout type d’élection.

Pour l’élection présidentielle, les candidats indépendants comme les candidats présentés par les partis politiques légalement constitués sont obligés de recueillir les signatures d’au minimum 0,8% et d’au maximum 1% des électeurs inscrits dans le fichier.

Ces électeurs doivent être domiciliés dans au moins sept régions à raison de 2000 électeurs au moins par région.