CAN 2025 : 03 mois à un an de prison ferme pour les 18 supporters sénégalais, la tension monte

Après les violences lors de la finale de la CAN 2025, la justice marocaine condamne 18 supporters sénégalais à des peines jugées sévères.

Le verdict est tombé ce jeudi devant le tribunal de première instance de Rabat. Les dix-huit supporters sénégalais, arrêtés depuis le 19 janvier à la suite des violences survenues lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 opposant le Maroc au Sénégal, ont été condamnés à des peines de prison ferme comprises entre trois mois et un an.

L’audience, prévue à 13 heures, s’est déroulée en présence de la représentation diplomatique et consulaire sénégalaise, ainsi que de l’avocat des prévenus, Me Patrick Kabou. À la barre, les différentes parties ont présenté leurs arguments dans une atmosphère particulièrement tendue, marquée par une forte attente du verdict du côté des familles et des proches.

Selon la décision rendue par le tribunal, les sanctions ont été prononcées de manière différenciée. Neuf supporters ont écopé d’un an de prison ferme assorti d’une amende de 5 000 dirhams, soit environ 500 euros. Six autres ont été condamnés à six mois de détention, accompagnés d’une amende de 2 000 dirhams. Les trois derniers ont reçu une peine de trois mois de prison, avec une amende de 1 500 dirhams.

D’après le ministère public, les mis en cause auraient « volontairement cherché à perturber le déroulement normal de la rencontre » et se seraient rendus coupables d’actes de violence, largement relayés en direct à la télévision.

Un verdict contesté par la défense

Les faits remontent aux dernières minutes de la finale, après un penalty accordé au Maroc dans le temps additionnel, quelques instants après un but refusé au Sénégal. La situation avait rapidement dégénéré, avec des tentatives d’envahissement de la pelouse et des jets de projectiles, provoquant une interruption prolongée du match.

À l’issue des débats, le tribunal a reconnu les 18 supporters coupables de voies de fait et a retenu des peines allant de trois mois à un an de prison ferme. Le juge a ainsi suivi en partie les réquisitions du parquet, qui avait sollicité des sanctions plus lourdes, pouvant atteindre deux ans d’emprisonnement.

Cette décision suscite toutefois une vive contestation. Du côté de la défense et des proches des condamnés, le verdict est jugé particulièrement sévère. Selon leur avocat, l’annonce de la sentence a provoqué une forte émotion dans la salle d’audience, au point qu’un des détenus aurait été victime d’un malaise.

Désormais, la question d’un éventuel recours reste posée. Pendant ce temps, les familles, encore sous le choc, tentent d’appréhender les conséquences de cette décision judiciaire dans cette affaire de Sénégal supporters condamnés, qui continue de susciter de vives réactions.

CAN 2025 : le Maroc conteste les sanctions de la CAF

Battue en finale par le Sénégal, la Fédération royale marocaine de football a décidé de saisir la Commission d’appel de la CAF. En cause : des sanctions jugées excessives après les incidents survenus lors de l’ultime match de la CAN 2025.

 

La Fédération royale marocaine de football (FRMF) a annoncé, mardi, avoir décidé d’interjeter appel des décisions rendues par le Jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF), à la suite des incidents ayant émaillé la finale de la CAN 2025, perdue face au Sénégal (0-1).

Dans un communiqué publié sur son site officiel, l’instance marocaine estime que les sanctions infligées ne sont pas à la hauteur des faits reprochés. « Considérant que les sanctions prononcées ne sont pas proportionnelles à la gravité et à la dangerosité de ces faits, et soucieuse de préserver l’ensemble des droits que lui garantit la loi, la Fédération royale marocaine de football a décidé d’interjeter appel de ces décisions », indique le texte.

La CAF avait rendu publiques, mercredi soir, les conclusions de son Jury disciplinaire concernant les incidents intervenus lors de la finale opposant le Maroc, pays hôte, au Sénégal. Ces décisions ont visé à la fois les deux fédérations, ainsi que plusieurs joueurs et officiels, pour manquements au code disciplinaire de l’instance continentale.

Côté sénégalais, le sélectionneur Pape Bouna Thiaw a écopé d’une suspension de cinq matchs officiels CAF, assortie d’une amende de 100 000 dollars US (environ 66 millions FCFA). Les joueurs Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr ont été suspendus pour deux matchs chacun. La Fédération sénégalaise de football (FSF) a, pour sa part, été condamnée à une amende globale de 615 000 dollars US, soit près de 406 millions FCFA.

La FSF a toutefois fait savoir, samedi, qu’elle ne saisirait pas les voies de recours. Dans un communiqué, elle indique avoir « pris acte » des décisions et avoir officiellement notifié à la CAF sa renonciation à tout appel, y compris pour les sanctions individuelles visant le sélectionneur et les deux joueurs concernés. L’instance sénégalaise a également confirmé qu’elle assumerait l’intégralité des amendes financières infligées.

Tout en réaffirmant sa volonté de défendre ses intérêts au sein des instances du football africain, la FSF dit inscrire son action dans le respect strict des règlements de la CAF, au service de l’intégrité du jeu et du rayonnement du football continental.

Du côté marocain, les sanctions concernent notamment Achraf Hakimi, suspendu pour deux matchs officiels CAF, dont un avec sursis pendant un an, pour comportement antisportif. Le milieu Ismaël Saibari a, lui, écopé de trois matchs de suspension et d’une amende de 100 000 dollars US. La FRMF a également été condamnée à une amende totale de 315 000 dollars US, soit environ 208 millions FCFA.

La finale de la CAN 2025 avait été marquée par de fortes tensions. La polémique est née d’un penalty accordé au Maroc par l’arbitre, deux minutes après un but refusé au Sénégal. En réaction, le sélectionneur sénégalais avait demandé à ses joueurs de quitter la pelouse en signe de protestation.

Après plusieurs minutes d’interruption, les Lions du Sénégal sont finalement revenus sur le terrain. Portée par Sadio Mané, la sélection sénégalaise s’est imposée grâce à Pape Guèye, auteur de l’unique but de la rencontre.

Résultats de la cérémonie des CAF Awards 2025 : le Maroc et le Nigeria se partagent les principaux prix

Le 19 novembre, la cérémonie annuelle des CAF Awards, qui récompense les meilleurs joueurs et équipes de football africains, s’est déroulée à Rabat. Le meilleur site de paris sportifs international 1xBet vous présente les principaux lauréats de la soirée.

Joueur africain de l’année (hommes) : Ashraf Hakimi (Maroc/Paris Saint-Germain)

Ashraf Hakimi a été élu meilleur joueur d’Afrique en 2025. Cette victoire récompense son niveau de jeu exceptionnel et constant au sein de l’un des plus grands clubs européens, le Paris Saint-Germain, ainsi que son influence déterminante sur le succès de la sélection marocaine.

Hakimi est l’exemple parfait du joueur moderne, capable de travailler aussi bien en arrière que de créer des occasions pour ses coéquipiers. Sans lui, le PSG n’aurait guère connu un tel succès en 2025, année où le club a remporté la Ligue des champions pour la première fois de son histoire et atteint la finale du plus prestigieux tournoi de football d’été aux États-Unis.

Joueuse africaine de l’année (femmes) : Ghizlane Chebbak (Maroc/Al-Hilal)

Dans la catégorie féminine, Ghizlane Chebbak s’est vue décerner la plus haute distinction : capitaine et joueuse clé de l’équipe nationale marocaine, elle est également l’une des meneuses du club saoudien Al-Hilal. Lors de la Coupe d’Afrique des nations féminine 2025, elle a terminé meilleure buteuse avec 5 réalisations, contribuant ainsi largement à la participation des siennes en finale du tournoi.

Gardien de l’année (hommes) : Yassine Bounou (Maroc/Al-Hilal)

Le prix du meilleur gardien de l’année a été remporté par Yassine Bounou qui, depuis son arrivée en Arabie saoudite, ne cesse de faire preuve d’un niveau de jeu exceptionnel. Lors du plus important championnat de football des États-Unis, il a une nouvelle fois confirmé son talent : son jeu assuré a permis à Al-Hilal d’arracher le match nul contre le Real Madrid en phase de groupes et de vaincre Manchester City en barrages. Bounou lui-même a été sélectionné dans l’équipe type du tournoi. À l’automne, le gardien expérimenté a aidé l’équipe nationale à établir une série de victoires record, dépassant le précédent record de l’équipe espagnole, qui tenait la barre avec 15 victoires de rang.

Gardienne de l’année (femmes) : Chiamaka Nnadozie (Nigeria/Brighton)

Nnadozie est considérée comme l’une des meilleures gardiennes de but au monde ces dernières années. En 2025, elle contribue à la victoire du Paris FC en Coupe de France, surclasse le Paris Saint-Germain dans le derby, puis rejoint Brighton en Angleterre, où elle brille immédiatement. L’année dernière également, elle a remporté la Coupe d’Afrique des nations féminine avec l’équipe nationale nigériane et a été sélectionnée dans l’équipe type du tournoi.

Équipe de l’année (hommes) : Maroc U-20

Ce prix a été décerné à l’équipe nationale marocaine des moins de 20 ans en reconnaissance de ses brillants résultats au Championnat du monde juniors. Sur le chemin du triomphe au Chili, les jeunes Marocains ont renversé l’Espagne, le Brésil, la France et l’Argentine, confirmant l’immense potentiel de leur pays sur la scène internationale.

Équipe nationale de l’année (femmes) : Nigéria

Ce prix décerné à l’équipe féminine du Nigeria confirme son statut de force majeure sur le continent. Sur les cinq dernières Coupes d’Afrique des nations, les Nigériennes en ont remporté quatre. Lors de la phase de groupes de l’édition 2025, l’équipe a réalisé un parcours sans faute et, dès les phases finales, elle a démontré sa puissance offensive en enfonçant dix pions en trois matches.

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Une fête des talents africains: 1xBet résume les résultats des CAF Awards 2023

La performance du Maroc à la Coupe du monde 2022 au Qatar a été un succès historique pour le football africain.

 

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Le 11 décembre à Marrakech, au Maroc, s’est déroulée une cérémonie de remise des prix pour honorer les meilleurs footballeurs africains. Le bookmaker fiable 1xBet parle des tenants de prix octroyés pour leurs réalisations exceptionnelles cette année.

Joueur de l’année

Les prix individuels du Joueur de l’année au football masculin et féminin ont été décernés à des représentants du Nigéria. Victor Osimhen a remporté le titre de champion d’Italie avec Naples, devenant le meilleur buteur de la Serie A, et a également atteint les quarts de finale de la Ligue des champions, ce qui lui a permis de battre Achraf Hakimi et Mohamed Salah. Il s’agit de la première récompense de ce type pour l’attaquant, tandis qu’Asisat Oshoala a été sacrée joueuse de l’année pour la sixième fois, un record. L’attaquante de 29 ans a remporté la Ligue des champions, le championnat d’Espagne et la Coupe d’Espagne avec le FC Barcelone.

Équipe nationale de l’année, Entraîneur de l’année et Gardien de l’année

La performance du Maroc à la Coupe du monde 2022 au Qatar a été un succès historique pour le football africain. Les « Lions de l’Atlas » ont atteint les demi-finales et sont devenus, comme on pouvait s’y attendre, la meilleure équipe nationale masculine de l’année, le sélectionneur Walid Regragui ayant été sacré l’Entraîneur de l’année. Cette percée du Maroc n’aurait pas été possible sans Yassine Bounou, qui n’a encaissé qu’un seul but lors des cinq premiers matches et a empêché l’Espagne de marquer lors de la séance de tirs au but. Gardien de but de l’année, incontestablement.

Parmi les sélections féminines, l’équipe nationale nigériane a été reconnue la meilleure. Les Super Falcons ont atteint les 1/8èmes de finale de la Coupe du monde, où elles se sont inclinées face à l’Angleterre, future finaliste. Il convient de noter que la gardienne Chiamaka Nnadozie a fait de son mieux pour assurer la victoire de son équipe, du coup le prix de la Gardienne de l’année était une récompense bien méritée pour son jeu plein de confiance. Desiree Ellis est devenu l’Entraîneur de l’année, car la sélection sud-africaine a atteint sous son houlette les huitièmes de finale de la Coupe du monde pour la première fois de son histoire.

Club de l’année

Le club égyptien d’Al Ahli a fait un sacré bout de chemin vers sa victoire en LDC de la CAF et s’est vu décerner le titre du Club de l’année pour la première fois en dix ans. Les Mamelodi Sundowns d’Afrique du Sud ont remporté le trophée de la LDC de la CAF sans encaisser un seul but.

Jeune joueur de l’année

Les meilleurs joueurs africains ont impressionné par leurs performances dans le monde entier et de nouvelles stars pourraient bientôt accéder à l’Olympe du football : le Sénégalais Lamine Camara (Metz) et le Marocain Nesryne El Chad (Lille) ont empoché le prix du Jeune joueur de l’année, ce qui met en exergue leur grand potentiel.

Joueur Interclubs de l’année

Des statuettes commémoratives des CAF Awards ont également été remises aux meilleurs joueurs des ligues locales. Fatima Tagnaout, de l’AS FAR, a impressionné par son niveau d’excellence sur la scène nationale et dans la LDC féminine de la CAF, devenant ainsi la première Marocaine à soulever ce prix. Chez les hommes, c’est l’ailier d’Al Ahly Percy Tau avec dix apparitions dans la LDC de la CAF l’an dernier, qui a été récompensé.

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Accident tragique au Sénégal : Message de condoléances du Roi Mohammed VI au président Macky Sall

Le Roi Mohammed VI a adressé un message de condoléances et de sympathie au Président sénégalais, Macky Sall, suite au tragique accident de la route survenu, dans la nuit de samedi à dimanche, dans la région de Kaffrine. »En cette douloureuse circonstance, Je présente à votre Excellence et à l’ensemble du peuple sénégalais, mes sincères condoléances et l’expression de toute ma sympathie », lit-on dans le message royal.

Dans ce message, le Souverain souhaite également un prompt rétablissement aux blessés et exprime toute sa « compassion aux familles cruellement éprouvées ».

Pour rappel, l’accident, qui a eu lieu sur la route de Kaffrine à environ 250 km au centre-ouest de la capitale sénégalaise Dakar, a fait au moins 40 morts et 87 blessés.

Le drame s’est produit lorsqu’un bus est entré en collision avec un autre qui venait de Kédougou. Le président Macky Sall a décrété un deuil national de trois jours.

Sénégal : Lamine Dieng tire sa révérence

L’ancien coach des Lions de la Téranga (Sénégal), de Jaraaf de Dakar et de l’US Ouakam, Lamine Dieng quitte à jamais les stades ce mardi 07 décembre 2021 à l’âge de 71 ans.

Le Sénégal et  le monde sportif est en deuil. Lamine Dieng, encadreur de football bien connu au pays de la Téranga vient de rendre l’âme. Âgé de 71 ans au moment où il quitte définitivement la scène, le technicien laisse derrière lui une riche carrière.

Lamine Dieng  encadre l’équipe nationale de football du Sénégal à deux reprises. D’abord en de 1992 à 1993, puis en 1996. Bien avant  son arrivée à l’équipe nationale, le technicien trône à l’encadrement de plusieurs autres équipes ou clubs au pays des Lions. C’est le  cas de Us Gorée, As Douane, Us Ouakam, Niarry Tally,et le Jaraaf. L’expérience du technicien mène Jaraaf à la victoire de la coupe du Sénégal en 2010. Hors du pays, il a exercé comme coach du club marocain du Maghreb de Fès. Son décès survient  quatre jours après celui de Lamine Diack, ancien patron de l’athlétisme mondial. 

Rapatriement de 150 marocains bloqués en Côte d’Ivoire et au Sénégal

Quelque 150 marocains bloqués en Côte d’Ivoire et au Sénégal suite à la fermeture des frontières aériennes, terrestres et maritimes en raison de la pandémie de la Covid-19, ont été rapatriés, vendredi, dans le cadre d’une opération prise en charge par les autorités marocaines. Un vol humanitaire à destination de Marrakech, avec à bord 70 ressortissants marocains rapatriés d’Abidjan, a embarqué, à l’aéroport international Blaise-Diagne de Dakar quelque 80 citoyens bloqués au Sénégal.

Ce vol Abidjan-Dakar-Marrakech s’inscrit dans le cadre du programme de rapatriement organisé par le Maroc et qui a concerné jusqu’à présent des centaines de Marocains bloqués à l’étranger dans le contexte de l’état d’urgence sanitaire décrété par plusieurs pays suite à la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus.

Pour rappel, il y aura une trentaine de vols entre le 21 et le 27 juin pour le rapatriement de 4.644 Marocains bloqués dans 17 pays, dans le contexte de la pandémie du Coronavirus.

Maroc: Des centres régionaux pour un suivi sanitaire des pêcheries

Au Maroc, le suivi sanitaire et biologique des pêcheries actives s’effectue désormais dans toutes les eaux maritimes du royaume, grâce à la politique de décentralisation menée par l’Institut national de recherche halieutique (INRH) qui a implanté des centres régionaux sur tout le long du littoral.
A travers leurs laboratoires, ces centres procèdent à une évaluation indirecte des stocks en complément de l’évaluation directe faite par les navires de recherche, a expliqué à un groupe de journalistes en visite dans la région, le chef du centre régional de l’INRH de Dakhla, Ait Chattou El Mustafa.
C’est un suivi des pêcheries d’une manière régulière à travers les échantillonnages biologiques au niveau du port et au niveau des sites de pêche artisanale, a-t-il expliqué en visitant ce centre construit sur plusieurs hectares avec de nouveaux bâtiments en phase de finition pour de nouveaux laboratoires.
L’INRH, dont le siège se trouve à Casablanca, ‘’dispose de tous les moyens nécessaires pour assurer le suivi des pêcheries avec l’appui au niveau administratif’’, poursuit-il, à l’occasion d’une visite d’un groupe de journalistes africaines.
Le laboratoire de surveillance et de suivi du milieu marin s’occupe du volet sanitaire des coquillages consommés au niveau de la région, explique le chef du laboratoire des pêches, Sidy Baibat. Il y a également un laboratoire de pathologies à Tanger, qui se charge du suivi des coquillages et d’autres fruits de mer.
‘’La région de Dakhla est une zone poissonneuse où débarque une quantité importante de poissons, notamment les petits pélagiques, comme la sardine, la sardinelle, les céphalopodes comme les poulpes, les calamars et la sèche et d’autres espèces’’, explique-t-il.
Des opérations d’échantillonnage sont menés au niveau des points de débarquement de pêche artisanale de la région et du port. Des enquêtes de satisfaction socio-économique sont également faites par les agents du centre halieutique auprès des populations de pêcheurs à Dakhla. L’objectif, souligne Sidy Baibat, est ‘’de compléter les informations recueillies par les deux navires de recherche de l’INRH en haute mer’’.
Pour gérer normalement une recherche halieutique, il faut combiner l’évaluation directe et l’évaluation indirecte, affirme le chercheur. C’est ce qui, selon lui, justifie la nécessité de ‘’disposer de centres régionaux et des laboratoires régionaux au niveau de chaque site’’.
L’INRH dispose de deux navires de recherche à Agadir, d’où ils effectuent des missions sur tout le territoire national.
Des opérations d’embarquement des équipes scientifiques de l’INRH à bord des navires de pêche commerciale sont également effectuées, pour compléter les informations sanitaires afin de mieux gérer d’une manière durable les stocks et leur préservation.
Créé en 1998 pour une recherche de proximité avec un seul centre implanté à Casablanca, l’INRH a développé par la suite une politique de décentralisation le long du littoral marocain. Avant, les agents devaient parcourir plus de 1800 km pour faire des prélèvements tout le long de la côte.
Aujourd’hui, grâce à la politique de décentralisation, l’INRH dispose de centres régionaux à Layoune et à Agadir où se trouve aussi un centre de valorisation des produits de la mer.

Il a aussi une station de surveillance de la salubrité du milieu marin à Walidya, un centre spécialisé de pathologies à Tanger et un centre spécialisé d’aquaculture à Médire. Les agents de l’INDH parcourent tout le littoral marocain, de la Méditerranée à l’Atlantique.

Essaouira : Le patrimoine juif marocain revisité

Décidément, la préservation par le Royaume de l’héritage juif marocain traduit fortement la place légitime des Juifs dans l’histoire du Maroc. Ce patrimoine culturel judéo-marocain transmet aux nouvelles générations l’héritage du vivre ensemble. À travers ses sites historiques, ses synagogues, ses mellahs, ses expressions culturelles et artistiques, le patrimoine judéo-marocain témoigne d’une histoire commune et multiséculaire, et transmet aux nouvelles générations un héritage dont la valeur est inestimable.De par son identité nourrie et enrichie en partie par des composantes hébraïques,  le Maroc constitue certes un cas exceptionnel de convivialité, de coexistence et de cohabitation entre Musulmans et Juifs, qui ont contribué à la culture et au patrimoine du pays.

C’est dans le cadre qu’intervient la visite que le Roi Mohammed VI a effectuée, ce mercredi à l’ancienne médina d’Essaouira, à «Bayt Dakira», un espace spirituel et patrimonial de préservation et de valorisation de la mémoire judéo-marocaine, unique en son genre au sud de la Méditerranée et en terre d’Islam.

En effet, cet espace historique, culturel et spirituel, abrite, après des travaux de restauration, la Synagogue «Slat Attia», la maison de la mémoire et de l’histoire «Bayt Dakira» et le Centre international de recherches Haim et Célia Zafrani sur l’histoire des relations entre le Judaïsme et l’Islam.

La visite du Souverain à cet édifice traduit l’intérêt particulier qu’accorde le Souverain  au patrimoine culturel et cultuel de la communauté juive marocaine, et sa volonté permanente de préserver la richesse et la diversité des composantes spirituelles du Royaume et de son patrimoine authentique.

Lors de cette visite, le Souverain a été salué par le Grand Rabbin de Casablanca, M. Joseph Israel, et le Grand Rabbin M. David Pinto, avant de visiter la salle de prière «Slat Attia», l’une des synagogues les plus emblématiques d’Essaouira-Mogador qui reflète l’exceptionnelle singularité et la richesse du judaïsme marocain.

Le Souverain a, par la suite, été salué par Mme Audrey Azoulay, Directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

Ensuite, le conseiller du Souverain, André Azoulay a présenté au Roi les deux Livres Saints : Le Coran et La Thora.

A cette occasion, le chantre Michel Abittan a interprété des chants religieux, avant que le Grand Rabbin de Casablanca, M. Joseph Israel, ne prononce une bénédiction pour SM le Roi Mohammed VI.

Par la suite, le Conseiller de SM le Roi, Président de l’Association Essaouira-Mogador, M. André Azoulay, a prononcé une allocution devant le Souverain dans laquelle il a affirmé que cette visite du Souverain scelle la renaissance de la ville d’Essaouira, qui a toujours été tournée vers le reste du Monde, notant que c’est un jour historique qui porte l’empreinte de « notre Maroc séculaire et millénaire qui a su protéger la très grande diversité, qui est la richesse centrale de notre pays ».

« Cette maison est celle de la mémoire et de l’histoire. Elle est aussi celle de cette boussole marocaine dont le monde a besoin aujourd’hui, un monde en quête de repères, un monde qui tourne le dos à toutes ces valeurs qui sont celles de notre pays sous le leadership de SM le Roi, Amir Al-Mouminine », a ajouté M. Azoulay.

Ayant pour centre de gravité la Synagogue «Slat Attia», Bayt Dakira est un lieu de mémoire qui raconte par les objets, les textes, la photo et le film l’exceptionnelle saga du Judaïsme dans la ville d’Essaouira et de ses patrimoines : du cérémonial du thé à l’art poétique hébraïque, de l’orfèvrerie du filigrane de l’or et de l’argent à la broderie et à la confection de somptueux caftans, des arts culturels à la littérature et des rituels souiris à la synagogue aux grands comptoirs du négoce qui ont fait le rayonnement de Mogador au 18è et 19è siècle.

« Bayt Dakira », qui présente et explique tous les passages de la vie juive à Essaouira, de la naissance au décès et de la Bar Mitzvah au mariage, est également un lieu de pédagogie grâce au Centre de Recherches Haim et Célia Zafrani sur l’histoire des Relations entre le Judaïsme et l’Islam, qui constitue un espace d’échange entre les chercheurs de divers horizons et un espace de partage, de transmission et de résistance à l’amnésie.

L’héritage juif marocain est une composante ancrée de l’histoire du Maroc qui s’est retrouvée, à juste titre, listée parmi celles formant l’identité nationale. Fait unique et sans précédent dans le monde arabe, la Constitution fournit également un cadre juridique pour la pleine jouissance des libertés religieuses.

Depuis 2011, l’héritage hébraïque est inscrit dans la Constitution marocaine. Le texte indique que l’identité du Maroc se nourrit notamment du judaïsme. Unique dans un pays musulman. De fait, les juifs sont présents dans le pays depuis au moins deux millénaires. Après la seconde guerre mondiale, on estime qu’ils étaient entre 2 et 300 000. Aujourd’hui, ils ne seraient plus qu’un millier.