Vidéos à Maristes: Quand des adultes « coachent » des mineurs à la pédopornographie

L’affaire des adolescents partis célébrer la fin du Ramadan en s’adonnant à la réalisation de vidéos pornographiques dans une résidence à Maristes fait grand bruit au Sénégal actuellement.

La Brigade de protection des mineurs dans le cadre de la surveillance des réseaux sociaux a mené des recherches sur deux vidéos mettant en scène des jeunes se livrant à une orgie. Le diffuseur des vidéos pornographiques a été intercepté avant l’arrestation des acteurs et actrices entre Sacré-Cœur, Liberté VI et les Maristes, dont la plus jeune a 14 ans.

Une affaire qui continue d’en choquer plus d’un. D’autant plus qu’il s’agit non seulement de jeunes personnes, « coachées » par des adultes. En effet, en plus d’apprendre que les filles en vedette dans ces vidéos ont moins de 18 ans, il en ressort également que le gérant de la maison d’hôte, ainsi que plusieurs autres hommes, se sont joints à elles.

Pour rappel ces vidéos ont été enregistrées dans les Résidences Zeina des Maristes et dans une chambre meublée de Sacré Cœur et non à la cité Mixta, comme l’annonçaient plusieurs médias. La déléguée du quartier de la cité Mixta a même tenu à apporter un démenti à cet effet.

La brigade de protection des mineurs a mis la main sur 12 suspects, dont des adultes, deux gérants de résidence qui sont en garde-à-vue. Certains d’entre eux seront sous le coup de poursuites pour pédopornographie, viol et détournement de mineures.

Une fois de plus, la ville de Dakar au cœur d’un scandale sexuel. Mais pourquoi les mis en cause sont des personnes de plus en plus jeunes ? Et que peut-on faire pour freiner ce phénomène grandissant ?

 

Accusé d’abus sexuels sur mineur, Mamadou Diop porte plainte contre Dieyna

Le DG de l’ISEG, s’est retrouvé au cœur d’un scandale sexuel. Dieyna, 17 ans, a accusé Mamadou Diop de l’avoir engrossée et refusé ensuite de reconnaître la paternité de l’enfant.

Il s’agit en fait de Dieyna, la chanteuse révélée au grand public grâce à « Sen Petit Gallé ». Diénabou Baldé à l’état civil, accuse donc Mamadou Diop de l’avoir mise enceinte et d’avoir refusé d’admettre la paternité de l’enfant par la suite. Il est à noter que les faits se sont produits alors que Dieyna avait encore 16 ans.

Ce qui a valu au DG de l’ISEG d’être sous le coup d’une accusation d’abus sexuel sur une mineure ayant occasionné une grossesse par conséquent.

Mais l’affaire prend un tout autre tournant puisque ce dernier a décidé de contre attaquer. En effet, Mamadou Diop a, à son tour porté plainte contre Dieyna pour tentative d’extorsion de fonds. Il accuse la jeune artiste ainsi que sa sœur et son frère d’avoir publié des images de sa personne qui compromettent son honorabilité. Et ce, dans le but de le faire chanter.

Scandale à Dakar Sacré Coeur; O.B. Sylvain parle: « Je les adore trop… »

Arrêté pour abus sexuels sur mineurs, O.B. Sylvain, responsable de la cellule de performance de l’académie Dakar Sacré Cœur, a donné sa version des faits. Selon lui, il n’a jamais fait d’attouchements à ces joueurs mineurs. Il parle plutôt de « massage ».

«Je nie les faits qu’on me reproche, dans le cadre de cette enquête concernant des attouchements sexuels que j’aurais eu avec eux. Je peux vous assurer que je n’ai jamais fait ça. Mais par contre, je peux vous confier, en toute franchise, que j’ai eu à m’adonner, avec des enfants du club, à des séances de massage»  a expliqué O.B. Sylvain aux enquêteurs, lors de l’interrogatoire préliminaire.

Un fait qui interpelle tout de même, vu qu’il y a déjà un kinésithérapeute au sein du club. « Je n’ai jamais eu à faire des attouchements sur ces personnes mineurs. Je vous le répète. J’avais de bonnes relations avec tous les enfants. Je les adore trop. Entre nous, il y a une grande complicité » a t-il ajouté.

Affaire Oustaz de Ouakam: Viol, pédophilie, actes contre nature,… De nouveaux éléments découverts

L’affaire « Oustaz de Ouakam » est sans doute l’une des histoires les plus révoltantes du moment au Sénégal. Mouhamed Habibou Guèye est accusé de viol sur mineurs, pédophilie, charlatanisme et actes contre nature.

Habibou Guèye ou le Oustaz de Ouakam, a abusé de la confiance de plusieurs mineurs en usant de sa position de maître coranique. À la faveur d’un retour de parquet, c’est aujourd’hui qu’il fera face au doyen des juges qui a hérité du dossier alors que le parquet a requis le mandat de dépôt.

Les victimes ont porté plainte bien que la plupart des faits remontent vers 1999. Elles ont décidé de briser le silence parce que selon elles, Habibou Gueye continuait d’abuser d’innocentes victimes. Le quotidien Libération a livré des confidences (écœurantes) de victimes sous anonymat.

M. D. : « J’avais 12 ans, il m’a forcé à avoir des rapports sexuels avec un mineur et aussi de me faire pénétrer par des personnes majeures ».
« J’ai connu Mouhamed Habibou Guèye en 2012. Comme il prétendait être un guérisseur, il m’a demandé de venir chez lui pour qu’il me donne des produits qui me protégeraient des djinns. Je suis allé chez lui et il m’a invité dans sa chambre.
Puis, il a commencé à écrire sur mon corps. Ensuite, il s’est mis à me faire des attouchements sexuels. J’étais très surpris. Je suis sorti immédiatement de la chambre.
La deuxième fois, il m’a encore appelé chez lui au motif qu’il allait m’aider à réussir mon examen qui se profilait à l’horizon. Quand je suis allé chez lui, il m’a dit qu’il avait besoin de sperme. Il m’a recommandé une pénétration sexuelle par voie anale. Je me suis exécuté avant de quitter les lieux.
La troisième fois, il m’a encore demandé de venir chez lui et j’y ai trouvé un autre mineur comme moi. Il m’a demandé d’avoir un rapport sexuel avec ce dernier. Il a ensuite prélevé notre sperme pour mettre ça dans un récipient rempli d’eau. Et l’a fait à plusieurs reprises.
Parfois même, il demandait à des majeurs retrouvés sur place de me pénétrer. Aujourd’hui, j’ai grandi et je veux que justice se fasse. Mouhamed Habibou Guèye ne mérite pas de rester dans la société ».
A. S. : « Je suis sûr qu’il a abusé de la moitié des enfants de notre quartier… »
A. K. : « Il est la première personne à m’acheter un téléphone portable. Il me suçait jusqu’à ce que j’éjacule et il récupérait mon sperme »
S. N. : « Aujourd’hui encore, il couche avec des enfants dont il paye les études »
S. B. : « Il m’avait fait croire que pour réussir dans mes études, je devais avoir des rapports sexuels avec lui 7 jours sur 7 »
M. C. : « J’avais 14 ans, il prétendait qu’il avait besoin de mon sperme pour fabriquer une potion magique »
Mais ce n’est pas tout, on découvre au fil des jours des éléments qui pourraient aggraver le cas de l’Oustaz de Ouakam. Plusieurs sites d’informations révèlent en effet que cet homme recueillait le sperme de ces enfants pour le revendre.
D’autres encore ajoutent qu’Habibou Gueye aurait loué plusieurs chambres de passes pour ses « séances de purification » , selon le témoignage d’un riverain. Il ne s’intéresseraient pas qu’aux très jeunes garçons en plus. Selon un témoin du village de Diaglé dont est issu Habibou, il aurait ainsi engrossé plusieurs filles. Et ce serait en raison de la mauvaise réputation qu’il s’est construite dans son village, qu’il a emménagé à Dakar.
Habibou Gueye a déclaré qu’il était « possédé par le diable » à l’époque des faits qu’il a reconnus. La société est dans l’attente de la décision du Procureur.

Dakar Sacré Cœur : O.B. Sylvain viré et arrêté pour abus sexuels sur des joueurs mineurs

O.B Sylvain, responsable de la cellule de performance de l’académie Dakar Sacré Cœur a été arrêté le 08 février 2020. Le technicien en poste depuis octobre 2019 est accusé d’abus sexuels sur des joueurs mineurs.

En effet selon le journal Libération, sept victimes ont livré des témoignages aux enquêteurs de la brigade de protection des mineurs qui ont neutralisé O.B. Sylvain.

L’académie de football Dakar Sacré Cœur a annoncé avoir mis un terme à effet immédiat, à sa collaboration avec le mis en cause, dans le communiqué qui suit.

L’équipe de football de l’AS Dakar Sacré-Cœur informe avoir dû mettre un terme, avec effet immédiat, à sa collaboration avec un volontaire du club, arrivé en octobre 2019 en charge de la Cellule de Performance, pour des faits contraires aux principes et valeurs qui sont les nôtres mais aussi celles de nos partenaires. Ces faits se seraient déroulés dans le cadre des activités du secteur football professionnel de notre club. Dès qu’elle en a été informée, la direction du club a pris les mesures nécessaires pour que cet individu soit interpellé par les forces de police.

À ce stade de l’enquête, nous souhaitons apporter les précisions suivantes :

  • Jeudi 6 février 2020, vers 13h le Coordinateur Sportif et le Responsable Club Citoyen ont déclenché une procédure d’enquête interne à la suite de propos rapportés par des collaborateurs du pôle médical faisant état de conversations entre joueurs du Centre de Formation autour de gestes inappropriés de la part du Responsable du Pôle Performance.
  • Vendredi 7 février 2020 vers 14h, les éléments de l’enquête interne étant jugés suffisamment graves et édifiants, le Coordinateur Sportif et le Responsable Club Citoyen ont immédiatement souhaité rencontrer le Président Délégué du club auprès duquel ils ont exposé les faits. Sur cette base, une cellule de crise a été mise en place. Le Président Délégué a rédigé et transmis directement une lettre de signalement au Commissariat Central de Dakar.
  • Samedi 8 février 2020, peu après 9h, les forces de police, en collaboration étroite avec les responsables du club, ont procédé à l’interpellation de l’individu. Dès lors, une cellule de soutien psychologique a été constituée. Dans le même temps, les quatre (4) victimes présumées à ce stade de l’enquête, accompagnées de leur responsable légal ont été reçues individuellement par le Président Délégué et ses collaborateurs proches. A l’issue de ces entretiens, une plainte commune a été déposée au Commissariat Central de Dakar.
  • Dimanche 9 février 2020, trois (3) autres joueurs ainsi que 6 responsables du club se sont rendus au Commissariat Central de Dakar afin d’apporter eux aussi leur témoignage dans le cadre de la procédure en cours. Avant de se rendre sur place, les trois joueurs ont été reçus, en présence de leur représentant légal, de la psychologue, du Président Délégué et de ses collaborateurs proches.
  • Lundi 10 février 2020, le Président Délégué a réuni tous ses collaborateurs afin de leur exposer les faits. En parallèle, tous les joueurs du Centre de Formation ont été individuellement reçus par la psychologue du club. Deux (2) nouvelles victimes présumées ont été découvertes. Dans le cadre de la cellule de soutien psychologique, une permanence a été mise en place pour apporter son aide à toute personne qui en ferait la demande.
  • Mardi 11 février 2020, les parents des nouvelles victimes présumées identifiées à l’issue de la journée du lundi 10 février 2020 seront reçus individuellement. Les parents des autres joueurs du Centre de Formation seront réunis afin de leur expliquer les faits.
  • En marge de l’ensemble de ces dispositions, les principaux partenaires du club ont été informés de la situation et ont confirmé leur soutien au club dans sa démarche transparente de signalement.

Compte tenu de la gravité des faits, et afin de protéger nos joueurs et leurs familles, la préoccupation première du club à ce stade demeure la protection des victimes présumées, et la collaboration pleine et entière avec la police et la justice pour faire toute la lumière sur cette affaire.

Le club communiquera ultérieurement en fonction des avancées du dossier, si nécessaire.

Fait à Dakar, le 11/02/2020, 10H00