Des systèmes pluvio-orageux sur la zone est et les localités Sud

Des systèmes pluvio-orageux seront notés au cours de cette nuit allant au petit matin sur la zone Est et les localités Sud, indique l’agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM).

Dans son bulletin de prévision, l’agence signale cependant que ‘’sur les régions centre et nord, des cellules isolées pourraient se former et générer par endroits des pluies d’intensités variables’’.

Elle ajoute que malgré une légère baisse des températures, la sensation de chaleur se maintiendra sur la partie nord-est où les températures maximales varieront entre 33° à 36 °C.

Les visibilités seront généralement bonnes tandis que les vents seront de secteur Nord-ouest à Sud-ouest et d’intensités faibles à modérées.

Corruption à l’Iaaf : Nuzman enfonce Massata Diack

Pape Massata Diack est encore cité dans le scandale présumé de corruption qui éclabousse l’Iaaf.

Le président du Comité olympique brésilien, Carlos Nuzman, soupçonné d’avoir donné des pots de vin au Sénégalais Lamine Diack via son fils Massata Diack a comparu hier devant le tribunal pénal fédéral du Brésil.

Selon Les Echos, les procureurs ont exhibé des mails qui attestent des versements financiers vers les comptes de Massata Diack. Nuzman, qui s’est lavé à grande eau, confirme soutenant que ces messages étaient courants et qu’il ne savait pas de quoi il s’agissait. « Je n’ai répondu à aucun courrier de Papa Diack, mais un jour, il m’a dit que tout était résolu dans l’un des courriers que j’ai reçus, et je ne savais comment cela avait été résolu », a-t-il déclaré au tribunal.

Une situation qui corse davantage la situation de Massata Diack, selon Les Echos, qui signale que Diack Fils a intérêt à ne pas bouger du Sénégal.

Près de 525 milliards de francs injectés en 58 ans au Sénégal par la coopération allemande

La République fédérale d’Allemagne, dont la Chancelière, Angela Merkel, entame mercredi à Dakar une visite officielle de 48 heures, a depuis l’indépendance du Sénégal (1960) injecté près de 525 milliards de francs dans divers projets de développement au profit du pays, a appris l’APS de source diplomatique.

L’Allemagne est un partenaire important de la coopération au développement du Sénégal depuis son indépendance en 1960. Depuis lors, le gouvernement fédéral a réalisé des projets au Sénégal pour un volume d’environ 800 millions d’euros (524,7 milliards de francs), lit-on notamment dans un document paru sur le site internet de l’ambassade allemande au Sénégal.

En 2006, Berlin a annulé des dettes bilatérales envers le Sénégal pour un montant de près de 120 millions d’euros (78,7 milliards de francs Cfa), rappelle le document qui fait également état d’une réorientation du pôle prioritaire de coopération vers les énergies renouvelables

La disponibilité de l’énergie est un des principaux obstacles au développement du Sénégal. Compte tenu de la dépendance à l’égard des combustibles fossiles, qui doivent être importés, le gouvernement sénégalais souhaite utiliser davantage l’énergie solaire et éolienne.

Les connaissances et l’expérience de l’Allemagne dans ce domaine sont très appréciées au Sénégal. L’objectif de la coopération est d’accroître l’accès à l’énergie dans les zones rurales et de rendre l’approvisionnement énergétique global plus sûr, plus efficace et plus respectueux de l’environnement.

Sur le plan purement commercial, le Sénégal exporte vers l’Allemagne entre autres produits des minerais de zirconium et leurs concentrés, des tomates, des goyaves, des mangues et mangoustans, des haricots, de la farine sous forme de pellets de poissons ou de crustacés, de mollusques ou d’autres invertébrés aquatiques, selon Agence sénégalaise de promotion des exportations (ASEPEX).

Les produits importés d’Allemagne tournent, entre autres, autour des huiles végétales et leurs fractions partiellement ou totalement hydrogénées, des voitures de tourisme et d’autres véhicules de transport, de réactifs de diagnostic ou de laboratoire, des machines et engins de travaux publics. En plus d’autres machines et appareils pour le traitement, la préparation ou la fabrication industrielle, souligne l’ASEPEX.

La balance commerciale entre les deux pays est largement déficitaire au détriment du Sénégal. Par exemple, en 2015, la valeur financière des importations sénégalaises a été de l’ordre de 117 millions de dollars (65, 6 milliards de francs), alors que les exportations s’étaient élevées à environ 17 millions de dollars (près de 10 milliards de francs), selon un document de la structure sénégalaise chargée de la promotion des exportations.

La délégation d’opérateurs économiques devant accompagner la chancelière allemande est sans doute un signe de la volonté des deux pays de renforcer leur partenariat économique dans un contexte marqué notamment par l’entrée prochaine du Sénégal dans le club des pays producteurs et exportateurs de pétrole et de gaz.

Cette visite constitue également une suite logique dans la consolidation des relations bilatérales. La chancelière Merkel et le président sénégalais Macky Sall se sont rencontrés en marge du sommet du G20 à Hambourg en juillet 2017, et les deux pays partagent des intérêts communs, par exemple en soutenant la mission de l’ONU au Mali (MINUSMA).

Par ailleurs, le Sénégal est l’un des pays partenaires de l’initiative ’’Compact With Africa’’, lancée sous la présidence allemande du G20 en 2017. Celle-ci vise à promouvoir le développement économique sur le continent africain par le biais de l’amélioration des cadres de l’investissement, souligne-t-on.

En outre, des fondations politiques, Friedrich-Ebert (FES), Konrad-Adenauer (FKA), Friedrich-Naumann pour la Liberté (FNF), Rosa-Luxemburg (RLS) et Heinrich-Böll (HBS), sont actives au Sénégal.

Plusieurs projets régionaux dans la région de l’Afrique de l’Ouest sont contrôlés depuis Dakar, tandis que le ministère fédéral des Affaires étrangères met chaque année des ressources financières à disposition, par l’intermédiaire de l’ambassade de Dakar, pour des microprojets, fait remarquer la représentation diplomatique.

Programmes d’investissements du PSE: Les économistes en désaccord sur les priorités

A l’image du consultant bancaire Mohamed Dia et du Premier ministre Mahammed Dionne, certains économistes sénégalais ont des opinons diamétralement opposées sur les investissements prioritaires du régime de Macky Sall. C’est ce qui ressort des entretiens que Maïssa Badou et Ousmane Biram Sané ont accordé à EnQuête.

“Le PSE de Macky Sall envoie le Sénégal droit dans le mur”. Cette phrase est du consultant bancaire sénégalais Mohamed Dia, dans une tribune publiée sur le site du journal français Le Monde du vendredi 24 août. ‘’Avec le Plan Sénégal émergent (PSE), initié en 2014 par le président Macky Sall, le pays s’est lancé dans la construction d’infrastructures pour favoriser le développement économique. Hélas ! Les ressources mobilisées pour ces projets sont mal allouées et cela va créer une situation désastreuse, irréversible. Ces investissements sont improductifs et pourraient freiner notre croissance’’, a-t-il ajouté.

Cette sortie intervenue dans la période d’élaboration de la phase 2 du Pse n’a pas laissé indifférent le gouvernement, le chef en particulier. En effet, deux jours après cette publication, le Premier ministre en personne a écrit une contribution pour répondre à M. Dia et défendre le plan du Président Macky Sall. ‘’En dotant le Sénégal, pour la première fois de son histoire, d’une vision à moyen et long terme qui se fonde sur une combinaison réfléchie et intégrée d’une transformation structurelle de notre économie et en même temps de la revalorisation de notre capital humain, dans un cadre rénové d’intégrité et de gouvernance publique, le Président Macky Sall a véritablement fait le choix d’un Sénégal de tous et d’un Sénégal pour tous qui place notre pays, le Sénégal, de manière irréversible, sur la voie d’une émergence inclusive et d’une prospérité retrouvée et partagée’’, a rétorqué Mahammed Boun Abdallah Dionne. Avec le Pse, ajoute-t-il, le pays ‘’apprend à bien marcher sur ses deux pieds’’.

Interpellés sur cette polémique sur la pertinence des investissements prioritaires en cours de réalisation, les économistes ont eu des avis divergents. Pour Maïssa Badou, on ne peut pas mettre en avant des infrastructures ‘’extrêmement coûteuses’’ dont la rentabilité est aussi ‘’douteuse’’ pour développer un pays. ‘’En premier lieu, ils ont un problème de priorités. Dans un pays qui se cherche encore, je ne peux pas comprendre qu’on mette en avant une arène de lutte ou une aréna, alors qu’on peine à orienter les étudiants par défaut d’universités. Pendant 7 ans, on n’a pas pu orienter tous les étudiants. On va peut-être forcer Diamniadio en octobre pour des raisons de campagne électorale’’, affirme l’économiste joint par téléphone hier par EnQuête. Concernant Ila Touba, il renchérit qu’avec les 5 entrées de l’infrastructure, le trajet peut coûter au chauffeur ‘’10 000 F CFA’’.

Sur ce, M. Babou ne voit pas l’intérêt pour un transporteur d’emprunter cette voie, sauf en cas d’urgence. Maïssa Babou estime que les habitants de Touba ont ‘’besoin d’autres choses’’, telles que des dispensaires, hôpitaux, réseaux d’assainissement, etc. Ce qui fait dire au Pr d’économie que l’ordre des priorités des projets est à ‘’revoir’’. ‘’Ils sont en train d’inverser les rôles pour des raisons électoralistes. Même si on est de Fatick et qu’on aime la lutte, ça ne justifie pas qu’on construise une arène à la place d’un hôpital ou d’une université. Ça, c’est le propre des pays qui marchent sur la tête. La Francophonie nous a coûté presque 87 milliards de francs CFA, alors que ce n’était pas une priorité. Si on regarde les investissements majeurs du gouvernement, globalement, on se rend compte qu’il y a un problème’’, a-t-il dit.

Maïssa Babou : ‘’Parler de Train rapide, c’est se moquer des gens’’

Pour ce qui est du Train express régional (Ter) dont la livraison est prévue le 14 janvier 2019, selon le Pm, Maïssa Babou est du même avis que le consultant bancaire Mohamed Dia. Pour lui, ‘’parler de Train rapide, c’est se moquer des gens’’. D’après M. Badou, le Train express régional (Ter) coûte 1000 milliards de francs CFA et doit s’arrêter 10 fois sur une distance de 57 km. ‘’Quand on est dans un investissement de ce niveau, la rentabilité ne pourra jamais se faire si le prix du billet n’est pas calé à 3000 F CFA au minimum. Il faut être conséquent. S’il fallait faire un train, on pouvait en faire un qui ne coûterait pas 200 milliards de F CFA. On n’a pas besoin d’un Ter’’, dit-il. Donc, l’économiste soutient que ce train aurait dû être amené au Fouta, vu que cette localité ‘’souffre de désenclavement’’. Le problème de transport pose un ‘’vrai défi’’ pour le développement de cette zone.

En fait, Maïssa Babou est catégorique. Pour lui, quand on veut mettre en avant des investissements de prestige, on ‘’fausse’’ le chemin du vrai développement qui doit être celui local. Cet interlocuteur affirme qu’avec l’élaboration de la 2ème phase du Pse, pour la période 2019-2023, le gouvernement ne peut pas gagner le pari de l’émergence. ‘’Nous sommes trop mal partis. Le problème actuel du Sénégal est lié à l’endettement. Nous sommes bloqués. Nous sommes presque à 61%, selon les chiffres officiels. Mais officieusement, ça dépasse ce taux. Actuellement, le Sénégal doit son salut à la manne pétrolière et au gaz. Tous les nouveaux prêts seront adossés à ces ressources’’, fait-il savoir.

D’ailleurs, il pense que le gouvernement est en train de ‘’vendanger’’ les ressources alors qu’on n’a même pas commencé l’exploitation. ‘’Ce n’est même plus une question de signatures pour le Sénégal, mais celle de ressources naturelles disponibles. Or, le pays n’a que 10% de ces ressources. Il faut noter que tous les pays qui ont du pétrole en Afrique ont des problèmes. C’est le cas du Gabon, du Congo. Quand on veut engager le Pse 2, ce sera forcément sur la base d’endettement. Car le pays n’a pas de ressources propres pour financer son développement’’, relève-t-il. Pour le Pr Babou, il fallait, dès 2012, s’orienter vers le développement. M. Babou soutient que ce plan, conçu par des spécialistes américains, ‘’n’est pas propre au Sénégal’’. ‘’Si le Pse est bien écrit, il est mal exécuté. Quand on dit transformation structurelle de notre économie, qu’est-ce qu’on a fait de notre arachide ? Au lieu de transformer ça, on l’exporte de façon brute. Ils n’ont rien fait à ce niveau’’, regrette Maïssa Babou.

Ousmane Biram Sané : ‘’On peut tout reprocher à Macky Sall sauf la clarté et la pertinence de sa vision économique et sociale’’

Contrairement à ce dernier, l’économiste-financier Ousmane Biram Sané certifie que c’est ‘’la première fois’’ qu’un président de la République est ‘’élu’’ sur la base d’un programme économique. Il s’agit du ‘’Yoonu Yokkute’’ qui, pour lui, est une vision à long terme. ‘’Quand il est arrivé au pouvoir, il a mis des experts dessus, ce qui a donné le Pse. On a toujours reproché aux dirigeants africains d’avoir une courte vision de l’horizon économique de leur politique. Avec l’arrivée de Macky Sall, il y a un horizon programmatique.

C’est un plan qui est très cohérent. Il est en train de le déployer avec Programmes d’actions prioritaires. Tous les pays marchent en fonction de ce plan. C’est un plan qui peut survivre aux deux mandats du président Macky Sall’’, défend-il. Ainsi, l’ancien directeur national de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) s’est inscrit en faux par rapport à l’article de Mouhamed Dia et à l’opinion de M. Babou. Pour M. Sané, le Ter, même s’il est ‘’coûteux’’, il faut voir ce qu’il rapporte en termes de mobilité dans la mégalopole de Dakar. ‘’Quand on cherche de la croissance économique, on cherche également de la production, du travail. Cela suppose qu’un travailleur arrive dans son lieu de travail à l’heure et reparte à l’heure et en bonne santé. Il ne perd pas du temps dans les embouteillages immenses que Dakar connaît. Donc, si on amène un système de transport rapide qui est le Ter, couplé au Bus rapid transit (Brt), on est en train de résoudre le problème de mobilité du transport, d’accroissement de la productivité. C’est celle-ci qui va soutenir la croissance’’, explique-t-il.

Pour ce financier, il n’y a pas suffisamment d’infrastructures au Sénégal. D’ailleurs, admet M. Sané, quand on juge par la subsistance des abris provisoires et l’état des infrastructures hospitalières, ça peut être noté comme un ‘’point faible’’ de la politique d’investissement du Président Macky Sall. De ce fait, il a salué le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) et le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) destinés à déconcentrer l’investissement en infrastructures dans l’intérieur du pays. ‘’On peut tout reprocher à Macky Sall sauf la clarté et la pertinence de sa vision économique et sociale. Les investissements que l’Etat fait pour l’accès à l’eau à Dakar sont rattrapés par la démographie galopante, l’industrialisation, le boom économique. Aucun pouvoir ne peut se passer des investissements de mise à niveau réguliers pour Dakar. Tout est concentré ici. La capitale est à elle seule une sur-priorité’’, signale-t-il. L’économiste pense qu’un investissement de mobilité urbaine devient ‘’une urgence’’.

Par rapport à l’accès à l’eau, Mouhamed Dia a indiqué dans sa contribution qu’une ‘’usine de dessalement de l’eau de mer coûte 135 milliards de francs CFA et aurait réglé le problème de l’eau une bonne fois pour toutes’’.

Il faut noter que le consultant bancaire a aussi soutenu qu’à ce rythme d’investissement des projets d’infrastructures, le Sénégal ‘’court à la faillite’’. Ce que nie catégoriquement M. Sané. ‘’Toutes les institutions financières crédibles acceptent que le niveau d’endettement du Sénégal est conforme à la norme édictée par l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Je ne vois pas de quoi s’alarmer’’, rassure-t-il. Toutefois, M. Sané reconnaît qu’il faut étudier davantage les conditions de prêts des dettes commerciales. ‘’Parfois, c’est des taux assez chers et qui seront douloureux au moment du remboursement. Les taux d’intérêts sont très élevés et les maturités assez longues. Mais l’Etat pourra, avec des perspectives qui se présentent en termes de pétrole et de gaz, essayer de restructurer sa dette. Il faut reconnaître qu’on n’est pas en situation de surendettement, il faut même optimiser les conditions d’endettement pour que le service de la dette soit soutenable à notre Pib’’, poursuit l’économiste.

Aujourd’hui, la contribution du secteur du tourisme dans le Produit intérieur brut (Pib) explique, selon lui, la finalisation de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd). D’après ce consultant, la compétition des pays sur le plan touristique, c’est le nombre de nuitées qu’ils vendent par an, le nombre de grandes conférences qu’ils tiennent. ‘’De ce point de vue, l’aéroport de Dakar ne répondait plus aux contraintes de compétitions touristiques internationales. C’est pourquoi Aibd a été finalisé par le Président Macky Sall. Couplé à cela, un centre de conférence Abdou Diouf qui, quoique cher, contribue à faire du Sénégal une plaque tournante des grandes conférences internationales, lesquelles ont des retombées économiques, sociales, politiques et diplomatiques au pays. Le pont de Farafenni désenclave définitivement la région sud’’, signale-t-il.

Aujourd’hui, si M. Dia qualifie le PSE d’irréaliste, de plan ‘’égoïste conçu pour fournir à court terme un bilan au chef de l’Etat, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2019’’, M. Sané rétorque que le bilan, c’est l’enjeu dans une démocratie. ‘’Le parti qui gouverne en a besoin, et l’opposition a aussi besoin de le discréditer. Tant qu’on est un bon gouvernement, on a une feuille de route, avec des évaluations d’étapes. Dans tous les cas, il est incontestable qu’à partir du Pse, on est en train de renouer avec le chemin de la croissance’’, argumente l’ancien Directeur national de la Brvm.

Différend avec le régime: Le Pds menace de démissionner de l’Internationale libérale

Au moment où le Front démocratique et social de résistance nationale s’apprête à assiéger le ministère de l’Intérieur, le Parti démocratique sénégalais menace, lui, de démissionner de l’Internationale libérale, si jamais sa réunion prévue à Dakar en novembre 2018 est maintenue.

Le différend politique qui a toujours opposé le président de la République Macky Sall et ses ex-frères de parti se répercute jusqu’au sein de l’Internationale libérale. Cette structure qui regroupe toutes les formations politiques d’obédience libérale risque de poursuivre son petit bonhomme de chemin sans le Parti démocratique sénégalais. La formation politique d’Abdoulaye Wade menace en effet de boycotter la réunion de cette organisation prévue au mois de novembre prochain à Dakar. Mieux, l’ancien président de la République et ses frères de parti envisagent de démissionner tout simplement de cette organisation, si jamais elle persiste dans sa volonté de tenir sa réunion à Dakar.

Pour les libéraux, le régime actuel, de par ses actes, n’honore pas les principes fondamentaux du libéralisme. ‘’Après avoir entendu une importante communication écrite du frère Abdoulaye Wade, Secrétaire général national, sur la situation de l’Internationale libérale, le Comité directeur a décidé de boycotter la réunion prévue à Dakar au mois de novembre, de manifester sa désapprobation et de démissionner de cette organisation, si elle maintenait sa décision de tenir la réunion à Dakar, alors qu’aussi bien Amnesty International que la plupart des associations de défense des droits de l’Homme continuent de dénoncer de graves violations des droits de l’Homme et un net recul de notre démocratie, avec une justice aux ordres qui rend la justice au nom de Macky Sall’’, fulmine le porte-parole du Pds à l’issue de la réunion du Comité directeur tenue hier à la permanence Oumar Lamine Badji. Selon Babacar Gaye, le Pds ne pourra pas rester membre d’une internationale qui cautionne un tel régime.

Parmi les dérives du pouvoir, les libéraux citent avant tout d’abord le parrainage. Ainsi, de concert avec le Front démocratique et social de résistance nationale (FRN), l’ancien parti au pouvoir rejette cette loi. Il se dit prêt à adopter toutes les résolutions prises par le FRN pour provoquer son abandon. Il estime qu’il fera partie intégrante du ‘’combat’’. Il fustige également l’implication d’Aly Ngouille Ndiaye dans le processus électoral. Selon les libéraux, l’actuel ministre de l’Intérieur est vu comme un rempart ‘’du coup électoral que prépare Macky Sall’’.

‘’Macky Sall ne s’arrête pas seulement à faire voter des lois scélérates, il s’est évertué tout au long de son mandat à instrumentaliser des pans entiers de la justice, avec des magistrats qu’il a soumis, pour éliminer certains candidats qu’il a juré de ne pas affronter’’, déclarent les libéraux. Ces derniers demandent à tous leurs militants, responsables et membres de mouvements de soutien d’être présents, le 30 août 2018, devant la Cour suprême et devant la Cour d’Appel de Dakar pour manifester leur soutien sans réserve et leur solidarité à leur candidat Karim Wade et à Khalifa Sall que ‘’Macky Sall veut éliminer de la compétition, au risque d’installer le chaos dans le pays’’.

L’opposition dévoile son plan de lutte contre le parrainage

Saisine de la justice et intensification des manifestations et des actions multiformes. C’est la stratégie de l’opposition la plus représentative pour pousser le président Macky Sall à retirer sa fameuse loi sur le parrainage.

L’opposition radicale conteste toujours le ministre de l’Intérieur et la loi sur le parrainage, malgré sa participation, hier, à la rencontre entre la direction générale des élections et les coordonnateurs nationaux des candidats déclarés à l’élection présidentielle de février 2019. «Du point de vue formel, pour tenir compte de la loi électorale, le Frn avait instruit ses membres qui envisageraient de se présenter au scrutin du 24 février 2019 de désigner leur coordonnateur national. Et cette désignation ne vaut en aucune façon acceptation par les partis membres du Frn du système scandaleux et inacceptable de parrainage que le gouvernement a mis en place pour éliminer certains candidats dans le cadre du coup d’état électoral qu’il s’apprête à perpétrer pour tenter d’assurer un second mandat improbable au candidat Macky Sall», prévient la conférence des leaders de l’opposition.

Ainsi, au plan judiciaire, les partis de l’opposition regroupés autour du Frn vont déposer aujourd’hui, un recours pour l’annulation de l’arrêté du ministre de l’Intérieur pour notamment «l’illégalité» de l’existence de 2 modèles de fiche de collecte de parrainages et «l’illégalité» de l’absence de la mention signature sur la fiche numérique. «Sur l’arrêté du ministre, tout le monde est maintenant édifié sur ce qu’ils ont appelé le discriminant. Ils ont ajouté une chaine de 17 caractères numériques pour multiplier les erreurs de saisie et disqualifier les parrainages des candidats de l’opposition sachant que l’Apr dispose du fichier électoral avec l’ensemble de ses rubriques», affirment les leaders de l’opposition qui étaient en conférence de presse, hier, au siège de Bokk Gis Gis.

Mais le combat ne sera pas uniquement judiciaire. En effet, au plan politique, l’opposition a décidé de mener et d’intensifier des manifestations et des actions multiformes. Déjà, elle informe l’autorité administrative de l’organisation d’un sit-in devant le ministère de l’Intérieur pour le mardi 4 septembre pour exiger l’abandon des parrainages, l’accès pour l’opposition au fichier électoral et la mise en place d’une autorité indépendante pour organiser les élections. Un plan d’action est en train d’être finalisé et sera porté à la connaissance des Sénégalais.

L’opposition accuse le pouvoir d’être dans une dynamique de saboter le scrutin. «Le sabotage des élections a commencé avec cette convocation où l’objectif visé était non seulement de donner un nombre fictif de candidats pour justifier le parrainage mais aussi de ficher les vrais coordonnateurs nationaux pour essayer de les détourner plus tard», dénoncent les leaders de l’opposition.

Cette conférence de presse s’est tenue quelques heures seulement après la rencontre entre la direction des élections et les représentants des candidats. Et à en croire ces opposants, cette réunion a accouché d’une souris. «Du théâtre. Rien que du théâtre, comme nous l’avions imaginé», disent-ils.

Par ailleurs, l’opposition reproche au ministère de l’Intérieur d’avoir lancé les opérations de parrainage des candidats à l’élection présidentielle alors que dans le même temps, il oppose une fin de non recevoir à ses nombreuses requêtes pour disposer d’une copie du fichier électoral. Pourtant, d’après elle, il est de notoriété publique que l’Apr a mis depuis plusieurs mois le nouveau fichier électoral à la disposition de ses responsables qui l’ont exploité dans le cadre de la campagne de collecte des parrainages qu’ils ont commencée depuis longtemps en toute illégalité.

«Une fois de plus, le parti pris et les graves manœuvres frauduleuses démontrent que le ministre de l’Intérieur est définitivement disqualifié pour organiser les prochaines élections. Plus que jamais, nous, partis, membres du Frn, constatons, face à la catastrophe imminente que constitue l’élection présidentielle du 24 février, après des mois de manifestations de masse, après de multiples rencontres avec les autorités religieuses et diplomatiques, que le régime de Macky Sall reste sourd à nos revendications, et même à un dialogue sincère pour aller vers des élections sincères», pestent encore le Pds, Rewmi, Bokk Gis Gis, Act, Pastef, Tekki, etc.

Urgences sanitaires : Macky Sall prône le renforcement des capacités de riposte sur le continent

Le Président de la République, Macky Sall, a appelé lundi ‘’au renforcement des capacités de surveillance épidémiologique, de détection et de riposte aux urgences sanitaires en Afrique’’, arguant qu’il est « impératif de collaborer’’ entre les pays du continent pour « faire face plus efficacement aux épidémies’’.

‘’Nous devons mettre l’accent sur la promotion de la prévention, moyen le plus efficace de lutte contre les maladies non transmissibles. Dès lors, le renforcement de nos capacités de surveillance épidémiologique, de détection précoce et de riposte aux urgences sanitaires s’imposent’’, a soutenu le Président Sall.

Le chef de l’Etat, qui présidait la 68ème session du comité régional de l’Afrique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ouverte lundi à Dakar (27-31 août), s’est appesanti sur la centralité des ressources humaines.

‘’Les investissements doivent être orientés vers le capital humain. Nos systèmes de santé continueront d’être fragiles si nous ne renforçons pas nos ressources humaines et si nous ne les formons pas dans les domaines les plus pointus’’, a-t-il insisté.

Il a défendu l’importance de « renforcer la collaboration entre nos pays pour faire face plus efficacement’’ aux épidémies.

« L’Agenda 2063 de l’Union africaine nous invite à l’intégration. Nous devons, à l’échelle régionale, identifier, évaluer et communiquer les menaces actuelles et futures sur la santé humaine, du fait des maladies à potentiel épidémique et endémique, et préparer la riposte le cas échéant’’, a-t-il dit en présence de 47 délégations et ministres de la Santé de l’Afrique.

Il a exhorté à « investir davantage de ressources dans la mise en place d’infrastructures, et d’équipements adaptés et de qualité’’.

Pour lui, ‘’la santé est un enjeu stratégique de développement
pour tout Etat qui aspire au progrès social et économique’’. Selon lui, ’’elle n’est pas un investissement à fonds perdus, elle est un facteur de performance économique et de développement’’.

‘’Nous devons aussi nous engager dans une gouvernance sanitaire capable de garantir la transparence, l’équité et la participation des communautés’’, a plaidé Macky Sall.

‘’C’est autant de défis que le continent doit relever pour atteindre la couverture sanitaire universelle’’, a-t-il lancé, en présence du Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de la Directrice régionale pour l’Afrique.

Projet de décret en attente: La législation sénégalaise prise de court

Avantages ou pas, le débat sur Auchan lève un coin du voile sur le vide juridique dans le secteur de la distribution.

Les résolutions présidentielles sont peut-être passées inaperçues. En deux Conseils des ministres, Macky Sall a théorisé l’intérêt de combler le retard du Sénégal en matière de distribution. Un aveu officiel que jusque-là le pays ne disposait d’une législation dans ce domaine. Mercredi 27 juillet 2018, en réunion de Conseil des ministres, il urgeait le ministre du Commerce Alioune Sarr ‘‘d’engager une réforme du secteur de la distribution au Sénégal et de proposer, dans les meilleurs délais, les textes réglementaires appropriés’’.

Une semaine plus tard, toujours en Conseil des ministres, une autre diligence du président prévoyait un projet de décret réglementant les commerces de grande distribution au Sénégal. Il devrait déterminer une grande surface, soumettre à autorisation l’ouverture des grandes surfaces, déterminer la liste des produits agro-alimentaires et le niveau de conditionnement que les grandes surfaces peuvent ou ne peuvent pas faire, définir ou redéfinir les concepts de vente à perte, abus de position dominante… La loi n°94-63 du 22 août 1994 sur les prix, la concurrence et le contentieux économique semble être dépassée par les exigences et les enjeux actuels du marché actuel, et le seul filet de protection demeure le règlement communautaire.

D’ailleurs, depuis 2002, en matière de pratiques anticoncurrentielles, il y a l’exclusivité du droit communautaire (Uemoa) au détriment des lois nationales. Une disposition qui risque d’engorger la cour communautaire, estime le consultant en droit, spécialiste en contentieux des affaires, Me El Hadj Amath Thiam.

Sans prendre parti dans le débat, il estime toutefois que les actes posés par le géant français ne sont pas gratuits et qu’une législation nationale forte devrait être implémentée, qui soulagera le niveau communautaire, en cas de contentieux. Un filet de protection pour préserver le tissu économique local informel, en perspective de la mise en application des Accords de partenariat économique (Ape), ne serait pas superflu.

Des débats de la dernière session budgétaire, il est ressorti que certaines marques occidentales ont compris que les filières agricoles et industrielles nationales et sous-régionales sont totalement impréparées aux Ape qu’elles s’implantent localement avec comme but, pense le député Ousmane Sonko, de ‘‘contrôler toute l’activité économique’’.

Une inquiétude soulevée le dimanche 26 novembre 2017, lors du passage du ministre du Commerce, Alioune Sarr, pour le vote de son projet de budget à l’Hémicycle. ‘‘Les premiers contentieux que vous commencez à avoir avec Auchan ne sont que des prémices, parce que le petit et le gros commerce vont disparaitre’’, a pronostiqué le parlementaire. Ce dernier, qui a récemment réaffirmé l’option libérale du commerce sénégalais, a pris le contrepied du député, en soulignant les avantages que pourrait apporter la grande distribution. Il avait alors même esquissé l’hypothèse de la fin du maillon intermédiaire, le petit et le gros commerce, au profit de la production locale.

Pour le ministre du Commerce, l’arrivée de ces marques de la grande distribution est un bon débouché pour les agriculteurs dont la demande de leurs produits pourrait connaitre une hausse. ‘‘Le gouvernement du Sénégal, son chef d’Etat défendront sérieusement les intérêts du Sénégal. Effectivement, il faut faire en sorte que ces grandes surfaces achètent ; qu’il y ait un lien avec les producteurs locaux. Par exemple, pour tout le riz produit au Sénégal, les supermarchés se sont engagés à le vendre dans leurs rayons. Le gouvernement veillera à ce qu’il n’y ait pas de préférence de produits importés face aux produits locaux. C’est une discussion que nous allons engager. Mais nous avons besoin de moderniser tous les segments de commerce et d’améliorer la qualité des produits’’, a défendu Alioune Sarr.

Le consultant en droit, spécialiste en contentieux des affaires, Me El Hadj Amath Thiam, est d’avis que la nature intrinsèquement capitaliste de l’économie libérale exclut tout angélisme. ‘‘Dans la subconscience de tout opérateur économique, se cache une idée machiavélique de domination et de vouloir rayer de la carte économique ses potentiels concurrents et quoi que cela puisse leur coûter pour enfin régner’’.

Pas qu’Auchan dans la vie ! 

A tort ou à raison, la polémique sur l’implantation d’Auchan est énorme. Tellement prenante qu’on en oublierait que ce secteur du commerce mobilise d’autres enseignes plus anciennes ou contemporaines de la marque française. En attendant de voir les définitions du projet de décret présidentiel sur ce que sont grandes surfaces, magasins, supermarchés, supérettes… d’autres concurrents de moindre calibre sont présents dans la capitale sénégalaise principalement, mais aussi dans les localités de la Petite Côte.

Super U, avec deux magasins à Mbour, un aux Parcelles-Assainies et un à Ouakam, Ngor et Yoff, tisse doucement sa toile. Les supermarchés Casino sont aussi dans des zones ‘‘hype’’ de Dakar comme le Sea Plazza, la route des Almadies, Saly, Sahm, Albert Sarraut et Liberté. Cette marque propose même une petite remise de 5 % tous les mercredis. Les hypermarchés Exclusive sur la Voie de dégagement nord (Vdn) et un récemment ouvert près de l’aéroport de Yoff, s’impose doucement. Comment oublier Leader Price aux Almadies et à Yoff ? Ces enseignes sont parmi les principaux lieux de convergence des clients auxquelles s’ajoutent des boutiques de moindre envergure. Les American Food Store près de la gendarmerie de la Foire de Dakar et un autre sur la route des Almadies sont courus.

Parrainage: Une réunion sur fond de désaccords et de cacophonie

Le Ministre de l’Intérieur et les représentants des potentiels candidats à la présidentielle de 2019, étaient en conclave hier pour débattre des modalités de mise en œuvre du parrainage. Mais la rencontre s’est achevée sans le moindre accord ni aucune déclaration commune. Retour sur une journée de cacophonie !

Premier couac ! Le Ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, qui a convoqué la rencontre, a brillé par son absence. Aly Ngouille Ndiaye a été représenté par Bernard Casimir Demba Cissé, Directeur de la formation et de la communication de la Direction générale des élections (DGE). Une attitude qu’a déplorée l’opposition, notamment Alassane Ba, coordonnateur du candidat indépendant, José Emmanuel Sarr : « Nous nous attendions à être reçus par le Ministre de l’Intérieur. Nous avons des questions à lui poser. On ne voit pas quelle était la pertinence d’avoir un fichier numérique et un fichier en papier parce que la signature est bien inscrite sur le (premier) mais pas sur la version numérique.»

Le Pds dénonce l’amateurisme d’Aly Ngouille Ndiaye

Par la voix de son représentant Cheikh Dieng, le Pds pointe du doigt l’amateurisme et l’impartialité du Ministre de l’Intérieur sur le processus électoral. « Il nous fait perdre toute une journée pour nous remettre des documents disponibles sur le net. Nous avons demandé, conformément au code électoral, à disposer du fichier électoral parce que les parrains doivent être obligatoires sur le fichier électoral. Le candidat Macky Sall dispose de ce fichier électoral et aucun des autres candidats n’en dispose. Ce qui est une violation flagrante de la loi électorale qui requiert que tous les candidats soient au même niveau d’égalité dans le processus électoral », s’indigne Cheikh Dieng, furax. Il ajoute : «Nous avons donc cette première rupture de l’égalité des candidats, avec une faveur accordée au candidat Macky Sall par son poulain Aly Ngouille Ndiaye. Avant de demander aux candidats d’aller collecter des parrains, il devrait définir de manière très claire sur quelle base ce parrainage sera évalué. Cela montre la volonté manifeste de Macky Sall d’organiser une non élection au Sénégal, de confisquer le pouvoir. Et cela, nous ne l’accepterons pas. » Pis, Cheikh Dieng souligne que le Pds et l’opposition récusent l’organisation des élections par le ministre Aly Ngouille Ndiaye».

Thierno Bocoum dénonce déjà des dysfonctionnements

Thierno Bocoum parle de violation de la loi. Le leader du mouvement AGIR, candidat déclaré la présidentielle de 2019, déclare que ce processus a été biaisé dès le début. Selon lui, la fiche de collecte devait être remise aux candidats déclarés en format électronique et en format papier depuis le 23 août, date à laquelle le montant de la caution été, officiellement, fixé. Ce dysfonctionnent, note l’ancien parlementaire, prouve à suffisance que Macky Sall et son régime sont dans une logique de fraude.

Manko de Khalifa Sall récuse Aly Ngouille

Idrissa Diallo, qui a représenté Khalifa Sall à la réunion sur le parrainage, à l’instar des autres coordonnateurs nationaux, récuse Aly Ngouille. Ce dernier, dit-il, ne peut pas organiser les élections parce qu’ « il ne peut pas être juge et partie ». Concernant le parrainage, il demande que tous les candidats soient traités au pied d’égalité. Il déplore déjà les nombreux « couacs et malentendus » enregistrés sur le processus du parrainage. Même son de cloche pour le coordonnateur de «République et Démocratie» (RD) de Cheikh Hadjibou Soumaré. Selon Mamadou Dia Mbaye, le candidat de la coalition Benno Bokk Yakaar (Bby), Macky Sall, a une longueur d’avance sur eux. Pour étayer ses propos, il souligne qu’Aly Ngouille Ndiaye siège en même temps au sein du Secrétariat exécutif national de l’Apr et est chargé d’organiser les élections. « Macky Sall a déjà en sa possession le format du document du parrainage et part, ainsi, avec une longueur d’avance », déplore-t-il.

Mimi Touré : « S’il n’y avait pas le parrainage… »

Aminata Touré, Coordonnatrice nationale au parrainage de Benno Bokk Yaakaar (Bby), prend le contrepied de l’opposition. Elle se réjouit du parrainage, et pour cause. « Nous avons pu constater qu’il y avait environs 81 candidats à la candidature de la présidence de la République. Si on n’avait pas ce parrainage, on allait passer une semaine à voter. Il est évident que cela n’est pas possible », dit-elle. Jugeant pléthorique le nombre de ces potentiels candidats, elle estime que le parrainage est venu à son heure. «Tous les candidats ne se sont pas encore manifestés. C’est incroyable. Heureusement qu’il y a le parrainage qui nous donne raison … », se réjouit-elle. Avant d’ajouter : «Une démocratie, il faut l’organiser. C’est ce qui explique à posteriori la pertinence de la loi sur le parrainage comme cela se passe dans tous les pays du monde. On ne peut pas avoir un processus où le désordre règne. Il fallait avoir cette loi sur le parrainage pour continuer à crédibiliser notre démocratie. »

Sasa-sports : Confirmé, Badara Sarr sera présenté au public dimanche

Ziguinchor, Badara Sarr, le nouvel entraineur du Casa-sports (élite) dont le choix a été validé ce lundi par les membres du Comité directeur du club fanion du Sud, sera présenté au public local dimanche, a appris l’APS de source officielle.

Annoncé depuis plusieurs jours comme le successeur d’Athanase Tendeng à la tête de l’attelage technique du Casa-sports, Sarr a été confirmé par les membres du club au cours d’une réunion interne tenue, lundi en fin d’après-midi à Ziguinchor.

‘’Nous avons pris plusieurs décisions relatives au démarrage de la saison de football prévue en début d’octobre. Le bruit courait depuis longtemps, mais c’est aujourd’hui que les membres du comité directeur ont validé le choix de Badara Sarr’’, a expliqué le président du Casa-sports à l’issue de cette rencontre.

‘’Nous allons parapher avec lui un contrat de deux ans avec comme objectif de ramener le Casa-sports sur le podium à l’issue du championnat. Nous comptons beaucoup sur son capital-expérience pour atteindre cet objectif’’, a poursuivi Seydou Sané, en présence d’une vingtaine de membres sur les 39 que compte le comité directeur.

Entraineur de Mbour Petite Côte lors de la dernière saison, Sarr est réputé être l’un des rares entraineurs à avoir gagné le championnat du Sénégal durant trois années consécutives (de 2006 à 2008 avec l’As Douanes).

Il sera présenté dimachne (2 septembre) à Ziguinchor au cours d’une ‘’cérémonie solennelle en présence des membres du comité directeur, des membres du comité +Aller Casa+ et plusieurs autres personnes’’.

‘’Le lendemain (lundi), il procédera à une revue d’effectifs de ses joueurs avant de partir en Gambie pour un stage fermé d’un mois. Des matchs de préparation sont prévus aussi à Banjul avant le retour sur Ziguinchor le 10 octobre’’, a précisé le président du Casa-sports.

Evoquant les autres membres de l’attelage technique du Casa-sports, Seydou Sané a assuré ‘’qu’une stratégie intelligente sera trouvée de façon pédagogique’’ pour recruter les adjoints de l’entraineur Badara Sarr.

‘’Nous n’allons pas lui imposer des adjoints’’, a réagi le président du Casa-sports, interpelé par les journalistes sur la ‘’rupture avec la tradition’’ avec la signature de Sarr, le Casa-sports ayant toujours été entrainé par un ‘’fils du club’’ depuis plusieurs années.

Le président du Casa-sports a par ailleurs apporté des précisions sur l’ancien international Diomansy Camara, annoncé par certains médias comme nouveau manager général du Casa-sports.

‘’Ce n’est pas tout à fait cela. Nous avons un projet avec Camara qui consiste à bâtir un programme et une stratégie de mise en place d’un grand club professionnel. Il a une expérience dans ce domaine’’, a-t-il déclaré.

Hajj : retour dans la complainte des premiers pèlerins sénégalais

Trois cent quatre vingt dix pèlerins sénégalais sont revenus, lundi, dans leur pays après un séjour de plusieurs jours à la Mecque (Arabie Saoudite), constituant ainsi la première vague retour convoyée par la Délégation générale au pèlerinage (publique), a appris APA de source médiatique.

A leur descente d’avion à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (70 km de Dakar), certains pèlerins ont raconté la  »galère » qu’ils ont vécue en terre sainte à la Radio futurs médias (privée).

Ces  »difficultés » ont trait notamment à la qualité de la restauration et au déficit de transport.  »C’était difficile et infernal. Il y avait des malades et des gens qu’on a laissés en rade », indique un pèlerin, s’en prenant à l’autorité étatique chargée de l’organisation du pèlerinage musulman.

Cependant, le ministre des Affaires étrangères, Sidiki Kaba a pour sa part  »félicité » la Délégation générale au pèlerinage pour la  »bonne organisation » de l’édition 2018.

 »Nous rendons grâce à Dieu, parce que nous avions prié Allah pour que vous puissiez partir dans de bonnes conditions et revenir dans de bonnes conditions. Dieu nous l’a accordé », a-t-il soutenu.

Cette année, 12.800 Sénégalais ont effectué le pèlerinage à la Mecque, dont le voyage est principalement organisé au Sénégal par des privés sous la coupe de la Délégation générale au pèlerinage (publique), également convoyeur.

Vers une « semaine d’évaluation » de la Bad pour l’Agenda 2063

La Banque africaine de développement (Bad) a annoncé, lundi, l’organisation d’une « semaine de l’évaluation 2018 » avec l’objectif de participer à la réalisation de l’Agenda 2063 de l’Union africaine qui porte, entre autres, sur la promotion de l’emploi par l’agriculture et l’industrialisation, l’accès à l’énergie et à l’eau potable.

La « semaine de l’évaluation 2018 » se tiendra du 5 au 7 septembre 2018 au siège de la Banque africaine de développement (Bad) à Abidjan (Côte d’Ivoire), précise l’institution bancaire dans une note d’annonce reçue à APA.

Elle rappelle que « les pays africains ont mis en place des programmes structurels de développement durable, dont l’Agenda 2063 de l’Union africaine (UA), en vue d’atteindre le progrès économique et social du continent ».

« La semaine de l’évaluation 2018 entre dans le cadre de sa (Bad) contribution aux efforts visant la réalisation de l’Agenda 2063 », précise le communiqué, soulignant que cette rencontre de réflexions est placée sous le thème « renforcer l’impact du développement ».

Plus de 300 participants représentant notamment des institutions et associations d’évaluation, la société civile et le secteur privé sont attendus à ce forum organisé par la Bad, à travers son département pour l’Évaluation indépendante du développement (Idev).

Durant les trois jours de travaux, les participants « réfléchiront sur les chaînes de valeur agricoles, les partenariats publics privés pour le développement des infrastructures, les processus de collecte de connaissances à partir des évaluations, le renforcement des capacités d’évaluation et l’établissement de partenariats stratégiques pour promouvoir l’évaluation », a renseigné la même source.

Selon la Banque africaine de développement (Bad), ce forum biennal « offre une plateforme pour le partage des connaissances, des expériences et des bonnes pratiques en matière d’évaluation et de développement en Afrique »

L’opposition sénégalaise partagée sur le traitement « inégalitaire » du parrainage

Des coordonnateurs nationaux de candidats de l’opposition ont déploré, lundi à Dakar, un traitement « inégalitaire » à propos des informations sur le parrainage, là où d’autres « opposants » estiment que « c’est clair dans l’esprit de tout le monde ».

« Je viens de recevoir l’ensemble des documents, et voilà la décharge. La lecture que j’en fais est que ça nous paraît être de la farce », a laissé entendre Mapenda Diaw Mbaye, mandaté par le candidat déclaré Cheikh Hadjibou Soumaré, ancien Premier ministre (juin 2007-avril 2009), pour venir récupérer à la Direction générale des élections (DGE), à l’instar d’autres collègues coordonnateurs nationaux de candidats de partis, coalitions de partis et indépendants, les instruments (fiche et fichier électronique) servant à la collecte des signatures des électeurs pour la présidentielle sénégalaise de 2019.

« Il y a une rupture profonde de l’égalité, du traitement égalitaire de l’ensemble des candidats aux procédures d’élection », a poursuivi le politicien, très remonté par le fait que « le ministre de l’Intérieur (Aly Ngouille Ndiaye) était bien au courant de ce qui se cachait dans cette dernière ligne, notamment la colonne qui doit être renseignée par le numéro de la carte d’identité de la Cedeao ».

Pour lui, « c’est aujourd’hui que tous les candidats ont été officiellement avisés » sur ce fait.

Contrairement à M. Mbaye, Me Abdoulaye Babou, mandaté par l’ancien ministre de l’Energie Samuel Sarr, trouve que « sur la forme et le fond, nous pensons que c’est clair dans l’esprit de tout le monde ».

L’avocat et politicien, qui place son candidat, « digne fils d’Abdoulaye Wade », dans le camp de l’opposition, a par ailleurs appelé à « dépasser l’étiquette du ministre de l’Intérieur », vilipendé par une bonne partie de ses collègues opposants pour son « manque de neutralité et sa partialité ».

Pour Me Babou, « c’est la Direction générale des élections qui organise les élections ». Et que le processus électoral « est sensiblement amélioré », donc « il n’y a pas une possibilité de fraude. C’est impossible ! », a-t-il tenté de convaincre.

Pas convaincu au même titre que Mapenda Diaw Mbaye, Assane Bâ, autre mandataire d’un candidat, « récuse » tout justement l’organisation de la prochaine élection par Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’Intérieur, par ailleurs leader politique au sein du parti au pouvoir, Alliance pour la République (APR).

« Foncièrement contre » le système de parrainage, il demande au président Macky Sall, « minoritaire sociologiquement dans le pays », « de revoir sa copie » en encourageant l’organisation de la prochaine présidentielle « selon le code électoral consensuel de 1992 (…) qui a produit deux alternances démocratiques en 2000 et en 2012 ».

Au cas échéant, il indique que l’opposition va continuer d’user des « moyens de lutte » allant des marches aux conférences publiques, en passant par la dénonciation auprès des représentations diplomatiques, coutumières et religieuses, pour contraindre le chef de l’Etat à leur volonté.

Selon la révision constitutionnelle adoptée le 19 avril 2018, tout candidat à l’élection présidentielle doit obtenir un parrainage au moins égal à 0,8% et de 1% au maximum du corps électoral.

Au Sénégal, le parrainage était jusque-là réservé aux candidatures indépendantes. Les parrainages de chaque candidat doivent être collectés dans sept régions au moins, à raison de 2.000 au moins par région.

Selon le code électoral sénégalais, la liste des électeurs ayant parrainé un candidat doit être présentée sur fichier électronique et en support papier. Un électeur ne peut parrainer qu’un seul candidat. La collecte des parrainages va durer trois mois.

Parrainage : lancement d’un guide de traitement des données des parrains

La Commission de protection des données personnelles (CDP) a lancé un mini-guide dédié au traitement des données à caractère personnel dans le cadre du parrainage aux élections, a annoncé la structure dans un communiqué.

‘’La CDP a publié un mini-guide, destiné aux candidats, aux collecteurs et aux parrains, sur les traitements de données à caractère personnel dans le cadre du parrainage aux élections’’, indique le texte transmis lundi à l’APS.

Le document disponible en support papier et sur le site de la structure (www.cdp.sn) rappelle les droits des parrains au regard du traitement de leurs données personnelles, les obligations qui incombent aux candidats, et les bonnes pratiques à mettre en œuvre, en conformité avec la loi.

Il contient des fiches pratiques et des illustrations en images qui décrivent les modalités de collecte, de traitement, de conservation et de sécurisation des données personnelles qui seront recueillies, mentionne le communiqué.

Un citoyen ne peut parrainer qu’une seule candidature (Officiel)

Tout citoyen sénégalais inscrit sur les listes électorales ne pourra parrainer qu’une fois et en faveur d’un seul candidat à l’élection présidentielle de février 2019, a rappelé lundi à Dakar, Bernard Casimir Demba Cissé, responsable de la formation et de la communication à la Direction générale des élections (DGE).

‘’Le parrainage reste libre, ce n’est pas une obligation. C’est un parrainage citoyen, mais tout électeur inscrit sur les listes électoral ne peut parrainer qu’une seule candidature’’, a-t-il notamment indiqué.

Le directeur de la formation et de la communication de la DGE intervenait lors de la réception par les formations politiques de la fiche de collecte des parrainages pour les candidatures à l’élection présidentielle de février 2019.

La loi électorale sénégalaise impose désormais à chaque candidat ou candidature à une élection d’être parrainé par au moins 0, 8 % des citoyens inscrits sur les listes électorales. Un citoyen ne pouvant parrainer qu’une seule candidature.

‘’Tous les citoyens sénégalais inscrits sur le fichier électoral peuvent parrainer, puisque le parrainage est libre. C’est un parrainage citoyen. Cependant, on ne peut parrainer qu’un seul candidat ou coalition. Si la personne parraine un candidat plus d’une fois, son parrainage ne vaut qu’un seul’’, a expliqué M. Cissé.

‘’Lorsqu’un citoyen sénégalais parraine plus d’un candidat et que son nom figure sur plusieurs listes, son parrainage reste valide, mais ne l’est que pour la première liste déposée au greffe du Conseil constitutionnel’’, a-t-il insisté.

Il a ajouté : ‘’Cela ne veut pas dire que la liste est déclarée irrecevable, parce que le conseil constitutionnel a jusqu’à 43 jours avant la date du scrutin pour notifier à tous les candidats les doublons et les parrainages invalides’’.

Selon lui, si une candidature n’arrivait pas à avoir le minimum requis, représentant 0, 8 % de l’électorat, elle disposera, dès notification de 48 heures pour compléter les parrainages déclarés invalides du fait des doublons.

RFM: Alassane Samba Diop et Mamoudou Ibra Kane ont dit “au revoir“ aux auditeurs

Les journalistes Alassane Samba Diop et Mamoudou Ibra Kane qui vont se lancer dans une nouvelle aventure médiatique ont dit ‘’au revoir’’, dimanche aux auditeurs de la Radio futurs médias (RFM), profitant de leur dernière émission pour rendre aussi hommage à leur ex-patron, le chanteur et homme d’affaires Youssou Ndour.

Alassane Samba Diop, un ancien de Walfadjri, a été le premier à se prêter à l’exercice à la fin de l’émission ‘’Remue-ménage’’ qu’il a animée pendant 15 ans. Il était aussi Directeur de la RFM, une entité du Groupe futurs médias (Observateur, TFM, King FM, etc).

‘’Nous tenons aujourd’hui en tant qu’animateur de cette émission pendant 15 ans à rendre hommage à Youssou Ndour (…). Nous avons travaillé avec lui de façon intelligente, pérenne et surtout respectueuse’’, a déclaré le journaliste, ‘’très ému’’ de dire ‘’au revoir’’ aux auditeurs.

‘’Nous avons décidé de prendre notre destin en main, d’aller ailleurs, de nous prendre en charge’’, a ajouté le journaliste qui a rendu hommage aux travailleurs et aux auditeurs de la RFM.

C’est ensuite Mamadou Ibra Kane, directeur général du groupe Futurs médias, qui a dit ‘’au revoir’’ aux auditeurs et surtout rendu hommage à Youssou Ndour, ‘’grand visionnaire, manager hors pair, patriote’’, selon lui.

‘’Vive futurs médias, bon vent, la vie continue, au revoir !’’, a-t-il lancé à la fin de l’émission ‘’Gand-Jury’’ qu’il a animée également pendant 15 ans.

Le Président du Groupe Futurs Médias, Youssou Ndour, le Directeur général, Mamoudou Ibra Kane et le Directeur de la Radio Futurs Médias, Alassane Samba Diop, ont informé récemment ‘’le public de la fin de leur collaboration au niveau du Groupe Futurs Médias’’, selon un communiqué de presse.

Selon la même source, ‘’Mamoudou Ibra Kane et Alassane Samba Diop ont, en effet, informé Youssou Ndour, lors d’une rencontre, de leur décision de démissionner du Groupe Futurs Médias pour lancer un nouveau projet médiatique’’.

‘’Le président Youssou Ndour, pour sa part, s’est félicité de la collaboration et des performances de MM. Kane et Diop qui ont permis d’atteindre ce résultat hautement appréciable autour d’un pacte scellé depuis le début. Conformément à sa vision, il a formulé à leur endroit des prières de succès dans leur nouveau projet’’, souligne aussi le communiqué.

Tabaski 2018: Plus de 55 000 moutons invendus

L’opération Tabaski 2018 n’a pas été fructueuse pour beaucoup de vendeurs de moutons. Ces derniers n’ont pas pu écouler leurs bêtes. Au total, plus de 55 000 moutons invendus ont été dénombrés par la Direction régionale de l’élevage à Dakar. Son directeur, Dame Sow, explique qu’on est revenu « à la situation de 2014 et 2015 ».

« Nous avons recensé un reliquat de 34 000 moutons, entre le stade Léopold Sédar Senghor, les deux voies de Liberté 6, le foirail de la banlieue et la Seras, souligne-t-il au micro de la Rfm. A l’intérieur du pays, nous avons enregistré beaucoup de tensions dans les régions du Sine. À Ziguinchor-ville, nous avons comptabilisé plus de 2 239 moutons qui sont restés entre les mains des éleveurs. Même chose à Thiès où il a été enregistré plus de 9 435 moutons invendus ».

Naturellement, cette situation exaspère les vendeurs qui ne se sont pas priés pour exprimer leur déception et leur frustration. D’autant que ces méventes commencent à devenir récurrentes. Cette année, ils l’expliquent par la cherté du mouton accentuée par l’inflation des dépenses auxquelles font face les éleveurs, une fois dans les différents foirails de Dakar. Il s’agit du prix de l’aliment de bétail et de l’eau qui ont grimpé et poussé les vendeurs à augmenter les prix. Au finish, certains ont même été obligés de brader leurs animaux.

Au total, c’étaient 750 000 têtes qui étaient attendues pour l’ensemble du pays. Pour la région de Dakar, 260 000 moutons étaient annoncés par le ministre de l’Elevage.

Karim Wade annoncé à Dakar en octobre

On joue les prolongations diplomatiques entre Condé et Macky Sall. Le fils du président Wade va effectuer, fin Septembre, une tournée dans la sous-région. Avant d’atterrir à Dakar, le jour de la rentrée scolaire !

En exil forcé au Qatar, le candidat libéral prépare son retour au pays. Dans l’agenda de Karim Wade, figure une visite en Guinée et en Mauritanie. Avec son père qui l’a rejoint, le candidat des libéraux affûte ses armes. Il a déjà calé la date de son retour à un jour qui coïncide avec l’ouverture des classes.

Ce sera au mois d’Octobre. Seulement, le rejet de sa candidature probable après le refus de son inscription sur les listes électorales par les services du ministère de l’intérieur, va davantage alimenter la contestation et prolonger le bras de fer entre Macky Sall et Me Wade. Ce que l’on ne comprend toujours pas, c’est l’agenda qui entoure ces préparatifs de retour au Sénégal.

L’étape guinéenne survient après le rappel par le Président Condé de son Ambassadeur accrédité à Dakar. Il se susurre dans les milieux diplomatiques que la Guinée « soutiendrait » le fils de l’ex-président Wade en direction de la prochaine présidentielle et que Dakar est agacé par le comportement de Conakry qui « nourrit » les adversaires du Président Sall. Il en est de même de la Mauritanie du Président Aziz.

Du côté des libéraux, on attend la confirmation de ces voyages. Ce qui présage d’un mois d’octobre trop chargé pour les services de sécurité sénégalais. Il en sera de même pour les services juridiques.

La mouvance présidentielle théorise depuis, en intelligence, que le fils de Wade sera arrêté dès qu’il mettra les pieds au Sénégal. Ces derniers se fondent sur les clauses libératoires qui ont abouti à la grâce qui a permis à Karim de quitter le Sénégal nuitamment par vol spécial pour le Qatar. De toute évidence, avec tout ce tintamarre autour de la candidature des libéraux par les hommes du Président Sall, le climat politique est parti pour être trop chaud.

400 Sénégalais expulsés d’Espagne

En un mois, plus de 400 Sénégalais ont été expulsés d’Espagne. Une première vague de 300 personnes est arrivée à Dakar, il y a deux semaines. La veille de la tabaski, un autre groupe de 108 personnes a débarqué à l’Aéroport international Blaise Diagne par vol spécial.

Le Témoin, qui donne l’information précise que ces rapatriés d’Espagne sont tous des personnes en situation irrégulière ou des repris de justice. Ils ont été arrêtés pour trafic de drogue escroquerie, vol de voitures, agression et sans papiers.

Les candidats en quête de signatures au Sénégal

La collecte des parrainages en vue de l’élection présidentielle de février 2019 commence officiellement lundi au Sénégal.

Pour se porter candidat à la prochaine élection présidentielle, il faudra environ 52.000 signatures dans – au moins – la moitié des 14 régions du pays.

Cette disposition découle d’une nouvelle loi qui vise à imposer aux candidats un parrainage de 0,8 % du corps électoral.

Selon les autorités sénégalaises, ce texte de loi va permettre de faire « progresser la démocratie » en barrant la route aux candidats fantaisistes qui briguent la magistrature suprême.

La mesure vise aussi à réduire les frais liés à l’organisation du scrutin présidentielle, comme les dépenses de campagne, tout en améliorant pour les citoyens la lisibilité des listes électorales.

« Aucune démocratie n’organise une élection présidentielle sans filtrage. Quand on gouverne, on cherche à éviter ce qui bloque le système », avait déclaré Ismaïla Madior Fall, le ministre sénégalais de la justice, lors du vote de cette loi au mois d’avril.

Au Sénégal, le système de parrainage n’est pas une nouveauté. Depuis 1963, la loi exigeait des candidats à une présidentielle d’être parrainés par un parti politique ou par dix députés.

Ce nombre avait été réduit à cinq avant que la disposition ne soit retirée du code électoral.

En 1991, une nouvelle loi obligeait les candidats indépendants à obtenir 10 000 signatures.

Des dispositions remplacées par la nouvelle loi votée en avril dans un climat de contestation émaillé de violents heurts.

Parrainage – Cheikh Bamba Dièye : « On est obligé de… »

Le Fsd/Bj de Cheikh Bamba Dièye prendra part à la réunion ce lundi à la Direction générale des élections (Dge). L’opposant a réagi à la convocation du ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, dans la perspective du démarrage des opérations de collecte de parrainages.

« Est-ce qu’on peut ne pas y répondre ? martèle Cheikh Bamba Dièye, repris par la Tfm. C’est des lois qui ont été votées, des lois malheureuses, inefficaces et attentatoires à la démocratie mais en réalité, si nous voulons aider les Sénégalais, on est bien obligé de prendre cette voie tortueuse, cette loi qui nous rappelle les régimes sombres, les pires dictatures pour faire nécessairement ce qu’il faut pour aider les citoyens à se libérer de ceux qui aujourd’hui ne portent plus les promesses qu’ils avaient faites en 2012. »

Présidentielle: l’inflation des candidatures face à l’obstacle de la collecte des parrainages

Une trentaine de personnalités ont annoncé leur intention de se présenter à l’élection présidentielle de février 2019, mais certains d’eux ne passeront pas l’obstacle du parrainage pour la validation de leur candidature, estiment des observateurs politiques interrogés par Xinhua.

Parmi ces acteurs politiques, le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, condamné en mars dernier à cinq ans de prison pour escroquerie. Il a annoncé en juillet dernier sa candidature à la prochaine présidentielle.

Le président Macky Sall, à la tête du pays depuis 2012, n’a pas officiellement annoncé sa candidature même si plusieurs partis et mouvements de la mouvance présidentielle l’ont déjà choisi.

Analysant cette inflation de candidatures à six mois de la présidentielle, le journaliste Mame Less Camara explique qu’il y a une première catégorie de candidats constituée par d’anciens Premiers ministres et d’anciens ministres qui se comparent avec le président Sall et qui veulent courir leurs chances.

Selon lui, la deuxième catégorie comprend des acteurs politiques âgés de 60 ans et plus, ceux qui courent leur dernière chance. La troisième catégorie, ce sont les candidats habituels tels que l’ancien Premier ministre Idrissa Seck et l’ancien président du Sénat et de l’Assemblée nationale, Pape Diop, a soutenu Camara, enseignant à l’école de journalisme de l’Université de Dakar.

La dernière catégorie, a-t-il ajouté, est composée par « les débutants » qui considèrent cette présidentielle comme une occasion de se faire connaître des Sénégalais pour mieux se présenter au prochain scrutin.

« Il est clair que les candidats ne pourront pas tous passer l’obstacle de 65 000 signatures pour faire admettre leur participation à l’élection présidentielle », a-t-il estimé, en s’interrogeant « certaines candidatures ne sont-elles pas un échec programmé pour surmonter l’obstacle du parrainage ? ».

Une révision du code électoral adoptée en avril impose désormais aux candidats à la prochaine présidentielle un parrainage représentant au minimum 0,8% et au maximum 1% du fichier électoral général.

Le parrainage auquel doit s’ajouter le versement d’une caution fixée à 39 millions de francs CFA, qui a été instauré pour lutter contre la pléthore de candidatures, voire de candidatures fantaisistes, selon les autorités.

D’après le journaliste, « les candidatures multiples sont une nuisance pour celui qui veut avoir la moitié des suffrages disponibles ».

Pour sa part, l’enseignant-chercheur à l’Université de Saint-Louis (nord du Sénégal), Maurice Soudjeck Dione juge cette effervescence de l’espace politique « compréhensible ».

Il estime toutefois qu’il y a « beaucoup d’incertitudes qui planent sur certaines candidatures de l’opposition », citant notamment celle du Parti démocratique sénégalais (PDS), dont le candidat Karim Wade, le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade (2000-2012) est dans « une situation assez difficile » en raison de sa condamnation par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI).

A l’en croire, « la multiplication des candidats risquerait de poser des problèmes pour collecter et vérifier les signatures en un laps de temps très court, en plus des voies de recours ».

« Tout cela crée une grande incertitude autour de l’élection présidentielle puisqu’il y a de la confusion sur les règles du jeu établies sans concertation avec les acteurs politiques », a-t-il avancé, en rappelant que la multiplication des listes lors des dernières élections législatives avait favorisé la mouvance présidentielle, avec le mode de scrutin majoritaire à un tour.

Pape Alioune Ndiaye prêté à Galatasaray

Le milieu de terrain international, Pape Alioune Ndiaye, a été prêté à Galatasaray (Turquie), son ancien club, pour une saison, par Stoke City qu’il a rejoint en janvier dernier, rapportent plusieurs médias.

Agé de 27 ans, l’ancien pensionnaire de Diambars ne veut pas accompagner son équipe reléguée en Championship (D2 anglaise) à l’issue de la saison 2017-2018.

Le milieu de terrain qui a démarré sa carrière professionnelle à Bodo Glimt (Norvège) a joué à Osmanlispor (Turquie) avant de rejoindre Galatasaray en 2016.

Après une saison et demie, le milieu de terrain international a été transféré à Stoke City qui n’a pas réussi à conserver sa place parmi l’élite anglaise la saison dernière.

Convoqué régulièrement en quipe nationale sous la direction de Aliou Cissé qui l’avait sélectionné pour la CAN 2017 et la coupe du monde 2018, Ndiaye ne fait partie des 23 joueurs sélectionnés pour la rencontre de la 2-ème journée devant opposer les Lions aux Baréas de Madagascar, le 9 septembre à Tananarive.

Eliminatoires CAN 2019: la liste des 23 joueurs convoqués par Aliou Cissé pour le match contre Madagascar

Le sélectionneur national, Aliou Cissé, a fait appel à 5 nouveaux joeurs dans le groupe des 23 Lions qui ont été retenus en perspective du match Madagascar-Sénégal du 09 septembre 2018 à Antananarivo (Madagascar).

Cette rencontre entre dans le cadre de la 2ème journée du Groupe A des préliminaires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) « Cameroun 2019’’.

Aliou Cissé a fait appel pour la première en équipe nationale A, à Sidy Sarr, Edouard Mendy, Amath Ndiaye Diédhiou, Mbaye Diagne et Pape Abdou Cissé.

Les Lions sont leaders de la poule A avec 3 points (+3). Les protégés d’Aliou Cissé avaient dominé (3-0) la Guinée Equatoriale lors de la première journée.

-Voici la liste des 23 joueurs :

-Gardiens : Abdoulaye Diallo, Alfred Gomis, Edouard Mendy

-Défenseurs : Ibrahima Mbaye, Pape Abdou Cissé, Lamine Gassama, Adama Mbengue, Kalidou Koulibaly, Salif Sané,, Youssouf Sabaly

-Milieux : Cheikhou Kouyaté, Sidy Sarr, Idrissa Gana Guèye, Cheikh Ndoye, Alfred Ndiaye

-Attaquants : Mbaye Niang , Ismaïla Sarr, Diao Baldé Keïta, Moussa Konaté, Mbaye Diagne, Sadio Mané, Opa Nguette, Amath Ndiaye Diédhiou.

Les juniors sénégalais à Bamako pour le championnat d’Afrique de basketball

L’équipe nationale masculine de basketball des moins de 18 ans (U18) du Sénégal a quitté Dakar jeudi pour Bamako, la capitale du Mali, où elle prendra part au 21e Championnat d’Afrique des nations de la catégorie, prévu du 24 août au 2 septembre, annonce la Fédération sénégalaise de basketball (FSBB).

Au terme d’un stage interne organisé à Dakar du 13 au 20 août, dans le cadre de la préparation du Championnat d’Afrique des nations, le sélectionneur national Madiène Fall a retenu 12 joueurs pour cette compétition, signale la FSBB dans un communiqué.

Voici la liste des joueurs retenus :

Jean Jacques BOISSY, NBA Africa (Sénégal)

Papa Malick Mactar, THIAM ASC Thiès (Sénégal)

Mohamed Lamine MBAYE, SEED Academy (Sénégal)

Aly SAKHO, AS Douanes (Sénégal)

Mamadou THIAM, SIBAC (Sénégal)

Cheikh Tidiane FAYE, Saint-Louis BC (Sénégal)

Amar SYLLA, Real Madrid (Espagne)

Mouhamed SOW, Fuenlabrada (Espagne)

Cheikh DIOP, Manresa (Espagne)

Khadim FALL, Caceres (Espagne)

Jim Augustin Latyr Gietz THIAM, Bayern Munich (Allemagne)

Birame FAYE, CB Gran Canaria (Espagne).

Parrainage électoral : Une réunion d’information sur le démarrage des opérations de collecte prévue lundi

Une réunion d’information sur le démarrage des opérations de collecte des parrainages se tient lundi à Dakar, à l’intention des coordinateurs nationaux des personnes désirant se présenter à l’élection présidentielle de février 2019, annonce la Direction générale des élections (DGE).

La réunion est prévue à partir de 10 heures dans les locaux de la DGE, précise un communiqué, selon lequel le ministère de l’Intérieur « rappelle à toutes les personnes désireuses de présenter leur candidature à l’élection présidentielle du 24 février 2019, qu’elles doivent désigner, dans le cadre du parrainage, un coordinateur national, conformément à l’article L.57 DU Code électoral ».

La révision constitutionnelle du 19 avril 2018 impose désormais aux candidats à la prochaine présidentielle un parrainage de 0,8% du corps électoral.

Le parrainage était jusqu’ici limité aux candidatures indépendantes.

Pour être recevable, toute candidature doit être accompagnée de la signature d’électeurs représentant au minimum 0,8 % et au maximum 1 % du fichier électoral général, selon le Code électoral révisé.

Les électeurs signataires doivent être domiciliés dans au moins sept régions à raison de deux mille au moins par région.

« La liste des électeurs ayant parrainé le candidat doit être présentée sur fichier électronique et en support papier alors qu’un électeur ne peut parrainer qu’un candidat’’, selon le code électoral.

Une partie des électeurs doit obligatoirement provenir de sept régions au moins à raison de deux mille au moins par région, le reste devant être réparti sans précision de quota dans toutes les circonscriptions administratives ou juridictions diplomatiques ou consulaires.

Le Code électoral précise ainsi que dans le cas d’une présence sur plus d’une liste, le parrainage sur la première liste contrôlée selon l’ordre de dépôt est validé et est invalidée pour les autres.

Toutefois, si du fait de cette invalidation, une liste n’atteint pas le minimum requis des électeurs inscrits au fichier ou le minimum par région, notification en est faite au mandataire concerné.

Celui-ci, selon toujours la loi électorale, peut procéder à la régularisation par le remplacement jusqu’à concurrence du nombre de parrainages invalidés pour ce fait dans les 48 heures.

Présidentielle 2019 : la collecte des parrainages démarre lundi

La collecte des parrainages pour les candidatures à la prochaine présidentielle de février 2019 au Sénégal va démarrer lundi prochain, a rapporté jeudi la presse locale, citant le ministre sénégalais de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye.

La « fiche de collecte » devant permettre aux acteurs politiques de recueillir les signatures des électeurs disposés à les parrainer sera disponible d’ici lundi, selon la même source.

Une révision du code électoral adoptée en avril impose désormais aux candidats à la prochaine présidentielle un parrainage représentant au minimum 0,8% et au maximum 1% du fichier électoral général.

Le parrainage était jusqu’ici limité aux candidatures indépendantes.

Les électeurs signataires doivent être domiciliés dans au moins sept régions à raison de deux mille au moins par région.

« La liste des électeurs ayant parrainé le candidat doit être présentée sur fichier électronique et en support papier alors qu’un électeur ne peut parrainer qu’un candidat », selon le code électoral.

Une trentaine de personnalités ont déjà annoncé leur intention de se porter candidat pour la présidentielle de février 2019. Le président sénégalais Macky Sall, qui dirige le pays depuis 2012, n’a pas encore annoncé officiellement sa candidature. Cependant, plusieurs partis et mouvements de la mouvance présidentielle l’ont déjà choisi. Fin

Quatre morts et 10 blessés dans un accident à Diouroup

Quatre morts et une dizaine de blessés graves, c’est le bilan de l’accident survenu ce jeudi à l’entrée de Diouroup, dans la région de Fatick. Un bus, un véhicule sept places et une fourgonnette sont entrés en carambolage.

L’accident s’est produit aux environs de 18h30 à deux kilomètres de la commune de Diouroup, renseigne le correspondant de Radio Sénégal. Il signale qu’un bus qui a quitté Fatick à destination de Dakar, est entré en collision avec une fourgonnette et un véhicule sept places appartenant au regroupement des chauffeurs de la gare routière de Kaolack. Et, le bilan est lourd de quatre personnes décédées sur le coup et d’une dizaine de blessés graves.

Les personnes décédées ne sont pas encore identifiées. Les blessés sont évacués à l’hôpital régional de Fatick.

Le bus roulait à vive allure, selon des témoins, repris par la radio.

Macky Sall: « d’importants efforts ont été fournis pour rendre accessibles les prix à la consommation »

Le gouvernement a fait ‘’d’importants efforts’’ pour rendre les prix des denrées de consommation accessibles pour les consommateurs, a déclaré mercredi le président de la République, Macky Sall.

‘’Notre souci, c’est de préserver les prix. Dans ce domaine, nous avons fait d’importants efforts pour que les prix des denrées soient accessibles pour les Sénégalais. Le gouvernement a fait d’importants efforts dans la maîtrise des prix’’, a-t-il dit en marge de la prière de l’Aïd El-Kébir, à la mosquée de l’Institut islamique de Dakar.

‘’Nous allons tout faire pour accompagner les Sénégalais, dans tous les domaines d’activité’’, a-t-il promis, rappelant avoir rendu gratuits les soins de santé des enfants âgés de zéro à cinq ans et la dialyse pour les personnes souffrant d’insuffisance rénale.

A Saint-Louis, les fidèles invités à renoncer aux mauvais comportements

L’imam de la principale mosquée de Saint-Louis (nord), Cheikh Ahmed Tidiane Diallo, a invité les fidèles à ‘’revoir leurs comportements’’, laissant entendre que les manquements aux obligations religieuses engendrent des évènements non souhaitables, dont le déficit pluviométrique et le retard de l’hivernage.

‘’Le manque de solidarité, la méchanceté, l’injustice, l’iniquité et le mensonge sont des maux qui gangrènent la société sénégalaise. Les riches n’aident plus les pauvres’’, a dénoncé le guide religieux dans un sermon donné après la prière de l’Aïd El-Kébir ou Tabaski.

Le Sénégal a intérêt à ‘’inculquer aux jeunes les valeurs islamiques, dont la solidarité, le partage et la droiture’’, a poursuivi Cheikh Ahmed Tidiane Diallo, ajoutant que cette démarche doit partir de la famille, qui est ‘’la cellule de base’’ de la société.

Il a appelé les fidèles à ‘’bien respecter les recommandations du prophète Mohamed (PSL)’’, comme l’ont fait les ‘’valeureux guides religieux’’ et ‘’fondateurs des confréries’’ musulmanes sénégalaises.

L’imam, qui s’exprimait en wolof, a dénoncé ‘’la vanité’’ à cause de laquelle certains fidèles achètent des moutons à des colossaux, laissant se débrouiller ceux qui ne sont pas en mesure de sacrifier un mouton.

‘’Cette attitude doit interpeller les consciences’’, a-t-il dit dans son sermon donné aux fidèles en présence de certaines autorités administratives, dont Amadou Diop, l’adjoint du gouverneur, chargé des affaires administratives de la région de Saint-Louis.

‘’Le culte du travail doit être inculqué à la [jeunesse] sénégalaise, pour un développement social et économique du pays. Il faut bannir l’oisiveté’’, a insisté le guide religieux.

Il a invité la communauté musulmane sénégalaise à l’acception des ‘’ordres divins’’, comme l’a fait Ibrahim, en acceptant de sacrifier son fils, Ismaël, pour éprouver sa foi.

Les islamologues enseignent qu’au moment où Ibrahim s’apprêtait à immoler l’enfant à l’aide d’un couteau, l’ange Jibril intervint et remplaça l’enfant par un bélier, ce qui fait du mouton l’animal le mieux recommandé pour la célébration de la Tabaski, la plus importante des fêtes musulmanes.

Cheikh Ahmed Tidiane Diallo a pensé aux élections présidentielle et locales prévues l’an prochain, en affirmant que les candidats doivent savoir que l’exercice du pouvoir n’est pas ‘’une sinécure’’, ni un règne ‘’éternel’’.

‘’Tous les prétendants peuvent présenter leur programme. Il appartiendra aux peuples de choisir. Il faut aussi penser, en faisant ce choix, que Dieu va octroyer le pouvoir à qui Il veut’’, a-t-il ajouté.