Baisse de 3,9% des prix à l’importation en juin (ANSD)

A l’importation les prix des produits ont enregistré en juin dernier une baisse de 3,9 %, comparativement au mois précédent, a-t-on appris de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).


Ce recul fait suite à la baisse de 15,2% des prix des produits des sections ‘’graisses et huiles animales ou végétales’’, de 9,7% de ceux des ‘’produits minéraux’’, de 7,3% du coût du matériel de transport ainsi du repli de 3,5% de celui des produits du règne végétal, souligne la structure.


Dans sa note sur les indices mensuels du commerce extérieur parvenue à l’APS, l’ANSD relève toutefois que la hausse de 9,8% des prix des machines et appareils et de 5,9% de ceux des produits des industries alimentaires avaient atténué la régression des prix des produits à l’importation.


Comparés au mois de juin 2019, les prix des produits à l’importation ont diminué de 8, 9%. Sur le premier semestre de 2020, ils se sont repliés de 1,9%, relativement à ceux de la période correspondante de 2019, souligne le rapport.


Il indique que les prix des produits sous-jacents à l’importation ainsi que ceux des produits volatils avaient connu des baisses respectives de 4,8% et 1,1%, comparés au mois précédent, tandis qu’en comparaison à leur niveau de juin 2019, ils avaient respectivement chuté de 11,6% et 0,3%.


Sur le premier semestre de l’année 2020, ils ont enregistré des replis respectifs de 3,6% et 0,8% comparativement au premier semestre de 2019, fait savoir l’ANSD.

Famille sénégalaise tuée à Denver: La police recherche 3 suspects

Du nouveau dans l’affaire de la famille sénégalaise tuée à Denver, le journal « Libération » a informé dans ses colonnes que la police de Denver est à la recherche de trois suspects.

En fait ces 3 personnes, seraient les responsables de l’incendie qui a tué les 5 membres de cette famille d’origine sénégalaise à Denver. La police a en effet publié mardi soir des photos des suspects, portant des masques blancs sur leurs visages et des cagoules sombres, ainsi que le véhicule qui a servi à leur fuite.

Une récompense de 14000 dollars avait déjà été annoncée pour toute information sur cet incendie criminel. Le consulat du Sénégal continue de suivre de près les développements de l’enquête.

Un projet veut récupérer 800 hectares de terre salées dans 2 régions

Docteur Ndèye Khady Fall, coordonnatrice du Projet d’appui à la résilience des filières agricoles (PARFA), a fait part de l’ambition de récupérer, cette année, quelque 800 hectares dans certaines parties de leurs zones d’intervention affectées par la salinisation des sols.
’’Nous avons pour objectif la récupération de 800 hectares de terres. Nous sommes sur 800 hectares cette année que nous voulons récupérer dans les régions de Fatick et Kaolack’’, a-t-elle confié dans un entretien avec l’APS, en marge de l’atelier de validation du cadre national d’investissement stratégique pour la gestion durable des terres au Sénégal, ouvert mercredi à Dakar.
L’atelier de deux jours (mercredi et jeudi) s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 1 dénommée ’’Appui aux plateformes multipartites’’ du Projet d’appui à la résilience des filières agricoles (PARFA). Participent à cette rencontre organisée par l’Institut national de pédologie plusieurs experts, officiels et journalistes.
La rencontre est destinée à la validation du cadre national d’investissement stratégique pour la gestion durable des terres au Sénégal (CNIS-GDT) réactualisé et de l’étude de faisabilité de la mise en place d’un guichet financier sur la gestion durable des terres et des eaux (GDTE) /résilience au niveau du Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral.
Interrogée sur le comportement des cultures dans ces zones d’intervention, Docteur Ndèye Khady Fall dit avoir constaté ’’un bon comportement’’ des cultures grâce à une ’’bonne pluviométrie’’.
’’Je suis allée sur le terrain, dans les régions de Fatick, Diourbel, de Kaolack, Kaffrine et de Louga (zone sylvopastorale). J’ai vu que les terres et les cultures se portent bien. Nous nous attendons à une bonne production si les pluies se poursuivent jusqu’à terme’’, a-t-elle souligné.
Elle a en outre indiqué que son projet a aussi assisté cet hivernage quelque 25000 ménages vulnérables en intrants agricoles. Pour une valeur de 610 millions CFA en vue de les encourager dans ce contexte de coronavirus.
’’Actuellement, dans ce contexte de coronavirus, on peut dire que l’impact est généralisé dans le monde. Ici, nous sommes à plus de 25000 ménages vulnérables appuyés dans ce contexte de Covid-19, en semences certifiées, en engrais pour les filières riz, mil, sorgho et niébé pour qu’ils puissent cultiver’’, a-t-elle fait part.
’’En ce qui concerne l’achat des semences et des engrais. Nous pouvons évaluer cela à plus de 610 millions CFA’’, a-t-elle indiqué.

Mbour: Des vivres à la pouponnière de l’ONG « Vivre ensemble »

L’Ambassade d’Israël à Dakar, à travers l’Agence de coopération internationale pour le développement (MASHAV), a fait un don de vivres, mercredi, à la pouponnière de l’ONG ‘’Vivre ensemble’’ de Mbour.

La représentation diplomatique a offert des vivres et des produits d’hygiène d’une valeur de sept millions de francs CFA.

Ce même geste sera renouvelé ce jeudi à Dakar, à la prison des femmes du Camp pénal, au SAMU social et à la pouponnière de la Médina, a annoncé Daniel Aschheim, chef de mission et adjoint de l’ambassadeur d’Israël au Sénégal, Daniel.
’’Sauver un enfant, c’est sauver l’humanité. Mais, pour sauver l’humanité, il faut d’abord commencer par nourrir les enfants, dit-on. C’est cette noble mission que la pouponnière de Mbour s’est assignée depuis 18 ans’’, a-t-il fait valoir.
L’ambassade israélienne, en partenariat avec le Dakar American University of Science and Technologie (DAUST) de Somone (Mbour, ouest), a également annoncé un don d’une centaine de distributeurs automatiques de gel hydo-alcoolique aux populations.
Selon l’adjoint de l’ambassadeur ce don, dont une partie sera envoyée dans les Centres de traitement des épidémies (CTE) entre dans le cadre du soutien de son pays à la lutte contre la Covid-19.
’’Le 9 juillet dernier, nous avons, avec l’UNICEF et DAUST, qui est une université privée, produit et offert un lot de 2000 masques visières au ministère sénégalais de la Santé et de l’Action sociale. Nous félicitons DAUST pour leur esprit innovant avec l’impression 3D’’, a déclaré M. Aschheim.
Rappelant que MASHAV est présente au Sénégal depuis 1958, il a signalé que depuis le début de la pandémie, elle est aux côtés des populations sénégalaises.
Il a fait part de l’aide apportée à 700 familles vulnérables des communes de Mbao, Pikine, Thiaroye sur mer, Keur Massar, Yeumbeul et Malika, en produits de protection notamment des masques, du gel, des détergents, entre autres.
’’Nous avons aussi donné, le 18 juin dernier, au ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération des lots de masques et autres kits de tests de dépistage Covid-19, en collaboration avec l’entreprise italienne, Mittreli’’, a poursuivi le diplomate israélien.
Pour le président de DAUST, le Sénégalais Ibrahima Kâ, Dr en génie électrique, ce don d’une centaine de distributeurs automatiques de gel entre dans le cadre d’un projet développé par les étudiants de cette université dans le cadre de la lutte contre la Covid-19.
’’Ce distributeur a été développé par les étudiants de DAUST avec l’objectif de le déployer à grande échelle au Sénégal. Dans un premier temps, on est en collaboration avec l’Ambassade d’Israël au Sénégal qui a mis à disposition un financement disponible. Nous essayons d’en produire le maximum possible pour les déployer au niveau des CTE, des écoles, des marchés et tous autres endroits susceptibles de recevoir du public’’, a promis Dr Kâ.

Covid-19 au Sénégal: 113 nouveaux cas positifs ce 20 août

Le directeur de la Prévention au ministère de la Santé a annoncé, jeudi, 113 nouvelles contaminations au coronavirus dont 53 cas issus de la transmission communautaire.
Ces nouvelles infections ont été confirmées à partir de tests virologiques réalisés sur 1519 personnes au cours des dernières 24h, a indiqué le directeur de la Prévention.
Lors du point quotidien de la situation de l’épidémie, Docteur El Hadj Mamadou Ndiaye a fait état de 113 cas positifs dont 53 contacts, 1 cas importé via l’AIBD et 59 issus de la transmission communautaire recensés dans différentes localités du pays.
El Hadj Mamadou Ndiaye a annoncé que 3 nouveaux décès liés à la Covid-19 ont été enregistrés mercredi, tandis que 39 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
Il a annoncé que 173 patients ont été contrôlés négatifs et déclarés guéris. L’état de santé des autres patients est stable.
A la date d’aujourd’hui, le Sénégal comptabilise 12559 cas de covid-19 dont 8050 guéris, 261 décès et 4247 patients sous traitement, selon le ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Des instructions de Macky Sall sur les dépôts de produits chimiques et le recensement des sénégalais expatriés

 Le chef de l’Etat a réclamé mercredi au gouvernement un plan national de sécurisation des dépôts de produits chimiques dangereux et lui a demandé de procéder avant la fin de l’année au recensement des Sénégalais vivant à l’étranger.
« Le président de la République (…) a demandé au ministre de l’Intérieur de mettre en œuvre, en rapport avec le ministre de l’Environnement, un plan national de recensement, d’audit et de sécurisation des dépôts de produits chimiques dangereux », lit-on dans le communiqué du conseil des ministres.
Concernant « le suivi et la gestion des Sénégalais de l’extérieur », le chef de l’Etat « a demandé au ministre des Affaires étrangères (…) de procéder, d’ici fin décembre 2020, au recensement de nos compatriotes de la diaspora », ajoute le texte.

Macky Sall a par ailleurs « évoqué l’impératif d’accélérer de façon significative la transformation de l’administration, ainsi que les réformes d’amélioration de l’environnement des affaires ».

Les réformes souhaitées par M. Sall, concernant l’administration et l’environnement des affaires, doivent contribuer à « asseoir durablement la stabilité et les performances de l’économie nationale ».
Il a aussi demandé au ministre de l’Education nationale de « s’atteler à la préparation, en impliquant tous les acteurs concernés, de la Semaine nationale de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales ».

141 nouvelles contaminations à la Covid-19 ce 19 août au Sénégal

Le Sénégal a déclaré mercredi 141 nouvelles contaminations de Covid-19 constituées de 58 cas contacts suivis par les services sanitaires et 83 autres issus de la transmission communautaire.


Ces nouvelles infections proviennent de tests virologiques réalisés sur 1.463 individus, ce qui représente un taux de positivité de 9, 64 %, alors que deux décès supplémentaires ont été recensés au cours des dernières 24 heures, a révélé le docteur El Hadji Mamadou Ndiaye.


Intervenant lors du point quotidien sur la maladie diffusé sur la chaine de télévision publique, la RTS, le responsable de la Prévention au ministère de la Santé et de l’Action sociale, a assuré que 110 patients avaient guéri de la maladie au cours des dernières heures.


Il a souligné que les cas de transmission communautaires enregistrés ce jour avaient été localisés à Dakar et dans plusieurs autres localités du pays.


Au total, 12.446 personnes ont été contaminées par le Covid-19 près de six mois après son apparition dans le pays, le 2 mars. 7.877 en ont guéri et 258 autres en sont mortes.


A ce jour, 4.310 patients dont 43 dans un état grave sont en observation dans les différents centres de traitement épidémiologique du pays, d’après les données du ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Sédhiou: 110 kg de cannabis saisis à Moyafara (Police)

Les éléments de la Brigade régionale des stupéfiants (BRS) de Sédhiou (sud) ont saisi dans la nuit de lundi à mardi 110 Kg de cannabis de la variété verte dans le village de Moyafara, situé dans le département de Goudomp.
Dans un communiqué, la Police signale que ’’cette quantité de drogue était convoyée par quatre individus à bord de deux motocyclettes’’.
’’L’un d’eux, de nationalité étrangère a été interpellé, les autres, abandonnant la cargaison sur place ont pris la fuite’’, indique t-on.

La Police annonce que la personne interpellée a été placée en garde à vue pour trafic internationale de drogue. Les motocyclettes et la drogue ont été consignées aux fins de scellé.

La CEDEAO condamne «vigoureusement» le putsch en cours au Mali

La CEDEAO a condamné «vigoureusement», la tentative de putsch en cours depuis mardi matin au Mali, assurant qu’elle prendra «toutes les mesures et actions nécessaires à la restauration de l’ordre constitutionnel».

La CEDEAO «condamne vigoureusement la tentative (de putsch) en cours (au Mali) et prendra toutes les mesures et actions nécessaires à la restauration de l’ordre constitutionnel, par le rétablissement des institutions démocratiquement élues, conformément aux dispositions de son Protocole additionnel sur la Bonne Gouvernance et la Démocratie», indique un communiqué transmis mardi après-midi à l’AIB.

Depuis mardi matin, des soldats mutins essayent de renverser le régime du président Ibrahim Boubacar Keïta, contesté par la rue depuis des mois à cause de la détérioration de la situation sécuritaire et d’une supposée mal gouvernance.

«Aussi, la CEDEAO appelle-t-elle les militaires à regagner sans délai leurs casernes, en demandant à toutes les parties prenantes maliennes de privilégier le dialogue pour résoudre la crise que traverse leur pays», ajoute le communiqué.

La CEDEAO qui a rappelé sa ferme opposition à tout changement politique anticonstitutionnel, a réitéré sa disponibilité, en rapport avec les Nations unies, l’Union africaine, l’Union européenne et tous les partenaires multilatéraux et bilatéraux du Mali, de continuer à accompagner   les parties prenantes maliennes dans leurs efforts pour résoudre la crise.

Affaire de la femme humiliée et filmée: les auteurs condamnés

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a prononcé, mardi, des peines d’emprisonnement ferme à l’encontre de trois individus cités dans une affaire d’agression d’une femme, une scène filmée et diffusée sur les réseaux sociaux.

Les trois mis en cause ont été reconnus coupables de collecte illicite de données à caractère personnel, attentat à la pudeur et outrage public à la pudeur, a-t-on appris de sources médiatiques.

Ils ont été condamnés respectivement à trois, deux et un mois de prison ferme et au paiement de 5 millions FCFA pour cause et préjudice confondus.

La diffusion, au mois de juillet, sur les réseaux sociaux d’images montrant une femme en train d’être agressée par un groupe d’individus pour un présumé vol avait suscité des réactions de condamnation et d’indignation.

’’Il est choquant et inadmissible de profiter d’une femme rendue faible par deux hommes, qui la maîtrisent, pour la tripoter et exhiber son corps aux yeux de tous. Cela constitue une infraction qu’il convient de sanctionner fermement », avaient soutenu dans une déclaration commune, AJS, Amnesty international, Dafadoy et Jamra.

Selon ces organisations, « ces justiciers autoproclamés n’avaient nullement le droit de violer son intimité, de l’humilier publiquement comme ils l’ont fait, encore moins de publier cette vidéo (….) ».

« L’affaire est d’autant plus grave que la présumée voleuse fait l’objet d’un traitement psychiatrique (….) », ajoutaient ces organisations qui « félicitent la police nationale dont la prompte réaction a permis l’arrestation des présumés auteurs ».

Le Comité de lutte contre les violences faites aux femmes (CLVF) avait rendu public un communiqué pour s’indigner et condamner ‘’fermement les violences ignobles commises sur une présumée voleuse prise à Sacré cœur ».

« C’est une grave atteinte à la dignité et à l’intégrité de la personne humaine », estimait le CLVF qui avait condamné « des paroles obscènes, blessantes et déshonorantes » proférées à l’endroit de la victime.

Le CLVF et la Synergie des organisations de la société civile pour l’élimination des violences basées sur le genre avaient dénoncé ‘’vivement cet acte ignoble auquel a été soumise la jeune dame et demandent que justice soit faite !’’.

De nombreuses voix s’étaient élevées pour dénoncer cette agression et sa diffusion sur les réseaux sociaux.

Sur la plateforme change.org, l’association Ensemble d’Activistes Féministes au Sénégal avait lancé cette pétition adressée au Procureur de la République.

Pour ses initiateurs, ’’ces actes, leur captation et partage sur les réseaux sociaux témoignent d’un mépris total pour l’intégrité physique de la femme en question’’.

Ils avaient rappelé aussi que ’’le corps de la femme est tous les jours sujets à toutes formes d’assauts, et qu’une telle agression est inadmissible dans un contexte où les combats contre les violences basés sur le genre sont de plus en plus entendus et compris’’.

Les auteurs de la pétition demandaient ainsi ’’le retrait de ces images violentes et traumatisantes, la condamnation des agresseurs suite aux plaintes déposées par différentes personnes et organisations, un suivi psychologique de la victime et une réflexion sur le rapport au corps de la femme dans la société et les violences basées sur le genre en général’’.