La grosse bourde de la fédération sénégalaise avant le match contre le Congo

L’équipe du Sénégal sera face à celle du Congo ce 13 novembre au stade Lat Dior de Thiès pour le compte de la première journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2021.

Mais en attendant le match, une erreur a été commise sur les billets déjà mis en vente. En lieu et place du Drapeau de la République du Congo communément appelée Congo-Brazzaville, que le Sénégal va affronter, c’est celui de la République démocratique du Congo (RDC) qui est posé sur les billets.

Une confusion certes, mais qui est imputable à l’instance dirigeante du football sénégalais. Et certains internautes ne se sont pas montré cléments face à cette erreur. « C’est honteux » ou encore « Comment peut-on être aussi négligents?? » peut-on lire en commentaires…

Les productions de mil et d’arachide en baisse dans la région de Thiès

Le directeur régional du développement rural (DRDR) de Thiès, Mamadou Guèye, a annoncé, mardi, une baisse de la production de mil et d’arachide dans la région, par rapport à l’année dernière.

Même si les superficies emblavées ne sont pas encore évaluées, M. Guèye évoque plusieurs facteurs qui ont contribué à faire chuter les récoltes de mil et d’arachide. Cette baisse s’explique, selon lui, par le découragement de certains producteurs, qui, ‘’inquiets’’ de la configuration de l’hivernage, avaient décidé de vendre leurs semences, pensant qu’il était déjà compromis.
Cette année, la région de Thiès a reçu sa première pluie le 24 juillet. Les premiers semis en humide ont démarré le lendemain. Une pause pluviométrique s’en est suivie jusqu’au 18 août.

’De ce fait, explique le DRDR, il y a des producteurs qui étaient inquiets et qui n’ont pas poursuivi les semis’’, certains préférant vendre le reste de leurs semences. Les premiers semis d’arachides qui ont été effectués en sol humide ont bouclé leur cycle, mais les deuxièmes opérés après la reprise de la pluie le 18 août, n’ont pas tous bouclé leur cycle. Soit un ‘’taux de réussite d’environ 50%’’.

Concernant le mil, il y a eu un ‘’problème de photopériodisme’’, a expliqué le DRDR. Le mil a cette particularité de passer à l’épiaison, quelle que soit sa taille, une fois le moment venu. Les épis obtenus de tiges n’ayant pas atteint leur terme, ne sont généralement pas viables.
Dans la zone de Pambal, haut-lieu de production de cette céréale, les semis n’ont pas résisté à la pause pluviométrique, indique Mamadou Guèye. Bien que les producteurs aient ressemé, ces deuxièmes semis ‘’n’ont pas donné les résultats escomptés’’.
En termes de qualité des graines, le technicien table sur ‘’le même rendement que l’année dernière’’, même s’il admet ne pas être en mesure de donner des chiffres, parce que n’ayant pas encore exploité les données des enquêtes agricoles.

A travers le programme d’adaptation mis en place par l’Etat pour pallier les inconvénients des changements climatiques, des semences de niébé, de manioc et de pastèque ont été distribuées aux producteurs, permettant ainsi à ceux qui avaient accusé du retard ‘’de se rattraper’’.
Quelque 6.326 pots de semences de pastèques, 68,35 tonnes de niébé et des boutures pour l’emblavure de 1.125 hectares leur ont été cédés.
Le niébé a un cycle court (45 jours), alors que la pastèque n’a pas besoin de beaucoup de pluie, pouvant compléter son cycle grâce au brouillard. Quant au manioc, ses boutures peuvent résister au stress hydrique, même s’il faut attendre l’année prochaine pour les récolter.

Le DRDR relativise les conséquences des baisses de production de mil et d’arachide, sur les revenus des producteurs de la région, relevant la diversité de leurs sources de revenus.

Dans les départements de Thiès et Tivaouane, dans les Niayes et au-delà, les populations pratiquent le maraîchage, l’arboriculture, notamment la mangue, en plus de la production animale. Les transferts reçus d’autres parties du pays et de l’extérieur les aident aussi. D’ailleurs les récoltes issues des cultures sous pluie, sont d’habitude ‘’consommées en moins de six mois’’, a-t-il dit.

Le rectorat donne des précisions sur la grève à l’UCAD

Le rectorat de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) affirme avoir saisi les instances pédagogiques des différents établissements de cette université à propos de la décision de l’Etat d’orienter les nouveaux bacheliers dans les universités publiques, tout en donnant des assurances sur les sommes dues aux enseignants.

Dans un communiqué de presse transmis à l’APS, le rectorat apporte des éclaircissements sur les points de revendication à l’origine du mot d’ordre de grève de la coordination du syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) du Campus de Dakar.
A propos du processus d’orientation des nouveaux bacheliers sénégalais, le rectorat de l’UCAD précise s’être limité, suite à la décision de l’Etat de les orienter tous dans les institutions publiques d’enseignement supérieur, « à soumettre la requête de la tutelle aux instances pédagogiques des établissements, conformément aux dispositions législatives y relatives ».
« Cette position, validée par les instances délibérantes de l’UCAD, a d’ailleurs été toujours rappelée par le rectorat à l’occasion de toutes les réunions convoquées autour de cette question », souligne le rectorat.
Il ajoute que « le rectorat s’en tient aux textes qui régissent le sujet ainsi qu’aux dispositions convenues avec les universités et les partenaires sociaux sous l’autorité de la tutelle ».
Sur la question relative aux sommes dues aux enseignants, « le rectorat tient à préciser qu’il s’est convenablement acquitté, depuis le début de l’année, de ses engagements financiers vis-à-vis des partenaires sociaux, notamment ceux concernant le personnel d’enseignement et de recherche (heures complémentaires, indemnités plein temps, vacations, prime des voyages d’études, fonds de solidarité) ».
« En effet, après avoir provisionné le montant de douze mois de salaires, le rectorat a donné la priorité à ces dépenses en dotant les rubriques budgétaires concernées à hauteur des ressources disponibles tout en attendant de recevoir la contrepartie financière promise après la signature des accords entre le Gouvernement et le SAES mais également entre le Gouvernement et l’intersyndicale des personnels administratifs techniques et de service », indique le rectorat de l’UCAD.
Il précise que « malheureusement, cet accompagnement financier n’est toujours pas effectif malgré les différentes alertes du rectorat, restées sans suite, sur les risques d’avoir à gérer des crises du genre de celle que nous vivons actuellement ».
« Toutefois, conscient des sacrifices consentis par le personnel d’enseignement et de recherche pour parvenir à une normalisation de l’année académique 2018-2019, le rectorat, en prélevant sur les ressources dédiées aux salaires, s’emploie à solutionner ce problème. Grâce à l’accompagnement de la tutelle, la procédure est presque finalisée », assure-t-il dans son communiqué.
Il informe de la relance de l’Institut de prévoyance médico-sociale (IPMS), « en quasi arrêt en 2014 et dans l’indifférence totale de tous les acteurs concernés ». Cette relance a été faite « suite à sa décision de prévoir, sur 3 ans, un montant annuel de 100 millions de francs CFA, afin de reprendre le plateau technique de la structure ».
« Parallèlement à cette mesure, des efforts considérables ont été consentis afin d’éponger l’essentiel des factures dues aux structures sanitaires externes, prestataires de soins aux personnels de l’UCAD », poursuit le communiqué du rectorat de l’UCAD.
Il assure que la période de flottement due au changement de l’équipe de direction est présentement dépassée, la nouvelle ayant entamé le processus de mise en place des organes de gouvernance au sein desquels siégeront les représentants des différentes organisations syndicales présentes à l’UCAD.
Le rectorat assure par ailleurs que les efforts seront poursuivis pour favoriser une correcte prise en charge médicale des différents personnels.
Il réitère son ouverture au dialogue et invite le personnel d’enseignement et de recherche à poursuivre les efforts consentis pour qu’ensemble, les différentes parties parviennent à positionner l’UCAD parmi les institutions universitaires de référence.

Pêche : Greenpeace alerte Alioune Ndoye sur les difficultés du secteur

Greenpeace Afrique attire l’attention du nouveau ministre de la pêche et de l’économie maritime sur les difficultés liées au secteur de la pêche.

C’est par le biais d’un communiqué, que l’ONG a tenu à attirer l’attention d’Alioune Ndoye sur les grosses préoccupations de ce secteur qui joue un rôle majeur dans la sécurité alimentaire des sénégalais. La pêche représente en effet, environ 3,2% du Produit Intérieur Brut (PIB) avec au moins 600 000 emplois directs ou indirects.

« Malgré ce rôle socio-économique majeur, le secteur de la pêche est confronté à plusieurs problèmes. Les plus récurrents sont les choix inappropriés des politiques menées et la non-application des textes réglementaires et documents stratégiques, notamment la lettre de politique sectorielle des pêches « , indique Greenpeace Afrique dans son communiqué.

Ces manquements, d’après l’ONG, «impactent négativement, les communautés de pêcheurs et constituent une menace supplémentaire pour les stocks de poissons déjà surexploités selon les conclusions de la dernière campagne menée par le Centre de recherche océanographique Dakar-Thiaroye». Greenpeace souligne également les «disparitions récurrentes de pêcheurs en mer et les tensions sociales entre les communautés». Cette situation est due selon l’organisation, «à la raréfaction de la ressource et la pêche illicite non déclarée et non réglementée (Inn)». Et ce, en plus de «la non- implication des acteurs dans les prises de décisions majeures qui impactent leurs activités et le manque de transparence dans un contexte de changement climatique associé à la croissance démographique».

Greenpeace demande donc au ministre de la pêche, de promouvoir une gestion sous régionale des stocks de poissons partagés en renforçant les prérogatives de la Commission Sous-Régionale des Pêches (CSRP) et d’impliquer davantage les acteurs de la pêche dans l’attribution des licences de pêche.

Elle suggère l’amélioration des embarcations traditionnelles et la mise à disposition d’un système de géolocalisation et d’alerte précoce en temps réel pour éviter les nombreuses disparitions en mer. L’ONG recommande en outre « la publication de l’état d’avancement du processus de re-jaugeage des navires de pêche industrielle au Sénégal et l’arrêt de l’attribution d’autorisations aux unités de production de farine de poisson qui constituent une réelle menace pour la sécurité alimentaire et l’emploi de milliers de personnes… »

Le SONACOS obtient un financement de 30 milliards pour ses achats d’arachides

Au Sénégal, le gouvernement a signé la semaine dernière, un accord de financement de 30 milliards Fcfa avec la Société islamique internationale de financement du commerce (IFTC), rapporte l’APS.

Cette enveloppe permettra à la Sonacos de mener à bien ses activités d’achat de graines d’arachide auprès des producteurs pour le compte de la campagne 2019/2020. Elle entend dépasser dans le cadre de ladite saison, la barre des 85 000 tonnes réalisée l’année dernière.

« D’ici la fin du mois, la Sonacos pourra disposer de ces sommes pour faire face à l’achat de l’arachide auprès des producteurs », a indiqué le ministre sénégalais de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott.

Pour rappel, le nouvel appui financier marque une légère hausse d’un milliard Fcfa par rapport au montant mobilisé un an plus tôt auprès de la même institution. Le Sénégal a produit 1,4 million de tonnes d’arachides en 2018/2019.

Réunion de l’UEMOA sur la paix et la sécurité à Dakar ce 15 novembre

L’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) va organiser, vendredi à 9 h, à Dakar, la quatrième réunion de son Comité de haut niveau sur la paix et la sécurité, annonce un communiqué reçu à l’APS.

La rencontre aura lieu au Centre international de conférences Abdou-Diouf de Diamniadio (CICAD), « sous la présidence du chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall ». Elle sera précédée d’une réunion des experts de l’UEMOA, prévue mercredi à 9 heures, à l’hôtel Ndiambour, à Dakar, selon le communiqué. Après les experts, des ministres des pays membres de l’organisation sous-régionale se réuniront jeudi, au Radisson Blu, dans la capitale sénégalaise.
Le communiqué rappelle que les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA ont décidé, le 30 mai 2011, à Lomé (Togo), de faire des questions de paix et de sécurité « un chantier majeur, suite à une analyse approfondie de la situation politico-sécuritaire dans l’espace ouest-africain ».
« Afin d’approfondir la réflexion, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’espace UEMOA ont créé le Comité de haut niveau sur la paix et la sécurité, le 6 juin 2012, dans la capitale togolaise, et ont confié sa présidence à Macky Sall, président de la République du Sénégal », ajoute la même source.
Cette instance de l’Union regroupe les ministres chargés des Affaires étrangères, de la Sécurité et des Finances des Etats membres.
Les présidents de la Commission de l’UEMOA, de la Banque ouest-africaine de développement, du Comité interparlementaire de l’UEMOA et le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest en sont également membres.

Alioune Ndiaye : « Le gouvernement doit lever les contraintes à la mise en œuvre des ODD »

Le gouvernement doit lever les contraintes qui seraient de nature à affecter la mise en œuvre des Objectifs du développement durables (ODD), a souligné mardi à Dakar le directeur de Cabinet du ministre de l’Economie et de la Coopération, Alioune Ndiaye.

« Il s’agit de renforcer les systèmes nationaux de production et d’analyse des données ; renforcer les capacités pour une meilleure appropriation des ODD ; mobiliser les moyens financiers, y compris internes ; et coordonner et renforcer le dialogue avec les acteurs au développement », a-t-il dit.
Il s’exprimait à l’ouverture de l’atelier régional pour l’Afrique sur la nouvelle approche pour l’intégration de l’alimentation et de l’agriculture durables dans le cadre de la mise en œuvre des ODD. Le gouvernement du Sénégal, en collaboration avec l’ensemble des catégories d’acteurs, a organisé un processus participatif d’élaboration de son premier rapport sur la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD), a-t-il relevé.
« Ce processus s’est tenu dans un contexte de la Revue annuelle conjointe (RAC 2018) du Plan Sénégal émergent (PSE) et de l’engagement du Gouvernement à réaliser la Revue nationale volontaire sur les ODD », a souligné le directeur de cabinet.
Le Plan Sénégal (PSE) est « un cadre stratégique national » de mise en œuvre des Objectifs du développement durables (ODD) et renferme d’ores et déjà près de 4/5 des priorités de l’Agenda 2030 et de 2/3 de son cadre de suivi-évaluation, a-t-il souligné.
Selon lui, « les politiques sectorielles, les projets et les programmes devraient, dans la seconde phase (PAP 2019-2023), prendre en compte les aspects prioritaires identifiés par l’ensemble des acteurs au développement pour couvrir l’intégralité de l’Agenda ».
C’est pourquoi des mesures, a-t-il indiqué, « seront envisagées dans l’intégration des ODD dans la phase II du PSE et dans la territorialisation des politiques publiques ».
Il a rappelé que le processus de formulation du document du Plan National d’Investissement Agricole de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PNIASAN) dans sa phase 2 a été conduit sous la supervision d’un Comité Technique National coordonné par le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural comprenant l’ensemble des secteurs agrosylvopastoraux et halieutiques, l’économie, les finances, la société civile rurale et le secteur privé.
Selon la Directrice Adjointe, Programme alimentaire et agriculture durable, FAO Siège, Mona Chaya, « l’objectif de cet atelier est d’informer sur cette nouvelle approche consistant à voir le développement durable comme quelque chose d’intégrée et non de parcellaire ».
Elle s’est toutefois félicité des « grands pas franchis » par les Etats africains concernant l’alimentation, tout en exprimant « l’insatisfaction » de la FAO sur le progrès de l’objectif 2 des ODD, visant à atteindre l’élimination de la faim.
« La FAO a élaboré un document des directives sur sa vision commune vers une agriculture durable, la biodiversité et la dimension sociale », a-t-elle expliqué.
Pour elle, vingt actions concrètes seront présentées aux participants durant ces trois jours, pour arriver à une agriculture durable, notamment celle de la biodiversité, de l’eau, des terres, des droits fonciers, etc.
« Il est important de savoir que des engagements ont été pris par les pays africains à mettre 10% de leur budget dans l’agriculture, mais tous ne sont pas encore à ce niveau », a pour sa part, regretté, le représentant de la FAO au Sénégal et dans la sous-région, Robert Guei.
Pour lui, le constat reste encore en-deçà de l’espérance que la FAO avait « de voir l’Afrique résoudre son problème de la faim et de l’insécurité alimentaire ». Il a cité la volonté politique, les problèmes liés au changement climatique, aux conflits qui ne garantissent pas le développement de l’agriculture.

1440 kilos de chanvre indien saisis à Moussala (Kédougou)

Au total, 1440 kilogrammes de chanvre indien d’une valeur de 173 millions de francs Cfa ont été saisis dans la nuit de vendredi à samedi par les douanes à Moussala, une localité de la région de Kédougou, à l’Est du pays, a annoncé l’administration douanière.

La drogue a été saisie sur un camion semi-remorque d’immatriculation sénégalaise en provenance du Mali, dans cette zone frontalière. Le chanvre indien avait notamment été dissimulé dans une cachette aménagée au niveau du plancher dudit camion, indique un communiqué parvenu à l’APS. ’’C’est au cours d’un contrôle de routine au barrage douanier de Moussala, que les éléments de la Brigade ont découvert une cachette aménagée au niveau du plancher dudit camion. C’est un double fond d’une très grande capacité de stockage qui, au vu la technique utilisée, a certainement servi à un trafic régulier et insoupçonné de produits prohibés’’, rapporte le communiqué.

Il s’agit d’un camion qui, à l’aller, transportait du ciment pour le livrer en territoire malien. C’est au retour que les trafiquants ont chargé 72 sacs de 20 Kg de chanvre indien dans la cachette aménagée, soit 1440 Kg pour une valeur estimée de 173 millions CFA, précise-t-on.

Selon l’administration douanière, cette saisie bat le record de toutes les saisies effectuées depuis le début de 2019 par les Douanes sénégalaises. Elle est également l’une des plus importantes enregistrées dans cette partie du pays depuis plusieurs années.

420 individus mis aux arrêts lors des célébrations du Mawlid

420 individus ont été interpellés et 250 moto-taxis immobilisés à Kaolack (centre) et à Tivaouane (ouest) dans le cadre d’opérations de sécurisation du Gamou célébré dans la nuit de samedi à dimanche, a annoncé la Police.

A l’issue de ces opérations, 420 individus ont été interpellés pour diverses infractions allant entre autres du vol, détention de faux billets de banque, vérification d’identité, nécessité d’enquête, à la rébellion et à l’abus de confiance, indique le Bureau des relations publiques de la Police nationale dans un communiqué.
A Tivaouane, 2 086 policiers avaient été engagés. Dans cette ville religieuse de la région de Thiès, les arrestations ont concerné 139 personnes, tandis que les immobilisations de moto-taxis ont porté sur un nombre 100, détaille la même source.

A Médina Baye, autres grand lieu de célébration de la nuit du prophète Mouhamed (PSL), 500 éléments de la Police avaient été déployés pour la sécurisation qui a débouché sur l’interpellation de 281 individus et l’immobilisation de 150 moto-taxis, fait savoir la Police.

Les opérations de sécurisation sont à l’actif Commissariat urbain de Tivaouane et du Commissariat central de Kaolack, renforcés par les éléments du Groupement Mobile d’Intervention, de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), signale la même source.

Des éléments de la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) et de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) ont participé aux opérations menées avant, pendant et après le Gamou, rappelle la Direction des relations publiques de la Police.

Le Khalife Serigne Babacar Sy Mansour dénonce la dépravation des mœurs

Le khalife général des Tidianes Serigne Babacar Sy Mansour a dénoncé, samedi, à Tivaouane, la dépravation des mœurs, à travers ses diverses manifestations, notamment l’homosexualité, appelant les pouvoirs publics à prendre des mesures afin d’y remédier.

S’exprimant à la cérémonie officielle du Gamou, Serigne Babacar Sy Mansour s’en est pris à de multiples phénomènes de mœurs qui se développent dans le pays, et qui selon lui, sont néfastes pour la société.
‘’L’homosexualité est mauvais. C’est le summum de la déviance’’, a martelé le khalife, non sans interpeller directement le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille qui était à ses côtés.

Le guide religieux estime que la prolifération des déviances est le fruit de l’‘’impunité’’.
Il a cité parmi ces vices, la franc-maçonnerie, ainsi que le mariage temporaire, que certains tentent de légitimer et qui est interdit par la religion musulmane, le non-respect des règles du divorce en islam, du délai de viduité, la banalisation de la danse, et son corollaire, l’absence de pudeur.
La pratique du harem avec plus de quatre femmes, soit au-delà de la limite légale édictée par la religion, ou encore le mariage officieux (‘’takku suuf’’, en wolof), sont autant de pratiques déviantes dénoncées par Serigne Babacar Sy Mansour.