Sénégal : 3è dans les transactions Mobile Money de l’espace UEMOA

Dans un classement des pays en valeur de transaction mobile d’argent, le Sénégal occupe le 3è rang dans l’espace UEMOA.

34 914,8 milliards FCFA (63 milliards de dollars), c’est le montant des transactions via mobile effectuées par les 12 établissements de monnaie électronique (EME) agréés dans la zone UEMOA. Le montant concerne les transactions de l’année 2020. Les 12 EME sont repartis en 4 pays de la sous-région en l’occurrence le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal.

Selon les statistiques rendues publiques par l’agenceecofin, ledit montant est en hausse de 37,1 % comparé à celui de 2019 qui se situe à 25 470,8 milliards FCFA, soit 45,9 milliards de dollars. Dans ce classement, le Sénégal occupe le 3è rang. La Côte d’Ivoire qui totalise 7 des 12 EME de la zone UEMOA occupe le premier rang. Elle est suivie du Burkina Faso, le Mali est 4è et le Bénin 5è.

Selon la même source reprise par  Beninwebtv, les usagers ont le plus sollicité quatre services liés à ces transactions. Il s’agit des dépôts d’argent, des retraits, des transferts de personne à personne et des transferts à l’intérieur de la zone UEMOA.

FESPACO 2021 : le Sénégal ramène quatre distinctions de Ouagadougou

La délégation sénégalaise a bien défendu la culture du cinéma sur la place africaine jusqu’au 23 octobre 2021. Le Sénégal a remporté quatre prix spéciaux au cours de la 27è édition du Fespaco.

Le Sénégal, invité d’honneur au Festival panafricain du cinéma et de la télévision rentre de l’expédition de Ouagadougou avec le cœur en joie. Quatre prix spéciaux sont entre les mains des participants. Il s’agit du prix l’intégration du « Meilleur long métrage fiction » de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Il s’agit aussi du « Prix du meilleur court métrage de l’Uemoa ». C’est sans oublier le « Prix du meilleur documentaire de l’Uemoa » et le « Prix de la meilleure série télévisée ».

D’abord le « prix du Meilleur long métrage fiction Uemoa » sélève à huit millions de francs CFA. Cette distinction revient au réalisateur Mamadou Dia pour son film « Baamum Nafi (Le père de Nafi en pulaar) ». Un film tourné dans une ville imaginaire frontalière entre la Mauritanie et le Sénégal et qui parle d’intégration. L’œuvre met en exergue l’antagonisme entre deux variantes de l’Islam symbolisées par deux frères Thierno et Ousmane.

Ensuite le réalisateur Mory Kane a remporté le « Prix du meilleur court métrage de l’Uemoa ». D’un montant de de cinq millions de francs CFA, ce prix remporté pour la seconde fois par Kane après 2013, honore son film « Serbi ou les tissus blancs ». C’est un film qui relate les douleurs d’une future mariée qui tente en vain de recouvrer sa virginie perdue plus tôt.

Bien plus, Aïssa Maïga a obtenu le Prix du meilleur documentaire de l’Uemoa, d’un montant de cinq millions de francs Cfa. « Marcher sur l’eau », c’est le film qui remporte la distinction. L’œuvre raconte la vie des communautés peuls en proie aux catastrophes naturelles.

Enfin, « Wala Bock » « comment va la jeunesse ? » de Fatoumata Kandé Senghor a reçu le prix de la meilleure série télévisée.

La cérémonie de remise des prix a rassemblé de nombreuses personnalités vendredi à Ouagadougou. Parmi elles, le président de la commission de l’Uemoa Abdoulaye Diop, les ministres de la Culture du Togo et de Côte d’Ivoire.

Sénégal : 28 structures sanitaires illégales risquent des sanctions

Une mission d’inspection conduite en 2020 par la directrice des établissements privés de santé au Sénégal Dr Henriette Cécile Diop révèle que les 28 structures exercent sans autorisation. Ces structures de santé encourent des sanctions prévues par la loi.

Au total, 71 structures de santé fonctionnent sur autorisations des autorités et en conformité avec la loi. Cependant, 28 autres exercent dans l’illégalité au Sénégal. Les chiffres proviennent d’une inspection effectuée en 2020 sous la direction de Dr Henriette Cécile Diop. Le quotidien sénégalais Le Soleil précise la nature et le nombre des structures visitées par la mission d’inspection.

Il s’agit en effet de 40 cabinets paramédicaux, 25 cliniques, 39 cabinets médicaux, 11 centres de santé et une structure d’accouchement à domicile. Des sanctions pèsent ainsi sur les 28 structures illégales. La loi N°66-69 du 04 juillet 1966 et la directive de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) sont des textes qui organisent les conditions d’exercice de la profession de la médecine au Sénégal.

L’article 5 de la loi N°66-69 précise que « l’exercice illégal de la profession de médecin est puni d’une amende de 20 000 à 100 000 francs et d’un emprisonnement de un à six mois, ou de l’une de ces deux peines seulement. En cas de récidive, les peines seront doublées, et l’emprisonnement sera obligatoirement prononcé », peut-on lire.

Dakar : le port autonome lance un appel de fonds pour financer de nouvelles infrastructures

Le Port autonome de Dakar va lever des fonds sur le marché régional de l’UEMOA pour financer la réalisation de nouvelles infrastructures. C’est qu’a annoncé son directeur général, Aboubacar Sadikh Bèye.

« Notre objectif est d’aller sur le marché régional sous forme d’Appel public à l’épargne(APE)et lever des fonds pour entamer le processus de rattrapage du gap du Port autonome de Dakar en infrastructures et amorcer la construction du nouveau port de Ndayane » ,a-t-il déclaré dans une interview parue au Soleil jeudi.

Le PAD va recourir à partir de ce jeudi, au marché financier de l’Union économique monétaire ouest-africaine(UEMOA) pour lever ces fonds, a précisé M. Bèye sans avancer de chiffres. « La levée des fonds permettra de construire, d’une part des routes et infrastructures communes(VRD) et, d’autre part, de rendre la Zone industrielle portuaire prête à recevoir les premiers investisseurs » , a-t-il fait savoir.

Cependant, il a admis que le Port autonome de Dakar subissait un retard d’investissement à l’origine d’un certain blocage au détriment de l’économie sénégalaise.  » Il est indispensable pour le PAD d’entamer un processus de rattrapage de ses concurrents qui ambitionnent d’être des hubs sous régionaux et qui ont largement investi dans des infrastructures modernes », a fait remarquer Aboubacar Sadikh Bèye.

Covid-19: L’activité économique fortement impactée dans les pays de l’UEMOA

Les mesures de restriction prises pour freiner la propagation de la Covid-19 ont eu un impact négatif sur l’activité économique dans des Etats de l’UEMOA. avec notamment de « forts replis » au Sénégal (-10,6% contre +2,2% en mars), indique la Note mensuelle de conjoncture économique dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine.
Les indicateurs récents de la conjoncture montrent une « poursuite de la tendance baissière de l’activité économique au titre du mois d’avril 2020 », comme le démontre la situation de plusieurs autres pays de la zone tels que le Bénin (-7,5% contre -3,4%) et la Côte d’Ivoire (-6,8% contre -5,7), par exemple.
Selon la Note mensuelle de conjoncture économique dans les pays de l’UEMOA à fin avril 2020, cette situation résulte de la « conjoncture défavorable au niveau de l’ensemble des secteurs d’activité, affectés par les mesures prises par les Etats pour contenir la propagation de Covid-19 ».
« En effet, le taux de croissance des activités hors secteurs primaire et administration s’établirait à -5,3% après une réalisation de -3,2% en mars 2020 », relève le document.
Il précise que les baisses les plus importantes concernent les bâtiments et travaux publics (-15,7 points par rapport à mars), ainsi que les activités commerciales (-6,7 points) et des services (-1,5 point).
« Les contre-performances sont localisées au niveau de l’ensemble des pays de l’Union, à l’exception du Burkina et du Mali, avec de forts replis au Sénégal (-10,6% contre +2,2% en mars), au Bénin (-7,5% contre -3,4%), en Côte d’Ivoire (-6,8% contre -5,7%) et au Togo (-4,8% contre -3,7%)’’.
« La bonne tenue des activités notée au Burkina (+6,1% contre -9,3%) et au Mali (+5,2% contre +4,0%), ainsi que le redressement observé au Niger et en Guinée-Bissau ont exercé un effet modérateur », souligne la publication.

Covid-19: Plus de 1000 milliards mobilisés par UEMOA-Titres pour les pays membres

L’Agence UEMOA-Titres a annoncé mardi la mobilisation, dans le cade des bons social Covid-19, de « plus de 1 000 milliards de FCFA’’ sur le marché des titres publics de l’Union pour faire face aux besoins de financement des États membres.
Le programme d’émissions de « Bons Social Covid-19’’, d’un montant d’environ 1 172 milliards de FCFA, a été validé par les pays de l’Union, « dans le cadre de la mise en œuvre des actions en vue d’atténuer les impacts négatifs de la pandémie liée au Coronavirus’’. Cette validation a été faite en concertation avec les partenaires techniques et financiers.
L’objectif visé à travers ce nouvel instrument dénommé ’’Bons Social Covid-19″ est de « permettre aux États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine de mobiliser les ressources financières leur permettant de faire face aux urgences liées à la lutte contre la pandémie’’.
Selon l’Agence UEMOA-Titres, « l’exécution du programme des +Bons Social Covid -19+ au cours des mois d’avril et mai 2020, a connu un franc succès’’.
L’Agence évoque la participation de 85 investisseurs de l’UEMOA, « une moyenne globale de couverture des émissions de l’ordre de 368 % et un taux moyen pondéré des émissions de 3,1433%’’. Elle relève que « la dispersion des taux autour de cette moyenne pondérée, varie entre 2,7574% et 3,5208%’’.
Pour elle, « le niveau important de la mobilisation des investisseurs en un temps relativement court démontre’’ deux choses. La première est « l’engagement des acteurs pour le développement du Marché des Titres Publics de l’UEMOA’’.
Mais il démontre « aussi et surtout le niveau élevé de leur responsabilité sociale face à l’ampleur de la crise sanitaire qui ébranle le monde’’.
L’Agence estime qu’’’à travers la réussite du programme des +Bons Social Covid -19+, l’ensemble des acteurs du Marché des Titres Publics de l’UEMOA ont créé une nouvelle donne’’.
Celle-ci vient, dit-elle, « confirmer des perspectives radieuses à travers des réformes adaptées qui permettront sans nul doute l’approfondissement du marché primaire à travers la naissance de nouveaux produits, mais aussi une dynamisation du marché secondaire des titres publics de l’UEMOA’’.
Les bons social Covid-19 sont en réalité des Bons assimilables du Trésor de maturité 3 mois émis par voie d’adjudication à des taux précomptés inférieurs ou égaux à 3,75%.
Ils bénéficient non seulement de l’accès au guichet classique de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), mais aussi de l’accès à un guichet spécial COVID de refinancement à 3 mois au taux directeur fixe de 2, 5% sur toute leur durée de vie.

Les chefs d’Etat de l’UEMOA se réunissent à Dakar ce mardi

Ce mardi 03 Décembre 2019, un sommet des chefs d’Etat africains de l’UEMOA se tient à Dakar au centre de Conférence internationale Abdou Diouf de Diamniadio. Ce sommet se tient en présence de six des huit leaders de l’espace UEMOA.
Il s’agit des présidents Rock Marc Christian Kaboré (Burina Faso), Mouhamadou Issoufou (Niger), Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), Faure Gnassingbé (Togo), Patrice Talon (Bénin) et de leur homologue sénégalais Macky Sall.
Le Premier ministre malien Boubou Cissé, de même que son homologue de Guinée-Bissau, Aristides Gomes participent à la rencontre.
Les présidents des institutions et organes spécialisés de l’UEMOA sont aussi présents à ce sommet qui va notamment porter sur « les mécanismes et stratégies » à mettre en œuvre pour faire face aux menaces terroristes dans les pays membres.
La dernière session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA a eu lieu le 10 avril 2017 à Abidjan. La dernière session ordinaire s’était tenue en juillet dernier à Abidjan, en Côte d’Ivoire.
La Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement est l’organe suprême de l’UEMOA qui définit les grandes orientations de la politique de l’Union.
Elle se réunit au moins une fois par an, selon l’article 17 du traité de l’UEMOA, une institution commune à 8 pays ouest africains liés par l’usage d’une monnaie commune, le franc CFA.
Les pays concernés sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

Réunion de l’UEMOA sur la paix et la sécurité à Dakar ce 15 novembre

L’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) va organiser, vendredi à 9 h, à Dakar, la quatrième réunion de son Comité de haut niveau sur la paix et la sécurité, annonce un communiqué reçu à l’APS.

La rencontre aura lieu au Centre international de conférences Abdou-Diouf de Diamniadio (CICAD), « sous la présidence du chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall ». Elle sera précédée d’une réunion des experts de l’UEMOA, prévue mercredi à 9 heures, à l’hôtel Ndiambour, à Dakar, selon le communiqué. Après les experts, des ministres des pays membres de l’organisation sous-régionale se réuniront jeudi, au Radisson Blu, dans la capitale sénégalaise.
Le communiqué rappelle que les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA ont décidé, le 30 mai 2011, à Lomé (Togo), de faire des questions de paix et de sécurité « un chantier majeur, suite à une analyse approfondie de la situation politico-sécuritaire dans l’espace ouest-africain ».
« Afin d’approfondir la réflexion, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’espace UEMOA ont créé le Comité de haut niveau sur la paix et la sécurité, le 6 juin 2012, dans la capitale togolaise, et ont confié sa présidence à Macky Sall, président de la République du Sénégal », ajoute la même source.
Cette instance de l’Union regroupe les ministres chargés des Affaires étrangères, de la Sécurité et des Finances des Etats membres.
Les présidents de la Commission de l’UEMOA, de la Banque ouest-africaine de développement, du Comité interparlementaire de l’UEMOA et le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest en sont également membres.

UEMOA : Bientôt une plateforme de paiement numérique « diversifié et pratique »

(APS) – Une concertation régionale entre divers acteurs du système financier de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest s’est ouverte lundi à Dakar en vue de « construire un écosystème de paiement diversifié, inclusif, pratique et efficient« .

La vision de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) est de « mettre en place en 2020 une plateforme régionale permettant les échanges de compte à compte, quels que soient le type de compte, les acteurs, les instruments et les canaux de paiement utilisés, à travers le GIM-UEMOA », a indiqué le vice-gouverneur de la BCEAO, Abdoulaye Diop.

Il s’agit avec ce projet d’aller vers « l’adoption des services instantanés, disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 basés sur des exigences de qualité et de sécurité », a souligné le vice-gouverneur.
Telles sont selon Abdoulaye Diop les « caractéristiques essentielles de la future plateforme » qui va simplifier la vie des usagers.
« Les experts ont été unanimes pour dire que des paiements plus rapides sont importants pour améliorer les performances économiques des entreprises », a souligné le vice-gouverneur de la BCEAO, ancien ministre de l’Economie et des Finances du Sénégal.
Avec ce projet, le nouveau système viendra « compléter et enrichir les infrastructures financières de l’Union pour apporter aux populations des services de paiement de proximité à coût abordable, plus rapide, qui offrent une connectivité totale à tous les types de paiements numériques ».
Cela devrait contribuer au « renforcement de l’inclusion financière », a ajouté M. Diop.
« L’organisation de la présente concertation marque une étape capitale dans la conduite du projet d’interopérabilité des services financiers numériques et consacre la fin de la phase de cadrage, au cours de laquelle, la Banque centrale s’est investie, à travers les modalités de mise en œuvre du projet », a-t-il dit à l’ouverture officielle de la rencontre au siège de la BCEAO, à Dakar.
Le projet d’interopérabilité des services financiers numériques dans l’UEMOA, lancé depuis avril 2017, a permis selon Abdoulaye Diop d’identifier « les principales caractéristiques de la future plateforme, les attentes des acteurs ainsi que les défis à relever pour la construction d’un écosystème financier efficient et propice à la stabilité et à l’inclusion financière ».
Il s’avère toutefois nécessaire de relever « certains défis comme la sécurité globale du système qui doit être renforcée pour maintenir la confiance des usagers et la qualité des services », a indiqué Abdoulaye Diop.
Il y a également lieu « d’accorder une attention particulière à la protection des données personnelle des usagers, à la robustesse de la plateforme, à la lutte contre la fraude, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme ».
Les travaux qui prendront fin mercredi permettront de finaliser le plan de développement du projet d’interopérabilité des services financiers numériques.
Pour le représentant-résident de la Banque africaine de développement (BAD) au Sénégal, Adam Amoumoun, le plan constituera le document de référence du projet et détaillera la stratégie de réalisation de l’interopérabilité des services financiers numériques de l’UEMOA, assortie de la feuille de route pour chaque acteur.
La réalisation de cette plateforme « est un pas majeur pour l’inclusion financière des populations », a-t-il relevé.
L’interopérabilité est généralement définie comme la capacité de plusieurs systèmes à échanger des informations entre eux sans restriction d’accès, selon la BCEAO.

Croissance du PIB de l’UEMOA de 6,6% au second trimestre 2019 (BCEAO)

Le dynamisme de l’activité économique dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), observé depuis le début de l’année, s’est renforcé au 2ème trimestre 2019, indique un communiqué du Comité de politique monétaire de la BCEAO, réuni mercredi en session ordinaire à Dakar.
Le taux d’accroissement du PIB en termes réels est ressorti à 6,6% après 6,4% le trimestre précédent, précise le communiqué signé de Tiémoko Meyliet Koné, président du Comité de politique monétaire et gouverneur de la BCEAO.
Selon les projections de la BCEAO, pour l’ensemble de l’année 2019, la croissance économique de l’Union est attendue à 6,7% contre 6,6% en 2018.
L’exécution des opérations financières des Etats membres de l’Union au cours des six premiers mois de 2019 a été marquée par une atténuation du déficit budgétaire comparativement à la même période de l’année précédente, relève le Comité de politique monétaire.
Le communiqué signale aussi qu’il a été noté au cours du 2ème trimestre 2019 un accroissement de la masse monétaire imputable au redressement des crédits à l’économie et à la hausse des avoirs extérieurs nets.
Il relève également que l’examen des prix de consommation a montré un recul de 0,3% par rapport à 2018, du fait du repli des prix des produits céréaliers et d’un approvisionnement satisfaisant des marchés.
Sur la base de ces analyses, le CPM a décidé de maintenir inchangés les taux d’intérêt minimum de soumission aux opérations d’appels d’offres d’injection de liquidités à 2,5% et le taux d’intérêt du guichet de prêt marginal à 4,5%.
Le coefficient de réserves obligatoires applicable aux banques de l’Union demeure fixé à 3%, selon le président du CPM.
Le Comité de politique monétaire, par ses réunions statutaires qui se tiennent chaque trimestre, examine les principales évolutions qui ont marqué la conjoncture économique internationale et régionale au cours de la période récente ainsi que les facteurs de risque pouvant peser sur les perspectives de croissance économique de l’Union.

Les pays de l’UEMOA présentent un risque de surendettement « faible ou modéré » (BCEAO)

Les pays de l’UEMOA présentent un « risque de surendettement faible ou modéré », à l’exception du Togo, révèle le rapport annuel 2018 de la BCEAO.
« […] à la faveur de l’Initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) et de l’Initiative d’Allègement de la Dette Multilatérale (IADM ), l’analyse de la dette des pays de l’Union montre une amélioration du profil des indicateurs d’endettement », indique le document.

A l’exception du Togo, « la mise à jour des analyses de viabilité de la dette effectuée dans les pays’’ membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine fait état d’un « risque de surendettement faible ou modéré », précise-t-il.

Il souligne cependant que pas un seul pays de l’Union « n’a accumulé d’arriérés de paiement sur sa dette extérieure, en 2017 ».
Forts de cela, ses auteurs estiment que « les Etats doivent poursuivre les réformes structurelles pour accroître leur potentiel de croissance et mettre en œuvre des stratégies d’endettement public compatibles avec la préservation de la soutenabilité à moyen et long terme de la dette publique ».
Néanmoins, selon les dernières données disponibles, « l’encours global de la dette extérieure des Etats membres de l’Union, à fin décembre 2017, est ressorti à 17.656,4 milliards de francs CFA ». Il était de « 15.658,6 milliards de francs CFA à fin décembre 2016, soit une hausse de 12,8% ».
Le rapport précise que le ratio de l’encours de la dette extérieure sur le PIB était de 27,5% en 2017 contre 26,1% un an plus tôt.

« Par pays, détaille le rapport, ce ratio s’est établi à 22,1% contre 22,4% en 2016 au Bénin, 24,0% contre 27,4% au Burkina Faso, 24,5% contre 23,1% en Côte d’Ivoire, 47,4% contre 42,9% en Guinée-Bissau, 24,4% contre 25,0% au Mali, 29,7% contre 28,2% au Niger, 36,6% contre 32,1% au Sénégal et 19,2% contre 19,4% au Togo ».

Plus de 126 milliards FCFA générés par le secteur extractif en 2017

Ce sont des chiffres rendus public ce lundi par l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE)

Les revenus générés par le secteur extractif totalisent un montant de 126,7 milliards FCFA pour l’année 2017, indique l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE).

Dans son rapport de l’année 2017 rendu public lundi, l’ITIE précise que la répartition de ces revenus par secteur se présente comme suit : Revenus provenant du secteur minier 107,3 milliards soit 84,7% et Revenus provenant du secteur des hydrocarbures 19,4 milliards soit 15,3%.

Selon le document consulté par l’APS, les revenus générés par le secteur extractif en 2017 ont été affectés à 85,8% au Trésor Public.

Le reste des revenus est réparti entre le compte d’exploitation de la société national Petrosen, les fonds propres des organismes collecteurs et de la caisse de sécurité sociale, les fonds revenant à l’UEMOA et à la CEDEAO, et les dépenses sociales.

Le détail des revenus extractifs par affectation se présente comme suit : Revenus repris dans le Budget de l’Etat 108,7 milliards (85,8%), Revenus encaissés par PETROSEN 3,3 milliards (2,6%), Revenus encaissés dans les fonds propres des organismes collecteurs 7,1 milliards (5,6%), Revenus revenants à l’UEMOA et à la CEDEAO 5,5 milliards (4,3%), Paiements sociaux 2,1milliards (1,7%).

La contribution directe du secteur extractif au budget de l’Etat pour l’année 2017 est de 108,7 milliards FCFA.

Le rapport souligne que le secteur minier reste le premier contributeur au revenu extractif rentrant dans le budget de l’Etat avec un total de 96,9 milliards FCFA soit 89,2% des recettes provenant du secteur extractif suivi du secteur pétrolier avec une contribution totale de 11,7 milliards FCFA représentant 10,8%.

Selon le document, « il ressort de l’analyse de la contribution, au même titre que les années précédentes que le poids du secteur extractif est surtout perceptible à travers son effet positif sur la balance des paiements tandis que sa contribution dans le PIB ou dans l’emploi reste marginale ».

8396 milliards FCFA de dépôts dans les banques de l’Uemoa en 2017

Le cumul annuel des dépôts à terme effectués à l’ouverture de nouveaux comptes dans les banques de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) est ressorti à 8.396 milliards de FCFA (environ 14,273 milliards de dollars) en 2017, a révélé mardi la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Comparés en 2016 où ils s’élevaient à 8.059 milliards FCFA en 2016, ces dépôts connaissent une hausse de 4,2% (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar). Selon la BCEAO, cette progression est en lien notamment avec « la hausse des dépôts à terme effectués par les entreprises publiques (plus 17,6%), les ménages (plus 10,0%), et les entreprises privées du secteur productif (plus 5,0%) ».

Par pays, le montant des nouveaux dépôts à terme s’est inscrit en hausse au Sénégal (+42,9%), en Côte d’Ivoire (plus 17,1%), au Mali (plus 14,6%) et au Bénin (plus 7,1%). Par contre, des baisses sont enregistrées en Guinée-Bissau (moins 54,0%), au Togo (moins 28,0%), au Burkina (moins 13,8%) et au Niger (moins 7,2%).

L’examen de la structure des dépôts suivant leur durée révèle qu’en 2017, 81,4% des dépôts effectués par les agents économiques sont de court terme (inférieur ou égal à 2 ans), 21,6% sont de moyen terme (entre 2 ans et 5 ans) et 5,8% sont de long terme (16,4%).

Selon la BCEAO, la prépondérance des dépôts de court terme traduit le fait que les agents économiques constituent des ressources pour satisfaire des besoins plus ou moins immédiats. « Cette structure des dépôts peut constituer un obstacle dans le processus d’octroi des crédits et de financement de l’économie, car elle limite la capacité des banques à accorder des crédits à long terme », souligne la Banque centrale.

L’institut d’émission est d’avis en effet que la mobilisation de ressources en vue du financement de l’économie de l’UEMOA nécessite la disponibilité d’une épargne adaptée au besoin de ce financement.

Sénégal : Bientôt un code éthique et déontologique des marchés publics

Celui-ci se met sur pied sur la directive de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) avec le partenariat de l’ARMP.

 

L’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) s’attelle à la mise en place d’un code éthique et déontologique des marchés publics au Sénégal avec la directive de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) qui vise à « réguler les comportements de l’ensemble des intervenants autour d’un contrat de marché public ».

« La directive communautaire sur l’éthique et la déontologie résulte de la volonté des Etats membres et de la préoccupation de la commission de l’UEMOA consistant à se doter d’un nouvel instrument pouvant guider la morale individuelle et les règles individuelles qui sous-tendent le comportement du système de passation des marchés et des missions de régulations des marchés publics », a soutenu Oumar Sakho, président du conseil de régulation de l’ARMP.

Il s’exprimait à l’atelier de présentation du projet de loi portant Code éthique et déontologique des marchés publics et délégations aux membres de la commission des finances et de la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Pour disposer d’un cadre normatif efficace, a-t-il souligné, « il faut l’endosser à une sorte de valeurs solides comprises et assimilées dans la pratique par tous les intervenants de la commande publique. C’est la base de la confiance de l’exécution du système des marchés publics ».

« Pour asseoir ses valeurs, nous devons rassembler nos énergies pour soutenir l’effet d’internalisation de la directive qui ordonne les orientations nécessaires d’un code national d’éthique et déontologique dans les marchés publics », a-t-il ajouté face aux députés.

Cette rencontre, a-t-il indiqué, « s’inscrit dans la démarche du régulateur de privilégier les échanges et la concertation entre les pouvoirs publics et les acteurs de la commande publique afin de créer les conditions les meilleures pour la transposition de ladite directive ».

Cette dernière est, selon M. Sakho, « une série d’actions concernant les agents et les services qui interviennent directement dans le cadre des procédures de passation, d’exécution, de contrôle et de la législation des marchés publics. Si elles sont transposées dans le code positif, le respect de ces règles garantit la crédibilité et la transparence de la commande publique ».

Pour le président du conseil de l’ARMP, « il reste à traduire en actes concrets l’appropriation de la norme communautaire par les acteurs nationaux.

« Il faut rappeler l’importance des règles de comportements, car celles-ci sont les éléments essentiels d’un dispositif visant à réduire les acteurs néfastes pouvant résulter d’une insuffisance de la réglementation des marchés publics ou des pratiques déloyales parmi lesquelles les tentatives de dissimulation d’erreurs, la fraude et leurs conséquences », a t-il dit.

Le député Aly Lô, au nom de la commission des lois de l’Assemblée nationale, souligne que « cette rencontre permet à nous qui sommes chargés de voter les lois de mieux partager ces textes et de les porter une fois à l’assemblée ».

« Nous avons tous intérêt à s’approprier ces textes pour notre bien et le bien de nos mandants », a-t-il ajouté.

L’avocate Habibatou Touré, consultante, a souligné que « ce projet de code est une continuité de la construction communautaire en matière de gouvernance économique, et une jonction avec les logiques internes de droit sénégalais en matière d’éthique et de transparence ».

« Ce code va définir les relations entre les agents et leurs hiérarchies, les agents, les soumissionnaires candidats et les ordonnateurs et va viser l’ensemble des intervenants autour d’un contrat de marché » a-t-elle ajouté.

 

 

Présidentielle 2019 : Amadou Tidiane Wone soutient Cheikh Hadjibou Soumaré

L’ancien président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), a annoncé sa candidature le 22 juillet dernier.

Cheikh Hadjibou Soumaré prépare sa candidature à la Présidentielle de 2019. L’ancien président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Après avoir déclaré sa candidature, le 22 juillet dernier, Chekh Hadjibou Soumaré s’est engagé dans une quête de soutiens.

Et c’est un très grand coup qu’il vient de frapper. L’ancien Premier ministre d’Abdoulaye Wade vient de décrocher le soutien de l’ancien ministre de la Culture Amadou Tidiane Wone dit “Baba“. C’est l’intéressé lui-même qui l’a annoncé sur sa page Facebook.

Amadou Tidiane Wone a été également ambassadeur du Sénégal au Canada. Après avoir perdu le pouvoir en 2012, Abdoulaye Wade l’avait choisi comme son directeur de Cabinet. C’est en septembre 2015 qu’il a démissionné de ce poste.