Dakar : projet MCA-Sénégal II, l’indemnisation se prépare

Le directeur général du Millenium Challenge Account-Sénégal II (MCA-Sénégal II) a donné l’assurance. Les personnes impactées par la réalisation du projet d’accès universel à l’électricité bénéficieront de l’indemnisation au préalable. Le patron de MCA a fait cette annonce jeudi le 28 octobre 2021.

La réalisation d’un projet de 360 milliards de francs CFA (360 millions de dollars) au Sénégal entre 2020 et 2025 est en cours de lancement. Il s’agit du projet d’accès universel à l’électricité dans la banlieue de Dakar. Les travaux financés à 550 millions de dollars par les USA et 50 millions de dollars par le Sénégal vont affecter les riverains sur l’itinéraire.

A cet effet, les dirigeants de la société en charge de l’exécution du projet assurent d’une chose. Avant la réalisation des travaux, les personnes affectées passeront retirer le fruit des indemnisations. Ainsi, « qui dit projet autour de Dakar parle forcément de déplacement de populations (…) nous allons nous efforcer pour que toutes les personnes qui seront impactées soient bien indemnisées ».

Oumar Diop a fait cette affirmation au cours d’un atelier d’information organisée par MCA-Sénégal II. Le but était de sensibiliser les parties prenantes sur le recensement et des enquêtes sociétés économiques du Plan d’action de réinstallation (PAR) du projet de transport. Le deuxième volet de sensibilisation concerne les normes de performance de la Société financière internationale (SFI).

Ainsi donc, les autorités prennent des dispositions préalables aboutissant à l’indemnisation. L’adjointe au préfet de Dakar Ndioro Sarr a annoncé la création d’une commission départementale. Cet organe s’occupera du recensement et de l’évaluation des impenses. La commission procèdera au décompte de toutes les personnes se trouvant sur l’itinéraire du projet.

Covid-19 : la Belgique débloque 4 millions d’euros pour la production du vaccin au Sénégal

La Belgique multiplie les actions en vue de sauver le Sénégal de la Covid-19. La ministre de la Coopération belge a annoncé un décaissement de 4 millions d’euros. Les fonds serviront à la production locale du vaccin contre le coronavirus.

L’information est rendue publique ce jeudi 28 octobre 2021. La ministre de la Coopération Meryame Kitir a annoncé le financement de la production du vaccin contre la covid-19 au Sénégal. C’était à l’occasion d’une visite de travail que l’autorité gouvernementale a effectué au pays de Macky Sall. L’enveloppe est de 4 millions d’euros, soit plus de 2 milliards 700 millions de francs CFA.

Après le don de 405 000 doses de vaccins au Sénégal, la Belgique réoriente son implication. A ce sujet, la ministre s’est confiée aux médias levif.be et rtbf.be. « Nous devons également rechercher des solutions structurelles qui permettront à chacun d’avoir accès à un vaccin le plus rapidement possible. En produisant des vaccins localement, nous ferons en sorte que la population africaine ait également un accès plus rapide à un vaccin. Ainsi en a expliqué Meryame Kitir à la presse.

Dakar : Toyota et Yokogawa vont moderniser le réseau de distribution d’eau

Au Sénégal, les entreprises Yokogawa Solution Service Corporation et Toyota Tsusho Corporation vont exécuter le projet de renforcement du réseau de distribution d’eau potable à Dakar. Leur choix émane de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones).

Le gouvernement du Sénégal vient de lancer la phase de la mise en œuvre du projet en vue d’améliorer le réseau de distribution d’eau potable à Dakar. Le but est de réduire d’au moins «deux millions de tonnes les pertes d’eau annuelles causées par des fuites dans le réseau ». Pour atteindre cet objectif, la mise sur pied d’un système de contrôle est nécessaire.

Ainsi, pour ce faire, la Société nationale des eaux du Sénégal a retenu deux entreprises. Il s’agit de Yokogawa Solution Service Corporation, la filiale de Yokogawa Electric Corporation et Toyota Tsusho Corporation du groupe Toyota. Yokogawa est un fournisseur japonais de technologies numériques.

En effet, la mission de ces deux entreprises est de procéder à l’installation d’un système de surveillance et de télésurveillance sur le réseau. Ces travaux permettront d’obtenir à terme un système équipé de capteurs pouvant récolter certaines données. Le débit et la pression de l’eau passeront à la surveillance à plus de 200 endroits. Ce système offrira la possibilité de localiser les fuites d’eau dans le circuit de distribution.

Cette mission ne se limite pas à ce niveau. L’installation d’un système de télésurveillance des zones de comptage de Dakar fait partie des travaux. Et pour une exploitation optimale des nouvelles installations, les deux entreprises vont mettre le personnel de la Sones à niveau.

Elim CAN (F) 2022 : les Sénégalaises qualifiées au dernier tour

Les Lionnes féminines ont laminé leurs homologues du Libéria hier mardi 26 octobre 2021. Le Score de 6-0 au Lat Dior de Thiès a propulsé les Sénégalaises au 3è tour qualificatif.

Les coéquipières de Awa Diakhité ont signé une belle partie ce mardi 26 octobre à Thiès. Le score de 6-0 atteste de l’énergie que les Lionnes de la Téranga ont pu dégager sur le terrain. C’est dès la 3e minute de jeu que les locaux se démarquent. Une première réalisation signée Awa Diakhité ouvre la voie à la victoire.

La domination sur le Libéria se poursuit avec la marque de Nguenar Ndiaye à la 30è minute. Avant la pause, les Sénégalaises portent le score à 4. Au cours de la seconde partie de la rencontre, les Lionnes réalisent deux autres marques portant le score final à 6. Cette victoire vient après celle de Monrovia il y a quelques jours. Le Sénégal battait le Libéria 2-1 au Complexe Sportif Samuel Kanyon Doe.

Prix Goncourt 2021 : le Sénégalais Mohamed Mbougar Sarr en finale

 L’Académie Goncourt a rendu publique mardi le 26 octobre 2021 la liste des 4 finalistes de la compétition littéraire et artistique. Le jury va dévoiler le gagnant le vendredi 3 novembre prochain au restaurant Drouant à Paris.

Depuis le 26 octobre, le public sait déjà qui sont les quatre potentiels gagnants du Prix Goncourt 2021. L’Académie éponyme a dévoilé les noms des quatre candidats qui restent dans la course finale. Parmi les potentiels gagnants se trouve le Sénégalais Mohamed Mbougar Sarr avec son œuvre La Plus Secrète Mémoire des hommes (Philippe Rey). Dans ce roman, l’auteur décrit un personnage d’écrivain maudit. L’œuvre est aussi en course pour le prix Renaudot, remis le même jour que le Goncourt.

Les trois autres finalistes sont Christine Angot avec Le Voyage dans l’Est (Flammarion), Sorj Chalandon avec Enfant de salaud (Grasset) et Louis-Philippe Dalembert avec Milwaukee Blues (Sabine Wespieser).

Mohamed Mbougar Sarr est un romancier sénégalais de langue française. Il voit le jour en 1990 à Dakar au Sénégal. Ses études secondaires se déroulent au prytanée militaire de Saint-Louis-du-Sénégal. Puis il poursuit son cursus en France à l’École des hautes études en sciences sociales.

Son parcours littéraire marqué par plusieurs productions est riche en distinctions. Le premier roman de Mbougar Sarr intitulé Terre Ceinte reçoit en 2015 le Prix Ahmadou-Kourouma. La même année, il reçoit le Grand prix du roman métis. En 2018, l’artiste décroche le Prix littéraire de la Parole Dorée. En 2021, le romancier engrange le Prix Transfuge de meilleur roman français 2021.

Afrique : Sénégal, cœur de « la transition énergique » du 13 et 14 novembre 2021

Dakar la capitale du Sénégal servira de cadre pour la tenue de la conférence internationale sur l’énergie les 13 et 14 novembre 2021. L’annonce est de la ministre sénégalaise du Pétrole et des Énergies, Sophie Gladima.

Dans un peu plus de deux semaines, le Sénégal va accueillir une conférence internationale sur l’énergie. Cette rencontre porte la dénomination « MSGBC Oil, Gas and Power ». Elle va se tenir dans la ville de Dakar sur le thème « « la transition énergique ». Pour honorer le rendez-vous, des participants viendront de l’Afrique et du monde.

En effet, au cours d’un point de presse que Sophie Gladima a donné ce 26 octobre, le membre du gouvernement a donné plus de précisions. « Pas moins de 150 entreprises évoluant dans le secteur et de mille personnes venues de plus de 20 pays » prendront part aux travaux. L’organisation de la conférence connaîtra la participation de Energy Capital & Power. c’est un organisme constitué d’investisseurs du secteur énergétique.

De ce fait, la rencontre sera « comme la principale plate-forme d’investissement pour les industries du pétrole et du gaz (…) d’Afrique de l’Ouest », a expliqué la ministre. Selon Sophie Gladima, le conclave permettra d’encourager « tout le potentiel du bassin sédimentaire allant de la Mauritanie à la Guinée, en passant par le Sénégal, la Gambie et la Guinée-Bissau (…) » Elle sera un moyen d’attirer les investisseurs internationaux et de redynamiser le secteur énergétique », a-t-on appris de la ministre.

Ainsi donc, la rencontre se tiendra au lendemain de la COP26. La conférence internationale sur les changements climatiques. Elle aura lieu du 31 octobre au 12 novembre à Glasgow (Ecosse).

Sénégal : s’adapter à la chute de la production de riz pluvial

Au Sénégal, la production de riz pluvial pourrait diminuer de 50% d’ici 2100. Cette annonce qui découle d’une étude du Cirad et de l’Isra appelle le pays de la Téranga à trouver des techniques pour contourner la crise du riz.

La production de riz pluvial diminuerait de moitié au Sénégal dans les soixante prochaines années. Les prévisions émanent d’une étude menée conjointement par au moins deux institutions. Il s’agit du Centre de coopération internationale en Recherche agronomique pour le développement (Cirad) et de l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra).

Cette diminution de 50% des rendement ne sont pas sans conséquence sur le pays. En effet, le riz est la principale céréale consommée au Sénégal. Il occupe le premier rang devant le mil et le maïs. La consommation moyenne du riz pluvial est de 12Kg sur 70Kg par an. Tandis que les besoins en consommation tournent autour de 1,7 à 1,8 millions de tonnes de riz blanc, l’offre locale ne parvient à couvrir que 35% de la demande. L’importation de l’Asie vient couvrir le reste de la demande.

Dans ce contexte, il est urgent de développer les techniques pour contourner la menace. L’étude propose une adaptation de variétés de riz, avec la culture des variétés plus résistantes à la chaleur et nécessitant moins d’eau.

La raison en est que dans les prochaines décennies, il sera « impossible de cultiver du riz pluvial au Sénégal dans les zones où il est actuellement cultivé », relève l’agronome Edward Gérardeaux. A côté de cela, l’augmentation de la production du maïs, du sorgho ou du mil pourrait contribuer à résoudre le creux en cas de chute de la production.

FESPACO 2021 : le Sénégal ramène quatre distinctions de Ouagadougou

La délégation sénégalaise a bien défendu la culture du cinéma sur la place africaine jusqu’au 23 octobre 2021. Le Sénégal a remporté quatre prix spéciaux au cours de la 27è édition du Fespaco.

Le Sénégal, invité d’honneur au Festival panafricain du cinéma et de la télévision rentre de l’expédition de Ouagadougou avec le cœur en joie. Quatre prix spéciaux sont entre les mains des participants. Il s’agit du prix l’intégration du « Meilleur long métrage fiction » de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Il s’agit aussi du « Prix du meilleur court métrage de l’Uemoa ». C’est sans oublier le « Prix du meilleur documentaire de l’Uemoa » et le « Prix de la meilleure série télévisée ».

D’abord le « prix du Meilleur long métrage fiction Uemoa » sélève à huit millions de francs CFA. Cette distinction revient au réalisateur Mamadou Dia pour son film « Baamum Nafi (Le père de Nafi en pulaar) ». Un film tourné dans une ville imaginaire frontalière entre la Mauritanie et le Sénégal et qui parle d’intégration. L’œuvre met en exergue l’antagonisme entre deux variantes de l’Islam symbolisées par deux frères Thierno et Ousmane.

Ensuite le réalisateur Mory Kane a remporté le « Prix du meilleur court métrage de l’Uemoa ». D’un montant de de cinq millions de francs CFA, ce prix remporté pour la seconde fois par Kane après 2013, honore son film « Serbi ou les tissus blancs ». C’est un film qui relate les douleurs d’une future mariée qui tente en vain de recouvrer sa virginie perdue plus tôt.

Bien plus, Aïssa Maïga a obtenu le Prix du meilleur documentaire de l’Uemoa, d’un montant de cinq millions de francs Cfa. « Marcher sur l’eau », c’est le film qui remporte la distinction. L’œuvre raconte la vie des communautés peuls en proie aux catastrophes naturelles.

Enfin, « Wala Bock » « comment va la jeunesse ? » de Fatoumata Kandé Senghor a reçu le prix de la meilleure série télévisée.

La cérémonie de remise des prix a rassemblé de nombreuses personnalités vendredi à Ouagadougou. Parmi elles, le président de la commission de l’Uemoa Abdoulaye Diop, les ministres de la Culture du Togo et de Côte d’Ivoire.

Sénégal : six élèves et étudiants tués dans une explosion

Au Sénégal, une charrette a sauté sur une mine anti-char tuant six jeunes, tous élèves et étudiants dans la localité de Casamance. Les victimes revenaient de la grande prière le vendredi 22 octobre 2021 à bord d’une calèche.

La localité de Casamance a encore fait des victimes. Le bilan fait état de six personnes décédées et sept autres blessées. A l’origine de ce dernier drame, l’explosion d’une mine déterrée par les pluies dans l’après-midi du 22 octobre 2021. Les jeunes victimes sont des résidents du village Kandiadiou dans la sous-préfecture de Sindian proche de la Gambie.

Les informations données sur place apprennent que « c’est une charrette qui a sauté sur une mine anti-char. Elle transportait des jeunes qui revenaient de la prière du vendredi ». Après l’incident, les éléments de l’armée ont conduit les blessés dans les hôpitaux de Zinguinchor et de Bingnona.

La Casamance est l’une des zones où les explosions sont récurrentes en Afrique de l’Ouest. Depuis la répression d’une manifestation du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) en décembre 1982. La naissance du maquis qui s’en est suivie a entrainé la pose de mines qui continuent de faire des victimes. Bien que les opérations de déminage soient en cours, une partie de la zone reste encore couverte par ces engins explosifs.

 

Sénégal : les femmes appellent le monde à sauver l’environnement

Dans les rues de Dakar samedi 23 octobre 2021, plusieurs dizaines de femmes ont battu le pavé. Leur démarche était de tirer la sonnette d’alarme en vue de sauver d’urgence l’environnement menacé par les changements climatiques.

Au Sénégal, comme dans le reste du monde, l’environnement subit la pression des changements climatiques. Les activités agricoles et pastorales évoluent au ralenti à cause de multiples perturbations. En Afrique de l’Ouest, les changements liés au climat dictent leur loi dans les villes comme Dakar, Lomé, Cotonou, Conakry. Le pays de la Téranga fait face à des inondations fluviales et marines, à la pollution, à l’érosion et à des coups de vents inhabituels.

En effet, la menace qui ne laisse pas les femmes sénégalaises indifférentes. « Nous savons que nous sommes engagées, nous avons toutes la même planète. Pourquoi les autres n’arrêtent-ils pas de polluer notre continent ? nous ne voulons plus de cette pollution », a laissé entendre Nadia Dia, l’une des porte-parole.

Membre de l’équipe des manifestantes, elle ne fait pas la fine bouche sur les misères qui guettent son pays. « Nous n’avons plus de nappes phréatiques. A l’intérieur du pays les animaux meurent par manque d’eau ou le sol est empoisonné. Nous ne pouvons plus faire d’agriculture », a mentionné Nadia.

Ainsi donc, la manifestation s’inscrit dans le contexte général de la lutte contre les changements climatiques dans le monde. Les femmes du Sénégal font entendre leur voix à quelques jours de la COP26. Le sommet aura lieu à Glasgow en Ecosse dès le 31 octobre 2021. Le but de cette rencontre est d’mener plus de 200 États à réduire l’émission des gaz à effet de serre en dessous de 1,5°C.