Canada : Un Sénégalais poignarde à mort son épouse

Cheikh Ahmadou Bamba Mbaye donne rendez-vous à son épouse Bigué Ndao, dans un parc, la roue de coups avant de la poignarder à mort. L’histoire se déroule à Edmonton au Canada.

Le couple est sénégalais. Cheikh Mbaye, 40 ans et Bigué Ndao, 33 ans, mariés depuis 10 ans, sont parents de deux filles, 10 ans et 5 ans. Émigrés au Canada, les deux, des cousins, filent le parfait amour jusqu’au jour où le mari décide de rentrer au Sénégal pour s’y installer définitivement.

Pour contraindre sa famille à rester auprès de lui, Cheikh Mbaye confisque le passeport de son épouse et ceux de ses enfants. Et propose à son épouse d’être son assistante dans l’entreprise qu’il dirige à Dakar. Ce que Bigué Ndao refuse.

Pour la mettre au pied du mur, Cheikh Mbaye prend une seconde épouse. En colère, la jeune femme de 33 ans, récupère ses papiers et repart au Canada avec ses enfants.

Quelques temps plus tard, Cheikh Mbaye repart au Canada à la recherche de son épouse. Après des investigations, il obtient les coordonnées de son épouse au Canada et parvient à lui fixer un rendez-vous dans une place publique de Edmonton. Au cours de leur entrevue, une dispute éclate. Cheikh Mbaye la roue de coups avant de la poignarder, raconte un proche de la victime, qui s’est confiée à Seneweb. Bigué Ndao décède sur le coup.

Cheikh Mbaye est arrêté par la police canadienne. Et est placé en garde à vue. Selon les proches de la victime, la dépouille devrait être rapatriée à Dakar pour son inhumation.

Mondial 2018: le Sénégal et le Japon se testent, dans un match de cécifoot

Le Sénégal et le Japon, qui partagent la même poule pour la Coupe du monde en Russie, se sont affrontés jeudi à Dakar lors d’un match de cécifoot, entre « non-voyants », a rapporté un journaliste de l’AFP.

L’équipe nationale de football du Sénégal de cécifoot a battu celle du Japon par un but à zéro.

Les joueurs sénégalais étaient tous issus de l’Institut national d’éducation et de formation des jeunes aveugles (INEFJA) de Thiès, à 70 km de Dakar. Ils avaient en face d’eux des volontaires de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), qui, pour affronter les Sénégalais, avaient les yeux bandés.

Le match a opposé « des personnes handicapées et des personnes sans handicap, ce qui signifie que nous collaborons ensemble à travers ce sport pour montrer l’importance de la diversité et de l’inclusion dans la société », a dit à l’AFP le secrétaire général de l’Association de football des aveugles du Japon, Eigo Matsuzaki.

Le cécifoot, le football à cinq des non-voyants, ne se pratique pas avec n’importe quel ballon: un ballon à grelots que les joueurs repèrent grâce au son.

Cette discipline suit les règles de la Fédération internationale de football (FIFA), avec des aménagements pour tenir compte du handicap des joueurs. Elle commence à se faire connaître au Sénégal.

« L’équipe nationale de cécifoot s’est classée troisième au championnat d’Afrique au Cameroun en 2015 », a déclaré le président de Handisports Sénégal, Santi Sène Hagne, également maire d’une commune de Dakar.

« Le cécifoot a changé ma vie. Quand j’ai perdu la vue à l’âge de huit ans, je ne croyais plus ressortir retrouver la rue, jouer avec mes amis parce que je ne pouvais plus me déplacer comme d’habitude », a confié à l’AFP l’unique buteur du match, Ousmane Niang.

« Grâce au cécifoot, j’ai retrouvé l’envie de vie, de partage. J’ai retrouvé des gens comme moi. C’est une réinsertion et je n’espérais plus retrouver ce monde », a-t-il ajouté.

Le match de jeudi a été organisé dans le cadre de la semaine nationale de l’éducation de base au Sénégal. La Jica entendait à cette occasion contribuer à « la diversité par le cécifoot ».

Le 24 juin en Russie, ce sera un tout autre match entre le Sénégal et le Japon dans le cadre de la coupe du monde. Ces deux équipes partagent la même poule que la Colombie et la Pologne.

Pour sa première participation, en 2002, le Sénégal avait vaincu en match d’ouverture la France (1-0), tenante du titre, et s’était hissé jusqu’en quarts de finale.

Sénégal : le secteur secondaire renoue avec la hausse

Le secteur secondaire au Sénégal, après les deux premiers mois de cette année marqués par une baisse consécutive, a renoué avec la hausse en mars dernier, selon une note de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) reçue mercredi à APA.

Une progression de 11,8% en rythme mensuel a été relevée par la DPEE qui souligne qu’elle a principalement été soutenue par la construction (plus 19,9%), la fabrication de matériaux de construction (plus 14,1%) et la production d’énergie (plus 7%).

« Toutefois, tempère la DPEE, des contributions négatives à l’évolution du secteur sont particulièrement notées dans la production de sucre (moins 22%), les activités extractives (moins 1,1%) et la fabrication de corps gras alimentaires (moins 20,7%) ».

Sur un an, une contraction de 2,2% du secteur secondaire est observée en mars 2018, essentiellement liée aux contreperformances notées dans les conserveries de viande et de poissons (moins 42,4%), l’activité d’ égrenage de coton et fabrication de textiles (moins 56,6%), la fabrication de produits céréaliers (moins 40,7%) et les industries chimiques (moins 13,2%).

De leur coté, la construction (plus 16,9%), la production d’énergie (plus 9,3%), la fabrication de matériaux de construction (plus 7,5%), la métallurgie-fonderie (plus 26,7%) et la fabrication de produits en caoutchouc (plus 15,9%) se sont bien comportées durant la période sous revue

Les quotidiens prolongent les débats sur l’autoroute à péage

La mort accidentelle de Papis Mballo du groupe musical sénégalais Gélongal continue d’alimenter les journaux, les quotidiens parvenus mardi à l’APS revenant pour la plupart sur ce sujet évoqué la veille, en rebondissant sur la sortie du président Macky Sall sur la question.

Enquête campe le débat comme suit : « La mort brutale de l’artiste Papis Mballo sur l’autoroute à péage a remis au goût du jour le débat sur les conditions d’exploitation » de l’autoroute à péage reliant Dakar à l’aéroport international Blaise Diagne de Diamniadio (AIBD).

« Papis Mballo s’en est allé. Mais non sans laisser derrière lui un vif débat autour de l’autoroute qui l’a vu succomber de manière si brutale. Sécurité, tarifs, civisme : tout y passe », rapporte le journal.

Il ajoute que pendant que le président de la République Macky Sall « demande une révision de la concession, certains observateurs, loin de la volée de bois vert contre Eiffage », la société en charge de la gestion de l’autoroute à péage, « interpellent la conscience des citoyens et du gouvernement pour éviter pareils drames à l’avenir ».

« Macky tape sur la table », suite à la mort de Papis Mballo, samedi matin, sur l’autoroute à péage, à hauteur de Toglou 2. Cet accident de voiture, intervenu sur un tronçon mal éclairé, a été provoqué par un troupeau de vaches en divagation, selon des informations de presse.

« Face à l’indignation suscitée par cette tragédie et les conditions dans lesquelles elle est survenue (défaut d’éclairage, irruption de troupeau de vaches sur la chaussée), le chef de l’Etat, Macky Sall, en appelle, une nouvelle fois, à la révision de la concession de l’autoroute à péage et des tarifs », écrit Sud Quotidien.

Selon le quotidien national Le Soleil, le président de la République a « demandé au gouvernement d’accélérer le processus de révision du contrat de concession de l’autoroute à péage et de prendre des mesures fermes pour renforcer la sécurité sur le long du tracé », suite à ce drame.

« Après avoir déploré les morts sur cet axe, le chef de l’Etat a annoncé la prochaine révision du contrat de concession et celle des tarifs », note aussi Le Témoin quotidien.

« C’est vraiment inadmissible de laisser des vaches traverser l’autoroute », déclare le président de la République dans des propos rapportés par le quotidien L’As, selon lequel « menace Senac », du nom de Gérard Senac dont la société, Eiffage, est au tributaire de la concession d’exploitation de l’autoroute à péage.

« L’Etat pompier arrive », estime Walfquotidien. « L’insécurité sur l’autoroute à péage a toujours été dénoncée, non seulement par l’usager lambda, mais par des députés devant le ministre des Infrastructures », renseigne le journal.

« Malgré ces dénonciations, écrit-il, l’Etat n’avait pris aucune mesure pour y remédier. En lieu et place d’une action concrète, l’Etat n’a fait que des promesses ».

« Macky veut freiner Senac », insiste La Cloche à la Une, Tribune parlant de « Péage de réprimandes… ». « Suite au décès accidentel de Papis +Gélongal+, l’autoroute à péage est au cœur de tous les débats », fait d’abord observer ce journal.

Il signale ensuite que les usagers qui « semblaient se retenir de taper » sur Gérard Senac, « n’ont pas hésité à déverser leur trop-plein de mécontentements. Ils ont foutu Senac dans un sac à puces. C’est un péage de réprimandes avant tonnerre ».

Inauguration à Dakar de la maison Ousmane Sow

La maison Ousmane Sow, du nom du sculpteur sénégalais décédé fin 2016 et connu à travers le monde pour ses oeuvres monumentales, a été inaugurée samedi à Dakar, en marge d’une manifestation internationale sur l’art africain contemporain, selon des journalistes de l’AFP.

La maison Ousmane Sow, située à Yoff (banlieue de Dakar) et où le sculpteur a habité jusqu’à son décès en décembre 2016, a été ouverte samedi au grand public, en présence de fans de l’art.

Dans cette maison, seront présentées, selon son entourage, les oeuvres de l’artiste: séries africaines, série en hommage au grands hommes qui marquèrent sa vie, petites sculptures Nouba, oeuvres inédites et oeuvres inachevées.

« Très vite après sa disparition, mon frère et moi avons décidé que la maison allait abriter les oeuvres. Il y avait une notion de continuité. C’est une maison qu’il a bâtie de ses mains, qu’il a pensée, décorée », a affirmé à l’AFP Ndèye Sow, fille du sculpteur.

Cette maison à deux étages, « Ousmane Sow l’avait baptisée Le Sphinx car elle préfigurait pour lui la série qu’il imaginait réaliser sur les Egyptiens. Tête, bras et dos du Sphinx sont représentés symboliquement en une architecture résolument contemporaine », selon un document de présentation de l’édifice.

« C’est comme un livre cette maison aussi. Quelqu’un qui vient ici peut avoir une vision globale de l’oeuvre d’Ousmane », explique Béatrice Soulé, commissaire de l’exposition et ex-compagne du sculpteur.

« C’est fabuleux. Ca confirme justement mes convictions que c’est vraiment un orfèvre de l’art scriptural », a dit à l’AFP Mokhsine Diouf, un visiteur.

L’inauguration de la maison Ousmane Sow a lieu en marge de l’édition 2018 de Dak’Art, lancée jeudi, une des plus importantes manifestations de l’art africain contemporain, organisée tous les deux ans au Sénégal.

Le Dak’Art, qui se tient jusqu’au 2 juin, est une occasion d’un hommage à cette grande figure du Sénégal dans le domaine de l’art. Né le 10 octobre 1935 à Dakar, Ousmane Sow y est décédé en décembre 2016 à l’âge de 81 ans.

Il était connu pour ses sculptures monumentales de guerriers qui ont fait le tour du monde.

Dak’Art 2018 – Exposition internationale: Le public se fait désirer

Hormis le jour du vernissage, ce n’est pas encore la foule des grands jours à l’exposition internationale, « Une nouvelle humanité », qu’abrite l’ancien Palais de Justice de Dakar dans le cadre de la 13ième édition de la Biennale de l’art africain contemporain.

Six jours après l’ouverture officielle de la 13ième édition de la Biennale de l’art africain contemporain Dak’Art, l’affluence n’est pas du tout au rendez-vous à l’ancien Palais de justice de Dakar qui abrite l’exposition internationale intitulée « Une nouvelle humanité ». C’est du moins le constat fait lors de notre passage hier, mardi 8 avril, dans ce bâtiment où des oeuvres d’artistes étrangers, dont cinq sénégalais, sont présentés.

Difficile de rencontrer un Sénégalais venu découvrir la peinture, les installations, le textile travaillé sur le wax, la photographie etc., exposés sur place, sinon que des étrangers originaires surtout d’Europe. « Je n’ai pas encore terminé la visite mais il y a plein de choses que je vois et ce n’est pas mal du tout, il y a une certaine originalité, c’est créatif », explique Monsieur Cissé un des rares nationaux trouvés sur place. Et si ce professeur de sciences physiques fréquente le lieu, c’est parce qu’il « s’intéresse à l’art », nous dit-il.

Plus loin, un couple belge contemple les œuvres exposées. Venu séjourner chez leur fils qui travaille à Dakar, ils en ont profité pour visiter le Sénégal, surtout en cette période de la Biennale. « Nous sommes venus à Dakar depuis quelques jours et on en profite pour visiter tout ce qui est exposé. Que ce soit Ousmane Sow où à la Biennale ici, y compris Gorée », a fait savoir Jean Bonamo. Emerveillé par ce qu’il a trouvé sur place, il laisse entendre que « ça mériterait d’être très connu en Europe parce qu’il y a beaucoup à apprendre ici même si la Belgique est très orientée par l’art moderne ».

Dans le hall de l’ancien Palais de justice de Dakar, on retrouve Marina. Vêtue d’une robe courte de couleur bleue, elle prend des photos en veux-tu en voilà, bref tout ce qu’elle juge important. Cette Allemande qui n’a « qu’un week-end pour visiter Dakar », ne cache pas son admiration au vu des productions artistiques. « On vient de commencer par l’ancien Palais de justice et j’irai dans d’autres lieux, je trouve ça surprenant vraiment même si tout n’est pas forcément facile à comprendre », estime-t-elle. Elle ajoute que sa visite de la Biennale va se poursuivre dans les autres lieux d’exposition, à la rencontre des75 artistes venant de 33 pays dont cinq sénégalais qui ont été sélectionnés pour participer à cette exposition internationale de Dak’Art qui se poursuit jusqu’au 2 juin prochain.

Dak’Art 2018 : « Franc succès » du bilan d’étape (ministre)

Le ministre sénégalais de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, après avoir constaté des expositions presque partout dans le pays, s’est félicité du bilan d’étape de la 13e édition de la Biennale de l’Art africain contemporain, Dak’Art-2018, dont le coup d’envoi a été donné jeudi dernier.

« Il existe des expositions dans toutes les régions du Sénégal. A Dakar, Keur Massar, Kaolack, Sédhiou, Bignona, Saint-Louis, partout au Sénégal », a indiqué le ministre qui, dans des propos rapportés par Le Quotidien, fait état de « 312 expositions » organisées jusqu’ici.

Pour M. Coulibaly, ce « franc succès » et cette « réussite » sont le fruit du travail des artistes. « C’est vous qui nous permettez d’aller partout. Merci pour ce travail », a-t-il dit à leur endroit, en marge d’une visite de certains sites d’exposition.

Se disant « confiant » pour la suite du Dak’Art, le ministre de la Culture a noté d’ores et déjà que « la Biennale de cette année est réussie, ou disons tout simplement qu’elle ouvre des perspectives et nous sommes optimistes par rapport à l’avenir ».

Par ailleurs, il a magnifié l’apport économique de la Biennale pour le Sénégal, révélant que « depuis plus de 15 jours, on ne peut plus réserver de chambre d’hôtel à Dakar ».

Avec les bénéfices que vont générer, entre autres, les transports et les locations de lieux d’exposition, le ministre s’est dit persuadé que les 500 millions de FCFA investis par l’Etat sénégalais rapporteront une enveloppe de 3 à 4 milliards de FCFA.

Soutenue à hauteur de 75% (500 millions de FCFA) par l’Etat du Sénégal, la Biennale de Dakar qui prend fin le 2 juin porte sur le thème «L’heure Rouge», une expression empruntée à l’un des pères de la Négritude, Aimé Césaire, et qui renvoie à la liberté et à la responsabilité des individus.

Heurts à Madrid après la mort d’un vendeur à la sauvette sénégalais

Une manifestation de protestation a dégénéré en heurts avec la police, jeudi soir, dans un quartier du centre de Madrid, après le décès d’un vendeur à la sauvette sénégalais, des protestataires accusant des policiers municipaux de l’avoir pourchassé.

Les protestations faisaient suite au décès d’un Sénégalais d’environ 35 ans, Mam M’Baye Diaye, vendeur à la sauvette sur la Plaza de la Puerta del Sol, la plus célèbre de Madrid, selon les témoignages de plusieurs Sénégalais.

Vendredi à 1H00 du matin (0H00 GMT), un hélicoptère survolait encore le quartier populaire et métissé de Lavapiès, dans le centre, où s’est produit le décès, et des voitures de police patrouillaient à toute allure dans les rues voisines.

Vers 21H00, quelques centaines de manifestants en colère étaient rassemblés aux deux extrémités de la petite rue « del Oso » où le mort avait été découvert, invectivant les forces de l’ordre déployées aux cris de « police assassine », a constaté une journaliste de l’AFP.

Vers 21H30 (20H30 GMT), des heurts inhabituels dans la capitale espagnole ont éclaté: des protestataires ont jeté des pierres, pavés, bouteilles sur un camion de pompiers et les forces de l’ordre, qui ont répliqué notamment en tirant des balles en caoutchouc. Dans des rues adjacentes et au-delà, ont été incendiés des éléments de mobilier urbain, poubelles, conteneurs à ordures, vélos et au moins une moto.

Les services d’urgence ont indiqué que l’homme avait été trouvé inconscient dans une rue de Lavapies par une patrouille de police. Quand les secours sont arrivés « il y avait une patrouille de police municipale qui passait par là et qui l’a vu en premier, ils étaient en train de faire des gestes de réanimation », a indiqué à l’AFP un porte-parole des services d’urgence.

« Il était seul et est tombé évanoui », a assuré ce porte-parole.

Mais plusieurs Sénégalais rencontrés par l’AFP ont affirmé que son dècès faisait suite à une course poursuite: « La police municipale l’a poursuivi de Sol jusqu’à Lavapies, avec une moto, tandis que lui courait avec son ballot de marchandises qui pesait très lourd », a assuré un autre vendeur à la sauvette, Modou, 25 ans.

D’autres Sénégalais faisaient le même récit mais aucun n’avait assisté au décès.

« Cela faisait 12 ans qu’il était en Espagne, il était arrivé à bord d’une embarcation de fortune, il n’avait pas de travail et c’est pour ça qu’il était vendeur à la sauvette, il aidait sa famille au Sénégal », a assuré Modou.

Selon un autre proche, Khadim Tchiaw, Sénégalais de 42 ans, Mam M’Baye Diaye avait couru avec sa marchandise parce qu’il ne pouvait se permettre le luxe de « perdre même un euro ».

La maire de Madrid, l’ancienne juge de gauche Manuela Carmena, a publié dans la nuit un message sur son compte Twitter: « Je suis terriblement désolée de la mort d’un habitant de Lavapies. A la mairie, nous enquêterons à fond sur ce qui s’est passé et agirons en conséquence », a-t-elle promis, exprimant « toute sa solidarité » aux proches de l’homme décédé.

La police municipale n’a pu être jointe par l’AFP jeudi soir.

CM 2018: Khadim Ndiaye va rater le début du stage des Lions

Le gardien de but sénégalais du Horoya AC (élite guinéenne), Khadim Ndiaye, va rater le début du stage de l’équipe nationale en perspective de la Coupe du monde, en raison du report du match devant opposer son club aux Mamelodi Sundowns d’Afrique du Sud en Ligue africaine des champions, a appris l’APS.

Initialement prévue le 15 mai, cette rencontre a été finalement décalée au 22 du même mois, rapporte le site officiel de la Confédération africaine de football (CAF).

L’équipe sud-africaine doit jouer contre le FC Barcelone en match amical international le 15 mai et a demandé le report de sa rencontre devant compter pour la 2-ème journée de la Ligue africaine des champions.

Khadim Ndiaye et ses coéquipiers ont battu le week-end dernier l’équipe de l’AS Togo Port sur la marque de 2-1.

Le gardien international a été titularisé à quatre reprises lors des éliminatoires de la Coupe du monde, deux fois contre le Burkina Faso (0-0 et 2-2), ensuite contre le Cap Vert (2-0) et l’Afrique du Sud (2-0) à Polokowane.

Sadio Mané, qui de son côté prépare la finale de la Ligue africaine des champions avec son club Liverpool, sera aussi absent de la partie sénégalaise du stage des Lions, prévue pour débuter le 21 mai et qui sera clôturé le 25 par la remise du drapeau national aux joueurs sénégalais.

Le Sénégal poursuivra la partie locale son stage à Vittel (France), avec au programme trois matchs amicaux, le 31 mai contre le Luxembourg, le 8 juin contre la Croatie et le 11 du même mois contre la Corée du Sud en Autriche.

Le Sénégal, pour le compte du premier tour du Mondial 2018, va rencontrer la Pologne (19 juin), le Japon le 24 juin et la Colombie, le 28 juin, dans la poule H.

Ismaïla Sarr, le football en héritage (proche)

Ismaïla Sarr, l’attaquant sénégalais de Rennes (élite française) a hérité son talent de sa famille, a rappelé son père, Abdoulaye Sarr Naar Gaad, international sénégalais à la fin des années 80, dans un entretien en langue nationale wolof avec APS-TV.

« Ismaïla, en plus d’être le fils d’un ancien international est aussi le neveu Abdoulaye Ndiawar Ba plus connu sous le pseudonyme de Giresse. Un ancien international qui avait embrassé la carrière d’entraîneur à la fin de sa carrière. Il est décédé récemment », s’est souvenu Naar Gaad, faisant remarquer que son fils n’est qu’à l’entame de sa carrière de footballeur.

« Il sait qu’il doit encore travailler pour progresser », a-t-il insisté, soulignant qu’il a déjà beaucoup de qualités depuis sa tendre enfance.

« Les Saint-Louisiens vous diront qu’ils ne sont pas surpris de sa trajectoire parce qu’il faisait parlé de lui dès son jeune âge », a-t-il par ailleurs ajouté.

Evoquant le parcours de son fils qui est passé par les petites catégories dans sa ville natale de Saint-Louis avant de partir à Génération Foot, « Naar Gaad », ancien attaquant de la Linguère rappelle avoir fait lever les foules à son époque.

« Le parcours d’Ismaïla (Sarr), je ne le perçois pas comme une revanche parce que nous avons vécu deux périodes différentes », a dit le papa de l’attaquant de Rennes (élite), l’une des vedettes du marché estival des transferts en 2017.

« J’ai été un brillant footballeur mais à notre époque, il n’y avait pas d’argent », a-t-il indiqué soulignant avoir eu un soutien populaire que son fils n’aurait jamais.

« On nous donnait tout juste une boisson ou un sandwich à la fin du match mais pas d’argent comme c’est le cas pour la génération d’Ismaïla (Sarr) », a commenté l’ancien attaquant.

« C’est une question d’époque, le football n’était pas un moyen de promotion sociale, on se contentait tout juste des foules qui nous accompagnait », a-t-il dit, soulignant qu’il espère que son fils pourrait bénéficier d’un tel soutien.

« Comme on dit chez nous, j’ai eu l’affection des hommes, le soutien populaire pendant toute ma carrière », a-t-il insisté. Tout l’argent du monde n’arrive pas à bénéficier de tels soutiens qui continuent plusieurs années après la fin de sa carrière, selon lui.