Finale CAN : trois joueurs sénégalais auraient été victime d’empoisonnement et hospitalisés avant le coup d’envoi

La victoire du Sénégal face au Maroc en finale de la CAN a été marquée par un épisode troublant, avec le forfait de dernière minute de trois joueurs victimes d’un malaise inexpliqué avant la rencontre.

 

Trois joueurs sénégalais ont été contraints de déclarer forfait à la dernière minute et d’être admis à l’hôpital après avoir été victimes d’un malaise. Un épisode troublant venu s’ajouter à une finale de Coupe d’Afrique des Nations déjà riche en rebondissements.

La finale de la CAN entre le Maroc et le Sénégal continue, en effet, de susciter de vives réactions. D’abord en raison de l’incroyable séquence survenue dans les dernières minutes du temps réglementaire. Alors que le Sénégal croyait avoir ouvert le score, l’arbitre a annulé le but avant de siffler, dans la foulée, un penalty en faveur des Marocains pour une faute jugée contestable.

S’en est suivie une trentaine de minutes de confusion. Les Lions de la Teranga ont quitté la pelouse pour manifester leur désaccord avant de finalement reprendre le jeu. Brahim Diaz manquera ensuite totalement sa tentative de Panenka. Le Maroc venait de laisser passer sa chance. En prolongations, Pape Gueye libérait le Sénégal d’une frappe somptueuse dans la lucarne de Yacine Bounou, offrant la victoire aux siens (1-0).

La soirée avait pourtant débuté sous de mauvais auspices pour les champions d’Afrique. À l’approche du coup d’envoi, trois joueurs sénégalais ont dû renoncer à disputer la rencontre : Krepin Diatta, pressenti pour débuter, Pape Matar Sarr et Ousseynou Diang. Les trois ont été victimes d’un malaise inexpliqué juste avant le match et ont été conduits à l’hôpital pour y passer la soirée.

Des soupçons qui alimentent la polémique

Pour de nombreux supporters, ces malaises soudains ne seraient pas anodins. Certains évoquent même un possible empoisonnement. Des insinuations renforcées par les propos d’Ismaïl Jakobs en zone mixte, après la rencontre.

« Il s’est passé beaucoup de choses avant le match. Je pense que beaucoup de choses vont sortir après le match. Vous allez les découvrir », a déclaré le joueur de Galatasaray, laissant planer le doute.

Les nouvelles concernant l’état de santé des trois joueurs se sont toutefois voulues rassurantes. Après avoir subi différents examens médicaux, ils ont pu regagner leur hôtel dans la nuit et retrouver le reste du groupe sénégalais.

 

 

CAN 2025 : le Sénégal remporte la finale face au Maroc et décroche son deuxième titre

Le Sénégal s’impose 1-0 face au Maroc en finale de la CAN 2025, grâce à un but de Pape Gueye en prolongations, et remporte son deuxième titre continental.

 

Le Sénégal a été sacré champion d’Afrique pour la deuxième fois de son histoire, dimanche 18 janvier 2026, après sa victoire face au Maroc (1-0) en finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2025), disputée au Stade Prince Moulay Abdellah à Rabat.

Le seul but de la rencontre a été inscrit par Pape Gueye à la 94e minute, en prolongations, offrant aux Lions de la Teranga un succès historique. Il s’agit du deuxième titre continental pour le Sénégal, après celui remporté en 2022 face à l’Égypte. Les Sénégalais avaient accédé à cette finale après avoir battu les Pharaons d’Égypte 1-0 en demi-finale, confirmant leur statut de favoris dans cette édition.

La finale a été serrée et intense jusqu’aux ultimes minutes. La controverse est survenue à la 90e+8, lorsque l’arbitre Jean-Jacques Ndala Ngambo, après consultation de l’assistance vidéo (VAR), a accordé un penalty au Maroc pour une faute jugée de Malick Diouf sur Brahim Díaz. Le joueur marocain a malheureusement manqué sa tentative, privant les Lions de l’Atlas du titre.

En prolongations, Pape Gueye a inscrit le but décisif qui a scellé la victoire sénégalaise, au terme d’un match marqué par le suspense, l’intensité et quelques décisions arbitrales contestées.

Dette du Sénégal : le FMI précise sa position face aux autorités

Alors que la restructuration de la dette sénégalaise reste au centre des discussions, le Fonds monétaire international réaffirme ne rien imposer aux États, tout en conditionnant son appui financier à une gestion jugée soutenable.

 

La Directrice de la communication du Fonds monétaire international (FMI) a tenu à préciser que l’institution n’impose aucune orientation politique aux gouvernements. Le Fonds se limite à produire des analyses et à mettre son expertise à la disposition de ses pays membres, libres d’en faire l’usage qu’ils jugent approprié. Toutefois, l’octroi d’un appui financier repose sur des évaluations rigoureuses de la gestion économique et financière des États concernés.

La question de la restructuration de la dette sénégalaise demeure ainsi au cœur des échanges entre Dakar et le Fonds monétaire international. Les déclarations du Premier ministre, visant à expliquer que le refus de toute restructuration ne relève pas uniquement d’Ousmane Sonko mais également du président de la République, des ministres des Finances et de l’Économie, ainsi que de l’ensemble du gouvernement sénégalais, ne semblent pas avoir convaincu les services dirigés par Kristalina Georgieva.

Lors d’un point de presse tenu hier à Washington, la Directrice de la communication du FMI, Julie Kozack, a rappelé la ligne de conduite de l’institution. « Notre politique au FMI consiste à travailler en étroite collaboration avec les autorités, à leur fournir des analyses régulières, à mettre notre expertise à leur disposition et à suggérer des options de politiques publiques qu’elles peuvent examiner. Les décisions appartiennent exclusivement aux autorités sénégalaises », a-t-elle déclaré.

La responsable du Fonds a également rappelé qu’à la fin de l’année 2024, le taux d’endettement du Sénégal atteignait 132 % du produit intérieur brut. Un niveau jugé préoccupant, dans un contexte où le pays a suspendu l’ensemble de ses programmes avec le FMI. Les discussions engagées en vue d’une éventuelle reprise de la coopération restent, pour l’heure, au point mort, la restructuration de la dette constituant l’un des principaux blocages.

Julie Kozack a par ailleurs annoncé que la nouvelle cheffe de mission du FMI pour le Sénégal, Mercedes Vera Martin, est attendue à Dakar la semaine prochaine. Cette visite s’inscrit dans un cadre de prise de contact et ne vise pas, à ce stade, à relancer formellement les négociations. Selon une dépêche de l’agence Reuters, elle sera accompagnée de son prédécesseur, Edward Gemayel.

Le Quotidien avait déjà relevé que la désignation de l’ancienne cheffe de mission du FMI pour la Zambie pourrait s’expliquer par son expertise sur les dossiers de restructuration de la dette, un processus qu’elle avait piloté dans ce pays du « Copperbelt ».

Tout en affirmant comprendre les préoccupations exprimées par les autorités sénégalaises, Julie Kozack a insisté sur les risques liés au niveau actuel de la dette. « Avec un taux de 132 %, la dette crée des vulnérabilités qu’il est nécessaire de traiter », a-t-elle souligné.

Dans une réponse mesurée aux déclarations du Premier ministre, elle a conclu : « Tout appui financier que nous accordons repose sur une analyse de soutenabilité de la dette publique extérieure et doit s’appuyer sur des politiques et des garanties attestant d’une gestion saine des finances publiques, conformément à notre mandat ».

Enseignants décisionnaires : l’État annonce la fin d’une injustice vieille de plusieurs décennies

Le gouvernement affirme avoir définitivement réglé la question des enseignants décisionnaires grâce à l’adoption d’un décret en Conseil des ministres, ouvrant la voie à une normalisation attendue depuis des décennies.

 

La principale revendication des enseignants portant sur la situation des décisionnaires dans le secteur de l’éducation a trouvé une issue favorable avec l’adoption récente d’un décret en Conseil des ministres. Une décision qui met un terme à un blocage vieux de plusieurs décennies, selon le ministre en charge de l’Éducation nationale.

« La principale revendication liée à la question des décisionnaires dans le secteur de l’éducation a été réglée avec l’adoption récente d’un décret en Conseil des ministres, mettant fin à une situation restée en suspens pendant plusieurs décennies », a affirmé Moustapha Mamba Guirassy.

Le ministre de l’Éducation nationale s’exprimait, jeudi à Dakar, devant la presse, en marge de la cérémonie de rentrée solennelle de l’Inspection générale de l’éducation et de la formation (IGEF), couplée à l’installation du Comité scientifique de la refondation curriculaire. Selon lui, la satisfaction de cette revendication constitue « une bonne nouvelle » pour l’ensemble des acteurs du système éducatif, rappelant que cette question était restée sans solution pendant de longues années.

« En moins de deux ans, depuis l’arrivée du nouveau pouvoir, ce dossier a été définitivement réglé », a-t-il souligné, précisant qu’un communiqué officiel a été publié pour informer de cette évolution.

En janvier dernier, le nouveau régime avait décidé d’aligner le statut des enseignants dits décisionnaires sur celui de leurs collègues fonctionnaires. Cette mesure concerne près de 7 000 enseignants, selon les syndicats. Elle vise surtout à corriger une « iniquité » héritée de plusieurs décennies, marquée par l’existence de deux catégories d’enseignants : les titulaires, relevant de la fonction publique, et les décisionnaires, non-fonctionnaires.

Ces derniers, bien qu’assumant la même charge de travail et disposant parfois des mêmes diplômes, étaient jusque-là exclus de certains avantages statutaires et percevaient des pensions de retraite inférieures. Les préoccupations des enseignants se concentrent désormais sur l’accélération de la mise en œuvre effective du décret adopté, a indiqué le ministre de l’Éducation nationale.

À ce sujet, il a appelé les membres du G7, qui regroupe les syndicats les plus représentatifs du secteur de l’éducation, ainsi que leurs partenaires, à faire preuve de compréhension face aux contraintes liées aux procédures administratives. Le ministre a toutefois assuré que les dernières étapes du processus seront « définitivement évacuées dans les prochains jours », au bénéfice des enseignants qui, selon lui, ont été « injustement traités » par le passé.

Tout en réaffirmant la qualité des relations avec le G7, qu’il qualifie d’« amis et partenaires », Moustapha Mamba Guirassy a exprimé le souhait de voir ces syndicats reconnaître publiquement les avancées enregistrées, notamment l’adoption du décret relatif aux enseignants décisionnaires.

« L’essentiel de leurs doléances a déjà été pris en charge par les autorités », a-t-il insisté, ajoutant que le dialogue social dans le secteur de l’éducation « se déroule dans de bonnes conditions ».

Le ministre de l’Éducation nationale a, par ailleurs, réaffirmé son attachement au dialogue avec le G7 et ses partenaires. Il les a invités à accompagner le processus de refondation de l’école sénégalaise dans un esprit de responsabilité, en particulier sur les questions liées aux revendications sociales. L’école sénégalaise, « déjà fragilisée par des crises cycliques récurrentes, ne saurait être une nouvelle fois prise en otage au détriment des apprenants, des familles et de l’avenir du pays », a-t-il averti.

Le G7, qui regroupe les sept syndicats d’enseignants les plus représentatifs du secteur, prévoit toutefois des débrayages, grèves et marches au cours de ce mois afin de faire aboutir ses revendications. Les syndicats réclament notamment la révision complète du statut des enseignants décisionnaires, l’arrêt de la surimposition systématique des rappels dus aux enseignants, ainsi que la convocation du Comité de suivi des accords conclus avec le gouvernement.

Dans un communiqué, la Coalition nationale pour l’éducation pour tous (CNEPT) a appelé les syndicats d’enseignants à privilégier la voie d’un dialogue « constructif » avec l’État, dans l’objectif de préserver la stabilité du système éducatif. Cette organisation de la société civile spécialisée dans l’éducation invite les différentes parties à poursuivre les discussions « dans un esprit de responsabilité et de préservation de l’intérêt supérieur des élèves ».

La CNEPT exhorte enfin le président de la République et le gouvernement à « veiller au respect strict des engagements pris, notamment sur la question des décisionnaires », afin de restaurer la confiance, d’apaiser le climat social et de garantir la stabilité du système éducatif.

Téléphones en prison : Farba Ngom protégé, l’immunité parlementaire bloque l’enquête

L’enquête annoncée sur les téléphones retrouvés dans la cellule de Farba Ngom se heurte à l’immunité parlementaire du député, tandis que l’agent pénitentiaire impliqué est désormais dans le viseur de la justice.

Alors que la ministre de la Justice, Yassine Fall, annonçait la veille l’ouverture d’une procédure judiciaire stricte, l’affaire des téléphones portables découverts dans la cellule de Farba Ngom se heurte désormais à l’obstacle de l’immunité parlementaire. Malgré plusieurs convocations, le procureur de la République a renoncé à entendre le maire des Agnams, estimant que son statut de député empêche toute poursuite immédiate. Pendant ce temps, l’agent pénitentiaire soupçonné d’avoir introduit les appareils se retrouve exposé à des poursuites.

Le dossier continue d’agiter le Palais de justice. Bien que la garde des Sceaux ait officiellement déclenché une enquête, la situation du député-maire demeure juridiquement figée. Impliqué dans un incident lié à la détention de téléphones en milieu carcéral, Farba Ngom bénéficie toujours de la protection attachée à sa fonction de parlementaire.

Le procureur bloque la procédure

Trois tentatives d’audition ont été programmées entre jeudi et mardi, sans succès. À chaque fois, le procureur de la République a invoqué l’immunité parlementaire pour refuser toute audition de fond. Après son transfert au parquet, Farba Ngom a été reconduit au Pavillon spécial sans être entendu.

L’agent pénitentiaire mis en cause

Si le député retourne dans sa cellule sans être inquiété, l’agent pénitentiaire impliqué dans l’affaire se retrouve, lui, en première ligne. Soupçonné d’avoir introduit les téléphones dans la cellule, il a fait l’objet d’un retour de parquet, sa responsabilité pénale étant directement engagée.

Les avocats de Farba Ngom, dont Me El Hadji Amadou Sall, fondent leur argumentaire sur l’article 217 du Code pénal. Selon cette disposition, seule la personne ayant introduit un objet interdit dans un établissement pénitentiaire peut être poursuivie, et non le détenu qui le détient.

« L’immunité parlementaire fait obstacle à toute action pénale immédiate. Tant que l’Assemblée nationale ne lève pas cette protection, le député ne peut être inquiété, alors que l’agent pénitentiaire porte la responsabilité juridique de l’introduction des téléphones », confie une source proche du dossier.

Sadio Mané annonce sa dernière CAN : une finale pour entrer dans la légende

À Tanger, après la qualification du Sénégal pour la finale de la CAN 2025, Sadio Mané a révélé qu’il s’agira de sa dernière participation à la Coupe d’Afrique des Nations.

La vedette des Lions du Sénégal, Sadio Mané, a indiqué ce mercredi à Tanger qu’il ne disputera plus la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) après la finale programmée dimanche prochain. Il a fait cette annonce au terme de la qualification du Sénégal pour la finale de la CAN 2025.

« Une finale, on sait comment l’aborder. On dit souvent qu’une finale ne se joue pas, elle se gagne. Pour moi, c’est un immense bonheur de disputer ma toute dernière finale de CAN », a confié Mané dans une vidéo relayée par la RTS.

Il a réaffirmé cette position lors de la conférence de presse des Lions après la demi-finale, affirmant être « très heureux de vivre [sa] dernière CAN, et de la conclure par une finale avec la sélection nationale ».

« J’espère soulever le trophée et le ramener à Dakar », a ajouté Mané, élu homme du match après la victoire contre l’Égypte.

Auteur de l’unique but de la rencontre, il porte désormais son total à 11 réalisations en Coupe d’Afrique des Nations.

« Ce n’est pas l’essentiel. Ce qui compte avant tout, c’est de rapporter la coupe à Dakar », a-t-il répondu lorsqu’on lui a signalé son entrée dans le cercle des cinq meilleurs buteurs de l’histoire de la CAN.

« Je suis un soldat au service de mon pays. Je donne toujours le maximum, que ce soit à l’entraînement ou en match », a-t-il poursuivi.

Les Lions du Sénégal ont dominé leur demi-finale de bout en bout. La délivrance est venue grâce à Sadio Mané, auteur d’une frappe imparable à la 78e minute. Âgé de 33 ans, Mané a honoré sa première sélection le 25 mai 2012, lors d’un match amical face au Maroc. En plus de la CAN 2025, il a également participé aux éditions de 2015, 2017, 2019, 2021 et 2023.

Sadio Mané propulse le Sénégal en finale et fait vibrer toute la presse

La qualification du Sénégal pour la finale de la CAN 2025 face à l’Égypte a déclenché une vague d’enthousiasme dans la presse nationale, portée par le but décisif de Sadio Mané.

SENEGAL-REVUE dePRESSE

 Les quotidiens parus ce jeudi affichent leur euphorie après la qualification du Sénégal pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), mettant en lumière la performance héroïque de Sadio Mané, auteur du but victorieux.

L’équipe nationale du Sénégal s’est hissée en finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 de football après avoir dominé l’Égypte (1-0) en demi-finale, mercredi, au stade Ibn-Batouta de Tanger. Longtemps bien organisée, la défense égyptienne a résisté, avant de céder à la 78e minute sous l’impact de Sadio Mané. Après une première tentative repoussée, l’attaquant sénégalais a ajusté une frappe sèche au sol qui a surpris le gardien El-Shenawy, inscrivant ainsi son 11e but en phase finale de CAN.

Le Sénégal retrouvera en finale, dimanche, le Maroc, vainqueur du Nigéria dans l’autre demi-finale.

« Pharaonique ! », titre Le Soleil à la Une, soulignant que « les Lions, impressionnants de maîtrise, ont dominé les Pharaons dans tous les compartiments du jeu ».

« Sadio Mané inscrit son 11e but en CAN, à égalité avec Drogba et Hossam Hassan…

Finale Sénégal-Maroc : une affiche inédite et prometteuse », écrit le quotidien.

Pour EnQuête, « le Sénégal écarte l’Égypte et défie le Maroc en finale grâce à un Sadio Mané étincelant ». Le journal barre sa Une d’un vibrant : « Merci Sadio ! ».

« Un seul but a suffi. Et tout s’est joué à la 78e minute. Sadio Mané déclenche une frappe après une balle récupérée. Son tir puissant, depuis l’entrée de la surface, finit au fond des filets. À cet instant, les Lions décrochent leur billet pour la finale. La quatrième de leur histoire après 2002, 2019 et 2021 », écrit WalfQuotidien qui titre : « Un peuple, un but, une finale ».

Sud Quotidien affiche : « Sadio Mané, le pharaon du Caire ».

Le journal indique que « la qualification des Lions du Sénégal pour la finale de la CAN Maroc 2025 a suscité une forte mobilisation dans la sphère politique ».

« Du président de la République au Premier ministre, en passant par le président de l’Assemblée nationale et des leaders de l’opposition, notamment Amadou Ba, les messages de félicitations se sont multipliés après la victoire contre l’Égypte », précise Sud.

« Super Mané », titre L’Observateur, estimant que « Sadio est désormais une légende gravée dans l’histoire du football sénégalais ».

Le journal ajoute que « guidé par un Sadio Mané impérial, le Sénégal a dominé l’Égypte (1-0) hier à Tanger. Le double Ballon d’Or africain a mené son équipe vers une troisième finale sur les quatre dernières CAN, face à des Pharaons sans solutions ».

Le Sénégal « fait taire l’Égypte », titre Le Quotidien.

« Jamais deux sans trois. Après la finale de 2022 et les barrages du Mondial, l’Égypte subit une nouvelle défaite face au Sénégal. À Tanger, les hommes de Pape Thiaw ont confirmé leur supériorité. Le trône africain se rapproche. Tanger a offert la qualification aux Lions, Rabat peut leur offrir la consécration », écrit le journal.

Scandale en prison : le député Farba Ngom au cœur d’une nouvelle tempête judiciaire

La découverte de deux téléphones portables dans la cellule du député Mouhamadou Ngom, dit Farba, déclenche une nouvelle enquête judiciaire aux lourdes implications politiques et pénales.

 

La garde des Sceaux, ministre de la Justice, Yassine Fall, a annoncé mardi à Dakar l’ouverture d’une procédure judiciaire visant le député Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba. Cette enquête porte sur des soupçons de « trouble à l’intégrité de la justice et à l’ordre public », après la découverte de deux téléphones portables dans sa cellule de détention.

Lors d’une conférence de presse, Mme Fall a mis en cause l’élu, également maire d’une commune de la région de Matam, pour « diffusion de documents judiciaires confidentiels », « partage de contenus à caractère pornographique » et « échanges liés à des manœuvres politiques susceptibles de perturber l’ordre public ». Selon la ministre de la Justice, le député était incarcéré dans une cellule destinée aux détenus malades, à Dakar.

Malgré cette situation, Mouhamadou Ngom disposait de deux téléphones portables grâce auxquels il a reçu des centaines d’appels et de messages émanant de responsables politiques, de journalistes et d’avocats, dont trois anciens ministres, a précisé Yassine Fall. La garde des Sceaux estime que ces communications constituent une violation manifeste des règles en vigueur.

Toujours selon la ministre, M. Ngom a entretenu, à l’aide de ces appareils, des échanges avec « des acteurs politiques, des avocats et des professionnels des médias », mais aussi avec des interlocuteurs situés « aux États-Unis, en Autriche, au Maroc, au Mali et au Bangladesh ».

L’analyse des téléphones saisis a également permis de découvrir que le détenu détenait « des documents judiciaires confidentiels, notamment des procès-verbaux, ainsi que des contenus à caractère pornographique », a ajouté Mme Fall.

« Ces faits particulièrement graves constituent une infraction au règlement intérieur des établissements pénitentiaires », a-t-elle soutenu.

Blanchiment de capitaux

Yassine Fall a en outre indiqué que la présence de ces documents et de ces équipements dans la cellule de Mouhamadou Ngom ne confirmerait pas l’argument avancé par ses avocats, selon lequel son état de santé serait incompatible avec la détention.

L’enquête ouverte vise à déterminer les responsabilités de l’intéressé concernant l’ensemble de ces faits, a-t-elle précisé. Pour rappel, Mouhamadou Ngom, dont l’immunité parlementaire a été levée par l’Assemblée nationale le 24 janvier 2025, est poursuivi pour blanchiment de capitaux. Les faits qui lui sont reprochés porteraient sur un montant de 125 milliards de francs CFA, selon le Pool judiciaire financier (PJF).

Il est sous mandat de dépôt depuis le 27 février 2025, à la suite d’une seconde comparution devant le collège des juges d’instruction du PJF. Le député est également une figure influente de l’Alliance pour la République, l’ancien parti au pouvoir fondé par l’ex-président Macky Sall.

Contacté par l’APS, Me El Hadji Amadou Sall, l’un de ses avocats et ancien ministre de la Justice, a annoncé la tenue prochaine d’une conférence de presse pour répondre aux accusations formulées par la ministre de la Justice, sans toutefois en préciser la date.

Lions-Pharaons et affaire Farba Ngom dominent la presse sénégalaise

SÉNÉGAL – REVUE DE PRESSE

Dakar, 14 janvier. Les quotidiens parus ce mercredi à Dakar accordent une large place à la demi-finale de la CAN 2025 opposant le Sénégal à l’Égypte, ainsi qu’à la sortie médiatique de la ministre de la Justice, Yassine Fall, sur l’affaire du député Mouhamadou Ngom, dit Farba Ngom, en détention depuis février 2025 pour des faits financiers présumés.

La première demi-finale de la 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des nations se joue ce mercredi à 17h au stade Ibn Batuta de Tanger. Elle met aux prises les Lions de la Téranga et les Pharaons d’Égypte, deux géants du football africain.

Le journal Source A parle d’un affrontement entre deux stars, Sadio Mané et Mohamed Salah, avec une place en finale en jeu. Le quotidien titre : « Égypte–Sénégal, revanche ou confirmation », soulignant que les Égyptiens, battus lors de leurs dernières confrontations face au Sénégal, cherchent à prendre leur revanche.

Vox Populi rappelle que le Sénégal a privé l’Égypte de deux grands titres, notamment la CAN 2021 et la qualification au Mondial 2022. Le journal évoque un choc où le champion d’Afrique en titre veut confirmer sa domination, tandis que les Pharaons, septuples champions, espèrent inverser la tendance.

WalfQuotidien parle d’un « duel pharaonique », le quotidien note la détermination des Égyptiens à atteindre la finale, tandis que les Lions entendent s’imposer pour poursuivre leur parcours dans la compétition.

De son côté, Sud Quotidien titre : « Lions-Pharaons, face à face pour le sommet », et met également en avant la conférence de presse de la ministre de la Justice sur l’affaire Farba Ngom.

Yassine Fall quant a lui explique que de nouveaux faits, jugés graves, ont été relevés en milieu carcéral, et impliquent le député en détention. Selon elle, ces faits pourraient porter atteinte à l’intégrité de la justice et à l’ordre public.

Le journal L’As indique que de nouvelles charges pèsent sur le député-maire d’Agnam, poursuivi notamment pour blanchiment de capitaux, escroquerie sur des fonds publics dépassant 123 milliards de FCFA et complicité d’abus de biens sociaux.

Selon la ministre, Farba Ngom aurait été retrouvé en possession de deux téléphones portables. Ceux-ci lui ont permis de communiquer avec des responsables politiques, des patrons de presse et de partager des contenus à caractère pornographique, en violation de la loi.

Le Soleil titre « Farba Ngom, la nouvelle affaire », évoquant des soupçons de complot et l’ouverture de nouvelles enquêtes pouvant mener à d’autres poursuites judiciaires.

Vox Populi parle d’un « grand déballage » de la ministre, tandis que Le Quotidien estime que Yassine Fall a « créé une affaire dans l’affaire », soulevant des doutes sur les conditions de détention et l’éthique de certains acteurs judiciaires.

Le 146ᵉ Appel de Seydina Limamou Laye prêt pour une organisation impeccable

À quelques jours du 146ᵉ Appel de Seydina Limamou Laye, le ministre de l’Intérieur Mouhamadou Bamba Cissé supervise les préparatifs pour garantir une tenue “sans faille” de cet événement religieux majeur.

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Bamba Cissé, a exhorté ce mardi l’ensemble des structures étatiques impliquées dans l’organisation de l’Appel de Seydina Limamou Laye à finaliser tous les préparatifs afin d’assurer une célébration “sans faille”. L’événement religieux, qui aura lieu lundi et mardi prochains, marque la 146ᵉ édition de cette commémoration annuelle de la confrérie soufie layène au Sénégal.

Présidant la réunion nationale préparatoire, le ministre a souligné l’importance de la coordination entre acteurs institutionnels, sécuritaires et organisationnels pour accueillir des milliers de fidèles dans les localités de Cambérène, Diamalaye et Yoyo, à Dakar.

“Nous sommes arrivés au terme de cette rencontre nationale qui s’est déroulée dans les meilleures conditions. Nous espérons qu’au jour J, tout sera prêt et qu’aucune faille ne sera observée”, a déclaré M. Cissé.

Selon lui, la réunion a permis de traiter de manière exhaustive toutes les questions liées à l’organisation de l’événement. Les services et structures de l’État ont fourni des réponses rassurantes sur les dispositifs prévus pour le bon déroulement du 146ᵉ Appel.

Le ministre a rappelé que le respect strict des engagements pris était une priorité. Il a demandé au gouverneur de la région de Dakar d’assurer un suivi rigoureux des décisions arrêtées lors de cette rencontre. Il a également chargé le secrétaire général du ministère de l’Intérieur et du directeur général de l’Administration territoriale de veiller à la mise en œuvre des orientations au niveau central et territorial.

Soulignant sa satisfaction pour le travail déjà accompli, M. Cissé a insisté sur l’importance d’un compte-rendu régulier mettant en lumière les difficultés éventuelles. De son côté, Seydina Issa Thiaw Laye, coordonnateur national du Comité d’organisation, s’est dit rassuré par l’état d’avancement des préparatifs sur le terrain.