Sénégal : Ousmane Sonko engage une réforme majeure du secteur parapublic

Le gouvernement sénégalais accélère la réforme de l’administration publique. Dix-neuf structures parapubliques vont être supprimées afin de réduire les dépenses de l’État et renforcer l’efficacité de l’action publique.

Le gouvernement sénégalais a engagé une nouvelle étape dans la réforme de l’État. À l’issue du Conseil des ministres du 4 mars 2026, le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté un vaste programme de rationalisation du secteur parapublic Sénégal.

L’objectif est clairement affiché : réduire le train de vie de l’État, supprimer les doublons administratifs et améliorer la performance des structures publiques.

Une radiographie critique du secteur parapublic

Ce programme repose sur les travaux d’un groupe chargé d’évaluer l’organisation et le fonctionnement des organismes parapublics. L’analyse menée par cette équipe a révélé plusieurs dysfonctionnements, notamment des chevauchements de missions, des redondances institutionnelles et un coût jugé élevé par rapport aux résultats obtenus.

Au terme de cette évaluation, les autorités ont décidé de supprimer 19 structures publiques et de repositionner 10 autres afin de mieux définir leurs responsabilités.

Au total, ces entités regroupent 982 agents. Elles mobilisent également des ressources importantes, avec un budget cumulé estimé à 28 milliards de francs CFA, une masse salariale de 9,2 milliards de francs CFA et une dette globale évaluée à 2,6 milliards de francs CFA.

Cette restructuration marque une étape importante dans la réorganisation du secteur parapublic Sénégal, considéré par l’exécutif comme un levier clé pour moderniser l’administration.

55 milliards de FCFA d’économies attendues

Le gouvernement espère réaliser une économie nette de 55 milliards de francs CFA sur les trois prochaines années grâce à cette réforme.

Au-delà de l’aspect financier, les autorités souhaitent envoyer un signal fort aux partenaires économiques et aux institutions financières. Le Sénégal entend renforcer la crédibilité de sa gestion budgétaire et améliorer la transparence dans l’utilisation des ressources publiques.

Dans un contexte marqué par des pressions sur les finances publiques et des exigences croissantes en matière de discipline budgétaire, cette rationalisation du secteur parapublic Sénégal vise également à dégager de nouvelles marges de manœuvre pour financer les priorités nationales.

Les économies réalisées pourraient notamment soutenir les investissements dans les infrastructures, les services sociaux et les projets structurants pour l’économie.

Une administration plus efficace et plus lisible

La disparition de plusieurs structures devrait aussi permettre de simplifier l’organisation administrative. En réduisant le nombre d’organismes publics, l’État espère limiter les dépenses de fonctionnement et clarifier la chaîne de décision.

Moins d’entités signifie également moins de conseils d’administration, moins de charges opérationnelles et une gouvernance jugée plus cohérente.

Toutefois, le gouvernement insiste sur la dimension sociale de cette réforme. Des mécanismes d’accompagnement sont prévus pour les agents concernés. L’exécutif envisage notamment un redéploiement du personnel vers des structures jugées stratégiques afin de préserver les compétences et d’éviter des ruptures professionnelles brutales.

Vers un État plus stratège

Au-delà des économies budgétaires, cette réforme traduit une volonté plus large de transformation de l’administration.

L’ambition des autorités est de passer d’un État dispersé à un État stratège, capable de piloter efficacement les politiques publiques.

Dans cette perspective, le repositionnement de dix structures publiques doit permettre de renforcer leur impact et de clarifier leurs missions.

Le gouvernement affirme vouloir rompre avec certaines pratiques du passé marquées par la multiplication d’agences et d’organismes publics, parfois créés sans réelle cohérence stratégique.

Cette orientation s’inscrit dans les engagements pris devant les députés le 22 février 2025, visant à instaurer une gouvernance publique fondée sur la performance, la transparence et la responsabilité.

La réforme devrait ainsi conduire à la fusion de certaines agences et à la suppression d’autres, jugées redondantes ou insuffisamment efficaces.

Si sa mise en œuvre sera observée avec attention, ce plan de rationalisation pourrait marquer un tournant dans la maîtrise du train de vie de l’État et dans la modernisation de l’administration sénégalaise.

L’enjeu sera désormais de transformer cette ambition politique en résultats tangibles pour l’économie et pour les citoyens.

Sénégal : le gouvernement supprime 19 agences publiques pour réduire les dépenses de l’État

SÉNÉGAL-REVUE de PRESSE

Les quotidiens sénégalais parvenus ce jeudi reviennent largement sur la décision du gouvernement de rationaliser le secteur parapublic, annoncée à l’issue du Conseil des ministres tenu mercredi.

 

Selon le journal Le Soleil, le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté les conclusions du groupe de travail chargé de la rationalisation du secteur parapublic. Parmi les mesures phares figure la suppression de 19 structures publiques.

Ces entités totalisaient en 2025 des dotations budgétaires évaluées à plus de 28 milliards de francs CFA. Elles représentaient également une masse salariale de plus de 9 milliards de francs CFA pour un effectif global de 982 agents.

D’après les projections du gouvernement, cette réforme du secteur parapublic Sénégal pourrait générer une économie budgétaire nette d’au moins 55 milliards de francs CFA sur les trois prochaines années.

Le quotidien Walfquotidien rappelle que la réduction du train de vie de l’État, notamment à travers la suppression d’agences publiques jugées peu efficaces, constitue l’un des engagements majeurs du parti au pouvoir, PASTEF – Les Patriotes.

De son côté, le journal L’As souligne que cette réforme du secteur parapublic Sénégal vise à renforcer la gouvernance publique et à améliorer l’efficacité de l’administration.

Le quotidien Libération rapporte également que le chef du gouvernement insiste sur la nécessité d’accompagner cette réforme par des mesures structurelles. Il s’agit notamment de mieux maîtriser les effectifs et les salaires, d’harmoniser les grilles de rémunération et d’optimiser l’utilisation des crédits budgétaires.

Dans la même dynamique, les autorités prévoient une actualisation du classement des structures publiques, le respect strict des normes de création d’organismes publics ainsi que le renforcement des mécanismes de contrôle et d’évaluation.

Par ailleurs, la presse sénégalaise aborde d’autres sujets d’actualité. Le journal Sud Quotidien évoque notamment la mise en accusation de l’ancien ministre de la Communication, Moussa Bocar Thiam, devant la Haute Cour de justice du Sénégal. Selon le professeur de droit public Iba Barry Camara, interrogé par le journal, la procédure engagée reste conforme aux dispositions juridiques en vigueur.

Enfin, plusieurs journaux reviennent sur la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies.

Les quotidiens Les Échos et Le Quotidien évoquent une multiplication des soutiens en faveur de cette candidature. Toutefois, les autorités sénégalaises affirment ne pas avoir été consultées sur cette initiative portée par le président burundais Évariste Ndayishimiye.

Sénégal : Ousmane Sonko mobilise l’État face à la menace d’un choc pétrolier

Dans un contexte international sous haute tension marqué par l’escalade militaire entre les États-Unis, Israël et l’Iran, le Sénégal anticipe les répercussions économiques. Le gouvernement active des mécanismes de veille pour sécuriser l’approvisionnement en carburant et préserver le pouvoir d’achat des populations.

 

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a dirigé mardi une réunion stratégique consacrée à l’évolution du secteur des produits pétroliers, sur fond de tensions croissantes au Moyen-Orient. L’objectif affiché : garantir l’approvisionnement du pays et atténuer l’impact sur les ménages les plus vulnérables. Cette séance de travail intervient deux jours après une intervention vidéo du chef du gouvernement, également leader du parti Pastef Les Patriotes, dans laquelle il mettait en garde contre de possibles perturbations économiques majeures, tant au niveau mondial qu’africain.

Dimanche, il avait notamment alerté sur les conséquences potentielles des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran. Selon lui, ces événements pourraient provoquer un véritable choc pétrolier Sénégal, avec des risques accrus sur le détroit d’Ormuz, point névralgique du transit énergétique mondial. Le chef du gouvernement avait alors évoqué une possible flambée des prix de l’énergie, des tensions sur les chaînes d’approvisionnement et une hausse généralisée du coût de la vie. Des impacts qui pourraient lourdement affecter les économies dépendantes des importations d’hydrocarbures, comme celle du Sénégal.

Il avait également insisté sur les conséquences potentielles pour l’investissement, les flux de capitaux, les marchés financiers et la sécurité alimentaire. Face à cette situation, il avait appelé à une désescalade rapide et à un retour au dialogue sur la scène internationale.

La réunion de mardi s’inscrit donc dans une logique d’anticipation face à ce choc pétrolier Sénégal redouté. À l’issue des échanges, un comité interministériel a été mis en place. Sa mission : suivre de près l’évolution de la situation et veiller à la mise en œuvre effective des mesures arrêtées afin de préserver la stabilité du marché intérieur.

Sur le plan économique, les données récentes indiquent que les importations de produits pétroliers restent élevées. En décembre 2025, elles ont atteint des niveaux significatifs, malgré une baisse globale des importations de 24,6 % sur un an. Les autres produits pétroliers dominent avec 105,5 milliards de FCFA, suivis des produits pétroliers classiques estimés à 90,4 milliards. Les huiles brutes, quant à elles, n’ont enregistré aucune importation durant cette période.

Sur l’ensemble de l’année 2025, seuls les produits pétroliers affichent une progression notable (+23,3 %). À l’inverse, les autres produits pétroliers reculent de 14,3 %, tandis que les huiles brutes restent quasi stables (+0,4 %). Globalement, le secteur « Énergie et lubrifiants » accuse un repli annuel de 10,7 %, pour un total de 1 953,1 milliards de FCFA.

Concernant les partenaires, la Russie demeure le principal fournisseur du Sénégal dans ce secteur, avec 34,9 milliards de FCFA. Elle est suivie par l’Espagne (9,7 milliards) et la France (9,5 milliards), cette dernière enregistrant la plus forte progression annuelle (+244,8 %).

Sur le plan géopolitique, la situation reste particulièrement volatile. Le 28 février, des frappes coordonnées menées par les États-Unis et Israël ont visé plusieurs installations stratégiques en Iran. Ces opérations auraient entraîné la mort du Guide suprême, Ali Khamenei, ainsi que celle de plusieurs responsables militaires et politiques, selon les autorités iraniennes.

En réaction, Téhéran a lancé des missiles et des drones en direction d’Israël et de bases américaines dans la région du Golfe. Dans le même temps, le Hezbollah, allié de l’Iran, a intensifié ses attaques depuis le Liban.

Des infrastructures diplomatiques ont également été ciblées, notamment par des attaques de drones à proximité d’ambassades occidentales. Cette montée en puissance des hostilités a conduit à la fermeture effective du détroit d’Ormuz, accentuant les perturbations du marché pétrolier mondial.

Dans ce contexte incertain, le Sénégal se prépare à absorber les effets d’un choc pétrolier Sénégal dont les répercussions pourraient être durables.

Basket féminin : les Lionnes lancent leur préparation pour la Coupe du monde 2026

L’équipe nationale féminine de basketball du Sénégal entame, ce mardi en soirée, sa préparation en direction des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, prévues du 11 au 17 mars à San Juan.

 

À la tête de la sélection, le nouveau coach Cheikh Sarr a convoqué un groupe de 18 joueuses. Il a toutefois choisi de se passer de trois éléments expérimentés ayant pris part à l’Afrobasket 2025 : Cierra Dillard, Madjiguène Sène et Bigué Sarr.

En revanche, deux joueuses évoluant sur le plan local, Ramatoutlaye Sy et Codou Diop, ont été intégrées au groupe. Elles participent au stage de préparation prévu au Stadium Marius Ndiaye, à Dakar.

Logées dans le groupe B du tournoi qualificatif, les Lionnes auront fort à faire face à des adversaires de haut niveau. Elles affronteront notamment la Nouvelle-Zélande, Porto Rico, les États-Unis, l’Espagne et l’Italie.

L’objectif reste clair : décrocher une qualification pour la phase finale de la Coupe du monde féminine FIBA 2026, qui se déroulera à Berlin.

Pour y parvenir, les équipes engagées devront terminer parmi les trois premières de chacun des quatre tournois qualificatifs. La compétition se jouera sous le format “round-robin”, où chaque sélection disputera cinq rencontres.

Dans le tournoi impliquant l’Allemagne, seules les deux meilleures équipes obtiendront leur ticket, aux côtés du pays hôte et d’un vainqueur continental.

Au total, onze places restent à pourvoir pour ce rendez-vous mondial qui réunira 16 nations. L’Allemagne, en tant que pays organisateur, ainsi que les vainqueurs des Coupes continentales FIBA 2025 – l’Australie, la Belgique, le Nigeria et les États-Unis – sont déjà qualifiés, mais prendront part aux tournois de qualification.

Sénégal : Macky Sall vise l’ONU pendant que la guerre Iran–USA inquiète Dakar

SENEGAL-Revue de presse :

Entre ambitions diplomatiques et tensions internationales, la presse sénégalaise met en lumière la candidature de Macky Sall à l’ONU et les répercussions économiques d’un conflit au Moyen-Orient

 

La presse sénégalaise de ce mardi s’articule autour de deux dossiers majeurs : la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies et les inquiétudes suscitées par l’escalade militaire impliquant les États-Unis, Israël et Iran.

Selon le quotidien L’As, la candidature de Macky Sall a été officiellement enregistrée par l’Assemblée générale de l’ONU. Portée par le Burundi dans le cadre du processus de sélection de 2026, elle figure parmi les premières déclarations, alors que le mandat de l’actuel secrétaire général, António Guterres, arrive à son terme.

La démarche suscite des réactions contrastées. Walfquotidien souligne l’effet de surprise provoqué par l’initiative burundaise, tandis que Le Quotidien estime que cette candidature permet à Macky Sall de contourner les hésitations de Dakar. Le journal rappelle notamment que la question avait été reportée lors d’un sommet de l’Union africaine, faute de consensus clair.

Pour Libération, cette candidature, longtemps évoquée comme une simple rumeur, prend désormais une tournure concrète à l’échelle continentale, sous l’impulsion du président burundais Évariste Ndayishimiye. Source A y voit même une ambition africaine assumée, bien que certaines réserves persistent au sein de l’État sénégalais.

D’après L’Observateur, l’issue de cette candidature dépendra largement des équilibres géopolitiques mondiaux. Le processus reste dominé par le Conseil de sécurité des Nations unies, notamment ses cinq membres permanents dotés d’un droit de veto : les États-Unis, la Chine, la Russie, le Royaume-Uni et la France.

Par ailleurs, certains facteurs pourraient peser sur le choix final. Une rotation régionale en faveur de l’Amérique latine est évoquée, tout comme la volonté de voir, pour la première fois, une femme accéder à la tête de l’ONU.

En parallèle, la presse revient largement sur la crise au Moyen-Orient. Le Soleil met en avant les conséquences du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, notamment sur le détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite une part importante du pétrole mondial.

Sud Quotidien évoque un possible choc économique global. Le journal souligne que toute perturbation durable dans cette zone pourrait affecter directement les économies africaines, dont celle du Sénégal, déjà exposée aux fluctuations du marché énergétique.

Dans ce contexte international tendu, la presse sénégalaise met en relief un double enjeu : l’affirmation diplomatique du Sénégal sur la scène mondiale et sa vulnérabilité face aux crises géopolitiques majeures.

Iran, l’ombre de Ali Khamenei plane sur le Moyen-Orient : retour sur 30 ans de pouvoir et ses impacts politiques

Guide suprême depuis 1989, Ali Khamenei incarne plus de trois décennies de pouvoir absolu en Iran. Entre autorité religieuse, stratégie régionale et contestations internes, son héritage continue de façonner l’équilibre du Moyen-Orient.

 

Dans les rues de Téhéran, son visage domine encore les façades. Portraits austères, regard fixe, turban noir. Pendant plus de trente ans, Ali Khamenei a été bien plus qu’un dirigeant. Il a été le cœur du système iranien. À 86 ans, il reste l’un des plus anciens chefs d’État du Moyen-Orient. Un homme dont le pouvoir dépasse les institutions classiques. Religieux, politique, militaire : aucune sphère stratégique ne lui échappe.

Héritier d’une révolution

Tout commence en 1989. À la mort de Rouhollah Khomeini, fondateur de la République islamique, Khamenei accède au rang suprême. Il a alors 50 ans. Son parcours est déjà marqué par la guerre et les luttes politiques. Président entre 1981 et 1989, il dirige un pays meurtri par le conflit avec l’Irak. Sur le front, en tenue militaire, il construit une image de dirigeant proche des combattants.

Mais son ascension ne doit rien au hasard. Né en 1939 à Machhad, dans une famille religieuse modeste, il suit une formation théologique à Qom et à Najaf. Opposant au régime du chah Mohammad Reza Pahlavi, il connaît la prison. Sa fidélité à Khomeini forge son destin.

Un pouvoir tentaculaire

Au fil des années, il transforme la fonction de guide suprême. La « maison du guide » devient un centre de pouvoir colossal.

Un État dans l’État.

Il supervise plusieurs présidents aux visions opposées : Mohammad Khatami, Mahmoud Ahmadinejad, Hassan Rohani, Ebrahim Raïssi Mais derrière cette stabilité apparente, les tensions sont constantes. En 2009, le pays est secoué par le « Mouvement vert ». En 2022, la mort de Mahsa Amini déclenche une vague de contestation sans précédent.

Chaque fois, le pouvoir répond fermement. Khamenei évoque des complots étrangers. Ses détracteurs parlent de répression.

 L’architecte d’une stratégie régionale

Sous son autorité, l’Iran devient un acteur incontournable au Moyen-Orient. Les Gardiens de la Révolution étendent leur influence. Du Liban à la Syrie, en passant par l’Irak, Téhéran renforce ses alliances. Ce réseau est souvent désigné comme « l’axe de la résistance ».

Mais cet équilibre reste fragile. Les tensions avec Israël et les États-Unis dominent sa politique étrangère. En 2018, il qualifie Israël de « tumeur maligne ». Une rhétorique dure, assumée.

Entre isolement et résilience

Sur le plan économique, l’Iran traverse des crises profondes. Les sanctions internationales affaiblissent le pays. Pourtant, l’accord nucléaire de 2015 suscite un espoir rapidement fragilisé. Face aux difficultés, le pouvoir se replie. La sécurité du guide devient une priorité absolue. Ses apparitions publiques se raréfient. Le mystère autour de sa succession grandit.

Un homme aux multiples visages

Derrière l’autorité, une autre facette apparaît. Khamenei aime la littérature. Il admire Victor Hugo et son œuvre Les Misérables. Il écrit des poèmes. Traduit des textes arabes. En 2019, une image le montre souriant, livre en main, à la foire de Téhéran. Une scène rare.

Une succession incertaine

Père de six enfants, il voit son fils Mojtaba souvent cité comme successeur potentiel. Mais rien n’est officiel. Et la question reste sensible. Son héritage est immense. Son départ, lorsqu’il surviendra, ouvrira une période d’incertitude.

Ali Khamenei reste l’un des dirigeants les plus influents de son époque. Un homme façonné par la révolution, la guerre et les tensions internationales. Son empreinte dépasse largement les frontières de l’Iran. Et son avenir politique, comme celui du pays, demeure une équation complexe.

Fusillade à Austin : deux morts, le suspect abattu par la police, un Sénégalais impliqué

Une attaque armée a fait deux morts et quatorze blessés à Austin, au Texas. Le tireur, d’origine sénégalaise, a été neutralisé rapidement. L’enquête explore une possible piste terroriste.

 

Deux personnes ont perdu la vie et quatorze autres ont été blessées lors d’une fusillade survenue dans la nuit de samedi à dimanche à Austin, dans le sud des États-Unis. Le suspect, présenté comme un homme d’origine sénégalaise, a été abattu par les forces de l’ordre.

D’après Associated Press, les tirs ont éclaté aux environs de 2 heures du matin dans le quartier animé de Sixth Street, devant l’établissement Buford’s Backyard Beer Garden. Un individu armé a ouvert le feu sur des clients et des passants.

Le tireur, identifié comme Ndiaga Diagne, âgé de 53 ans, citoyen américain naturalisé originaire du Sénégal, aurait d’abord tiré depuis son véhicule avant de poursuivre son attaque à pied.

Il a été neutralisé en moins d’une minute par des policiers intervenus rapidement sur les lieux, selon la même source.

Le bilan, confirmé par plusieurs médias dont The Washington Post et Houston Chronicle, fait état de deux morts et de quatorze blessés, dont certains dans un état critique.

Toujours selon Associated Press, le suspect portait des vêtements comportant des inscriptions religieuses, notamment « Property of Allah », ainsi qu’un symbole associé à l’Iran. Un Coran a également été retrouvé dans son véhicule.

Le Federal Bureau of Investigation (FBI) indique examiner plusieurs éléments pouvant suggérer un lien avec le terrorisme. Toutefois, les autorités précisent qu’il est encore trop tôt pour établir le mobile exact de l’attaque, l’enquête étant en cours.

Des informations relayées par MySanAntonio, média affilié à CBS News, indiquent que la Joint Terrorism Task Force a été mobilisée pour appuyer les investigations fédérales.

Les autorités locales ont, par ailleurs, salué la réactivité des forces de sécurité et des secours. Elles estiment que cette intervention rapide a permis de limiter un bilan qui aurait pu être plus lourd.

Basket mondial 2027 : le Sénégal domine la RDC et rassure à moitié

Solides en première période, les Lions du Sénégal ont maîtrisé la RD Congo (75-56) avant de baisser en régime. Une victoire importante, mais des fragilités persistent à l’approche de la suite des éliminatoires.

 

L’équipe nationale masculine de basketball du Sénégal s’est largement imposée face à la RD Congo (75-56), lors de la troisième et dernière journée de la deuxième fenêtre des éliminatoires de la Coupe du monde 2027 au Qatar.

Grâce à ce succès, les Lions terminent à la deuxième place du groupe B avec cinq points, derrière la Côte d’Ivoire, auteur d’un sans-faute en trois sorties.

Le Sénégal a toutefois montré deux visages dans cette rencontre. Dès l’entame, les hommes de Ngagne DeSagana Diop imposent leur rythme. Plus agressifs en défense, ils corrigent l’un de leurs principaux points faibles depuis le début des qualifications.

Sous le panier, Ibou Dianko Badji s’impose comme un véritable rempart. Avec ses 2,13 mètres, il intercepte, contre et dissuade. Les Congolais peinent à exister dans la raquette.

Offensivement, les Lions déroulent. Brancou Badio prend le jeu à son compte. Le meneur enchaîne les passes décisives et réussit des tirs primés spectaculaires. À ses côtés, Jean-Jacques Boissy et Gora Camara apportent intensité et justesse.

Malgré l’engagement physique des Congolais, le Sénégal remporte logiquement le premier quart-temps (23-16), avant de creuser l’écart dans le deuxième acte. Solides en défense, les Lions limitent leurs adversaires à seulement 10 points, tout en déroulant en attaque.

À la pause, l’écart est conséquent : 49-26.

Le retour des vestiaires est moins convaincant. Le Sénégal met du temps à retrouver son efficacité offensive. Il faut attendre un tir à trois points de Boissy pour débloquer le compteur.

Dans la foulée, Brancou Badio enflamme la salle avec un dunk à une main, symbole d’un sursaut spectaculaire. Mais cette embellie reste de courte durée. Les Lions retombent dans leurs travers, avec une baisse d’intensité et quelques imprécisions.

Malgré cela, ils conservent une avance confortable à la fin du troisième quart-temps (60-38), même si la période est légèrement à l’avantage des Congolais.

Le dernier quart-temps confirme les limites sénégalaises. Plus agressive, la RD Congo gêne la circulation de balle et impose un défi physique. Le Sénégal devient maladroit et moins rigoureux en défense.

Les Lions n’inscrivent que 15 points contre 18 encaissés. Une fin de match peu rassurante, malgré l’écart.

Heureusement, un tir au buzzer à trois points de Brancou Badio, meilleur marqueur avec 20 points, permet de conclure sur une note positive.

Au classement, le Sénégal termine deuxième avec cinq points, derrière la Côte d’Ivoire (6 points). La RD Congo occupe la troisième place avec quatre points, tandis que Madagascar ferme la marche avec trois unités.

Dans le groupe D, disputé à Alexandrie en Égypte, le Mali domine avec six points, devant l’Angola (5 points). L’Égypte et l’Ouganda suivent.

Ces rencontres s’inscrivent dans le premier tour des qualifications africaines pour la Coupe du monde FIBA 2027, qui regroupe seize nations.

Les groupes A et C avaient lancé la compétition en novembre 2025 à Radès, en Tunisie.

À l’issue de ce premier tour, douze équipes seront réparties en deux groupes de six. Les résultats entre équipes qualifiées seront conservés. Chaque sélection disputera ensuite six nouveaux matchs.

Les deux premiers de chaque groupe, ainsi que le meilleur troisième, se qualifieront pour la phase finale.

Au total, cinq nations africaines représenteront le continent lors du Mondial prévu au Qatar, qui réunira 32 équipes.

Le Sénégal vise une sixième participation à une phase finale, après 1978, 1998, 2006, 2014 et 2019.

La prochaine fenêtre internationale est programmée du 2 au 5 juillet 2026.

Sénégal : Sonko sort du silence, tensions au sommet et crise mondiale en toile de fond

SENEGAL-REVUE de PRESSE

Les quotidiens ce lundi, mettent en exergue l’intervention, dimanche soir, du président de Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko, dans un contexte marqué par des interrogations sur ses rapports avec le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. En toile de fond, la presse revient également sur la montée des tensions au Moyen-Orient, après les frappes menées par Israël et les États-Unis contre l’Iran, suivies de la riposte annoncée par Téhéran.

Le journal L’AS évoque notamment des ‘’divergences avec le président Bassirou Diomaye Faye’’ et barre sa Une du titre : ‘’Sonko déballe’’. Le quotidien rapporte que, selon le chef du gouvernement, ‘’une grande partie des tensions actuelles est imputable à des alliés de circonstance’’, précisant que ‘’ce n’est pas son maintien à la primature qui le préoccupe, mais plutôt l’avenir du pays après son départ’’.

Pour sa part, Le Quotidien titre : ‘’Diomaye-Sonko, le double jeu au sommet de l’exécutif’’. Revenant sur une rencontre virtuelle avec des militants, le journal met en avant un message de fermeté adressé à la base : ‘’savoir raison garder’’.

Dans le même élan, la publication consacre sa Une à la crise au Moyen-Orient avec le titre ‘’Dangereuse partie de Golfe’’. Elle évoque une opération militaire baptisée ‘’Epic Fury’’ qui, selon elle, ‘’ouvre la voie à un conflit généralisé’’.

Le journal souligne que ‘’le monde retient son souffle depuis une offensive conjointe israélo-américaine d’une ampleur inédite contre l’Iran’’, évoquant un contexte marqué par des tensions extrêmes dans la région. Il relaie également l’appel du Sénégal en faveur d’un cessez-le-feu immédiat.

Sous le titre ‘’Les mises au point de Sonko’’, WalfQuotidien revient sur les clarifications apportées par le leader de Pastef. Le journal note que celui-ci a abordé plusieurs sujets d’actualité, notamment la situation politique interne et les enjeux internationaux.

Concernant le Moyen-Orient, WalfQuotidien observe que, suite aux frappes israélo-américaines contre l’Iran, les dirigeants africains adoptent des positions mesurées face à l’évolution de la crise.

De son côté, Sud Quotidien titre : ‘’Sonko fixe les lignes rouges’’. Le journal indique que, face aux interrogations sur la cohabitation au sein de la majorité présidentielle, Ousmane Sonko a clarifié la position de son parti. Selon lui, Pastef reste ouvert à des alliances politiques, à condition que celles-ci reposent sur la reconnaissance de son poids électoral.

Sur le plan international, Sud Quotidien donne la parole à l’économiste El Hadji Ibrahima Sall, qui estime qu’un affrontement direct entre les États-Unis et l’Iran dépasserait le cadre d’une simple crise diplomatique pour devenir un facteur de rupture dans un système économique mondial déjà fragilisé.

Le quotidien national Le Soleil s’est également intéressé à cette montée des tensions en titrant : ‘’Le Moyen-Orient sous tension’’. Il relaie l’appel de Dakar à un cessez-le-feu immédiat et souligne que Téhéran promet une riposte, tandis que Washington et Tel-Aviv assument leurs opérations militaires.

Par ailleurs, le journal revient sur l’actualité politique interne avec la sortie de Ousmane Sonko, qui a annoncé un plan de relance des activités de Pastef. Celui-ci s’articule notamment autour de la vente de cartes de membres, de tournées politiques à travers le pays et de la construction d’un siège pour le parti.

Sénégal : fausses informations persistantes autour de l’arabe et de l’enseignement islamique

Au Sénégal, de fausses informations liées à la langue arabe et à l’enseignement religieux musulman continuent de circuler sur les réseaux sociaux. Ces rumeurs, régulièrement relancées, entretiennent la confusion autour de décisions pourtant inexistantes des autorités.

 

Des publications trompeuses relatives à la langue arabe et à l’enseignement religieux musulman au Sénégal circulent de manière récurrente sur les réseaux sociaux, tant à l’intérieur du pays que dans plusieurs États ouest-africains.

Diffusées de façon périodique, ces contenus remettent en avant des affirmations infondées. Depuis avril 2024, ils entretiennent un climat de confusion autour des politiques éducatives et religieuses.

La dernière rumeur en date, sans aucun fondement, prête aux autorités sénégalaises la volonté d’introduire le Coran comme matière « centrale » dans les écoles publiques. Apparues à partir du 24 février, ces publications s’accompagnent de visuels associant un exemplaire du Coran à l’image du président Bassirou Diomaye Faye, dans le but de crédibiliser ces allégations.

Une page Facebook dénommée “Islam Religion de droiture” affirme, à tort, que le gouvernement aurait décidé d’intégrer l’enseignement du Coran comme discipline fondamentale dans le système éducatif, dans une logique de renforcement des valeurs culturelles. Dans la même veine, une autre rumeur largement relayée en avril 2024 attribuait au chef de l’État une volonté de faire de l’arabe la langue officielle du Sénégal, en remplacement du français.

Ces fausses informations ont connu une large diffusion, au Sénégal comme dans la sous-région, notamment via certaines plateformes se revendiquant du panafricanisme. La rumeur liée au changement de langue officielle a d’ailleurs refait surface à partir de décembre 2025.

Un cadre constitutionnel clair

Dans un éditorial publié le 1er février 2026, le journaliste Fadel Guèye, directeur de publication du média arabophone Réveil Dakar, est revenu sur ces infox récurrentes. Il indique que plusieurs journalistes étrangers ont sollicité des vérifications face à ces informations affirmant un changement de langue officielle.

Après un démenti formel, il rappelle que le choix des langues officielles relève de la Constitution. Un tel changement ne peut intervenir sans référendum, une procédure lourde et encadrée. Il souligne également que la création d’un département chargé des affaires religieuses vise plutôt à mieux intégrer les diplômés arabophones, longtemps marginalisés.

Si l’arabe occupe une place importante sur le plan socioculturel et religieux au Sénégal, aucun projet de modification du régime linguistique n’a été engagé. Le français demeure la langue officielle, conformément à la Constitution. Ces fausses informations s’apparentent ainsi à des tentatives de manipulation de l’opinion, dans un contexte régional marqué par des recompositions politiques et des discours souverainistes.

Ce qu’il faut savoir sur l’enseignement religieux

Le 17 avril 2024, le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé la création d’une Direction des affaires religieuses et de l’insertion des diplômés en langue arabe. Cette structure, officialisée en septembre 2024, est aujourd’hui devenue une Délégation générale.

Contrairement aux idées reçues, cette entité ne se limite pas à l’islam. Elle prend en compte l’ensemble des confessions, notamment le christianisme et les religions traditionnelles. Depuis sa création, aucune mesure n’a été adoptée visant à faire du Coran une matière obligatoire dans les écoles publiques.

Une évolution progressive du système éducatif

L’enseignement arabo-islamique au Sénégal s’inscrit dans une dynamique ancienne. Dès 1977, un département d’arabe a été introduit à l’École normale supérieure, aujourd’hui intégrée à la FASTEF. Cette évolution s’est poursuivie avec l’introduction de l’enseignement religieux à l’école élémentaire en 2002, puis avec l’instauration d’un baccalauréat unifié en 2013. D’autres initiatives ont renforcé cette dynamique, notamment la réouverture d’une section diplomatique à l’ENA en 2016 pour les diplômés arabophones.

Plus récemment, la création d’une Journée nationale des daaras en 2022 et la mise en place d’une structure dédiée aux diplômés arabophones en 2024 témoignent d’une volonté d’intégration progressive. En parallèle, certaines innovations ont été introduites, comme la traduction de communications officielles en arabe et en wolof. La FASTEF a également ouvert, en 2023, une filière dédiée à l’enseignement de l’arabe et de l’éducation religieuse pour les nouveaux bacheliers.

Enfin, la réforme la plus récente du système éducatif reste l’introduction de l’anglais dès le primaire, marquant une diversification linguistique.

Face à la multiplication des fausses informations sur l’arabe Sénégal, la vigilance reste essentielle. La vérification des sources demeure un réflexe indispensable pour éviter la propagation de contenus trompeurs