Sénégal : Bassirou Diomaye Faye appelle les jeunes à ne pas être de simples consommateurs de l’IA

La jeunesse sénégalaise doit prendre une place active dans la révolution de l’intelligence artificielle plutôt que de se contenter d’en consommer les produits. C’est le message porté ce mardi par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, lors de la cérémonie officielle d’installation du Conseil consultatif des Jeunes du Sénégal.

À mesure que le numérique transforme les usages et les modes de vie, l’intelligence artificielle prend une place croissante dans le quotidien, particulièrement chez les jeunes. Pour le chef de l’État, cette évolution ne doit toutefois pas faire de la jeunesse sénégalaise une simple utilisatrice de technologies conçues ailleurs. Elle doit également participer à leur conception et à leur adaptation aux réalités du pays.

« Vous entrez dans un monde qu’aucun ancien n’a vu, et personne ne l’a traversé avant vous. Je vous dois cette franchise. Je peux vous dire ce qu’il faut emporter, mais je ne peux pas vous décrire la route », a déclaré Bassirou Diomaye Faye devant une assemblée largement composée de jeunes venus de différentes localités du Sénégal.

Le président sénégalais décrit un monde dans lequel les machines sont désormais capables d’écrire, de calculer, de traduire, de dessiner ou encore de contribuer au diagnostic. Elles peuvent répondre en quelques secondes à une multitude de questions, dans plusieurs langues, et progressivement dans les langues nationales.

« C’est ce que l’on appelle l’intelligence artificielle, et vous vivez déjà avec elle. Je n’en ai pas peur, et je ne vous demande pas d’en avoir peur », a-t-il lancé.

Mais cette transformation technologique aura aussi des conséquences sur le marché du travail, prévient-il. Certains métiers évolueront, tandis que d’autres pourraient disparaître. Dans le même temps, de nouvelles professions verront le jour, parfois dans des domaines qui ne sont pas encore enseignés dans les établissements scolaires.

« Des métiers vont changer, et certains disparaîtront, parmi lesquels des métiers auxquels vous vous préparez. D’autres vont naître, que nos écoles n’enseignent pas encore, et fort heureusement, c’est vous qui les inventerez », a ajouté le chef de l’État.

Au-delà de l’emploi, Bassirou Diomaye Faye a également mis en garde contre les effets de l’IA sur la perception de la réalité. Une technologie capable d’imiter une voix, de reproduire un visage ou de faire tenir à une personne des propos qu’elle n’a jamais prononcés peut, selon lui, fragiliser davantage la notion de vérité.

Le président estime également que ces technologies ne sont pas totalement neutres, puisqu’elles ont été développées et entraînées dans d’autres environnements linguistiques et culturels.

« Un peuple qui se contente de les consommer confie à d’autres le soin de penser à sa place. Nous avons déjà connu cela, sous un autre nom. Alors je vous le dis sans détour. Je ne veux pas d’une jeunesse sénégalaise cliente de l’intelligence des autres », a-t-il déclaré.

Face à cette évolution, le chef de l’État appelle donc à développer une expertise locale. Il souhaite voir émerger des ingénieurs, des linguistes, des juristes et des entrepreneurs sénégalais capables de concevoir ces technologies, de les adapter aux langues nationales et de les orienter vers les besoins et les valeurs du pays.

Bassirou Diomaye Faye a notamment évoqué le satellite conçu par de jeunes Sénégalais, qui avait été placé en orbite quelques mois auparavant. Il a relié cette avancée technologique à l’héritage intellectuel de Cheikh Anta Diop.

« Cheikh Anta Diop vous voulait armés de science jusqu’aux dents. Il ne pouvait pas imaginer ces machines. Elles lui donnent aujourd’hui raison », a-t-il souligné.

Pour le président sénégalais, l’intelligence artificielle pourra accumuler des connaissances sans pour autant avoir vécu les expériences humaines qui leur donnent leur sens. Une machine pourra ainsi connaître les définitions du courage ou de la parole donnée sans avoir elle-même affronté la peur ou eu à tenir un engagement lorsque celui-ci devient difficile.

Conseil consultatif des Jeunes : une promesse traduite en acte

L’installation du Conseil consultatif des Jeunes constitue également, selon Bassirou Diomaye Faye, la concrétisation d’un engagement pris devant la jeunesse sénégalaise. Le chef de l’État a rappelé son discours du 30 mars à Thiès, au stade Lat-Dior, au cours duquel il avait estimé que la jeunesse était souvent placée au centre des discours publics tout en étant insuffisamment associée aux décisions qui la concernent.

« Aujourd’hui, en plein jour, devant la Nation, pour ses filles comme pour ses fils, la République fait ce que nos anciens faisaient à l’écart. Elle vous prend en aparté. Elle vous dit ce qu’elle sait. Et elle vous remet votre première charge. Cette charge, je vous l’avais promise », a-t-il déclaré.

Cette promesse s’est matérialisée avec la création du Conseil consultatif des Jeunes par le décret du 5 décembre 2025. Sa mise en place officielle donne désormais des visages à cette structure appelée à jouer un rôle consultatif auprès des autorités.

Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la portée du terme « consultatif ». Il l’a rapproché d’une tradition de concertation incarnée, dans les communautés sénégalaises, par le « pénc », espace où les décisions étaient discutées collectivement.

« Dans nos contrées, on ne tranchait pas avant d’avoir consulté, discuté. C’est dans le “pénc” que le village décidait. Et dans ce pénc, les jeunes n’étaient pas de simples spectateurs », a-t-il rappelé.

Pour le président de la République, la création de ce Conseil ne constitue donc pas une rupture avec cette tradition de dialogue, mais plutôt sa prolongation dans un contexte profondément transformé.

« La République n’invente rien avec cette installation. Elle renoue un fil », a-t-il affirmé, tout en soulignant que le monde auquel cette nouvelle génération doit désormais se confronter évolue à une vitesse sans précédent.

« Les anciens du “pénc” connaissaient le monde sur lequel ils décidaient. Le vôtre change plus vite que quiconque ne peut le comprendre », a-t-il conclu.

Sénégal : Cheikh Niang échange avec le Parlement panafricain sur l’intégration africaine

Le Sénégal entend renforcer son implication dans les mécanismes de l’intégration africaine. À Dakar, lundi 28 septembre 2026, le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Cheikh Niang, a reçu une délégation du Groupe régional Afrique de l’Ouest du Parlement panafricain (PAP), en visite de travail dans le pays.

La rencontre s’est déroulée en présence de membres de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale ainsi que du Secrétaire général adjoint du Parlement panafricain. Les échanges ont principalement porté sur les moyens de renforcer le rôle des institutions parlementaires dans la construction de l’intégration africaine.

Au cœur des discussions figuraient notamment les missions du Parlement panafricain et sa contribution à la consolidation du processus d’intégration du continent. La participation du Sénégal aux travaux de cette institution de l’Union africaine a également été abordée au cours de la rencontre.

Les participants se sont par ailleurs penchés sur l’état d’avancement du processus de ratification des instruments juridiques adoptés dans le cadre du Parlement panafricain.

Sur ce point, les différentes parties ont insisté sur la nécessité pour les États concernés d’aller au bout de leurs procédures nationales de ratification. L’objectif affiché est de permettre une mise en œuvre effective, harmonisée et diligente des instruments déjà adoptés.

À travers cette rencontre, les autorités sénégalaises et les représentants du Parlement panafricain entendent ainsi consolider la coopération parlementaire et renforcer le dialogue institutionnel autour des enjeux d’intégration du continent.

ONU : Macky Sall face au quatrième vote indicatif du Conseil de sécurité

La course à la succession d’António Guterres entre dans une nouvelle phase ce mardi 29 septembre 2026. L’ancien président sénégalais Macky Sall doit prendre la parole devant le Conseil de sécurité des Nations unies à l’occasion du quatrième scrutin indicatif organisé dans le cadre du processus de sélection du prochain secrétaire général de l’ONU. Sa candidature, officiellement portée par le Burundi, figure bien parmi celles examinées par le Conseil.

Ce nouveau vote intervient après plusieurs mois de campagne et alors que les différents candidats tentent de consolider leurs soutiens auprès des États membres. Selon les informations rapportées par la presse sénégalaise, Macky Sall avait enregistré un recul lors du précédent scrutin du 18 septembre, avec 5 avis favorables, contre 9 défavorables et 1 sans opinion.

Lors des deux tours précédents, l’ancien chef de l’État sénégalais avait obtenu 6 avis favorables et 7 défavorables. Les scrutins indicatifs constituent toutefois des consultations informelles et anonymes destinées à mesurer le niveau de soutien dont disposent les candidats au sein du Conseil de sécurité.

Pour la désignation du futur secrétaire général, le candidat retenu devra obtenir le soutien d’au moins 9 des 15 membres du Conseil de sécurité, sans opposition d’un des cinq membres permanents. Le processus prévoit ensuite une recommandation du Conseil de sécurité à l’Assemblée générale, qui procède à la nomination.

Le soutien de Dakar à la candidature de Macky Sall

La candidature de Macky Sall bénéficie désormais du soutien officiel du Sénégal. Celui-ci a notamment été réaffirmé par le président Bassirou Diomaye Faye lors de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies.

Le chef de l’État sénégalais avait profité de ce rendez-vous diplomatique pour défendre la candidature de son prédécesseur auprès de ses homologues et de plusieurs partenaires.

Macky Sall avait initialement été désigné candidat par le Burundi le 2 mars 2026. La candidature est également officiellement enregistrée par les Nations unies dans le cadre du processus de sélection du successeur d’António Guterres.

La campagne de l’ancien président sénégalais a par ailleurs été marquée par plusieurs prises de position publiques, dont un entretien accordé à Breitbart News au cours duquel il avait notamment affiché son soutien à certaines réformes défendues par Donald Trump.

Face à lui, plusieurs autres candidats restent engagés dans la course, dont l’Ougandais Olara Otunnu. Le processus est également traversé par la question de la rotation géographique, régulièrement prise en compte dans les discussions autour de la succession à la tête de l’ONU.

Le scrutin indicatif de ce mardi doit ainsi permettre au Conseil de sécurité de mesurer une nouvelle fois les rapports de soutien entre les différents candidats, avant une éventuelle phase de vote aux bulletins différenciés entre membres permanents et membres élus. Selon les informations disponibles, ce type de scrutin pourrait intervenir ultérieurement, alors que le choix final du Conseil devra ensuite être soumis à l’Assemblée générale.

Presse sénégalaise : le TER et le bras de fer autour des propositions de loi dominent les unes

La mise en service du deuxième tronçon du Train express régional (TER) et les tensions autour des propositions de loi de la majorité parlementaire occupent une place importante dans les quotidiens sénégalais parvenus mardi à l’APS. Les journaux reviennent également sur la grève de 72 heures du SAMES et les discussions autour du dialogue social.

Le nouveau tronçon du TER reliant Diamniadio à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) constitue l’un des principaux sujets de cette livraison. Le Soleil indique que cette section de 19 kilomètres porte désormais le linéaire total de la ligne Dakar-AIBD à 55 kilomètres, reliant le cœur de la capitale à l’aéroport de Diass.

Le quotidien souligne également l’intérêt de cette nouvelle liaison dans la perspective des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026. Avec cette infrastructure, le Comité d’organisation des JOJ dispose d’un nouvel outil pour faciliter les déplacements des milliers de personnes attendues pour l’événement, dont le lancement est prévu le 31 octobre prochain.

Le Quotidien présente pour sa part la mise en service de ce tronçon comme une nouvelle étape dans la modernisation des transports sénégalais. Le journal relève que Dakar et l’AIBD sont désormais reliés par le rail et chiffre à plus de 300 milliards de francs CFA l’investissement consacré au projet.

Sur le front social, Walfquotidien s’intéresse à la grève de 72 heures déclenchée lundi par le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES). Sous le titre « Les malades prennent leurs maux en patience », le journal décrit les conséquences du mouvement dans les structures sanitaires publiques.

Rendez-vous annulés, consultations reportées et patients contraints de repartir : Walfquotidien rapporte les perturbations enregistrées dans les établissements concernés et décrit une situation difficile pour les usagers du système de santé.

Le Quotidien élargit le débat aux relations entre l’État, les syndicats et le patronat. Le journal s’interroge sur les moyens d’instaurer un dialogue social permanent, alors que les centrales syndicales ont annoncé une grève générale pour les 21, 22 et 23 octobre.

Sur le terrain politique, plusieurs quotidiens reviennent sur la conférence de presse des députés de Pastef, parti majoritaire à l’Assemblée nationale. Vox Populi évoque un « bras de fer » autour des dernières propositions de loi portées par la majorité parlementaire.

Le journal rapporte notamment les critiques formulées par Ayib Daffé, président du groupe parlementaire Pastef, à l’égard de la position du gouvernement sur plusieurs textes concernant les crédits spéciaux, la santé en milieu carcéral et le Code pétrolier.

Selon Vox Populi, Ayib Daffé dénonce des incohérences dans la position de l’exécutif et critique les amendements apportés aux propositions de loi de la majorité. Il estime que ces modifications peuvent conduire à un « vote bloqué ».

Sud Quotidien revient également sur cette controverse et rapporte que les députés de la majorité considèrent que cette démarche du gouvernement constitue un recul par rapport à la transparence qu’ils souhaitent promouvoir.

Le quotidien Yoor-Yoor met, de son côté, l’accent sur les positions du député Amadou Ba. Le parlementaire réclame notamment un contrôle accru des engagements publics et une traçabilité plus rigoureuse des ressources.

Selon le journal, Amadou Ba entend placer ces exigences au cœur du contrôle parlementaire à l’approche des débats budgétaires. Il souhaite également interpeller l’exécutif sur ses choix et sur la distinction entre l’action de l’État et les activités partisanes.

À travers leurs différentes unes, les quotidiens sénégalais mettent ainsi en lumière une actualité marquée à la fois par les avancées dans les infrastructures, les tensions dans le secteur de la santé et les débats sur le fonctionnement des institutions. Le nouveau tronçon du TER, la grève du SAMES et le débat parlementaire constituent les principaux points d’attention de cette livraison.

TER Sénégal : le tronçon Diamniadio-AIBD sera inauguré ce lundi

Le TER Sénégal franchit une nouvelle étape ce lundi 28 septembre 2026. Le président Bassirou Diomaye Faye préside l’inauguration officielle du tronçon reliant Diamniadio à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD). Longue de 19 kilomètres, cette deuxième phase prolonge la ligne Dakar-Diamniadio et établit une liaison directe entre la capitale sénégalaise et son principal hub aérien.

Cette mise en service intervient à un moment stratégique, à l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de Dakar 2026. Avec cette nouvelle liaison, la gare de l’AIBD devient un point d’interconnexion entre le réseau ferroviaire et le transport aérien.

TER Sénégal AIBD : un projet lancé en 2022

La réalisation de ce deuxième tronçon aura nécessité plusieurs ajustements techniques depuis le lancement du projet, le 5 mars 2022. Évalué initialement à 207 milliards de FCFA, le chantier a également été soumis à plusieurs essais de sécurité avant l’arrivée des premiers voyageurs. Avec cette infrastructure, l’AIBD dispose désormais d’une connexion ferroviaire directe avec le réseau du TER.

Paramètre

Donnée technique / Historique

Impact opérationnel

Longueur du tracé

19 kilomètres de voies nouvelles

Liaison directe sans rupture de charge

Lancement des travaux

5 mars 2022

Libération des emprises et pose

Inauguration officielle

Lundi 28 septembre 2026

Ouverture commerciale immédiate

Coût initial estimé

207 milliards de FCFA

Investissement public structurant

Un nouvel axe pour l’économie et l’aménagement du territoire

L’arrivée du TER à l’AIBD renforce le rôle de l’aéroport dans l’organisation des transports autour de Dakar. Pour les voyageurs, cette liaison doit notamment permettre de disposer d’un temps de trajet plus prévisible et de réduire la dépendance aux axes routiers reliant la capitale à la Petite-Côte.

Le nouveau tronçon doit également renforcer le désenclavement de Diamniadio et accompagner le développement de cette ville nouvelle, devenue un pôle administratif et universitaire.

L’intermodalité constitue un autre enjeu majeur. Les voyageurs internationaux peuvent désormais passer directement de l’avion au train, tandis que les territoires situés autour des nouvelles gares pourraient bénéficier d’un regain d’attractivité commerciale et résidentielle.

Vers Thiès, Mbour et Saly

Cette inauguration ouvre également la perspective de nouvelles extensions du réseau ferroviaire sénégalais. Le gouvernement étudie notamment une troisième phase en direction de Thiès, avec le soutien de l’Agence française de développement et de l’Union européenne.

Le projet prévoit une extension de 25 kilomètres pour relier cette deuxième métropole du pays au réseau express ferroviaire. Un autre axe est également à l’étude vers Mbour et Saly. L’objectif serait de connecter les principaux pôles touristiques de la Petite-Côte à la capitale.

Avec la mise en service du tronçon Diamniadio-AIBD, le TER s’installe ainsi davantage dans la stratégie sénégalaise de transformation des transports et d’aménagement du territoire.

Sénégal : les désaccords entre le gouvernement et les députés de Pastef se durcissent à l’Assemblée nationale

Les relations entre l’exécutif sénégalais et les députés de Pastef restent marquées par des désaccords à l’Assemblée nationale. Lors des travaux en commission, plusieurs propositions de loi portées par des parlementaires de la majorité ont été contestées par les représentants du gouvernement.

Selon le quotidien Libération, trois textes défendus par des députés de Pastef ont ainsi rencontré l’opposition des ministres représentant l’exécutif. Il s’agit notamment de la proposition de loi organique n° 2020-07 du 26 février 2020 relative aux lois de finances, de celle visant à modifier la loi n° 2019-03 du 1er février 2019 portant Code pétrolier, ainsi que de la proposition de loi n° 39/2026 consacrée à la santé en milieu carcéral.

Sur le Code pétrolier, les parlementaires de Pastef souhaitent notamment imposer une nouvelle étape avant toute signature d’un contrat pétrolier. Leur proposition prévoit que le président de la République soumette le contrat à l’Assemblée nationale afin qu’il fasse l’objet d’un débat en séance plénière, sans qu’un vote soit organisé.

La réforme de la loi organique relative aux lois de finances porte, elle, notamment sur un meilleur encadrement des fonds spéciaux, rapporte le journal. Malgré les réserves exprimées par les représentants du gouvernement, les députés de Pastef ont adopté les différents textes au niveau des commissions. Leur parcours législatif doit désormais se poursuivre en séance plénière, où ils seront examinés la semaine prochaine, selon Libération.

Trois amendements rejetés en commission

Le quotidien Les Echos fait, de son côté, état de « grosses divergences » entre l’exécutif et les députés de Pastef. Le journal revient notamment sur les discussions autour de la proposition de loi organique destinée à modifier la loi organique du 26 février 2020 relative aux lois de finances.

Le texte a été introduit par Guy Marius Sagna, Mame Diarra Bèye, Alphonse Mané Sambou et Ismaila Diallo devant la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale.

Pour représenter le gouvernement lors de cette réunion, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, n’était pas présent. D’après Les Echos, le président Bassirou Diomaye Faye avait délégué le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr.

Au cours des travaux, ce dernier a soumis trois amendements visant à modifier le texte porté par les députés. Les membres de la commission issus de Pastef les ont toutefois tous rejetés. Après ces affrontements en commission, le débat pourrait désormais se déplacer dans l’hémicycle. Les Echos évoque la possibilité de « blocages divers » lors de l’examen des différents textes programmé la semaine prochaine.

Prix de l’eau de l’Afrique de l’Ouest : Bassirou Diomaye Faye distingué à Abidjan

Le Sénégal repart d’Abidjan avec une distinction qui met en lumière son engagement affiché dans la gouvernance des ressources en eau. Le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a reçu le trophée spécial du Prix de l’eau de l’Afrique de l’Ouest, à l’occasion de la première édition du Forum de l’eau de l’Afrique de l’Ouest (FREAO 2026), tenue les 24 et 25 septembre à Abidjan.

La rencontre, organisée autour du thème « Valorisons l’eau pour transformer l’Afrique de l’Ouest », a réuni les acteurs concernés par les enjeux liés à la gestion de cette ressource stratégique. Selon un communiqué du ministère sénégalais de l’Hydraulique et de l’Assainissement, la distinction attribuée au chef de l’État sénégalais vient saluer « la vision portée » en faveur d’une gouvernance durable des ressources en eau.

Le texte met également en avant les actions engagées pour faire de l’eau un levier de développement, de coopération régionale et de résilience. À travers cette distinction, les organisateurs reconnaissent ainsi l’approche défendue par le Sénégal autour d’une gestion concertée de cette ressource.

Cette reconnaissance s’inscrit dans une dynamique présentée comme à la fois régionale et continentale. Dakar défend une gouvernance de l’eau reposant notamment sur la coopération, la solidarité, l’investissement et l’hydro diplomatie.

Le Sénégal occupe par ailleurs la présidence du Conseil des ministres africains de l’eau (AMCOW). À ce titre, le pays contribue à la mise en œuvre de la Vision africaine de l’eau 2062, rappelle le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Une distinction également attribuée à Alassane Ouattara

L’engagement du Sénégal sur la scène internationale doit également se traduire dans les prochains mois par l’organisation d’un rendez-vous majeur. Le pays co-organise avec les Émirats arabes unis la Conférence des Nations unies sur l’eau de 2026, prévue du 8 au 10 décembre à Abu Dhabi.

Le trophée spécial du Prix de l’eau de l’Afrique de l’Ouest n’a toutefois pas été attribué au seul président sénégalais. Son homologue ivoirien, Alassane Ouattara, a également reçu cette distinction lors du FREAO 2026. Pour les organisateurs, cette double reconnaissance traduit une volonté commune de promouvoir une gestion concertée, durable et inclusive des ressources en eau, au bénéfice des populations.

Assemblée nationale Sénégalaise : Un agenda législatif chargé avant la clôture de la session extraordinaire

À l’Assemblée nationale Sénégalaise, les prochains jours s’annoncent particulièrement rythmés. Le président de l’institution, Ousmane Sonko, a signé le 25 septembre 2026 à Dakar trois convocations qui fixent le programme des prochaines séances plénières de la XVe législature. Au total, trois rendez-vous sont prévus entre le 29 septembre et le 2 octobre, avec plusieurs textes et dossiers inscrits à l’ordre du jour.

Le premier rendez-vous est fixé au mardi 29 septembre à 10 heures. Les députés consacreront cette séance au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, avec l’examen du projet de loi n°21/2026. Ce texte porte sur la modification de la loi de 2016 relative à la carte d’identité biométrique CEDEAO.

La journée se poursuivra à 15 heures avec un autre dossier législatif. Les parlementaires examineront cette fois la proposition de loi n°37/2026, qui prévoit une modification du Code pétrolier adopté en 2019.

La santé en milieu carcéral au programme du mercredi

Le lendemain, mercredi 30 septembre à 15 heures, les députés retourneront en séance plénière pour se pencher sur une question relevant de la santé publique. La proposition de loi n°39/2026, consacrée à la santé en milieu carcéral, sera au cœur des échanges.

Ce texte constituera le principal point inscrit à l’ordre du jour de cette deuxième séance prévue dans le calendrier arrêté par la présidence de l’Assemblée nationale.

Le dossier Sofcare avant la clôture de la session

Le dernier rendez-vous est prévu le vendredi 2 octobre à partir de 10 heures. Les députés examineront alors le rapport de la mission d’information parlementaire consacrée à la commercialisation des produits de la marque Sofcare. Cette séance doit également marquer la fin des travaux de la troisième session extraordinaire de l’année 2026 de l’Assemblée nationale.

En quelques jours, les parlementaires auront ainsi à traiter des sujets allant de l’identification biométrique à la réglementation du secteur pétrolier, en passant par la santé dans les établissements pénitentiaires et la commercialisation des produits Sofcare. Un calendrier particulièrement dense pour cette fin de session extraordinaire.

RTS
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Vingt-quatre ans après le naufrage du Joola, la presse sénégalaise revient sur l’hommage aux victimes

Vingt-quatre ans après le naufrage du bateau « Le Joola », la douleur reste présente dans les mémoires au Sénégal. La commémoration de cette catastrophe maritime, survenue le 26 septembre 2002, occupe une place centrale dans la livraison de ce lundi de plusieurs quotidiens sénégalais.

À Ziguinchor, où la catastrophe avait particulièrement marqué les populations, les hommages aux victimes ont ravivé le souvenir du drame. Sud Quotidien revient sur cette commémoration et rappelle que le bilan officiel du naufrage a été établi à 1 864 victimes.

Le Soleil décrit pour sa part une « émotion à fleur de peau » dans la capitale du Sud. Le quotidien souligne la forte charge émotionnelle des discours prononcés lors de la cérémonie, notamment ceux du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô et de la représentante des familles des victimes et des rescapés.

Dans des propos rapportés par le journal, le chef du gouvernement a présenté le naufrage du Joola comme une question de conscience nationale appelant à la responsabilité. Il a également insisté sur la nécessité de tirer durablement les enseignements de cette tragédie.

« La leçon du Joola n’est pas derrière nous », rapporte Vox Populi, citant le Premier ministre. Pour le chef du gouvernement, le souvenir du drame doit continuer à nourrir la vigilance afin d’éviter que les comportements ayant conduit à la catastrophe ne se reproduisent.

Au-delà des cérémonies, les familles des victimes continuent toutefois de porter une revendication majeure : le renflouement de l’épave du Joola. L’As rappelle que cette demande reste au cœur de leurs préoccupations, notamment pour permettre de retrouver les restes des victimes toujours présents dans l’épave.

Le quotidien rapporte également plusieurs annonces concernant la Casamance. Le Premier ministre a notamment évoqué la tenue prochaine d’un Conseil interministériel consacré au Plan Diomaye Casamance, ainsi que la relance du projet du pont Émile Badiane.

Le statut du mémorial du Joola doit également être officiellement annoncé prochainement, selon L’As. Ces différents engagements s’inscrivent dans le contexte des commémorations et des discussions autour de la mémoire du naufrage.

Vingt-quatre ans après la catastrophe, la presse sénégalaise met ainsi en évidence un double enjeu : préserver la mémoire des milliers de victimes et répondre aux revendications encore portées par leurs familles. Le souvenir du Joola demeure donc étroitement lié aux questions de responsabilité et de prévention.

En marge de ce sujet, les journaux consacrent également une place à la nouvelle grève du Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES). Le mouvement de 24 heures doit débuter ce lundi, avec la participation annoncée des internes et des médecins en spécialisation.

Le Quotidien titre ainsi sur un secteur de la santé fortement perturbé, tandis que Libération évoque la volonté du syndicat de maintenir la pression sur le gouvernement.

Sur le terrain politique, Vox Populi rapporte également les prises de position de l’ancien Premier ministre Amadou Ba depuis Paris. Le journal annonce notamment un déploiement massif de son parti, La Nouvelle responsabilité, à partir d’octobre, avec l’objectif affiché de proposer des solutions aux difficultés du pays.

De son côté, le député El Malick Ndiaye, premier vice-président de l’Assemblée nationale et membre de Pastef, s’est exprimé depuis Bergame, en Italie. « Le pays est en pause, le Sénégal est en danger », rapporte Vox Populi.

Yoor-Yoor revient également sur cette intervention et évoque un discours critique à l’égard de la trajectoire actuelle du pouvoir, dans un contexte de tensions politiques rapportées entre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye.

Mais dans cette livraison de la presse sénégalaise, c’est bien la mémoire du Joola qui occupe le devant de la scène. Vingt-quatre ans après le drame, les cérémonies de commémoration rappellent la profondeur de la perte, tandis que les familles continuent de demander que l’épave et les restes des victimes fassent l’objet d’une prise en charge conforme à leurs attentes.

Sénégal : le gouvernement prépare la rentrée scolaire 2026-2027 lors d’un Conseil interministériel

À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, le gouvernement sénégalais entre dans la dernière phase des préparatifs. Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô présidera, vendredi 25 septembre 2026, un Conseil interministériel consacré à cette échéance.

La rencontre se tiendra au Building administratif Président Mamadou Dia. Elle permettra aux membres du gouvernement d’évaluer les conditions nécessaires au démarrage de la nouvelle année scolaire, aussi bien sur les plans matériel que pédagogique et administratif.

Plusieurs points seront examinés au cours des échanges. L’état des infrastructures scolaires figure notamment parmi les sujets attendus, tout comme les effectifs, les besoins en personnel et les conditions d’accès à l’eau et à l’électricité dans les établissements.

La disponibilité des équipements et du mobilier scolaire fera également partie des dossiers à l’ordre du jour. Les autorités devraient par ailleurs examiner la situation des établissements particulièrement exposés aux effets de l’hivernage, afin d’identifier les éventuelles difficultés susceptibles de perturber la reprise des cours.

Cette préparation intervient alors que certaines contraintes restent signalées dans le système éducatif. Le déficit de tables-bancs et la présence persistante d’abris provisoires figurent notamment parmi les difficultés récemment évoquées par le SAEMSS.

Le Conseil interministériel devra ainsi permettre au gouvernement de faire le point sur les besoins encore à couvrir et d’arrêter les dernières mesures nécessaires. L’objectif affiché est de réunir les conditions permettant un démarrage effectif et ordonné de l’année scolaire 2026-2027.