Abdoulaye Wade célèbre ses 100 ans, un siècle au cœur de la vie politique sénégalaise

L’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade célèbre ce vendredi son centième anniversaire, franchissant le cap symbolique d’un siècle marqué par une longue carrière politique, des combats pour le pluralisme démocratique et plus d’une décennie à la tête du Sénégal.

 

Figure majeure de la vie politique sénégalaise, le fondateur du Parti démocratique sénégalais (PDS) reste associé à l’histoire des grandes alternances politiques du pays. Né officiellement le 29 mai 1926 à Saint-Louis, Me Abdoulaye Wade effectue ses études entre le Sénégal et la France. Ancien pensionnaire de l’école William Ponty, il poursuit ensuite un cursus universitaire à Paris, Besançon et Grenoble, où il obtient plusieurs diplômes en droit, en économie, en philosophie ainsi qu’en sociologie.

À son retour au Sénégal après l’indépendance, il devient enseignant à l’université de Dakar, devenue aujourd’hui l’Université Cheikh Anta Diop, tout en exerçant comme avocat. Son engagement politique prend une dimension nationale en 1962 lorsqu’il participe à la défense de Mamadou Dia lors du procès consécutif à la crise institutionnelle opposant ce dernier au président Léopold Sédar Senghor.

Le 31 juillet 1974, Abdoulaye Wade fonde le Parti démocratique sénégalais dans un contexte encore largement dominé par le monopole du parti au pouvoir. Rapidement, il s’impose comme la principale figure de l’opposition sénégalaise.

Surnommé « Ndiombor », signifiant « lièvre rusé », par Léopold Sédar Senghor, il mène plusieurs batailles électorales avant de parvenir au pouvoir. Après des échecs lors des élections présidentielles de 1978, 1983, 1988 et 1993, il remporte finalement le scrutin de mars 2000 face au président sortant Abdou Diouf, réalisant ainsi la première alternance démocratique de l’histoire politique du Sénégal.

À la tête du pays entre 2000 et 2012, Abdoulaye Wade engage plusieurs projets d’infrastructures majeurs et impulse une nouvelle dynamique économique. Son mandat reste toutefois marqué par des débats et tensions politiques, notamment autour de sa candidature à un troisième mandat et des accusations de préparation de la succession de son fils Karim Wade.

En 2012, il est battu à l’élection présidentielle par Macky Sall, ancien Premier ministre de son gouvernement. Depuis son départ du pouvoir, l’ancien chef de l’État mène une vie plus discrète, partageant son temps entre Dakar et Versailles, en France. Pour marquer ce centenaire, plusieurs cérémonies et manifestations d’hommage sont prévues par les autorités sénégalaises à partir du 4 juin prochain.

CAN U17 et Tabaski à la une de la presse sénégalaise

La qualification de l’équipe nationale du Sénégal des moins de 17 ans pour la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de la catégorie ainsi que la célébration de la Tabaski dominent les sujets abordés par les quotidiens sénégalais parvenus ce vendredi.

Le quotidien Rewmi met en avant la performance des Lionceaux, victorieux du Maroc en demi-finale au terme d’une séance de tirs au but particulièrement disputée. « Le Sénégal élimine le Maroc et se qualifie pour la finale », affiche le journal en une.

Jeudi à Rabat, les jeunes Sénégalais ont décroché leur billet pour la finale après leur succès 7 tirs au but à 6 face au pays hôte. Les deux équipes s’étaient quittées sur un score de parité (1-1) à l’issue du temps réglementaire. Le Sénégal affrontera la Tanzanie en finale prévue mardi prochain.

De son côté, Walfquotidien revient largement sur les célébrations de l’Aïd el-Kébir, plus connue sous le nom de Tabaski au Sénégal. Le journal souligne que plusieurs imams ont consacré leurs sermons aux questions liées à la crise politique, à la corruption et à la dégradation des valeurs sociales.

« Le rappel à l’ordre des imams », titre le quotidien, mettant en avant les appels des autorités religieuses à davantage de responsabilité et de cohésion sociale.

Rewmi Quotidien évoque également plusieurs faits dramatiques enregistrés durant la fête. Le journal parle d’une Tabaski marquée par des violences et des accidents mortels.

À Dakar, dans le quartier de Fadia, un homme aurait mortellement poignardé son frère. Par ailleurs, un accident de la circulation sur l’axe Kébémer–Ngaye Mékhé a causé la mort de trois personnes.

Le quotidien qualifie ainsi cette célébration d’« Aïd el-Kébir sanglant ».

Départ retardé des Lions : la FSF éclaire sur les faits, mentionne des contraintes administratives et dément les rumeurs autour du sélectionneur

La Fédération sénégalaise de football (FSF) a expliqué que le retard enregistré dans le départ de l’équipe nationale vers les États-Unis est lié exclusivement à des contraintes administratives et logistiques.

Dans un communiqué publié mercredi, l’instance dirigeante du football sénégalais précise que le décalage concerne principalement la délivrance tardive des licences d’exploitation du vol spécial autorisé à desservir le territoire américain, ainsi que l’attente de la finalisation des visas de certains membres de l’encadrement technique.

La FSF a également retracé les différents ajustements effectués sur l’horaire du voyage des Lions. Prévu dans un premier temps à 15h30, le départ a ensuite été repoussé à 19h00 avant d’être finalement reprogrammé à 23h00.

La fédération a profité de cette communication pour remercier la FIFA pour son accompagnement dans les démarches administratives ayant permis l’immatriculation du vol spécial transportant la délégation sénégalaise. Elle a aussi exprimé sa reconnaissance envers les autorités sénégalaises ainsi qu’aux supporters pour leur patience et leur soutien durant cette phase d’organisation.

Par ailleurs, la FSF a fermement rejeté les informations circulant au sujet du sélectionneur national. Certaines rumeurs faisaient état d’un prétendu refus d’embarquement de la part du technicien sénégalais en raison de discussions portant sur la renégociation de son contrat.

La fédération qualifie ces informations d’« infondées » et assure que les échanges contractuels en cours n’ont eu aucun impact sur le déplacement ni sur le programme de préparation de l’équipe nationale.

Mondial 2026 : les Lions du Sénégal sont arrivés aux États-Unis

Les Lions ont quitté Dakar dans la nuit du mercredi au jeudi à destination de Charlotte, dans le sud des États-Unis, première étape de leur préparation avant le début du tournoi mondial. 

Dans un communiqué publié tard mercredi soir, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a expliqué le retard enregistré dans le départ de la délégation par des contraintes administratives et logistiques. La fédération évoque notamment le délai de délivrance des licences d’exploitation du vol spécial à destination du territoire américain ainsi que l’attente de certains visas concernant des membres de l’encadrement technique.

La FSF a également remercié la FIFA pour son accompagnement dans les différentes démarches ayant permis la finalisation du voyage de la sélection sénégalaise. Par ailleurs, l’instance dirigeante du football sénégalais a tenu à démentir les informations circulant sur les réseaux sociaux concernant un supposé refus du sélectionneur Pape Thiaw d’embarquer avec l’équipe en raison de discussions liées à son contrat.

« Des discussions contractuelles peuvent exister, mais elles n’ont eu aucun impact sur le déplacement de l’équipe », a précisé la fédération.

Une préparation qui monte en intensité

Avant leur départ, les joueurs ont effectué mercredi matin une ultime séance de préparation physique à Diamniadio, sous la supervision du staff technique. La veille, le président de la République Bassirou Diomaye Faye avait officiellement remis le drapeau national aux Lions lors d’une cérémonie organisée au Palais de la République à Dakar.

Les internationaux sénégalais avaient également participé mardi soir à un dîner de cohésion au stade Maître Abdoulaye-Wade afin de renforcer l’esprit de groupe avant le Mondial. Après un début de rassemblement marqué par la présence de seulement huit joueurs, la Tanière affiche désormais un effectif presque complet.

Certains internationaux manquent toutefois encore à l’appel. Il s’agit notamment d’Ibrahima Mbaye, d’Ismaïla Sarr, de Yehvann Diouf et d’Antoine Mendy, retenus avec leurs clubs respectifs pour des finales ou des barrages. Le gardien Ousmane Ba a quant à lui rejoint le groupe après avoir obtenu son visa américain mercredi. Le milieu de terrain d’Everton, Idrissa Gana Guèye, n’avait pas encore intégré le rassemblement au moment du départ.

Deux matchs amicaux avant le début du tournoi

Les hommes de Pape Thiaw disputeront leur premier match de préparation face aux États-Unis à Charlotte. Le Sénégal restera dans cette ville jusqu’au 7 juin avant de rejoindre San Antonio, au Texas, pour y affronter l’Arabie Saoudite dans un second match amical. Les champions d’Afrique en titre installeront ensuite leur camp de base dans l’État du New Jersey à partir du 11 juin.

Le Sénégal dans un groupe relevé

Pour cette Coupe du monde 2026, le Sénégal évoluera dans le groupe I aux côtés de la France, de la Norvège et de l’Irak. Les Lions débuteront leur compétition le 16 juin face à la France au stade de New York. Ils affronteront ensuite la Norvège le 23 juin au MetLife Stadium du New Jersey avant de terminer la phase de groupes contre l’Irak le 26 juin à Toronto, au Canada.

Sénégal : la Brigade de recherches de Dakar démantèle un réseau présumé de faux monnayage

La Brigade de recherches de Dakar a annoncé avoir procédé, mardi 26 mai 2026, au démantèlement d’un réseau présumé impliqué dans des activités de faux monnayage et d’escroquerie, dans le cadre des opérations de lutte contre la criminalité économique.

 

Selon la Gendarmerie nationale sénégalaise, cette intervention fait suite à des renseignements faisant état de l’existence d’un groupe spécialisé dans le lavage de billets noirs, une technique frauduleuse souvent utilisée dans des opérations d’escroquerie financière.

Pour confirmer les informations recueillies et identifier les différents membres du réseau, les enquêteurs ont mis en place un dispositif d’infiltration et de surveillance durant plusieurs jours. Les investigations ont abouti à l’interpellation de deux suspects à Dalifort, alors qu’ils circulaient à bord d’un véhicule particulier.

Lors de la fouille du véhicule, les gendarmes ont découvert une importante quantité de papiers noirs découpés au format de billets de 100 dollars américains. Selon les premiers éléments de l’enquête, ces coupures auraient été destinées à des opérations de contrefaçon et d’escroquerie.

D’après l’inventaire réalisé par les enquêteurs, la valeur estimée des faux billets saisis s’élève à 46 648 000 FCFA. Les deux individus arrêtés ont été conduits dans les locaux de la Brigade de recherches de Dakar pour les besoins de l’enquête.

Poursuivant leurs investigations, les éléments de la gendarmerie ont ensuite procédé à l’arrestation d’un troisième suspect présenté comme le fournisseur des billets noirs retrouvés lors de l’opération. Localisé dans la zone de Kayar, l’homme aurait reconnu avoir remis les coupures à l’un des suspects afin qu’il lui trouve un technicien capable de procéder à leur nettoyage.

L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuelles ramifications du réseau ainsi que d’autres personnes susceptibles d’être impliquées dans cette affaire.

Tabaski à Dakar : Diomaye Faye appelle à renforcer la solidarité nationale

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a pris part ce jeudi à la prière de l’Aïd el-Kébir, également appelée Tabaski, à la Grande Mosquée de Dakar. La cérémonie religieuse s’est tenue en présence de l’Imam Ratib, de plusieurs guides religieux ainsi que d’une importante foule de fidèles venus accomplir ce moment fort de la communauté musulmane.

À l’issue de la prière, le chef de l’État a mis l’accent sur la nécessité de renforcer la solidarité nationale, dans un contexte marqué par des difficultés économiques qui affectent de nombreuses familles à l’occasion de cette fête. Il a exprimé sa gratitude envers ceux qui ont pu célébrer la Tabaski dans de bonnes conditions, tout en adressant un message de soutien aux citoyens n’ayant pas eu les moyens de la vivre pleinement.

Le président a rappelé que la Tabaski est avant tout une fête de partage, d’entraide et de cohésion sociale. « Aucun Sénégalais n’est seul tant que nous saurons partager », a-t-il déclaré, insistant sur l’importance des valeurs de solidarité au sein de la société.

Dans son intervention, Bassirou Diomaye Faye a également exhorté les autorités religieuses et coutumières à poursuivre leurs prières en faveur du pays, soulignant leur rôle essentiel dans la préservation de la stabilité et de l’unité nationale.

Il a confié aux guides religieux les principales préoccupations du moment, notamment la paix, la santé des populations, la cohésion sociale et la prospérité du Sénégal. Le chef de l’État a par ailleurs eu une pensée pour les forces déployées en dehors du territoire national dans le cadre de leurs missions.

Enfin, le président a formulé des prières pour la nation et appelé à une mobilisation collective autour de la paix, de la solidarité et du développement du pays.

Sénégal : le journaliste René Capin Bassène libéré apres la grâce présidentielle de la Tabaski

Le journaliste René Capin Bassène a retrouvé la liberté à la faveur de la grâce présidentielle accordée par le président Bassirou Diomaye Faye à l’occasion de la Tabaski 2026, célébrée ce jeudi 28 mai.

Au total, 105 détenus ont bénéficié de cette mesure de clémence présidentielle. Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité dans le cadre de l’affaire dite de Affaire Boffa-Bayotte, René Capin Bassène figurait parmi les détenus les plus connus de ce dossier judiciaire qui avait profondément marqué le sud du Sénégal. Le 6 janvier 2018, quatorze personnes avaient été tuées dans la forêt de Boffa-Bayotte, près du village de Toubacouta, dans une attaque liée au trafic de bois en Casamance.

Cette grâce présidentielle intervient dans un contexte marqué par des appels à l’apaisement et à la réconciliation nationale, à l’occasion de la fête musulmane de la Tabaski, période durant laquelle les autorités sénégalaises accordent traditionnellement des remises de peine ou des libérations à certains détenus.

La libération du journaliste suscite déjà de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique, notamment en Casamance, où l’affaire Boffa-Bayotte demeure un sujet sensible et chargé d’émotion.

Mondial 2026 : Diomaye Faye remet officiellement le drapeau national aux Lions du Sénégal

Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a officiellement remis mardi à Dakar le drapeau national aux Lions du Sénégal avant leur départ pour la Coupe du monde 2026 prévue aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

La cérémonie s’est tenue au Palais de la République en présence des joueurs, du staff technique et des autorités sportives. À cette occasion, le chef de l’État a adressé un message de motivation à la sélection dirigée par Pape Thiaw, appelant les Lions à nourrir de grandes ambitions pour cette compétition mondiale.

« Vous n’allez pas à cette Coupe du monde pour faire de la figuration », a notamment déclaré le président sénégalais devant l’équipe nationale.

Le Sénégal évoluera dans le groupe I aux côtés de la France, de la Norvège et de l’Irak. Les Lions entameront leur parcours le 16 juin 2026 face à la France au stade de New York, avant d’affronter la Norvège le 23 juin puis l’Irak le 26 juin. La FIFA a par ailleurs indiqué que le camp de base du Sénégal sera installé à l’Université Rutgers, dans la région de New York–New Jersey, durant la phase de groupes.

Cette édition 2026 marquera la quatrième participation du Sénégal à une Coupe du monde après celles de 2002, 2018 et 2022. Les Lions tenteront de rééditer l’exploit historique de 2002, lorsque la sélection sénégalaise avait atteint les quarts de finale du tournoi.

L’Afrique sera représentée par dix nations lors de ce Mondial élargi à 48 équipes. Outre le Sénégal, les pays qualifiés sont le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte, la Côte d’Ivoire, le Ghana, l’Afrique du Sud, la République démocratique du Congo et le Cap-Vert, qui disputera sa première Coupe du monde.

La compétition se déroulera du 11 juin au 19 juillet 2026 en Amérique du Nord et constituera la première édition de l’histoire organisée avec 48 sélections nationales.

Tabaski 2026 : la majorité des musulmans sénégalais célèbre l’Aïd ce jeudi

La grande majorité des musulmans du Sénégal célèbre la Tabaski ce jeudi 28 mai 2026, conformément à la décision de la Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire. Les principales confréries religieuses du pays ont également retenu cette date pour la célébration de l’Aïd el-Kébir.

 

La majorité des musulmans du Sénégal célébreront la fête de l’Aïd el-Kébir, communément appelée Tabaski, ce jeudi, en suivant les orientations des principales confréries religieuses du pays, notamment les familles tidjane et mouride basées à Tivaouane, Kaolack, Touba et Médina Gounass.

La Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire a officiellement retenu cette date après les observations lunaires effectuées à travers le territoire national. L’instance a précisé que cette décision a été prise en concertation avec les autorités religieuses, les imams et les représentants des différentes régions et départements du pays. Comme chaque année, la célébration de la Tabaski donne lieu à une forte mobilisation des fidèles autour de la prière, du sacrifice rituel du mouton et des rassemblements familiaux.

Toutefois, une partie de la communauté musulmane sénégalaise avait déjà célébré l’Aïd el-Kébir la veille, mercredi, conformément à d’autres références d’observation du croissant lunaire.

Gouvernement Ahmadou Lo : le PASTEF fixe ses conditions pour participer au Gouvernement

Dans un contexte de recomposition institutionnelle marqué par la nomination d’un nouveau Premier ministre et l’accession d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale, le PASTEF a fixé ses conditions pour une éventuelle participation au futur gouvernement.

 

Dans un communiqué publié mardi 26 mai 2026, le Comité exécutif (COMEX) du parti a indiqué que plusieurs de ses membres avaient été approchés par les services de la Présidence dans le cadre des consultations liées à la formation du gouvernement dirigé par Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo, nommé lundi en remplacement d’Ousmane Sonko.

Le parti affirme rester disposé à soutenir le président Bassirou Diomaye Faye dans le cadre d’une coopération qu’il souhaite « franche et responsable ». Toutefois, le PASTEF exige plusieurs garanties avant toute intégration gouvernementale.

Parmi les priorités avancées figurent le respect du programme politique ayant conduit le parti au pouvoir en 2024, la clarification de la gestion de la dette publique, le rejet des mesures susceptibles d’augmenter le coût de la vie, la poursuite des renégociations de contrats stratégiques ainsi que le renforcement de la lutte contre la corruption et les circuits financiers opaques.

Le parti évoque également des discussions autour de la gestion des dossiers judiciaires, de l’organisation du futur gouvernement et de la répartition des portefeuilles ministériels. Le COMEX précise que toute concertation devra impérativement passer par les instances officiellement habilitées du parti. Il avertit qu’un militant participant individuellement à ces discussions agirait à titre personnel et non au nom du PASTEF.

Cette déclaration intervient quelques heures après l’installation d’Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo à la Primature. L’ancien cadre de la BCEAO et ancien ministre chargé du suivi de l’Agenda Sénégal 2050 a assuré que sa nomination s’inscrivait dans la continuité des orientations définies par le président Bassirou Diomaye Faye, évoquant davantage « un changement de méthode » qu’un changement de ligne politique.

Parallèlement, Ousmane Sonko a retrouvé son siège de député avant d’être élu président de l’Assemblée nationale avec 132 voix sur 133. Dans son discours d’installation, il a insisté sur le rôle du Parlement dans le contrôle de l’action gouvernementale et l’évaluation des politiques publiques, promettant une Assemblée nationale pleinement engagée dans l’exercice de ses prérogatives constitutionnelles.