Sénégal : Thiès est célébrée, l’austérité quant a elle est redoutée dans la presse

Entre l’éclat du défilé du 4-Avril à Thiès et les inquiétudes économiques, la presse sénégalaise oscille entre fierté nationale et prudence face à l’avenir.

La presse sénégalaise revient largement, ce mardi, sur les célébrations du 4-Avril à Thiès, tout en évoquant les craintes d’une politique d’austérité après les annonces du Premier ministre Ousmane Sonko.

Le quotidien Le Soleil met en avant la réussite du défilé civil et militaire organisé dans la « Cité du rail ». Le journal salue une prestation jugée « remarquable », marquée par l’engagement des civils et des forces de défense, dans une ambiance de ferveur patriotique. Malgré la forte chaleur, la mobilisation populaire a été massive sur l’avenue Caen et à la place Mamadou Dia.

Dans la même dynamique, Le Quotidien décrit Thiès comme « le cœur battant d’une Nation unie ». Pour le journal, cette première célébration décentralisée, initiée par le président Bassirou Diomaye Faye, a permis de renforcer le lien entre les citoyens et les institutions, tout en mettant en valeur la capacité organisationnelle de la ville.

Mais au-delà de cette réussite, les journaux s’attardent sur les signaux économiques envoyés par le gouvernement. Lors d’une intervention à Mbour, le Premier ministre a annoncé la suspension des voyages non essentiels des membres de l’exécutif, une décision interprétée comme un prélude à des mesures plus strictes.

Pour Le Quotidien, cette orientation traduit une volonté de préparer le pays à une période difficile. Le journal évoque une « austérité de guerre », liée à la hausse de la dette et aux tensions internationales, notamment au Moyen-Orient.

De son côté, WalfQuotidien estime que « ça sent l’austérité ». Le journal souligne que les autorités anticipent des perturbations économiques majeures, en lien avec la flambée des prix du pétrole et les tensions sur les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Dans ce contexte, le président Bassirou Diomaye Faye a lui-même alerté, lors de son discours à la Nation, sur des « chocs imprévisibles » susceptibles d’affecter les équilibres économiques du pays.

Par ailleurs, la presse s’est également intéressée à la célébration de Pâques. L’archevêque de Dakar, André Guèye, a appelé à la paix, à la réconciliation et à la responsabilité collective, dans un message adressé aux fidèles.

Enfin, les journaux reviennent sur une initiative politique majeure. Des députés du parti Pastef ont engagé une procédure de modification du Code électoral, visant à clarifier les conditions d’éligibilité de Ousmane Sonko en vue de l’élection présidentielle de 2029.

Cette réforme, qualifiée de « sensible » par plusieurs quotidiens, alimente déjà le débat politique. Elle pourrait redéfinir les équilibres institutionnels à l’approche des prochaines échéances électorales.

Sénégal : Thiès inaugure la décentralisation du défilé du 4-Avril

 En organisant la fête de l’indépendance à Thiès, le président sénégalais amorce une nouvelle dynamique. Une volonté affichée de rapprocher les grandes célébrations nationales des régions.

 

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a officiellement lancé, samedi à Thiès, une nouvelle approche des célébrations du 4-Avril, marquant la décentralisation du traditionnel défilé de l’indépendance.

Avec ce choix, le chef de l’État rompt avec l’habitude d’organiser exclusivement cette cérémonie à Dakar. Il entend désormais inscrire les festivités nationales dans une logique d’inclusion territoriale.

« C’est tout un symbole pour moi de commencer par Thiès », a-t-il déclaré, présentant cette initiative comme le point de départ d’une politique fondée sur l’équité entre les différentes régions du pays.

Le choix de Thiès revêt également une dimension historique. La ville est liée au Kayor, présenté par le président comme un bastion de la résistance à la colonisation et un acteur majeur dans la lutte pour l’indépendance.

Pour cette première édition décentralisée, le défilé a mobilisé 1 293 participants issus de vingt-cinq structures civiles, dont des écoles, des organisations professionnelles et des anciens combattants. À leurs côtés, les forces de défense et de sécurité ont déployé un important dispositif, composé de 265 véhicules et engins blindés, 106 motards, 11 aéronefs et 105 chevaux de l’escadron monté de la Gendarmerie nationale.

Le défilé, salué comme « impeccable » par le président, a réuni militaires, paramilitaires et civils, illustrant selon lui la solidité du concept armée-nation.

La cérémonie s’est déroulée en présence du président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, invité d’honneur, accompagné d’un détachement militaire de son pays.

Placée sous le thème « Les forces de défense et de sécurité, partenaires des Jeux olympiques Dakar 2026 », cette célébration a également été l’occasion pour le chef de l’État de rappeler l’engagement des forces armées dans la préparation de cet événement sportif continental.

À travers cette initiative, les autorités sénégalaises entendent ancrer durablement une nouvelle tradition, visant à rapprocher les symboles de la Nation des populations à travers tout le territoire.

Modernisation du Port de Dakar : le Môle 4 en chantier pour devenir un hub logistique

Le Port autonome de Dakar engage un vaste projet de modernisation du Môle 4. L’objectif est de renforcer ses capacités logistiques et améliorer la fluidité du trafic des marchandises.

Le Port autonome de Dakar a procédé, jeudi 2 avril 2026, au lancement officiel des travaux de modernisation du Môle 4, en collaboration avec le consortium Jambaar TPM. Ce projet structurant, porté par un investissement initial de 56 milliards de francs CFA, ambitionne de faire de ce terminal un hub logistique polyvalent et multimodal dans un délai d’un an.

Déjà responsable d’environ 20 % du trafic portuaire, le Môle 4 constitue un maillon essentiel de l’activité économique nationale. Spécialisé dans le traitement des céréales, du fer et de l’acier, il devrait bénéficier d’importantes améliorations techniques. Les travaux visent notamment à automatiser les opérations et à fluidifier les flux, afin d’accompagner la hausse continue des échanges commerciaux.

Parmi les innovations prévues, le projet intègre le développement du transport fluviomaritime. Cette orientation stratégique prévoit la mise en place de voies navigables pour faciliter l’acheminement des marchandises vers l’intérieur du pays. L’objectif est clair : réduire la dépendance au transport routier, limiter les embouteillages dans la capitale et diminuer l’impact environnemental lié au trafic des camions.

Actuellement, près de 2 000 camions circulent quotidiennement dans Dakar. Grâce à ce dispositif, une partie des flux, notamment à destination du Mali, pourrait être redirigée vers des hubs intermédiaires, dont Kaolack, contribuant ainsi à un meilleur équilibre logistique du territoire.

Une seconde phase du projet, estimée entre 15 et 30 milliards de francs CFA, prévoit la réhabilitation de plusieurs ports régionaux, notamment à Ziguinchor, Kaolack, Ndakhonga et Saint-Louis. Cette extension vise à mettre en place un réseau portuaire intégré, capable de renforcer le rayonnement du port de Dakar à l’échelle sous-régionale, en lien avec des plateformes comme Banjul ou Praia.

Le directeur général du PAD, Wally Diouf Bodian, affiche une ambition claire : positionner Dakar comme une référence portuaire en Afrique, à l’image du port d’Anvers en Europe. Dans cette dynamique, la gestion du terminal a été confiée au consortium Jambaar TPM dans le cadre d’une concession de 25 ans.

La cérémonie de lancement des travaux s’est tenue en présence de Hélène De Bock, ambassadrice de Belgique, marquant également l’inauguration du siège du consortium situé en face du Môle 2.

ONU : Macky Sall attendu en audition le 22 avril à New York

L’ancien président sénégalais Macky Sall participera aux auditions officielles de l’ONU le 22 avril 2026 à New York, dans le cadre de la désignation du prochain Secrétaire général.

L’ancien président sénégalais Macky Sall sera entendu le mardi 22 avril prochain à New York dans le cadre du processus de sélection du futur Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies. Cette audition s’inscrit dans le cadre des dialogues interactifs organisés par Organisation des Nations unies, qui offrent aux candidats l’occasion de présenter leur vision devant les États membres et la société civile. Selon le calendrier officiel arrêté au 1er avril 2026, Macky Sall interviendra entre 15h et 18h, heure locale, au siège de l’institution internationale.

Au total, quatre candidats sont programmés sur deux journées d’auditions. Le même jour que l’ancien chef de l’État sénégalais, la Costaricaine Rebeca Grynspan prendra également la parole. Les travaux seront ouverts la veille, le 21 avril, par la Chilienne Michelle Bachelet et l’Argentin Rafael Mariano Grossi.

Ces auditions constituent une étape clé du processus de désignation du successeur de Antonio Guterres, dont le mandat arrive à son terme à la fin de l’année 2026.

Adresse à la Nation : Diomaye Faye très attendu ce soir

À la veille de la célébration du 66e anniversaire de l’indépendance du Sénégal, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, doit prononcer ce vendredi soir une adresse à la Nation.

 

Le chef de l’État est particulièrement attendu sur plusieurs dossiers majeurs. Sur le plan politique, il devra faire le point sur les engagements pris lors de sa campagne, notamment en matière de bonne gouvernance, de justice sociale et de rupture avec les pratiques passées.

Sur le volet économique, Bassirou Diomaye Faye pourrait apporter des clarifications dans un contexte marqué par des difficultés persistantes, après deux années d’exercice du pouvoir.

Des attentes sociales fortes

La question sociale devrait également occuper une place importante dans cette intervention. Depuis plusieurs mois, des étudiants expriment leur mécontentement face aux conditions d’études jugées difficiles, ainsi qu’aux retards dans le paiement des bourses.

Le président pourrait ainsi proposer des mesures concrètes pour améliorer la situation dans les universités et répondre aux préoccupations du monde estudiantin.

Par ailleurs, la problématique du chômage des jeunes reste au cœur des attentes. Malgré les programmes annoncés en faveur de l’insertion professionnelle et du financement des initiatives, les résultats tardent à se faire sentir.

Un calendrier électoral attendu

À un an des élections municipales, le chef de l’État est également attendu sur le terrain politique. L’opposition réclame toujours la publication du décret fixant la date du scrutin ainsi que la mise en place des commissions administratives chargées de la révision des listes électorales.

Dans ce contexte, cette adresse à la Nation apparaît comme un moment clé pour Bassirou Diomaye Faye, appelé à rassurer à la fois les acteurs politiques et les populations sur les orientations à venir.

Sénégal–Maroc : Les relations historiques restent solides malgré les tensions liées à l’après CAN

La décision de la CAF apres la finale de la CAN alors remportée par le Sénégal ravive les tensions entre Dakar et Rabat, sur fond de relations anciennes et stratégiques.

Le Sénégal et le Maroc entretiennent des relations anciennes, mais celles-ci traversent une zone de turbulences depuis la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), initialement remportée par le Sénégal avant d’être attribuée au Maroc sur décision administrative.

À Dakar, notamment sur la rue Mohamed V, connue pour abriter des commerçants marocains, la vigilance est de mise. Un dispositif policier y est visible, même si aucun incident majeur n’a été signalé. Cette prudence intervient après la décision de la Confédération africaine de football de retirer, le 17 mars, le titre au Sénégal, invoquant l’abandon temporaire de la pelouse par les joueurs après un penalty accordé au Maroc.

À contre-courant de cette décision, le président Bassirou Diomaye Faye s’est affiché publiquement avec le trophée, marquant ainsi une forme de contestation symbolique. Dans la foulée, le Sénégal a saisi le Tribunal arbitral du sport pour contester cette décision.

Un climat tendu mais maîtrisé

Malgré ces tensions, la situation reste loin d’une crise diplomatique ouverte comme celle de 2008, qui avait conduit au rappel des ambassadeurs. Toutefois, des appels au boycott de produits marocains ont émergé sur les réseaux sociaux.

Le 18 mars, Dakar a également demandé l’ouverture d’une enquête internationale pour des soupçons de corruption au sein des instances de la CAF. Une initiative perçue comme sensible par certains observateurs, qui redoutent des répercussions sur les relations bilatérales.

Par ailleurs, des déclarations de responsables sportifs sénégalais évoquant une influence marocaine au sein de la CAF ont contribué à alimenter les tensions.

La question des supporters au cœur des crispations

Un autre point de friction concerne la détention au Maroc de 18 supporters sénégalais, condamnés pour hooliganisme après des incidents survenus lors de la finale. Leur procès en appel a été renvoyé au 13 avril.

À Dakar, plusieurs manifestations ont réclamé leur libération, certains les qualifiant d’« otages ». Le Premier ministre Ousmane Sonko a regretté cette situation, estimant qu’elle dépasse le cadre strict du sport.

Des relations profondément ancrées

Malgré ces tensions, les liens entre les deux pays restent solides. Des observateurs rappellent le caractère unique de cette relation, fondée à la fois sur des bases diplomatiques, économiques et culturelles.

Les échanges religieux jouent également un rôle clé, notamment à travers la confrérie tidiane, dont le fondateur, Cheikh Ahmed Tidiane, repose à Fès, destination privilégiée de nombreux fidèles sénégalais.

Sur le plan économique, le Maroc demeure un partenaire important du Sénégal, avec des investissements significatifs dans plusieurs secteurs, notamment les infrastructures, la finance et l’énergie.

Entre tensions sportives et intérêts communs

Au niveau diplomatique, les deux pays continuent de partager des positions communes sur certaines questions internationales, notamment le dossier du Sahara occidental.

Face à la montée des tensions, plusieurs voix appellent à l’apaisement. Pour l’ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères Cheikh Tidiane Gadio, un différend sportif ne saurait remettre en cause des relations construites sur plusieurs décennies.

Ainsi, malgré les crispations liées à la CAN, Dakar et Rabat semblent déterminés à préserver une coopération stratégique jugée essentielle de part et d’autre.

Sénégal : Diomaye Faye dresse le bilan de deux ans de pouvoir

Deux ans après son accession à la magistrature suprême, le président sénégalais a dressé un état des lieux de son action, tout en appelant à accélérer les réformes engagées pour transformer durablement le pays.

À l’occasion du deuxième anniversaire de son investiture, le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a présenté un bilan des actions entreprises par son gouvernement, mercredi, lors du Conseil des ministres tenu à Dakar.

Deux ans après sa prestation de serment du 2 avril 2024, le chef de l’État a salué les premiers résultats enregistrés et a exhorté l’exécutif à accélérer la mise en œuvre des réformes inscrites dans son programme de transformation nationale.

Revenant sur son accession au pouvoir, il a rappelé le contexte particulier de son élection, remportée dès le premier tour du scrutin présidentiel du 24 mars 2024. À l’époque, alors en détention, il avait été désigné candidat par Ousmane Sonko, avant d’être libéré quelques jours avant le vote. Il a réitéré sa gratitude au peuple sénégalais pour la confiance accordée autour de son projet de « Sénégal souverain, juste et prospère ».

Le président sénégalais a également salué l’engagement du Premier ministre et des membres du gouvernement, tout en soulignant les efforts déployés pour améliorer les conditions de vie des populations, malgré un contexte économique et social qu’il qualifie de difficile, hérité de l’ancien régime.

Des bases jugées structurantes

Parmi les réalisations mises en avant, Bassirou Diomaye Faye a cité plusieurs initiatives structurantes, notamment l’audit des finances publiques, la publication de la vision « Sénégal 2050 », ainsi que l’élaboration du Masterplan et de la Stratégie nationale de développement.

Ces documents, selon lui, constituent les fondements d’une transformation en profondeur de l’économie et des institutions du pays.

Le plan d’actions quinquennal 2025-2029, doté de plus de 18 000 milliards de francs CFA, représente la première phase opérationnelle de cette ambition. Il repose sur une mobilisation conjointe des ressources publiques, privées et des partenariats public-privé.

Le PRES comme levier immédiat

En complément, le Plan de redressement économique et social (PRES), présenté en août 2025 par le Premier ministre Ousmane Sonko, constitue le socle immédiat de la stratégie gouvernementale.

Ce programme vise à répondre aux urgences économiques, tout en jetant les bases d’une souveraineté renforcée. Il prévoit une mobilisation de plus de 5 600 milliards de francs CFA sur la période 2025-2028, en grande partie issue de ressources internes.

Le plan repose notamment sur des réformes fiscales, la rationalisation des dépenses publiques et la valorisation des ressources nationales, avec pour objectif de réduire le déficit budgétaire et stimuler la croissance.

Numérique et réformes institutionnelles au cœur des priorités

Dans cette dynamique, les autorités ont récemment lancé un New Deal technologique destiné à accélérer la transformation numérique du pays. Ce dispositif prévoit la digitalisation des services publics, la création d’infrastructures numériques souveraines et le renforcement de l’inclusion digitale.

Sur le plan institutionnel, le chef de l’État a réaffirmé sa volonté de renforcer la transparence dans la gestion publique, la modernisation de la justice et la reddition des comptes.

Des objectifs économiques ambitieux

Le gouvernement ambitionne d’atteindre une croissance économique de 7 % à l’horizon 2029, tout en réduisant le déficit budgétaire à 3 % du PIB d’ici 2027.

Par ailleurs, plusieurs secteurs stratégiques ont été identifiés comme moteurs de la relance, notamment l’agriculture, l’énergie, le numérique et le tourisme.

À travers ces orientations, Bassirou Diomaye Faye entend inscrire le Sénégal dans une dynamique de transformation durable, malgré les défis économiques et sociaux persistants.

Sénégal : des discussions engagées pour suspendre la grève des transporteurs

Le gouvernement sénégalais annonce l’ouverture de discussions avec les transporteurs en grève, sous la supervision du Premier ministre Ousmane Sonko, pour trouver une issue à la crise.

 

Le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a annoncé l’ouverture de discussions ce jeudi matin afin de parvenir à des mesures fortes susceptibles de mettre fin à la grève des transporteurs. Ces échanges se tiendront sous la supervision du Premier ministre Ousmane Sonko.

Dans une déclaration, le ministre a souligné que la situation actuelle appelle à un sens élevé de responsabilité de la part de tous les acteurs. Il a insisté sur la nécessité de concilier les libertés individuelles avec l’intérêt général, dans un contexte marqué par de fortes perturbations.

Yankhoba Diémé a également indiqué avoir tenu des échanges avec les ministres en charge de la Défense et de la Sécurité. Ces concertations visent à mieux encadrer le mouvement de grève et à prévenir tout risque de débordement.

Le membre du gouvernement assure que des mesures appropriées seront prises en collaboration avec les autorités compétentes, afin de garantir l’ordre public tout en maintenant le dialogue avec les transporteurs.

Dans cette dynamique, il prévoit de reprendre contact avec les grévistes dès ce jeudi, après la réunion avec le chef du gouvernement. L’objectif est de poursuivre les discussions déjà entamées, qui ont permis à une partie des syndicats de reprendre leurs activités.

La grève, lancée pour une durée initiale de 72 heures par la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal, a fortement impacté la mobilité dans plusieurs régions du pays. Toutefois, son effet est resté limité dans la capitale, grâce au maintien du service assuré par certains opérateurs.

Malgré ces discussions en cours, les syndicats ont décidé de prolonger leur mouvement pour 72 heures supplémentaires, de jeudi à samedi. Ils expliquent cette décision par l’absence de réponses jugées satisfaisantes à leurs revendications.

Sénégal : polémique autour d’un projet d’électrification rurale

La controverse autour d’un projet d’électrification rurale refait surface au Sénégal. La plupart des quotidiens revenus jeudi sur cette affaire mettent en avant les 37 milliards de francs CFA déjà décaissés, au lendemain d’une prise de parole du directeur général de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER).

 

D’après plusieurs journaux, cette affaire suscite de vives réactions. Le directeur général de l’ASER, Jean-Michel Sène, est monté au créneau lors d’une conférence de presse, adoptant un ton ferme face aux critiques. Il a évoqué un dossier sensible marqué par des accusations et des soupçons d’irrégularités portant sur un contrat estimé à 91 milliards de francs CFA.

Au cours de cette sortie médiatique, le responsable a apporté des précisions sur ce projet devenu au fil des semaines un sujet central dans le débat public. Il a notamment insisté sur l’existence d’irrégularités, tout en affirmant disposer d’éléments concrets pour étayer ses propos.

Dans sa défense, Jean-Michel Sène a tenu à rappeler que les 37 milliards de francs CFA mentionnés avaient été engagés avant l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye. Une précision visant à situer les responsabilités dans le temps et à répondre aux critiques.

Par ailleurs, cette affaire met en cause plusieurs acteurs. Selon certaines sources, des chefs d’entreprises ainsi que des responsables politiques sont cités dans les échanges. Le directeur général de l’ASER a accusé certains d’entre eux de tenter d’influencer l’opinion publique et de discréditer l’institution.

Il a également dénoncé ce qu’il qualifie de système de détournement impliquant plusieurs intervenants, tout en rejetant les accusations dirigées contre lui. Cette confrontation entre les différentes parties contribue à alimenter la polémique autour du projet.

En parallèle, d’autres sujets retiennent l’attention de la presse, notamment les deux années de gouvernance du président Bassirou Diomaye Faye. Les journaux évoquent un bilan marqué par des réformes, des tensions sociales et des enjeux économiques persistants.

À cette occasion, le chef de l’État a salué l’action de son Premier ministre Ousmane Sonko. Un geste interprété comme un signal politique dans un contexte où des interrogations subsistent sur les équilibres au sommet de l’exécutif.

Classement FIFA : le Sénégal recule malgré ses performances mais reste 2e en Afrique

Le Sénégal perd deux places au classement FIFA après une décision de la Confédération africaine de football liée à la finale de la CAN, tout en conservant son rang sur le continent.

Le Sénégal enregistre un léger recul au dernier classement FIFA. Les Lions occupent désormais la 14ᵉ place mondiale, soit une perte de deux rangs, après la prise en compte d’une décision du comité d’appel de la Confédération africaine de football. Cette évolution intervient en attendant le verdict du Tribunal arbitral du sport.

Malgré ce repli, la sélection sénégalaise conserve sa deuxième position sur le continent africain. Une situation paradoxale pour une équipe qui s’était imposée sur le terrain lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations. Toutefois, une décision administrative liée à la finale a entraîné une révision de ses points, impactant directement son classement mondial.

Les hommes de Pape Thiaw avaient pourtant affiché un niveau solide lors de la dernière trêve internationale. Ils se sont illustrés avec deux succès convaincants face au Pérou (2-0) et à la Gambie (3-1), confirmant leur dynamique positive.

Sur le plan africain, le Sénégal reste derrière le Maroc, qui conserve sa place de leader du continent et occupe le 8ᵉ rang mondial. Les Lions gardent néanmoins une avance sur leurs poursuivants. Le Nigeria suit à la 26ᵉ place mondiale, tandis que l’Algérie se positionne au 28ᵉ rang. L’Égypte arrive juste derrière à la 29ᵉ place.

La Côte d’Ivoire progresse pour sa part à la 34ᵉ position mondiale, confirmant une dynamique ascendante. La Tunisie occupe le 44ᵉ rang, devant le Cameroun qui recule dans la hiérarchie.

Plus loin, la République démocratique du Congo gagne du terrain et se hisse à la 46ᵉ place. Le Mali suit à la 52ᵉ position. Certains pays qualifiés pour la prochaine Coupe du monde enregistrent également un recul, notamment le Cap-Vert et le Ghana.

Au niveau mondial, la hiérarchie reste dominée par la France. Elle devance l’Espagne, l’Argentine et l’Angleterre, qui complètent le quatuor de tête.