Kédougou : les douanes sénégalaises saisissent 1,5 tonne de cyanure destinée à l’orpaillage clandestin

Une importante opération de lutte contre les trafics illicites a permis la saisie de 1,5 tonne de cyanure dans la région de Kédougou, au sud-est du Sénégal. L’intervention, menée du 16 au 18 mai 2026 par les douanes sénégalaises avec l’appui du 34e Bataillon d’infanterie de l’armée, visait les réseaux alimentant les sites d’orpaillage clandestin.

Selon le chef du service régional des douanes de Kédougou, le commandant Baye Diamé Diakhaté, les agents ont intercepté 30 sacs de cyanure, soit environ 1 500 kilogrammes, ainsi qu’une importante quantité de zinc, plusieurs bouteilles d’acide, 245 bidons de carburant et plusieurs motocyclettes utilisées dans les circuits de contrebande.

Les opérations de ratissage se sont déroulées sur plusieurs axes considérés comme sensibles, notamment Guémédji, Sambrambougou, Fadougou, Mandakholing, Tenkoto, Douta et Bantako. Ces localités sont régulièrement associées aux activités d’exploitation aurifère illégale dans les départements de Kédougou et Saraya.

Les autorités douanières indiquent également avoir saisi 20 439 paquets de cigarettes de contrebande transportés à moto depuis la Guinée. Sur un convoi de treize motocyclettes repéré grâce à des renseignements, cinq motos ont pu être interceptées et immobilisées avec leur cargaison.

Le commandant Diakhaté a salué la collaboration entre les douanes et l’armée sénégalaise, estimant que cette coopération renforce l’efficacité de la lutte contre la criminalité transfrontalière dans cette zone frontalière particulièrement exposée aux trafics.

Au-delà de l’enjeu sécuritaire, les autorités mettent en avant les risques environnementaux et sanitaires liés à l’utilisation illégale de substances chimiques dangereuses comme le cyanure sur les sites d’orpaillage clandestin. Les douanes annoncent ainsi le renforcement des opérations conjointes dans la région afin de limiter les réseaux de contrebande et les activités minières illégales.

🗞️ LA UNE DES QUOTIDIENS NATIONAUX

Les consultations engagées par le président Bassirou Diomaye Faye avec les forces vives du Sénégal dominent l’actualité de la presse sénégalaise ce vendredi 22 mai. Les quotidiens reviennent largement sur les audiences accordées à plusieurs anciens Premiers ministres dans le cadre du nouveau format du Dialogue national.

Selon Le Soleil, cette nouvelle formule du Dialogue national a débuté jeudi au Palais de la République dans une atmosphère plus restreinte et plus discrète que les éditions précédentes. Le journal souligne que le chef de l’État a reçu séparément plusieurs anciens chefs du gouvernement afin d’échanger sur les grandes préoccupations nationales. Parmi les personnalités reçues figurent Cheikh Hadjibou Soumaré, Abdoul Mbaye, Aminata Touré, Amadou Ba, Sidiki Kaba et Mamadou Lamine Loum.

Les Échos évoque également le démarrage de ces concertations présidentielles, présentées comme une démarche d’écoute et de dialogue avec les différentes composantes de la nation. De son côté, Sud Quotidien estime que le président sénégalais « dialogue avec la Primature », tout en soulignant que Idrissa Seck a décliné l’invitation. L’As rapporte que les anciens Premiers ministres ont salué l’ouverture affichée par le chef de l’État, même si plusieurs d’entre eux ont exprimé leurs inquiétudes concernant la situation économique, sécuritaire et sociale du pays.

Pour Le Quotidien, le président Bassirou Diomaye Faye cherche à installer le dialogue comme une méthode durable de gouvernance plutôt qu’un simple outil de gestion de crise. Le journal met particulièrement en avant l’audience accordée à Amadou Ba, qui aurait alerté sur la dégradation des notations financières du Sénégal et sur la nécessité de restaurer la crédibilité économique du pays auprès des partenaires financiers internationaux.

L’actualité sportive occupe également une place importante dans les colonnes des journaux avec la publication de la liste des joueurs retenus pour la Coupe du monde de la FIFA 2026.

WalfQuotidien souligne que le sélectionneur Pape Thiaw a convoqué 28 joueurs pour préparer la compétition, même si deux éléments devront quitter le groupe avant la liste définitive imposée par la FIFA. Le journal met notamment en lumière la première convocation de Bara Sapoko Ndiaye, jeune joueur du Bayern Munich, considéré comme l’une des nouveautés majeures de cette sélection.

Mondial 2026 : Pape Thiaw dévoile une liste de 28 Lions avec peu de surprises

Le sélectionneur de l’équipe Sénégalaise de football mise sur la continuité avant le départ pour les États-Unis.

Le sélectionneur du Équipe du Sénégal de football, Pape Thiaw, a dévoilé ce jeudi 21 mai la liste des 28 joueurs retenus pour la préparation du Coupe du monde de la FIFA 2026. Deux éléments devront toutefois quitter le groupe après les rencontres amicales, conformément au règlement de la FIFA qui limite les effectifs définitifs à 26 joueurs.

Pour cette échéance mondiale, le technicien sénégalais a privilégié la continuité en s’appuyant sur l’ossature habituelle des Lions. La principale surprise de cette sélection reste l’absence du défenseur Malang Sarr. Auteur d’une saison convaincante avec le RC Lens et candidat déclaré à une place en sélection, il ne figure finalement pas dans le groupe retenu.

Ce choix illustre la volonté du staff technique de maintenir l’équilibre défensif d’un collectif où la concurrence reste particulièrement forte en charnière centrale.

Voici la liste des joueurs convoqués :

Gardiens

  • Édouard Mendy
  • Mory Diaw
  • Yehvann Diouf

Défenseurs

  • Krépin Diatta
  • Antoine Mendy
  • Kalidou Koulibaly
  • El Hadji Malick Diouf
  • Mamadou Sarr
  • Moussa Niakhaté
  • Moustapha Mbow
  • Abdoulaye Seck
  • Ismaïl Jakobs
  • Ilay Camara

Milieux

  • Idrissa Gana Gueye
  • Pape Gueye
  • Lamine Camara
  • Habib Diarra
  • Pathé Ciss
  • Pape Matar Sarr
  • Bara Sapoko Ndiaye

Attaquants

  • Sadio Mané
  • Ismaïla Sarr
  • Iliman Ndiaye
  • Assane Diao
  • Ibrahim Mbaye
  • Nicolas Jackson
  • Bamba Dieng
  • Chérif Ndiaye

Le Conseil des ministres se tiendra désormais une semaine sur deux au Sénégal

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a annoncé une réorganisation du fonctionnement gouvernemental, marquée par la tenue du Conseil des ministres désormais une semaine sur deux. Cette nouvelle orientation s’inscrit dans une volonté de renforcer le suivi de l’Agenda national de transformation et d’améliorer l’évaluation des politiques publiques.

Dans cette dynamique, des revues de performances gouvernementales seront organisées tous les quinze jours afin de mesurer plus régulièrement l’efficacité de l’action publique et le niveau d’exécution des engagements de l’État.

Le chef de l’État a également demandé aux différents ministres de procéder à l’évaluation des directeurs généraux et des responsables des structures relevant de leurs départements respectifs. Ce dispositif d’évaluation concernera aussi les autorités administratives territoriales ainsi que les représentations diplomatiques et consulaires du Sénégal à l’étranger.

Les autorités envisagent par ailleurs de réfléchir à la mise en place d’un mécanisme d’évaluation destiné aux maires et aux présidents de conseils départementaux, dans une logique de renforcement de la gouvernance locale et de la redevabilité.

Au cours de cette communication, Bassirou Diomaye Faye a salué la réception de la troisième sphère ministérielle de Diamniadio. Cette infrastructure administrative doit permettre d’améliorer les conditions de travail des services publics tout en réduisant les charges locatives supportées par l’État.

Le gouvernement a enfin été invité à accélérer les travaux liés à la préparation du budget triennal 2026-2028 et à renforcer l’efficacité dans la gestion des marchés publics.

Sénégal : Bassirou Diomaye Faye lance des consultations directes avec les forces vives de la nation

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye engage ce jeudi une série de consultations directes avec les forces vives de la nation, en remplacement du format habituel de la Journée du dialogue national. Cette nouvelle approche débute par des audiences accordées aux anciens Premiers ministres ainsi qu’aux anciens ministres des Finances et de l’Intérieur.

 

Prévu du 21 au 31 mai 2026, ce cycle de concertations réunira plusieurs personnalités ayant exercé de hautes responsabilités dans la gestion économique et sécuritaire du Sénégal. Selon la présidence de la République, ces rencontres prendront la forme d’entretiens successifs organisés au Palais présidentiel.

Cette initiative intervient alors que la Journée du dialogue national, traditionnellement organisée chaque 28 mai, ne pourra se tenir dans son format classique en raison de la coïncidence avec des célébrations religieuses.

Il s’agit de la troisième édition du dialogue national sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye. Ce cadre de concertation avait été instauré en 2016 par l’ancien chef de l’État Macky Sall afin de favoriser les échanges entre les différentes composantes de la société sénégalaise.

Dans le document publié par la présidence, les autorités précisent que cette première phase vise à recueillir les analyses et l’expérience d’anciens responsables ayant occupé des fonctions stratégiques dans l’appareil d’État, notamment sur les questions économiques et sécuritaires. À l’issue de ce premier cycle, les consultations seront élargies à d’autres acteurs nationaux, notamment des notabilités, des représentants de la société civile et diverses forces vives du pays.

Les discussions porteront principalement sur la situation économique, sociale, politique et sécuritaire du Sénégal. L’exécutif indique vouloir favoriser un échange d’idées permettant de dégager des solutions concertées et des consensus durables au bénéfice du pays et de son rayonnement international.

🗞️ LA UNE DES QUOTIDIENS NATIONAUX

Les consultations politiques initiées par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye ainsi que la publication attendue de la liste des Lions pour la Coupe du monde 2026 dominent l’actualité des quotidiens sénégalais ce jeudi.

 

Le chef de l’État a décidé de remplacer le format habituel de la Journée du dialogue national, traditionnellement organisée le 28 mai, par une série de consultations directes prévues du 21 au 31 mai 2026. Cette réorganisation est liée à la célébration prochaine de la Tabaski.

Selon plusieurs journaux, les premières audiences concernent les anciens Premiers ministres ainsi que d’anciens ministres chargés des Finances et de l’Intérieur. Les échanges doivent porter sur les questions économiques, sociales, sécuritaires et politiques du pays.

Le quotidien Le Soleil s’interroge notamment sur « le sens d’une démarche » engagée par le président, tandis que Le Quotidien évoque « le bal des anciens » pour qualifier cette phase de concertations politiques.

Toutefois, cette initiative suscite déjà des critiques au sein de l’opposition et de certains acteurs de la société civile. Le journal Les Échos rapporte que l’Alliance pour la République (APR), formation de l’ancien président Macky Sall, refuse de participer à ces consultations.

Le Front pour la défense de la démocratie (FDR) ainsi que l’opposant Thierno Bocoum ont également exprimé leurs réserves. De son côté, WalfQuotidien estime que le dialogue national démarre dans un climat tendu, notamment en raison des critiques sur l’absence de termes de référence clairement définis.

L’actualité sportive occupe également une place importante dans les journaux avec l’annonce attendue de la liste des joueurs retenus pour la Coupe du monde 2026.

Le sélectionneur Pape Thiaw doit dévoiler ce jeudi les 26 joueurs qui représenteront le Sénégal au Mondial organisé aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

Le quotidien sportif Record affiche à sa Une : « Les 26 Lions pour conquérir l’Amérique », tandis que L’Observateur souligne que le technicien sénégalais fait face à « l’un des choix les plus délicats de son mandat » à l’approche de cette compétition mondiale.

Sénégal : le fils d’Idrissa Seck condamné à deux mois de prison ferme dans l’affaire Dame Amar

Le tribunal a rendu sa décision ce lundi 18 mai 2026 dans le dossier impliquant El Hadji Pape Abdoulaye Seck et l’homme d’affaires Dame Amar. Le prévenu a été condamné à deux mois de prison ferme ainsi qu’au paiement d’un million FCFA de dommages et intérêts.

Il était poursuivi pour tentative d’extorsion de fonds, détention d’images contraires aux bonnes mœurs et obtention d’avantages indus. Le tribunal l’a cependant relaxé concernant ce dernier chef d’accusation.

Une affaire liée à des faits présumés en France

L’affaire trouve son origine dans des événements remontant à août 2025 dans un hôtel situé en France. Selon la partie civile, représentée à l’audience par Me Adnan Yahya en l’absence de Dame Amar, le prévenu aurait filmé le plaignant sans son consentement avant d’utiliser une carte bancaire qui lui aurait été remise volontairement pour retirer 10 millions FCFA.

Au cours des débats, El Hadji Pape Abdoulaye Seck a rejeté les accusations portant sur la détention de la carte bancaire. Il a également expliqué que le message adressé au plaignant : « T’as deux minutes pour descendre ou ta vidéo va faire le tour du monde » relevait, selon lui, d’un message “préventif”.

La défense conteste les preuves

Les avocats de la défense, notamment Mes Alioune Badara Fall, Abou Abdoul Daff, Aly Fall et Abdou Aziz Djigo, ont plaidé la relaxe. Ils ont mis en avant l’absence de preuves matérielles concernant l’enregistrement des images incriminées et ont aussi contesté la compétence territoriale dans cette affaire.

De son côté, le parquet avait requis une peine de deux ans de prison, dont trois mois ferme. Le tribunal a finalement suivi partiellement les réquisitions du ministère public, notamment sur l’infraction liée à la détention d’images contraires aux bonnes mœurs.

Mondial 2026 : les Lions recevront le drapeau national le 26 mai avant leur départ pour les États-Unis

L’équipe nationale du Sénégal entrera officiellement dans la dernière phase de sa préparation pour la Coupe du monde 2026 à partir du 26 mai prochain. Les Lions recevront le drapeau national des mains du chef de l’État avant leur départ pour les États-Unis, où ils doivent effectuer leur stage de préparation.

 

L’information a été annoncée par Youssou Dial, membre du comité exécutif de la Fédération sénégalaise de football (FSF), lors de l’émission « Road To America » diffusée sur la Radiotélévision sénégalaise (RTS). Selon lui, le sélectionneur national, Pape Thiaw, dévoilera la liste des joueurs retenus le jeudi 21 mai au siège de Sonatel, situé sur la Voie de dégagement nord à Dakar. La cérémonie officielle de remise du drapeau est prévue le 26 mai, avant le départ de la délégation sénégalaise le lendemain en direction de Charlotte, aux États-Unis.

C’est dans cette ville que les Lions disputeront leur premier match amical de préparation face à l’équipe des États-Unis. Le Sénégal poursuivra ensuite son séjour à Charlotte jusqu’au 7 juin avant de rejoindre San Antonio pour un second match test contre l’Arabie saoudite.

Après ces rencontres de préparation, les champions d’Afrique en titre installeront leur camp de base dans l’État du New Jersey à partir du 11 juin. Les fédérations engagées dans la Coupe du monde 2026 ont jusqu’au 1er juin pour transmettre leurs listes définitives à la FIFA. Les listes élargies ont déjà été déposées auprès de l’instance mondiale du football.

Le Sénégal disputera en 2026 sa quatrième phase finale de Coupe du monde et enchaînera une troisième participation consécutive après les éditions 2018 et 2022. Lors du Mondial qatari, les Lions avaient atteint les huitièmes de finale.

Placés dans le même groupe que la France, la Norvège et l’Irak, les Sénégalais tenteront de rééditer l’exploit de 2002, lorsqu’ils avaient battu la France en match d’ouverture grâce à un but de Pape Bouba Diop avant d’atteindre les quarts de finale.

Sénégal : un réseau présumé d’escroquerie au visa et de faux billets démantelé à Dakar

La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et les pratiques assimilées (DNLT) a présenté au parquet du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar, le 15 mai 2026, trois personnes poursuivies pour association de malfaiteurs, escroquerie au visa, faux monnayage et complicité.

 

L’affaire a été déclenchée après la plainte déposée le 12 mai par un ressortissant étranger affirmant avoir été victime d’une arnaque portant sur 4,14 millions FCFA. Selon ses déclarations, cette somme lui avait été réclamée en échange d’un prétendu visa Schengen pour la France.

Un réseau bien organisé près des centres de visas

Les investigations menées par les enquêteurs ont permis de mettre au jour un système frauduleux soigneusement orchestré aux alentours d’un centre officiel de dépôt de visas à Dakar. D’après les éléments de l’enquête, la victime avait d’abord été approchée en Gambie avant d’être invitée à se rendre au Sénégal pour finaliser les démarches. Une fois sur place, un premier complice aurait simulé la perte de son passeport afin d’interrompre la procédure normale, pendant qu’un second individu l’orientait vers un multiservice voisin pour produire un faux récépissé diplomatique à l’aide d’un ordinateur.

La victime aurait ensuite été conduite dans un véhicule où un faux visa lui aurait été présenté sur son passeport, avec interdiction formelle de prendre des photos. Convaincue de l’authenticité du document, elle aurait alors versé le reste de la somme exigée, soit 2,9 millions FCFA. Le réseau lui aurait finalement annoncé que son passeport avait été volé et perdu.

Des faux billets et des pratiques mystiques découverts

L’exploitation du téléphone portable du principal suspect a également permis aux enquêteurs de découvrir d’autres activités présumées liées au faux monnayage. Selon la police, des images retrouvées sur WhatsApp montrent des valises contenant près de deux milliards FCFA en faux billets appartenant à un ressortissant gambien.

L’arrestation des deux autres complices a aussi révélé des transactions estimées à quatre millions FCFA pour l’acquisition de « mercure », présenté comme destiné à des pratiques mystiques supposées favoriser l’enrichissement rapide.

Les enquêteurs ont par ailleurs découvert une vidéo montrant le principal suspect manipulant environ 90 000 dollars en fausse monnaie américaine. L’enquête se poursuit afin de retrouver un autre individu de nationalité étrangère, soupçonné d’avoir reçu ces faux billets avant de prendre la fuite.

Le Sénégal officiellement certifié par l’OMS pour l’élimination du trachome

Le Sénégal a reçu ce mardi à Genève la certification officielle de l’OMS attestant de l’élimination du trachome comme problème de santé publique.

 

Le Sénégal vient d’enregistrer une avancée majeure dans le domaine de la santé publique. Ce mardi 19 mai 2026, en marge de la 79ᵉ Assemblée mondiale de la Santé organisée à Genève, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a officiellement remis au ministre sénégalais de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy, le certificat attestant de l’élimination du trachome en tant que problème de santé publique.

Cette reconnaissance internationale récompense plusieurs années d’efforts déployés par les autorités sanitaires sénégalaises à travers des campagnes de prévention, des opérations de dépistage à grande échelle, des interventions chirurgicales ciblées ainsi qu’une forte implication des communautés locales dans la lutte contre cette maladie oculaire infectieuse.

Le processus ayant conduit à cette distinction avait franchi une étape décisive le 15 juillet 2025, date à laquelle les experts de l’OMS avaient validé sur le plan technique les progrès réalisés par le Sénégal dans l’élimination du trachome.

Avec cette certification officielle, le Sénégal rejoint désormais le groupe très limité des 25 pays dans le monde (dont seulement 9 en Afrique) ayant réussi à éliminer cette pathologie comme menace pour la santé publique.

Les autorités sanitaires sénégalaises estiment que ce résultat témoigne de la solidité du dispositif national de surveillance épidémiologique ainsi que de l’efficacité de la coopération mise en place avec les partenaires techniques et financiers internationaux.

Le ministère de la Santé a par ailleurs insisté sur la nécessité de maintenir une vigilance permanente afin d’empêcher toute réapparition de la maladie, notamment dans les anciennes zones touchées par le trachome.