CAN 2027 : la CAF élargit la compétition à 28 équipes

La Coupe d’Afrique des Nations s’apprête à entrer dans une nouvelle ère. Réuni ce mardi à Johannesburg, en Afrique du Sud, le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a officialisé l’élargissement de la compétition à 28 sélections dès l’édition 2027.

Face à la presse, le dirigeant du football africain a annoncé que le tournoi abandonnera son format actuel à 24 équipes pour accueillir quatre nations supplémentaires. Si les modalités précises de cette nouvelle formule n’ont pas encore été détaillées, cette évolution modifiera sensiblement la course à la qualification. Avec sept groupes en phase finale, la lutte pour les places des meilleurs troisièmes s’annonce encore plus relevée. Alors que le format actuel permettait à quatre des six troisièmes de groupe de poursuivre l’aventure, le nouveau système retiendra quatre des sept troisièmes, renforçant ainsi la concurrence entre les équipes.

Patrice Motsepe a également annoncé l’ouverture officielle du dépôt des candidatures pour l’organisation des éditions 2028, 2032 et 2036 de la CAN. Cette décision lance une nouvelle compétition entre les pays africains désireux d’accueillir le plus prestigieux tournoi du continent.

L’application de ce format élargi interviendra dès la CAN 2027, contrairement aux premières projections qui envisageaient son adoption lors d’une édition ultérieure en raison des contraintes organisationnelles.

La prochaine Coupe d’Afrique des Nations se déroulera du 19 juin au 17 juillet 2027 au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Cette organisation conjointe avait suscité plusieurs interrogations ces derniers mois après un rapport d’inspection de la CAF faisant état de retards importants dans les infrastructures, au point d’alimenter des spéculations sur une éventuelle délocalisation de la compétition vers l’Afrique du Sud ou le Rwanda.

Cette réforme concerne directement le Sénégal, tenant du titre continental, qui a déjà lancé sa campagne de qualification. Placés dans le groupe J avec le Mozambique, le Soudan et l’Éthiopie, les Lions de la Teranga disputeront leurs six rencontres qualificatives entre septembre 2026 et mars 2027. En cas de qualification, ils prendront part à une phase finale inédite, disputée à 28 équipes, avec une septième poule au programme.

Souveraineté pharmaceutique : Duopharm pose les bases d’une industrie du médicament au Sénégal

Le Sénégal avance une nouvelle pièce dans son ambition de bâtir une véritable souveraineté pharmaceutique. Le groupe Duopharm a franchi un nouveau cap avec deux réalisations majeures : l’inauguration de son nouveau siège à Rufisque Est et la pose de la première pierre de l’usine Défi Pharma. Deux actes posés mardi 21 juillet, sous la présidence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, en présence des représentants de l’Ordre des pharmaciens, des syndicats, des associations professionnelles, des autorités publiques ainsi que des partenaires financiers et techniques.

Pour le ministre, ces investissements traduisent une « révolution silencieuse » portée par le groupe Duopharm. À travers ses nouvelles infrastructures, l’entreprise ambitionne de contribuer au positionnement du Sénégal comme un pôle d’excellence pharmaceutique en Afrique de l’Ouest, aussi bien dans le domaine de la distribution que dans celui de la production.

Le nouveau siège du groupe, réalisé grâce à un investissement de sept milliards de francs CFA, symbolise, selon la présidente du Conseil d’administration de Duopharm, Dr Sokhna Diagne Ndiaye, l’aboutissement d’un pari engagé depuis quinze ans par les pharmaciens sénégalais : celui de construire collectivement leur propre outil de distribution pharmaceutique.

Avec un capital entièrement détenu par 555 pharmaciens, Duopharm revendique aujourd’hui des résultats significatifs. Sa présidente du Conseil d’administration évoque 19 % de parts de marché, plus de 1 200 officines approvisionnées et 250 collaborateurs, dont 35 % de femmes. Le groupe met également en avant sa contribution aux finances publiques, avec 23 milliards de francs CFA versés à l’État au cours des quinze dernières années.

Au-delà de son activité économique, Duopharm souligne également son engagement social. Plus de 150 millions de francs CFA ont ainsi été consacrés à la lutte contre le cancer et au soutien à l’hôpital Dalal Jamm dans le domaine du diagnostic de l’infertilité.

Mais le véritable symbole de cette ambition industrielle reste le projet Défi Pharma. Cette future usine, dont le coût est estimé à 23,3 milliards de francs CFA, sera construite sur une superficie de 2,5 hectares. Elle doit permettre de réduire la dépendance du Sénégal aux importations de médicaments et contribuer à couvrir 50 % des besoins nationaux à l’horizon 2035.

Selon Dr Sokhna Diagne Ndiaye, l’unité disposera d’importantes capacités de production avec une prévision annuelle de 450 millions de comprimés, 50 millions de gélules, 20 millions de flacons de sirop et 10 millions de tubes de pommade.

Du côté du gouvernement, l’objectif affiché est encore plus ambitieux. Le ministre de l’Industrie et du Commerce souhaite voir le Sénégal atteindre progressivement 60 à 70 % de production locale de médicaments dans les dix prochaines années. Serigne Guèye Diop a réaffirmé l’engagement de l’État à accompagner cette dynamique, notamment à travers des mesures de régulation favorables au développement de l’industrie pharmaceutique nationale.

La recherche et l’innovation occupent également une place centrale dans cette stratégie. Dr Sokhna Diagne Ndiaye a annoncé l’installation prochaine d’un laboratoire-école destiné à valoriser les ressources naturelles du pays et à renforcer les liens entre l’industrie et l’université. « Il n’y a pas d’industrie durable sans recherche », a-t-elle souligné.

Une orientation soutenue par le ministre, avec l’appui de partenaires techniques et financiers comme la Société financière internationale (SFI) et l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI). À terme, l’usine Défi Pharma devrait générer 130 emplois directs qualifiés et 400 emplois indirects.

Selon le calendrier prévu, une première phase de conditionnement débutera en juillet 2027, avant un démarrage effectif de la production annoncé pour mai 2028. Avec ce projet, le Sénégal entend franchir une nouvelle étape vers une industrie pharmaceutique capable de répondre davantage aux besoins de sa population et de renforcer son autonomie sanitaire.

Kaolack : Guedji Diouf prend les commandes de la région et promet une gouvernance de proximité

La région de Kaolack a officiellement un nouveau visage à sa tête. Guedji Diouf a été installé dans ses fonctions de gouverneur, lors d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Makhtar Cissé. Il succède à Mouhamadou Moctar Watt, désormais appelé à poursuivre sa mission au ministère de l’Intérieur en qualité de directeur de cabinet.

Devant les autorités administratives, les élus territoriaux, les chefs religieux et coutumiers ainsi que plusieurs personnalités venues assister à cette passation de service, le nouveau gouverneur a tenu à remercier le chef de l’État pour la confiance placée en lui. Conscient des responsabilités qui l’attendent dans une région reconnue pour son potentiel économique, Guedji Diouf a affiché sa volonté d’inscrire son action dans une démarche basée sur le dialogue, la concertation et la proximité avec les populations.

Le nouveau représentant de l’État dans la région de Kaolack a annoncé plusieurs priorités, notamment l’accompagnement du développement local et le soutien à l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. Pour réussir cette mission, il a sollicité l’appui des services déconcentrés de l’État ainsi que les prières des guides religieux, tout en affirmant son engagement à répondre aux attentes des populations.

Au moment de quitter ses fonctions, Mouhamadou Moctar Watt a invité son successeur à poursuivre la dynamique engagée au service de la région. Il a rappelé le caractère stratégique de Kaolack et les opportunités nouvelles liées aux perspectives d’ouverture de l’autoroute Fatick-Kaolack. Il a également exprimé sa reconnaissance au ministre de l’Intérieur pour la confiance renouvelée à travers sa nomination comme directeur de cabinet.

Présidant la cérémonie, Mouhamadou Makhtar Cissé a salué le parcours de Mouhamadou Moctar Watt au sein de l’administration territoriale avant d’adresser ses attentes au nouveau gouverneur. Il l’a notamment appelé à renforcer la coordination de l’action publique, à accompagner l’aménagement urbain et à œuvrer en faveur de la promotion de l’emploi, avec le concours de l’ensemble des autorités administratives de la région.

Trump pousserait la candidature de Gianni Infantino à la tête de l’ONU

À quelques mois de la désignation du prochain secrétaire général des Nations unies, un nouveau nom s’invite dans les spéculations. Selon le New York Post, le président américain Donald Trump souhaiterait voir le président de la FIFA, Gianni Infantino, succéder au Portugais António Guterres, dont le mandat s’achève le 31 décembre 2026.

D’après le média américain, la proximité affichée entre Donald Trump et le dirigeant suisse du football mondial pourrait déboucher sur un soutien politique. Le président américain considérerait que Gianni Infantino est une personnalité « respectée dans le monde entier » et estime que son rôle dans l’organisation de la première Coupe du monde disputée dans trois pays a démontré sa capacité à rassembler les nations autour d’un objectif commun.

Cette hypothèse intervient après plusieurs apparitions publiques des deux hommes. Au cours du Mondial 2026, Donald Trump s’est fortement impliqué dans les cérémonies officielles. Il a notamment assisté à la finale entre l’Espagne et l’Argentine au MetLife Stadium, où il a remis le trophée de champion du monde au capitaine espagnol Rodri aux côtés de Gianni Infantino. Le président américain avait également participé, quelques mois plus tôt, à la remise du premier Prix Nobel de la paix de la FIFA.

Ni la Maison Blanche ni la FIFA n’ont officiellement réagi à ces informations relayées par le New York Post et reprises par plusieurs médias américains, dont Fox News Digital.

Pour accéder au poste de secrétaire général des Nations unies, Gianni Infantino devrait toutefois franchir plusieurs étapes. Sa candidature devrait d’abord être retenue par le Conseil de sécurité, dont les cinq membres permanents disposent chacun d’un droit de veto, avant d’être validée par l’Assemblée générale des Nations unies. À ce stade, rien n’indique d’ailleurs que le président de la FIFA souhaite briguer cette fonction.

Selon le Washington Post, Donald Trump jugerait néanmoins qu’Infantino serait mieux placé que plusieurs candidats déjà déclarés, parmi lesquels figurent notamment l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet et le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi.

L’envoyé spécial de Donald Trump pour les partenariats mondiaux, Paolo Zampolli, a lui aussi plaidé en faveur du dirigeant de la FIFA. Estimant qu’« il est apprécié de tous », il considère que son expérience à la tête d’une organisation regroupant plus de 200 fédérations nationales constitue un atout majeur pour diriger une institution réunissant les 193 États membres des Nations unies.

Cette éventuelle candidature intervient toutefois dans un contexte où Gianni Infantino fait également face à des défis au sein de la FIFA. Son mandat sera soumis au vote du Congrès de l’organisation en mars 2027, où il pourrait briguer un quatrième mandat. Son action récente a aussi suscité des critiques, notamment après la décision controversée d’annuler le carton rouge infligé à l’attaquant américain Folarin Balogun avant un huitième de finale de la Coupe du monde, une décision que Donald Trump a lui-même reconnu avoir évoquée avec le président de la FIFA.

En parallèle, le président américain poursuit une politique de prise de distance avec plusieurs institutions internationales. Depuis son retour à la Maison Blanche, il a notamment réduit la contribution financière des États-Unis à l’ONU et annoncé le retrait de son pays de plusieurs organismes, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’UNESCO et le Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

Si Gianni Infantino renonce à l’ONU et obtient un nouveau mandat à la tête de la FIFA, il supervisera les prochaines grandes échéances du football mondial, dont la Coupe du monde féminine 2027 au Brésil et la Coupe du monde masculine 2030, qui sera organisée pour la première fois sur trois continents et dans six pays : l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay, l’Espagne, le Maroc et le Portugal.

Dakar au cœur d’une réflexion internationale sur les compétences des magistrats des juridictions financières

Dakar est devenue, depuis le 21 juillet 2026, le point de convergence des acteurs des juridictions financières venus réfléchir à l’avenir de leurs métiers. Pendant trois jours, la capitale sénégalaise accueille le premier séminaire professionnel de la Commission de renforcement des capacités de l’Organisation des institutions supérieures de contrôle ayant des compétences juridictionnelles (Jurisai), une rencontre consacrée à la gestion des compétences des professionnels des fonctions juridictionnelles.

Placée sous le thème « Gestion des compétences du professionnel des fonctions juridictionnelles : défis et perspectives », cette rencontre est organisée par la Cour des comptes du Sénégal en collaboration avec Jurisai. Ouvert à Dakar et retransmis par visioconférence, le séminaire se poursuivra jusqu’au 23 juillet 2026, réunissant des chefs d’Institutions supérieures de contrôle (ISC), des procureurs généraux ainsi que de nombreux magistrats du siège et du ministère public.

À l’ouverture des travaux, le Premier président de la Cour des comptes du Sénégal, Abdoul Madjib Guèye, a rappelé que cette initiative s’inscrivait dans le prolongement du mandat confié à son institution pour présider la Commission de renforcement des capacités, créée lors de l’Assemblée générale constitutive de Jurisai. Il a insisté sur la responsabilité particulière des juridictions financières, soulignant que leurs fonctions juridictionnelles ne relevaient pas de missions ordinaires puisqu’elles touchent directement aux droits, au patrimoine et parfois même à la carrière des justiciables. Selon lui, la crédibilité d’une Institution supérieure de contrôle repose avant tout sur des femmes et des hommes compétents, évoluant dans des processus de qualité au sein d’institutions pleinement professionnalisées.

Si des normes internationales existent déjà, le responsable de la Cour des comptes a toutefois relevé que leur mise en œuvre demeure inégale selon les pays. Il a évoqué plusieurs défis persistants, notamment une formalisation encore incomplète des référentiels de compétences, des programmes de développement professionnel parfois éloignés des réalités du terrain et des dispositifs d’évaluation des performances qui restent à consolider.

Un constat partagé par Emmanuelle Borrel, représentante de Jurisai, pour qui la gestion des compétences constitue désormais un véritable levier stratégique de gouvernance. Elle a estimé que ce premier séminaire devait permettre de poser les bases d’un référentiel commun au bénéfice des Institutions supérieures de contrôle exerçant des fonctions juridictionnelles, afin de renforcer leur capacité à accomplir efficacement l’ensemble de leurs missions, qu’elles soient juridictionnelles ou non.

Presse sénégalaise : souveraineté alimentaire, Mondial 2026 et procès d’Ismaïla Madior Fall à la une

La souveraineté alimentaire, les suites de la Coupe du monde 2026 et les démêlés judiciaires de l’ancien garde des Sceaux Ismaïla Madior Fall dominent les unes de la presse sénégalaise de ce mercredi 22 juillet.

Au lendemain de la séance académique solennelle de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS), plusieurs quotidiens reviennent sur les ambitions affichées par le président Bassirou Diomaye Faye pour transformer durablement le système agroalimentaire du pays.

Selon Le Soleil, le chef de l’État a réaffirmé sa volonté de faire de la science, de la recherche et de l’innovation les principaux moteurs de cette transformation. Il a également plaidé pour la mise en place d’un Pacte national de souveraineté alimentaire reposant sur une gouvernance concertée et l’implication de l’ensemble des acteurs concernés.

Dans le même esprit, Sud Quotidien souligne que le président estime que la souveraineté alimentaire ne peut être réduite à la seule disponibilité des denrées. Le Quotidien rapporte, pour sa part, que Bassirou Diomaye Faye souhaite appuyer l’agriculture nationale sur les innovations technologiques afin de réduire la dépendance extérieure du Sénégal, tout en alertant sur le recul des filières scientifiques dans le système éducatif.

L’Observateur met également en avant cette ambition de bâtir, à l’horizon 2050, un système alimentaire plus résilient, capable de répondre aux défis climatiques, économiques et institutionnels.

Sur un autre registre, Les Échos révèle le report des auditions publiques que l’Assemblée nationale devait organiser ce mercredi sur les conditions de préparation et de participation du Sénégal à la Coupe du monde 2026. Le journal s’interroge sur ce revirement de dernière minute, alors que ces auditions devaient permettre d’examiner la gestion, le budget et la logistique de la délégation sénégalaise.

Les questions économiques occupent également une place dans cette revue de presse. WalfQuotidien rapporte que l’Alliance pour la République (APR), le parti de l’ancien président Macky Sall, rejette sur le pouvoir actuel la responsabilité de l’augmentation du coût du service de la dette. S’appuyant sur le Bulletin statistique de la dette publique publié le 14 juillet, la cellule Analyse et prospective du parti affirme que la forte progression des intérêts versés par l’État est intervenue en 2024.

Enfin, plusieurs journaux reviennent sur le procès de l’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, devant la Haute Cour de justice. Les Échos décrit une audience marquée par de vifs échanges entre le parquet et les avocats de la défense, ces derniers ayant notamment demandé la levée du bracelet électronique et de l’assignation à résidence de leur client. Face aux tensions procédurales, le président de la juridiction a suspendu l’audience avant de renvoyer l’affaire au 28 juillet prochain.

De son côté, Tribune souligne les critiques formulées par la défense, qui dénonce des textes qu’elle juge « désuets » et regrette l’absence de possibilité de faire appel des décisions prises par la commission d’instruction de la Haute Cour de justice.

Armée sénégalaise : une nouvelle vague de nominations redessine le commandement militaire

Les lignes bougent au sein des Forces armées sénégalaises. Dans le cadre des Plans annuels de mutation (PAM), plusieurs officiers supérieurs changent de responsabilités à la tête de zones militaires stratégiques et de structures importantes de commandement. Des mouvements qui s’inscrivent dans la gestion habituelle des carrières militaires, selon FDS TV, spécialisée dans les questions de défense et de sécurité.

Parmi les changements annoncés figure la nomination du Colonel Massamba Thiam à la tête de la Zone militaire n°1. Jusqu’ici commandant de la Zone militaire n°3, il succède au Colonel Clément Chrizogone Nassalan, désormais affecté à l’Institut de Défense du Sénégal où il occupera les fonctions de Directeur du Cours Supérieur de Guerre.

La Zone militaire n°3 connaît également un changement de commandement. Le Colonel Abdoulaye Mbengue, surnommé « Vipère », prend les commandes de cette zone après son passage au PMS. D’autres réaménagements concernent plusieurs unités stratégiques de l’armée sénégalaise. Le Colonel Aba Wade est nommé commandant de la Zone militaire n°6, tandis que le Colonel Théodore Adrien Sarr, connu sous le surnom de « TAS », prend la direction du Commandement des Opérations Spéciales (COS).

À la Zone militaire n°7, le Colonel Mouhamadou Abdoulaye Sylla succède au Colonel Elhadj Omar Faye. Ce dernier rejoint l’état-major général des Armées en qualité de Chef de Cabinet du Chef d’État-Major Général des Armées (CEMGA), en remplacement du Colonel Mamour Sarr.

Selon FDS TV, ces différentes nominations ne répondent à aucune situation particulière. Elles relèvent plutôt des mécanismes habituels de rotation et de gestion des parcours professionnels au sein des Forces armées sénégalaises, avec pour objectif d’assurer le renouvellement régulier des responsables militaires et la continuité du commandement.

Bassirou Diomaye Faye : « La souveraineté alimentaire ne sera ni un slogan ni une simple politique sectorielle »

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé, mardi, sa volonté de faire de la souveraineté alimentaire l’un des piliers de la transformation du Sénégal. S’exprimant lors de la rentrée académique solennelle de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS), le chef de l’État a assuré que cette ambition devait désormais se traduire par des résultats concrets et durables, loin des simples déclarations d’intention.

Placée sous le thème « Construire une souveraineté alimentaire durable pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle au nom de la dignité », cette rencontre a offert au président l’occasion de réaffirmer sa vision. « Nous voulons faire du Sénégal un pays où la souveraineté alimentaire est une réalité. Cette souveraineté ne sera ni un slogan ni une simple politique sectorielle », a-t-il déclaré devant les membres de la communauté scientifique.

Pour Bassirou Diomaye Faye, l’objectif est de bâtir un système alimentaire capable de résister aux crises climatiques et économiques tout en garantissant une alimentation suffisante et durable aux populations. Il a résumé cette ambition en une formule : permettre aux Sénégalais de « produire davantage ce qu’ils consomment et de consommer davantage ce qu’ils produisent » à l’horizon 2050, grâce à une transformation profonde et systémique du secteur.

Le chef de l’État a rappelé que cette vision occupe une place centrale dans l’Agenda national de transformation Sénégal 2050. Selon lui, atteindre la souveraineté alimentaire implique de revoir en profondeur les modèles de production agricole, de renforcer les chaînes de valeur locales et de mieux maîtriser les facteurs essentiels de la production, notamment les intrants, les engrais, les semences et les systèmes d’irrigation.

Au-delà de l’augmentation de la production, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la dimension nutritionnelle de cette stratégie. Il a estimé que la souveraineté alimentaire ne pouvait se limiter à la disponibilité des denrées, mais devait garantir à chaque citoyen un accès durable à une alimentation saine, diversifiée, nutritive et adaptée aux réalités culturelles du pays.

Le président a également attiré l’attention sur les défis sanitaires qui accompagnent cette ambition. Il a rappelé que la malnutrition chronique touche encore de nombreux enfants, tandis que les carences en micronutriments persistent et que les cas de surpoids progressent, faisant de la transition nutritionnelle un enjeu majeur pour les années à venir.

Concluant son intervention, Bassirou Diomaye Faye s’est félicité de la tenue de cette séance solennelle de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal, qu’il a présentée comme un cadre privilégié de dialogue entre les autorités publiques et la communauté scientifique autour d’une question déterminante pour l’avenir du pays.

Monnaie unique ECO : la Cédéao confirme un lancement en 2027 avec une intégration progressive des États

Après plusieurs années de reports et de doutes sur le respect des critères économiques, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) maintient le cap. Réunis le dimanche 19 juillet à Lungi, en Sierra Leone, à l’occasion de leur 69ᵉ session ordinaire, les chefs d’État et de gouvernement ont réaffirmé leur volonté de lancer la monnaie unique ECO en 2027, tout en privilégiant une mise en œuvre progressive réservée, dans un premier temps, aux pays répondant aux critères de convergence macroéconomique.

Présentée comme un outil destiné à accélérer l’intégration régionale et à soutenir une croissance durable, résiliente et inclusive, la future monnaie commune sera d’abord adoptée par les États jugés prêts à franchir cette étape. Les autres pays bénéficieront d’un accompagnement afin de remplir progressivement les conditions nécessaires à leur adhésion au dispositif.

Cette décision marque une évolution par rapport au sommet d’Abuja de décembre 2025. À cette occasion, les dirigeants ouest-africains avaient exprimé leur inquiétude face aux retards enregistrés dans la convergence macroéconomique et à la lenteur de la mise en œuvre de la feuille de route de l’ECO. Ils avaient alors exhorté les États membres à adopter des politiques économiques conformes aux critères de convergence et demandé la réactivation de la Task Force présidentielle chargée du suivi du projet.

À Lungi, les chefs d’État ont salué les consultations de haut niveau menées entre la Commission de la Cédéao et les gouverneurs des banques centrales, estimant que ces échanges contribuaient à rapprocher les positions sur les questions techniques encore en suspens. Ils se sont également félicités de l’enregistrement de la marque « ECO » auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), considéré comme une avancée importante vers la concrétisation de la monnaie unique.

La Conférence a, en outre, approuvé la demande de la Guinée d’intégrer la Task Force présidentielle dédiée au programme de l’ECO. La Commission de la Cédéao a été chargée d’organiser une réunion de cette instance avant le sommet ordinaire de décembre 2026, en collaboration avec le président de la Côte d’Ivoire, dernier membre encore en fonction de ce groupe de travail.

Les dirigeants ont également demandé à la Commission de la Cédéao et à l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest (AMAO) d’intensifier les consultations avec les banques centrales afin de dégager des propositions consensuelles sur les derniers points techniques et de poursuivre les démarches pour l’enregistrement international de la marque « ECO » auprès des organismes compétents en matière de propriété intellectuelle.

Le projet de monnaie unique ambitionne de remplacer les différentes devises actuellement utilisées dans l’espace communautaire. La région reste toutefois marquée par une diversité de régimes monétaires. Les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) utilisent le franc CFA émis par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), tandis que d’autres États conservent leur propre monnaie nationale, notamment le naira nigérian, le cedi ghanéen, le dalasi gambien, le dollar libérien, le franc guinéen, le leone sierra-léonais ou encore l’escudo cap-verdien.

Le lancement progressif de l’ECO devra également tenir compte de la nouvelle réalité politique régionale. Bien qu’ils aient quitté la Cédéao, le Burkina Faso, le Mali et le Niger demeurent membres de l’UEMOA et continuent d’utiliser le franc CFA. Le communiqué final ne précise pas la place que ces trois États occuperont dans le futur dispositif monétaire, laissant en suspens une question qui pourrait constituer l’un des principaux défis de la mise en œuvre de la monnaie unique à partir de 2027.

Sénégal : le soutien à Macky Sall pour l’ONU domine la presse, le futur parti de Diomaye Faye s’invite au débat

Le soutien officiel du Sénégal à la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies s’impose comme le principal sujet de la presse sénégalaise ce mardi 21 juillet. Au lendemain de l’annonce du président Bassirou Diomaye Faye, les quotidiens reviennent largement sur la portée diplomatique de cette décision, tout en analysant ses implications politiques dans un contexte national marqué par les tensions entre le chef de l’État et ses anciens alliés de Pastef.

Le quotidien Le Soleil met en avant la candidature désormais officiellement portée par le Sénégal, soulignant que Bassirou Diomaye Faye a demandé au gouvernement ainsi qu’à l’ensemble du réseau diplomatique sénégalais de se mobiliser afin de soutenir les ambitions de Macky Sall à la tête des Nations unies.

De son côté, WalfQuotidien rappelle que cette décision intervient quelques jours après la rencontre du 17 juillet entre les deux hommes au Palais de la République. Le journal relève que l’appui officiel de Dakar s’accompagne d’une mobilisation de l’appareil diplomatique sénégalais pour défendre cette candidature sur la scène internationale.

Pour L’As, ce choix constitue un véritable « pari diplomatique ». Le quotidien estime que les autorités cherchent ainsi à rassembler les différentes composantes de la nation autour de la conquête de l’une des fonctions les plus prestigieuses de la diplomatie mondiale.

Dans la même veine, Le Quotidien considère que cette décision permet au Sénégal de renouer avec une diplomatie ambitieuse et de renforcer son prestige sur la scène internationale. Libération insiste, pour sa part, sur l’appel du président Bassirou Diomaye Faye à une mobilisation générale du réseau diplomatique sénégalais ainsi que des forces vives du pays afin de porter la candidature de son prédécesseur.

Sud Quotidien replace toutefois cette annonce dans un contexte politique particulièrement sensible. Le journal souligne que Pastef, formation qui a contribué à l’accession de Bassirou Diomaye Faye au pouvoir, demeure l’un des principaux opposants à Macky Sall, auquel il reproche notamment son bilan en matière de gouvernance financière et de droits humains. Le quotidien rappelle également que la candidature de l’ancien président n’avait pas été initialement présentée par le Sénégal, mais par le Burundi, alors président en exercice de l’Union africaine.

La presse s’intéresse également aux répercussions de la crise politique entre Bassirou Diomaye Faye et ses anciens alliés. WalfQuotidien analyse les critiques répétées de Pastef et d’Ousmane Sonko contre le chef de l’État, estimant que cette stratégie pourrait finalement produire l’effet inverse de celui recherché. Selon le journal, ces attaques contribueraient à renforcer, auprès d’une partie de l’opinion, l’image d’un président régulièrement pris pour cible.

Enfin, plusieurs quotidiens se penchent sur la naissance imminente du futur parti présidentiel. L’As révèle les grandes orientations idéologiques de cette nouvelle formation, qui entend défendre une ligne conciliant souverainisme, ouverture au monde, État de droit et transparence économique. Le journal indique que ces principes figurent dans un manifeste publié par le mouvement Sénégal en mouvement vers l’excellence (SEME), qui a officialisé son ralliement au futur parti appelé à soutenir durablement l’action du président Bassirou Diomaye Faye.