Lancement officiel de Kiiraay, les Patriotes républicains, le nouveau parti de Bassirou Diomaye Faye à la Unes des quotidiens

Réuni samedi avec ses partisans, Bassirou Diomaye Faye a officiellement présenté sa nouvelle formation politique, qu’il place sous le signe du patriotisme, de l’éthique et de la défense des institutions républicaines. « Nul ne peut se dire patriote en choisissant un parti plutôt que la patrie. Car le patriotisme est avant tout républicain », a déclaré le président de la République, une phrase largement reprise par les journaux.

Pour Le Soleil, le chef de l’État « trace son sillon » en dotant son projet de transformation du Sénégal d’un nouvel outil politique. Sud Quotidien estime, de son côté, que le président « acte son parti », rappelant que cette création avait été annoncée dès le 4 juillet dernier lors d’une rencontre avec les 306 maires de la Coalition Diomaye Président. Selon le quotidien, Kiiraay incarne désormais une nouvelle phase de son parcours politique, fondée sur la primauté de la République, la défense des institutions et le respect des principes éthiques.

L’As voit dans cette initiative la volonté de Bassirou Diomaye Faye de « labourer son champ politique », tandis que EnQuête souligne l’ambition électorale du nouveau parti, qui viserait à conquérir 80 % des communes lors des prochaines élections locales.

Dans les coulisses de ce lancement, Le Quotidien révèle qu’un important dispositif sécuritaire et une organisation minutieuse ont accompagné cette première grande mobilisation de la mouvance présidentielle depuis la rupture avec Pastef. Le journal indique également que la création de Kiiraay est l’aboutissement d’un vaste travail d’unification piloté par Aminata Touré. L’Assemblée générale constitutive a ainsi entériné la fusion de 437 partis, mouvements citoyens et associations de soutien, avant d’adopter à l’unanimité les textes fondateurs ainsi que la charte d’engagement éthique de la nouvelle formation.

Au-delà de cette démonstration d’unité, Bassirou Diomaye Faye a lancé un appel à l’apaisement, au rassemblement et à la concorde, affirmant que la protection de la République et de ses institutions devait primer sur les intérêts partisans.

Mais cette naissance politique intervient dans un contexte de fortes tensions avec son ancien allié Ousmane Sonko. WalfQuotidien estime que « le divorce est désormais consommé » entre les deux hommes et considère que le lancement de Kiiraay ouvre une nouvelle séquence marquée par une confrontation politique directe entre le nouveau parti présidentiel et Pastef. Selon le journal, la rivalité entre Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre s’est intensifiée au fil des dernières semaines et s’exprime désormais ouvertement à travers des prises de position publiques, chacun cherchant à imposer sa vision et son leadership dans le paysage politique sénégalais.

ONU : Macky Sall défend sa vision d’une organisation « réformée et plus efficace »

L’ancien président sénégalais Macky Sall entre pleinement dans sa course au poste de Secrétaire général des Nations unies. Jeudi 23 juillet 2026, il a participé au débat public organisé par l’Assemblée générale de l’ONU au siège de l’organisation à New York, aux côtés des autres candidats engagés dans la succession d’António Guterres.

Face aux représentants des États membres et aux acteurs de la société civile, l’ancien chef de l’État sénégalais a présenté sa vision d’une Organisation des Nations unies appelée, selon lui, à se réinventer pour mieux répondre aux crises contemporaines.

Au cœur de son intervention : la nécessité d’une ONU « réformée et plus efficace », capable de retrouver pleinement son rôle dans les domaines qui constituent son mandat historique. Macky Sall estime notamment que l’organisation doit renforcer son action en faveur du maintien de la paix et de la sécurité internationales, de la protection des droits de l’homme et de l’accompagnement du développement.

À l’issue de cette rencontre, l’ancien président du Sénégal a rappelé son expérience accumulée au cours de ses douze années à la tête du pays, entre 2012 et 2024, mais aussi son implication dans les grandes dynamiques africaines et internationales.

Pour lui, ce parcours constitue un avantage majeur pour répondre aux défis auxquels la communauté internationale est confrontée. Il a indiqué que cette expérience pourrait être mise au service des Nations unies si les États membres décident de lui accorder leur confiance.

Cette audition publique intervient dans un processus de sélection qui doit désigner le successeur d’António Guterres, dont le mandat à la tête de l’organisation mondiale prendra fin en décembre 2026. La compétition réunit plusieurs profils issus de différents horizons. Aux côtés de Macky Sall figurent notamment Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili et ancienne Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ainsi que Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Au terme du processus, le futur Secrétaire général des Nations unies sera choisi par les États membres conformément aux procédures établies par l’organisation. Pour Macky Sall, cette étape représente une nouvelle occasion de porter son ambition d’une ONU plus représentative, plus opérationnelle et mieux adaptée aux enjeux du monde actuel.

Finale de la CAN 2025 : le TAS examinera le recours du Sénégal le 8 octobre

Le contentieux autour de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 connaîtra une nouvelle étape décisive à l’automne. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a fixé au 8 octobre 2026 l’audience consacrée au recours introduit par la Fédération sénégalaise de football (FSF) contre la Confédération africaine de football (CAF) et la Fédération royale marocaine de football (FRMF).

Dans un communiqué publié ce vendredi 24 juillet depuis son siège de Lausanne, en Suisse, le TAS indique que l’audience se tiendra dans ses locaux selon la procédure ordinaire prévue par son règlement.

Au cœur de cette procédure figure l’appel enregistré le 25 mars 2026 par la Fédération sénégalaise de football. La FSF conteste la décision de la CAF ayant déclaré le Sénégal battu par forfait lors de la finale de la CAN 2025 et attribué la victoire au Maroc sur le score de 3-0. À travers son recours, l’instance dirigeante du football sénégalais demande au TAS d’annuler cette décision et de reconnaître le Sénégal comme vainqueur de la compétition.

Le Tribunal arbitral du sport précise que les différentes parties ne sont pas parvenues à un accord pour recourir à une procédure accélérée. Le dossier suit donc son cours selon le calendrier classique de l’institution, la date de l’audience ayant été fixée après consultation de l’ensemble des parties concernées.

Le TAS indique également que les débats se dérouleront à huis clos, aucun des protagonistes n’ayant demandé la tenue d’une audience publique. Une fois les plaidoiries achevées, les arbitres entameront leur phase de délibération avant de rendre leur sentence. L’institution précise toutefois qu’il est encore impossible de déterminer la date à laquelle la décision finale sera rendue. Elle souligne également que le verdict ne sera pas prononcé le jour de l’audience.

Enfin, le Tribunal arbitral du sport appelle à la prudence face aux informations circulant sur cette procédure. Il rappelle que seules les communications publiées par ses canaux officiels font foi et précise que toute évolution concernant cette affaire sera annoncée sur son site internet. Les médias sont également invités à s’adresser directement à son service de presse pour toute demande d’information relative au dossier.

Dagana : un investissement de 7,6 milliards FCFA pour renforcer l’accès à l’eau potable

À Dagana, dans le nord du Sénégal, une nouvelle étape vient d’être franchie dans la bataille pour un accès durable à l’eau potable. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a procédé ce jeudi 23 juillet 2026 au lancement des travaux de renforcement de l’alimentation en eau potable de la commune, un chantier stratégique destiné à répondre aux besoins grandissants des populations.

D’un coût de 7,6 milliards de FCFA pour Dagana, ce projet s’inscrit dans un programme beaucoup plus vaste estimé à 88,5 milliards de FCFA, consacré au renforcement de l’approvisionnement en eau de quatre centres urbains majeurs du nord du pays : Richard-Toll, Dagana, Podor et Matam.

Lors de la cérémonie de lancement, Cheikh Tidiane Dièye a souligné l’importance de ces infrastructures pour accompagner l’évolution démographique et l’urbanisation rapide de la commune. Selon lui, ces nouveaux ouvrages doivent permettre d’apporter une réponse durable aux difficultés d’approvisionnement rencontrées par les habitants.

Avant le lancement de ce projet structurant, les autorités avaient dû mettre en place une solution temporaire pour faire face aux dysfonctionnements du réseau. Celle-ci reposait notamment sur une station compacte d’une capacité de 2 000 m³ par jour, un réservoir de stockage de 400 m³ ainsi qu’un réseau de distribution long de près de 87 kilomètres.

Désormais, la commune bénéficiera d’infrastructures renforcées comprenant la construction d’une nouvelle station de traitement d’une capacité de 4 000 m³ par jour, la réhabilitation de la station existante, la réalisation d’un château d’eau de 2 000 m³ ainsi que la modernisation des ouvrages déjà en place.

Le projet prévoit également l’amélioration du réseau de distribution afin de mieux desservir les quartiers confrontés aux déficits d’approvisionnement.

Pour le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, cette intervention répond à une vision de long terme basée sur l’anticipation des besoins futurs. Elle s’inscrit dans le schéma directeur de l’hydraulique urbaine, qui vise à accompagner durablement la croissance des villes sénégalaises.

Dans cette dynamique, la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) prévoit également de renforcer le réseau dans plusieurs zones déficitaires de Dagana, notamment Zac 2, Hlm 2 et Médina Chérif, avec l’objectif de garantir un accès plus inclusif et équitable à l’eau potable.

Au-delà des infrastructures, Cheikh Tidiane Dièye a annoncé le lancement de deux initiatives destinées à rapprocher les services publics des populations. La première, baptisée « Yonu Ndox », vise à instaurer un dialogue de proximité entre la Sones et les communautés afin de mieux identifier leurs besoins. La seconde, « Yatal ak Yombal », porte sur l’extension du réseau sur 57 kilomètres et le développement des branchements sociaux.

À travers ces investissements, l’État entend ainsi répondre aux urgences actuelles tout en préparant l’avenir, dans une région où la demande en eau ne cesse d’augmenter sous l’effet de la croissance des populations et des transformations urbaines.

JOJ Dakar 2026 : le Sénégal entre dans le compte à rebours des 100 derniers jours

À cent jours de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, la presse sénégalaise met en lumière l’accélération des préparatifs de ce rendez-vous historique, premier événement olympique organisé sur le continent africain. Entre infrastructures en voie d’achèvement, dévoilement de l’hymne officiel et mobilisation des acteurs nationaux, les organisateurs affichent leur confiance à l’approche du coup d’envoi.

À l’occasion de la conférence de presse marquant ce cap symbolique, le comité d’organisation a présenté l’état d’avancement des préparatifs. Selon L’As, les derniers mois seront consacrés à la finalisation des infrastructures et à la maîtrise des risques organisationnels, dans l’objectif de faire de Dakar 2026 une réussite sur les plans sportif et logistique.

Dans le même élan, Le Quotidien estime que le Sénégal est désormais entré dans le véritable compte à rebours. Le journal souligne que les villages olympiques approchent de leur achèvement, tandis que plusieurs sites de compétition sont déjà opérationnels, traduisant une progression soutenue des travaux.

Pour WalfQuotidien, cette échéance ouvre une nouvelle phase décisive pour le comité d’organisation. Le quotidien rapporte que le président du Comité national olympique et sportif sénégalais (CNOSS), Mamadou Diagna Ndiaye, s’est montré rassurant quant au respect du calendrier et à la capacité du pays à accueillir cet événement mondial dans les meilleures conditions.

La dynamique de mobilisation s’étend également aux collectivités locales. Libération indique que le maire de Dakar, Abass Fall, a signé un accord de partenariat avec l’Organisme départemental de coordination des activités de vacances (ODCAV) afin d’impliquer davantage le mouvement sportif populaire et de renforcer la visibilité ainsi que l’engouement autour des JOJ Dakar 2026.

Sur le front politique, plusieurs quotidiens reviennent sur la série de démissions enregistrées au sein de Pastef, le parti dirigé par l’ancien Premier ministre et actuel président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko. L’As fait état de départs touchant des responsables de la jeunesse, des cadres et des directeurs généraux, désormais ralliés au président Bassirou Diomaye Faye, alimentant les interrogations sur les rapports de force au sein de la majorité.

Le Quotidien analyse cette dynamique comme une véritable offensive politique du chef de l’État, estimant qu’après avoir attiré plusieurs responsables de l’Alliance pour la République (APR), Bassirou Diomaye Faye chercherait désormais à consolider sa propre base politique en s’appuyant sur d’anciens cadres de Pastef.

De son côté, WalfQuotidien considère que le président poursuit une stratégie de recomposition politique en capitalisant sur la fragilité économique de certains responsables et sur des perspectives de nouvelles responsabilités.

Enfin, Sud Quotidien observe que cette confrontation entre les différentes sensibilités issues de Pastef domine largement l’actualité politique nationale. Entre campagnes de recrutement de nouveaux militants, démissions de figures influentes et ralliements successifs à la mouvance présidentielle, ces évolutions occupent désormais une place centrale dans le débat public, reléguant les autres formations de l’opposition au second plan à l’approche des échéances électorales de 2027.

ONU : Macky Sall face aux cinq autres candidats lors d’un débat décisif pour la succession de Guterres

Les regards seront tournés ce jeudi vers le siège des Nations Unies à New York, où les six candidats officiellement en lice pour le poste de secrétaire général participeront à un débat public retransmis dans le monde entier. À quelques semaines des consultations diplomatiques décisives, cette rencontre offre à chacun l’occasion de défendre sa vision de l’avenir de l’organisation et de convaincre les États membres de sa capacité à diriger l’ONU à partir de 2027.

Organisé par le président de l’Assemblée générale des Nations Unies avec le soutien de Bloomberg, ce débat de 90 minutes se déroulera de 21h00 à 22h30, heure de Dakar. Il réunira les six prétendants à la succession d’António Guterres dans un exercice de transparence devenu un rendez-vous incontournable du processus de sélection.

Seul candidat africain en compétition, l’ancien président sénégalais Macky Sall partagera la tribune avec Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili, María Fernanda Espinosa, ancienne présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies, Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la CNUCED, ainsi que Carolyn Rodrigues-Birkett, ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana.

Face aux États membres et à la société civile, les candidats exposeront leurs priorités pour l’avenir de l’organisation et répondront aux questions d’un panel. Les échanges porteront notamment sur la gestion des conflits internationaux, la lutte contre le changement climatique, les objectifs de développement durable, la réforme des Nations Unies ainsi que les défis du multilatéralisme dans un contexte géopolitique de plus en plus complexe.

Si cette confrontation publique ne détermine pas directement l’issue de l’élection, elle représente une étape majeure du processus de désignation. Elle permettra aux États membres d’apprécier les profils, les orientations et les propositions de chaque candidat avant l’ouverture des consultations diplomatiques.

La prochaine séquence est attendue en septembre 2026, lorsque le Conseil de sécurité des Nations Unies devra arrêter son choix et recommander un candidat à l’Assemblée générale. Le futur secrétaire général prendra officiellement ses fonctions le 1er janvier 2027, succédant à António Guterres à la tête de l’organisation.

Sénégal : 20 ans d’innovations agricoles passés au crible pour accélérer la souveraineté alimentaire

Pendant deux décennies, des chercheurs sénégalais et internationaux ont développé des solutions destinées à transformer l’agriculture du pays. Aujourd’hui, l’heure est à l’évaluation. Réunis mercredi 22 juillet à Dakar, chercheurs, universitaires et partenaires du réseau Cgiar ont lancé une vaste étude pour mesurer l’impact réel des innovations agricoles mises au point entre 2005 et 2025 et comprendre les conditions nécessaires à leur adoption durable par les producteurs.

Organisé sous l’impulsion du Standing panel on impact assessment (Spia) du réseau international Cgiar, cet atelier national constitue une étape majeure dans l’analyse des avancées scientifiques réalisées au cours des vingt dernières années dans le secteur agricole sénégalais. La rencontre a rassemblé des experts de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra), de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, de l’Université McGill ainsi que plusieurs représentants du dispositif One Cgiar.

Au-delà d’un simple bilan scientifique, cette initiative ambitionne de répondre à une question essentielle : ces innovations ont-elles réellement changé le quotidien des agriculteurs sénégalais ? L’objectif est d’évaluer leur niveau d’adoption dans les exploitations agricoles, d’identifier les facteurs qui facilitent leur diffusion, mais aussi de comprendre les obstacles qui limitent encore leur appropriation par les communautés rurales.

De la recherche scientifique à l’impact sur le terrain

Prenant la parole au nom de l’Université McGill et en tant que coordinateur pays de One Cgiar au Sénégal, Dr Idrissa Ouédraogo a rappelé l’importance des efforts réalisés durant les vingt dernières années.

Selon lui, de nombreuses innovations ont été développées et expérimentées dans des domaines stratégiques pour l’avenir agricole du pays. Elles concernent notamment l’amélioration des variétés de cultures essentielles, la gestion durable des terres et des ressources en eau, le développement de l’agroforesterie, l’amélioration de la santé animale ainsi que les stratégies d’adaptation face aux effets du changement climatique.

Mais pour le chercheur, le véritable défi n’est désormais plus seulement de produire de nouvelles connaissances ou de concevoir des technologies innovantes. L’enjeu est de faire en sorte que ces avancées trouvent une application concrète dans les exploitations et améliorent durablement les conditions de vie des producteurs.

« Une innovation n’a de véritable valeur que lorsqu’elle répond à un besoin, qu’elle est adoptée et qu’elle génère un impact concret et durable », a-t-il rappelé.

Cette évaluation permettra ainsi d’établir un diagnostic précis sur la diffusion des technologies agricoles, leur utilisation effective par les producteurs et les facteurs qui expliquent leur réussite ou leurs limites.

« Nous devons comprendre ce qui favorise ou freine l’adoption des innovations afin d’améliorer leur diffusion », a expliqué Dr Ouédraogo.

La recherche universitaire au service des politiques agricoles

Pour le vice-recteur de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, le Pr Mamadou Abdoul Diop, cette démarche illustre l’importance d’une collaboration renforcée entre les institutions académiques, les centres de recherche et les organisations internationales.

Face aux défis actuels liés au changement climatique, à la sécurité alimentaire, à la nutrition, à la dégradation des ressources naturelles ou encore à l’emploi des jeunes, il estime que les réponses doivent nécessairement s’appuyer sur la science et l’innovation.

« Aujourd’hui plus que jamais, les défis liés au changement climatique, à la dégradation des ressources naturelles, à la sécurité alimentaire, à la nutrition et à la création d’opportunités pour les jeunes appellent des réponses fondées sur l’innovation, la recherche et les partenariats », a-t-il déclaré.

Selon lui, les résultats issus de cette évaluation constitueront une base importante pour orienter les futurs investissements publics et renforcer les stratégies nationales de développement agricole.

Capitaliser sur les réussites pour préparer l’avenir

De son côté, le directeur général de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra), Moustapha Guèye, a mis en avant plusieurs innovations issues de la coopération entre les institutions scientifiques et leurs partenaires.

Parmi les exemples cités figurent la diffusion des variétés de riz à haut rendement Sahel et Nerica, le déploiement de la batteuse mécanique Asi ainsi que la création de modèles de villages climato-intelligents destinés à renforcer la résilience des communautés agricoles. Pour le responsable de l’Isra, ces expériences démontrent la capacité de la recherche à produire des solutions adaptées aux réalités du terrain.

L’ambition désormais est de s’appuyer sur ces acquis pour accélérer la diffusion des technologies qui ont déjà prouvé leur efficacité et faire de l’innovation agricole un véritable levier de souveraineté alimentaire et de développement rural au Sénégal.

Macky Sall dans la course à l’ONU : une candidature qui progresse

La bataille pour la succession d’António Guterres entre dans une nouvelle phase. Les candidats au poste de secrétaire général des Nations Unies se retrouvent ce jeudi à New York pour une réunion publique destinée à présenter leurs visions et leurs priorités devant les États membres ainsi que la société civile. Parmi eux figure l’ancien président sénégalais Macky Sall, dont la candidature bénéficie désormais du soutien officiel de Dakar.

Baptisée « Réunion publique des Nations Unies : le prochain secrétaire général » (UN Town Hall: The Next Secretary-General), cette rencontre organisée dans la salle de l’Assemblée générale de l’ONU offre aux prétendants l’occasion de défendre leur projet pour l’avenir de l’organisation internationale. Pendant une heure et demie, de 17h00 à 18h30, les candidats doivent échanger sur les grands défis auxquels devra répondre le prochain secrétaire général, dans un contexte mondial marqué par de nombreuses crises.

Initiée par le Cabinet de la présidence de l’Assemblée générale des Nations Unies, cette étape vise également à renforcer la transparence du processus de sélection et à permettre aux États membres comme au public de mieux comprendre les orientations proposées par chaque candidat.

Une sélection encadrée par des règles précises

Le choix du futur secrétaire général des Nations Unies repose sur une procédure définie par l’article 97 de la Charte des Nations Unies et encadrée par plusieurs résolutions de l’Assemblée générale consacrées à la réforme et à la revitalisation de ses travaux.

Le 5 septembre 2025, l’Assemblée générale a adopté la résolution 79/327, fixant les principes devant guider cette sélection, notamment la transparence, l’inclusivité et une plus grande implication des États membres. Le processus officiel a été lancé le 25 novembre 2025 par une lettre conjointe de la présidente de l’Assemblée générale et du président du Conseil de sécurité invitant les pays membres à proposer leurs candidats.

Chaque prétendant doit être présenté par un État membre ou un groupe d’États membres et fournir plusieurs documents, notamment une déclaration de vision, un curriculum vitae ainsi que des informations relatives au financement de sa campagne.

Dans cette logique, des dialogues interactifs sont organisés par l’Assemblée générale et retransmis sur UN WebTV afin de permettre aux candidats de présenter leurs ambitions et aux membres de l’organisation de mieux évaluer leurs profils.

Macky Sall, le pari diplomatique du Sénégal

Dans cette compétition internationale, Macky Sall occupe une place particulière en tant que seul candidat africain officiellement engagé dans la course. Ancien président du Sénégal entre 2012 et 2024, il bénéficie depuis lundi du soutien déclaré des autorités sénégalaises.

Cette décision a été annoncée à la suite d’une rencontre tenue le 17 juillet au Palais de la République à Dakar entre Macky Sall et son successeur Bassirou Diomaye Faye. Selon un communiqué du ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, le chef de l’État sénégalais a décidé que « le Sénégal va apporter son plein soutien » à cette candidature.

Bassirou Diomaye Faye a également demandé au gouvernement ainsi qu’au réseau diplomatique sénégalais de mobiliser leurs efforts pour défendre la candidature de l’ancien président auprès des États membres des Nations Unies.

Macky Sall avait présenté officiellement son ambition lors de cette rencontre, tout en faisant le point sur l’avancée de sa campagne internationale. Depuis plusieurs mois, il multiplie les déplacements et les rencontres diplomatiques afin de convaincre les différents acteurs de la scène internationale. Son agenda l’a notamment conduit à Banjul, Pékin, Athènes ainsi qu’au siège des Nations Unies à New York, où il a échangé avec plusieurs représentants permanents.

Six candidats officiellement en lice

La compétition pour diriger l’ONU rassemble actuellement six candidatures officiellement enregistrées. Outre Macky Sall, présenté par le Burundi le 2 mars 2026, figurent l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, soutenue initialement par le Chili, le Brésil et le Mexique ; Rafael Mariano Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, proposé par l’Argentine ; Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la CNUCED, présentée par le Costa Rica ; María Fernanda Espinosa, ancienne présidente de l’Assemblée générale, proposée par Antigua-et-Barbuda ; et Carolyn Rodrigues Birkett, ancienne ministre guyanaise des Affaires étrangères, candidate présentée par le Guyana.

Une autre candidate, Virginia Gamba, désignée par les Maldives en mars 2026, a finalement retiré sa candidature quelques semaines après son entrée dans la course. Les échanges publics avec les candidats ont déjà débuté depuis avril 2026 et se sont poursuivis en juin et juillet sous l’égide de l’Assemblée générale. Macky Sall avait notamment participé à cette phase d’audition le 22 avril.

Après cette période de présentation publique, le Conseil de sécurité des Nations Unies devra examiner les différentes candidatures avant de transmettre une recommandation à l’Assemblée générale. La décision finale reviendra ensuite aux États membres, conformément aux dispositions de la Charte des Nations Unies.

Le futur secrétaire général prendra officiellement ses fonctions le 1er janvier 2027, succédant à António Guterres, qui dirige l’organisation mondiale depuis 2017.

Sénégal : le rapport du Médiateur et les démissions au sein de Pastef dominent la Une des quotidiens

La remise du rapport annuel du Médiateur de la République au président Bassirou Diomaye Faye et les remous qui secouent le parti Pastef occupent l’essentiel de l’actualité relayée par la presse sénégalaise ce jeudi 23 juillet. Entre propositions de réformes institutionnelles et recomposition du paysage politique, les quotidiens mettent en lumière deux dossiers qui alimentent le débat national.

Au Palais de la République, le médiateur Demba Kandji a officiellement remis son rapport annuel au chef de l’État. Selon plusieurs journaux, ce document contient une série de recommandations destinées à consolider les institutions et à améliorer le fonctionnement de la justice. Parmi les principales propositions figurent un redimensionnement des missions du Conseil constitutionnel, l’ouverture d’un accès direct des citoyens au contrôle de constitutionnalité des lois, ainsi que des mesures visant à améliorer les conditions de détention et à réduire la surpopulation carcérale.

Pour Walfquotidien, cette démarche traduit une convergence de vues entre le président Bassirou Diomaye Faye et le Médiateur de la République sur le renforcement de l’État de droit. Le journal souligne que, si les fondements démocratiques du Sénégal demeurent solides, ils peuvent encore être consolidés grâce à des réformes institutionnelles favorisant un meilleur accès des citoyens à la justice constitutionnelle.

À la réception du rapport, le chef de l’État s’est, de son côté, félicité de la prise en charge effective des doléances et réclamations adressées par les usagers des services publics, rapporte L’As. Tribune relève pour sa part que le document revient sur plusieurs dossiers sensibles, notamment les litiges fonciers, les difficultés liées au paiement des pensions, les réclamations administratives ainsi que les préoccupations touchant les populations les plus vulnérables, en particulier les enfants à besoins spécifiques.

Sur le terrain politique, l’attention des quotidiens se porte également sur la vague de démissions enregistrée au sein de Pastef, le parti dirigé par Ousmane Sonko. Walfquotidien estime que cette dynamique s’inscrit dans un contexte où le président Bassirou Diomaye Faye a déjà écarté plusieurs responsables de cette formation de leurs fonctions administratives, un mouvement que le journal présente comme une « désonkorisation » progressive. Selon la même source, plusieurs responsables ayant quitté Pastef rejoignent désormais la coalition présidentielle, des ralliements largement relayés sur les réseaux sociaux.

Libération observe que ce mouvement s’est accéléré ces derniers jours et touche principalement des membres de la Jeunesse patriotique du Sénégal (JPS), l’une des structures du parti. Vox Populi y voit, pour sa part, une stratégie politique visant à fragiliser Ousmane Sonko à travers une érosion progressive de sa base militante.

Face à ces départs, Pastef minimise toutefois l’ampleur du phénomène. Son secrétaire national chargé de la communication, Amadou Ba, met en avant les « centaines de milliers d’adhésions » revendiquées par le parti et relativise la portée d’une cinquantaine de démissions recensées jusqu’à présent. Une manière, selon lui, de rappeler que la formation conserve une base militante largement supérieure aux départs enregistrés, malgré le contexte politique actuel.

CAN 2027 : la CAF élargit la compétition à 28 équipes

La Coupe d’Afrique des Nations s’apprête à entrer dans une nouvelle ère. Réuni ce mardi à Johannesburg, en Afrique du Sud, le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a officialisé l’élargissement de la compétition à 28 sélections dès l’édition 2027.

Face à la presse, le dirigeant du football africain a annoncé que le tournoi abandonnera son format actuel à 24 équipes pour accueillir quatre nations supplémentaires. Si les modalités précises de cette nouvelle formule n’ont pas encore été détaillées, cette évolution modifiera sensiblement la course à la qualification. Avec sept groupes en phase finale, la lutte pour les places des meilleurs troisièmes s’annonce encore plus relevée. Alors que le format actuel permettait à quatre des six troisièmes de groupe de poursuivre l’aventure, le nouveau système retiendra quatre des sept troisièmes, renforçant ainsi la concurrence entre les équipes.

Patrice Motsepe a également annoncé l’ouverture officielle du dépôt des candidatures pour l’organisation des éditions 2028, 2032 et 2036 de la CAN. Cette décision lance une nouvelle compétition entre les pays africains désireux d’accueillir le plus prestigieux tournoi du continent.

L’application de ce format élargi interviendra dès la CAN 2027, contrairement aux premières projections qui envisageaient son adoption lors d’une édition ultérieure en raison des contraintes organisationnelles.

La prochaine Coupe d’Afrique des Nations se déroulera du 19 juin au 17 juillet 2027 au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Cette organisation conjointe avait suscité plusieurs interrogations ces derniers mois après un rapport d’inspection de la CAF faisant état de retards importants dans les infrastructures, au point d’alimenter des spéculations sur une éventuelle délocalisation de la compétition vers l’Afrique du Sud ou le Rwanda.

Cette réforme concerne directement le Sénégal, tenant du titre continental, qui a déjà lancé sa campagne de qualification. Placés dans le groupe J avec le Mozambique, le Soudan et l’Éthiopie, les Lions de la Teranga disputeront leurs six rencontres qualificatives entre septembre 2026 et mars 2027. En cas de qualification, ils prendront part à une phase finale inédite, disputée à 28 équipes, avec une septième poule au programme.