Sénégal : renforcement de la coopération éducative avec l’ICESCO

Le président Bassirou Diomaye Faye a échangé avec le directeur général de L’Organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culturE ICESCO autour d’un partenariat stratégique visant à moderniser les Daaras et renforcer le système éducatif sénégalais.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accordé une audience, mardi à Dakar, au directeur général de l’ICESCO, le Dr Salim M. AlMalik. En déplacement dans la capitale sénégalaise dans le cadre de la Journée nationale des Daara, l’hôte a échangé avec le chef de l’État sur les perspectives de consolidation de la coopération entre les deux parties.

Au cours de cette rencontre, les discussions ont permis de réaffirmer une volonté commune de bâtir un partenariat stratégique orienté vers les secteurs de l’éducation, des sciences et de la culture. Les deux responsables ont notamment abordé les moyens d’accompagner les réformes éducatives engagées au Sénégal, avec un accent particulier sur la valorisation et la modernisation des Daaras.

Les autorités entendent ainsi structurer ces centres d’enseignement traditionnel afin d’en faire de véritables outils de développement social et intellectuel. Dans cette dynamique, les échanges ont également porté sur la mise en œuvre de programmes destinés à améliorer les conditions d’apprentissage et à renforcer la qualité des contenus pédagogiques.

À travers ce rapprochement avec l’ICESCO, le Sénégal affiche son ambition de promouvoir un modèle éducatif ancré dans ses valeurs culturelles et religieuses, tout en restant ouvert aux évolutions du savoir. Ce partenariat devrait déboucher sur des actions concrètes, intégrant des innovations pédagogiques adaptées aux Daaras, dans le respect de l’identité du pays.

Mondial 2026 : les 48 équipes qualifiées et les groupes sont connus

Le tableau de la Coupe du monde 2026 est complet. Les 48 sélections et les 12 groupes sont désormais fixés.

 

Le tableau de la Coupe du monde 2026 est désormais complet. À l’issue des derniers barrages intercontinentaux disputés dans la nuit de mardi à mercredi, les 48 nations qualifiées ainsi que la composition des 12 groupes sont officiellement connus.

Parmi les dernières équipes à valider leur qualification, la RD Congo s’est imposée au terme des prolongations face à la Jamaïque (1-0), tandis que l’Irak a décroché son ticket en dominant la Bolivie. Ces résultats viennent finaliser la liste des participants à cette édition élargie.

Le tournoi, coorganisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique, débutera le 11 juin 2026. Le match d’ouverture opposera le Mexique à l’Afrique du Sud, donnant le coup d’envoi d’une compétition élargie à 48 équipes.

Dans ce nouveau format, les deux premières équipes de chaque groupe accéderont directement aux seizièmes de finale, accompagnées des huit meilleurs troisièmes.

Voici la composition des groupes :

Poule A : Mexique, Afrique du Sud, Corée du Sud, République tchèque

Poule B : Canada, Qatar, Suisse, Bosnie-Herzégovine

Poule C : Brésil, Maroc, Haïti, Écosse

Poule D : États-Unis, Paraguay, Australie, Turquie

Poule E : Allemagne, Curaçao, Côte d’Ivoire, Équateur

Poule F : Pays-Bas, Japon, Tunisie, Suède

Poule G : Belgique, Égypte, Iran, Nouvelle-Zélande

Poule H : Espagne, Cap-Vert, Arabie saoudite, Uruguay

Poule I : France, Sénégal, Norvège, Irak

Poule J : Argentine, Algérie, Autriche, Jordanie

Poule K : Portugal, Ouzbékistan, Colombie, RD Congo

Poule L : Angleterre, Croatie, Ghana, Panama

Sénégal : Daddy Bibson, pionnier du hip-hop Sénégalais, s’éteint

Le Sénégal perd une figure emblématique du hip-hop. Daddy Bibson, cofondateur de Pee Froiss, laisse un héritage artistique et engagé majeur.

Le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme a annoncé, avec une vive émotion, le décès de Daddy Bibson, de son nom civil Cheikh Bounama Coly. Considéré comme l’un des pionniers du hip-hop sénégalais, l’artiste a profondément marqué la scène musicale nationale.

Dans un communiqué officiel, le département dirigé par Amadou Ba a salué la mémoire d’une voix engagée, dont l’influence s’est étendue sur plusieurs générations. De Rufisque aux scènes internationales, Daddy Bibson a su faire de la musique un canal d’expression sociale, donnant une tribune aux populations marginalisées.

Cofondateur du groupe Pee Froiss aux côtés de Xuman, et membre actif du collectif Rap’Adio avec Keyti et Deug Iba, il a contribué, durant plus de trente ans, à structurer et à affirmer l’identité du rap sénégalais.

Ses titres emblématiques, notamment Ku weet xam sa bopp, Wala Wala Bokk ou encore Abul Faydu, sont aujourd’hui considérés comme des références majeures du patrimoine culturel du pays.

Le ministère a également mis en avant la dimension spirituelle de l’artiste, qui s’était rapproché de la foi ces dernières années, sans jamais renier son engagement artistique et social.

En conclusion, les autorités culturelles ont présenté leurs condoléances à la famille du défunt, à ses proches ainsi qu’à toute la communauté hip-hop. Elles ont rendu hommage à un artiste dont l’empreinte continuera d’inspirer durablement.

ONU : Macky Sall maintient sa candidature malgré l’absence de soutien de l’UA

Malgré le rejet de l’Union africaine, l’ancien président sénégalais reste en lice pour diriger l’ONU. Son camp assure que sa candidature demeure valide.

Malgré l’absence de soutien de l’Union africaine, Macky Sall maintient sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies. Le successeur de António Guterres sera désigné en fin d’année 2026, et l’ancien chef de l’État sénégalais entend toujours briguer cette fonction, en dépit des obstacles rencontrés au sein de l’organisation continentale. Au niveau de l’Union africaine, la procédure visant à apporter un soutien officiel à sa candidature n’a pas abouti. Au total, 20 États membres, dont le Sénégal, ont exprimé leur opposition, dépassant le seuil requis pour valider un consensus.

Pour autant, l’équipe de Macky Sall assure que cette situation ne remet pas en cause la validité de sa candidature. Dans un communiqué, elle affirme que le processus reste en cours et que l’ancien président bénéficie du soutien d’une majorité de pays africains.

S’exprimant sur la question, Seydou Guèye a relativisé la portée de cette absence de soutien formel. Selon lui, les procédures des organisations internationales permettent à un candidat de poursuivre sa démarche même sans l’appui officiel de son organisation régionale. Il a notamment indiqué que 36 pays africains sur 54 auraient exprimé un avis favorable, soit environ 61 % de soutien, ce qui, selon lui, conforte la légitimité de la candidature.

Par ailleurs, le camp de Macky Sall souligne une évolution dans les positions initiales. Selon ses services de communication, certains pays, dont l’Égypte et le Liberia, se seraient retirés de la liste des États opposés ou ayant demandé un report. Le nombre total d’objections et de demandes d’extension serait ainsi ramené à 18. Cette situation permettrait, selon ses partisans, de maintenir la candidature dans les délais et les règles fixés par la procédure.

Du côté des États opposés, certaines réserves reposent sur le principe de rotation géographique. Des pays comme le Nigeria estiment en effet que le poste devrait revenir, cette fois, à un représentant de l’Amérique latine ou des Caraïbes. Malgré ces divergences, Macky Sall reste donc en course dans un processus où la décision finale reviendra au Conseil de sécurité, avant validation par l’Assemblée générale de l’ONU.

Le mandat d’António Guterres, entamé en 2017, prendra fin en décembre 2026.

JOJ Dakar 2026 : Khaby Lame lance sa mission d’ambassadeur du Sénégal

L’influenceur le plus suivi au monde sur TikTok a entamé sa mission pour promouvoir le Sénégal à l’international, en visitant un site clé des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026.

 

Le créateur de contenu Khaby Lame, figure la plus suivie sur TikTok, a officiellement lancé sa mission d’ambassadeur du Sénégal à l’international, à travers une visite d’un site emblématique des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026. L’influenceur s’est rendu à Ouakam pour découvrir « Ker Ayo », futur village destiné à accueillir les athlètes. Ce site, aménagé sur une ancienne base militaire française, constitue l’un des points stratégiques de l’organisation de l’événement.

Vêtu d’une tenue traditionnelle sénégalaise, Khaby Lame a parcouru les installations avant de rencontrer AYO, la mascotte officielle des Jeux, représentée par un lion. La séquence, largement relayée sur les réseaux sociaux par les organisateurs, vise à associer l’identité culturelle sénégalaise à la visibilité mondiale de l’influenceur. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un partenariat conclu le 27 mars 2026 à Dakar entre Khaby Lame et le ministère sénégalais de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur. À travers cet accord, signé à titre bénévole, l’influenceur est chargé de promouvoir l’image du Sénégal ainsi que ses projets à l’international.

Les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 se dérouleront sur trois sites principaux : Dakar, Diamniadio et Saly. Au total, environ 2 700 jeunes athlètes sont attendus pour participer à une vingtaine de disciplines. Prévue du 31 octobre au 13 novembre 2026, cette édition marque une première historique, avec l’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse sur le continent africain, sous l’égide du Comité International Olympique.

ONU : la candidature de Macky Sall fragilisée par des divisions au sein de l’UA

La candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU n’a pas obtenu de soutien au sein de l’Union africaine. Des tensions diplomatiques, notamment entre le Rwanda et le Burundi, ont pesé sur le processus.

La candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies a été fragilisée au sein de Union africaine, révélant des lignes de fracture entre États membres.

Portée par le Burundi, alors président tournant de l’UA, cette candidature n’a pas réussi à obtenir un soutien continental formel. En cause, l’échec de la procédure dite du « silence », initiée début mars 2026 pour valider une position commune.

Plus de vingt États membres ont exprimé des réserves, rompant ainsi le consensus nécessaire. Le Rwanda a notamment contesté la démarche, la jugeant contraire aux règles encadrant les candidatures africaines. Kigali a dénoncé une procédure jugée précipitée et insuffisamment concertée.

Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a critiqué ce qu’il qualifie de « diktat », visant le président burundais Évariste Ndayishimiye. En réponse, le représentant burundais auprès de l’UA, Willy Nyamitwe, a défendu la légalité du processus, rejetant les critiques formulées par Kigali.

Ces divergences diplomatiques s’inscrivent dans un contexte régional tendu. Le Burundi est engagé militairement aux côtés des forces de la République démocratique du Congo dans l’est du pays, notamment face aux rebelles du M23, souvent accusés d’être proches du Rwanda. Cette situation alimente les tensions entre Kigali et Gitega et rejaillit sur les équilibres au sein de l’UA.

Dans ce contexte, le Sénégal n’a pas officiellement soutenu la candidature de son ancien président, laissant Macky Sall sans appui institutionnel clair à l’échelle continentale. La course à la succession de António Guterres, dont le mandat s’achève en décembre 2026, reste ouverte. D’autres candidats sont en lice, notamment Rafael Grossi et Rebeca Grynspan.

Les auditions publiques des candidats doivent débuter le 20 avril 2026, dans un processus qui s’annonce particulièrement disputé sur fond de rivalités diplomatiques et d’enjeux géopolitiques.

Thiès se prépare à accueillir la fête de l’indépendance dans un décor entre attente et réalités

À quelques jours du 4 avril, la ville de Thiès s’active pour accueillir la fête de l’indépendance. Entre préparatifs, contraintes urbaines et ambiance de Ramadan, la capitale du rail dévoile un visage contrasté.

Située à environ 70 kilomètres de Dakar, la ville de Thiès s’apprête à accueillir le chef de l’État ainsi que le traditionnel défilé du 4 avril. Une célébration qui se veut symbolique, avec l’ambition de tourner la page du rendez-vous manqué du « 4-4-44 » annoncé en 2004 mais jamais concrétisé.

En ce mercredi 11 mars 2026, dès les premières heures de la matinée, la ville s’éveille lentement. Les habitants reprennent leurs activités quotidiennes, tandis que les élèves, en uniforme, se pressent pour ne pas manquer la cloche.

Aux alentours de 8 heures, une brise matinale persiste malgré les premières tentatives du soleil de s’imposer. La circulation reste fluide, presque timide, dans cette ville connue comme la capitale du rail. Les arbres, agités par le vent, offrent encore un peu de fraîcheur.

À ce stade, peu d’indices laissent penser que Thiès s’apprête à accueillir un événement d’envergure nationale. Ici et là, des femmes, bassines à la tête, se dirigent vers les marchés pour leurs activités génératrices de revenus.

Mais à partir de 10 heures, la chaleur devient écrasante. Au marché Moussanté, les commerçants occupent les abords de la voie ferrée, parfois jusqu’à en obstruer le passage. Une situation qui illustre les défis d’organisation auxquels la ville fait face.

Non loin de là, les autorités administratives observent cette occupation anarchique et entendent y mettre un terme. Le gouverneur de Thiès, Saër Ndao, appelle à une prise de conscience collective. Il évoque d’abord une sensibilisation des populations avant d’envisager des mesures plus fermes en cas de résistance.

En cette période de Ramadan, la ville a quelque peu mis en veille son habituelle effervescence culturelle. Aux heures chaudes de la journée, seuls quelques passants profitent de l’ombre des arbres le long des grandes artères.

Cependant, sur la place Place Mamadou Dia, les préparatifs avancent. Les éléments du génie militaire s’activent sous un soleil de plomb pour installer la tribune officielle. Les coups de marteau résonnent dans un environnement autrement calme.

À l’approche de la rupture du jeûne, l’ambiance change progressivement. Les récitations coraniques diffusées dans les quartiers annoncent la fin imminente de la journée. Les rues s’animent, les discussions s’intensifient, et les klaxons rythment les derniers déplacements avant l’iftar.

Dans le quartier « Rue sans soleil », réputé pour ses arbres aux feuillages denses, l’activité reste réduite. Les restaurants fonctionnent au ralenti, adaptant leur service au contexte du mois de Ramadan.

En soirée, le centre-ville retrouve un certain éclat. La Place de France et la Promenade des Thiéssois s’illuminent, mettant en valeur les grandes artères, notamment l’avenue Caen, où se tiendra le défilé militaire et civil du 4 avril.

Ancienne vitrine du réseau ferroviaire sénégalais, Thiès tente aujourd’hui de renouer avec une dynamique de développement. À travers les projets engagés, notamment dans le cadre du Programme Indépendance, la ville espère se repositionner comme un pôle stratégique.

À l’approche de la fête nationale, la capitale du rail oscille ainsi entre contraintes quotidiennes et ambitions de renouveau.

CAN 2025 : le TAS prend acte des recours de FSF après la décision de la CAF

La Fédération sénégalaise de football conteste la décision de la CAF. Le TAS a été saisi pour statuer sur la finale.

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a annoncé, mercredi, avoir enregistré un recours introduit par la Fédération sénégalaise de football (FSF) contre la Confédération africaine de football (CAF) et la Fédération royale marocaine de football (FRMF), dans le cadre du litige portant sur la finale de la CAN 2025.

Dans un communiqué consulté par l’Agence de Presse Sénégalaise, le TAS précise que ce recours fait suite à une décision rendue par la CAF le 17 mars 2026, déclarant la défaite du Sénégal par forfait lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025, et attribuant la victoire au Maroc sur le score de 3-0.

Selon la juridiction sportive, l’appel, enregistré le 25 mars 2026, vise à obtenir l’annulation de cette décision et à faire reconnaître la FSF comme vainqueur de la compétition.

La Fédération sénégalaise de football demande également la suspension immédiate du délai de dépôt du mémoire d’appel, en attendant la notification complète des motivations de la décision de la CAF, celle-ci n’ayant, pour l’heure, communiqué que le verdict du jury d’appel.

Le TAS indique qu’une formation arbitrale sera prochainement constituée pour examiner le dossier, avant l’établissement d’un calendrier de procédure.

Conformément aux règles en vigueur, la partie appelante dispose d’un délai de vingt jours pour soumettre un mémoire détaillant ses arguments juridiques. Les parties adverses bénéficient ensuite d’un délai similaire pour présenter leur défense.

Toutefois, en raison de la demande de suspension formulée par la FSF, le TAS précise qu’il n’est pas encore possible de déterminer les échéances de la procédure ni la date d’une éventuelle audience.

Sénégal : diplomatie active et tensions à l’Université Gaston Berger

SÉNÉGAL-REVUE de PRESSE

Dakar, 26 mars :  La visite du président Bassirou Diomaye Faye en Espagne et la crise à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis figurent parmi les principaux sujets traités par les quotidiens reçus jeudi.

 

Sur le volet diplomatique, Le Soleil met en avant une « diplomatie d’impacts ». Le journal rapporte que le chef de l’État a été reçu avec les honneurs au Palais royal de Madrid par le roi Felipe VI. Il a également rencontré plusieurs acteurs économiques, dont des dirigeants des groupes Gb Foods et Riu Hotels & Resorts. Le quotidien souligne par ailleurs que le président sénégalais a présidé à Madrid le Forum économique Sénégal-Espagne, réunissant autorités publiques et opérateurs privés des deux pays.

Selon la présidence, les échanges commerciaux entre les deux États affichent une progression notable. Les exportations sénégalaises vers l’Espagne ont atteint 388 milliards de FCFA en 2025, contre 154 milliards en 2024, soit une hausse de 152 %. Dans le même temps, les importations se sont établies à 315 milliards de FCFA, permettant pour la première fois au Sénégal d’enregistrer un excédent commercial de 73 milliards de FCFA.

L’As souligne que le président Faye souhaite renforcer davantage la coopération entre Dakar et Madrid, en lui donnant plus de dynamisme et de densité.

D’autres journaux, comme Libération et WalfQuotidien, mettent en avant l’accueil réservé au chef de l’État, qualifié de particulièrement chaleureux, signe de l’importance stratégique accordée à cette visite. Sur le plan national, la situation reste tendue à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis. Le Quotidien rapporte que le bras de fer entre les étudiants et l’administration universitaire a franchi un nouveau cap. Le Conseil académique a adopté, le 25 mars 2026, une série de mesures fermes, incluant des sanctions disciplinaires et la menace d’une année invalide.

Sous l’autorité du recteur Magatte Ndiaye, les autorités universitaires entendent ainsi mettre fin à la crise provoquée par la grève menée par la Coordination des étudiants de Saint-Louis.

Selon les journaux, la situation demeure préoccupante, les revendications estudiantines continuant de perturber le fonctionnement normal de l’établissement. Les responsables appellent à la responsabilité des étudiants afin de trouver une issue à cette crise.

Par ailleurs, Sud Quotidien s’intéresse à la réforme fiscale en cours. Dans le cadre du New Deal technologique, la Direction générale des impôts et des domaines (DGID) s’engage dans un processus de digitalisation des services fiscaux.

Cette réforme vise à simplifier les démarches administratives, améliorer la compréhension de l’impôt et renforcer la relation entre l’administration fiscale et les contribuables.

Sénégal : le gouvernement défend sa stratégie sur les TRS

Mis en cause sur des emprunts financiers jugés opaques, le gouvernement sénégalais assure que les TRS sont utilisés de manière transparente et maîtrisée.

Accusé par une partie de la presse internationale d’avoir recours à des montages financiers opaques, le gouvernement sénégalais affirme que l’utilisation des Total Return Swap (TRS) s’inscrit dans une stratégie transparente et avantageuse de mobilisation des ressources.

Le ministère des Finances et du Budget a rejeté toute accusation d’opacité liée à ces instruments financiers, soutenant qu’ils relèvent d’une politique maîtrisée de diversification des sources de financement.

Dans un communiqué reçu ce mardi, l’institution explique que le recours aux TRS vise à élargir la base des investisseurs, notamment étrangers, tout en renforçant la liquidité du marché financier régional, dans un contexte international marqué par un accès plus difficile aux capitaux.

Le ministère précise que ces opérations, réalisées entre avril et novembre 2025 à travers sept émissions de titres publics, ont été conduites conformément au calendrier d’émission et dans le respect des lois de finances adoptées par le Parlement.

Selon les autorités, les conditions obtenues sont jugées favorables, avec un taux net d’environ 7,1 %, inférieur aux rendements observés sur les marchés internationaux des Eurobonds, estimés entre 11 % et 12 % en 2025. Ces choix auraient permis de réaliser des économies significatives pour le Trésor public.

En réponse aux critiques, le ministère insiste sur la transparence du processus, indiquant que les résultats des adjudications sont publiés après chaque émission et que le recours aux TRS figure dans des documents officiels, notamment le rapport économique et financier annexé à la loi de finances 2026.

Il souligne également que l’exécution du plan de financement 2025 a fait l’objet d’échanges réguliers avec le Fonds monétaire international, incluant ces opérations, et que les fonds mobilisés ont été utilisés pour couvrir les besoins budgétaires de l’exercice.

Le gouvernement indique par ailleurs que l’échéance de l’Eurobond mentionnée dans la presse a été honorée en mars 2026, rejetant tout lien avec les besoins de financement en cours.

Réaffirmant sa position, le ministère des Finances assure que la gestion de la dette publique demeure « prudente, transparente et responsable », tout en maintenant un dialogue avec les partenaires techniques et financiers.

De son côté, le Financial Times affirme que le Sénégal aurait mobilisé environ 650 millions d’euros en 2025 via des mécanismes financiers complexes, sans une divulgation complète, ce qui alimente les interrogations sur la transparence de ces opérations.