MONDIAL 2027 DE BASKETBALL : Le Sénégal défie l’Égypte avec en ligne de mire, la qualification mondiale

Le Sénégal retrouve la compétition avec un objectif clair : continuer à avancer vers la Coupe du monde FIBA 2027. Pour leur première sortie de la quatrième fenêtre des éliminatoires de la Zone Afrique, les Lions affrontent l’Égypte ce jeudi 27 août 2026, à Dakar Arena, à partir de 18 h 30.

Cette quatrième fenêtre, programmée du 27 au 30 août, réunit les sélections africaines engagées dans la course à la qualification. Les rencontres se disputent à Dakar, au Sénégal, et à Radès, en Tunisie, avec 24 matchs prévus sur quatre jours.

Leader du groupe F avec cinq victoires pour une seule défaite, le Sénégal partage le même bilan que la Côte d’Ivoire et le Mali. L’Angola suit avec quatre victoires et deux défaites, tandis que l’Égypte affiche trois succès pour trois revers. La République démocratique du Congo ferme le classement avec deux victoires en six rencontres.

Face aux Lions, les Pharaons arrivent toutefois avec des arguments sérieux. Leur parcours lors de la précédente fenêtre a montré une équipe capable de résister dans les moments difficiles. L’Égypte avait notamment réussi à s’imposer à l’extérieur face à l’Angola, avant de décrocher deux victoires sur trois matchs disputés à Luanda.

Cette dynamique oblige donc les hommes de Brancou Badio à rester particulièrement vigilants. Le Sénégal sort pourtant d’une troisième fenêtre parfaite, avec trois victoires en autant de rencontres. À domicile, les Lions ont également construit une solide réputation, puisqu’ils ont remporté cinq de leurs six matchs disputés au stadium Marius Ndiaye depuis le début de la campagne.

Un autre secteur pourrait peser lourd dans cette confrontation : la domination intérieure. Depuis le lancement des éliminatoires, le Sénégal présente les meilleures statistiques de la compétition dans ce domaine. La sélection affiche notamment une moyenne de 52 rebonds et 7,8 contres par match.

Ces chiffres illustrent la puissance physique d’une équipe qui entend poursuivre sa marche vers la qualification. Mais l’Égypte, tout comme l’Angola et le Mali, possède suffisamment de ressources pour compliquer la tâche des Sénégalais. Les Lions devront donc retrouver l’intensité et la concentration qui leur ont permis de s’installer en tête du groupe.

Cette rencontre revêt également une dimension particulière pour Dakar Arena. L’enceinte accueille pour la première fois des matchs des éliminatoires africains de la Coupe du monde FIBA 2027. La capitale sénégalaise sera ainsi le théâtre de neuf rencontres du groupe F pendant cette fenêtre, tandis que Radès accueillera les matchs du groupe E.

Les douze équipes engagées seront notamment en action lors des journées d’ouverture et de clôture, les 27 et 30 août. Pour le Sénégal, le rendez-vous face à l’Égypte constitue surtout une nouvelle occasion de se rapprocher de son objectif. Avec son bilan de 5-1 et la dynamique affichée depuis le début de la campagne, la sélection possède une marge intéressante. Mais pour conserver son fauteuil de leader et avancer vers le Mondial, elle devra encore franchir l’obstacle égyptien.

L’électricité gagne 15 nouvelles localités de Kolda et Sédhiou grâce à un programme de 10 milliards de FCFA

Dans plusieurs villages de Kolda et de Sédhiou, la nuit ne sera désormais plus tout à fait la même. Les 20 et 21 août 2026, l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser) a procédé à la mise en service de l’électricité dans 15 localités des deux régions, donnant ainsi un nouveau souffle aux populations jusque-là confrontées à l’absence de réseau électrique.

 

La mise en service s’inscrit dans le Programme national d’accès universel à l’électricité, porté par le gouvernement avec l’objectif d’améliorer la couverture du pays à l’horizon 2029. Elle bénéficie d’un financement de 10 milliards de FCFA accordé par la Banque ouest-africaine de développement (Boad) et prévoit, à terme, l’électrification de 63 villages grâce à des minicentrales solaires photovoltaïques.

À la tête d’une délégation de l’Aser, le directeur général Jean-Michel Sène a parcouru plusieurs localités de Kolda et de Sédhiou au cours d’une tournée organisée les 21 et 22 août. Au fil des étapes, 15 villages ont ainsi été raccordés, marquant une nouvelle avancée dans le déploiement de l’électricité en milieu rural.

Le choix du solaire occupe une place centrale dans ce programme. Ces installations viennent compléter les différentes solutions déjà utilisées par l’Aser pour réduire les écarts d’accès à l’énergie entre les grandes villes et les zones rurales éloignées. Extensions du réseau interconnecté, mini-réseaux solaires et partenariats techniques et financiers sont ainsi mobilisés pour rapprocher progressivement l’électricité des populations les plus enclavées.

À Dialadiang, dans la commune de Paroumba, département de Vélingara, cette transformation prend une dimension particulière. Situé près des frontières avec la Guinée et la Guinée-Bissau, le village compte plus de 2 200 habitants. Il dispose désormais d’une centrale solaire photovoltaïque d’une puissance de 185 kWc.

L’arrivée de l’électricité devrait également changer le fonctionnement de plusieurs infrastructures essentielles. Dialadiang abrite notamment une école élémentaire, un collège et un poste de santé. Le village accueille aussi plusieurs services déconcentrés de l’État, parmi lesquels la police des frontières, la brigade des douanes et un cantonnement militaire.

Pour les populations, l’enjeu dépasse donc largement l’éclairage des habitations. La disponibilité de l’électricité doit permettre aux établissements scolaires et sanitaires de fonctionner dans de meilleures conditions, tout en créant un environnement plus favorable au développement des activités économiques. Dans cette zone où l’agriculture et le commerce occupent une place importante, l’accès à l’énergie peut également soutenir les activités génératrices de revenus.

Lors des cérémonies de mise en service, les autorités locales ont salué une étape importante pour les territoires concernés. Elles ont particulièrement insisté sur les effets attendus dans les secteurs de la santé et de l’éducation, mais aussi sur les perspectives économiques ouvertes par l’accès à une énergie régulière.

Le déploiement ne devrait toutefois pas s’arrêter à ces 15 localités. L’Aser annonce la poursuite, dans les prochains mois, des travaux correspondant aux deux autres lots du projet financé par la Boad. L’objectif reste inchangé : achever progressivement l’électrification des 63 villages ciblés et contribuer, à travers l’énergie solaire, à réduire la fracture énergétique entre les territoires sénégalais.

Au Sénégal, le Conseil constitutionnel recadre la majorité parlementaire tandis que Tivaouane appelle à l’unité

La presse sénégalaise revient largement, ce jeudi 27 août 2026, sur deux sujets qui occupent l’actualité nationale : l’irrecevabilité de la proposition de loi sur les crédits spéciaux et les messages délivrés lors de la célébration du Mawlid à Tivaouane.

Le Conseil constitutionnel concentre d’abord l’attention des quotidiens. Saisi par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo, l’institution a déclaré irrecevable, mardi 25 août, la proposition de loi n°36/26 portant sur le régime juridique des crédits spéciaux. Le texte, porté par la majorité parlementaire, avait été adopté en commission avant son inscription à l’ordre du jour d’une séance plénière.

Pour Le Soleil, cette décision constitue un revers pour les députés à l’origine du texte et renforce la position du gouvernement. Le journal rapporte que les Sages ont estimé que certaines dispositions relevaient du domaine de la loi organique et du pouvoir réglementaire. La procédure parlementaire ne pouvait donc pas se poursuivre dans sa forme initiale.

Sud Quotidien parle pour sa part d’un « faux pas de la majorité ». Le quotidien insiste sur le fait que le Conseil constitutionnel ne s’est pas prononcé sur l’opportunité politique des crédits spéciaux ni sur leur principe. Les Sages ont plutôt rappelé les limites qui séparent les compétences respectives de la loi, de la loi organique et du règlement.

Cette distinction est également au cœur de la lecture du Quotidien. Le journal estime que les Sages ont ainsi « recadré » les députés de Pastef en réaffirmant la place du pouvoir exécutif dans l’organisation et la gestion des dépenses publiques. L’As et Les Echos insistent eux aussi sur le coup d’arrêt porté à l’initiative parlementaire.

WalfQuotidien replace cette décision dans une séquence plus large. Le journal relève que le parti au pouvoir vient de connaître un nouveau revers devant le Conseil constitutionnel, après le rejet d’une précédente proposition portant sur une révision de la Constitution. Selon la publication, les parlementaires avaient notamment tenté d’inscrire dans la loi des modalités pratiques liées à l’engagement, au paiement et au contrôle des crédits spéciaux, empiétant ainsi sur des prérogatives réservées à l’Exécutif.

À quelques jours de la Déclaration de politique générale du Premier ministre devant l’Assemblée nationale, cette décision intervient dans un contexte politique particulièrement sensible. Elle intervient alors que les relations entre l’Exécutif et la majorité parlementaire restent marquées par des divergences sur la gestion des ressources publiques et l’équilibre des pouvoirs.

L’autre grande actualité mise en avant par les journaux est religieuse. La célébration du Mawlid a mobilisé les fidèles à Tivaouane, où les autorités religieuses ont placé l’évènement sous le signe de la paix, de l’unité et de la responsabilité citoyenne.

L’Observateur revient sur le message du khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour. À l’occasion du Gamou, celui-ci a articulé son intervention autour de trois valeurs : la paix, l’Amâna et l’unité. Un message qui résonne particulièrement dans un contexte national marqué par les tensions politiques.

Le Soleil souligne de son côté que la cérémonie officielle du Gamou, organisée mardi 25 août dans la cité religieuse de Maodo, a été dominée par les appels à la fraternité et au rapprochement. La veillée du Mawlid s’est inscrite cette année autour du thème du Tawhid, tandis que les fidèles ont communié dans la foi.

WalfQuotidien insiste enfin sur la portée politique du message délivré depuis Tivaouane. Alors que les divergences se multiplient entre les différents acteurs politiques, le khalife général des Tidianes a appelé au dialogue entre le pouvoir et l’opposition. Il a invité les protagonistes à privilégier la concertation et l’apaisement afin de préserver la stabilité et la paix du Sénégal.

Entre le rappel des limites du pouvoir parlementaire par les Sages et l’appel au dialogue lancé depuis Tivaouane, la presse sénégalaise met ainsi en lumière deux enjeux majeurs de l’actualité nationale : l’équilibre institutionnel et la préservation de la cohésion sociale.

L’Association sénégalaise des pétroliers conteste l’application de la convention du pétrole et du gaz à Kédougou

La décision du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public provoque une vive réaction dans le secteur pétrolier sénégalais. L’Association sénégalaise des pétroliers (ASP) s’oppose à l’application de la Convention collective nationale du pétrole et du gaz aux entreprises implantées dans la région de Kédougou.

La mesure découle d’une circulaire de l’Inspection régionale du travail émise le 20 août. Celle-ci demande que les contrats des travailleurs intervenant dans la distribution, le stockage et le transport des produits pétroliers soient désormais rattachés à la convention collective du pétrole et du gaz. Signée en 2019 puis étendue en 2023, cette convention doit ainsi se substituer à celle applicable au secteur du commerce.

Pour l’ASP, cette décision aurait dû faire l’objet d’échanges préalables avec les professionnels concernés. Son président, Ameth Guissé, déplore ainsi l’absence de concertation, alors que la question avait déjà fait l’objet de longues discussions sans qu’un accord ne soit trouvé sur l’opportunité d’une telle application. Le patronat rappelle à ce titre qu’« une disposition légale ne peut être ni partielle ni partiale ».

L’organisation estime surtout que l’application effective de cette convention nécessite de prendre en compte les réalités économiques du secteur. Elle invite notamment le ministre du Travail à considérer la question de la marge des distributeurs, dont la revalorisation est réclamée depuis 2015. Selon l’ASP, cette revalorisation avait fait l’objet d’un engagement de l’État et avait été étayée par une étude réalisée par le cabinet Mazars.

Derrière le débat juridique et social se profile surtout une inquiétude économique. L’ASP estime que l’application de la nouvelle convention pourrait entraîner un doublement des salaires, sans que cette hausse soit intégrée dans la structure des prix des produits pétroliers, laquelle reste fixée par l’État. Une telle situation pourrait, selon le patronat, fragiliser les entreprises de distribution à gérance directe et mettre en danger certains emplois.

Face à ces risques, l’Association sénégalaise des pétroliers appelle les autorités à mesurer les conséquences économiques de la décision. Elle leur rappelle leur responsabilité dans la préservation de la viabilité des entreprises et dans l’évaluation de la soutenabilité des mesures appliquées au secteur pétrolier.

Pastef réclame le lancement du processus des élections territoriales avant janvier 2027

À quelques mois de l’échéance prévue pour le renouvellement des conseils locaux, le calendrier électoral sénégalais revient au cœur du débat politique. Le parti Pastef–Les Patriotes, qui dispose de la majorité parlementaire, a saisi le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, avec ampliation au président de la République, ainsi que la Commission électorale nationale autonome (CENA).

Dans un communiqué publié le 26 août 2026, la formation politique d’Ousmane Sonko demande le déclenchement du processus devant conduire aux prochaines élections territoriales. Pour justifier sa démarche, Pastef revient d’abord sur le mandat des conseillers départementaux et municipaux.

Élus le 23 janvier 2022 pour une durée de cinq ans, ces derniers doivent, selon le parti, être renouvelés dans les trente jours précédant l’arrivée à terme de leur mandat, conformément aux articles L.236 et L.269 du Code électoral. À cette contrainte s’ajoute celle prévue par l’article L.63, qui dispose que le scrutin doit se tenir un dimanche.

En croisant ces différentes dispositions, Pastef estime que le dernier dimanche permettant légalement d’organiser ces élections serait le 17 janvier 2027. Mais à ce stade, une étape importante du processus n’a toujours pas été franchie : le décret fixant officiellement la date du scrutin n’a pas encore été adopté.

Le parti attire également l’attention sur la caution électorale. Celle-ci doit être déterminée par arrêté du ministre chargé des élections, après consultation des parties prenantes. Or, selon Pastef, ce montant doit être arrêté au plus tard 150 jours avant la tenue du scrutin. Le parti considère que ce délai est désormais arrivé à expiration sans que la caution n’ait été fixée.

Pour la majorité parlementaire, cette situation ne peut toutefois justifier un report tacite des élections territoriales. Pastef considère que les dispositions légales relatives au calendrier électoral doivent être respectées et qu’elles s’imposent à l’ensemble des acteurs institutionnels, y compris au président de la République.

La formation politique réaffirme ainsi son attachement à l’État de droit, aux principes démocratiques, au respect du calendrier électoral et à l’expression de la souveraineté populaire. Elle prévient surtout qu’elle entend poursuivre son action par les moyens qu’elle juge nécessaires.

Pastef–Les Patriotes assure en effet vouloir mobiliser « toutes les voies républicaines et juridictionnelles » afin d’obtenir l’application des dispositions légales et de permettre aux Sénégalais d’exercer leur droit de vote dans le cadre prévu par la loi.

Serigne Moustapha Sy affirme avoir refusé de recevoir Ousmane Sonko

Au Champ des Courses, la célébration du Mawlid a été marquée par une déclaration qui devrait alimenter les discussions sur les relations entre Serigne Moustapha Sy et Ousmane Sonko. Face aux fidèles, le guide religieux des Moustarchidines et président du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR) a directement abordé l’absence du président de l’Assemblée nationale à ses côtés.

Serigne Moustapha Sy a voulu mettre un terme aux différentes interprétations apparues autour de cette absence. Selon lui, Ousmane Sonko n’était pas absent en raison d’une contrainte particulière ou d’un malentendu. Le guide religieux affirme avoir lui-même choisi de ne pas le recevoir.

Dans une intervention ferme, il a expliqué que l’ancien Premier ministre avait pourtant insisté pour être reçu. « J’ai entendu des gens interpréter la non-venue de Sonko. Mais je veux que tout soit clair. Si vous ne l’avez pas vu ici, c’est parce que j’ai refusé de le recevoir malgré son insistance. C’est tout », a déclaré Serigne Moustapha Sy.

Cette prise de parole intervient alors que les relations entre les deux hommes suscitent de nombreuses interrogations. Autrefois alliés, Serigne Moustapha Sy et Ousmane Sonko évoluent désormais dans un contexte marqué par des interrogations sur leurs rapports.

Pour le guide religieux, il n’y aurait donc pas lieu de chercher une autre explication à l’absence du président de l’Assemblée nationale lors de cette célébration. Sa déclaration se veut claire : Ousmane Sonko n’a pas été reçu parce qu’il a choisi de ne pas l’être, malgré sa demande.

Sénégal : le Conseil constitutionnel bloque l’encadrement parlementaire des fonds spéciaux

Le bras de fer institutionnel se poursuit au Sénégal. Le Mardi 25 août 2026, le Conseil constitutionnel a déclaré irrecevable la proposition de loi adoptée par l’Assemblée nationale pour encadrer les fonds spéciaux, ces crédits communément appelés « caisses noires » et utilisables sans justification.

La juridiction avait été saisie le 18 août par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo. Le chef du Gouvernement contestait la possibilité pour les députés d’intervenir dans un domaine qu’il considère comme relevant du pouvoir réglementaire.

Dans sa décision, le Conseil constitutionnel estime que la gestion de ces crédits appartient exclusivement au pouvoir exécutif. Il considère également que le législateur ne peut lui imposer un mécanisme de contrôle sur l’utilisation de ces fonds. Cette position met ainsi un coup d’arrêt au texte voté par une Assemblée nationale largement dominée par les députés de Pastef.

Derrière cette bataille juridique se joue aussi un affrontement politique devenu de plus en plus visible. La proposition de loi avait été défendue par Ousmane Sonko, aujourd’hui président de l’Assemblée nationale, qui souhaitait notamment obtenir davantage de transparence sur les fonds spéciaux logés à la présidence de la République. Le texte était ainsi rapidement devenu un nouvel épisode de la rupture entre Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye. Les deux hommes, autrefois alliés au sein du même projet politique, ont rompu leurs liens politiques en mai dernier.

La décision du Conseil constitutionnel intervient par ailleurs à quelques jours d’une autre échéance politique majeure. Le 1er septembre, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo doit présenter sa Déclaration de politique générale devant une Assemblée nationale où le camp d’Ousmane Sonko dispose d’une forte influence. Le rejet de cette proposition de loi intervient donc dans un climat institutionnel déjà tendu entre l’exécutif et le Parlement.

Il s’agit également du deuxième texte adopté par les députés à être invalidé par le Conseil constitutionnel en un peu plus d’un mois. Le 9 juillet dernier, les sept Sages avaient déjà censuré une réforme visant à modifier l’équilibre des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif. La nouvelle décision confirme ainsi les tensions persistantes autour de la répartition des prérogatives entre les différentes institutions sénégalaises.

Sénégal : le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo présentera sa Déclaration de politique générale le 1er septembre

Le calendrier politique sénégalais s’apprête à connaître un moment important. Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo est attendu devant l’Assemblée nationale le 1er septembre 2026 pour y présenter sa Déclaration de politique générale (DPG).

Au cours de ce grand oral parlementaire, le chef du Gouvernement devra exposer aux députés les grandes orientations qui guideront l’action de son équipe au cours des prochains mois. Il présentera notamment la feuille de route stratégique du Gouvernement, ses priorités économiques ainsi que les principaux chantiers retenus pour la période à venir.

Cette intervention permettra également au Premier ministre de préciser les ambitions de son Gouvernement devant la représentation nationale. Les députés disposeront ainsi d’une présentation détaillée des axes autour desquels l’exécutif entend organiser son action.

Le 1er septembre constituera donc une échéance majeure pour Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo, appelé à défendre devant l’Assemblée nationale les grandes lignes de la politique gouvernementale et les priorités fixées pour les prochains mois.

Sénégal : une agente de Dakar Mobilité accusée d’avoir détourné plus de 16 millions de FCFA

L’affaire a commencé par une série d’anomalies financières repérées dans les stations du Bus Rapid Transit (BRT) à Dakar. Au cœur des soupçons, une agente de vente de Dakar Mobilité SA, identifiée comme A. Taha, a été déférée au parquet par la Division des investigations criminelles (DIC) pour des faits présumés de détournement de deniers publics.

La société, contrôlée par Meridiam et Fonsis, avait saisi les enquêteurs après avoir constaté des écarts récurrents entre les titres vendus et les recettes enregistrées. Employée depuis 2024, A. Taha était notamment chargée de vendre les tickets aux voyageurs à travers Kubapay, une plateforme numérique conçue pour enregistrer en temps réel les ventes et les sommes encaissées. Mais selon les éléments recueillis au cours de l’enquête, l’agente aurait exploité une faille dans le fonctionnement de cet outil pour mettre en place un système lui permettant de dissimuler une partie des recettes.

Le procédé reposait sur l’ouverture simultanée de plusieurs sessions de vente avec ses identifiants. À la fin de son service, elle ne déclarait ensuite que les montants issus de certaines sessions. Les autres restaient volontairement ouvertes et les recettes correspondantes n’étaient ainsi pas intégrées aux comptes officiellement déclarés. Répétée au fil du temps, cette méthode aurait permis de soustraire plus de 16 millions de FCFA.

Interpellée par les enquêteurs et confrontée aux écarts constatés, A. Taha a reconnu l’existence des anomalies financières, tout en affirmant ne pas en connaître précisément l’origine. Elle a toutefois admis que les opérations concernées étaient liées à l’utilisation de ses identifiants personnels. Face au préjudice, elle aurait alors proposé de rembourser les sommes en cause. L’agente s’est notamment déclarée prête à travailler sans salaire pour Dakar Mobilité jusqu’au remboursement intégral de la dette ou à effectuer des versements échelonnés avec l’appui de sa famille.

Cette proposition n’a toutefois pas empêché sa présentation devant la justice. Les investigations se poursuivent désormais afin de déterminer si d’autres personnes ont participé au mécanisme présumé ou si des faits similaires pourraient être établis. Au-delà du cas individuel, cette affaire met en lumière les enjeux liés au contrôle des transactions numériques dans les entreprises exploitant des plateformes de paiement. Elle soulève notamment la question de la capacité des dispositifs internes à détecter rapidement les anomalies et à empêcher la dissimulation de recettes dans des systèmes informatisés.

Meurtre à Tivaouane : un homme arrêté après la mort préméditée d’une jeune fille

Le Commissariat urbain de Tivaouane a interpellé un homme, placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête sur le meurtre avec préméditation d’une jeune fille, commis le 22 août 2026. L’affaire a débuté dans l’après-midi, lorsque les policiers ont été alertés vers 14 heures de la découverte d’un corps dans une zone boisée du quartier Seico.

Sur place, les agents ont retrouvé la victime allongée sur le dos, avec plusieurs traces de violences sur le corps. Les premières investigations ont rapidement conduit les enquêteurs vers un suspect grâce aux informations fournies par la mère de la défunte. Celle-ci a expliqué avoir reçu un appel d’un homme se présentant comme marabout et cherchant à obtenir des informations sur sa fille.

Interpellé par les policiers, le suspect a dans un premier temps rejeté toute implication dans le meurtre. Il a notamment affirmé avoir simplement appelé la victime la veille, aux environs de 21 heures. Mais l’exploitation de son téléphone a contredit cette version. Confronté aux éléments recueillis par les enquêteurs lors d’un second interrogatoire, le mis en cause a finalement reconnu les faits qui lui sont reprochés.

Dans ses déclarations, il aurait expliqué avoir agi sous l’influence d’un marabout rencontré lors d’un voyage. Celui-ci lui aurait promis de l’enrichir en échange de l’exécution de certaines instructions. Le suspect aurait alors utilisé plusieurs objets qu’il présente comme mystiques, notamment une corne enveloppée dans un tissu rouge et deux bouteilles. Il aurait ensuite ciblé la jeune fille avant de lui faire absorber une substance liquide destinée, selon son récit, à la rendre vulnérable.

Une fois la victime privée de ses moyens de défense, il lui aurait porté plusieurs coups avec une arme blanche au niveau du thorax, du dos et du cou. Il aurait ensuite recueilli son sang dans une bouteille, conformément aux instructions qu’il dit avoir reçues, avant de l’achever par strangulation.

Le suspect serait resté plus d’une heure sur les lieux avant de quitter la zone. Il aurait auparavant jeté le téléphone de la victime près des rails afin de brouiller les pistes. Placé en garde à vue, il reste à la disposition des enquêteurs. Les investigations se poursuivent désormais pour établir avec précision les circonstances du meurtre, déterminer les éventuelles complicités et identifier le présumé commanditaire évoqué par le suspect.