Sénégal : Diomaye Faye poursuit ses consultations avec d’anciens hauts responsables

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a poursuivi, ce mardi au Palais de la République, la série de consultations engagées dans le cadre de la Journée nationale du dialogue.

Le chef de l’État a accordé des audiences successives au Général Pathé Seck, ancien ministre de l’Intérieur, à Mouhamadou Makhtar Cissé ainsi qu’à Moustapha Niasse. D’après la Présidence de la République, les discussions ont principalement porté sur la conjoncture économique nationale, les défis sécuritaires actuels et le renforcement des acquis démocratiques du Sénégal.

Au cours de ces échanges, les différentes personnalités reçues ont présenté leurs analyses de la situation nationale et partagé leurs réflexions sur les enjeux politiques, économiques et institutionnels du moment. La Présidence indique également que Bassirou Diomaye Faye a accordé une attention particulière aux propositions et observations formulées par ses interlocuteurs, dans la continuité des concertations lancées depuis plusieurs jours avec diverses figures politiques et institutionnelles du pays.

À la fin des rencontres, les anciens responsables ont salué la démarche de dialogue initiée par le chef de l’État ainsi que son ouverture aux contributions destinées à accompagner la gestion des défis auxquels le Sénégal est confronté.

Mondial 2026 : le Sénégal fixe son camp de base à New York-New Jersey

La Fédération internationale de football association, FIFA, a officialisé mardi les camps de base des 48 sélections qualifiées pour la Coupe du monde 2026. L’équipe du Sénégal installera son quartier général dans la région de New York–New Jersey, au sein des infrastructures de Rutgers University

Dans un communiqué, la FIFA explique que ces camps serviront de centres de préparation pendant toute la phase de groupes. Les équipes y effectueront leurs entraînements, leurs séances de récupération ainsi que l’organisation quotidienne liée à la compétition.

Le Sénégal fait partie des 39 sélections qui seront basées aux États-Unis durant ce Mondial organisé conjointement par United States, Canada et Mexico du 11 juin au 19 juillet 2026.

Selon la FIFA, plusieurs villes situées hors des sites officiels de compétition accueilleront également des équipes nationales afin d’étendre les retombées économiques et l’engouement populaire liés au tournoi à travers l’Amérique du Nord.

Le directeur des opérations de la Coupe du monde 2026, Heimo Schirgi, a souligné que les camps de base occupent une place essentielle dans l’organisation du tournoi, puisqu’ils représentent les lieux de vie et de préparation quotidienne des sélections engagées.

La FIFA rappelle que le processus de sélection des camps avait démarré en 2024 avec une liste de plus de 60 sites proposés aux fédérations qualifiées. Les choix définitifs ont été effectués après le tirage au sort du Mondial organisé en décembre 2025 à John F. Kennedy Center for the Performing Arts. Le Sénégal disputera en 2026 sa quatrième Coupe du monde après ses participations en 2002, 2018 et 2022. Les Lions enchaîneront ainsi une troisième qualification consécutive après le tournoi organisé au Qatar.

Placés dans le même groupe que France, Norway et Iraq, les Lions débuteront leur parcours face à la France le 16 juin au stade de New York. Ils affronteront ensuite la Norvège le 23 juin au MetLife Stadium avant de terminer la phase de groupes contre l’Irak le 26 juin à BMO Field.

Le sélectionneur Pape Thiaw avait dévoilé le 21 mai une liste de 28 joueurs retenus pour la compétition. Les Lions ont commencé leur regroupement lundi à Diamniadio avec une première séance d’entraînement organisée sur le terrain annexe du Stade Abdoulaye-Wade. Plusieurs joueurs avaient déjà rejoint le rassemblement, notamment Sadio Mané, Edouard Mendy, Nicolas Jackson et Iliman Ndiaye.

L’équipe nationale recevra officiellement le drapeau des mains du président sénégalais avant de s’envoler pour Charlotte, où elle poursuivra sa préparation et disputera un premier match amical contre United States le 31 mai.

Les Lions rejoindront ensuite San Antonio afin d’affronter Saudi Arabia le 9 juin dans un second match de préparation avant le début de la Coupe du monde 2026.

Ousmane Sonko place son magistère à l’Assemblée sous le sceau de l’éthique et du contrôle institutionnel

Porté à la tête de l’Assemblée nationale du Sénégal avec 132 voix sur 133 votants, Ousmane Sonko a prononcé un discours axé sur l’éthique publique, le rôle du Parlement et le renforcement des institutions républicaines.

L’ancien Premier ministre a été élu au terme d’un scrutin organisé en séance plénière sous la supervision du premier vice-président de l’institution, Ismaïla Diallo. Sur les 133 députés ayant pris part au vote, 132 ont soutenu sa candidature, tandis qu’une seule abstention a été enregistrée. Aucun vote contre ni bulletin nul n’a été comptabilisé.

Cette élection est intervenue juste après la reprise officielle de son mandat parlementaire, dans un contexte marqué par la démission du président sortant de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, et la réorganisation des instances dirigeantes du Parlement.

Dans son allocution d’investiture, Ousmane Sonko a affirmé vouloir faire de l’Assemblée nationale un espace fondé sur l’exigence morale, la responsabilité et la redevabilité. Selon lui, l’institution parlementaire doit jouer un rôle central dans le contrôle démocratique et dans la consolidation de la confiance entre les citoyens et leurs représentants.

Le nouveau président de l’Assemblée a également insisté sur la nécessité pour les responsables politiques de faire preuve de retenue, de dignité et de sens du devoir dans l’exercice des fonctions publiques. Il a rappelé que la légitimité politique reste avant tout liée à la volonté populaire.

Sur le plan institutionnel, Ousmane Sonko a assuré que le Parlement exercera pleinement ses missions constitutionnelles, notamment le vote des lois, le contrôle de l’action gouvernementale et l’évaluation des politiques publiques. Il a toutefois précisé que l’Assemblée nationale ne sera pas utilisée comme un instrument de blocage ou de confrontation systématique.

Selon lui, l’objectif est de garantir un contrôle rigoureux de l’exécutif sans provoquer de paralysie institutionnelle ni alimenter des tensions politiques inutiles.

Dans son discours, il a également lancé un appel à l’ensemble des députés, majorité comme opposition, afin de préserver le fonctionnement des institutions et de privilégier l’intérêt national au-delà des clivages partisans.

Cette nouvelle étape politique intervient parallèlement à la nomination d’Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo comme Premier ministre, chargé de poursuivre la mise en œuvre des réformes engagées par les autorités sénégalaises dans le cadre de l’Agenda Sénégal 2050.

Ousmane Sonko élu président de l’Assemblée nationale

Quelques heures après avoir retrouvé son siège de député, Ousmane Sonko a été porté à la tête de l’Assemblée nationale du Sénégal, à l’issue d’un vote largement dominé par la majorité parlementaire du Pastef.

Réunis en séance plénière à Dakar, les députés ont procédé à l’élection du nouveau président de l’institution parlementaire dans un contexte de réorganisation des principaux centres du pouvoir. Le scrutin, dirigé par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Ismaïla Diallo, a enregistré la participation de 133 parlementaires. À l’arrivée, Ousmane Sonko a obtenu 132 voix favorables, contre aucune opposition, avec une seule abstention et aucun bulletin déclaré nul.

À travers ce vote, l’ancien Premier ministre devient officiellement le nouveau président de l’Assemblée nationale du Sénégal, quelques heures seulement après sa réinstallation au sein de l’hémicycle. Plus tôt dans la journée, Ousmane Sonko avait repris son mandat parlementaire au cours de la même séance. Après les formalités protocolaires et la remise de son écharpe de député, il avait rejoint les bancs du groupe parlementaire Pastef sous les applaudissements de ses partisans.

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Cette élection intervient après la démission de Malick Ndiaye de la présidence de l’institution, ouvrant la voie à une nouvelle configuration politique au sommet du pouvoir législatif.

Le vote s’est déroulé sans incident majeur, conformément aux dispositions prévues par le règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Selon les règles en vigueur, le nouveau président entre immédiatement en fonction dès la proclamation officielle des résultats.

Cette recomposition institutionnelle intervient également dans un contexte marqué par la nomination récente d’Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo au poste de Premier ministre, chargé de poursuivre la conduite de l’action gouvernementale et la mise en œuvre des réformes engagées par les autorités sénégalaises.

Ousmane Sonko retrouve officiellement son siège de député

Ousmane Sonko a officiellement retrouvé son siège de député ce mardi à l’Assemblée nationale du Sénégal, à l’occasion d’une séance plénière marquée par sa réinstallation au sein de l’hémicycle et la poursuite de la recomposition des instances parlementaires.

À son arrivée, l’ancien chef du gouvernement a accompli les formalités prévues pour sa réintégration avant de recevoir son écharpe de député. Il a ensuite rejoint les bancs du Pastef, où sa présence a été saluée par les élus de la majorité parlementaire. Ce retour intervient quelques jours après son départ de la Primature et dans un contexte politique marqué par la nomination d’Ahmadou Al Aminou Lo à la tête du gouvernement.

Dans sa première prise de parole officielle, le nouveau Premier ministre a assuré que cette transition ne traduisait pas une rupture politique, mais plutôt une nouvelle méthode dans la conduite de l’action gouvernementale. Il a également rendu hommage au travail accompli sous la direction d’Ousmane Sonko, tout en réaffirmant la continuité des grandes orientations du programme « Sénégal 2050 ».

Ahmadou Al Aminou Lo a notamment insisté sur la poursuite des réformes économiques et sociales engagées depuis l’alternance de 2024, ainsi que sur la nécessité de maintenir la mobilisation des partenaires nationaux et internationaux autour des priorités de l’État.

Dans le même temps, le Parlement poursuit sa réorganisation interne après la démission d’El Malick Ndiaye de la présidence de l’institution. Les députés doivent désormais procéder à l’élection d’un nouveau président de l’Assemblée nationale au cours de cette même séance plénière.

Sénégal : calme constaté autour de l’Assemblée nationale avant la séance plénière

Contrairement aux rumeurs ayant circulé dans la soirée, aucun dispositif sécuritaire exceptionnel n’a été observé aux abords de l’Assemblée nationale du Sénégal à quelques heures de la séance plénière prévue ce mardi 26 mai 2026.

Un constat effectué sur place autour de 00h15 montre que la situation demeure calme et normale autour de l’hémicycle ainsi que sur les principaux axes menant à la place Soweto. Aucun bouclage, barricadage ou fermeture des voies d’accès n’a été constaté malgré les informations relayées sur les réseaux sociaux et dans certains cercles politiques.

Les dispositifs visibles sur le terrain correspondent aux contrôles habituels assurés autour de l’institution parlementaire, sans renforcement apparent des effectifs de sécurité. Les accès restent ouverts aussi bien pour les usagers que pour le personnel administratif.

Aucune présence inhabituelle des forces de police ou de gendarmerie n’a également été signalée dans le périmètre immédiat de l’Assemblée nationale, où doit se tenir une séance particulièrement attendue marquée par la réintégration d’Ousmane Sonko comme député et l’élection du nouveau président de l’institution parlementaire.

Sénégal : l’Assemblée nationale prépare le retour d’Ousmane Sonko

L’Assemblée nationale du Sénégal s’apprête à ouvrir une séquence politique majeure ce mardi 26 mai 2026. Les députés sont attendus en séance plénière dès 9 heures pour examiner deux dossiers particulièrement sensibles : la réintégration officielle d’Ousmane Sonko comme député et l’élection d’un nouveau président de l’institution parlementaire.

Cette séance intervient dans un climat politique tendu, quelques jours seulement après le départ d’Ousmane Sonko de la Primature et la démission d’El Malick Ndiaye de la présidence de l’Assemblée nationale. Réuni dimanche, le Bureau de l’institution avait officiellement validé la demande de réintégration du leader du Pastef ainsi que la démission d’El Malick Ndiaye, ouvrant ainsi une nouvelle phase de recomposition au sein du pouvoir législatif.

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Le retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale constitue l’un des événements politiques les plus suivis du moment au Sénégal. Après son éviction du gouvernement par le président Bassirou Diomaye Faye, le leader du Pastef retrouve ainsi une position institutionnelle majeure dans un Parlement largement dominé par sa formation politique.

Dans le même temps, l’élection du futur président de l’Assemblée nationale pourrait redessiner les rapports de force internes au sein de la majorité parlementaire. Avec 130 sièges sur 165, le Pastef dispose d’une confortable majorité capable d’imposer son choix à la tête de l’institution.

Cette journée parlementaire est donc perçue comme une étape décisive dans la nouvelle configuration du pouvoir sénégalais, alors que le pays traverse une période de fortes tensions politiques depuis la rupture entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko.

Ahmadou Al Aminou Lo place son action gouvernementale sous le signe de la loyauté et du redressement national

Quelques heures après sa nomination à la Primature, Ahmadou Al Aminou Lo a dévoilé les grandes orientations qu’il entend imprimer à l’action gouvernementale.

Dans une première déclaration solennelle, le nouveau chef du gouvernement a mis l’accent sur la continuité du projet porté par le président Bassirou Diomaye Faye, le redressement économique du pays et une réorganisation plus cohérente du fonctionnement de l’exécutif.

Le nouveau Premier ministre a affirmé vouloir poursuivre les réformes engagées depuis l’alternance politique de 2024, en particulier autour de l’Agenda Sénégal 2050, considéré comme la principale boussole stratégique du régime.

« Je démarrerai ma mission sur une bonne base, à savoir les réalisations du gouvernement sous les orientations du président de la République », a déclaré Ahmadou Al Aminou Lo, saluant les avancées déjà enregistrées dans la mise en œuvre du programme de transformation économique et sociale.

Dans son intervention, il a tenu à préciser que sa nomination ne traduisait pas une rupture politique, mais plutôt une évolution dans la méthode de gouvernance. « Il ne s’agit point d’un changement de cap. C’est plutôt un changement de méthode dans la cohérence institutionnelle et l’action gouvernementale voulue par le chef de l’État », a-t-il insisté.

Successeur d’Ousmane Sonko, récemment démis de ses fonctions, Ahmadou Al Aminou Lo a également affiché sa fidélité au président de la République, qualifiant sa nouvelle mission de « sacerdoce ». Il a remercié Bassirou Diomaye Faye pour la confiance accordée depuis l’arrivée du Pastef au pouvoir.

Son premier discours a surtout été marqué par un accent fort mis sur les défis économiques du Sénégal. Le nouveau chef du gouvernement a évoqué un contexte marqué par les tensions budgétaires, la hausse du coût de la vie, les effets des crises internationales et un environnement sécuritaire régional fragile.

Ancien cadre de Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, Ahmadou Al Aminou Lo apparaît désormais comme le principal artisan du redressement économique voulu par l’exécutif. Il a réaffirmé la volonté du gouvernement de maintenir le cap sur la souveraineté économique, la réduction des inégalités sociales et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Le nouveau Premier ministre a également adressé un message aux investisseurs et partenaires du Sénégal, affirmant que le pays demeurait « sûr et fiable » malgré le contexte politique récent.

Cette nomination intervient dans une période délicate pour le pouvoir sénégalais, quelques jours après la rupture entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Le choix d’un technocrate discret, réputé rigoureux et expérimenté dans les questions financières, traduit la volonté du chef de l’État de consolider l’appareil gouvernemental tout en rassurant sur la continuité du projet politique issu de l’alternance de 2024.

Avant son arrivée à la Primature, Ahmadou Al Aminou Lo occupait les fonctions de ministre d’État chargé du suivi et de l’évaluation de l’Agenda Sénégal 2050, après avoir été ministre secrétaire général du gouvernement. Sa longue carrière au sein de la BCEAO, où il a exercé plusieurs responsabilités stratégiques, lui vaut une réputation de spécialiste des questions monétaires, financières et de gouvernance économique.

Sénégal : Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo nommé Premier ministre

Le Sénégal ouvre une nouvelle séquence politique avec la nomination d’Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo au poste de Premier ministre.

Âgé de 60 ans, cet économiste sénégalais au parcours marqué par la finance publique, la régulation bancaire et les marchés financiers succède à Ousmane Sonko à la tête du gouvernement. Issu du Prytanée militaire de Saint-Louis, où il obtient en 1985 un baccalauréat scientifique avec mention Bien en tant que major de promotion, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo poursuit ensuite des études en sciences économiques à Université Cheikh Anta Diop. Il complète sa formation bancaire à Dakar avant de décrocher, en 2023, un Executive Master en finance islamique à l’INCEIF University de Kuala Lumpur.

L’essentiel de sa carrière se construit au sein de Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, qu’il rejoint en 1987. Au fil des années, il y occupe plusieurs postes stratégiques liés aux opérations de marché, au financement des économies, aux systèmes d’information et à la régulation bancaire. En 2016, il devient Directeur national de la BCEAO pour le Sénégal avant d’être nommé Secrétaire général de l’institution en février 2024.

Durant son parcours à la banque centrale, il participe à plusieurs dossiers majeurs pour l’économie sénégalaise, notamment les émissions d’eurobonds sur les marchés internationaux, les échanges avec les agences de notation Standard & Poor’s et Moody’s, ainsi que les négociations menées avec Fonds monétaire international. Il contribue également au développement de la finance islamique dans l’UEMOA et aux travaux liés à la future monnaie unique de la CEDEAO.

Entré au gouvernement dès avril 2024 comme ministre secrétaire général de la présidence, il devient ensuite ministre d’État chargé du suivi de l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 ». À ce poste, il supervise la coordination des réformes stratégiques et le pilotage des projets prioritaires de l’État.

En le nommant à la Primature, le président Bassirou Diomaye Faye fait le choix d’un profil technocratique expérimenté, considéré comme l’un des principaux architectes administratifs et financiers de la nouvelle gouvernance sénégalaise depuis l’alternance de 2024.

Ousmane Sonko réintégré à l’Assemblée nationale après la démission de Malick Ndiaye

Le Parlement sénégalais entre dans une nouvelle phase politique. Réuni ce dimanche 24 mai, le Bureau de l’Assemblée nationale a validé la demande de réintégration d’Ousmane Sonko, qui retrouve officiellement son mandat de député après son départ de la Primature.

Dans le même temps, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a présenté sa démission de la tête de l’institution parlementaire. Proche d’Ousmane Sonko et membre influent du Pastef, il conserve toutefois son siège de député. Sa démission a été officiellement constatée par le Bureau de l’Assemblée.

Cette séquence politique intervient seulement deux jours après le limogeage d’Ousmane Sonko par le président Bassirou Diomaye Faye, dans un contexte marqué par des tensions croissantes entre les deux anciens alliés arrivés ensemble au pouvoir en avril 2024.

À l’issue de la réunion du Bureau, la Conférence des présidents a fixé au mardi 26 mai l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale. Cette échéance pourrait ouvrir la voie à l’arrivée d’Ousmane Sonko au perchoir, alors que le Pastef dispose d’une très large majorité parlementaire avec 130 sièges sur 165.

Dans un message publié sur Facebook, El Malick Ndiaye a expliqué que sa décision relevait d’un « choix personnel » guidé par « l’intérêt supérieur de la Nation » et sa conception des institutions. Sans détailler davantage ses motivations, cette démission apparaît néanmoins comme un nouvel épisode majeur dans la recomposition du pouvoir sénégalais.

La nomination du futur président de l’Assemblée sera particulièrement suivie, car elle pourrait redessiner les équilibres politiques au sommet de l’État. Le président Bassirou Diomaye Faye doit désormais également désigner un nouveau Premier ministre, qui devra ensuite obtenir l’approbation des députés dans un délai maximal de trois mois.