ONU : Bassirou Diomaye Faye maintient son soutien à la candidature de Macky Sall

À New York, Bassirou Diomaye Faye continue de défendre la candidature de son prédécesseur Macky Sall à la tête des Nations unies. Le président sénégalais a assuré jeudi que celle-ci conservait, selon lui, des possibilités de succès malgré les résultats enregistrés lors des consultations informelles du Conseil de sécurité.

Cette position a été exprimée lors d’un entretien accordé à France 24 et RFI. Interrogé sur les perspectives de Macky Sall, le chef de l’État sénégalais a déclaré ne pas partager le pessimisme exprimé autour de sa candidature. Pour Bassirou Diomaye Faye, le processus reste ouvert tant que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité n’ont pas arrêté leur position. Il estime donc prématuré de considérer que l’issue de la course est déjà déterminée.

Macky Sall est officiellement candidat au poste de secrétaire général des Nations unies. Sa candidature a été présentée par le Burundi le 2 mars 2026 dans le cadre du processus conduit par l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité. L’ancien président sénégalais a également participé en avril au dialogue interactif organisé avec les candidats.

Le profil de Macky Sall mis en avant

Au-delà des résultats des consultations, Bassirou Diomaye Faye a choisi de mettre l’accent sur le profil de son prédécesseur. Il a indiqué que Macky Sall poursuit ses démarches auprès de ses pairs et des États appelés à prendre part au processus.

Le président sénégalais présente notamment son prédécesseur comme un candidat susceptible de porter les revendications africaines au sein des instances internationales. Il estime que la sous-représentation de l’Afrique dans les espaces de décision de l’ONU constitue un enjeu important.

Bassirou Diomaye Faye associe également cette candidature à la question de la réforme de l’architecture financière internationale. Il rappelle, dans ce contexte, l’expérience de Macky Sall à la tête du Sénégal et les difficultés liées à la dette auxquelles son pays a été confronté.

Le chef de l’État a ainsi renouvelé son « plein soutien » à la candidature de son prédécesseur. Cette position intervient alors que le processus de sélection du prochain secrétaire général se poursuit sous l’égide des Nations unies. Selon les règles établies, le secrétaire général est nommé par l’Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité.

Le soutien de Dakar à Macky Sall demeure toutefois contesté sur le plan politique au Sénégal. Ses détracteurs, notamment au sein de Pastef et parmi des familles de victimes des violences politiques de 2021 à 2024, le qualifient de « trahison ». Cette appréciation relève de ces acteurs et n’est pas partagée par le président sénégalais.

À New York, Bassirou Diomaye Faye maintient donc publiquement sa ligne. Il continue de défendre la candidature de Macky Sall tout en estimant que le processus de désignation du prochain secrétaire général de l’ONU reste ouvert.

ONU : Bassirou Diomaye Faye échange avec António Guterres sur les grands enjeux internationaux

À New York, les échanges diplomatiques de Bassirou Diomaye Faye se poursuivent. Le président sénégalais s’est entretenu jeudi avec António Guterres, secrétaire général des Nations unies, alors que celui-ci achève son mandat à la tête de l’Organisation.

Au cours de la rencontre, le chef de l’État sénégalais a exprimé sa gratitude à António Guterres pour les efforts déployés durant près d’une décennie en faveur de la paix, de la sécurité et de la justice. Cette période a notamment été marquée par la pandémie de Covid-19 et la multiplication des conflits à travers le monde.

António Guterres a, de son côté, salué l’engagement du président sénégalais et du Sénégal. Il a relevé des positions fondées sur le dialogue et la recherche de la paix, dans le cadre d’une relation qui se traduit également par une présence importante des Nations unies à Dakar, où une trentaine d’agences de l’Organisation sont installées.

Les deux responsables ont également abordé la finalisation du regroupement de ces agences au sein de la Maison des Nations Unies de Diamniadio. L’infrastructure a été construite sur les ressources propres du Sénégal.

La 3e Conférence des Nations unies sur l’eau a également figuré parmi les sujets évoqués. Prévue en décembre, elle sera coorganisée par le Sénégal et les Émirats arabes unis.

En sa qualité de président en exercice de la CEDEAO, Bassirou Diomaye Faye a par ailleurs réaffirmé la volonté du Sénégal de rester aux côtés des Nations unies sur les questions de paix et de sécurité dans la sous-région.

Les échanges ont enfin porté sur plusieurs enjeux liés à l’évolution du système international. António Guterres a assuré que l’ONU restait engagée en faveur de la correction des injustices héritées du passé.

Il a notamment cité la représentation de l’Afrique au Conseil de sécurité, la réforme du système économique et financier international, ainsi que les questions liées à la dette et aux financements concessionnels. Les injustices climatiques ont également été évoquées.

Cette rencontre entre Bassirou Diomaye Faye et António Guterres intervient ainsi autour de plusieurs dossiers qui touchent à la coopération entre le Sénégal et l’ONU, mais aussi aux réformes du système multilatéral et aux enjeux de paix et de sécurité dans la sous-région.

 Dakar vise un siège au Conseil de sécurité de l’ONU pour 2032-2033

Le Sénégal veut retrouver un rôle au sein du Conseil de sécurité des Nations unies. À New York, Bassirou Diomaye Faye a annoncé la candidature de Dakar à un siège de membre non permanent pour la période 2032-2033.

Le président sénégalais a fait cette annonce lors du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Elle intervient alors que Dakar entend renforcer sa présence dans les instances internationales et participer davantage aux discussions consacrées aux grandes questions de paix et de sécurité.

Dans son intervention, Bassirou Diomaye Faye a également consacré une partie de son discours à la réforme du Conseil de sécurité. Il a notamment estimé que sa composition actuelle ne correspondait plus aux réalités internationales contemporaines.

« Nous convenons tous que la composition du Conseil ne reflète pas les réalités de notre temps », a déclaré le chef de l’État, appelant les États membres à passer désormais à l’action.

Pour le président sénégalais, cette réforme répond à des enjeux de « justice, de crédibilité et d’équilibre du système international ». Il plaide ainsi pour une évolution de l’architecture de l’organe chargé de traiter les principales questions relatives à la paix et à la sécurité internationales.

Au-delà de la composition du Conseil, Bassirou Diomaye Faye s’est également exprimé sur le profil du prochain secrétaire général des Nations unies. Il a appelé de ses vœux un « leadership expérimenté », capable de dialoguer avec les différents États membres, de les écouter et de favoriser le rapprochement entre les positions.

Dans ce cadre, le président sénégalais a de nouveau apporté son soutien à la candidature de l’ancien chef de l’État Macky Sall au poste de secrétaire général de l’ONU. Il a estimé que celui-ci portait une vision correspondant à ce rôle.

« C’est l’occasion pour moi de renouveler mon appui à sa candidature et de réitérer la demande de soutien du Sénégal auprès des États membres », a déclaré Bassirou Diomaye Faye.

Avec cette candidature pour la période 2032-2033, le Sénégal projette ainsi sa présence diplomatique dans le système des Nations unies sur le long terme. L’annonce faite à New York s’inscrit dans un discours plus large du président sénégalais consacré à la réforme du multilatéralisme et à la place des États africains dans les institutions internationales.

Revue de presse Sénégal : le discours de Bassirou Diomaye Faye à l’ONU domine les unes

À Dakar, les déclarations de Bassirou Diomaye Faye depuis New York continuent d’alimenter les commentaires des quotidiens. Son intervention à la tribune des Nations unies, mais aussi ses entretiens accordés à RFI et France 24, sont particulièrement scrutés par la presse sénégalaise ce vendredi 25 septembre.

Le Soleil revient notamment sur le contenu du discours présidentiel devant l’Assemblée générale de l’ONU. Le journal présente une intervention consacrée aux grands enjeux internationaux, avec un accent sur la réforme de l’organisation, les difficultés du multilatéralisme et la situation à Gaza.

Le Quotidien s’intéresse pour sa part à la dimension africaine du déplacement présidentiel. Selon le journal, Bassirou Diomaye Faye a défendu à New York une démarche articulée autour de l’unité nationale et d’une stratégie continentale. Sa prise de position en faveur de la candidature de son prédécesseur Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies occupe également une place importante dans cette lecture.

Le Témoin quotidien élargit le regard aux différents dossiers évoqués par le chef de l’État devant les dirigeants du monde. Le journal relève ses prises de position sur les conflits, le climat, le développement et la dette, ainsi que sur la réforme du Conseil de sécurité. La candidature de Macky Sall et les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 figurent également parmi les sujets rapportés.

L’Observateur met davantage l’accent sur la candidature de l’ancien président sénégalais à la tête de l’ONU. Le quotidien revient sur la position exprimée par Bassirou Diomaye Faye face aux interrogations concernant les perspectives de cette candidature. Le journal souligne ainsi la volonté du président sénégalais de continuer à la défendre publiquement.

Dans son analyse, Sud Quotidien rapproche les différentes interventions du chef de l’État à New York. Du discours prononcé à l’ONU aux entretiens accordés à RFI et France 24, le journal relève une même ligne autour du multilatéralisme, de la souveraineté et de la place de l’Afrique dans les affaires internationales.

La candidature de Macky Sall y apparaît également comme un dossier assumé par les autorités sénégalaises. Sud revient en outre sur plusieurs questions abordées lors des entretiens présidentiels, notamment l’accord avec le FMI, les rapports avec Ousmane Sonko et les prochaines élections locales de 2027.

WalfQuotidien s’intéresse précisément à cette dimension intérieure des échanges du président sénégalais avec les médias internationaux. Le journal rapporte les explications données par Bassirou Diomaye Faye sur son différend avec Ousmane Sonko, tout en évoquant les questions liées à la dissolution de l’Assemblée nationale, au report des élections locales et au soutien à la candidature de Macky Sall.

À travers ces différentes lectures, la presse sénégalaise revient ainsi sur plusieurs dimensions du déplacement de Bassirou Diomaye Faye à New York. Le discours devant l’ONU constitue le principal point de départ, mais les journaux prolongent l’analyse vers la réforme du système multilatéral, la représentation de l’Afrique et plusieurs dossiers de politique intérieure.

Les déclarations présidentielles sur la place du continent dans les institutions internationales et sur la candidature de Macky Sall occupent notamment une place importante dans les commentaires. Les entretiens accordés à RFI et France 24 permettent, eux, aux journaux d’examiner les positions du chef de l’État sur plusieurs sujets nationaux et internationaux.

Senegal : Le général Souleymane Kandé retrouve un poste stratégique dans l’appareil sécuritaire

Le général de brigade Souleymane Kandé retrouve une fonction stratégique au sein de l’appareil sécuritaire sénégalais. Selon des informations rapportées par FDS TV et reprises par plusieurs médias, l’ancien chef d’état-major de l’Armée de terre a été nommé directeur général du Renseignement extérieur (DGRE) par décret présidentiel.

La DGRE est rattachée à la Présidence de la République et placée sous l’autorité du Délégué au Renseignement national. Cette nouvelle responsabilité ramène ainsi le général Kandé au cœur du dispositif sénégalais de renseignement après plusieurs mois passés en Inde dans le cadre de ses fonctions diplomatiques et militaires.

L’officier avait été nommé en mai 2024 attaché de Défense et de Sécurité auprès de l’ambassade du Sénégal en Inde. Il avait finalement rejoint son poste à New Delhi en mars 2025, une affectation qui avait suscité diverses réactions dans l’espace public sénégalais.

Avant cette période diplomatique, Souleymane Kandé s’était principalement illustré dans des fonctions opérationnelles au sein des forces armées. Il avait notamment commandé la Zone militaire n°5 à Ziguinchor, avec des responsabilités liées aux opérations de sécurisation en Casamance.

Le 1er juillet 2023, il avait également été nommé, cumulativement à ses fonctions, coordonnateur des Opérations spéciales. Son parcours comprend ainsi plusieurs responsabilités liées au commandement militaire, à la défense et aux questions de sécurité nationale.

Un retour vers des responsabilités stratégiques

La nomination annoncée à la DGRE constitue une nouvelle étape dans le parcours de l’officier. Elle intervient alors que les autorités sénégalaises mettent également l’accent sur le renforcement des capacités de défense et de sécurité. Dans sa Déclaration de politique générale du 8 septembre, le Premier ministre avait notamment annoncé le renforcement du dispositif sécuritaire aux frontières et des capacités de défense du pays.

Le retour de Souleymane Kandé dans l’appareil sécuritaire intervient également dans une période marquée par plusieurs changements au sein des structures publiques sénégalaises. Le Conseil des ministres a procédé ces dernières semaines à une série de nominations à différents postes stratégiques.

Selon les informations rapportées par FDS TV, le général Kandé ne serait d’ailleurs pas le seul officier concerné par cette vague de changements. D’autres militaires auraient été nommés à des responsabilités au sein de l’appareil de défense et de sécurité.

La nouvelle configuration devrait ainsi entraîner une évolution de la répartition des responsabilités dans ces secteurs. Pour Souleymane Kandé, elle marque surtout le passage d’une mission diplomatique en Inde à une fonction directement liée au renseignement extérieur du Sénégal.

100 taxis électriques remis à Dakar dans un programme destiné à moderniser le transport urbain sénégalais

Le renouvellement du parc de taxis se poursuit au Sénégal avec l’introduction progressive de véhicules électriques. Jeudi, 100 taxis électriques ont été officiellement remis au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES), à Dakar, dans le cadre d’un programme portant à terme sur 1 000 véhicules.

La cérémonie a été organisée par le Fonds de développement des transports terrestres (FDTT), en partenariat avec la Banque pour le commerce et l’industrie (BCI). L’initiative intervient dans un contexte marqué par les besoins de renouvellement du parc automobile et les enjeux liés à la mobilité urbaine.

À travers ce programme, les promoteurs souhaitent également accompagner la transition vers des modes de transport moins polluants et favoriser l’utilisation de véhicules moins dépendants des carburants conventionnels.

À l’ouverture de la cérémonie, le directeur général de la BCI, Papa Massal Dièye, a insisté sur le rôle du financement dans la modernisation du transport urbain. Il a réaffirmé l’engagement de l’établissement bancaire à accompagner les professionnels dans l’acquisition de véhicules électriques.

Du côté du FDTT, l’administrateur Bara Sow a mis en avant les effets attendus du programme sur le renouvellement du parc automobile. Il a également souligné son intérêt pour la transition vers une mobilité plus propre.

Pour les responsables du programme, cette évolution du parc doit aller de pair avec une meilleure structuration du secteur. Bara Sow estime ainsi que l’initiative devrait contribuer à « renforcer la professionnalisation du secteur des transports terrestres ». Les différents intervenants ont également défendu une mobilité « plus propre et plus économique », tout en appelant à poursuivre les efforts engagés pour renouveler le parc de taxis.

Une première étape vers 1 000 véhicules

La remise des 100 véhicules constitue une étape dans le déploiement du programme global de 1 000 taxis électriques. L’objectif affiché est d’accompagner progressivement la transformation du transport urbain au Sénégal.

Au-delà de l’introduction de nouveaux véhicules, le dispositif entend améliorer les conditions d’exercice des professionnels du secteur et renforcer sa structuration, selon les organisateurs. Le représentant des bénéficiaires a salué l’initiative et remercié les différents partenaires ayant participé à sa mise en œuvre. La cérémonie s’est poursuivie par une visite des véhicules remis, avant un point de presse réunissant les responsables du programme.

Avec cette première remise, le Sénégal engage ainsi une nouvelle étape dans le renouvellement de son parc de taxis. Les 1 000 véhicules prévus doivent progressivement contribuer à l’introduction d’une mobilité urbaine davantage tournée vers l’électrique et moins dépendante des carburants conventionnels.

Sénégal : jusqu’à 3 milliards de dollars d’investissement pour une nouvelle raffinerie à Mbao

Le Sénégal prépare un investissement majeur dans son industrie pétrolière. La Société africaine de raffinage (SAR) et la compagnie turque Yamata ont signé, mercredi 23 septembre à New York, un protocole d’accord pour renforcer les capacités de raffinage du pays.

La signature s’est déroulée en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Elle a été effectuée par le directeur général de la SAR, Mamadou Abib Diop, et le président-directeur général de Yamata, Cengiz Duyar, lors d’une cérémonie présidée par le chef de l’État sénégalais Bassirou Diomaye Diakhar Faye.

Le projet porte d’abord sur la construction d’une deuxième raffinerie d’une capacité de 4 millions de tonnes par an. La future installation doit notamment pouvoir traiter le pétrole brut produit à Sangomar, mais aussi une large gamme de pétroles bruts.

Selon la Présidence de la République, l’investissement nécessaire à cette nouvelle infrastructure est estimé entre 2 et 3 milliards de dollars. Le programme ne se limite toutefois pas à la construction de cette nouvelle unité. Il prévoit également la modernisation de la raffinerie de Mbao, actuellement en activité. Les travaux devraient représenter un investissement supplémentaire compris entre 300 et 500 millions de dollars.

Yamata doit prendre en charge l’ingénierie, les achats, la construction et le financement du projet. La compagnie turque mobilisera les ressources nécessaires auprès de ses partenaires financiers, sans garantie souveraine de l’État, précise la Présidence.

La signature du protocole marque une nouvelle étape dans le processus. Elle ouvre notamment la voie à la finalisation des études d’ingénierie de détail, présentées comme la dernière étape avant le démarrage de la construction.

À terme, la nouvelle raffinerie doit permettre au Sénégal de couvrir l’ensemble de ses besoins nationaux en produits pétroliers. Les capacités supplémentaires doivent également permettre de dégager des excédents destinés au marché sous-régional.

Le projet comporte par ailleurs un volet pétrochimique. Des initiatives connexes doivent favoriser la transformation locale des dérivés du pétrole et contribuer au développement de nouvelles filières industrielles. Sur le plan de l’emploi, plus de 15 000 emplois directs sont annoncés pendant la phase de construction. Une part importante devrait être consacrée au contenu local, notamment dans l’ingénierie, la maintenance et la logistique industrielle.

À travers ce partenariat avec Yamata, les autorités sénégalaises présentent ainsi le renforcement des capacités de raffinage comme l’un des axes de leur stratégie de souveraineté énergétique. L’enjeu est à la fois d’accroître les capacités industrielles nationales, de mieux valoriser le pétrole brut et de répondre aux besoins du marché sénégalais.

Revue de presse Sénégal : l’agenda de Bassirou Diomaye Faye à l’ONU domine les unes

À la Une des quotidiens sénégalais ce jeudi 24 septembre 2026, l’agenda diplomatique de Bassirou Diomaye Faye à New York occupe une place centrale. En marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le chef de l’État multiplie les rencontres avec plusieurs dirigeants, tandis que son intervention à la tribune officielle est particulièrement attendue.

Le Quotidien revient sur les entretiens menés par le président sénégalais durant la semaine de haut niveau. Le journal relève notamment ses échanges avec son homologue burundais Evariste Ndayishimiye, le président français Emmanuel Macron ainsi qu’avec d’autres dirigeants. Pour le quotidien, ces rencontres dépassent le cadre des partenariats bilatéraux et des discussions sur le rôle de la Cedeao. Elles remettent également en lumière, selon son analyse, la question du positionnement du Sénégal et de plusieurs grands membres de l’ONU autour de la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies.

L’As s’intéresse également à cette candidature et évoque une évolution de la position de Dakar. Le journal rappelle que Macky Sall avait notamment emprunté le canal du Burundi, alors président en exercice de l’Union africaine, pour soumettre sa candidature en mars dernier. Le quotidien estime toutefois que, malgré le soutien de Dakar et les démarches entreprises autour de cette candidature, celle-ci rencontre des difficultés. Il s’appuie notamment sur les résultats du troisième scrutin indicatif organisé le vendredi 18 septembre, au cours duquel Macky Sall aurait obtenu cinq voix d’encouragement, neuf de découragement et une sans opinion.

Au-delà de cette question, l’intervention de Bassirou Diomaye Faye à l’Assemblée générale constitue l’un des principaux rendez-vous annoncés par les journaux. Le Soleil indique que le chef de l’État doit prendre la parole ce jeudi 24 septembre à la tribune officielle de l’ONU. Selon le quotidien, son discours devrait notamment aborder le respect du droit international, la réforme de la gouvernance mondiale ainsi que les questions de justice économique et financière.

Le Soleil met également en avant un autre dossier issu de l’agenda new-yorkais, cette fois sur le terrain économique. La Société africaine de raffinage (SAR) et la compagnie turque Yamata ont signé mercredi à New York un protocole d’accord portant sur la construction d’une deuxième raffinerie au Sénégal. Le projet représenterait un investissement estimé entre 2 et 3 milliards de dollars, soit plus de 1 000 milliards de francs CFA.

WalfQuotidien souligne, pour sa part, le paradoxe entre la production pétrolière du Sénégal, qui a débuté en 2024, et la dépendance persistante du pays aux importations de carburants. Le journal présente la future raffinerie comme un projet susceptible de renforcer les capacités industrielles du pays. Selon cette publication, les autorités espèrent que la nouvelle infrastructure pourra couvrir les besoins du marché national et permettre également de dégager des excédents destinés aux marchés de la sous-région, où la demande en produits pétroliers continue de progresser.

Ainsi, la revue de presse Sénégalaise de ce jeudi est largement dominée par l’activité diplomatique de Bassirou Diomaye Faye à New York. Les journaux s’intéressent à la fois à ses rencontres avec plusieurs dirigeants, à son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU, à la candidature de Macky Sall au secrétariat général de l’organisation et aux retombées économiques des accords conclus en marge de la session.

Sénégal : Dakar accueillera le lancement de l’initiative « Médias de Paix » de la CIMCT

Le Sénégal accueillera, le 29 septembre 2026 à Dakar, le lancement officiel de l’initiative « Médias de Paix » portée par la Coalition islamique militaire pour combattre le terrorisme (CIMCT). L’annonce a été faite mardi par la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA).

La cérémonie débutera à 10 heures à l’hôtel King Fahd Palace. Elle sera présidée par le ministre sénégalais des Forces armées, en présence du secrétaire général de la CIMCT.

Cette rencontre s’inscrit dans les activités de la coalition, qui regroupe 43 pays membres, dont le Sénégal. L’organisation coordonne les efforts de ses membres dans la lutte contre les différentes formes de terrorisme.

Pour ce lancement, Dakar réunira des responsables civils et militaires, mais également des dirigeants et des experts du secteur des médias. Les participants doivent notamment examiner les initiatives portées par la CIMCT et échanger sur la contribution des médias aux efforts de prévention de l’extrémisme et de lutte contre le terrorisme.

L’initiative « Médias de Paix » entend ainsi placer la production et la diffusion de l’information au cœur des discussions. Les échanges porteront notamment sur les moyens permettant aux médias de contribuer à la diffusion d’informations favorables à la paix, à la prévention de l’extrémisme et à la sensibilisation des populations face aux menaces terroristes.

À travers cette conférence internationale, la CIMCT souhaite ainsi réunir autour d’une même table les acteurs de la sécurité et ceux de l’information. Dakar servira, le 29 septembre, de cadre au lancement officiel de cette initiative consacrée au rôle des médias dans les réponses aux enjeux liés au terrorisme et à l’extrémisme.

Sénégal : le SATI demande l’application effective des réformes de gouvernance de l’IPRES

Le Syndicat autonome des travailleurs de l’IPRES (SATI) demande une application effective des nouvelles règles de gouvernance prévues pour les institutions de prévoyance sociale au Sénégal. Dans une déclaration publiée le 22 septembre 2026, l’organisation syndicale estime que ces réformes peuvent répondre à plusieurs préoccupations exprimées depuis plusieurs années par les travailleurs de l’IPRES.

Cette prise de position intervient alors que plusieurs centrales syndicales contestent certaines dispositions des nouveaux Codes du travail et de la sécurité sociale, adoptés par l’Assemblée nationale puis promulgués le 3 septembre dernier. Le SATI distingue toutefois les dispositions relatives à la gouvernance des institutions sociales, qu’il considère comme répondant à des revendications anciennes.

Le syndicat cite notamment les questions liées à la transparence, au contrôle des investissements et à la responsabilité des administrateurs. Il affirme que les organisations de travailleurs de l’IPRES alertent depuis 2008 sur certains investissements immobiliers et montages financiers qu’elles jugent insuffisamment encadrés.

Dans ce contexte, le SATI réclame un contrôle plus strict des décisions d’investissement afin de préserver les ressources de l’institution chargée de la gestion des retraites. Il demande également un audit des principaux projets d’investissement réalisés au cours des dernières années.

La gouvernance des conseils d’administration constitue un autre point soulevé par le syndicat. Le SATI rappelle que ces instances reposent sur une représentation tripartite réunissant l’État, les employeurs et les travailleurs, avec un principe d’alternance à leur présidence.

Selon le syndicat, la présidence du conseil d’administration de l’IPRES n’aurait toutefois pas connu l’alternance prévue par les règles de gouvernance depuis 2014. Le SATI estime que cette situation aurait contribué, selon ses termes, à une concentration des pouvoirs au sein des institutions sociales.

L’organisation syndicale met également en cause certains recrutements et nominations au sein de l’IPRES et de la Caisse de sécurité sociale (CSS), qu’elle qualifie de politiques ou de familiaux. Ces affirmations sont avancées par le SATI dans sa déclaration, sans qu’elles soient établies par des éléments indépendants dans le texte communiqué.

Sur le nouveau Code de la sécurité sociale, le syndicat souligne en revanche les mécanismes qu’il considère comme susceptibles de renforcer le contrôle et la performance des institutions. Il cite notamment les conventions d’objectifs et de gestion conclues entre l’État et les conseils d’administration, ainsi que les contrats de performance destinés aux directeurs généraux.

Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions entre le gouvernement et plusieurs organisations syndicales autour des nouveaux Codes du travail et de la sécurité sociale. Plusieurs syndicats ont notamment annoncé une grève générale de trois jours en octobre pour contester certaines de leurs dispositions.

Le SATI appelle pour sa part à poursuivre la mise en œuvre des réformes de gouvernance des institutions sociales. Pour le syndicat, leur application doit notamment permettre d’améliorer la transparence, de renforcer la rigueur dans la gestion et de mieux préserver les ressources destinées aux travailleurs et aux retraités.