Diplomatie africaine : Libreville et Dakar resserrent leurs liens

En escale à Libreville, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a eu un entretien avec son homologue gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema. Une rencontre qui confirme la solidité et la continuité des relations entre le Gabon et le Sénégal.

 

Les relations Gabon Sénégal poursuivent leur dynamique de consolidation. Les présidents Brice Clotaire Oligui Nguema et Bassirou Diomaye Faye se sont entretenus mardi à Libreville, à l’occasion d’une escale technique du chef de l’État sénégalais, selon un communiqué de la Présidence de la République gabonaise.

De retour d’une visite officielle à Brazzaville, en République du Congo, Bassirou Diomaye Faye a marqué une halte à l’aéroport international Léon Mba. Il y a été accueilli avec les honneurs protocolaires par le président gabonais, en présence de membres de la communauté sénégalaise résidant au Gabon.

Cette rencontre a été l’occasion pour le chef de l’État sénégalais d’adresser une invitation officielle à son homologue gabonais. Brice Clotaire Oligui Nguema est convié, en tant qu’hôte de marque, aux cérémonies du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance du Sénégal, prévues le 4 avril 2026 à Dakar.

Au-delà du symbole, les échanges ont porté sur plusieurs dossiers d’intérêt commun. Les deux dirigeants ont évoqué le renforcement de la coopération Sud-Sud, les enjeux de stabilité et de sécurité en Afrique centrale et de l’Ouest, ainsi que les perspectives de développement économique du continent.

Les Présidents Oligui Nguema et Diomaye Faye ne sont pas à leur première rencontre. Ils se sont déjà retrouvés à plusieurs reprises lors de sommets régionaux et internationaux dédiés à la coopération africaine. À chaque occasion, ils ont réaffirmé la qualité des relations Gabon Sénégal et leur volonté partagée d’œuvrer pour la stabilité, la solidarité et le progrès du continent.

CAN 2025 : le Maroc conteste les sanctions de la CAF

Battue en finale par le Sénégal, la Fédération royale marocaine de football a décidé de saisir la Commission d’appel de la CAF. En cause : des sanctions jugées excessives après les incidents survenus lors de l’ultime match de la CAN 2025.

 

La Fédération royale marocaine de football (FRMF) a annoncé, mardi, avoir décidé d’interjeter appel des décisions rendues par le Jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF), à la suite des incidents ayant émaillé la finale de la CAN 2025, perdue face au Sénégal (0-1).

Dans un communiqué publié sur son site officiel, l’instance marocaine estime que les sanctions infligées ne sont pas à la hauteur des faits reprochés. « Considérant que les sanctions prononcées ne sont pas proportionnelles à la gravité et à la dangerosité de ces faits, et soucieuse de préserver l’ensemble des droits que lui garantit la loi, la Fédération royale marocaine de football a décidé d’interjeter appel de ces décisions », indique le texte.

La CAF avait rendu publiques, mercredi soir, les conclusions de son Jury disciplinaire concernant les incidents intervenus lors de la finale opposant le Maroc, pays hôte, au Sénégal. Ces décisions ont visé à la fois les deux fédérations, ainsi que plusieurs joueurs et officiels, pour manquements au code disciplinaire de l’instance continentale.

Côté sénégalais, le sélectionneur Pape Bouna Thiaw a écopé d’une suspension de cinq matchs officiels CAF, assortie d’une amende de 100 000 dollars US (environ 66 millions FCFA). Les joueurs Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr ont été suspendus pour deux matchs chacun. La Fédération sénégalaise de football (FSF) a, pour sa part, été condamnée à une amende globale de 615 000 dollars US, soit près de 406 millions FCFA.

La FSF a toutefois fait savoir, samedi, qu’elle ne saisirait pas les voies de recours. Dans un communiqué, elle indique avoir « pris acte » des décisions et avoir officiellement notifié à la CAF sa renonciation à tout appel, y compris pour les sanctions individuelles visant le sélectionneur et les deux joueurs concernés. L’instance sénégalaise a également confirmé qu’elle assumerait l’intégralité des amendes financières infligées.

Tout en réaffirmant sa volonté de défendre ses intérêts au sein des instances du football africain, la FSF dit inscrire son action dans le respect strict des règlements de la CAF, au service de l’intégrité du jeu et du rayonnement du football continental.

Du côté marocain, les sanctions concernent notamment Achraf Hakimi, suspendu pour deux matchs officiels CAF, dont un avec sursis pendant un an, pour comportement antisportif. Le milieu Ismaël Saibari a, lui, écopé de trois matchs de suspension et d’une amende de 100 000 dollars US. La FRMF a également été condamnée à une amende totale de 315 000 dollars US, soit environ 208 millions FCFA.

La finale de la CAN 2025 avait été marquée par de fortes tensions. La polémique est née d’un penalty accordé au Maroc par l’arbitre, deux minutes après un but refusé au Sénégal. En réaction, le sélectionneur sénégalais avait demandé à ses joueurs de quitter la pelouse en signe de protestation.

Après plusieurs minutes d’interruption, les Lions du Sénégal sont finalement revenus sur le terrain. Portée par Sadio Mané, la sélection sénégalaise s’est imposée grâce à Pape Guèye, auteur de l’unique but de la rencontre.

Presse sénégalaise : diplomatie, hydrocarbures et sécurité au cœur de l’actualité

Les quotidiens sénégalais parus ce mercredi 4 février 2026 balayent une actualité dense, dominée par le rapprochement Dakar–Brazzaville, les tensions dans le secteur des hydrocarbures et les signaux envoyés à deux ans des élections locales.

 

Les journaux reçus ce mercredi s’intéressent à plusieurs sujets majeurs, allant du renforcement de la coopération diplomatique entre le Sénégal et la République du Congo aux enjeux sécuritaires, en passant par les crispations politiques et économiques internes.

Le quotidien Le Soleil met en exergue la dynamique diplomatique entre Dakar et Brazzaville, évoquant une volonté partagée d’aller vers « un partenariat plus dense et structuré » entre les deux pays. Le journal revient sur la visite officielle de deux jours effectuée par le président Bassirou Diomaye Faye en République du Congo. Selon la publication, lors de la dernière journée de cette mission, mardi, les présidents Diomaye Faye et Denis Sassou-Nguesso ont plaidé pour une coopération renforcée, tournée vers l’avenir et mieux structurée.

De son côté, L’Observateur s’attarde sur les turbulences qui secouent le secteur des hydrocarbures. En cause, la décision de l’État de contraindre les sociétés pétrolières à s’acquitter de la redevance due à la Commission de régulation du secteur de l’énergie (CRSE). Le journal révèle que des mises en demeure ont été adressées aux opérateurs, tandis que l’État envisagerait des avis à tiers détenteurs afin de bloquer les comptes bancaires de certains distributeurs récalcitrants.

À l’horizon politique, WalfQuotidien se projette déjà vers les élections locales prévues en 2027. Le journal observe que les principaux partis ont enclenché la vente ou le placement de cartes de membre, une stratégie visant à se positionner tôt dans la perspective des prochaines batailles électorales.

Dans la même veine, Source A souligne la montée de tension autour du processus électoral. Le Front pour la défense de la République (FDR) y dénonce ce qu’il qualifie de « forfaiture » du gouvernement. Selon ses responsables, cités par le journal, aucune date officielle n’a encore été fixée pour les élections municipales, et les commissions administratives chargées de l’établissement et de la révision des listes électorales n’ont pas été mises en place à la date du 1er février.

Sur le terrain sécuritaire, Yoor-Yoor évoque une inflexion majeure de la politique de sécurité nationale. Le quotidien met en avant une hausse budgétaire historique de 18,31 % en 2026 en faveur de la police nationale. En visite à la Direction générale de la police nationale, le Premier ministre Ousmane Sonko aurait esquissé les contours d’une nouvelle doctrine sécuritaire, axée sur une force publique modernisée, où le recours à la force devient l’exception dans un État protecteur et souverain.

Enfin, L’Info se penche sur la perception de la corruption au Sénégal. Le journal titre sur « des chiffres qui dérangent », en s’appuyant sur une récente enquête d’Afrobarometer Sénégal. Celle-ci révèle que les pratiques de pots-de-vin, la crainte de représailles et les soupçons persistants continuent de peser sur le quotidien des citoyens, notamment dans la police, la gendarmerie, les services fiscaux, la justice, les collectivités locales et le milieu des affaires. Toutefois, l’étude souligne que 68 % des Sénégalais se disent satisfaits de l’action gouvernementale dans la lutte contre la corruption au sein de l’administration publique.

Industrialisation : le Sénégal intensifie l’appel aux partenaires économiques

À Dakar, le ministre sénégalais de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, a exhorté les acteurs économiques et les États partenaires à renforcer leur engagement en faveur des projets structurants du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest, à l’occasion du lancement du Salma Dialogue Business Forum.

 

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, a invité mardi les acteurs économiques ainsi que les gouvernements partenaires à accroître leur mobilisation pour accompagner les projets structurants du Sénégal et, plus largement, de l’Afrique de l’Ouest.

Selon lui, le Sénégal, qui ambitionne de devenir un hub industriel régional, a clairement affiché sa volonté d’accélérer son industrialisation. À titre d’illustration, le budget du ministère en charge de l’Industrie a été multiplié par six, atteignant désormais 350 milliards de FCFA, traduisant une orientation stratégique assumée vers le développement industriel.

S’exprimant lors de la cérémonie officielle de lancement du Salma Dialogue Business Forum, tenue à Dakar, Serigne Guèye Diop a également encouragé les jeunes, les entrepreneurs et les femmes à s’impliquer pleinement dans cette dynamique. Il a estimé que leurs initiatives et leur capacité d’innovation joueront un rôle déterminant dans la réussite du projet collectif de transformation économique.

Dans une démarche visant à faciliter l’implantation des entreprises tunisiennes au Sénégal, le ministre a présenté les grandes lignes des politiques industrielles et commerciales nationales, articulées autour de six priorités stratégiques. L’objectif, a-t-il expliqué, est de permettre aux investisseurs étrangers de mieux appréhender l’environnement des affaires sénégalais avant de s’y engager durablement.

« Notre ambition au Sénégal est de faire de l’industrie un véritable moteur de développement, à l’image de la Tunisie », a déclaré Serigne Guèye Diop. Il a mis en avant la nécessité de créer des emplois décents, de promouvoir la diversification économique, tout en inscrivant cette action dans une logique durable, solidaire et ouverte aux partenariats régionaux et internationaux.

Pour le ministre, la réussite de cette stratégie repose avant tout sur un partenariat étroit entre l’État, le secteur privé, la société civile et les partenaires techniques et financiers, tant au niveau national qu’international.

Dans cette perspective, il a salué le Salma Dialogue, qu’il considère comme une plateforme exemplaire de coopération Sud-Sud et triangulaire entre l’Afrique, l’Europe et l’Amérique latine. Le forum favorise, selon lui, la co-construction de projets, le co-investissement, le transfert de technologies, les programmes de formation conjointe et le développement de chaînes de valeur régionales.

Présent à la rencontre, le secrétaire d’État tunisien chargé de la transition énergétique, Wael Chouchane, s’est félicité de la tenue de ce forum, dont il espère des retombées concrètes. Il a souligné la volonté partagée avec son homologue sénégalais de faire du Salma Dialogue un cadre pragmatique, propice à la mise en place de partenariats effectifs entre les secteurs privés tunisien et sénégalais.

Pour Wael Chouchane, cette rencontre constitue un espace pertinent pour identifier les complémentarités, structurer des projets communs et encourager les investissements croisés. Parmi les secteurs à fort potentiel de coopération, il a cité l’industrie automobile et la mobilité durable, domaines dans lesquels la Tunisie a progressivement bâti un écosystème industriel solide.

Cette réussite tunisienne repose, selon lui, sur une gouvernance claire, un dialogue constant avec le secteur privé, une anticipation des mutations industrielles et un investissement continu dans la qualité, la formation et l’intégration locale. Autant d’atouts qui font du Sénégal, de par son dynamisme économique et son rôle de porte d’entrée vers l’Afrique de l’Ouest, un partenaire naturel et stratégique.

Thiès accueille le lancement de la Semaine nationale de l’école de base 2026

La 25e édition de la Semaine nationale de l’école de base (SNEB) a été officiellement lancée lundi à Thiès par le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, avec un accent particulier mis sur la sécurité et la qualité de l’environnement scolaire.

 

Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a procédé lundi, au stadium Lat-Dior de Thiès, au lancement officiel de la 25e édition de la Semaine nationale de l’école de base (SNEB). Cette édition est placée sous le thème : « Pour un environnement scolaire sécurisé et propice aux apprentissages : la communauté s’engage ».

S’exprimant devant les acteurs du système éducatif, le ministre a rappelé que la SNEB constitue un temps fort de mobilisation citoyenne en faveur de l’école sénégalaise. Pour lui, l’édition 2026 se veut avant tout un appel renouvelé à l’engagement collectif autour des enjeux liés à la sécurité et au bien-être des apprenants.

Selon Moustapha Guirassy, garantir un cadre scolaire sûr, inclusif et favorable aux apprentissages demeure une condition essentielle pour assurer l’accès à l’éducation, le maintien des élèves dans le système scolaire et leur réussite. Il a insisté sur le fait que l’école ne saurait se limiter à un simple lieu d’enseignement, mais doit rester un espace de protection, d’épanouissement et de préparation à l’avenir.

Le ministre a, à cette occasion, salué les efforts conjugués de l’État, des collectivités territoriales, des parents d’élèves ainsi que des partenaires techniques et financiers, qui ont permis d’enregistrer des progrès notables dans l’amélioration de l’environnement scolaire. Il a toutefois reconnu que d’importants défis persistent, appelant l’ensemble des acteurs à redoubler d’initiatives et de vigilance.

Dans cette dynamique, Moustapha Guirassy a invité les communautés éducatives à renforcer les actions concrètes sur le terrain, notamment à travers l’organisation régulière de journées de nettoyage et de réhabilitation des établissements, la mise en place de mécanismes communautaires de surveillance des écoles, la sécurisation des trajets scolaires, ainsi que la maintenance préventive et corrective des infrastructures, en particulier les latrines et les points d’eau.

La SNEB 2026 se déroule par ailleurs dans un climat de fierté nationale, marqué par la deuxième victoire historique du Sénégal à la Coupe d’Afrique des nations (CAN). Pour le ministre, les valeurs incarnées par les Lions de la Téranga :  jom, fulla, ngor, muñ (bravoure, personnalité, dignité et patience) ; font écho aux principes promus par la nouvelle initiative de transformation humaniste de l’éducation, portée par son département.

Indemnité de logement : un rappel historique accordé à 16 000 agents de l’État

Longtemps réclamée par les syndicats, l’indemnité de logement devient une réalité pour près de 16 000 agents de l’État sénégalais. Le président Bassirou Diomaye Faye a décidé d’y adjoindre un rappel remontant à juin 2025, une mesure saluée par les partenaires sociaux.

 

Longtemps attendue par les agents concernés, l’indemnité de logement devient enfin effective pour près de 16 000 agents de l’État, fonctionnaires et non-fonctionnaires, jusque-là exclus de cet avantage. Rendue possible par la signature d’un décret en décembre dernier, cette mesure est largement interprétée comme un signal fort envoyé par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Dans un communiqué rendu public, le Collectif interministériel des agents de l’Administration sénégalaise (CIAAS) a exprimé sa satisfaction et sa reconnaissance à l’endroit des autorités étatiques. Le collectif estime que cette décision vient réparer une inégalité longtemps décriée au sein de l’Administration publique.

Mais au-delà de l’octroi de l’indemnité, c’est surtout la question du rappel qui a été saluée. Alors que le ministère de la Fonction publique envisageait initialement un paiement prenant effet à la date de signature du décret, le chef de l’État a finalement opté pour un rappel remontant à juin 2025. Une période correspondant à l’inscription de l’indemnité de logement dans la loi de finances rectificative, permettant ainsi aux bénéficiaires de percevoir plusieurs mois d’arriérés.

La décision a été officiellement portée à la connaissance de l’opinion par le secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (CSA), Elimane Diouf, à l’issue de son audience avec le président de la République, le 29 janvier 2026. Une annonce accueillie avec une « immense satisfaction » par le CIAAS, qui y voit un acte fort en faveur de la justice sociale et du dialogue social.

Le collectif n’a pas manqué de saluer l’engagement de la CSA et de son secrétaire général, dont le plaidoyer constant a permis de maintenir cette revendication au cœur des priorités gouvernementales. Pour le CIAAS, cette avancée démontre l’efficacité du dialogue social lorsqu’il s’appuie sur une volonté politique affirmée.

Selon le collectif, cette décision présidentielle est susceptible de contribuer à l’apaisement durable du climat social au sein de l’Administration sénégalaise, pilier central de l’action publique et du développement socioéconomique. Il exhorte toutefois les autorités à assurer une mise en œuvre rapide et effective du paiement des rappels, afin que les 16 000 agents bénéficiaires en perçoivent concrètement les effets.

Bassirou Diomaye Faye en visite officielle de deux jours au Congo

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’est envolé ce matin pour la République du Congo, dans le cadre d’une visite officielle destinée à renforcer la coopération bilatérale.

 

Le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce matin à destination de la République du Congo pour une visite officielle de deux jours, selon une information communiquée par la présidence du Sénégal. D’après la même source, cette visite s’inscrit dans la volonté des deux pays de raffermir leurs relations d’amitié et de coopération, comme l’a indiqué la présidence dans un message publié sur le réseau social X.

Le Sénégal et la République du Congo avaient convenu de redynamiser leurs relations bilatérales le 12 juin dernier, à l’occasion d’une visite à Dakar du Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso. Lors de cette rencontre, les deux parties avaient reconnu que la coopération économique entre Dakar et Brazzaville restait largement en deçà des potentialités réelles qu’offre le partenariat entre les deux États.

Sur la base de ce constat, les autorités sénégalaises et congolaises avaient décidé de mettre en place un comité ad hoc, chargé d’identifier les mécanismes et leviers susceptibles de renforcer et d’approfondir la coopération bilatérale, notamment sur les plans économique et institutionnel.

Sanction CAF : Pape Thiaw sera bel et bien présent pour la Coupe du monde 2026

Sanctionné par la CAF, Pape Thiaw ne manquera pas la Coupe du monde 2026. La suspension ne concerne que les éliminatoires de la CAN 2027.

 

La sanction infligée au sélectionneur national Pape Thiaw par la Confédération africaine de football (CAF) ne compromet en rien sa présence à la Coupe du monde 2026, contrairement aux inquiétudes relayées ces derniers jours. La suspension de cinq matchs assortie d’une amende de 100 000 dollars ne s’applique qu’aux compétitions placées sous l’égide de la CAF.

En clair, cette décision concerne uniquement les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2027, prévue au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie. Les compétitions organisées par la FIFA, notamment les éliminatoires et la phase finale du Mondial 2026, ne sont pas concernées. Une distinction réglementaire fondamentale : une sanction prononcée par la CAF ne s’étend pas automatiquement aux compétitions FIFA.

Un précédent vient d’ailleurs conforter cette lecture des textes. En 2023, le joueur sénégalais Krépin Diatta avait écopé de quatre matchs de suspension après ses propos virulents contre la CAF, à la suite de l’élimination du Sénégal face à la Côte d’Ivoire en huitièmes de finale de la CAN. Cette sanction avait été purgée lors des éliminatoires de la CAN 2025, sans aucune incidence sur les compétitions FIFA.

Sauf recours introduit par la Fédération sénégalaise de football (FSF), option actuellement à l’étude, Pape Thiaw purgera sa suspension entre septembre et novembre 2026, lors de la phase de groupes des éliminatoires de la CAN 2027. Ces éliminatoires débuteront dès mars prochain avec un tour préliminaire impliquant douze sélections, dont six rejoindront les quarante-deux équipes déjà qualifiées pour la phase de groupes.

Le sélectionneur des Lions de la Teranga devrait ainsi retrouver son banc en novembre 2026, à l’occasion de la dernière journée des éliminatoires. La sanction touche également deux cadres de la sélection : Ismaïla Sarr et Iliman Ndiaye, suspendus chacun pour deux matchs, manqueront les deux premières journées de ces éliminatoires.

Les quatre premières journées de la phase de groupes sont programmées entre le 21 septembre et le 6 octobre 2026, tandis que les deux dernières se tiendront du 9 au 17 novembre 2026. Si cette situation constitue un défi organisationnel pour la FSF, l’essentiel demeure préservé : la campagne mondiale du Sénégal reste intacte.

Sanction CAF : Pape Bouna Thiaw refuse les cagnottes de soutiens organisée en son nom

Après sa sanction par la CAF, Pape Bouna Thiaw remercie le peuple sénégalais pour son soutien, mais refuse toute cagnotte organisée en son nom.

 

Le sélectionneur des Lions de la Teranga, Pape Bouna Thiaw, est sorti de son silence après la vague de solidarité déclenchée sur les réseaux sociaux à la suite de la sanction prononcée contre lui par la Confédération africaine de football (CAF). Des internautes sénégalais avaient notamment initié une cagnotte en sa faveur.

Suspendu pour cinq matchs officiels CAF et condamné à une amende de 100 000 dollars, pour un comportement jugé contraire aux principes de fair-play et d’intégrité, le technicien sénégalais a tenu à s’adresser directement au peuple sénégalais à travers un message public.

« Peuple du Sénégal, ma famille, votre solidarité depuis l’annonce des sanctions me touche profondément. Merci pour cet amour et ce soutien constants », a-t-il déclaré dans une publication largement relayée en ligne.

Toutefois, face aux initiatives de collecte de fonds lancées en son nom, Pape Bouna Thiaw a appelé ses soutiens à la retenue. « Je vous demande respectueusement de ne pas organiser de cagnottes à mon profit », a-t-il insisté, tout en exprimant sa gratitude pour l’élan de générosité observé.

Le sélectionneur national a enfin invité ses compatriotes à faire preuve de solidarité autrement. Selon lui, ces initiatives gagneraient à être réorientées vers des causes sociales prioritaires. « Je vous encourage à diriger ces fonds vers des actions plus urgentes, au bénéfice de celles et ceux qui en ont réellement besoin », a-t-il conclu.

CAN 2025 : malgré la sanction, Pape Thiaw bientôt prolongé et revalorisé

Malgré sa suspension après la finale de la CAN 2025, le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw va voir son contrat prolongé et revalorisé, selon la ministre des Sports.

 

Suspendu pour cinq matchs et sanctionné d’une amende de 100 000 dollars américains à la suite des incidents survenus lors de la finale de la CAN 2025, Pape Thiaw peut néanmoins se réjouir d’une annonce majeure. Sacré champion d’Afrique avec le Sénégal, le sélectionneur national verra son contrat prolongé et revalorisé dans les prochains jours, alors que celui-ci arrive à échéance le 18 février 2026. L’information a été confirmée ce jeudi par la ministre sénégalaise des Sports, Khady Diène, lors d’une rencontre avec la presse.

« Existe-t-il une possibilité de revalorisation salariale pour le coach ? Oui, je l’affirme ici. Il a atteint ses objectifs en qualifiant l’équipe nationale pour la Coupe du monde et en remportant la Coupe d’Afrique des Nations. On ne change pas une équipe qui gagne. Nous allons donc poursuivre avec lui. Et lorsqu’on accomplit de grandes choses, on mérite de grandes récompenses », a déclaré la ministre.

Dans le cadre de ce nouveau bail en cours de négociation, Pape Thiaw se verra confier une mission de taille : conduire le Sénégal vers un sacre historique à la Coupe du monde 2026.

« Nous allons revoir les termes du contrat initial. Il comportait une clause qui ne visait pas seulement une qualification en finale de la CAN, mais bien la victoire finale. Aujourd’hui, notre ambition est claire : remporter un premier trophée mondial et devenir la première nation africaine championne du monde. Pour cela, il faut placer notre entraîneur dans des conditions optimales de performance, afin qu’il travaille sereinement, sans préoccupations financières ou quotidiennes », a conclu la patronne du sport sénégalais, sourire aux lèvres.