Aliou Cissé : ’’pas de calcul à faire contre la Colombie’’

L’équipe nationale de football du Sénégal, opposée à celle de la Colombie jeudi à Samara, en match comptant pour la 3e journée des phases de groupe du Mondial 2018, ne fera pas de calcul et va viser la victoire, assure le sélectionneur des Lions, Aliou Cissé.

« Il n y a pas de calcul à faire. Demain, on entre sur le terrain avec la consigne claire de jouer pour gagner », a répondu le sélectionneur sénégalais en conférence de presse, en réponse à la question de savoir s’il va jouer la Colombie pour obtenir un match nul.

Un nul suffit au Sénégal, premier ex-aequo de la poule H avec le Japon (4 points), pour se qualifier pour les huitièmes de finale du Mondial, alors que son adversaire du jour, la Colombie, doit gagner ou faire match nul en comptant éventuellement sur un résultat négatif du Japon pour passer au prochain tour.

L’entraîneur dit s’attendre à « un match disputé » face aux Colombiens qui selon lui « ont un jeu fait d’impact dans les duels’’, sans compter qu’ils disposent également d’une « belle équipe techniquement ».

« Nous savons que c’est un match difficile qui nous attend », mais « on va entrer sur le terrain avec l’intime conviction de nous qualifier », a assuré Cissé, ajoutant ne se focaliser « sur aucun joueur colombien en particulier’’, misant plutôt sur « l’engagement » de ses joueurs.

Le sélectionneur des Lions affirme bien connaître l’équipe de la Colombie qu’il a joué en 2014 en amical et pense que ses joueurs « sont dans le bon tempo ».

L’équipe nationale du Sénégal, arrivée à Samara ce mercredi aux environs de midi (heure locale), s’est entraînée sur le terrain annexe du stade devant abriter le match contre la Colombie, suite à une injonction de la Fifa demandant que la pelouse soit préservée.

Le partenariat douane-entreprise magnifié

Le directeur de la facilitation et du partenariat avec l’entreprise (FPE) a magnifié mercredi l’évolution des relations entre la douane et l’entreprise, saluant des ’’acquis’’ et des ’’avancées’’ régulièrement actualisés.

’’L’évolution des relations de partenariat Douane-Entreprise est faite d’acquis et d’avancées’’, a déclaré le colonel Pape Thialaw Fall lors de l’atelier portant sur le programme des Opérateurs économiques agréés (OEA).

Selon M. Fall, l’objet de cet atelier est le ‘’remplacement du Programme de partenaires privilégiés (PPP)’’, mis en place depuis 2011 par le programme OEA, pour être’’ conforme à l’Accord de facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), signé en 2013 et ratifié par le Sénégal en 2016.

‘’L’exercice qui nous réunit consiste à échanger sur les projets de textes et aussi recueillir les avis, observations et suggestions du secteur privé sur l’ensemble du document’’, a-t-il renseigné, assurant qu’en tout état de cause, l’administration des douanes ‘’compte travailler avec les entreprises au cours de l’élaboration du cadre juridique, de sa mise en œuvre ainsi que du suivi évaluation’’.

Concrètement, a-t-il expliqué, ce nouveau programme permettra à la douane ‘’d’octroyer un agrément, gage de sérieux et de conformité aux opérateur économiques comprenant notamment des fabricants, importateurs, exportateurs, agents en douane, transporteurs, agents de groupage, intermédiaires, exploitants de ports, d’aéroports, terminaux, opérateurs intégrés, entrepôts, distributeurs’’.

A l’en croire, un tel programme comporte des avantages certains autant pour la douane que pour les entreprises.

Pour la douane, il s’agit, a-t-il expliqué, de ‘’gérer plus facilement les risques, d’avoir une meilleure utilisation des ressources, d’optimiser la perception des recettes et contribuer à l’amélioration de l’environnement des affaires pour attirer davantage d’investissements directs étrangers au Sénégal’’.

Quant aux entreprises, elles auront ’’un traitement plus rapide des marchandises, gage de réduction du temps et des coûts de passage en douane, mais également une crédibilité et une réputation renforcées grâce à l’agrément’’, a-t-il poursuivi.

Pour sa part, le lieutenant-colonel Birahim Samba Souna Fall a précisé qu’une fois mis en œuvre, le programme OEA ’’se substituera définitivement au PPP, après six mois d’exécution’’.

Mais, ‘’les opérateurs économiques affiliés, disposeront après substitution, d’un délai de grâce supplémentaire de six mois, pour se conformer aux nouvelles dispositions’’a-t-il rassuré.

Plus de 140 kg de chanvre indien incinérés à Kaffrine

Cent quarante kilogrammes de chanvre indien ainsi que des produits impropres à la consommation saisis par les forces de défense et de sécurité dans la région de Kaffrine (centre) ont été incinérés, mercredi, au cours d’une cérémonie présidée par le gouverneur, Jean Baptiste Coly, a constaté l’APS.

‘’Les 140 kg de chanvre incinérés [corespondent] à une valeur de 7 millions et demi de francs CFA. Et les produits pharmaceutiques et les denrées impropres à la consommation [représentent] environ 4 millions de francs CFA’’, a détaillé M. Coly, en marge de cette séance d’incinération.

L’opération de saisie de ces produits, a expliqué Jean Baptiste Coly, a mobilisé à la fois la police, la gendarmerie, le service du commerce, la brigade d’hygiène, les douanes, entres autres services.

Cette cérémonie d’incinération entre dans le cadre de la semaine nationale de sensibilisation et de mobilisation contre la drogue. Elle a enregistré la présence du président du tribunal d’instance de Kaffrine, Samba Sèye, du chef de la brigade régional des stupéfiants, de sapeurs-pompiers, et des quatre préfets des départements de Kaffrine.

Selon Jean Baptiste Coly, les stupéfiants et les produits contrefaits proviennent de différents circuits. ‘’Nous avons deux secteurs difficiles à contrôler, à savoir la frontière et le corridor qui travers la région de Kaffrine, sans citer les autres sources d’approvisionnement’’, a-t-il dit.

Le gouverneur de Kaffrine a, par ailleurs, appelé ses administrés à collaborer, à aider les forces de défense et de sécurité dans la traque des produits impropres à la consommation et des trafiquants de drogues.

‘’Les trafiquants de drogues ne manquent pas à Kaffrine. Nous avons incinérés 140 kg de chanvre. Et, certainement, il y a des trafiquants qui nous passent au nez, à la barbe parce que ces stupéfiants bénéficient des circuits connus par les populations. Mais, malheureusement, ces dernières n’aident pas les forces de défense et de sécurité’’, a-t-il déploré.

‘’Nous demandons aux populations de mettre la main à la pâte, de collaborer et de nous donner les bonnes informations, pour que nous puissions lutter contre le trafic des stupéfiants et des denrées impropres à la consommation’’, a insisté M. Coly.

Lutte contre la drogue : Aly Ngouille Ndiaye prône une réponse holistique

La réponse au caractère complexe et multidimensionnel de la drogue devra être holistique et concerner, entre autres, la prévention et la réduction des risques, a indiqué mardi le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye.

’’En raison du caractère complexe et multidimensionnel de la drogue, la réponse doit être holistique et concerner aussi bien la prévention, la répression, la prise en charge médicale, la réduction des risques et la réinsertion socio-économique’’, a-t-il déclaré, lors de la cérémonie de lancement officiel de la semaine nationale de sensibilisation et de mobilisation contre les drogues à Dakar.

La semaine a été lancée à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de lutte contre la drogue, axée sur le thème ’’Ecoutez d’abord’’. Au niveau national, la journée est célébrée sur le thème : « Le Plan stratégique national de lutte contre la drogue, une réponse globale’’.

Selon le ministre de l’Intérieur, cette journée constitue une importante occasion de sensibiliser largement la population aux dangers auxquels s’exposent les consommateurs de la drogue. Elle permet aussi de mesurer les progrès réalisés par le Sénégal, dans la prévention et la lutte contre la drogue.

M. Ndiaye a estimé qu’en raison de ses conséquences négatives sur le plan tant économique, social que sanitaire, la drogue interpelle tous les citoyens et devra faire l’objet d’une prise en charge concertée et vigoureuse.

Cela permettra, selon lui, de préserver le pays de l’instabilité, du ralentissement économique, du désespoir des familles et de l’augmentation des dépenses de santé dans la prise en charge des consommateurs de drogue.

Le ministre de l’Intérieur a par ailleurs soutenu que l’élaboration du Plan stratégique national de lutte contre la drogue a reçu un écho favorable sur le plan international. D’après lui, cela démontre que le pays reste un modèle dans ce domaine et continue d’honorer son rang dans le concert des nations.

Il a toutefois reconnu que le problème de la drogue restait actuel et très préoccupant, en dépit de tous les efforts consentis par les pouvoirs publics et de l’importante contribution de la société civile.

’’Nous saisissons cette opportunité pour lancer encore une fois de plus, un appel solennel aux autorités pour un soutien conséquent aux organisations de la société civile engagées dans la lutte contre la drogue’’, a pour sa part souligné le représentant de la société civile, Cheikh Diop.

En intervenant dans la prévention et la prise en charge communautaire des consommateurs de drogue, ‘’sans moyen commis à la dimension de leur mission’’, la société civile est parfois confrontée à des difficultés, a-t-il déclaré.

Pour lui, cela explique le caractère ponctuel et éphémère de ses interventions et des limites dans cette lutte.

Commerce illicite : Brima Mangara pour des ‘’solutions technologiques opérationnelles, efficaces et adaptées’’

Le ministre chargé du Budget, Birima Mangara, a réitéré, mardi à Dakar, la volonté de l’Etat sénégalais de discuter avec tous les acteurs, pour mettre en place des ‘’solutions technologiques opérationnelles, efficaces et adaptées’’, en vue de lutter contre le commerce illicite dans la zone CEDEAO.

‘’Je voudrai réitérer la volonté de l’Etat d’ouvrir la concertation la plus large avec tous les acteurs pour la mise en place de solutions technologiques opérationnelles, efficaces et adaptées’’, a-t-il notamment déclaré à l’ouverture des travaux d’une rencontre de haut niveau sur le thème : ‘’Commerce illicite dans la zone CEDEAO : enjeux et perspectives’’.

Environ 75 participants venus du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Mali et du Nigeria prennent part à cette rencontre de deux jours organisée par la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (CNES).

Le ministre a indiqué que les initiateurs de cette rencontre ‘’viennent encore une fois rappeler la nécessité de bâtir entre le secteur privé et l’Etat des coalitions fortes lorsque les fondements de notre économie, voire de nos Etats sont menacés’’.

‘’L’Etat du Sénégal s’engage irrévocablement à cultiver avec tous les acteurs économiques cet esprit de concertation et de dialogue dans la recherche de toutes les solutions permettant aux opérateurs économiques d’exercer leurs activités dans un cadre sécurisé garanti par la puissance publique qui en a la charge régalienne’’, a-t-il assuré.

‘’Des économies animées entre 40 et 80% par le secteur informel et souffrant globalement d’une faible intégration financière, constituent naturellement un terreau favorable aux activités illégales avec des transactions qui se font souvent en liquide, échappant au système de contrôle avec un grand risque de financer des activités terroristes’’, a expliqué M.Mangara.

A ce propos, il a indiqué que ‘’les Etats ont, sous l’égide de la CEDEAO, initié une réflexion pour adopter une directive sur un système de suivi et de traçabilité concernant des produits particulièrement ciblés par le commerce illicite comme le tabac’’.

Outre ses effets de déstabilisation des économies, le commerce illicite a été identifié comme une source majeure de financement du terrorisme, at-il encore expliqué, soulignant que le phénomène intéresse d’autres produits comme les médicaments, ’’les boissons alcoolisées, dont il est enregistré une montée en puissance inquiétante de la consommation chez les jeunes’’.

Citant des conclusions du Rapport de ‘’Global initiative’’ rédigé avec le soutien de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement (BAD), il a fait savoir que ‘’le manque à gagner pour l’Afrique dû au commerce illicite, dépasserait 50 milliards de dollars, soit plus de la moitié de l’aide au développement octroyée aux 15 pays de la région’’.

Pour sa part, le vice-président de la CNES, Aboubacar Sadik Sy, a souligné que le secteur privé souhaite avoir avec les Etats ‘’une vision partagée qui met en avant la concertation et le dialogue dans des dossiers comme celui du commerce illicite qui représente une grande menace de désagrégation de nos économies’’.

Les emplois dans l’aquaculture au menu d’un atelier

Les opportunités d’emploi pour les jeunes dans le secteur de l’agroalimentaire par le biais de systèmes aquacoles sont au coeur d’un atelier de formation qui réunit à Dakar des pays de l’Afrique de l’Ouest.

L’atelier de formation sur la conduite de l’aquaculture comme activité commerciale se tient depuis lundi.

Il est organisé par la FAO et l’Agence nationale de l’aquaculture (ANAT) dans le cadre du le projet GCP/RAF/254/MUL, dénommé ‘’Création d’opportunités d’emploi pour les jeunes dans le secteur de l’agroalimentaire par le biais de systèmes aquacoles et de chaînes de valeur du manioc durable, en Afrique de l’Ouest’’.

Autour de 35 participants de Afrique de l’Ouest venant du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de la Guinée-Bissau, du Nigeria et du Sénégal, pays bénéficiaires du projet GCP/RAF/254/MUL, prennent part à cet atelier de formation qui prend fin le 29 juin.

L’atelier vise à ‘’renforcer la capacité des agents et des aquaculteurs à développer le sens des affaires en aquaculture, afin de faciliter la transformation de l’aquaculture en Afrique en un secteur économiquement dynamique et durable’’.

L’objectif est d’aider aussi les participants à ‘’évaluer le niveau de rentabilité et le patrimoine financier des exploitations aquacoles afin d’aider à prendre des décisions d’investissement’’.

Le directeur général de l’Agence nationale de l’aquaculture, Dr Magatte Ba, a mis en exergue l’importance de l’aquaculture, capable selon lui de ‘’renforcer la sécurité alimentaire et créer des emplois’’.

Au Sénégal, ‘’le développement de l’aquaculture doit permettre de produire environ 10% du volume de pêche de capture et fournir 20 000 emplois à l’horizon 2023’’, a-t-il dit dans un document reçu à l’APS.

‘’Cet engagement a été conforté par la Lettre de Politique sectorielle de développement de la pêche et de l’aquaculture qui ambitionne de contribuer à l’atteinte de cet objectif du PSE avec une production visée de 40 000 tonnes, à l’horizon 2023’’, a-t-il souligné.

Le représentant de la FAO au Sénégal, Reda Lebtahi, a justifié l’importance de cet atelier par la hausse mondiale de l’aquaculture, qui ‘’contribue actuellement pour plus de 50 % à l’offre en poissons‘’, expliquant ainsi ‘’sa contribution à la sécurité alimentaire et au bien-être humain ‘’.

Les élus locaux : des acteurs clés pour la réalisation de la Cmu (ministre)

Les élus locaux représentent les acteurs clés sur lesquels le chef de l’Etat sénégalais compte pour parvenir à la couverture sanitaire universelle (CMU), avec la nécessité de l’implémentation d’une bonne gouvernance sanitaire, a déclaré mardi le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr.

‘’C’est une question de justice sociale et d’efficacité dans la politique de santé et d’action sociale’’, a-t-il dit lors de la cérémonie de lancement des comités de développement sanitaires, mardi à Dakar.

La réussite de la CMU se fera par la conjugaison des efforts de l’ensemble des  acteurs du système, ‘’une condition sine qua none pour réaliser l’ambition d’une meilleure accessibilité à des services de santé et d’action sociale de qualité et à moindre coût, a-t-il précisé.

Il a souligné que la mise en place de ces CDS, institués par décret en janvier 2018, constituera sas doute ‘’un pas important dans cette amélioration continue de la gouvernance locale’’.

La rencontre contribuera au renforcement du dialogue consensuel et prospectif avec tous les acteurs clés de notre système de santé, a salué Abdoulaye Diouf Sarr. Il s’est félicité des contributions constructives tout au long de ce processus qui a pris le temps utile pour bâtir un large consensus, gage d’une appropriation par tous les acteurs.

Pour le président de l’Union des associations des élus locaux (UAEL), Adama Diouf, la mise en place des CDS, qui remplacent les comités de gestion, est un ‘’ acte important entrant dans le cadre de la gouvernance sanitaire’’. ‘’C’est un secteur qui nous intéresse, du fait de sa place centrale dans les politiques publiques locales’’, a-t-il ajouté.

Il s’agit ainsi d’un processus de révision du système pour adapter les comités de santé au contexte de l’heure. Cela a été ‘’une préoccupation des collectivités locales’’, a rappelé Adama Diouf qui ajoute que ‘’plusieurs tentatives ont été faites, mais on n’est pas arrivé à stabiliser les propositions en incubation depuis dix ans’’.

Le développement du secteur ne peut résulter que des actions concertées entre le niveau central, les élus locaux et les populations bénéficiaires avec une gestion concertée, la couverture sanitaire universelle et la gestion transparente des deniers publics, a affirmé Adama Diouf.

La place des collectivités territoriales est centrale en termes de responsabilisation et de leadership véritable, a ajouté le président du Conseil départemental. Les élus locaux ont dit également leur disponibilité ‘’à l’heure de l’évaluation et des ajustements inhérents à toute réforme majeure’’.

Pêche : plaidoyer pour une harmonisation des politiques en Afrique de l’ouest

Les Etats membres de la Commission sous-régionale des pêches CSRP) doivent privilégier une approche coordonnée des différentes politiques nationales, en vue d’une optimisation de l’impact de leurs ressources halieutiques, a conseillé mardi Babacar Banda Diop, conseiller technique au ministère de la Pêche et de l’Economie maritime.

M. Diop ouvrait, mardi, à Dakar, l’atelier de lancement des activités du Projet d’amélioration de la gouvernance régionale des pêches en Afrique de l’Ouest (PESCAO). Un projet qui a une importance politique, économique et sociale au niveau de l’Afrique de l’Ouest, du point de vue des revenus, de la sécurité alimentaire et de la réduction de la pauvreté, a-t-il indiqué.

‘’Il faut une harmonisation des politiques nationales des pêches pour arriver à cette optimisation’’, a préconisé Babacar Banda Diop. Il a déclaré que l’un des fléaux en Afrique de l’Ouest, est la pratique de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).

Pour contrecarrer cette pratique, a-t-il suggéré, il est important d’adopter la convention relative au suivi, au contrôle et à la surveillance (SCS), pour mieux faire reculer la pêche INN.

Elle constitue un écueil pour le continent africain pour avoir représenté près de 37% des débarquements globaux de tous les pays de l’Afrique de l’Ouest, correspondant à près de 3 milliards d’euros.

‘’C’est une pêche nocive, portant atteinte à la biodiversité, à la sécurité alimentaire mais également ne règle pas le problème de la vulnérabilité des communautés côtières’’, a déploré le conseiller technique.

Les pays de l’Afrique de l’Ouest sont des pays côtiers et naturellement des pays de pêche. Ils regroupent les deux grandes zones d’écosystèmes productifs de pêche, notamment les courant de Canaries et de la Guinée.

‘’Ils débarquent en moyenne 2,6 millions de tonnes pour nourrir près de 9 millions de personnes’’, a fait observer Babacar Banda Diop.

Malgré cela, a-t-il signalé, ces pêcheries souffrent de problèmes de stocks, de renforcement de capacités des autorités locales en matière de suivi, contrôle et surveillance, mais aussi il est important de démontrer la valeur ajoutée d’une coopération concertée des politiques nationales pour une meilleure gestion des la pêche.

Sept Etats sont membres de ce projet : Gambie, Guinée, Guinée-bissau, Cap-Vert, Mauritanie, Sénégal, Sierra Léone.

Bac : Le port du téléphone portable est interdit dans les centres d’examen

Le port du téléphone portable est interdit dans les centres d’examen, a réitéré le Directeur de l’Office du baccalauréat, Socé Ndiaye, prévenant que tout candidat qui outrepasse cette interdiction sera exclu.

‘’Cette année, le port du téléphone portable est interdit. Tout candidat qui aura par devers lui un téléphone portable, sera exclu. Le texte sera appliqué dans toute sa rigueur’’, a-t-il averti dans un entretien paru mardi dans le quotidien Le Soleil.

Selon lui, ‘’ce sont les présidents de jury qui doivent l’appliquer. Ils reçu l’ordre de mettre en œuvre cette interdiction. Ils doivent être assistés par les chefs de centre et les inspecteurs d’académie’’.

‘’Les élèves ne seront pas fouillés. Mais dès que l’on découvre le téléphone ou un dispositif connecté sur un candidat, il sera exclu’’, a-t-il ajouté.

Selon lui, ‘’les règles stipulent que le candidat n’a pas le droit de venir au centre d’examen avec son téléphone portable ou un dispositif connecté. Dans le passé, la plupart des présidents de jury essayaient de gérer cette problématique à leur manière’’.

‘’En général, ils retiraient momentanément le portable et rédigeaient un rapport. Il y avait beaucoup d’élèves qui n’étaient pas sanctionnés ni traduits devant le conseil de discipline. Cette année le port du téléphone portable est interdit dans le centre’’, a-t-il répété.

Des parlementaires sensibilisés à la gestion environnementale de l’exploitation gazière et pétrolière

Le programme régional pour la conservation de la zone côtière et marine (PRCM) a entamé lundi à Dakar une session de formation sur la gestion environnementale liée à l’exploitation pétrolière et gazière, à l’intention du Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement du Sénégal (REPES).

Cette session s’inscrit dans le cadre de renforcement de capacité de gestion et de sensibilisation des acteurs intervenant dans les activités pétrolières et gazières offshore en Afrique de l’Ouest.

« Le Sénégal s’est lancé dans un programme de recherche pétrolière depuis 40 ans et bien avant la création de PETROSEN avec le Bureau de recherches [géologiques et] ressources minières [BRGM], le bassin sédimentaire sénégalais était déjà dimensionné », a rappelé le député Aymerou Gningue, président du groupe « Benno Bokk Yaakaar’’ (BBY, majorité], à l’Assemblée nationale.

Aujourd’hui, les différentes opérations qui ont été menées, dans le cadre de la promotion de ce bassin et les efforts d’extension ont conduit à des découvertes de pétroles et de gaz, selon M. Gningue qui présidait la cérémonie d’ouverture de cette formation.

D’après le parlementaire, en parlant d’exploration et de production de pétrole et de gaz, on doit avoir un souci de la gestion de l’environnement marin et terrestre quand il s’agit de l’exploitation on shore.

Cette session va permettre aux parlementaires mais aussi aux élus locaux de se familiariser à la protection de l’environnement, lequel occupe une place centrale dans tout ce qui fait sur le plan économique, a-t-il estimé.

« Les parlementaires doivent s’accorder pour que ce programme puisse permettre aux uns et aux autres de pourvoir s’approprier les questions d’environnement », a plaidé le député Aymerou Gningue.

Pour Adama Diouf, président de l’Union des associations des élus locaux (UAEL), l’intérêt de cette formation est qu’il s’inscrit dans la dynamique de sensibiliser les élus nationaux.

« Nos deux entités ont signé une convention de partenariat pour partager cette préoccupation nationale pour faire en sorte que la plus-value qui sera générée de ces ressources pétro-gazières puisse être réalisée », a argumenté le président de l’UAEL.

« Nous sommes des élus nationaux qui doivent porter la bonne parole des populations au niveau des instances nationales et internationales, pour que cette question soit partagée et que nul n’en ignore le processus », a-t-il ajouté.

Prévue pour deux jours, la session prend fin mardi après-midi.

Dakar : 10 000 nouveaux mètres cubes pour atténuer les pénuries d’eau d’ici mi-juillet (ministre)

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, a annoncé, lundi, à Dakar, une production additionnelle d’eau de 10 000 mètres cubes d’ici la mi-juillet pour atténuer les pénuries de liquide précieux dans certains quartiers de la capitale sénégalaise.

« Nous pensons fortement que d’ici la mi-juillet, on aura nos 10 000 mètres cubes, et ces pénuries d’eau vont s’atténuer », a promis M. Faye, lors du premier atelier préparatoire du 9ème Forum mondial de l’eau.

« Je ne dirais pas qu’elles [les pénuries d’eau] seront réglées à 100%, mais ils [les 10.000 m3] vont permettre aux ménages au niveau des quartiers, comme les Parcelles Assainies, de pouvoir disposer de l’eau beaucoup plus en termes de présence », a-t-il souligné.

Selon lui, les travaux en cours dans le cadre du Programme spécial de Dakar 2021 (PSDAK), « un programme d’urgence » du gouvernement sénégalais, « nous permettent de mobiliser 60 000 mètres cubes par jour ». « Ces travaux-là sont réalisés à hauteur de 90%, et il reste tout simplement à monter les équipements et cela prend un peu petit de temps », a ajouté M. Mansour Faye.

Il a signalé la mise en place actuellement de « suppresseurs au niveau de Guet Ba pour permettre aux zones de Golf et de Guet Ba de pouvoir bénéficier de la présence de l’eau’’.

Ces actions sont menées « en attendant que le projet structurant de Keur Momar 3, qui a un taux de réalisation d’à peu près de plus de 35%, [soit] finalisé d’ici la fin 2020, et le programme de dessalement de l’eau de mer qui sera opérationnel en 2021 ».

Toutefois, à propos des pénuries dans certains quartiers de Dakar, le ministre de l’Hydraulique et de l’assainissement, Mansour Faye, a admis que « c’est difficile pour la population ». Selon lui, « la corvée d’eau est une opération que nous ne souhaitons pas du tout ».

« Nous sommes en train de mobiliser tous les efforts avec des instructions fermes du président Macky Sall, pour que ces questions là soient résolues une bonne fois pour toute », a-t-il rassuré.

Signature d’un partenariat entre l’Université du Sine Saloum et les organisations paysannes

L’université du Sine Saloum El Hadj Ibrahima Niasse (USSEIN), le Conseil national de concertation des ruraux (CNCR) et l’association sénégalaise de promotion du développement à la base (ASPRODEB) ont signé un accord de partenariat destiné à renforcer les capacités des paysans et autres producteurs du centre du pays, annonce un communiqué reçu à l’APS.

« La signature de cette convention cadre a pour objet de définir les objectifs de la collaboration et les modalités du partenariat entre l’USSEIN, le CNCR et l’ASPRODEB, de favoriser la collaboration entre les enseignants chercheurs de l’USSEIN et ces organisations », indique à même source.

L’USSEIN, le CNCR et l’ASPRODEB s’engagent conjointement à identifier des modalités de mise en œuvre d’une offre de formation visant le renforcement des capacités des paysans, lit-on dans le communiqué.

« Il s’agit de faciliter les conditions d’intervention des professionnels techniques et des leaders de ces organisation à chaque fois que de besoin, dans la formation des étudiants », souligne-t-il de même source.

L ’USSEIN s’engage à contribuer à la formulation des besoins de ces organisations en matière de formation et de recherche et de capitalisation des expériences , tout en définissant les modalités permettant de les intégrer dans les offres de formation continue des unités de formations et de recherche (UFR), mentionne le document.

Alassane Ndour appelle les Lions à lever la tête

L’ancien arrière droit des Lions, Alassane Ndour, ne désespère pas après le nul concédé contre le Japon (2-2), invitant les Lions à lever la tête et chercher la qualification au second tour.

’’Nous avons notre destin en mains, il est clair que contre le Japon, ce n’était pas le résultat attendu et il y a à redire sur le contenu de la rencontre mais on n’est pas éliminé’’, a retenu l’ancien défenseur ou milieu de terrain, quart de finaliste de la coupe du monde 2002.

’’Nous sommes à la tête du groupe, retenons cela et au coup d’envoi du match, c’est le Sénégal qui est qualifié’’, a rappelé l’ancien international, appelant les joueurs à refuser de baisser la tête.

’’Nous avons vu que pour la coupe du monde, il faut être à 200 pour cent et ces garçons qui ont gagné contre la Pologne sont capables de le refaire contre la Colombie », a-t-il insisté.

Victorieux contre la Pologne (2-1), le Sénégal a été accroché par le Japon (2-2) après avoir mené deux fois au score.

Ce match nul ne doit pas installer le doute dans la tête des joueurs même si le contenu est à revoir, a reconnu l’ancien joueur de l’AS Saint-Etienne présent en Russie pour suivre la coupe du monde 2018 (14 juin au 15 juillet).

« Encore une fois, il faut voir ce qui a manqué aux Lions et essayer d’apporter les correctifs nécessaires pour avancer », a-t-il par ailleurs ajouté.

Avec quatre points au compteur, le Sénégal obtiendra sa qualification au second tour en cas de résultat positif contre la Colombie, ce jeudi pour la dernière journée du premier tour.

L’autre match du groupe opposera la Pologne déjà éliminée avec deux défaites au compteur au Japon (quatre points).

Coupe du monde 2018 : jeudi, le Sénégal aura besoin d’au moins un nul face à la Colombie

Le Sénégal et la Colombie, opposés, ce jeudi, lors de la dernière journée dans le groupe H, ont déjà fait matchs nuls (2-2), en amical chez les seniors et lors de la coupe du monde junior (1-1), avec des protagonistes encore présents dans les effectifs actuels.

En match de préparation à la coupe du monde 2014, la Colombie avait fait match nul lors d’une rencontre organisée le 30 mai 2014 à Buenos Aires (Argentine) contre une sélection A’ du Sénégal.

Aliou Cissé qui s’occupait de la sélection olympique avait été appelé pour conduire cette équipe composée de joueurs expatriés et de locaux.

Les Lions qui avaient voyagé dans « des conditions extrêmement difficiles », selon les protagonistes de l’époque, avaient réussi à revernir avec un nul 2-2.

Les buts sénégalais étaient marqués par Moussa Konaté et Cheikh Ndoye, tous les deux présents dans le groupe de Cissé à Russie 2018.

Saliou Ciss, présent dans le groupe, obligé de déclarer forfait, avait aussi joué cette rencontre amicale où la Colombie avait mené au score grâce à des buts de T. Gutierrez et de Carlos Bacca.

Dans cette équipe colombienne conduite par José Pékermann, certains sont présents en Russie : Santiago Arias, Abel Aguilar, José Quintéro, Carlos Sanchez, Carlos Bacca.

David Ospina, Juan Cuadrado et James Rodriguez, présents dans le groupe, n’avaient pas pris part à la rencontre.

En 2015, à la coupe du monde des moins de 20 ans, le Sénégal et la Colombie avaient également fait match nul 1-1, Mohamed Thiam avait marqué pour les Juniors sénégalais.

De ces deux sélections juniors, seuls Moussa Wagué (Eupen, Belgique) et Davindson Sanchez (Tottenham, Angleterre) sont présents au mondial russe.

Des jeunes de Pikine et Tambacounda sensibilisent sur le genre

Des jeunes de Pikine (Dakar) et de Tambacounda veulent, à travers le projet « Regards croisés », sensibiliser et armer leurs pairs sur les perceptions de la société, en vue de réduire les inégalités de genre.

En conclave à Tambacounda, ces jeunes hommes et femmes de Pikine et Tambacounda vont mener une série de rencontres interactives pour favoriser la dynamique d’échanges entre les couches vulnérables.

« Le projet Regards croisés vise donc à prendre en compte les perceptions et les positions des différents acteurs ciblés, à les analyser dans une même échelle de valeurs, à les restituer, mais surtout à travailler à une bonne maturation de l’identité des jeunes », a expliqué le responsable du groupe de recherche-action pour les initiatives éducatives et sociales de Enda jeunesse Pikine, Aldiouma Ndiongue.

Dans la perspective d’une bonne déclinaison du projet, les jeunes devront prendre des initiatives pour favoriser une dynamique d’échanges, surtout entre les couches les plus vulnérables de la société, particulièrement les jeunes des localités de Pikine et de Tambacounda, a-t-il ajouté.

« Dans ces localités, les jeunes seront en mesure d’animer des rencontres entre les jeunes hommes et les jeunes femmes, afin de les sensibiliser pour réduire les cas de viols ou de violence physiques ou morales « , a dit M. Ndiongue.

A Tambacounda, entre 2011 et 2013, près de 129 femmes ont été victimes de viol, dont plus de 50 élèves dans les différents établissements scolaires, a révélé une étude réalisée par les jeunes de la commune.

La responsable d’équipe Enda jeunesse action Tambacounda, Adiaratou Bâ Diallo, a soutenu que le projet permet d’identifier les oppressions que les hommes peuvent faire subir aux femmes en fonction de leurs privilèges.

« Nous travaillons à repérer comment les mécanismes et les vecteurs de la socialisation génèrent des vulnérabilités et des souffrances pour les hommes eux-mêmes », a- t- elle indiqué.

Projet de reforme du statut des notaires – Le coup de grâce des barons

C’est une guerre qui n’en finit pas. Les jeunes, décidés à briser les barreaux qui les empêchent de franchir la Chambre très prisée des notaires, se heurtent toujours à des barons qui ne veulent leur laisser aucune place. Ces derniers semblent avoir pris une longueur d’avance avec le nouveau projet de décret portant statut des notaires élaboré par le ministère de la Justice. EnQuête revient sur les ‘’failles’’ du projet et l’historique du litige dans le notariat.

Ils étaient pleins de rêves, après avoir réussi au seul concours d’accès à la profession de notaire organisé au Sénégal, en 2013, sous la houlette de l’ancienne ministre de la Justice, Aminata Touré. Depuis le départ de cette dernière du gouvernement, le vent du changement qui soufflait sur cette profession dite libérale semble anéanti. Durant tout le magistère de Sidiki Kaba, aucun concours n’a été organisé. Mieux, le désormais ministre des Affaires étrangères a laissé derrière lui une cohorte de jeunes, remplissant toutes les conditions pour être notaires, dans le plus grand désarroi. L’arrivée du professeur Ismaïla Madior Fall, au département de la Justice, avait ressuscité l’espoir. Neuf mois après sa nomination en septembre 2017, les résultats restent mitigés, les avis divergents. Malgré une volonté de faire bouger les choses, le nouveau ministre semble se heurter, selon certains candidats aux charges, au mur érigé par la Chambre des notaires, constituée d’hommes et de femmes à l’artillerie financière très lourde.

Les failles du projet de réforme

Au nombre de 22, le collectif des notaires issus du seul concours d’aptitude à la profession est loin d’être au bout de ses peines. Ses membres sont dans tous leurs états, suite à l’élaboration d’un nouveau projet de modification du statut des notaires. ‘’Au lieu de mettre en place les conditions pour rendre la profession plus accessible, les gens sont en train de tout faire, sous le diktat des barons du notariat, pour barricader davantage le métier. Le ministre de la Justice a montré sa bonne foi de faire évoluer les choses, mais apparemment, ses services ne lui font pas une présentation fidèle des enjeux de la situation actuelle’’, souffle un membre du collectif. Avec ses camarades, ils ont le sentiment d’avoir reçu un ‘’couteau dans le dos’’. En effet, alors qu’ils étaient en train de chercher un remède aux maux qui les accablent, ils tombent sous le coup d’un nouveau projet de décret qui risque d’ensevelir définitivement les rêves de nombre d’entre eux, être notaire titulaire de charge.

De quoi s’agit-il ? En fait, sous le prétexte brandi par la Chancellerie qu’il n’y a pas assez de charges disponibles pour chaque candidat à la charge, les 22 membres du collectif avaient décidé de se regrouper dans des sociétés civiles professionnelles SCP. Ils espéraient ainsi faciliter la tâche à la hiérarchie qui, au lieu de créer 22 charges au moins pour les 22 notaires ayant réussi au concours, ne seraient tenus que d’en créer 10 pour satisfaire ne serait-ce que les membres dudit collectif. Mais cette opportunité ne semble nullement intéresser la tutelle, si l’on se fie à certains témoignages.

Avec son projet de réforme, le ministère de la Justice vient boucher la seule fenêtre qui semblait encore entrouverte pour ces jeunes notaires membres du collectif et d’autres candidats dans leur situation. Comment ? Eh bien, avant ce projet, il n’y avait aucun texte qui interdisait aux candidats à des charges la faculté de se réunir en sociétés civiles professionnelles (SCP). L’un des objectifs de la réforme est de supprimer complètement cette possibilité. En son article 3 alinéa 3, le décret dispose : ‘’La société civile professionnelle ne peut être constituée qu’entre deux ou plusieurs notaires titulaires de charge. Elle est agréée par arrêté du ministre chargé de la Justice. En cas de dissolution de la société, une charge est attribuée à chaque notaire associé.’’

Une disposition à problèmes, si l’on en croit certains spécialistes sous anonymat. D’abord, puisqu’il n’y a pas assez de charges pour tout le monde, comme le disait le ministre, les experts estiment que la hiérarchie devait plutôt aller dans le sens de favoriser les regroupements. Certains candidats aux charges se disent convaincus que le ministre a été abusé. ‘’On a dû lui faire croire que le statut de notaire assistant nouvellement institué règle le problème des demandeurs de charges, particulièrement nous qui avons réussi au concours, alors qu’il n’en est rien. Ça ne nous intéresse pas. Nous avons réussi à un concours très sélectif. Nous demandons donc à être titulaires à part entière de charge. A défaut d’avoir chacun sa charge, nous voulons au moins exercer par groupe et nous avons fait des propositions concrètes au ministre dans ce sens.’’ Pour les membres du collectif, ce statut de notaire assistant n’offre pas les prérogatives dont disposent les ‘’notaires pleins’’ que sont les notaires salariés et associés. Bref, ils estiment que c’est de la poudre aux yeux qui ne fait que les enfoncer dans la précarité.

Menace sur les pionniers du notariat qui n’ont plus la capacité physique de tenir leurs charges

Outre le problème des ‘’notaires’’ ayant réussi au concours, le projet de réforme peut également entraîner des bouleversements incalculables, selon les spécialistes. En effet, selon toujours l’article 3, alinéa 3 in fine, ‘’en cas de dissolution de la société, une charge est attribuée à chaque notaire associé’’. Nos interlocuteurs redoutent ainsi la dislocation de grandes études établies à Dakar. La plupart d’entre elles, quand on les formait, c’était sur la base d’une seule charge, renseignent-ils. Qu’est-ce qui va se passer en cas de dissolution ? Le ministre serait-il obligé de créer de nouvelles charges pour chacun des associés ?…

Voilà un ensemble de difficultés que pourrait entraîner l’application de la nouvelle réforme si elle entre en vigueur. ‘’C’est un piège tendu aux pionniers du Notariat et au ministre’’, souligne un candidat. Il donne des exemples : ‘’Il y a des notaires émérites qui, avec l’âge, se sont associés à des notaires plus jeunes, parce que n’ayant plus la capacité physique de tenir leur office. Leurs associés, au moment de la constitution de ces SCP, ne disposaient pas de charge. Je peux citer Mes Daniel Sédar Senghor et Papa Ismaël Ka. Avec la nouvelle situation, si leurs associés décident de se séparer d’eux, puisqu’ils ne peuvent plus travailler, le ministre serait contraint de créer de nouvelles charges. C’est valable pour d’autres SCP’’. Ainsi, prévient-il, ces vieux qui ont contribué à la renommée du métier risquent de voir leurs études disparaître pour la bonne et simple raison qu’ils n’ont plus les capacités physiques de les tenir.

Au-delà de cet aspect, certains qui sont dans les régions pourraient user de subterfuges pour se rapprocher de Dakar. Ils pourraient s’associer à des amis qui sont dans la capitale pour ultérieurement provoquer la dissolution, en vue d’avoir les nouvelles charges créées à Dakar où il y a plus d’activités.

Saint-Louis : les enfants leaders invités à contribuer au développement de l’Afrique

Le ministre de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement des Télé services d’Etat, Khoudia Mbaye a invité, dimanche, les enfants leaders à rester des « modèles » et à contribuer à « l’avancée démocratique et économique » du Sénégal et de l’Afrique.

Un tel engagement aidera à améliorer le bien-être des populations a dit Mme Mbaye lors de la 28-eme édition de la journée de l’enfant africain axée sur le thème : « Aucun enfant laissé pour compte pour le développement de l’Afrique ».

Cette journée s’est tenue à l’université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, sous l’initiative du Forum des Jeunes et Enfants Leaders de la région de Saint Louis (FORJEL), en partenariat avec Plan International et l’ONG Bridge Kids International.

Khoudia Mbaye, marraine de la journée a encouragé les jeunes leaders à qui elle a demandé de « suivre et de s’inspirer des bonnes actions et oeuvres utiles à l’humanité des hommes et femmes qui ont marqué leur époque » pour une société solidaire et un état de droit.

Elle a plaidé pour un ’’accompagnement’’ des jeunes enfants leaders avant d’appeler à relever le défi de « soustraire les enfants de la rue » et de réintégrer ceux qui sont en marge de la société dans la voie du développement et dans la communauté.

Parlant du thème choisi cette année, Mme Mbaye a soutenu que « le développement de l’Afrique incombe à tous ».

Pour sa part, la directrice nationale de l’ONG Plan international, Amélie Soukossi Hessou a magnifié le « talent » des jeunes enfants leaders qui peuvent, dit-elle, « conduire l’Afrique vers l’émergence et le développement à travers leur engagement, leur détermination et savoir-faire ».

Elle plaidé pour la protection des enfants et de leurs droits afin que leur épanouissement « ne soit pas perturbé ». Il s’agit, selon elle, d’oeuvrer pour leur autonomisation, l’égalité de chance chez eux, particulièrement chez les filles.

Les jeunes et enfants leaders ont gratifié l’assistance des poèmes, de sketchs et de plaidoyer sur des thèmes aussi variés que la protection des enfants, la négligence des parents envers leur progéniture, les mariages précoces. Lesquels messages sont destinés aux décideurs, parents et autres acteurs du développement pour une meilleure prise en compte de leurs préoccupations des enfants.

Lancement des travaux de réhabilitation d’une gare routière à Kaolack

Le maire de Kaolack, Mariama Sarr a procédé, samedi, au lancement des travaux de réhabilitation de la gare routière dite de Nioro, importante plaque tournante du transport routier dans cette commune du centre du pays, a constaté l’APS.

La réhabilitation de cette gare routière est le fruit d’un partenariat entre la mairie de Kaolack et les Salins du Sine-Saloum, une entreprise d’exploitation de sel qui a financé le projet à hauteur de 370 millions de francs, a-t-on appris lors de la cérémonie organisée sur le site de la gare routière.

« Je remercie l’entreprise +Salins du Sine-Saloum+ qui a bien voulu financer ce grand projet. Je félicite l’ensemble des acteurs qui se sont investis pour que ce projet soit mis en œuvre. C’est un important projet qui va impacter durablement le transport à Kaolack », a souligné Mariama Sarr.

« Nous nous réjouissons de poser la première pierre de la gare routière. On est parti dans une bonne dynamique et la gare routière est une première phase. Nous avons l’idée de donner un autre aspect à la sortie sud-est de Kaolack et embellir la rive du Saloum qui est en face de la gare routière pour en faire un lieu de promenade et de détente pour les kaolakois » a réagi Guy Dechamp, directeur général de cette entreprise.

CM 2018: Aliou Cissé, le nouvel affranchi

Le sélectionneur national Aliou Cissé, après trois ans à la direction de l’équipe du Sénégal, s’est définitivement affranchi en prenant des décisions fortes lors du match d’ouverture de la Coupe du monde, se privant ainsi des centres d’influence de la sélection.

Contre la Pologne, le jeune technicien a frappé fort en sortant des titulaires, dont le capitaine Cheikhou Kouyaté, et en cassant le duo que ce dernier formait avec Idrissa Gana Guèye au milieu de terrain.

Invité à commenter cette décision en conférence de presse, Cissé a dit tout simplement l’avoir prise pour « le bien » de l’équipe.

La veille, l’ancien milieu de terrain international avait appelé les observateurs à lui faire confiance, leur promettant de mettre en place la meilleure équipe possible.

En définitive, il a titularisé Khadim Ndiaye dans les buts, mis Alfred Ndiaye au milieu de terrain et donné sa chance au jeune Moussa Wagué à droite de sa défense.

Ses décisions courageuses lui ont donné raison, avec la victoire 2-1 du Sénégal aux dépens de la Pologne.

Aliou Cissé, proche des « olympiques » de 2012, a prouvé qu’il avait acquis son indépendance en plaçant parmi les remplaçants sa « star londonienne », l’attaquant Moussa Konaté, auteur de 13 buts avec Amiens (France).

Cissé est toujours monté au créneau pour défendre Lamine Gassama, qui avait de la peine à lui donner entière satisfaction sur le couloir droit des Lions, mais il a pris son courage à deux mains pour le sortir du cercle des titulaires.

Dans sa quête du « bien » pour l’équipe nationale, il n’a pas hésité à intégrer Ismaila Sarr parmi les titulaires et à miser sur Mbaye Niang, arrivé en septembre dernier, contre le Cap-Vert, pendant les éliminatoires de la Coupe du monde.

Il fallait une dose de courage pour imposer Mbaye Niang, sévèrement critiqué dans un passé récent pour son manque d’enthousiasme pour le Sénégal, le pays d’origine de ses parents.

Pragmatique à souhait, Aliou Cissé a su qu’il pouvait, en l’intégrant à l’équipe, tirer profit de la puissance athlétique, de la vitesse et de la volonté de Mbaye Niang de franchir un palier.

Là aussi, les faits lui ont donné raison, l’ancien sociétaire du SM Caen (France) ayant fait des performances de mammouth, qui lui ont valu le titre de l’ »Homme du match ».

On se demande ce que concocte Aliou Cissé pour venir à bout des Samouraïs Bleus, après avoir plombé l’envol des Aigles Blancs de la Pologne et fermé hermétiquement les voies d’accès à l’équipe nationale, mercredi et jeudi.

Les médias sénégalais invités à présenter la vrai image de la Russie (diplomate)

L’ambassadeur du Sénégal à Moscou, Abdou Salam Diallo, a invité la presse sénégalaise à présenter « la vraie image » de son pays d’accueil pour permettre aux Sénégalais de tirer profit des relations avec la Russie.

« Il faut ouvrir les yeux des Sénégalais sur la Russie, parce qu’il y a beaucoup de désinformation », a expliqué le diplomate, relevant que ce pays a fait énormément de progrès.

« Tout n’est pas parfait, mais ce pays a fait de grands progrès qui méritent d’être présentés », a insisté le diplomate, appelant la presse sénégalaise à être le relais de la véritable situation de ce pays. « Il n’y a pas meilleure presse que vous pour présenter ce pays à nos concitoyens », a relevé le diplomate.

« Pendant des décennies, on a inoculé des informations sur ce pays et d’autres, il faut changer cette donne », a-t-il préconisé, estimant qu’il est temps d’arrêter de voir la Russie à travers des prismes des autres médias.

« L’ambassade fait de son mieux et informe le gouvernement, mais avec vous c’est la population qui sera directement informée », a-t-il par ailleurs ajouté. « Il est temps de construire une nouvelle conscience en présentement la véritable image de ce pays qui peut inspirer le Sénégal dans beaucoup de domaines ».

Finances publiques: Standard and Poor’s augmente la note du Sénégal

Si l’on en croit le ministre de l’Economie et des Finances, tous les voyants sont au vert. Hier, il s’est prononcé sur la nouvelle note positive attribuée au Sénégal par l’agence Standard and Poor’s. Il s’est également expliqué sur la dette due aux entreprises et le niveau d’exécution du budget national.

L’agence de notation Standard and Poor’s (S&P) maintient la note du Sénégal à B+, mais désormais avec perspective qui passe de stable à positive, depuis ce 15 juin 2018. Cette note vient sanctionner positivement la bonne évolution du cadre macroéconomique. Ce faisant, le ministre de l’Economie et des Finances s’en est réjoui hier, sur le plateau de la chaîne nationale RTS 1, et se projette sur une note encore améliorée. ‘’D’ici un an, dit-il, le Sénégal pourrait être rehaussé par cette agence, si la croissance se poursuit, si le déficit et l’inflation sont maîtrisés et si le risque d’endettement aussi est géré’’. Le ministre de l’Economie de revenir sur la procédure de notation en indiquant que le pays a été évalué selon fondamentalement quatre critères. Le premier critère, c’est ‘’la solidité économique’’, c’est-à-dire la capacité du pays à résister aux chocs. Le second critère, avance l’argentier de l’Etat, c’est la ‘’solidité institutionnelle’’ visant à voir si le pays a des institutions judiciaires et administratives capables de tenir le pays. La ‘’solidité budgétaire’’ en fait partie et consiste à voir si le pays est bien tenu sur le plan des finances publiques. Il s’agit, selon le ministre, de voir l’état des recettes. Notamment, ‘’si les dépenses sont correctement exécutées et si l’inflation est bien maîtrisée et si la croissance est au rendez-vous’’. Enfin, le quatrième critère est la capacité à résister à des évènements imprévus comme les catastrophes.

‘’Sur l’ensemble de ces quatre critères, le Sénégal, avec la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent, est sur une très bonne trajectoire’’, se félicite Amadou Bâ. D’autant que ce bond en avant, poursuit l’argentier de l’Etat, va favoriser d’autres partenariats. La preuve, argue-t-il, déjà le Sénégal était sur le marché international et a été très performant par rapport aux autres qui y étaient. D’ailleurs, à propos de la notation, le ministre indique qu’aujourd’hui, seuls trois pays d’Afrique ont une notation supérieure à celle du Sénégal (Maroc, Afrique du Sud et Namibie). ‘’Avec la Côte d’Ivoire, relève-t-il, nous avons la même notation et avec cette perspective, nous avons pris une option d’être devant elle. Mais tous les autres pays qui sont notés, notamment l’Egypte, le Nigeria, le Cameroun, la Tunisie, ces pays du point de vue de l’appréciation de leur capacité à faire face à leurs engagements, le Sénégal est devant eux.’’

Très optimiste, le ministre de l’Economie est convaincu que cette note ouvre des perspectives. ‘’Cela veut dire, que l’année prochaine ou les années à venir, si l’on maintient cette trajectoire de croissance, celle-ci va se consolider et avec la mise en œuvre du PSE, notamment les projets et les réformes, le pays va connaître une croissance supérieure à 6%’’. Pour cela, il va falloir qu’il continue à gérer son budget de manière rigoureuse en maîtrisant son déficit et en ayant un contrôle parfait de l’endettement.

L’Afrique affiche un taux de pénétration de 1,3% en assurance (responsable)

Le marché africain de l’assurance est faible avec un taux de pénétration de 1,3%, selon Mamadou Faye, directeur général de la sénégalaise de l’assurance vie.

M. Faye introduisait mercredi une conférence inaugurale sur le thème « Perspective et développement du métier de l’actuariat », initiée par l’Institut interafricain de formation en assurance et en gestion des entreprises (IFAGE).

« (…) ces dernières années, on a un taux de croissance moyen au niveau de la Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines (FANAF), qui tourne autour de 3 à 4% », a-t-il indiqué.

Néanmoins, a souligné Mamadou Faye, au Sénégal, le secteur de l’assurance a affiché un taux de croissance de 25% en 2016. Il a expliqué cette croissance par un comportement un peu plus rationnel des sénégalais et un dynamisme des compagnies d’assurances qui créent de plus en plus de nouveaux produits adaptés aux besoins des Sénégalais.

« Ils (les Sénégalais) ont maintenant acquis la notion d’épargne devant la modicité des rentes servies par les institutions de prévoyance sociale », a relevé M. Faye, par ailleurs président de l’association des actuaires du Sénégal.

D’après lui, il faut qu’il y’ ait un environnement bien assaini, une stabilité au niveau du pays et que la croissance profite aux Sénégalais mais également de bonnes ressources humaines, une réglementation adaptée aux besoins pour accompagner ce développement du marché de l’assurance.

Toutefois, a-t-il indiqué, pour asseoir une bonne culture de l’assurance, il faut communiquer, sensibiliser, éduquer, informer, en relevant une méconnaissance de l’activité d’assurance.

« Beaucoup de gens ne comprennent pas l’intérêt de l’assurance vie’’ a-t-il signalé, en déplorant un manque de vulgarisation de ce secteur.

Aly Ngouille Ndiaye: “Tout système de sécurité est tributaire de ressources humaines bien formées“

Le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye a salué la « grande importance » du Programme national de formation en sécurité nationale, soulignant que « tout système de sécurité est tributaire de la disponibilité de ressources humaines bien formées, agissant dans le cadre d’un Etat de droit, au service des intérêts des citoyens et de la société ».

Dans ce cadre, a-t-il dit, le Programme de formation en sécurité nationale, sous l’égide du Centre des hautes études de défense et de sécurité (CHEDS), « devrait contribuer, de façon significative, à mettre progressivement à la disposition de nos Etats des ressources humaines de qualité disposant de l’expertise nécessaire pour appréhender les phénomènes sociaux et politiques afin de favoriser la prise de décisions efficaces dans les domaines de la défense et de la sécurité ».

Le ministre de l’Intérieur présidait jeudi la cérémonie officielle de clôture de la session 2018 du Programme de formation en Sécurité nationale du Centre des hautes études de défense et sécurité (CHEDS).

Dans une allocution dont copie a été transmise à l’APS, il a rappelé l’objectif de cette programme consistant à « former suffisamment de cadres civils et des forces de défense et de sécurité, disposant des compétences nécessaires pour la conception et la construction toujours plus achevées d’une vision intégrée de la sécurité, au service de l’Etat et des citoyens ».

S’adressant aux auditeurs de cette formation, Aly Ngouille Ndiaye a déclaré : « La formation que vous avez reçue, revêt une grande importance pour nos Etats du fait qu’elle constitue une étape essentielle dans la création progressive d’un vivier d’experts civils de haut niveau dans les domaines de la défense et de la sécurité ».

Aussi le ministre de l’Intérieur souligne-t-il que « l’efficacité de tout système de sécurité est tributaire de la disponibilité de ressources humaines bien formées, agissant dans le cadre d’un Etat de droit, au service des intérêts des citoyens et de la société ».

Il a appelé que le CHEDS à « tout mettre en œuvre pour que cette formation soit hissée, chaque jour davantage, au rang d’excellence et de référence sur le continent » africain.

« Pour prévenir et anticiper la montée du risque terroriste, a par ailleurs indiqué Aly Ngouille Ndiaye, le gouvernement du Sénégal a choisi une approche multidimensionnelle à la fois économique, sociale, religieuse et sécuritaire ».

« Dans ce cadre, il a mis en place un dispositif institutionnel et une stratégie de riposte appropriés pour répondre aux défis sécuritaires », a jouté Aly Ngouille Ndiaye.

Il rappelle que le CHEDS, créé en 2013, « fait partie intégrante des composantes de la réponse sécuritaire, à côté de la Délégation générale au renseignement national (DRN), de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (ASP) et du Cadre d’intervention et de coordination interministériel des opérations de lutte antiterroriste (CICO) ».

Le CHEDS assure à ce titre la formation des hauts cadres civils et militaires, par le renforcement de connaissances fondamentales en stratégie et l’appropriation des clés de compréhension de l’environnement géostratégique ainsi que des enjeux liés à la défense et à la sécurité, selon le ministre.

Il se veut ainsi « un creuset important pour de hauts cadres issus de milieux professionnels divers et devant croiser leurs expériences, confronter leurs analyses, questionner leurs propres certitudes et apprendre à travailler ensemble sur des questions majeures de défense et de sécurité ».

Le médiateur de la République effectue une visite de travail en Europe

Le médiateur de la République, Me Alioune Badara Cissé, a entamé, dimanche, une visite de travail d’une semaine en Europe, où il va séjourner respectivement en France et en Belgique, annonce un communiqué parvenu à l’APS.

Actuellement en France, Me Alioune Badara Cissé a déjà eu entre lundi et mardi, « plusieurs séances de travail » avec le défenseur des Droits, Jacques Toubon, indique le communiqué.

Selon le texte, « les deux ombudsmans et leurs collaborateurs ont examiné les questions relatives à leurs organisations respectives et ont échangé sur les bonnes organisations et pratiques ».

Ils ont également évoqué des questions relatives à « la protection des droits des migrants, des ressortissants sénégalais (…), un des centres d’intérêt de Me Alioune Badara Cissé », renseigne la même source.

Elle ajoute que dans le même sillage, le médiateur de la République a aussi visité, mercredi, un centre d’hébergement de migrants à Ivry-sur-Seine, puis le Centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot, à Roissy Charles-de-Gaulle.

Après la France, le Médiateur de la République, également, président des médiateurs de l’espace UEMOA, se rendra à Bruxelles, ce jeudi, indique le communiqué.

Il y effectuera « des séances de travail successivement avec le médiateur fédéral du Royaume de Belgique, Catherine de Bruecker, le médiateur de la Wallonie-Bruxelles, Marc Bertrand, ainsi que le président de l’Association des ombudsmans et médiateurs de la Francophonie (AOMF) ».

« Outre les échanges de bonnes pratiques, la coopération institutionnelle sera au cœur de la mission de Me Alioune Badara Cissé, notamment en matière de protection des droits de nos concitoyens qui résident en Europe », mentionne le texte.

Il précise par ailleurs, qu’après la Belgique, Alioune Badara Cissé « reviendra en France pour être reçu, vendredi, par le président du Conseil constitutionnel français, Laurent Fabius ».

Pologne-Sénégal: des supporters sénégalais s’illustrent en nettoyant le stade après le match

Après les matchs de ce 19 juin, des supporters sénégalais et japonais se sont illustrés en restant dans les tribunes après le coup de sifflet final pour ramasser les déchets.

Ce mardi 19 juin, en battant la Pologne, le Sénégal est devenu le premier pays africain à remporter un match dans ce Mondial 2018. Dans les tribunes, les supporters sénégalais ont fêté cette victoire comme il se doit. Mais au coup de sifflet, plutôt que de descendre faire la fête dans les rues de Moscou, quelques dizaines de supporters et supportrices sénégalais se sont illustrés restant dans le stade pour ramasser les déchets laissés par d’autres spectateurs.

Relayée sur les réseaux sociaux, le geste de ces supporters n’est pas passé inaperçu et a été salué par des internautes du monde entier. Moins de 24 heures après sa publication, la vidéo a déjà été vue plus de 6 millions de fois.

Coupe du monde 2018 : Mbaye Niang élu homme du match face à la Pologne

Mbaye Niang a été élu homme du match lors de la première rencontre des Lions face à la Pologne (2-1) dans le groupe H de la Coupe du monde 2018.

L’attaquant du Milan AC a marqué le deuxième but face à la Pologne pour déclencher le succès des Lions.

Mbaye Niang, a été déterminant dans le succès du Sénégal qui offre à l’Afrique son premier succès dans ce Mondial-2018.

Coupe du monde 2018: le Sénégal bat la Pologne (2-1)

Le Sénégal a battu la Pologne (2-1), mardi à Moscou, et offert à l’Afrique son premier succès du Mondial-2018, après les défaites du Maroc, de la Tunisie, de l’Egypte et du Nigeria.

Thiago Cionek (37) contre son camp et Mbaye Niang (60) ont marqué les deux buts des Lions de la Teranga, qui prennent la première place du groupe H aux côtés du Japon, vainqueur de la Colombie (2-1) dans l’après-midi.

Grzegorz Krychowiak a réduit le score en fin de match (86).

La loi portant révision du Code électoral a été adoptée

L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté, lundi soir à Dakar, la loi portant révision du Code électoral par 111 voix pour, 14 contre et 0 abstention, a constaté APA.

Le vote est intervenu au terme de vifs débats ayant opposé les députés de la coalition Benno Bokk Yakaar (majorité) à ceux de l’opposition.

« Nous allons voter ce projet de loi avec fierté. La majorité des députés représente la majorité des Sénégalais. La majorité silencieuse c’est nous », avait promis, par exemple, le député Mor Kane Ndiaye qui, au même titre que ses collègues de la majorité, défendait le projet de loi portant modification du Code électoral.

Pour eux, le « parrainage est une demande sociale ». Parce qu’au-delà de rationaliser les candidatures à la présidentielle, ce projet de loi permettra « de connaître le Sénégal des profondeurs et doit être (ainsi) voté par tous les députés ».

Il faudra toutefois véhiculer « une bonne information. (…) Car ces réformes sont pour que le Sénégal soit mieux vu dans le monde », avait recommandé Léopold Coly.

Cependant, les élus de l’opposition se sont montrés sceptiques d’une part face à la personne du ministre de l’Intérieur, organisateur des élections, et d’autre part devant ce projet de loi.

« Nous ne voulons pas que vous organisiez l’élection présidentielle parce que vous êtes un militant de l’APR (pouvoir) », a adressé Déthié Fall, du parti Rewmi (opposition) au ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, venu défendre le projet de loi.

Aussi cette « loi sur le parrainage est une première sur l’histoire sociopolitique du Sénégal », a repris Aïssatou Sabara, qui déplore le fait que le gouvernement ait « imposé aux Sénégalais cette loi sans mesure d’accompagnement ».

Ainsi, le député libéral (PDS) Cheikh Mbacké a rappelé la nécessité du « dialogue » pour éviter au Sénégal de tomber dans le gouffre surtout, à cause des perspectives négatives qui guettent le pays par rapport à la production pétro-gazière.

« Beaucoup de pays entrés en conflit le sont à cause de l’organisation de mauvaises élections (…) L’élection présidentielle doit se dérouler normalement. Car les occidentaux et les lobbys ont les yeux rivés sur le Sénégal à cause du pétrole et du gaz », a-t-il dit.

L’agence Wara décerne la note BBB+ au groupe SIFCA

L’agence WARA (West Africa rating agency) a décerné au groupe agro-industriel SIFCA basé à Abidjan la note BBB+, a appris APA jeudi auprès de cette structure de notation basée à Abidjan.

« Sur l’échelle régionale de WARA, la notation de long terme de SIFCA est maintenue à BBB+, toujours en grade d’investissement, et sa notation de court terme est restée inchangée aussi à w-4 », soulignent les responsables de l’agence de notation.

Quant à la perspective attachée à ces notations, elle est révisée de stable à positive.

Selon l’agence Wara, une amélioration de la notation de SIFCA est Tributaire d’un certain nombre de facteurs. C’est le cas d’une hausse significative et durable des cours mondiaux pour les filières caoutchouc et huile de palme dont le Groupe reste tributaire pour ses achats et ses ventes, la poursuite du processus de strict contrôle des coûts ou encore du succès des plans d’investissement nécessaires pour moderniser l’outil industriel et augmenter les capacités de production actuelles des différentes filiales.

A contrario, les responsables de WARA sont d’avis qu’une détérioration de la notation de SIFCA serait la conséquence notamment de la baisse significative et durable des cours du SICOM pour le caoutchouc naturel et du CPO CAF Rotterdam pour l’huile de palme, de la perte de parts de marché de SIFCA sur ses marchés domestiques, régionaux et internationaux, ou encore d’une nouvelle crise politique, sociale ou sanitaire affectant la Côte d’Ivoire.

Sénégal : vers un vaste programme d’infrastructures universitaires

Des logements universitaires d’une capacité de 5 000 lits ainsi que des complexes sportifs et médico-sociaux vont être construits dans les universités de Saint-Louis (Nord), Ziguinchor (Sud), Bambey (Centre) et Thiès (Ouest) pour aider les étudiants à « réussir et à mieux réussir à l’enseignement supérieur », a annoncé jeudi à Dakar, le directeur général de la Caisse de dépôts et de consignation (CDC), Alioune Sall.

S’exprimant lors de la signature de protocole d’entente entre la Caisse des dépôts et Consignations (CDC) et le ministère de l’Enseignement supérieur, M. Sall a affirmé que son institution est disposée à contribuer à la genèse de l’Université du Sine-Saloum (centre).

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Mary Teuw Niane, présidant la cérémonie, a estimé que ce programme va changer la situation des jeunes universités « qui n’ont pas plus de 300 ou 500 lits » et va permettre également de satisfaire un des objectifs du Contrat de performance signé par les universités, à savoir « élever, faire croitre, augmenter l’efficacité interne au niveau des universités ».

« En 2012, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar avait autour de 5 000 lits. A la fin de ce mois-ci, nous aurons fini de construire 5 800 lits entre 2012 et aujourd’hui, soit un peu plus de ce qui était là depuis la création de l’UCAD en 1957 », a renchéri le ministre Niane.

Ce faisant, il a magnifié la collaboration que son ministère entretient avec la commune de Guédiawaye (banlieue dakaroise), dirigée par le directeur de la CDC et dont le Centre de recherche et d’essai (CRE) est « le plus performant. »

Enfin, Mary Teuw Niane a indiqué que son département, en collaboration avec l’Université de Strasbourg (France) et la mairie de Guédiawaye a mis en place un projet majeur d’utilisation du numérique pour la médecine intitulé Télémédecine.

« Ce projet est en phase test dans la commune et sera déployé par la suite dans tout le pays », a précisé Aliou Sall, par ailleurs maire de Guédiawaye.

Il a profité de l’occasion pour annoncer l’inauguration en fin juillet de l’Espace numérique ouvert (ENO) de Guédiawaye.