Tête-à-tête entre Macky Sall et Justin Trudeau

L’agence de presse sénégalaise a couvert l’arrivée de Justin Trudeau au Sénégal, le mardi 11 février 2020. En voici le récit.
Le Premier ministre canadien Justin Trudeau, en visite officielle au Sénégal, vient d’arriver au palais de la République où il s’entretient avec le chef de l’Etat, Macky Sall.
L’entretien entre les deux hommes sera élargi aux délégations des deux pays. Les deux dirigeants animeront ensuite un point de presse suivi d’un déjeuner.
Justin Trudeau, qui effectue une visite officielle de trois jours au Sénégal, est arrivé à Dakar mardi. Il a été accueilli à l’aéroport Blaise Diagne par le ministre d’État, secrétaire général de la présidence de la République, Mahammed Boune Abdallah Dionne, .
Le séjour de M. Trudeau vise à « consolider les relations de coopération multiformes » entre Dakar et Ottawa.
Cette visite d’une durée de trois jours intervient dans un « contexte particulier », 2020 étant déclarée « année du Canada au Sénégal », selon le Bulletin d’information gouvernementale (BIG, officiel).
Les deux pays entretiennent, depuis 1962, « d’étroites relations fondées notamment sur les valeurs communes de respect des libertés et de l’Etat de droit ainsi qu’une appartenance à la francophonie ».
Selon le BIG, les relations économiques entre Dakar et Ottawa « offrent un potentiel intéressant de croissance, notamment dans les secteurs des mines, de l’agriculture, du pétrole, du gaz, des énergies propres et du numérique ».
Une soixantaine de compagnies canadiennes sont aujourd’hui actives dans les domaines stratégiques de l’économie sénégalaise à l’instar du secteur minier.
Le BIG relève que les échanges commerciaux entre les deux pays s’établissaient à 60,7 millions $ CAD en 2018 (environ 27.282.405.722 FCFA).
Il signale que les entreprises canadiennes occupent une place stratégique dans différents secteurs, particulièrement le secteur aurifère.
Selon le BIG, « en 2020, les investissements canadiens au Sénégal dépasseront le milliard de dollars canadiens (environ 449.463.026.725 FCFA) ».
Le BIG signale aussi que l’aide publique au développement, estimée à 1,3 milliard de dollars CAD (environ 452.162.647.000 FCFA) depuis 1962, « a significativement contribué aux efforts de lutte contre la pauvreté » au Sénégal.
Selon la même source, « entre 2017 et 2018, cette aide a atteint 87,82 millions de dollars CAD (environ 39.708.923.000 CFA), faisant du Canada le troisième bailleur de fonds bilatéral pour le Sénégal qui en est le premier bénéficiaire en Afrique de l’Ouest ».
Elle rappelle qu’en novembre 2013, les deux pays ont signé un cadre de responsabilité mutuelle en matière de coopération au développement.
Le Sénégal et le Canada entretiennent une coopération dans les domaines militaire, culturel, de la formation professionnelle, selon le BIG, notant qu’en 2018, il y avait 1430 étudiants sénégalais qui détenaient un permis valide pour étudier au Canada.
Le Bulletin signale que le Sénégal et le Québec sont par ailleurs liés par un Accord d’Entente et de Coopération, dans le cadre duquel un lot de 52 bourses d’exemption est mis à la disposition du Sénégal.
En matière de formation professionnelle, le Québec est en partenariat avec le Sénégal dans le cadre de la mise en place des Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP).

Dakar veut approfondir ses relations économiques avec Ottawa (Macky Sall)

Le président Macky Sall a assuré mercredi au Premier ministre canadien, Justin Trudeau, de la disponibilité du Sénégal à approfondir les relations de partenariat avec son pays dans la mise en œuvre de la deuxième phase du Plan Sénégal émergent (PSE).

‘’Ensemble, nous convenons de faire mieux. Et nous allons faire mieux surtout dans le domaine des échanges commerciaux et de l’investissement. A ce sujet, j’ai fait part au Premier ministre Justin Trudeau, que nous sommes disposés à poursuivre avec nos amis canadiens tous les efforts nécessaires pour approfondir nos relations et élargir notre partenariat dans le cadre de la Phase 2 du Plan Sénégal émergent(PSE)’’, a-t-il dit.

Le président sénégalais s’exprimait lors d’un point de presse conjoint avec le Premier ministre canadien en visite officielle de 72 heures entamée mardi soir dans la capitale sénégalaise.

En plus du secteur minier, d’autres possibilités de coopérations peuvent être explorées, notamment l’agriculture, l’économie verte, et le pétrole entre autres, a laissé entendre Macky Sall.

Il a souligné que la visite du Premier ministre canadien allait conforter une longue tradition de relations amicales entre les deux pays, des ‘’relations fortes, confiantes et conviviales’’, selon lui.

Il a insisté sur le fait que les deux pays partageaient des valeurs communes de paix, d’ouverture, de démocratie et des droits humains en plus d’avoir la langue française en partage.

Le chef de l’Etat a, à cet égard, salué l’engagement du Canada au plan international sur les questions du climat et du maintien de la paix non sans remercier Justin Trudeau pour le soutien de son pays à la formation d’officiers sénégalais et à la préparation au maintien de la paix.

Selon le Bureau de l’information gouvernementale (BIG) du Sénégal, les relations économiques entre Dakar et Ottawa « offrent un potentiel intéressant de croissance, notamment dans les secteurs des mines, de l’agriculture, du pétrole, du gaz, des énergies propres et du numérique ».

Une soixantaine de compagnies canadiennes sont aujourd’hui actives dans les domaines stratégiques de l’économie sénégalaise à l’instar du secteur minier, souligne-t-on.

Le BIB relève que les échanges commerciaux entre les deux pays s’établissaient à 60,7 millions $ CAD en 2018 (environ 27.282.405.722 FCFA).

Il signale que les entreprises canadiennes occupent une place stratégique dans différents secteurs, particulièrement le secteur aurifère.

Selon le BIG, « en 2020, les investissements canadiens au Sénégal dépasseront le milliard de dollars canadiens (environ 449.463.026.725 FCFA) ».

La structure souligne qu’afin de « mieux valoriser » les atouts dont dispose le Sénégal, l’Ambassade sénégalaise à Ottawa organise, chaque année, un forum économique au Canada. L’édition 2020 prévue au mois de juin 2020 sera organisée en partenariat avec la Province du Québec et sa Délégation Générale à Dakar.

Le BIG signale aussi que l’aide publique au développement, estimée à 1,3 milliard de dollars CAD (environ 452.162.647.000 FCFA) depuis 1962, « a significativement contribué aux efforts de lutte contre la pauvreté » au Sénégal.

Selon la même source, « entre 2017 et 2018, cette aide a atteint 87,82 millions de dollars CAD (environ 39.708.923.000 CFA), faisant du Canada le troisième bailleur de fonds bilatéral pour le Sénégal qui en est le premier bénéficiaire en Afrique de l’Ouest ».

Elle rappelle qu’en novembre 2013, les deux pays ont signé un cadre de responsabilité mutuelle en matière de coopération au développement.

Le Sénégal et le Canada entretiennent une coopération dans les domaines militaire, culturel, de la formation professionnelle, selon le BIG, notant qu’en 2018, il y avait 1430 étudiants sénégalais qui détenaient un permis valide pour étudier au Canada.

Le Bulletin signale que le Sénégal et le Québec sont liés par un Accord d’Entente et de Coopération au titre duquel, et chaque année, un lot de 52 bourses d’exemption est mis à la disposition du Sénégal.

En matière de formation professionnelle, le Québec est en partenariat avec le Sénégal dans le cadre de la mise en place des Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP), souligne-t-on.

Justin Trudeau à Dakar pour « consolider les relations de coopération multiformes »

 Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, est arrivé mardi soir pour une visite de trois jours au Sénégal.

Il a été accueilli par le ministre d’État, secrétaire général de la présidence de la République, Mahamad Boune Abdallah Dionne, à l’aéroport Blaise Diagne.

M. Trudeau effectue une visite officielle au Sénégal pour « consolider les relations de coopération multiformes » entre Dakar et Ottawa.

Cette visite d’une durée de trois jours intervient dans un « contexte particulier », 2020 étant déclarée « année du Canada au Sénégal », selon le Bulletin d’information gouvernementale (BIG, officiel).
Les deux pays entretiennent, depuis 1962, « d’étroites relations fondées notamment sur les valeurs communes de respect des libertés et de l’Etat de droit ainsi qu’une appartenance à la francophonie ».
Selon le BIG, les relations économiques entre Dakar et Ottawa « offrent un potentiel intéressant de croissance, notamment dans les secteurs des mines, de l’agriculture, du pétrole, du gaz, des énergies propres et du numérique ».
Une soixantaine de compagnies canadiennes sont aujourd’hui actives dans les domaines stratégiques de l’économie sénégalaise à l’instar du secteur minier, souligne-t-on.
Le BIB relève que les échanges commerciaux entre les deux pays s’établissaient à 60,7 millions $ CAD en 2018 (environ 27.282.405.722 FCFA).
Il signale que les entreprises canadiennes occupent une place stratégique dans différents secteurs, particulièrement le secteur aurifère.
Selon le BIG, « en 2020, les investissements canadiens au Sénégal dépasseront le milliard de dollars canadiens (environ 449.463.026.725 FCFA) ».
La structure souligne qu’afin de « mieux valoriser » les atouts dont dispose le Sénégal, l’Ambassade sénégalaise à Ottawa organise, chaque année, un forum économique au Canada. L’édition 2020 prévue au mois de juin 2020 sera organisée en partenariat avec la Province du Québec et sa Délégation Générale à Dakar.
Le BIG signale aussi que l’aide publique au développement, estimée à 1,3 milliard de dollars CAD (environ 452.162.647.000 FCFA) depuis 1962, « a significativement contribué aux efforts de lutte contre la pauvreté » au Sénégal.
Selon la même source, « entre 2017 et 2018, cette aide a atteint 87,82 millions de dollars CAD (environ 39.708.923.000 CFA), faisant du Canada le troisième bailleur de fonds bilatéral pour le Sénégal qui en est le premier bénéficiaire en Afrique de l’Ouest ».
Elle rappelle qu’en novembre 2013, les deux pays ont signé un cadre de responsabilité mutuelle en matière de coopération au développement.
Le Sénégal et le Canada entretiennent une coopération dans les domaines militaire, culturel, de la formation professionnelle, selon le BIG, notant qu’en 2018, il y avait 1430 étudiants sénégalais qui détenaient un permis valide pour étudier au Canada.
Le Bulletin signale que le Sénégal et le Québec sont liés par un Accord d’Entente et de Coopération au titre duquel, et chaque année, un lot de 52 bourses d’exemption est mis à la disposition du Sénégal.
En matière de formation professionnelle, le Québec est en partenariat avec le Sénégal dans le cadre de la mise en place des Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP), souligne-t-on.

Décès d’un conducteur de moto Taxi à Fatick : L’autopsie conclue à « une mort naturelle »

Le résultat de l’autopsie du corps du jeune conducteur de moto taxi Amadou Lamine Koita, décédé lundi à Fatick, a conclu à une « mort naturelle’’, a appris l’APS mercredi de source judiciaire.

« L’autopsie a révélé une mort naturelle à la suite d’une cardiopathie volontaire et ischémique décompensée », selon des résultats de l’autopsie du corps d’Amadou Lamine Koita.

Lamine Koita, un jeune conducteur de moto taxi « Djakarta » âgé de 26 ans a perdu la vie lundi à l’hôpital des suites d’une « bavure policière » présumée exercée sur lui vers le rivage du cours d’eau de la ville, selon des témoignages recueillis auprès des amis et parents du défunt.

Une version rejetée par une source policière ayant requis l’anonymat : « Nous avions reçu vers 11 heures une signalisation d’un citoyen portant sur des jeunes qui fumaient du chanvre indien près de l’arène de lutte du quartier Mboubane de Fatick ».

L’annonce de la mort du jeune homme a été suivie lundi de heurts ayant entrainé le blocage pendant d’une demi-heure de la route nationale. Dans l’expression de leur colère, les manifestants ont saccagé et brulé des engins mobiles et des pneus à travers plusieurs artères de la commune, ainsi qu’un camion de ramassage d’ordures appartenant à la mairie.

Les protestataires ont été ensuite dispersés par les éléments de la police urbaine de Fatick.

« Il y a absence de signe traumatique et de trace de violences », note le certificat de genre de mort établi.

L’autopsie a été effectuée le 11 février 2020 à l’Hôpital Aristide Le Dantec de Dakar par le professeur Ibou Thiam, et le docteur Majib Gaye, selon la même source.

Après autopsie, le corps a été acheminé de nouveau, à la morgue de l’hôpital régional de Fatick en attendant son enterrement prévu ce mercredi à 17 heures au cimetière musulman de Peulgha, a-t-on appris de la famille du défunt.

Convoquée à la brigade de gendarmerie de Fatick, pour prendre connaissance, des résultats de l’autopsie, la famille a rejeté ses résultats en campant sur sa position.

« Notre enfant a été battu à mort par des éléments de la police de Fatick par conséquent, il n’y a pas de mort naturelle », a soutenu la tante de la victime Astou Baal Seck.

« Nous ne sommes pas convaincus de ses résultats de l’autopsie. Tout de même pour l’instant nous allons enterrer dignement notre fils et continuer notre combat pour que justice se fasse », a-t-elle promis.

Affaire Oustaz de Ouakam: Viol, pédophilie, actes contre nature,… De nouveaux éléments découverts

L’affaire « Oustaz de Ouakam » est sans doute l’une des histoires les plus révoltantes du moment au Sénégal. Mouhamed Habibou Guèye est accusé de viol sur mineurs, pédophilie, charlatanisme et actes contre nature.

Habibou Guèye ou le Oustaz de Ouakam, a abusé de la confiance de plusieurs mineurs en usant de sa position de maître coranique. À la faveur d’un retour de parquet, c’est aujourd’hui qu’il fera face au doyen des juges qui a hérité du dossier alors que le parquet a requis le mandat de dépôt.

Les victimes ont porté plainte bien que la plupart des faits remontent vers 1999. Elles ont décidé de briser le silence parce que selon elles, Habibou Gueye continuait d’abuser d’innocentes victimes. Le quotidien Libération a livré des confidences (écœurantes) de victimes sous anonymat.

M. D. : « J’avais 12 ans, il m’a forcé à avoir des rapports sexuels avec un mineur et aussi de me faire pénétrer par des personnes majeures ».
« J’ai connu Mouhamed Habibou Guèye en 2012. Comme il prétendait être un guérisseur, il m’a demandé de venir chez lui pour qu’il me donne des produits qui me protégeraient des djinns. Je suis allé chez lui et il m’a invité dans sa chambre.
Puis, il a commencé à écrire sur mon corps. Ensuite, il s’est mis à me faire des attouchements sexuels. J’étais très surpris. Je suis sorti immédiatement de la chambre.
La deuxième fois, il m’a encore appelé chez lui au motif qu’il allait m’aider à réussir mon examen qui se profilait à l’horizon. Quand je suis allé chez lui, il m’a dit qu’il avait besoin de sperme. Il m’a recommandé une pénétration sexuelle par voie anale. Je me suis exécuté avant de quitter les lieux.
La troisième fois, il m’a encore demandé de venir chez lui et j’y ai trouvé un autre mineur comme moi. Il m’a demandé d’avoir un rapport sexuel avec ce dernier. Il a ensuite prélevé notre sperme pour mettre ça dans un récipient rempli d’eau. Et l’a fait à plusieurs reprises.
Parfois même, il demandait à des majeurs retrouvés sur place de me pénétrer. Aujourd’hui, j’ai grandi et je veux que justice se fasse. Mouhamed Habibou Guèye ne mérite pas de rester dans la société ».
A. S. : « Je suis sûr qu’il a abusé de la moitié des enfants de notre quartier… »
A. K. : « Il est la première personne à m’acheter un téléphone portable. Il me suçait jusqu’à ce que j’éjacule et il récupérait mon sperme »
S. N. : « Aujourd’hui encore, il couche avec des enfants dont il paye les études »
S. B. : « Il m’avait fait croire que pour réussir dans mes études, je devais avoir des rapports sexuels avec lui 7 jours sur 7 »
M. C. : « J’avais 14 ans, il prétendait qu’il avait besoin de mon sperme pour fabriquer une potion magique »
Mais ce n’est pas tout, on découvre au fil des jours des éléments qui pourraient aggraver le cas de l’Oustaz de Ouakam. Plusieurs sites d’informations révèlent en effet que cet homme recueillait le sperme de ces enfants pour le revendre.
D’autres encore ajoutent qu’Habibou Gueye aurait loué plusieurs chambres de passes pour ses « séances de purification » , selon le témoignage d’un riverain. Il ne s’intéresseraient pas qu’aux très jeunes garçons en plus. Selon un témoin du village de Diaglé dont est issu Habibou, il aurait ainsi engrossé plusieurs filles. Et ce serait en raison de la mauvaise réputation qu’il s’est construite dans son village, qu’il a emménagé à Dakar.
Habibou Gueye a déclaré qu’il était « possédé par le diable » à l’époque des faits qu’il a reconnus. La société est dans l’attente de la décision du Procureur.

Coronavirus: Le « fugitif » qui a quitté Wuhan en direction du Sénégal est un chinois

Le ministère de la santé avait annoncé être sur les traces d’une personne qui avait quitté Wuhan, l’épicentre du Coronavirus, pour rejoindre le Sénégal. L’homme qui avait donc tenté de se rendre au Sénégal par Turkish Airlines, a été identifié.

« On a eu une alerte qui nous a semblé bizarre de quelqu’un qui a quitté Wuhan, qui est allé jusqu’à Hong Kong et la destination finale est le Sénégal. C’est un fugitif, c’est un cas extrêmement dangereux. D’après ce que la diplomatie chinoise nous a dit, ce n’est pas normal qu’une personne quitte Wuhan. S’il est avéré, qu’il ne descende pas sur le sol sénégalais », avait alors déclaré Docteur Marie Khemesse Ngom, directrice générale de la Santé.

Le fugitif, comme il avait été surnommé par la presse, est un chinois. Il se nomme Wang Shu, rapporte Source A. La compagnie aérienne ayant reçu l’alerte générale émise par les autorités sénégalaises, a donc refusé de le faire embarquer. La raison de ce déplacement de Wuhan au Sénégal ? Le journal rapporte qu’il voulait « rendre visite à ses amis établis à Dakar ».

Des ONG réclament une enquête impartiale sur la mort d’un conducteur de mototaxi à Fatick

Des organisations de défense des droits de l’Homme dont Amnesty International Sénégal disent exiger une enquête « impartiale et indépendante », pour faire la lumière sur le décès d’un jeune conducteur de mototaxi, lundi, à Fatick (ouest), et arrêter les coupables.

La victime, 26 ans, du nom de Lamine Koita, a perdu la vie à l’hôpital de Fatick où il avait été admis pour des soins suite à une « bavure policière », disent ses proches, dont la version est rejetée par une source policière ayant requis l’anonymat.

Selon cette source, tout est parti d’un appel reçu par les policiers, « une signalisation d’un citoyen portant sur des jeunes qui fumaient du chanvre indien près de l’arène de lutte du quartier Mboubane de Fatick ».
« A la suite de cet appel, nos éléments ont effectué une descente sur le lieu signalé. Malheureusement, à notre arrivée, ils ont tous pris la fuite. Donc, nous n’avons violenté aucun jeune », assure-t-elle.
A l’annonce du décès du jeune Lamine Koita, de jeunes conducteurs de mototaxis ont manifesté et ont barré la route nationale 1, pendant une trentaine de minutes, pour exprimer leur colère, avant que la police ne réussisse à rétablir le calme en usant de gaz lacrymogènes.
Ils ont saccagé et brûlé des engins mobiles et des pneus à travers plusieurs artères de la commune de Fatick, ainsi qu’un camion de ramassage d’ordures de la mairie, pour, disent-ils, venger la mort du jeune conducteur de mototaxi.
Les protestataires ont été ensuite dispersés par les éléments de la police urbaine de Fatick.
Dans un communiqué commun, Amnesty International Sénégal, la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (RADDHO) disent que la victime « faisait partie d’un groupe de jeunes suspectés par la police de faire usage de chanvre indien ».
Ils évoquent « des témoignages concordants et circonstanciés », selon lesquels elle « aurait été conduite à la plage par les policiers qui l’ont battue jusqu’à ce qu’elle vomisse du sang. Il a été par la suite transporté à l’hôpital régional où il a succombé à ses blessures ».
Selon le communiqué, les organisations concernées « exigent qu’une enquête impartiale et indépendante soit diligentée afin que la lumière soit faite sur ce décès et que les éventuels présumés coupables soient arrêtés ».

Affaire de faux visas : Après son manager, Viviane Chidid serait dans le viseur des enquêteurs

Accusé de trafic de visas, Djidiack Diouf, le manager de Viviane Chidid, a été arrêté le vendredi 7 février, puis déféré.

Il passe en audition devant le procureur de la république dans l’après-midi de ce 11 février, avec ses complices Mamadou Mbaye, Abdoulaye Diouf Kébé, Henry Dobatich et Kaly Soumaré. Ils sont soupçonnés d’avoir usé de fausses manifestations avec des cachets de l’orchestre de Viviane Chidid pour faire voyager des candidats à l’immigration. Association de malfaiteurs, faux et usage de faux et trafic de migrants sont les différentes infractions citées.

Et selon plusieurs médias sénégalais, Viviane Chidid serait aussi dans le viseur de la Section de Recherches. Le journal L’Observateur rapporte en effet que les enquêteurs qui suivent cette piste depuis plus de trois mois, penseraient que la chanteuse « ne pouvait pas ignorer toute cette entreprise frauduleuse dans laquelle les cachets de son orchestre ont été utilisés« .

En marge de la cérémonie de présentation de son nouvel album « Benen Level », la reine du Djolof Band avait annoncé une plainte dès l’arrestation des membres de son orchestre. « Sur conseil de mon avocat, je ne peux pas évoquer cette affaire. Mais, j’ai porté plainte et la justice fera son travail », avait-elle déclaré. Cependant, Viviane n’aurait pas (encore) déposé cette plainte, à en croire le journal.

Dakar Sacré Cœur : O.B. Sylvain viré et arrêté pour abus sexuels sur des joueurs mineurs

O.B Sylvain, responsable de la cellule de performance de l’académie Dakar Sacré Cœur a été arrêté le 08 février 2020. Le technicien en poste depuis octobre 2019 est accusé d’abus sexuels sur des joueurs mineurs.

En effet selon le journal Libération, sept victimes ont livré des témoignages aux enquêteurs de la brigade de protection des mineurs qui ont neutralisé O.B. Sylvain.

L’académie de football Dakar Sacré Cœur a annoncé avoir mis un terme à effet immédiat, à sa collaboration avec le mis en cause, dans le communiqué qui suit.

L’équipe de football de l’AS Dakar Sacré-Cœur informe avoir dû mettre un terme, avec effet immédiat, à sa collaboration avec un volontaire du club, arrivé en octobre 2019 en charge de la Cellule de Performance, pour des faits contraires aux principes et valeurs qui sont les nôtres mais aussi celles de nos partenaires. Ces faits se seraient déroulés dans le cadre des activités du secteur football professionnel de notre club. Dès qu’elle en a été informée, la direction du club a pris les mesures nécessaires pour que cet individu soit interpellé par les forces de police.

À ce stade de l’enquête, nous souhaitons apporter les précisions suivantes :

  • Jeudi 6 février 2020, vers 13h le Coordinateur Sportif et le Responsable Club Citoyen ont déclenché une procédure d’enquête interne à la suite de propos rapportés par des collaborateurs du pôle médical faisant état de conversations entre joueurs du Centre de Formation autour de gestes inappropriés de la part du Responsable du Pôle Performance.
  • Vendredi 7 février 2020 vers 14h, les éléments de l’enquête interne étant jugés suffisamment graves et édifiants, le Coordinateur Sportif et le Responsable Club Citoyen ont immédiatement souhaité rencontrer le Président Délégué du club auprès duquel ils ont exposé les faits. Sur cette base, une cellule de crise a été mise en place. Le Président Délégué a rédigé et transmis directement une lettre de signalement au Commissariat Central de Dakar.
  • Samedi 8 février 2020, peu après 9h, les forces de police, en collaboration étroite avec les responsables du club, ont procédé à l’interpellation de l’individu. Dès lors, une cellule de soutien psychologique a été constituée. Dans le même temps, les quatre (4) victimes présumées à ce stade de l’enquête, accompagnées de leur responsable légal ont été reçues individuellement par le Président Délégué et ses collaborateurs proches. A l’issue de ces entretiens, une plainte commune a été déposée au Commissariat Central de Dakar.
  • Dimanche 9 février 2020, trois (3) autres joueurs ainsi que 6 responsables du club se sont rendus au Commissariat Central de Dakar afin d’apporter eux aussi leur témoignage dans le cadre de la procédure en cours. Avant de se rendre sur place, les trois joueurs ont été reçus, en présence de leur représentant légal, de la psychologue, du Président Délégué et de ses collaborateurs proches.
  • Lundi 10 février 2020, le Président Délégué a réuni tous ses collaborateurs afin de leur exposer les faits. En parallèle, tous les joueurs du Centre de Formation ont été individuellement reçus par la psychologue du club. Deux (2) nouvelles victimes présumées ont été découvertes. Dans le cadre de la cellule de soutien psychologique, une permanence a été mise en place pour apporter son aide à toute personne qui en ferait la demande.
  • Mardi 11 février 2020, les parents des nouvelles victimes présumées identifiées à l’issue de la journée du lundi 10 février 2020 seront reçus individuellement. Les parents des autres joueurs du Centre de Formation seront réunis afin de leur expliquer les faits.
  • En marge de l’ensemble de ces dispositions, les principaux partenaires du club ont été informés de la situation et ont confirmé leur soutien au club dans sa démarche transparente de signalement.

Compte tenu de la gravité des faits, et afin de protéger nos joueurs et leurs familles, la préoccupation première du club à ce stade demeure la protection des victimes présumées, et la collaboration pleine et entière avec la police et la justice pour faire toute la lumière sur cette affaire.

Le club communiquera ultérieurement en fonction des avancées du dossier, si nécessaire.

Fait à Dakar, le 11/02/2020, 10H00

 

En couverture de Vogue Italie, Maty Fall Diba victime de racisme

Maty Fall Diba, la top modèle italienne d’origine sénégalaise a séduit le monde de la mode. La jeune femme est en une du célèbre magazine Vogue Italie. Mais cette couverture n’a pas été du goût de tous, vu que le mannequin a été victime de racisme.

En effet, Maty Fall Diba qui défile pour les plus grands noms de la mode, a fait la couverture de l’incontournable magazine Vogue, en plus d’être honorée par le titre de beauté italienne.

Ainsi Matteo Macilotti, maire de Chiampo a décrit la jeune femme comme « une beauté italienne mais surtout une beauté chiampese (fille qui vient de la ville de Chiampo, ville d’où vient Maty)« , sur son mur Facebook. Un hommage qui a visiblement dérangé Daniele Beschin, conseiller municipal d’Arzignano et membre de la Ligue, un parti d’extrême droite.

Selon ce dernier, la jeune femme en couverture de Vogue est « Une très belle fille. De là à dire que c’est une beauté toute italienne, on passe dessus. Pour moi, un « doc Chiampese » (fille qui vient de la ville de Chiampo) est une fille blanche et ensoleillée ».

Née en 2001 au Sénégal où elle est restée avec sa mère jusqu’à l’âge de 9 ans, Maty Fall est arrivée en Italie pour rejoindre son père qui vivait et travaillait déjà à Chiampo. Maty a vécu dans la province de Vicence pendant de nombreuses années et elle y acquis la nationalité italienne à l’age de 18 ans.

Maty Fall Diba Vogue Italie